HAL Id: jpa-00243679
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00243679
Submitted on 1 Jan 1973
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of
sci-entific research documents, whether they are
pub-lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d’enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Étude de la transmutation 195mHg + 195Hg
→ 195Au
Ch. Vieu, A. Peghaire, J.S. Dionisio
To cite this version:
ÉTUDE
DE LA
TRANSMUTATION
195mHg
+195Hg ~
195Au
Ch.VIEU,
A. PEGHAIRE et J. S. DIONISIOCentre de
Spectrométrie
Nucléaire et deSpectrométrie
de Masse duCNRS,
15,
rueG.-Clemenceau,
91400Orsay,
France(Reçu
le26 janvier 1973)
Résumé. 2014 Les
rayonnements, émis par des sources
isotopiquement
pures et de haute activité de 195mHg et 195Hg, ont été étudiés avec un spectromètremagnétique 03C0
~2
et des spectromètres àjonction Si(Li)
ouGe(Li).
Les intensités absolues de toutes les transitions etplus
decinquante
multipolarités
ont été déterminées avecprécision.
Ces mesures ontpermis
de faire de nouvelles attributions despin
etparité
pour 18 niveaux de moyenne et hauteénergie
de l’or 195. Dans ce même noyau, trois niveaux sontproposés
à 637,8 ;946,7
et1 443,2
keV. Uneinterprétation
duschéma de niveaux de l’or 195 est donnée selon les modèles à
couplage
intermédiaire deKisslinger-
’Sorensen et
Alaga-Ialongo-Paar.
Enfin le caractèreplus
ou moins collectif despremiers
niveaux de 195Au et 195Hg est déduit del’analyse
détaillée desprobabilités
réduites de transitionsélectro-magnétiques.
Abstract. 2014 The
electromagnetic
transitions emitedby
strongisotopically
pure 195mHg and195Hg samples were
extensively investigated
with a doublefocusing
03C0~2
spectrometer andSi(Li)
or
Ge(Li)
semiconductor spectrometers. The absolute intensities of all the transitions and more thanfifty multipolarities
wereaccurately
determined. From these measurements, new spin andparity assignments
weregiven
to 18 levels of 195Au, with medium orhigh
excitation energies. In thisnucleus,
three levels are proposed at637.8 ;
946.7 and 1 443.2 keV. The 195Au level scheme wasinterpreted according
to the intermediatecoupling
models ofKisslinger-Sorensen
andAlaga-Ialongo-Paar. Finally,
the more or less collective character of the 195Au and 195Hg first levels wasinvestigated
from the detailedanalysis
of theelectromagnetic
reduced transitionprobabilities.
ClassificationPhysics Abstracts 12.20
1. Introduction. - La transmutation du mercure
195 dans son état fondamental
(195Hg)
et son état métastable(195mHg)
vers les niveaux de l’or 195 a étél’objet
de nombreux travaux[1]
à[7].
Lesplus
récents ontpermis
d’établir un schéma de 28 niveaux pour195 Au
s’étendantjusqu’à
1 605,5
keV.Cepen-dant,
lesspins
etparités
deplusieurs
niveaux demoyenne et haute
énergie
étaient incertains ou même inconnus. Eneffet,
les études despectrométrie
magné-tique fl étaient
limitées essentiellement à la déter-mination desrapports
de conversion interne des transitions lesplus
converties,
les autresmultipo-larités
ayant
étéobtenues,
avec moins deprécision,
avec desmultipolemètres
àjonctions.
Dans la
présente étude,
lespectre
de conversion interne de19 5 mHg
+’9’Au
a étéanalysé
entre 10et 1 250 keV avec un
spectromètre
à double focali-sation 03C0-1/2
et lespectre
intégral
mesuré avec unspectromètre
àjonction’
Si(Li).
Ces mesures sontcomplétées
par des études despectrométrie
y directes et y-y en coïncidencesmultidimensionnelles,
avec des détecteursGe(Li).
Les
intensités ,
absolues de toutes les transitionsde l’or et du mercure 195 et
plus
decinquante
multi-polarités
ont été déterminées avecprécision.
Huit niveauxde
195 Au
ont reçu une attributionunivoque
despin
etparité.
Pour une dizaine d’autresniveaux,
deparité
déterminée,
deux à trois valeurs despin
sont
possibles.
Un niveausupplémentaire
a été mis en évidence à1 406,2
keV et trois autres niveauxsont
proposés
à637,8 ; 946,70
et1 443,2
keV.L’interprétation
du schéma de niveaux de195 Au
a été recherchée dans le cadre des modèles à
couplage
intermédiaire deKisslinger-Sorensen [8]
et deAlaga
Ialongo-Paar [9]
à[11].
Cette étude se termine par
l’analyse
desprobabilités
réduites de transitions
électromagnétiques
dans 195 Au
et
195 Hg.
2. Méthodes
expérimentales.
- 2.1 PRÉPARATIONDES SOURCES. - Les
sources de mercure 195 ont été obtenues par réactions de
spallation (p, xn)
induites sur des cibles d’or(3
x 3 x 10mm3)
auSynchro-cyclotron
de l’Institut dePhysique
Nucléaired’Orsay
(énergie
desprotons
incidents 70MeV,
intensitémoyenne du faisceau ~ 3
03BCA).
