• Aucun résultat trouvé

Chapitre VII. Comment lutter contre le chômage? (Dossier 7)

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chapitre VII. Comment lutter contre le chômage? (Dossier 7)"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

Chapitre VII. Comment lutter contre le chômage ? (Dossier 7)

Objectifs d’apprentissage

- Savoir définir le chômage et le sous-emploi et connaître les indicateurs de taux de chômage et de taux d’emploi.

- Comprendre que les problèmes d’appariements (frictions, inadéquations spatiales et de qualifications) et les asymétries d’information (salaire d’efficience) sont des sources de chômage structurel.

- Comprendre les effets (positifs ou négatifs) des institutions sur le chômage structurel (notamment salaire minimum et règles de protection de l'emploi).

- Comprendre les effets des fluctuations de l’activité économique sur le chômage conjoncturel.

- Connaître les principales politiques mises en œuvre pour lutter contre le chômage : politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale, politiques d’allégement du coût du travail, politiques de formation et politiques de flexibilisation pour lutter contre les rigidités du marché du travail.

I. Lutter contre le chômage suppose : d’en cerner les contours…

A. Des frontières pas toujours évidentes … (Dossier 1)

1.Comment distinguer chômage et emploi ?

2. … la question des précaires : différencier chômage et sous-emploi.

B. … d’où mesurer le chômage devient une nécessité. (Dossier 2)

1. Quelles évolutions marquantes de l’emploi, du chômage (taux

associés) ? …

2. … et des formes particulières d’emploi ?

Bilan : D’abord supposé « naturel », le chômage a pris un caractère souvent durable suite à une croissance plus lente notamment mais aussi pour certains économistes du fait d’éléments dits structurels

II. … et d’en rechercher les « bonnes » ou multiples causes possibles …

A. Tandis que le ralentissement de l’activité éclaire la montée du chômage… (Dossier 3)

1. Quelle est la nature statistique de la relation PIB / chômage ? 2. …(et) comment expliquer les liens de causalité ?

B. … les explications en termes de marché du travail perpétuent un débat déjà ancien sur les effets des institutions … (Dossier 4)

1. Sur le prix : quels sont les effets du salaire minimum sur le chômage ?

2. … Sur les quantités : quels sont les effets des règles de la protection de l’emploi sur le chômage ? (1)

C. … tandis que le chômage de masse incite les économistes à renouveler la recherche d’explications (Dossier 5)

1. Des pistes explicatives du côté de l’inadéquation entre l’offre et la demande de travail ? Ex : Inadéquation temporaire (chômage frictionnel) et inadéquations durables (inadéquations spatiales et de qualifications)

2. …et/ou des asymétries d’information ? L’ex. du salaire d’efficience.

Bilan : Travail des élèves de construction / illustration d’une définition = Chômage conjoncturel versus chômage structurel

III. … afin de mettre en œuvre les politiques économiques adéquates pour combattre le chômage efficacement A. Les politiques de lutte contre le chômage doivent-elles regarder directement du côté du marché du travail… (Dossier 6)

1. Soutenir les créateurs d’emplois : … 2… favoriser différentes formes de flexibilité pour les employeurs…

3… ou encore affiner l’appariement de l’offre et de la demande de travail.

B. … ou lorgner (aussi) du côté des autres marchés ? (Marché des biens et services ou monétaire ou financier…)

(Dossier 7)

1. Soutenir les « emplois » du PIB…

2. … et / ou élargir les moyens de financement

Bilan : Travail des élèves de construction / illustration d’une définition = politique de demande vs politique d’offre.

III. … afin de mettre en œuvre les politiques économiques adéquates pour combattre le chômage efficacement

A. Les politiques de lutte contre le chômage doivent-elles regarder directement du côté du marché du travail… (Dossier 6)

(2)

B. … ou lorgner (aussi) du côté des autres marchés ? (Marché des biens et services ou monétaire ou encore financier…) (Dossier 7) 1. Soutenir les « emplois » du PIB…

(a) Les risques d’anticipations autoréalisatrices donc de crise cumulative associée au recul de la demande globale (b) … comme véritables déterminants de l’emploi (et du chômage) …

Allocution radiodiffusée de l’économiste John Maynard Keynes en 1931

(suite au marasme économique généré par la crise de 1929)

« Il y a aujourd'hui beaucoup de gens bien intentionnés, attachés à leur pays, qui s'imaginent que la chose la plus utile qu'ils puissent faire et que puissent faire leurs semblables pour remédier à la situation [de récession et de chômage], c'est d'économiser plus que d'habitude (…) Or, dans d'autres conditions, tout ceci pourrait être fort bien, mais

malheureusement dans les conditions actuelles, (…) c'est exactement le contraire de ce qu'il faudrait faire. Car le but de l'épargne doit être de rendre de la main-d’œuvre disponible pour pouvoir l'employer à exécuter des travaux de rapport tels que la construction de maisons, d'usines, de routes, de

machines, etc.

