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EPITAPHE DE M A VIE DE FLEUR
MARC BÉGIN ste-Foy, Québec
Je suis la vie, je suis la mort.
Je suis le temps de l'éternité qui se meurt. Je suis né aujourd'hui, quel beau jour c'était; je suis mort demain, c'est un peu à regret. L'air était bon, le temps était doux,
le vent était câlin, me caressant la joue. Je suis au monde et je suis mort, je suis la naissance de ma mort.
La mort est ce nouvel espoir de vivre que j'attends...
jusqu'au prochain printemps.
La terre était mienne et j'étais à la terre. De cette terre mère, mon bourgeon a fleurit,
grandissant vers l'été qui depuis longtemps m'attendais.
Puis l'automne est venue, donnant à mes feuilles ce nouveau mouvement d'immobilité qui venait,
que je sentais en moi.
Enfin, l'hiver a déposé sur mon des meurtrit ses parcelles de douceur toutes blanches et qui m'ont fait pleurer mon passé.
J'étais hier ce queje ne suis plus et que le ne serai jamais plus.
Je suis un peu de ce que j'étais et beaucoup de ce queje serai.
Et c'est ainsi que ma vie s'acheva, et qu'une autre débuta.
IN MEMORIAMS Qu'il fait bon vivre et qu'il m'est difficile de