‘In the pocket’
Suggestions de cours pour gérer son argent en consommateur responsable
en collaboration avec
‘In the pocket’
Suggestions de cours pour gérer son argent en consommateur responsable
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pocket’. Lessuggesties over verantwoord geld beheren en consumeren Dieses Dokument kann auch in Deutsch unter dem Titel ‘In the pocket’.
Unterrichtsvorschläge für den verantwortungsbewussten Umgang mit Geld bezogen werden.
Une édition de la Fondation Roi Baudouin, rue Brederode 21 à 1000 Bruxelles
AUTEURS L’Observatoire du Crédit et de l’Endettement : Matthieu Bruyndonckx, Didier Noël et Romain Duvivier
Le Centre d’Appui aux Services de Médiation de Dettes de la Région Bruxelles-Capitale : Benoit Scutnaire
Het Vlaams Centrum Schuldbemiddeling : Isolde Vandevelde
COORDINATION POUR LA FONDATION ROI BAUDOUIN
Françoise Pissart, Directrice
Anne Van Meerbeeck, Responsable de projet Ann Vasseur, Assistante de direction CONCEPTION GRAPHIQUE PuPiL
MISE EN PAGE Tilt Factory
PRINT ON DEMAND Manufast-ABP asbl, une entreprise de travail adapté Cette publication peut être téléchargée gratuitement sur notre site www.kbs-frb.be
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ou auprès de notre centre de contact, tél. + 32-70-233 728, fax + 32-70-233-727
DÉPÔT LÉGAL: D/2893/2010/07 ISBN-13: 978-2-87212-613-2
EAN: 9782872126132
N° DE COMMANDE: 1975
Décembre 2010
Avec le soutien de la Loterie Nationale
I INTRODUCTION . . . . 9
A Qu’est-ce que l’éducation financière ? . . . 9
B Description du dossier ‘In the pocket’ . . . 11
C Le surendettement en Belgique en quelques chiffres . . . 13
D Les partenaires du projet . . . 22
II MISE EN GARDE . . . . 25
A Besoin ou envie ? . . . 26
B Déterminisme social ou responsabilité individuelle ? . . . 27
C Décoder les publicités pour le crédit . . . 29
III LIENS GENERAUX . . . . 31
A En-dehors du secteur du surendettement . . . 31
B Les acteurs du secteur du surendettement en Belgique . . . 34
IV MES FINANCES AU JOUR LE JOUR . . . . 37
A Budget . . . 37
B Crédits . . . 45
C Epargne. . . 50
V MES CHOIX AU JOUR LE JOUR . . . . 53
A La consommation des jeunes (internet, GSM, jeu en ligne…) et l’endettement.. . . 53
B Consommer responsable ou lorsque je peux faire des choix de consommation “durable” . . . 59
VI GLOSSAIRE . . . . 61
Annexes . . . . 79
SOMMAIRE
Fondation Roi Baudouin ‘IN THE pOCkET’ 5
Suggestion de cours n° 1 : Besoin ou envie ? . . . 26
Suggestion de cours n° 2 : Déterminisme social ou responsabilité individuelle ?. . . 27
Suggestion de cours n° 3 : Décoder les publicités pour le crédit . . . 29
Suggestion de cours n° 4 : L’argent et l’argot . . . 37
Suggestion de cours n° 5 : 10 bonnes raisons de faire mon budget . . . 38
Suggestion de cours n° 6 : Découvrir la grille budgétaire. . . 39
Suggestion de cours n° 7 : Les moments de la vie financière . . . 40
Suggestion de cours n° 8 : Trucs et astuces budgétaires . . . 41
Suggestion de cours n° 9 : La dignité humaine, jusqu’où peut-on aller ? . . . 42
Suggestion de cours n° 10 : La classe fait son budget . . . 43
Suggestion de cours n° 11 : Tout, tout de suite, partout, pour moi . . . 45
Suggestion de cours n° 12 : La Centrale des Crédits aux Particuliers . . . 46
Suggestion de cours n° 13 : Le crédit dans notre boîte aux lettres . . . 49
Suggestion de cours n° 14 : Découvrir les différents types de crédits . . . 49
Suggestion de cours n° 15 : La notion d’épargne. . . 51
Suggestion de cours n° 16 : La cigale ou la fourmi ? . . . 51
Suggestion de cours n° 17 : Quels sont les moyens disponibles pour aider les personnes surendettées ?. . . 56
Suggestion de cours n° 18 : ‘Mon GSM et moi’ . . . 57
Suggestion de cours n° 19 : Les jeunes en proie à des problèmes financiers ont la parole . . . 58
Suggestion de cours n° 20 : Le quiz “consommer intelligemment” . . . 60
Suggestion de cours n° 21 : Mots croisés . . . 60
SUGGESTIONS DE COURS
Fondation Roi Baudouin ‘IN THE pOCkET’ 7
I. INTRODUCTION
A. Qu’est-ce que l’éducation financière ? Mise en contexte
Ce dossier pédagogique contient des suggestions pour l’éducation financière. Sous le terme “éducation financière” sont regroupées l’ensemble des actions à vocation pédagogique liées à l’argent et à la consommation, tous publics confondus. C’est dire si le spectre est large et les ramifications innombrables. Du budget au crédit, de la psychologie aux mathématiques, de la publicité à la consommation responsable… il s’agit d’un processus d’éducation permanente qui s’adresse à tous.
L’objectif poursuivi est de permettre à chacun de mieux appréhender les questions d’argent qui se posent tout au long de la vie.