Mais s'il se trouve déjà un excédent important de main- d’œuvre disponible pour pareil emploi, alors le résultat de l'épargne est d'accroître cet excédent, et par conséquent de grossir les rangs des chômeurs. De plus, lorsqu'un homme est privé de travail, d'une façon ou d'une autre, la diminution de son pouvoir d'achat a pour effet de réduire au chômage ceux qui produisaient ce qu'il ne peut plus acheter. Et ainsi la situation s'aggrave de plus en plus, et l'on ne sort plus d'un véritable cercle vicieux (…)

Source originale : Allocution radiodiffusée de l’économiste J. M. Keynes, 1931.

Q

uestions

Q

.1.

Pourquoi en période de récession peut-on croire à un risque de chômage accru ? Q

.2.

En quoi pour un ménage (approche microéconomique) l’épargne est un acte rationnel en situation de risque de chômage ? Q

.3.

Pourquoi l’épargne peut être une précaution pour les entreprises ? les

ménages ? Quelles sont les 3 orientations possibles de l’épargne, partie non consommée du revenu (mais pas forcément non dépensée) ? A quel flux économique correspondent les actes soulignés en bleu (y associer un secteur institutionnel = S.I.) Q

.4. S

i on raisonne selon une logique

macroéconomique de circuit en quoi la

thésaurisation (non-dépense) du revenu des S.I.

contrarie le bouclage conjoncturel R = E ? Justifiez alors le passage « …c’est exactement… » +

« …cercle vicieux » Q

.5.

Quel passage exprime l’opposition de Keynes à la solution libérale d’ajustement du marché du travail en situation de chômage ? Q

.6.

Quelle est la cause du chômage pour J.M. Keynes dans les années 1930 ?

Développez à l’aide d’un schéma d’implication les

mécanismes économiques.

(3)

(c) … la nécessité d’une relance : Qui ? Comment ? Pour quels effets ?

Document 1

Par conséquent, ô ménagères patriotiques, sortez dès demain matin dans les rues, et dirigez-vous vers ces ventes réclames* miraculeuses, qui se trouvent annoncées à tous les coins. Vous vous ferez du bien à vous-mêmes car jamais les choses ne furent aussi bon marché, (…) Et réjouissez-vous par surcroît à la pensée que vous favorisez la main- d’œuvre, que vous enrichissez le pays, car vous redonnez de la vie à de grands centres d'activités et l'espoir au Lancashire, au Yorkshire et à Belfast. »

Source originale : Allocution radiodiffusée de l’économiste John Maynard Keynes, 1931.

* soldes Document 2

« En ce qui concerne la propension à consommer, l’État sera conduit à exercer sur elle une influence directrice par sa politique fiscale, par la détermination du taux de l’intérêt, et peut-être aussi par d’autres moyens. Au surplus il est improbable que l’influence de la politique bancaire sur le taux de l’intérêt suffise à amener le flux d’investissement à sa valeur optimum.

Aussi pensons-nous qu’une assez large socialisation de l’investissement s’avérera le seul moyen d’assurer approximativement le plein emploi, ce qui ne veut pas dire qu’il faille exclure tous les genres d’arrangements et de compromis permettant à l’État de coopérer avec

l’initiative privée. Mais à part cela, aucune argumentation convaincante n’a été développée qui justifierait un socialisme d’État embrassant la majeure partie de la vie économique de la

communauté. Ce n’est pas la propriété des moyens de production dont il importe que l’État se charge ».

Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936.

Document 3

Qu’il y ait 250 000 ouvriers du bâtiment au chômage en Grande-Bretagne, alors que nous avons le plus grand besoin de logements, voilà le paradoxe. Nous devrions instinctivement mettre en doute le jugement de quiconque affirme qu’aucun moyen compatible avec des finances saines et la sagesse politique, ne permet d’employer les premiers à construire les seconds. Quand un homme d’Etat, déjà accablé de devoir secourir les chômeurs, déclare qu’une telle mesure entraînerait, aujourd’hui et demain, des dépenses que le pays ne peut se permettre, ses calculs doivent nous être suspects ; et défions-nous du bon sens de celui à qui il parait plus économique et mieux fait pour accroître la richesse nationale, de maintenir au chômage les ouvriers d’un chantier naval, plutôt que de dépenser ce qu’ils lui coûtent ainsi, à leur faire construire une des plus remarquables réalisations dont l’homme soit capable. (…)

J.M. Keynes, “The Multiplier”, The New Stateman and Nation, 1er avril 1933.

