Restitution
15 décembre 2020
Plan de la présentation
1.Les aidant.e.s et les aidé.e.s 2.La relation d’aide
3. L’accès au répit
4. L’accès effectif au répit.
Des persona pour incarner les résultats
1. Les aidant.e.s
•
Marion vit avec son mari dans une ville de plus de 20 000 habitants. Âgée de 40 à 60 ans, elle exerce une activitéprofessionnelle.
•
Elodie vit avec son enfant dans une commune de 2000 à 20 000 habitants. Agée de 40 à 60 ans, elle n’exerce pas d’activitéprofessionnelle. Elle a dû arrêter son activité pour aider son enfant.
•
Françoise est âgée de 60 à 75 ans, elle vit dans une commune de 2 000 à 20 000 habitants et exerce une activité professionnelle.•
Raymond est âgé de plus de 75 ans et vit avec sa femme dans une commune de plus de 20 000 habitants. Il est retraité.Les aidant.e.s
Femmes
72 %
Hommes
28 %
8 aidants sur 10 s’occupant d’une personne dont la perte d’autonomie est liée
au handicap sont des femmes. Les mères sont
en première ligne dans la relation d’aide liée au
handicap.
1. Les aidant.e.s
Espérance de vie en bonne
santé Inégalités salariales Socialisation
Inégalités de genre
Dans 89 % des situations, l’aidé.e est le conjoint, le parent ou l’enfant
du proche aidant. La famille nucléaire joue un rôle central dans la relation d’aide.
30%
Le conjoint
aidé.e
38% Le parent
22% L’enfant 7%
Un autre membre de la famille 3%
Un proche sans lien familial avec
l’aidant.e
1. Les aidant.e.s
Dans 23 % des cas, l’aidant.e accompagne une autre personne. Le lien familial demeure central mais il s’élargit.
58%
Famille nucléaire
aidé.e
40% Famille élargie 2%
Un proche sans lien familial avec
l’aidant.e
1. Les aidant.e.s
13 %
39 %
39 %
Plus de 75 ans 20-40 ans 9 %
40-60 ans 60-75 ans
80 % des aidants âgés de 40 à 60 ont une activité professionnelle
1. Les aidant.e.s
Inégalités salariales
26% des aidant.es habitent une
commune de moins de 2000 habitants.
49% des aidant.es habitent une commune de 2000 habitants à 20 000 habitants.
25% des aidant.es habitent une
commune de plus de 20 000 habitants.
1. Les aidant.e.s
Les aidé.e.s
•
Marion s’occupe de son père, âgé de 95 ans, dont la perted’autonomie est liée à l’âge. Il vit dans un foyer logement. Elle aide également ses beaux-parents eux aussi âgés de plus de 75 ans.
•
Elodie s’occupe de son fils âgé de moins de 20 ans dont la perte d’autonomie est liée à un handicap. Ils habitent ensemble.•
Raymond s’occupe de sa femme âgée de 60 à 75 ans dont laperte d’autonomie est liée à une maladie. Ils habitent ensemble.
•
Françoise s’occupe de son père. Il est âgé de plus de 75 ans et ne vit pas avec elle. Sa perte d’autonomie est liée à l’âge.2. Les aidé.e.s
Les aidant.e.s
Femmes
72 %
Hommes
28 %
Femmes
56%
Hommes
44 %
Les aidé.e.s
2. Les aidé.e.s
Inégalités de genre
13 %
39 %
39 %
Plus de 75 ans 20-40 ans 9 %
40-60 ans 60-75 ans
Les aidant.e.s
Les aidé.e.s
54 %
17 % 7 % 10 % 12 %
Plus de 75 ans
Moins de 20 ans
20 - 40 ans
40- 60 ans
60-75 ans
2. Les aidé.e.s
La relation d’aide est
intergénérationnelle.
3. La relation d’aide
L’enquête Aidants 49 fournit un éclairage intéressant sur le quotidien de la relation d’aide sous trois principaux aspects :
• Une relation d’aide s’inscrivant dans le temps et l’espace.
• Une relation d’aide intense et élargie.
• Une relation d’aide affectant la trajectoire biographique de l’aidant.e.
La relation d’aide
3. La relation d’aide
Des aidant.es disposant d’une forte expertise d’usage :
• Une relation inscrite dans le temps : plus de la moitié des
aidants (54%) aident leur proche depuis plus de 5 ans. Ce taux monte à 80% lorsque le proche aidé a une perte d’autonomie liée au handicap.