Très à la mode depuis quelques années, cette thématique est en perpétuelle évolution. Force est de constater que l’éducation financière s’est invitée dans le débat plus par nécessité que par volonté. En effet, la société d’aujourd’hui fait face à certains enjeux tels que le vieillissement de la population ou la remise en cause du modèle de sécurité sociale qui bousculent les habitudes des individus notamment à propos du temps de travail, de la pension, de l’épargne, de l’assurance santé… La consommation des ménages, pilier de notre système économique et indicateur de sa bonne santé, connaît également des mutations importantes notamment dans l’usage du crédit ou encore la profusion des messages publicitaires. C’est sur base de ces constats récents que certaines instances internationales ont fait de l’éducation financière une de leurs priorités.
De nombreuses études ont été effectuées, principalement dans le but d’évaluer les connaissances de la population et de mettre en place des programmes diversifiés et adaptés à tous types de publics sur base des initiatives existantes. Souvent décrite en termes de lacunes, l’éducation financière constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la plupart des pays dits développés qui lui accordent un intérêt grandissant, particulièrement en ce qui concerne l’apprentissage des jeunes à l’école.
L’objectif de l’éducation financière n’est pas d’éliminer tous les problèmes financiers qui bien souvent dépassent la simple responsabilité individuelle.
Il ne s’agit clairement pas de juger les choix de consommation, ni de dicter un comportement qui serait approprié et donc fortement recommandé. Au contraire, l’éducation financière tente d’apporter suffisamment de connaissances, mais aussi d’esprit critique, pour que chacun puisse parcourir son “chemin financier” en évitant au maximum les embûches, et ce quels que soit ses valeurs, son profil, son identité.
Fondation Roi Baudouin ‘IN THE pOCkET’ 9
C’est pourquoi, de plus en plus d’initiatives voient le jour tant du côté des pouvoirs publics que des institutions financières elles-mêmes pour améliorer et multiplier l’offre d’éducation financière12 3. Dans ces matières techniquement, socialement et éthiquement difficiles, le soutien aux professionnels de l’enseignement apparaît comme primordial. Ils sont un maillon essentiel du réseau des formateurs qui se dessine peu à peu dans notre pays.
Définition 4
- Toute activité scolaire dont l’objectif est de fournir aux élèves des éléments de tous types leur permettant de faire face à la société de consommation en qualité de consommateurs conscients, critiques, responsables et socialement engagés. Cette activité doit baser son action sur la possibilité offerte aux élèves de filtrer les informations qu’ils reçoivent, de prendre des décisions de consommateurs responsables, de comprendre et de déceler les phénomènes dérivés de la consommation, de la publicité, du marketing, etc.
- Un processus permanent dont l’objectif est de fournir au consommateur (d’une manière progressive et séquentielle en fonction de son niveau de développement) un ensemble d’éléments cognitifs, de procédures et de techniques de travail qui lui permettront de développer ses attitudes conscientes, critiques et socialement engagées et ce, en transmettant à la personne la satisfaction d’agir d’une manière responsable face à la consommation.
- Un engagement éducatif ayant pour objet de contribuer au développement global de l’élève en lui transmettant des concepts, des procédures et des attitudes facilitant l’élaboration d’une société de consommation plus équitable, plus engagée socialement et plus responsable. Cet engagement sera capable d’améliorer la qualité de vie de tous ses citoyens et ce, sans endommager l’environnement ambiant.
En particulier, l’éducation financière a été définie comme étant “le processus par lequel des consommateurs/investisseurs améliorent leur connaissance des produits, concepts et risques financiers et acquièrent, au moyen d’une information, d’une instruction ou d’un avis objectif, les compétences ou la confiance nécessaires pour devenir plus sensible aux risques et opportunités en matière financière, faire des choix raisonnés, savoir où trouver une assistance et prendre d’autres initiatives efficaces pour améliorer leur bien être financier”5.
1 Commission bancaire, financière et des assurances, Rapport sur la promotion des connaissances financières en Belgique, 2008 (www.cbfa.be/fr/consultations/lop/pdf/2008-10_promotion.pdf).
2 Livre blanc de la Commission européenne ‘Politique des services financiers 2005-2010’, COM(2005) 629 final / Livre vert de la Commission européenne relatif aux services financiers de détail, COM(2007) 0226 final, et la résolution du Parlement européen sur la politique des services financiers (2008) / Communication de la Commission européenne ‘Education financière’, adoptée le 18 décembre 2007.
3 OCDE (2005), Recommandation sur les principes et les bonnes pratiques relatifs à la sensibilisation et à l’éducation financières.
Recommandation du Conseil, www.oecd.org/dataoecd/7/16/35108663.pdf
4 Basé sur RESEAU E-Cons, Manuel de base Education du consommateur en classe, publié par le CRIOC (2007): www.oivo-crioc.
org/files/fr/2956fr.pdf
5 Voir la recommandation de l’OCDE, note 3.
B . Description du dossier ‘In the pocket’
Ce dossier a pour but d’alimenter la réflexion personnelle du professeur sur des questions souvent délicates liées à l’argent, la consommation, ou encore le crédit. De la sorte, les informations et les suggestions d’animation qui s’y trouveront devraient lui permettre de préparer efficacement diverses leçons sur ces sujets. Il ne constitue pas un programme clé-sur-porte, mais demande de la part de l’enseignant un effort de transposition didactique, selon le cours dans lequel il s’inscrit et le public.
Il s’agit de permettre aux professeurs d’apporter une information correcte en partant des préjugés pour ensuite les faire évoluer, d’amener les jeunes à débattre sur leurs valeurs personnelles et à prendre conscience que l’argent n’est pas la seule et unique valeur, d’aborder la différence entre les besoins et les envies et de promouvoir de véritables changements de comportement, notamment en matière de gestion budgétaire et de connaissance de son propre profil de consommateur.