Les cibles irradiéesétaient
séparées isotopiquement,
les ions de mercure 195 étant collectés sans ralentissement sur feuilles d’aluminium(dimensions
des sources 1 x 20mm2,
activité N 2
mC).
2.2 SPECTROMÉTRIE GAMMA. - Deux détecteurs
Ge(Li)
de 25 et 30cm’,
ayant
des résolutions de2,2
keV à661,6
keV(13’Cs),
ont été utilisés.L’éta-lonnage
enénergie
et l’efficacitéphotoélectrique
de ces détecteurs ont été déterminés àpartir
de sources étalons(IAEA
Vienne et226Ra
[12]).
Pour les mesures en coïncidences y-ymultidimensionnelles,
les deuxdétecteurs étaient associés à un circuit de coïnci-dences du
type
lent-rapide (2
i = 50ms)
enligne
avec l’ordinateur IBM 360-50
d’Orsay.
Dans toutesces mesures de
spectrométrie
y, lesrayonnements
Xtrès intenses de
19 s Hg
et195 Au
étaient atténuéspar un écran de cuivre.
2.3 SPECTROMÉTRIE DE CONVERSION INTERNE.
-Le
spectre
de conversion interne de l’or et du mer-cure 195 a étéanalysé
avec unspectromètre
magné-tique 7T V 2
dutype
Siegbahn-Svartholm
(résolution
et transmission ss
10-3 [13]
à[15]).
’
Les électrons étaient détectés par un
compteur
Geiger
associé à un circuitélectronique
limiteur dedécharge
(temps
mort 5 Ils[16]).
La transmission de la fenêtre ducompteur
(100
Jlgjcm2
de formvaraluminisé)
pour les électronsd’énergie comprise
entre 5 et 20 keV a été déterminée à
partir
duspectre
de conversion interne de22’Th
[17]
et desdiagram-mes de Lane et Zaffarano
[18].
L’utilisation de cesystème
decomptage
et de sources de haute activitépermet
d’obtenir,
avec destemps
d’accumulation relativement courts(dut
200s),
des taux decomptage
mille foisplus
élevés que ceux atteints courammentavec ce
type
despectromètre.
La
précision
moyenne sur l’intensité des raies de conversion est de 10%.
Dans le domained’énergie
considéré (10
Ee-
1 250keV),
laprécision
moyenne enénergie
est de 70 eV.Le
spectre,
obtenu avec cetanalyseur
monocanal,
a été
comparé
auspectre
intégral
mesuré avec unspectromètre
àjonction Si(Li).
Le détecteur(50
mm2
de surface active et 4 mm deprofondeur)
et lepremier
étage
dupréamplificateur
sontrefroidis,
sousvide,
à 77 K. Les résolutions atteintes varient entre1,2
et
2,6
keV. 1 ,3.
Spectres
gamma. - Deuxtypes
de mesuresont été réalisés : l’un avec accumulations courtes et
répétées (mesures
depériodes,
détermination del’origine
destransitions),
l’autre avec accumulationslongues (mesure
desénergies
et intensités desrayon-nements
gamma).
3.1 ACCUMULATIONS COURTES. - Dès la fin de
la
séparation isotopique,
consécutive à une irra-diation courte(1 h),
lesspectres
y étaientenregistrés
toutes les heures. Les
périodes
du mercure 195 dansson état métastable
(M)
et son état fondamental(G)
ont été mesurées à
partir
des courbes de décroissance radioactive des transitions de180, 207,
261 et 560 keV : rLa
plupart
des niveaux de l’or 195 sont alimentéspar les états M ou G du mercure 195. Leurs transi-tions de désexcitation ont des courbes de décrois-sance radioactive soit pures
(suivant
lapériode
de 41 h : transitionsd’origine
M)
soitcomplexes
(sui-vant les
périodes
de(11
+41)
h : transitionsd’ori-gine
G).
L’origine
dechaque
transition a été déter-minée encomparant
deuxspectres
y : l’un émis parune source fraîchement
préparée,
l’autre par une source où les états M et G étaient enéquilibre
radio-actif(voir Fig. 1).
FIG. 1. - Identification des transitions, suivant la
désinté-gration par capture électronique de 195Hg (état G) ou l9smHg
(état M). Le spectre a (ou b) correspond à une accumulation
de 60 (ou 80) h, ayant commencé 10 mn (ou 96 h) après la
séparation isotopique.
Cependant,
les niveaux de261,77
et525,70
keV sontalimentés simultanément à
partir
des deux états Met G. Le
rapport
d’alimentationNM(Eniv.)/NG(Eniv.)
du niveau de261,77
(ou 525,70)
keV a été calculé àpartir
d’une formule déduite des relations de filia-tions radioactivesintégrées
sur la durée de la pre-mière accumulation :Dans cette
formule,
k,lk,
est lerapport
à l’instantinitial,
des deuxcomposantes
de la courbecomplexe
de décroissance radioactive de la transition de261,75
(ou 207,10)
keV(voir Fig. 2) ;
FIG. 2. - Courbe de décroissance radioactive de la transition
de 261,75 keV mesurée au
spectromètre
à jonction Ge(Li).déduites des résultats de N. Poffé
[19]
pour uneénergie
cinétique
moyenne desprotons,
à l’intérieur de la cibleépaisse
d’or,
de 45 MeV[20].