• Une relation inscrite dans l’espace : plus de la moitié des aidants (55%) habitent avec l’aidé.e. Les situations de
cohabitation concernent principalement les relations d’aide liées à un handicap avec une cohabitation dans 79 % des cas (29 % des cas dans le cas d’une perte d’autonomie liée à l’âge).
Une relation d’aide inscrite dans le temps et l’espace
3. La relation d’aide
Elodie vit avec son enfant dans une
commune de 2000 à 20 000 habitants. Agée de 40 à 60 ans, elle n’exerce pas d’activité
professionnelle. Elle a dû arrêter son activité pour aider son enfant. Elodie s’occupe de son fils âgé de moins de 20 ans dont la perte
d’autonomie est liée à un handicap. Ils habitent ensemble.
Inégalités salariales Inégalités de genre
Socialisation Espérance de vie en bonne
santé
3. La relation d’aide
Elodie s’occupe au quotidien de son fils depuis plus de 5 ans. Elle est la seule aide non-professionnelle de son enfant, auprès duquel interviennent par
ailleurs un.e éducateur.rice spécialisé.e et un.e AVS.
Elle juge difficile la conciliation de la relation d’aide et la vie familiale. « J’ai très peu de temps à m’occuper de moi ». Concernant sa vie sociale, elle dit « Je suis assez isolée, j’ai donc peu de relations aux autres et très peu de temps aussi ». Sa vie professionnelle a
été fortement affectée par la relation d’aide, « J’ai du
arrêter de travailler depuis 2003 ».
3. La relation d’aide
Des aidant.e.s étant fortement impliqué.e.s, le besoin de répit potentiellement élevé :
• Une aide intense : 71% des aidant.e.s aident au quotidien leur proche. 95% apportent une aide quotidienne ou hebdomadaire.
• Une relation élargie avec une pluralité d’intervenant.e.s : dans 48% des relations d’aide, d’autres aidant.e.s non-
professionnel.le.s interviennent au domicile. Ce taux augmente de 10 points lorsque l’aidant.e a une activité professionnelle.
Dans 69 % des cas au moins un.e professionnel.le intervient au domicile. Il s’agit principalement de services à la personne et de personnels de santé.
Une relation d’aide intense et élargie
Raymond est âgé de plus de 75 ans et vit
avec sa femme dans une commune de plus de 20 000 habitants. Il est retraité. Raymond s’occupe de sa femme âgée de 60 à 75 ans dont la perte d’autonomie est liée à une
maladie. Ils habitent ensemble.
Socialisation
3. La relation d’aide
Inégalités de genre
3. La relation d’aide
Raymond s’occupe au quotidien de sa femme
depuis plus de 5 ans. Il reçoit l’aide de ses voisins ainsi que d’aides à domicile et de deux accueils de jour.
Il évoque des difficultés familiales d’ordre
relationnel mais il estime que c’est principalement
sa vie sociale qui est affectée par la relation d’aide
car « aucune sortie [n’est possible] le soir, très peu de
participation à des manifestations ».
3. La relation d’aide
La relation d’aide affecte la vie familiale, la vie sociale et la vie professionnelle :
• Vie familiale : 47% des aidant.es éprouvent des difficultés à concilier la relation d’aide avec la vie familiale. Les
aidantes se déclarent un peu plus affectées ( 48%) que les aidants (41%), les personnes qui travaillent (50%) que les personnes sans activité professionnelle (44%). Les
aidant.e.s impliqué.e.s auprès d’un proche porteur d’un handicap sont plus affecté.e.s (60%) que celles et ceux impliqués auprès d’un proche dont la perte d’autonomie est liée à l’âge (35%).
Une relation d’aide affectant
la trajectoire biographique de l’aidant.e
3. La relation d’aide
Focus sur les difficultés liées à la vie familiale
Relation d’aide très: trop intense 37 %
Aide 24/24; temps d’aide important; pas de vie personnelle, de temps pour soi;
pas de sortie, de vie sociale.
Charge mentale 29 %
Fatigue, épuisement; Difficultés
psychologiques; lourd à gérer; difficultés de sommeil, angoisse.
Relations avec les professionnel.le.s et l’entourage 28 %
Gestion des intervenants; perturbation de la vie familiale; conflit familiaux;
manque d’aide professionnelle.
Autres 6 % Difficulté à accepter que l’aidé n’est plus le même; difficulté à conjuguer vie
familiale et travail.
3. La relation d’aide
Marion vit avec son mari dans une ville de plus de 20 000 habitants. Âgée de 40 à 60
ans, elle exerce une activité professionnelle.