Objectifs
- Déceler et donner la priorité à la valeur “être” plutôt que “avoir” dans sa prise de décision relative à la consommation.
- Développer une prise de conscience sociale relative à la responsabilité individuelle et collective de nos actions en notre qualité de consommateurs et à l’impact de ces actions sur l’environnement et les personnes.
- Pouvoir lire et analyser d’un œil critique les stratégies de vente - Savoir gérer un budget
- Connaître et décrypter les mécanismes de la société de consommation
Depuis peu, l’éducation financière apparaît dans les socles de compétences en Communauté française.
Plus d’informations : www.enseignement.be/index.php?page=24737
Aussi ce dossier se veut-il être une aide pour le professeur afin qu’il puisse développer des cours répondant aux compétences suivantes en Communauté française :
- Agir en consommateurs individuellement responsables.
- Lire, analyser et comprendre les messages publicitaires, les distinguer d’autres types d’informations.
- Assurer l’équilibre entre leurs besoins, leurs désirs et leurs revenus.
- Maîtriser l’acte d’achat : analyser un contrat, lire une étiquette, comparer les prix, calculer des remises exprimées en pourcentage, vérifier un ticket de caisse.
- Pouvoir calculer des proportions, des pourcentages, un taux.
- Gérer leur budget en utilisant judicieusement l’épargne et le crédit (ex : comprendre les mécanismes d’emprunt, d’épargne, de souscription d’assurances, de prêt hypothécaire).
- Estimer dans le budget la part du coût du transport, de l’alimentation, de l’habillement, des loisirs, du logement.
- Comprendre le mécanisme des loteries et des jeux.
En Communauté flamande l’éducation financière est abordée dans l’enseignement secondaire dans quelques cours. Le sujet sera cependant étudié de façon explicite via les ‘nouveaux’ objectifs finaux (“vakoverschrijdende eindtermen – VOET”, introduit le premier septembre 2010).
Plus d’informations (en néerlandais) : www .ond .vlaanderen .be/dvo
I. Introduction
‘IN THE pOCkET’ 11
Fondation Roi Baudouin
En Communauté germanophone, les compétences en matière financière sont en partie fixées dans les plans cadres (“Rahmenplänen”) qui, à l’heure actuelle, ne sont élaborés que pour l’enseignement primaire et pour la première partie de l’enseignement secondaire. Pendant les deux premières années de l’école secondaire, il existe dans certaines écoles une éducation à l’économie et à la mathématique, comprenant aussi les compétences financières.
Plus d’informations (en allemand) : www .bildungsserver .be/desktopdefault .aspx/tabid- 2221//4415_read-31778/
Cadre méthodologique6
Ce dossier s’adresse aux professeurs qui enseignent aux élèves de l’enseignement secondaire général, technique, professionnel et artistique âgés de 14 à 18 ans. Cette matière peut-être abordée dans différents cours : sciences économiques (le fonctionnement du crédit, de l’épargne) bien sûr, mais aussi sciences sociales (la protection du consommateur), français (par exemple, le décryptage des publicités), cours de religion ou de morale (réflexion sur les valeurs), mathématiques (calcul d’un TAEG), étude du milieu (consommation responsable et développement durable) voire même les cours de langues (le dossier est également disponible en néerlandais et en allemand).
L’éducation financière est une matière qui touche beaucoup de domaines : économie, citoyenneté, consommation durable, alimentation, publicité, marketing, gestion d’un budget, etc. L’éducation financière peut former les élèves à développer leur sens critique et à adopter une attitude responsable face à la société de consommation.
Du point de vue méthodologique, l’éducation financière peut-être enseignée selon différents modèles : - L’éducation financière peut-être abordée comme une activité unique (sous forme d’atelier par
exemple) dans le cadre d’une autre matière.
- L’éducation financière est considérée comme une thématique transversale commune à différents cours et intégrant d’autres éléments comme la citoyenneté par exemple.
Cette méthodologie “globale” nous semble la plus appropriée ; elle est complémentaire d’une pédagogie par projet. Ainsi par exemple, on pourra commencer par définir les différents thèmes de la consommation en partant du quotidien des élèves, leur faire prendre conscience de la valeur des objets du quotidien mais aussi de la valeur personnelle que l’on attribue à ces objets.
Ensuite, on pourra approfondir les matières relatives à la consommation : par le biais de leurs expériences, en comprenant et établissant les causes et conséquences de notre société de consommation actuelle, en développant un esprit critique et une attitude responsable face au marketing, en leur faisant prendre conscience de leurs droits de consommateurs, de leurs valeurs…
Enfin, on pourra approfondir les thématiques relatives à la consommation jusqu’à la compréhension du fonctionnement de notre société de consommation afin de valoriser de manière critique l’impact de notre consommation individuelle sur notre environnement et de pouvoir devenir “acteur de sa consommation” c’est-à-dire consommer de façon responsable.
6 Voir également: RESEAU E-Cons, Manuel de base Education du consommateur en classe.
C . Le surendettement en Belgique en chiffres7
“Entre Dieu et Lucifer, entre ce qui élève et ce qui rabaisse, entre ce qu’il faut pour vivre dignement et ce qu’il faut de dignité pour vivre, entre ce qui fonde l’estime de soi et l’estime des autres, l’argent est là, au cœur de ces contradictions”.
(Vincent de Gaulejac, “Argent, estime de soi et dignité”, Questions d’argent, Ed. De Brouwer, Paris, 1999.) Les difficultés de quantifier mais aussi de définir le surendettement sont les premiers problèmes qui se posent à toute personne s’intéressant à ce sujet. Avant d’examiner les causes possibles du surendettement, il importe de définir le surendettement et de mettre en évidence différents indicateurs rendant compte de la fréquence plus ou moins importante de ce phénomène.
