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Sur une identité trigonométrique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

H ERMITE

Sur une identité trigonométrique

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 4 (1885), p. 57-59

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1885_3_4__57_0>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1885, tous droits réservés.

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(2)

SUR UNE IDENTITÉ TRIGONOMÉTRIQUE;

P\R M. HERMITE.

M. J . - W . - L . Glaisher, professeur à Cambridge, a donné sans démonstration la relation suivante, où a, &, c, ƒ, g", h sont des quantités quelconques, a savoir (i) '.

sin(a —ƒ ) sin(a — g) sin(a — h)

s i n ( « — b) sin ( « — c)

sin(6 — ƒ ) sin(6 — g) sin(b — h)

*in(b — a) sin(6 — c) sin(c — f ) sin(c — g ) sin(c — h )

sin(c — a) sin(c — b) sin( ƒ — a) sin( ƒ — b) s i n ( / — c)

>\n(f— g)*\x\(f— h) sin(^-— a) sin^— b) sin(^r — c \

sin(£• — / ) <^in(^ — A;

sin( A — a) sin(/? —Z>) sin(/? — c )

L'éminent géomètre a de plus remarqué que la somme des. trois premiers termes est égale à

sin (a -\- b -J- C —ƒ — ç — h) ;

or, on voit qu'en changeant a,b,c en ƒ , g\ A, et récipro- quement, le sinus se reproduit sauf le signe} il suffit donc d'ajouter les deux expressions pour obtenir immé- diatement la relation annoncée. Ce résultat intéressant peut se généraliser et se démontrer comme il suit.

Considérons la fonction

^ '~~ çin(.r — a) sin(œ — 6 ) . . . sin (a" — / ) '

(f) Association française pour l'avancement des Sciences, Congrès de Reims, séance du 17 août 1880.

Ann. de Mathèmat., 3e série, t. IV. (Février 1 885.) 5

(3)

( 58 )

où je suppose que les facteurs soient en même nombre au numérateur et au dénominateur. Désignons par A, B, . . ., L les résidus correspondant aux pôles x = /?, />, . . . , / , de sorte qu'on ait

s i n ( « — / ) s i n ( « — #•)... s i n ( a — s )

__

s i n ( a — 6 ) s i n ( « — c),..sin(a—l) sin(b — f) s\n(b — g). . . sin(b — s)

6 — a) sin{b —

J'emploierai la relation

où G et 11 désignent les valeurs de ƒ (x), lorsque, ayant fait z = cix, on suppose z nul et infini ( Cours d'Analyse de VEcole Polytechnique, p. 328).

Ces valeurs s'obtiennent facilement*, on a, en eiïet,

sin(.r—ƒ) _ z*e-''f— eJf\

^.r — a) z'Àe-iu—eia'

d'où, pour z = o et 3 infini, les quantités

PiKf-a) et e-^f-a).

Soit donc, pour un moment,

u; -=n a •+- b -f- . . . -+- /, r = ƒ + ^ - h . . . + 5;

nous aurons sur-le-champ et par suite

A + B + . . . + L=: sin(w — ç).

Maintenant il suffit de permuter a et ƒ, & et j , . . ., / et $ pour obtenir l'équation de M. Glaisher. Qu'on désigne en eiîet par F, G, . . ., S ce que deviennent alors les quantités A, B, . . ., L: la relation précédente

(4)

( 5.9 ) d o n n e

F -*- G -+ . . .— S = — sin(?/ — r ) ,

et l'on en conclut l'identité

Références

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