L’instant initial est le milieu de l’irradiation courte. Enappliquant
la for-muleprécédente,
on obtient :3.2 ACCUMULATIONS LONGUES. - Les
énergies
et intensités des
rayonnements
y sont déduits del’analyse
dequatre spectres
yobtenus,
à taux decomptage
élevés,
pour destemps
d’accumulation de 40 à 100 h. Cesspectres
ont été tracéspuis
décom-posés
graphiquement
avec unanalyseur
de courbes(du
Pont de Nemours modèle310).
Les résultatsmoyennés
de ces mesures, pour les transitions d’or195,
sontprésentés
dans le tableau I. Lesénergies
et intensités en
photons
des transitions du mer-cure195,
données dans le tableauII,
sont déduites des mesures de conversion interne(voir
section5).
Dans ces deux
tableaux,
lesintensités
enphotons,
Ny,
correspondent
à1Ô4 désintégrations
de195mHg
enéquilibre
avec195Hg
(voir
section6).
4.
Spectre
de coïncidences y-ymultidimensionnel-les. - Plus de
vingt
millions de coïncidences y-yont été
enregistrées
sur 2 048 x 1 024 canaux. Cespectre
multidimensionnel a étéanalysé
par tranchesde trois canaux en
projection
sur X ouY,
en tenantcompte
du fondCompton (les
coïncidences fortuites étantnégligeables).
Les coïncidences observées sontdonnées dans le tableau III avec leurs intensités relatives à
25 % près
en moyenne.Toutes les coïncidences observées
précédemment
par Fràna et al.
[7]
sont confirmées. Deplus,
lescoïncidences entre le
rayonnement
de338,17
keVet les transitions désexcitant le niveau de
1 068,0
keV(voir Fig. 3)
mettent en évidence le niveau de1 406,2
keV. L’étude de la coïncidence entre lesrayonnements
de180,11
et841,27
keVpermet
dedéterminer,
dans les unités du tableauI,
les intensités enphotons
des transitions de841,27
et841,39
keV :FIG. 3. -
Rayonnements y en coïncidence avec la
transition
de 338,2 keV. La comparaison entre le spectre de coïncidences(représenté par des points) et le fond Compton (représenté
avec des croix) met en évidence les coïncidences entre le
rayonne-ment de 338,2 keV et les rayonnements de 518,5 ; 542,4 ; 549,4
Notes du tableau 1
Les intensités absolues en
photons
(Ny),
enélec-trons
(Ne-)
et les intensités totales(Ntot)
dechaque
transitioncorrespondent
à104
désintégrations
de19 5 mHg
enéquilibre
radioactif avec19 5 Hg.
a)
Intensité enphotons,
N,,
calculée àpartir
des raies de conversion interne L lesplus
intenses etdes coefficients aL
théoriques correspondants
[21].
b)
Transition nouvellement observée.c) Superposée
à la raieM2
de la transition de122,78
keV dans le mercure 195. L’intensitéNe-(200,38 keV)
a été évaluée àpartir
de la valeurthéo-rique ocK(E2)
et de l’intensitéNy
(200,38 keV).
d) Superposée
à la raie K de la transition de518,45
keV. L’intensitéNeL (452,04 keV)
est la somme de ces deux contributions.e)
Transition doubleprise
dans son ensemble.f ) Superposée
à la raie M de la transition de841,27
keV. L’intensitéNeL (853,05 keV)
est la somme de ces deux contributions.TABLEAU II
Les intensités absolues
Ny,
Ne-
etN,.,
sontexprimées
dans les unités
déjà
utilisées dans le tableau I.Ne - (03C0 ~2)
Intensité en électrons mesurée au spec-tromètremagnétique.
Ny
Intensité enphotons
calculée àpartir
de la(les)
raie(s)
de conversion interne la(les) plus intense(s)
et du
(des)
coefhcient(s)
de conversion internethéo-rique(s) correspondant.
oceXp
Coefhcient de conversion interne expérimen-tal. Les valeurs données entreparenthèses
ont été utilisées comme étalons pour calculer l’intensitéen
photons
Ny
(lVy - Ne-/03B1exp).
athéor Coefhcient de conversion interne
théorique
tiré des tables de
Hager-Seltzer
[21] (sous
couchesK,
°
L,
M)
et des tables deDragoun et
al.[22], [23] (sous
couchesN,
0).
a)
La contribution des niveaux L a été calculée àpartir
des coefhcients de conversion ocLthéoriques
et de l’intensité en
photons
N’r
b) Superposée
à la raie K de la transition de200,38
keV dans195 Au
(voir
Tableau1).
5.