Qu’est-ce que le surendettement et l’endettement problématique ?
Bien qu’il ait longtemps été difficile d’établir une définition consensuelle du phénomène, le surendettement est généralement défini comme une incapacité durable à rembourser ses dettes à partir de ses revenus. Le phénomène de surendettement ne doit pas être confondu avec un simple défaut de paiement dû à une simple négligence, ni avec une situation d’endettement problématique qui se caractérise par une incapacité financière, a priori temporaire, à rembourser une ou plusieurs dettes arrivées à échéance.
Lorsqu’une personne est en situation de surendettement, elle est forcément dans une situation d’endettement problématique. L’inverse n’est cependant pas toujours vrai. Une situation d’endettement problématique ne donnera lieu à un état de surendettement que si l’incapacité à rembourser les dettes échues a un caractère réellement durable. Le phénomène de surendettement a donc un caractère structurel que l’endettement problématique n’a pas forcément.
Peut-on quantifier le surendettement ?
La définition du surendettement rappelée ci-dessus apparaît rapidement peu opérationnelle dès qu’il s’agit de recenser le nombre de ménages surendettés. Pourtant, notre société a coutume de quantifier les phénomènes sociaux jugés inquiétants et de consigner les mesures obtenues dans des tableaux de bord. Ces derniers servent, ex ante, à définir les mesures de politique économique et sociale qui s’avèrent nécessaires. Ex post, ces tableaux de bord seront utilisés pour évaluer l’efficacité des mesures socio-économiques passées. Dès lors, le caractère difficilement quantifiable du surendettement peut amener à négliger ou à exagérer ce phénomène. Il est donc impératif d’évaluer l’importance du surendettement en ayant recours à des indicateurs économiques et sociaux qui nous permettront d’évaluer le risque global de surendettement qui ne doit pas être confondu avec le risque individuel de surendettement. Comment définir ces notions de risque lié au surendettement et, surtout, quels indicateurs pourrait-on utiliser pour tenter de mesurer ces risques ?
7 Pour des chiffres plus actualisés sur l’état du surendettement en Belgique, veuillez vous référer aux sites de la Banque Nationale de Belgique (www.bnb.be) ou des partenaires du projet : www.observatoire-credit.be (indicateurs de l’endettement ou du surendettement); www.centrumschuldbemiddeling.be (onderzoek en registratie); www.mediationdedettes.be (la mediation de dettes).
I. Introduction
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Fondation Roi Baudouin
Pour un individu déterminé, le risque individuel de surendettement est la probabilité qu’il connaisse, à un moment donné, une situation de surendettement. Bien entendu, son importance variera d’un individu à l’autre. Différentes caractéristiques propres à une personne donnée (son âge, sa situation socioprofessionnelle, etc.) vont avoir pour effet d’augmenter ou de diminuer la probabilité qu’elle connaisse un jour le surendettement. Par exemple, un homme marié ayant un emploi stable présenterait un risque de surendettement plus faible qu’une femme vivant de manière isolée avec ses enfants et n’ayant pas d’emploi rémunéré.
Dans une certaine mesure, à partir des caractéristiques propres d’un individu, il devrait être possible d’évaluer le risque que celui-ci connaisse un jour une situation de surendettement. L’idée d’une mesure du risque individuel de surendettement n’est pas aussi théorique qu’elle n’y paraît. Les établissements de crédit se livrent à ce type de calcul lorsqu’ils font appel au crédit scoring suite à une demande de prêt. Le credit scoring consiste à comparer les caractéristiques d’un candidat emprunteur (son âge, sa profession, son salaire, sa situation familiale, etc.) avec celles d’un échantillon représentatif afin de calculer la probabilité que l’emprunteur ne rembourse pas son prêt. Pour les établissements de crédit, le credit scoring n’est rien de plus qu’un outil les aidant à prendre la décision d’octroyer ou non le prêt demandé : il permet d’évaluer un risque de défaillance qui, a priori, est inconnu et incalculable. Si les caractéristiques de Monsieur X se rapprochent de celles des “bons emprunteurs” figurant dans l’échantillon représentatif de l’institution prêteuse, la technique de credit scoring attribuera alors une bonne note à Monsieur X. Cette bonne note sera synonyme d’un risque de défaillance relativement faible.
Mais, contrairement aux établissements de crédit, c’est le risque global de surendettement qui intéresse les pouvoirs publics, les observateurs et la société civile. En effet, le risque global de surendettement correspond à la probabilité, à un moment donné, qu’un individu pris au hasard dans la société soit en situation de surendettement. Ce risque global de surendettement ne peut pas être chiffré avec précision. Mais, par contre, des indicateurs de ce risque peuvent être identifiés. Certes, aussi judicieux soit-il, aucun indicateur n’offrira un dénombrement exact du nombre de ménages surendettés. Mais les évolutions que peuvent connaître plusieurs indicateurs – et non un indicateur unique – permettront d’évaluer une tendance du phénomène du surendettement à croître, à régresser ou à stagner. Ces indicateurs permettront également d’étudier les causes du surendettement ainsi que son lien avec la pauvreté.