Elle s’occupe de son père, âgé de 95 ans,
dont la perte d’autonomie est liée à l’âge. Il vit dans un foyer logement. Elle aide
également ses beaux-parents eux aussi âgés de plus de 75 ans.
Inégalités salariales Inégalités de genre
Socialisation
3. La relation d’aide
Marion s’occupe de son père chaque semaine depuis 1 à 5 ans. Son père reçoit l’aide non-professionnelle de plusieurs autres membres de la famille,
« Mon époux, mon frère et son épouse » ainsi que l’aide professionnelle de l’ADMR et d’une infirmière.
Marion juge difficile la conciliation de la relation d’aide et de sa vie familiale.
« J'ai l'impression de passer moins de temps pour ma propre vie familiale (époux et enfant à charge), de culpabiliser si je ne vais pas voir mon papa, et/ou mes
beaux-parents. En tant que proche aidant, nous avons besoin d'accompagner nos grands seniors pour ce dernier chemin. Et il est très difficile de tout concilier. De plus, papa n'ose pas nous déranger car il connait nos contraintes professionnelles et familiales. Il est très autonome, seules la vue et l'assurance pour se déplacer lui font défaut ; il n'est aucunement désorienté malgré ses 95 printemps. La distance est également un handicap - le foyer logement est à 1h15 et l'ehpad à 1h de ma résidence (heureusement les 2 structures sont proches). Nos ainés sont restés proches de leur ancien lieu d'habitation pour le lien social. »
Elle ne trouve pas de temps pour sa vie sociale et sa vie professionnelle pâtit aussi de cette relation d’aide car lorsqu’un problème surgit il est difficile de garder la tête au travail. « Si [il y a un] message de la direction de la structure, l'esprit est ailleurs ; d'où difficulté à se concentrer sur l'instant présent. »
3. La relation d’aide
• Vie sociale : 50% des aidant.es éprouvent des
difficultés à concilier la relation d’aide avec leur vie sociale. Les aidantes se déclarent un peu plus
affectées ( 52%) que les aidants (45%), les personnes sans activité professionnelle (52%) plus que celles qui travaillent (47%). Les aidant.e.s impliqué.e.s auprès
d’un proche porteur d’un handicap sont plus
affecté.e.s (61%) que celles et ceux impliqués auprès d’un proche dont la perte d’autonomie est liée à l’âge (41%).
Une relation d’aide affectant
la trajectoire biographique de l’aidant.e.
3. La relation d’aide
Focus sur les difficultés liées à la vie sociale
Repli sur soi 43 % Isolement; Aide 24/24; fatigue, santé;
pas de temps pour soi ou les autres.
Organisation 29 %
Problème de mobilité, sorties et réceptions difficiles; difficulté de s’adapter à un nouveau mode de vie.
Pas d’investissement possible dans la durée 21 %
Pas d’activités extérieurs dans la durée, gestion des imprévus; planning
contraint.
Problèmes liés au répit 14 % Peur de laisser l’aidé.e seul.e, difficulté de trouver quelqu’un pour le ou la
garder.
3. La relation d’aide
Françoise est âgée de 60 à 75 ans, elle vit dans une commune de 2 000 à 20 000
habitants et exerce une activité
professionnelle. Françoise s’occupe de son
père depuis 1 à 5 ans. Il est âgé de plus de 75 ans et ne vit pas avec elle. Sa perte
d’autonomie est liée à l’âge.
Inégalités salariales Inégalités de genre
Socialisation
3. La relation d’aide
Françoise aide son père au quotidien. Aucune autre personne, proche ou professionnel.le n’intervient.
Elle estime que sa vie familiale et sa vie sociale sont affectées par la relation d’aide. « Je n'ai plus du tout de temps pour moi, le temps passé en dehors
concerne le travail et après les tâches quotidiennes
(courses, ménage, lessive, etc.). Je m'occupe de mon
père tous les jours, je ne peux pas partir en vacances
ou en week-end, je suis chez lui tous les jours. »
3. La relation d’aide
• Vie professionnelle: 55% des aidant.e.s en activité
professionnelle estiment que la conciliation des temps est difficile. Le problème est ressenti de façon plus
marqué par les aidant.e.s.
Une relation d’aide affectant
la trajectoire biographique de l’aidant.e.
3. La relation d’aide
Focus sur les difficultés liées à la vie professionnelle
Charge mentale 67 % Très difficile de concilier les deux rythmes; charge mentale; épuisement.
Interruption de l’activité 26 % Absences régulières; arrêt de travail, cessation d’activité.