Spectres
de conversion interne. - Dans lestableaux 1 et II sont données les intensités des raies de conversion de l’or et du mercure
195,
àl’équilibre
radioactif de195mHg
et195Hg,
Elles sontexprimées
Chaque
coïncidence,
entre deux rayonnementsyi et y2 de l’or
195,
estdésignée
par lesénergies
E,l
etEY2
(en keV)
de ces rayonnements. L’intensitérelative de cette
coïncidence,
Iyl_Y2
(donnée
entreparenthèses),
estexprimée
en unités arbitraires avec uneprécision
moyenne de 25%.
TABLEAU III
Ny,
le facteur de conversion entre les mesures despectrométrie {3
et yayant
été déterminé àpartir
des coefficient ocKthéoriques [21]
]
etexpérimentaux
des transitions de
180, 207,
261 et 560 keVprises
comme étalons.Certaines
transitions,
fortement converties et très faibles enspectrométrie
y, ont unemultipolarité
’ déterminée
avec
précision
àpartir
de leursrapports
de conversion interne dans différentes sous-couches(transitions
de56,80
et318,60
keV de l’or 195 ettran-sitions du mercure
195).
Leur intensité enphotons,
NY,
a été calculée àpartir
de la(les) raie(s)
de conver-sion la(les) plus intense(s)
et du(des)
coefhcient(s)
de conversion internethéorique(s)
correspondant(s)
[21 ] à
[23].
Dans toutes les
régions
noncomplexes
duspectre,
les raies de conversion interne ont été mesurées auspectromètre
àjonction
Si(Li)
avec uneprécision
en intensitééquivalente
à celle obtenue avec le spec-tromètremagnétique
(Fig.
4).
Cependant,
pour les transitions voisines de 1MeV,
les mesures avec lespectromètre
Si(Li) complètent
avantageusement
les mesures avec lespectromètre
rc)2
(résolution
du même ordre de
grandeur
mais transmissionvingt
foissupérieure).
FIG. 4a. - Raies des électrons de conversion interne, de
la transition de 261,75 keV, mesurées au spectromètre
03C0~2
(début des mesures 240 h après la séparation isotopique.)
FIG. 4b. -
Spectre de conversion interne partiel
(150 Ee - 300 keV) de l’or 195,
mesuré au spectromètre à jonction Si(Li).
’
6. Niveaux de l’or 195. - Le
mercure
195,
dans ses états M etG,
alimente parcapture
électronique
les niveaux de l’or 195représentés respectivement
dans deux schémaspartiels
distincts(voir Fig.
5aet
5b).
Les taux dedésintégration
CE(M)
et CE(G)
ont été normalisés à
104
désintégrations
et désexci-tations de l’état M enéquilibre
avec l’état G :avec
Ni:t
(56,80 keV)=Ntot (56,80
keV) -NGtot
(207,10 keV).
Les intensités enphotons,
en électrons et les intensités totales des transitionsde 195 Au
et 195mHg
sontexpri-mées dans les mêmes unités.
6.1 PROBABILITÉS RÉDUITES
ft.
- Lesprobabilités
réduitestotales,
f tg+ L + M
des transitions parcapture
électronique
vers les niveaux de l’or 195 ont été calculées à l’aide des tables de Behrens-Jânecke[24]
et des formules de
Zyrianova [25]
pour lestransi-tions interdites
uniques.
Dans ces
calculs,
la valeuradoptée
pourl’énergie
totale dedésintégration
de19 5 Hg
vers195 Au,
Q = 1
448keV,
est la valeur minimumcorrespondant
à l’alimentation parcapture
M seulement du niveau de 1443,2
keV. La mesure deQ,
àpartir
de l’étude duspectre
{3 +
auspectromètre
magnétique 7r
~2,
n’a pu être effectuée(rapports
théôriques
fl+/CE
1/7
000 ;
faible transmission et fortedis-persion
duspectromètre).
Cependant,
onpeut
noter que leslog Cft)
des transitions parcapture
électro-nique
sont, engénéral,
peu sensibles aux différentes valeurs deQ
(1
400
Q
1 820keV)
déduites des tables de massesatomiques
(réf.
[26]
à[29]).
Les seulesexceptions
concernent leslog
(ft)
destran-1
sitions alimentant les niveaux de
1 433,0 ;
1443,2 ;
1559,6
et1 605,5
keV parcapture
K(+
L +M),
L(+ M)
ou M suivant la valeurde Q (voir l’analyse
des niveaux de 1324,7
et1 433,0
keV dans la sectionsuivante).
z
6.2 ANALYSE DES NIVEAUX DE
195Au. -
Les nouvelles mesures despectrométrie
et y ontpermis
de fixer le
spin
et laparité
des niveaux de549,34 ;
706,47 ; 878,82 ;
1 068,0 ;
1172,40 ;
1346,17 ;
1
396,6
et 1559,6
keV. Pour les niveaux de439,51 ;
1 251,0 ;
1324,7 ;
1353,6 ; 1404,6 ;
1406,2 ;
1433,0 ;
1443,2 ; 1 487,0
et 1605,5
keV,
un choix restreint de valeurs despin
estproposé,
leurparité
étant déterminée defaçon univoque.