Trois indicateurs du risque global de surendettement
Différents indicateurs du risque global de surendettement peuvent être fournis à partir des données de la Centrale des Crédits aux Particuliers (CCP) gérée par la Banque Nationale de Belgique (BNB). A titre de rappel, la Centrale enregistre les crédits à la consommation et les crédits hypothécaires (voyez le glossaire pour la définition de ces deux termes) contractés par les particuliers (volet positif), les défaillances de paiement pour ces mêmes crédits (volet négatif) ainsi que des informations concernant les procédures de règlement collectif de dettes. Les prêteurs ont l’obligation de consulter la Centrale afin de s’assurer de la solvabilité des candidats emprunteurs. Le cas échéant, un préteur ne peut pas octroyer un prêt à une personne qui, au vu des éléments qu’il connaît, est susceptible de connaître des difficultés de remboursement suite à l’octroi du crédit. Les informations enregistrées dans la Centrale peuvent donc permettre de calculer des indicateurs du risque global de surendettement. Mais ils ne sont pas toujours opportuns. Trois de ces indicateurs seront finalement retenus.
• Le pourcentage des emprunteurs défaillants, son évolution et sa répartition géographique
Il s’agit du pourcentage que représentent, dans le total des emprunteurs repris dans le volet positif de la CCP, les emprunteurs enregistrés pour au moins un défaut de paiement. Cet indicateur, que nous appellerons par la suite le pourcentage des emprunteurs défaillants, se calcule de la manière suivante : Pourcentage des emprunteurs défaillants = (Nombre de personnes enregistrées pour au moins un crédit défaillant (fichier négatif)) / (Nombre total des emprunteurs repris dans le volet positif de la CCP)
Les données de la CCP permettent de déterminer les évolutions de cet indicateur dans le temps et de comparer sa grandeur dans les différentes régions et provinces du pays.
Graphique 1 : Evolution du pourcentage d’emprunteurs (pour la Belgique)
7,00%
7,20%
7,40%
7,60%
7,80%
8,00%
8,20%
8,40%
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Source : Graphique et calculs établis par l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement sur base des données de la CCP (BNB).
Ainsi, en se référant au graphique 1 repris ci-dessus, en 2003, 8,3% du total des emprunteurs étaient enregistrés pour un défaut de paiement affectant au moins un crédit. En 2009, ce pourcentage n’était plus que de 7,28%. Cette évolution appréciable doit être lue comme reflétant une diminution du risque global de surendettement.
Il serait donc totalement erroné de conclure qu’en 2009, 7,28% des emprunteurs étaient en situation de surendettement. Certaines personnes rencontrent un défaut de paiement suite à une négligence personnelle, un litige avec le prêteur ou en raison de difficultés financières passagères. En outre, en 2009, 63% des emprunteurs défaillants n’étaient en défaut de paiement que pour un seul crédit. Il est donc envisageable d’être enregistré comme emprunteur défaillant sans être dans une réelle situation d’endettement problématique (parce que la défaillance enregistrée trouverait sa source dans un litige avec le prêteur) et, par conséquent, encore moins dans une situation de surendettement. Le pourcentage des emprunteurs défaillants doit, tout au plus, être considéré comme un indicateur du risque global de surendettement et non comme une mesure précise du phénomène. Le fait qu’une
I. Introduction
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personne soit enregistrée pour une ou plusieurs défaillances signifie que cette personne peut rencontrer une situation d’endettement plus ou moins problématique. Le risque que cette personne connaisse le surendettement devrait augmenter avec le nombre et l’ampleur des défauts de paiement.
Entre 2008 et 2009, nous remarquons une légère augmentation dans le pourcentage des emprunteurs défaillants. Même si elle demeure timide, cette évolution contraste suffisamment avec les 5 années de diminution consécutives pour qu’une légère augmentation du risque global de surendettement soit suspectée.
Tableau 1 - Disparités spatiales concernant le pourcentage des emprunteurs défaillants
province d’Anvers 5,38% province du Brabant wallon 5,65%
Province du Brabant flamand 4,38% province du Hainaut 10,89%
province du Limbourg 5,17% Province de Liège 9,46%
province de Flandre orientale 5,55% province du Luxembourg 7,87%
province de Flandre occidentale 5,34% province de Namur 8,82%
Région flamande 5,21% Région wallonne 9,40%
Bruxelles-Capitale 10,22% Total Belgique 7,28%
Source : Graphique et calculs établis par l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement sur base des données de la CCP (BNB).
Le tableau 1 repris ci-dessus montre qu’en 2009, 9,4 % des emprunteurs wallons sont concernés par au moins un défaut de paiement. Ce taux est de 10,22% pour la Région de Bruxelles-Capitale et 5,21%
pour la Région flamande. Bien que non reprises ici, les données existantes au niveau des arrondissements administratifs nous indiquent que les disparités régionales s’accentuent à mesure que l’on étudie le phénomène à une échelle spatiale plus fine. A titre indicatif, c’est l’arrondissement administratif de Charleroi qui détient le record : 12,89% des emprunteurs sont défaillants. A l’opposé, seuls 4,15% des emprunteurs de l’arrondissement de Louvain sont défaillants. Le risque global de surendettement se polarise donc dans les parties du pays les plus vulnérables sur le plan socio- économique. Les Belges sont loin d’être égaux face à ce risque.
• L’évolution de l’arriéré moyen par emprunteur défaillant
Alors que le premier indicateur du risque global de surendettement se centrait sur la fréquence des défauts de paiement, le second indicateur concerne l’ampleur des situations de défaut de paiement à travers l’évolution que connaît l’arriéré moyen par emprunteur défaillant. S’agissant d’apprécier le risque global de surendettement, cet indicateur peut avoir une portée plus significative que le pourcentage d’emprunteurs défaillants. En effet, une augmentation de l’arriéré moyen montre que les défauts de paiement relèvent de situations qui, dans l’ensemble, deviennent plus difficiles à gérer : des défauts de paiement « ponctuels » auraient dans ce cas tendance à se transformer en difficultés financières à caractère plus « structurel ». Or, comme rappelé ci-dessus, le surendettement est officiellement et couramment définit comme une incapacité durable à assumer ses dettes.