Difficulté à retrouver un emploi 7 % Difficulté à retrouver un emploi.
L’enquête Aidants 49 fournit un éclairage intéressant sur la perception du répit et des freins à l’accès à l’offre de services.
• Un besoin important de souffler.
• Une définition du répit plébiscitée.
• Des temps de répit qui associent aide de l’entourage et recours à des tiers professionnels.
• Une offre ressentie comme difficile d’accès.
• De fortes attentes en termes d’amélioration (le répit comme horizon).
Le répit
4. Le répit
Françoise âgée de 60 à 75 ans, s’occupe de son père âgé de plus de 75 ans dont la perte d’autonomie est liée à l’âge. Aucune autre
personne , proche ou professionnel.le n’intervient.
4. Le répit
Espérance de vie en bonne
santé Socialisation
Inégalités de genre
Françoise ressent du stress et un sentiment d’isolement. Elle n’a pas consulté le corps médical pour un motif en lien avec la relation d’aide.
Elle ressent le besoin de faire une pause.
La définition du répit proposée lui convient et elle ajoute « Le répit est un temps où je pourrais souffler, me reposer et avoir un peu de temps pour moi sans stress en me disant que tout va bien se passer. Ne pas avoir à penser ! ».
Elle n’a pas sollicité l’offre de répit que ce soit pour son père ou pour elle- même. Aucun professionnel ne lui a présenté l’offre. Solliciter l’offre de répit pour son père lui parait difficile. « Aucune forme de répit sollicitée jusqu'ici, Mon père veut rester à son domicile donc certaines des solutions proposées ne sont pas envisageables. Les rares fois où je voulais prendre une journée je n'ai pas pu il tombait malade. » Pour elle, elle voudrait solliciter
« [un] Groupe de parole, [un] Soutien psychologique individuel, Il faudrait que les solutions proposées soient connus avant même de devenir aidant car les aidants sont souvent "pris en otage" lorsqu'ils commencent à s'occuper d'un proche. Il y a une forme de chantage affectif. »
En termes d’amélioration, elle souhaite « Que les aidants connaissent ces aides et surtout qu'elles soient présentées aux aidés dès le début afin que cela soit mis en place dès le départ car après cela devient difficile. » .
4. Le répit
Souffler
4. Le répit
86 % des aidant.e.s
ressentent de la fatigue et du stress.
43 % des aidant.e.s ressentent un sentiment
d’isolement.
37 % des aidant.e.s ont effectué une consultation de santé liée à la relation d’aide.
74 % des aidant.e.s ressentent
le besoin d’une pause.
La définition du répit convient à 88% des personnes
interrogées.
Une définition du répit appréciée
4. Le répit
Le répit peut être considéré comme un moment où l'aidant peut faire une pause
pendant laquelle le proche est pris en charge par une autre personne.
Ce moment peut être utilisé par l'aidant pour se soigner, se reposer, prendre du temps pour lui, pour aller à un rendez-vous
ou participer à une activité de loisir.
Le répit permet aussi de s'éloigner des obligations du rôle d'aidant pour prendre
du recul ou encore retrouver une relation différente avec son proche pour un temps
donné.
4. Le répit
• Le répit comme aide : aide dans les démarches administratives, aide de la famille, aide des professionnel.le.s, ne pas tout assumer seul.e, être accompagné.e dans la relation d’aide.
• Le rythme et temporalité du répit: importance de la régularité et de la durée.
• Le répit comme repos : dormir, ne rien faire, souffler, arrêter ce qui est pénible.
• Le répit comme espace à soi : revivre normalement, ne pas
culpabiliser, prendre du recul, avoir du temps pour soi et les autres, se sentir reconnu, se distraire.
• Les obstacles : cout financier, gestion des imprévus, culpabilité,
impossibilité d’aménager le temps de travail, l’aidant.e doit s’adapter.
4. Le répit
Les temps de répit pour l’aidé.e
21 % des aidants n’ont mobilisé aucune forme de répit pour l’aidé
Entourage familial et amical 56 %
Accueil de jour 25 %
Hébergement temporaire 11 %
4. Le répit
Les temps de répit pour l’aidant.e
Soutien psychologique individuel 20 %
Groupe de parole 13%
Temps d’échanges. 12 %
55 % des aidants n’ont mobilisé aucune forme de répit pour eux-même
Raymond, retraité est âgé de plus de 75 ans et vit avec sa femme âgée de 60 à 75 ans
dont la perte d’autonomie est liée à une
maladie. Il s’occupe d’elle au quotidien depuis plus de 5 ans avec l’aide de voisins et de
professionnels.