Q .

1

.

Quel agrégat de l’équation devrait faire l’objet du soutien des ménages pour

finalement soutenir l’emploi ?

Q .

1bis

.

Pourquoi ce soutien est plus délicat en période de récession compte tenu du lien entre le PIB et les revenus ? En quoi les

soldes en témoignent-elles ?

Q .

1ter

.

Pourquoi Keynes précisez que les ménagères devaient en priorité acheter des B.S anglais ?

Q .

2

.

Quel agrégat de l’équation devrait faire l’objet du soutien des banques pour

finalement soutenir l’emploi ? Pourquoi les entreprises pourraient-elles cependant ne pas investir du fait de la récession ?

Q .

2bis

.

Quel type d’investissement peut avoir l’Etat sans remettre en cause la liberté

d’entreprendre ?

Q .

2ter

.

Pourquoi, par de la fiscalité, en transférant une partie du revenu national vers les plus pauvre l’Etat peut stimuler la consommation ?

Q .

3

.

En quoi la première phrase souligne que le chômage est un problème économique de demande ?

Q .

3bis

. Q

uel équilibre comptable remet en cause J.M. Keynes ? Cet équilibre est-il selon lui sage en période de chômage massif ?

Q .

3bis

. Q

uel est le bon sens selon lui ? Schématiser le transfert de dépenses de l’Etat et qui serait susceptible d’engendrer croissance… et emplois !

(4)

2. … et / ou élargir les moyens de financement.

(a) La relation [crédits - taux d’intérêt]

A. Taux d'intérêt des nouveaux crédits renouvelables par type d'établissement

France, %

Q .

1

. Un téléviseur d’une valeur de 5219 euros coûtera 5489 euros en étant payé sur 6 mois. Quel est le

montant du crédit ? Le coût mensuel ? Le taux du crédit ? Q .

2

. Mesurez l’écart juillet 2020 du coût du crédit entre le canal bancaire et les Etablissements spécialisés. A qui s’est adressé le client de la Q.1 pour acquérir le téléviseur ? Quel aurait été le prix du

téléviseur en passant par un Etablissement spécialisé ?

B. Mode de distribution des crédits renouvelables

(hors banques en ligne et autres types d'établissements de crédit)

France, part dans l'encours total de crédits renouvelables

Canal bancaire… … et … Etablissements spécialisés Q .

4

. Quel lien statistique peut-on établir entre le document A. et le

document B. pour le canal bancaire d’une part et pour les établissements spécialisés d’autre part ? Est-ce la même relation ? Q .

5

. Quel est l’outil statistique utilisé ? Faire une phrase avec les données associées aux deux types d’établissement pour le 4

ème

trimestre 2015. Mesurez l’évolution sur la période pour chaque type d’établissement. Comment expliquer

économiquement une telle évolution ?

(5)

(b) … la politique monétaire conventionnelle … https://www.youtube.com/watch?v=cTN6MDn1aVg Q.c.s. de suivi de la vidéo en général…

*

A. la politique monétaire s’intéresse … 1. … à la monnaie uniquement

2. … à la monnaie utilisée par les acteurs économiques

3. … à la régulation de la monnaie

B. En Europe la Banque centra politique monétaire s’intéresse …

1. … la FED 2. …la BCE 3. …

C. Parmi les missions de la politique monétaire il n’y a pas …

1. … la réduction du déficit budgétaire 2. …

3. …

D. la mission n°1 de la politique monétaire … 1. … stabiliser la consommation

2. … stabiliser les prix

3. … stabiliser l’évolution des prix

E. L’instrument de la banque centrale pour une politique monétaire conventionnelle c’est … 1. … le taux d’intérêt directeur

2. … le taux d’intérêt du directeur 3. … le taux d’intérêt dix recteur

E. La banque centrale pour une politique monétaire conventionnelle manipule son taux d’intérêt … 1. … auprès des particuliers et des entreprises 2. … auprès des autres banques centrales 3. … auprès des banques commerciales

F. La banque centrale pour une politique monétaire conventionnelle manipule son taux d’intérêt … 1. … auprès des particuliers et des entreprises 2. … auprès des autres banques centrales 3. … auprès des banques commerciales

rédiger une synthèse

… et concernant la question du chômage

**

G. la politique monétaire s’intéresse … 1. …

2. … 3. …

H. la politique monétaire s’intéresse … 1. …

2. … 3. …

I. la politique monétaire s’intéresse … 1. …

2. … 3. …

rédiger une synthèse

(6)

(c) … et non conventionnelle

https://www.youtube.com/watch?v=BXNlJYwy-p4

+

https://www.youtube.com/watch?v=8NSCwGxXplQ

Qu’est-ce que le quantitative easing ?

https://www.youtube.com/watch?v=8NSCwGxXplQ

La Banque Centrale Européenne (BCE) est une institution qui veille notamment à garantir un taux annuel d’inflation stable d’environ 2%, c’est-à-dire une augmentation constante des prix d’environ 2%, qu’elle considère comme le signe d’un bon fonctionnement de l’économie.