L’analyse
est limitée aux niveaux de l’or 195 dont les nouvelles attri-butions despin
etparité
sont les moins évidentes.Niveau de
439,51
keV. - Les trois valeurs
pro-posées
pour lespin
de ceniveau,
sontcompatibles
avec la valeur élevée de
log
( ft), d’après
lesrègles
de sélection de Raman et Gove[30].
Cependant
lespin 5/2
estplus probable d’après
l’étude deLipnik
et Sunier
[31] des
transitions interdites une fois dans les noyauximpairs
de larégion
duplomb
(AJ
= 0log
(f0t) ~
6 et AJ = 1log ( fo t)
Niveaux de
549,34
et 1068,0
keV. - Le niveaude
549,34
keV est alimenté exclusivement par la transition de518,45
keV issue de l’état9/2, 11/2
ou13/2-
à 1068,0
keV. La raie de conversion K decette transition est
superposée
à la raieLi
de latran-sition de
452,0
keV.Compte
tenu des erreursexpé-rimentales,
la valeur du coefficientaK
(518,45
keV) =[3,1
±2,5]
x10-2
est
compatible
avec lesmultipolarités
M 1 + E 2 ou E 1 + M 2.Cependant,
seule l’identification des niveaux de549,34
et1 068,0
keV à des états7/2+
et
9/2-
est cohérente avec leur désexcitation.Niveaux de
954,94
(ou 703,27)
keV et de1 396,6
keV.- Les deux transitions
en coïncidence de
441,5
keV(M 1)
et693,2
keV(M
1 + E 2 ou E 1 +5,6
%
M2)
relient le niveau de1 396,6
keV deparité négative
et
spin
élevé(log
Cft) =
9,3)
au niveau5/2+
de261,77
keV. Elles établissent l’existence d’un état7/2- (ou
7/2+)
à954,94
(ou 703,27)
keV alimenté àpartir
de l’état9 j2-
à 1396,6
keV.Niveaux de 1
324,7
et 1433,0
keV. - Ces deuxniveaux se désexcitent vers l’état fondamental
3/2+
et le
premier
niveau excité1/2+
avec des intensitéscomparables
Cependant
la similitude de ces deux niveaux nepeut
pas être confirmée par lacomparaison
de leurlog
( ft).
Eneffet,
la valeur de laprobabilité
réduite de la transition paicapture
électronique,
alimentant le niveau de 1433,0 keV,
dépend
fortement de la valeuradoptée
pourQ :
6.3 INTERPRÉTATION. - Les niveaux
3/2+ (0
keV),
1/2+
(61,46 keV),
3/2+
(241,53 keV),
5/2+
(261,77 keV)
et
11/2-
(318,60 keV)
ont été identifiés dans lesisotopes
d’or de nombre de masseimpair
(191
A
199),
avec desénergies
d’excitation voisines.Le modèle de
Kisslinger-Sorensen
prévoit
l’exis-tence de ces continuités de structure nucléaire. Dans ce
modèle,
le niveau fondamental3/2+
et lepremier
niveau excité1/2+
sont essentiellement les états departicule indépendante
2d3/2 et
3Sl/2.
Lepremier
niveau5/2 +
est de naturecollective,
résultant ducouplage
de l’état 2d3/2
avec les vibrationsqua-drupolaires
du coeurpair-pair.
Enfin l’étatisomérique
11/2- correspond
à laconfiguration
1hl1/2
couplée
aux vibrations à 0 et 1
phonon.
Aplus
hauteénergie,
ce modèleprévoit
l’existence de niveaux collectifs7/2 +
(à
345 keV théor ~549,34
keVexp) ,
5/2+
(
428 keV théor ~439,51
keVexp) ,
3/2+
(
511 keV théor ~241,53
keV exp)
et
7/2- (540
keV théor ~525,70
keVexp) .
Lacomplexité
desspecties
théorique
etexpérimental
et leur désaccord enénergie
ne permet pas de pour-suivre l’identification des niveaux àplus
hauteénergie.
Cette difhculté est surmontée dans le modèlesemi-microscopique
deAlaga-Ialongo-Paar
(voir
Fig.
6et réf.
[91
à[11]).
Dans cemodèle,
les niveaux deFIG. 6. - Comparaison du
spectre expérimental de 195Au
avec les ’spectres théoriques des modèles de Kisslinger-Sorensen
et de Alaga-Ialongo-Paar.
l’or 195 sont décrits comme des états à trois trous
couplés
aux vibrations à0,
1,
2 et 3phonons
du coeur. Pour des valeurs données de la forced’appa-riement,
G,
duparamètre
decouplage, a
et del’éner-gie
devibration, h03C9,
ce modèle rendcompte
defaçon
satisfaisante de l’existence des onzepremiers
niveaux deparité positive
et des huitpremiers
niveaux deparité négative [9], [11].
Dans le tableauIV,
lesénergies expérimentales
de ces niveaux sont compa-rées auxénergies théoriques
correspondantes.
Dans les deux modèles
considérés,
la forcequa-drupôle-quadrupôle
introduit,
dans tous les niveaux deparité positive,
desmélanges
deconfigurations
entre les états 3
S1/2,
2d3/2,
2d5/2
et 1g7/2.
Il n’en va pas de même pour l’étatisomérique
11/2- qui
correspond
à laconfiguration
pure 1h11/2.