4. Le répit
1. Plongée 2. Les aidant.es 3. Les aidé.es 3. La relation d’aide
Raymond ressent du stress mais pas de sentiment d’isolement. Il n’a pas effectué de consultation de santé en lien avec la relation d’aide. Il ressent le besoin d’une pause.
En termes de répit, il a sollicité pour sa femme plusieurs offres : Accueil de jour, Hébergement temporaire, Séjours partagés
aidants-aidés, Activités partagées aidants-aidés. Pour lui, il a mobilisé les temps d’échange.
Il a eu connaissance de l’offre de répit par une assistante de soin en gérontologie. Ces temps sont pour lui une vraie pause. Les principaux freins à l’accès à l’offre qu’il identifie sont le délai de réponse et une offre inadaptée aux besoins du proche. En
matière d’aide financière, il estime les connaître et cite
l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Il estime qu’ « il manque des aides ponctuelles en dehors des prises en charge
programmées telle que les aides à domicile ou les accueils de jour . Il y a beaucoup de choses organisées auxquelles je ne peux pas
aller ».
5. L’accès effectif au répit
49 % des aidant.e.s éprouvent des difficultés à accéder à certains services de répit.
➡Non-connaissance : la personne ne connait pas l’existence d’un service et / ou ne sait pas qu’elle pourrait prétendre à un service. 36 % des aidant.e.s évoquent un défaut d’information. 78 % ne connaissent pas les aides
financières. (Les principales connues sont la CAF, l’APA, les Caisses de retraite). Dans 20 % des cas l’offre est jugée inadaptée aux besoins.
➡Non-proposition : l’aide à laquelle la personne est éligible ne lui est pas proposée. seuls 34 % des aidants ont pu discuter du répit avec un
professionnel. ( Associations, professionnels de santé et de l’aide à domicile, assistant social, CLIC).
Le non-recours à l’offre de répit
4. L’accès effectif au répit
• Non-demande : la personne éligible ne demande pas l’aide à laquelle elle peut prétendre. 50 % des aidant.e.s estiment que le coût fait obstacle à la demande. 15 % évoquent des problèmes de mobilité et 17 % des services de proximité inexistants. 16 % ont du mal à réaliser les démarches
administratives. Dans 54 % des cas l’aidé.e ou l’aidant.e est réticent.e à engager la démarche.
• Non-réception : la personne éligible a prétendu à l’aide mais ne l’a pas
obtenu ou elle a été rapidement interrompu.. 15 % évoquent des délais trop longs. Dans 4 % des cas la mobilisation du service est source de désaccord.
Elodie âgée de 40 à 60 ans, n’exerce pas d’activité professionnelle. Elle a dû arrêter son activité pour aider son fils âgé de moins de 20 ans dont la perte d’autonomie est liée à un handicap. Ils habitent ensemble. Elodie s’occupe au quotidien de son fils depuis plus de 5 ans. Elle est la seule aide non-
professionnelle de son enfant, auprès duquel interviennent par ailleurs un.e éducateur.rice spécialisé.e et un.e AVS.
5. L’accès effectif au répit
1. Plongée 2. Les aidant.es 3. Les aidé.es 3. La relation d’aide
Elodie éprouve du stress et un sentiment d’isolement. Elle a effectué une consultation médicale liée à la relation
d’aide et ressent le besoin de faire une pause.
En matière d’offre de répit, pour son fils, elle a mobilisé un.e TISF et un.e AVS et pour elle un groupe de parole et un temps d’échange. Elle considère vraiment ces temps comme des pauses.
Pour elle le défaut d’information et une mauvaise
expérience constituent des obstacles à l’accès à l’offre de répit. Elle estime connaître les aides financières et cite la CAF et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).
A l’avenir elle souhaite que soit améliorée « La formation
des intervenants à domicile (AVS et TISF), les informations
concernant les aides financières et la mise en place de celles-
ci, + d’aides et de soutien vis à vis de l’aidant etc ».
Propositions des aidant.e.s
282 personnes ont réagi ou fait une préconisation.
• Amélioration de l’accès à l’information.
• Augmentation des places et diversification des lieux et activités.
• Amélioration de l’offre temporaire à domicile et en établissement.
• Plus grande attention portée à l’aidant.e et un accompagnement personnalisé.
• Meilleure coordination, plus d’échanges, entre intervenants professionnels.
• Meilleure formation des intervenants dans les solutions de répit.
• Aides financières pour les répits de plus de quelques heures.