Graphique 2 : Evolution de l’arriéré moyen par emprunteur défaillant (en euros constants de 2004)
4.400 € 4.600 € 4.800 € 5.000 € 5.200 € 5.400 € 5.600 € 5.800 €
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Source : Graphique et calculs établis par l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement sur base des données fournies par la BNB (CCP) et l’ICN (IPC)
Entre 2008 et 2009, le montant nominal moyen de l’arriéré par emprunteur défaillant a progressé de manière significative. En effet, pour les personnes en défaut de paiement, cet arriéré moyen est de 6.042 euros en 2009 contre 5.394 euros pour l’année 2008, soit une augmentation de 12%. L’inflation, pratiquement nulle en 2009, n’est pas susceptible d’expliquer cette évolution. Le graphique 2 repris ci-dessus montre que, à la fin de l’année 2009, l’arriéré moyen (exprimé en euros constants de 2004) aura retrouvé un niveau proche de celui qu’il avait en 2004.
• Le pourcentage de ménages bénéficiant de la procédure de règlement collectif de dettes et son évolution
Le pourcentage de ménages ayant sollicité et ayant été admis chaque année à la procédure de règlement collectif de dettes ainsi que son évolution constitue le troisième indicateur permettant d’apprécier le risque global de surendettement. Il s’agit de ménages qui, par définition, sont surendettés.
I. Introduction
‘IN THE pOCkET’ 17
Fondation Roi Baudouin
Graphique 3 : Evolution du nombre de nouvelles procédures de règlement collectif de dettes
8000 9000 10000 11000 12000 13000 14000 15000 16000 17000
2006 2007 2008 2009
Source : Graphique OCE sur base des données de la CCP (BNB).
Les données du graphique 3 repris ci-dessus indiquent qu’entre 2008 et 2009, le nombre de ménages ayant introduit une procédure de règlement collectif de dettes a progressé de 12.900 à 15.904, soit une augmentation de 23,3%.
• Le pourcentage de la population consultant les services de médiation de dettes pour laquelle ces services interviennent en qualité de médiateur judiciaire
La médiation de dettes concernant au moins une dette résultant d’un crédit à la consommation (ce qui est fréquent) ne peut être pratiquée que par certains auxiliaires de justice, officiers ministériels et les services autorisés par les Régions, Communautés et Commissions communautaires compétentes pour ce faire (suivant la localisation des services). La médiation de dettes peut être opérée dans le cadre d’une procédure de règlement collectif de dettes (médiation judiciaire) ou non (médiation non judiciaire). Les services de médiation de dettes, comme les autres catégories de médiateur de dettes, peuvent être consulté dans le cadre d’une médiation non judiciaire et peuvent être désigné comme médiateur dans le cadre d’une procédure de règlement collectif de dettes.
Les données provenant des administrations régionales et communautaires et des services eux- mêmes peuvent fournir un indicateur du risque global de surendettement, à savoir le pourcentage des ménages consultant ces services ou pour lesquels ceux-ci ont été désignés comme médiateur de dettes dans le cadre d’une procédure de règlement collectif de dettes (médiateurs judiciaires).
Il ne s’agit ici aussi que d’un indicateur et d’un indicateur relatif au risque global de surendettement.
En effet, tous les ménages qui vivent une situation de surendettement ne font pas appel à ces services. Et les ménages qui les consultent ne se trouvent pas nécessairement dans une situation de surendettement. On peut seulement affirmer avec certitude que les ménages que les services ont aidé à introduire une demande de règlement collectif de dettes - laquelle a ensuite été déclarée admissible - ainsi que les ménages pour lesquels les services ont été désignés comme médiateur de dettes dans le cadre de cette procédure sont surendettés.
Suivant cet indicateur, pour la Région Wallonne, 1,25% au moins des ménages seraient concernés par le risque global de surendettement.
Les facteurs pouvant expliquer l’évolution du risque global de surendettement
Le surendettement peut trouver son origine dans des causes de deux types : macro-économiques et micro-économiques. En effet, au niveau macro-économique, des facteurs d’ordre conjoncturel peuvent justifier que le surendettement soit plus important à certaines périodes et/ou dans certaines régions. Cependant, des personnes qui vivent dans des conditions socio-économiques proches ne connaissent pas toujours les mêmes destins. Car, sur le plan micro-économique, des caractéristiques propres aux ménages peuvent expliquer une plus grande exposition au risque de surendettement.
• Les facteurs macro-économiques
L’évolution du revenu disponible réel par habitant, lequel permet d’apprécier le pouvoir d’achat de la population, influence la situation financière de celle-ci : une diminution de ce revenu pourrait entraîner un accroissement des difficultés financières pour les ménages les plus vulnérables.
Par ailleurs, on peut constater un certain parallélisme entre l’évolution des indicateurs du risque global de surendettement et le résultat que produisent les évolutions du produit intérieur brut et du taux d’inflation.
I. Introduction
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Graphique 4 : Evolution des principaux indicateurs macroéconomiques : inflation et pIB nominal (en %, axe de gauche); revenu disponible réel par habitant (en euros constants de 2004; axe de droite)
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Taux de croissance en %
10.000 € 11.000 € 12.000 € 13.000 € 14.000 € 15.000 € 16.000 € 17.000 € 18.000 €
Inflation PIB nominal Revenu disponible réel par habitant
Source : Graphique établi par l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement sur base de données ICN reprises par BELGOSTAT (PIB et taux d’inflation) et calculs établis par l’OCE sur base des données ICN (revenu disponible réel par habitant).