Aujourd’hui, l’inflation est proche de zéro ; la BCE veut donc faire augmenter les prix.

Pour cela, la BCE peut notamment augmenter la quantité de monnaie en circulation dans notre économie, car plus il y a de monnaie, plus il y a de demande de biens ou de services et donc plus les prix augmentent.

Les prêts accordés par les banques constituent un moyen d’injecter de la monnaie dans notre économie. En effet, lorsqu’une banque accorde un prêt à un particulier ou à une entreprise, elle crée de la monnaie qu’elle n’a pas grâce à une simple écriture comptable.

Cette monnaie circule ensuite dans notre économie. Aujourd’hui, la BCE souhaite donc inciter les banques à prêter et les particuliers et les entreprises à emprunter pour relancer l’activité économique. Pour cela, elle a déjà baissé au maximum son taux directeur, qui est le taux auquel elle prête de l’argent aux banques, afin de maintenir des taux d’intérêt faibles sur le long terme. Moins les banques empruntent cher, plus elles peuvent prêter facilement.

Aujourd’hui, malgré un taux directeur proche de 0%, le crédit ne reprend pas. Elle utilise donc un nouveau levier appelé quantitative easing : il consiste à augmenter les liquidités des banques en rachetant à des conditions avantageuses leurs obligations d’Etat. En effet, les banques investissent dans des obligations d’Etat car celles-ci constituent un placement peu risqué. Si les banques utilisent cet apport de liquidités pour prêter de l’argent aux entreprises et aux particuliers, la reprise de l’emprunt devrait faire mécaniquement remonter le taux d’inflation.

A moyen terme, le maintien durable des taux d’intérêt à un faible niveau conjugué à une augmentation des prix devrait inciter les entreprises et les particuliers à emprunter. En effet, il est souvent très avantageux d’emprunter dans une situation d’inflation car le taux d’intérêt réellement payé (que l’on appelle taux d’intérêt réel) correspond à la différence entre le taux d’intérêt et le taux d’inflation. Avec le quantitative easing, la BCE espère retrouver un taux d’inflation proche de 2% en entraînant la reprise du crédit, donc de l’investissement et de la croissance. Néanmoins, il faut pour cela que les banques utilisent ces liquidités pour

favoriser le crédit et que tous les agents économiques reprennent confiance

Dessine-moi l’éco sous une licence Creative Commons 3.0 http://dessinemoileco.com

(7)

TP / Terminale /

Q uestions

Q .

1

. Autour de quel niveau approximativement constant tourne le montant des « Crédits à la consommation aux

particuliers » ? Si on estime le PIB à 2 450 milliards d’euros, quel serait en moyenne le poids de ces crédits dans l’économie ? Q .

2

. Pourquoi un prêt à la

consommation sur un téléviseur à 1 200 euros (coût du crédit compris) sur 12 mois est un flux d’entrée en mars 2019 ?

Comment s’étaleront les flux de sortie(s) ? Un crédit automobile en Juin 2019 pour 8 000 euros sur 2 ans viendra-t-il forcément accroitre l’encours ? Q .

3

. Toujours selon cette estimation du PIB à 2 450 milliards d’euros pourquoi en déduire que cet encours est un stock ? En quoi peut-on dire qu’il a une

dimension structurelle ?

Évolution de l'encours de crédit à la consommation aux particuliers

France, milliards d'euros, Corrigés des Variations Saisonnières (CVS)

Source : Banque de France

Q .

4

. Quelle évolution du PIB devrait-on observer pour que le poids de ces

crédits soit stable ? Le recul du PIB durant la crise « COVID » doit-il

statistiquement engendrer une hausse de ce poids ? En quoi cela n’est pas

forcément « remarquable » compte tenu des différences de niveau des deux

agrégats ? Pourquoi cette crise peut à la fois pousser à la hausse ces crédits

(pour les moins fortunés) et à la baisse par report des dépenses pour les

catégories moins touchées ?

Références

Documents relatifs