Revue Médicale Suisse
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15 août 20121575
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sent pas encore de faculté de jugement remplit également les conditions de la lésion corporelle simple, selon le Ministère public zurichois. Ce dernier constate toutefois que cette pratique est acceptée sur les plans politique, social et culturel.
Il appartient donc à la Confédération de pénaliser les circoncisions non né
cessaires, estime l’hôpital zurichois.
Tant que le législateur fédéral ne le fera pas, aucune plainte ne pourra être déposée dans ce cadre contre un médecin, conclut l’établissement.
Tribune de Genève, édition en ligne du 10 août 2012
Polémique à propos du nouveau test de la trisomie 21
Le très controversé test prénatal de la trisomie 21, une maladie génétique mentalement handicapante, sera com
mercialisé en Suisse dès la miaoût.
C’est ce qu’a annoncé hier dans la NZZ am Sonntag Swiss medic, l’Ins
titut suisse des produits thérapeu
tiques. Mais avant même son arrivée sur le marché, le Praenatest a soule
vé une vive polémique car les organi
sations de défense des handicapés craignent une augmentation des avor
tements qui pourrait être apparentée à une forme d’eugénisme.
Selon son fabricant, ce test prénatal
peut être réalisé sur la mère, de ma
nière non invasive, grâce à une sim ple prise de sang dès la dixième semaine de grossesse. La société affirme qu’il permet «d’exclure ou de confirmer à 98% une trisomie 21». L’association faîtière des caisses maladie Santé
Suisse et la Société suisse de gyné
cologie ont recommandé son rem
boursement par l’as surance de base
«si son efficacité est prouvée».
Cette précipitation inquiète beaucoup de monde. «Estce que les as su ran
cesmaladie, qui ont une gran de in
fluence dans notre pays, vont cher
cher à se débarrasser de ce handicap en refusant dorénavant de prendre en charge les coûts des soins des tri
somiques à venir ?» se demande la députée vaudoise Cathe rine Roulet, coprésidente de l’Association de pro
ches de personnes han dicapées men
tales. «Si la possibilité d’éradiquer la trisomie 21 existe vraiment, on ne peut pas non plus exclure qu’à l’ave
nir les parents ayant laissé un enfant trisomique venir au monde soient montrés du doigt.» Une possibilité qui effraie également Judit Pók, médecin
chef à la maternité de l’Hôpital uni
versitaire de Zurich. «Actuellement, les trisomiques et leurs parents sont bien tolérés en Suisse, signaletelle.
Mais si la société venait à penser qu’il est possible d’éviter d’avoir un enfant souffrant de ce handicap, qui sait quel comportement elle adoptera en voyant des parents refuser d’avorter.»
Les deux femmes pensent néanmoins que l’avortement n’est pas à bannir au cas où un enfant handicapé est an
noncé. «Le droit de savoir ce qui at
tend les parents n’est pas à remettre en cause, estime Mme Roulet. Person
nellement, j’ai une fille handicapée, et quand l’une de mes autres filles m’a demandé si j’aurais procédé à une IVG au cas où sa malformation géné
tique aurait pu être diag nos ti quée, j’ai été incapable de lui répondre.»
Danielle Martinet, responsable du la
boratoire de génétique du CHUV, à
Lausanne, rappelle que de toute ma
nière la loi oblige les futures mères à recevoir un conseil génétique avant de recourir à un dépistage effectué obligatoirement par un médecin. «De cette manière, elles peuvent se déci
der en connaissance de cause.» (…) Laszlo Molnar Le Matin du 30 juillet 2012
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