Les évolutions des indicateurs du risque global de surendettement incitent à penser qu’entre 2008 et 2009, ce risque global a connu une légère hausse (voir ci-dessus). Or, le graphique 4 repris ci-dessus montre qu’au cours de l’année 2008, l’inflation a été particulièrement forte, que le produit intérieur brut n’a que très légèrement augmenté. Dans de telles conditions, il semble certain qu’en 2009, le revenu disponible a diminué.
Le risque global de surendettement dépend également du taux de chômage affectant la population. Ce facteur explique d’ailleurs les différences constatées entre les régions et les provinces (voir ci-dessus) : celles que le chômage touche plus particulièrement sont naturellement celles qui sont les plus sensibles au risque global de surendettement.
• Les facteurs micro-économiques
Différents facteurs d’ordre micro-économiques peuvent expliquer que le risque global de surendettement affectera davantage certaines catégories de ménage plutôt que d’autres pourtant placés dans un même contexte macro-économique. Nous pouvons mettre en évidence quatre grands types de facteurs micro- économiques : l’insolvabilité structurelle - soit l’insuffisance des revenus du ménage pour lui permettre de satisfaire ses besoins vitaux -, « l’accident de vie » - tel que la maladie, la perte d’un emploi, le décès d’un membre du ménage ou des problèmes familiaux - provoquant, de manière imprévue et imprévisible, une diminution des revenus et/ou un accroissement des charges, les difficultés à pouvoir gérer convenablement son budget et l’excès des dépenses et des dettes par rapport aux ressources.
Ces facteurs interviennent dans la plupart des cas de manière conjointe : les difficultés de gestions engendreront un risque global de surendettement d’autant plus élevé qu’elles s’accompagnent, par exemple, de revenus faibles et d’un mode de vie en décalage par rapport à ces revenus.
Par ailleurs, chacun de ces facteurs aura une implication différente selon que, par exemple, le ménage est ou non propriétaire, a un certain niveau d’instruction, a la possibilité d’être assisté par son entourage afin de faire face à un accident de vie, etc. La vulnérabilité par rapport au risque de surendettement dépend également d’un grand nombre d’autres facteurs qu’il est impossible d’énumérer.
Néanmoins, le premier de ces facteurs cités ci-dessus apparaît d’autant plus important qu’une part notable des ménages surendettés ou exposés au risque de surendettement a des revenus qui ne permettent pas de couvrir les dépenses qu’un ménage consacre habituellement à la consommation de biens et de services (tant publics que privés, voire a des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.
Le « panier de la famille » identifié par le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateur (CRIOC) valait, en décembre 2008, 570,56 euros par semaine, soit 2.282,24 euros par mois8. Or, cette même année, le revenu moyen des ménages suivis par les services de médiation de dettes wallons n’était que de 1.361,97 euros.
Il convient aussi de noter qu’il n’existe pas nécessairement de relation entre le risque global de surendettement et le seul fait d’avoir contracté un ou plusieurs crédits.
Graphique 5 : Evolutions comparées des emprunteurs et des emprunteurs défaillants
7,00%
7,20%
7,40%
7,60%
7,80%
8,00%
8,20%
8,40%
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
50%
51%
52%
53%
54%
55%
56%
57%
58%
59%
Part des emprunteurs défaillants (axe de gauche) Part de la population ayant emprunté (axe de droite)
Source : Graphique et calculs établis par l’Observatoire du Crédit et de l’Endettement sur base des données de la CCP (BNB).
Le graphique 5 repris ci-dessus permet de comparer l’évolution de la part de la population belge ayant au moins un crédit en cours (axe de droite) avec l’évolution du pourcentage des emprunteurs défaillants (axe de gauche). Entre 2003 et 2009, davantage de personnes ont contracté au moins un
8 Voyez le site http://www.crioc.be pour toutes questions complémentaires sur la composition du « panier de la famille » ainsi que pour les éventuelles remarques qui concerneraient la méthodologie suivie par le CRIOC.
I. Introduction
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crédit (leur pourcentage dans la population totale est passé de 51,8 % à 57,8 %). Or, sur la même période, le pourcentage des emprunteurs défaillants a diminué de manière notable pour passer de 8,3%
à 7,2%.
En outre, en 2009, près d’un tiers des ménages bénéficiant de la procédure de règlement collectif n’étaient pas enregistrés comme emprunteurs défaillants. Et, cette même année, 20% de ces personnes n’étaient même pas enregistrées comme emprunteur.
D . Les partenaires du projet
Le Centre d’Appui aux Services de Médiation de Dettes de la Région Bruxelles-Capitale (CAMD) anciennement GREpA .
Le Centre d’Appui – Médiation de Dettes a pour mission principale de soutenir l’action des services de médiation de dettes du secteur public (créés par les CPAS notamment) et du secteur associatif. A ce titre, le CAMD :
- organise toutes les formations destinées aux médiateurs de dettes de la région de Bruxelles Capitale ; - diffuse régulièrement des informations concernant les évolutions légales et réglementaires
notamment en matière de règlement collectif de dettes et de crédit à la consommation ;
- organise une permanence juridique pour répondre aux questions posées par les médiateurs de dettes ;
- rassemble les médiateurs pour permettre des partages d’expériences, le suivi des évolutions législatives et la mise au point d’outils de travail ;
- organise des rencontres mensuelles entre les médiateurs de dettes et les créanciers, les pouvoirs publics, ou les intervenants judiciaires ;
- intervient régulièrement comme expert sur les questions de crédit à la consommation et d’endettement lors de séminaires, de formations diverses et de colloques.