Onpeut
appliquer
à ce niveau le traitementphénoménologique
de De-Shalit[32]
danslequel
l’état 1h11/2
estcouplé
aux vibrations
quadrupolaires
du coeur. Les niveaux7/2-
(525,70 keV), 9/2-
(894,18 keV),
11/2-(1280,54 keV),13/2-
(878,82 keV) et 15/2-
(706,47 keV)
peuvent
êtreinterprétés
comme les éléments de la bande vibrationnelle 1h11/2 - 2
dont le centreTABLEAU IV
Niveaux
expérimentaux
etthéoriques
de195 Au
(a) Energies théoriques
du modèlesemi-microscopique
deAlaga,
calculées avec G =0,12 MeV ;
a =
0,40
MeV ;
nw =0,50 MeV ;
référénce[11].
(’)
Energies
théoriques
du même modèle calculées avec G =0,10
MeV ; a
=0,50 MeV ;
nw =1,027 MeV ;
référence
[9].
du
premier
niveau2+
dans les noyauxpairs-pairs
voisins :
E(2+1, 194Pt)=328,5
keV ;
E(2+1, 196Hg)=426,1
keV . Dans191Au
[33],
une bande vibrationnelleanalogue
a été identifiée. Cette
bande,
dans193Au
[34],
[35],
est constituée des niveaux
7/2- (508,2 keV) ;
9/2-(890,6
keV) ; 11/2- (1
284,6
keV) ;
13/2- (863,2 keV)
et
15/2-
(697,6
keV).
Son centre degravité
est à 570 keV au-dessus de l’étatisomérique
11/2-(290,0 keV),
valeur à comparer avecE(2+1, 192Pt)=316,5 keV
etE(2+1, 194Hg)=427
keV .. Les niveaux7/2-
(954,94
keV) ; 9/2- (1
068,0
keV)
et
11/2- (1
346,17
keV),
dans195Au peuvent
êtreinterprétés
comme les troispremiers
éléments de la bande vibrationnelle à deuxphonons
1hl 1/2 2) .
Le centre de
gravité
de cette bande est à 830 keV au-dessus du niveau11/2- (318,60 keV),
valeurcompatible
avecl’énergie
d’excitation du deuxième niveau2+
des noyauxpairs-pairs
voisins :E(22
, 194Pt)=622,1
keV ;
E(2+
196 Hg)= 1039
keV .Enfin,
le niveau3/2- (1
110,7
keV),
nonprévu
dans les modèles deKisslinger-Sorensen
etAlaga-Ialongo-Paar
(qui
se limitent aux vibrationsquadru-polaires
ducoeur),
peut
êtreinterprété
comme un état de vibrationoctupolaire
construit sur le niveau fondamental3/2+
(E(3-,
194Pt) =
1 432keV).
L’interprétation
des niveaux de moyenne et hauteénergie
est naturellement moins sûre que celle despremiers
états excitésqui
peut
être confirmée par l’étude desprobabilités
réduites de transitionsélec-tromagnétiques.
7. Probabilités réduites de transitions
électroma-gnétiques.
- Lesprobabilités
réduites de transitionsélectromagnétiques
expérimentales
de 195Au
et 195Hg,
ont été calculées à
partir
desrapports
d’embranche-ment, desmultipolarités
et des coefficients de conver-sion interne mesurés dans laprésente
étude et des viesmoyennes
déterminées par ailleurs[5],
[36],
[37].
Dans le tableauV,
elles sontcomparées
auxprobabilités
réduitesthéoriques
du modèle àpar-ticule
indépendante
(B(6L)Sp [38])
et du modèle àcouplage
intermédiaire deKisslinger-Sorensen
(B(uL)KS
[8] ;
B(uL)s
[39],
[40]).
Cettecomparai-son et la recherche des contributions
prépondérantes,
dans lesprobabilités
réduitesthéoriques
du modèle àcouplage
intermédiaire,
permettent
d’analyser
le caractèreplus
ou moins collectif despremiers
niveaux de l’or et du mercure 195.Les
probabilités
réduitesthéoriques
B( E 2)
de Reehal-Sorensen ne sont pasanalysées
car elles font intervenir lesamplitudes
à deuxphonons
CJ-
2Knon tabulées
[8], [41].
Demême,
lesprobabilités
réduites du modèlesemi-microscopique
deAlaga-Ialongo-Paar
ne sont pas étudiées étant donnée lacomplexité
des fonctions d’onde de cemodèle.
7.1 PROBABILITÉS RÉDUITES DE195Au.
- Lesprobabilités
réduitesthéoriques
deKisslinger
etSorensen sont en accord satisfaisant avec les pro-babilités réduites
expérimentales correspondantes.
On remarque enparticulier
que :- La transition M 1 de
Les
probabilités
réduites de transitionsélectro-magnétiques
expérimentales
(B(aL)exp)
sontcompa-rées aux
probabilités
réduitesthéoriques
du modèle àparticules
indépendantes
(B(aL )sp
réf.[38])
etdu modèle de
Kisslinger-Sorensen
(B(uL)s
réf.[39],
[40]
etB(aL)KS
réf.[8]).
Elles sontexprimées
dans les unités suivantes : B(M
1)
en10-2
p5 ; B
(E
2)
en
10-2 e2
b2 ; B
(E 3)
en10-’
e2
b3 ; B
(M 4)
en10-il
03BC5N.
a)
PériodesT1/2
données dans les références[36]
et
[37].
b)
PériodeTl/2
donnée dans la référence[5].
TABLEAU V
- La transition
E2,
issue du niveau5/2+
à261,77 keV,
est
accélérée(BexpIBsp
=58)
et le retard de la transition E3 de56,80
keV,
alimentant ce mêmeniveau,
estimportant
(Bsp/Bexp =
610).
Lesprobabilités_
théoriques
correspondantes
du modèle deKisslinger-Sorensen
sont en bon accord avec lesprobabilités expérimentales,
confirmant le carac-tère très collectif du niveau5/2’
(état
2d3/2
plus
unphonon,
à 74%).
7 . 2 PROBABILITÉS RÉDUITES DE
19 S Hg.
- Il existedes écarts notables entre les
probabilités
réduitesexpérimentales
et lesprobabilités théoriques
corres-pondantes
du modèle deKisslinger-Sorensen
sauf pour la transition E2 de53,30
keV. Onpeut
noter que :- La transition Ml de
16,21
keV est moyenne-ment retardée car interdite 1(BexplBsp -
1/38).
Eneffet,
dans le modèle deKisslinger-Sorensen,
elle relie le niveau5/2-
de53,30
keV(état
2f5/2
à 79%)
au niveau3/2-
de37,10
keV(état
2p3/2
à 90%).
Laprobabilité
réduitethéorique
B(Ml ;
16,21
keV)S,
trop
faible(Bexp/BS
=61),
fait intervenirl’amplitude
dans son terme
prépondérant.
- La transition
E2,
entre ces mêmesniveaux,
estaccélérée
(Be.,PIBp =
56).
Dans laprobabilité
théori-que B
(E2 ;
16,21
keV)s,
trop
faible(Bexp/BS
=14),
le terme
prépondérant
fait encore, intervenirl’am-plitude
C5/23/2 12.
- La transition M4 entre le niveau
isomérique
13/2+
et le niveau5/2-
est retardée(Bsp/Bexp
=17).
La
probabilité
réduite
théorique B(M
4 ; 122,78
keV)KS,
six foisplus
forte que laprobabilité expérimentale,
fait intervenirl’amplitude
C5/25/2 00
(=
0,89
réf.[8]).
Il ressort de cetteanalyse qu’un
meilleur accord desprobabilités
théoriques
deKisslinger
et Sorensen avec lesprobabilités expérimentales correspondantes
serait obtenu avec un état5/2- plus
collectif. A titred’essai,
lesprobabilités
réduitesthéoriques
deKiss-linger
et Sorensen ont été recalculées en favorisant dans la fonction d’onde de l’état5/2-
la compo-sante à unphonon
C5/23/2
12.Avec
les autres
composantes
restantinchangées
(voir
réf.
[8]) :
’(valeurs
théoriques
exprimées
dans les unités du tableauIV).
8. Conclusions. - La forte activité des sources
de mercure
195,
associée aux mesures despectro-métrie y
et fl
à hauterésolution,
apermis
d’attribuer lesspins
et lesparités
des niveaux de moyenne et de hauteénergie
de l’or 195. L’étude desprobabilités
réduites de transitionsélectromagnétiques
a confirmél’interprétation,
donnée par le modèlemicroscopique
deKisslinger-Sorensen,
despremiers
niveaux de ce noyau. De cetravail,
il ressortégalement
que lesniveaux d’excitation
plus
élevée sont décrits defaçon
satisfaisante par le modèle
semi-microscopique
deAlaga, Ialongo
et Paar.Des études similaires des
isotopes
d’orvoisins,
de nombre de masseimpaiie,
devraientpermettre
la mise en évidence d’autres niveauxanalogues
enplus
de ceuxdéjà signalés
dans leprésent
travail. Dans cetteperspective,
l’or 195 estparticulièrement
intéressant car c’est le seul noyau d’or
impair
où les deux familles deniveaux,
deparité
positive
etspin
J7/2
ou deparité négative
etspin
J7/2,
sont
développées
avec des densitéscomparables
jusqu’à
hauteénergie.
Remerciements. - Nous remercions vivement
MM. les Directeurs du Centre de
Spectrométrie
Nucléaire et deSpectrométrie
de Masse(CSNSM)
et de
l’Institut
dePhysique
Nucléaire(IPN)
àOrsay
pour les nombreuses facilités
qu’ils
nous ont accordées. Le Pr.Alaga
nous a aimablement transmis lesrésul-tats de ses dernières recherches
théoriques
sur lesisotopes
d’orimpairs
avant leurpublication
et nous lui en sommes très reconnaissants. Nous remercionségalement
le Pr. R. Arvieu et le Dr B. Lorazo pourleurs aide et conseils dans des calculs relatifs à la théorie de BCS. L’assistance
technique,
dans la réalisation de cetravail,
deséquipes
duBibliographie
[1]
GILLON, L. P., GOPALAKRISHNAN,K., DE-SHALIT,
A. etMIHELICH, J. W., Phys. Rev. 93
(1954)
124.[2]
JOLY, R., BRUNNER, J., HALTER, J. et HUBER,O.,
Helv. Phys. Acta 28(1955)
403.[3]
BRUNNER, J., HALTER, J. et SCHERRER, P., Helv.Phys.
Acta 31(1958)
335.[4] HAVERFIELD, A. J., Thèse, Université de
Californie,
Berkeley
1966, UCRL 16 969.[5]
FRANCK, K. H., Z.Phys.
203(1967)
71.[6]
CANTY, M. J., BARKER, P. H., NGUYEN, T. D. etCONNOR, R. D., Nucl.
Phys.
A 146(1970)
523.[7]
FRANA, J.,SPALEK, A.,
FISER, M. et KOKES,A.,
Nucl. Phys. A 165
(1971)
625.[8]
KISSLINGER, L. S. etSORENSEN,
R.A.,
Rev. Mod.Phys.
35(1963)
853.[9] ALAGA,
G. et IALONGO, G., Université deCalifornie,
Berkeley 1965,
UCRL 16385.[10]
IALONGO, G., Thèse, Université de NewYork, 1966,
67-6031.[11] ALAGA,
G. et PAAR, V., Communicationprivée,
avril 1972.[12]
GROMOV, K. la., SABIROV, B. M. et OURBANETZ,la. la.,
Proceedings
of the Erivan’smeeting
on nuclear spectroscopy and nuclear structure, 1969,(Akad.
Nauk. SSSR, Leningrad.)[13] DIONISIO, J. S., MARION, A. et VIEU, Ch., Annuaire du CSNSM
(CNRS) 1969, Orsay.
[14] DIONISIO, J. S. et GUTERMAN, C., Nucl. Instr. and Methods 67
(1969)
213.[15] DIONISIO, J. S. et MARION, A., Nucl. Instr. and Methods 95
(1971)
461.[16]
VIEU,Ch.,
Annuaire du CSNSM(CNRS)
1969,Orsay.
[17] BRIANÇON, Ch.,
et VIEU, Ch. J.Physique
32(1971)
373.[18]
LANE, R. O. et ZAFFARANO, D. J.,Phys.
Rev. 94(1954)
960.[19]
POFFE, N.,Thèse,
Faculté desSciences,
Orsay,1964.
[20] WILLIAMSON,
C. et BOUJOT, J. P.,Rapport CEA,
N°2, 1962, 189.
[21]
HAGER, R. S. et SELTZER, E. C., Nucl. Data Tables A 4(1968)
1-2.[22] DRAGOUN, O., PAULI, H. C. et
SCHMUTZLER, F.,
Nucl. Data Tables A 6(1969)
235.[23]
DRAGOUN, O., PLAJNER, Z. etSCHMUTZLER,
F., Nucl. Data Tables A 9(1971)
119.[24]
BEHRENS, H. et JANECKE, J., Numerical tablesfor
betadecay
and electron capture, Landolt Börnstein(Springer Verlag) 1969,
vol. 4.[25]
ZYRIANOVA, L. N., Onceforbidden
beta transitions(Pergamon
Press)
1963.[26]
ZELDES, N.,GRILL,
A. etSIMIEVIC, A.,
Mat. Fys. Skr. Dan.(1967)
N° 5.[27]
GARVEY, G. T., GERACE, W. J., JAFFE, R. L., TALMI, I. et KELSON, I., Rev. Mod.Phys.
41(1969)
51.[28] SEEGER,
P.A.,
Rapport CERN 70-30, vol. 1.[29]
WAPSTRA, A. H. et GovE, N. B., Nucl. Data Tables A 9(1971)
265.[30]
RAMAN, S. et GOVE, N. B., Publication àparaître
communiquée
en octobre 1972.[31]
LIPNIK, P. et SUNIER, J. W., Nucl.Phys.,
56(1964)
241.[32] DE-SHALIT, A.,
Phys.
Rev. 122(1961)
1530; Phys.Lett. 15
(1965)
170.[33] BEUSCHER, H., JAHN, P., LIEDER, R. M. et
MAYER-BORICKE, C., Z.
Phys.
247(1971)
383.[34] PLAJNER, Z., FRANA, J., REZANKA, I., SPALEK,
A.,
et FISER, M., Z.
Phys.
233(1970)
122.[35] VIEU, Ch. et DIONISIO, J. S., résultats non
publiés.
[36]
BACKLIN,
A., FOGELBERG, B., BERG, V. et MALMSKOG, S. G., Nucl. Phys. A 138(1969)
429.[37] FOGELBERG,
B., BACKLIN,A., BERG,
V. et MALMSKOG, S. G., Nucl.Phys.
A 153(1970)
301.[38] VOIKHANSKI, M. E., dans Rayons Gamma
(éditeur
L. A. Sliv, Acad. Sc. URSS,
Moscou-Leningrad.)
[39]SORENSEN,
R. A., Phys. Rev. 132(1963)
2270.[40] SORENSEN, R.