- développe une pédagothèque afin de mettre à la disposition de tous des outils d’animation adéquats (ouvrages de référence, supports didactiques, fiches pratiques, jeux, DVD, etc) ;
- propose la prise en charge ponctuelle de certaines animations (liées au budget par exemple) ; - offre un soutien à la mise en place de tout projet de prévention du surendettement en région
bruxelloise.
Ainsi, depuis 2005, notre association soutien activement des projets pilote de prévention du surendettement en partenariat avec des associations ou des entreprises de la Région de Bruxelles- Capitale. L’objectif est de favoriser l’émergence de projets de prévention du surendettement en Région bruxelloise en apportant un soutien technique, méthodologique, en formant les animateurs et en développant des réseaux (entre les services de médiation de dettes, les centres d’éducation permanente, les maisons médicales, les planning familiaux, les centres d’action sociale globale, les services sociaux de « première ligne ») mais sans nous substituer aux associations de terrain.
www .mediationdedettes .be
contact : Benoit Scutnaire - [email protected] – Tél. 02 217 88 06
L’Observatoire du Crédit et de l’Endettement
L’Observatoire du Crédit et de l’Endettement est reconnu par le Gouvernement wallon (décret du 7 juillet 1994 concernant l’agrément des institutions pratiquant la médiation de dettes ; M.B. du 28/07/1994). Il assure en Wallonie les formations de base et continuées des médiateurs de dettes.
L’Observatoire a pour objectif de promouvoir toute forme de réflexion et d’action dans le domaine du crédit et de l’endettement : rencontres, information, formation, études, centralisation et traitement de données économiques, sociales et juridiques.
L’Observatoire participe à la réalisation de programmes de recherche permettant de mieux comprendre le rôle économique et social du crédit aux particuliers. Avec les agents économiques et les services sociaux, il vise à construire une éthique qui doit guider le droit et les pratiques de lutte contre le surendettement. Il met en place des outils d’analyse et d’information aux plans juridique et économique. Dans le cadre de la prévention et du traitement du surendettement, il dispense conseil et assistance technique aux centres de médiation de dettes agréés par le Ministre des Affaires sociales de la Région wallonne.
L’Observatoire assure une large diffusion des résultats de ses travaux et publie, en français et en néerlandais, l’Annuaire juridique du crédit et du règlement collectif de dettes (annuel), les analyses économiques spécifiques et le Rapport général sur la consommation et le crédit aux particuliers (avec le soutien du Service public fédéral économie) et, en français, le Rapport relatif à la prévention et au traitement du surendettement en Région wallonne.
www .observatoire-credit .be
Contact : Matthieu Bruyndonckx - info@observatoire-credit .be – Tél. 071 33 12 59
Het Vlaams Centrum Schuldbemiddeling
Le ‘Vlaams Centrum Schuldbemiddeling’ (VCS) est un centre d’appui pour les services d’aide agréées à la médiation de dettes des ‘OCMW’ (CPAS) et des CAW (Centra voor algemeen welzijnswerk) en Flandre.
Une série d’activités de soutien sont organisées dans ce cadre.
Les services de médiation de dettes se trouvent dans un environnement juridique et sociétal complexe, comportant de nombreux aspects professionnels et déontologiques. Dans ce contexte, les principales missions du VCS sont la mise à disposition d’informations, la formation permanente pour les conseillers en médiation de dettes et l’assistance juridique à ces services.
Autre aspect tout aussi important : la mise sur pied par étapes d’un centre de connaissances et de recherche dont les missions principales concernent l’implémentation d’un système uniforme d’enregistrement et la fonction d’alerte aux autorités et autres instances compétentes.
Le VCS agit également dans le sens de la prévention des problèmes d’endettement pour la mise en œuvre d’une politique de prévention comportant des actions spécifiques ciblées sur les groupes les plus vulnérables.
Afin d’atteindre ces objectifs, une bonne communication et une bonne interaction avec les services de médiation de dettes et autres parties concernées, constituent un facteur critique de succès. La concertation et la collaboration avec d’autres acteurs du secteur de la médiation de dettes et secteurs apparentés apportent une plus-value considérable. Le VCS prend des initiatives et participe à une série de réseaux pertinents.
I. Introduction
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Fondation Roi Baudouin
Le ‘Vlaams Centrum Schuldbemiddeling’ s’efforce de faire en sorte que ses activités soient efficaces au maximum, dans les limites des possibilités budgétaires qui sont les siennes.
Le VCS considère comme très importants l’implication et la compétence de ses collaborateurs; c’est pourquoi il investit dans leur formation permanente.
www .centrumschuldbemiddeling .be
contact : Isolde Vandevelde - info@centrumschuldbemiddeling .be – Tél. 02 211 55 00
Verbraucherschutzzentrale
La Verbraucherschutzzentrale (VSZ) asbl a réalisé la traduction en allemand de ce dossier. La VSZ est une organisation officielle de consommateurs, qui a ce titre siège au Conseil de la Consommation. Créée en 1991, l’association dispose d’un centre d’information ouvert gratuitement au public.
A côté de ses fonctions de base qui sont l’information, le conseil et l’aide aux consommateurs, elle développe également des projets dans le domaine du développement durable.
En matière de surendettement, la VSZ pratique la médiation de dettes depuis 1993. Elle a été reconnue officiellement par le Ministère de la Communauté Germanophone le premier juillet 1996. Elle est également agrée par la Région wallonne comme institution pratiquant la médiation des dettes.
Depuis 2004, la VSZ est devenue le Centre de Référence de la Communauté Germanophone en matière de surendettement. A ce titre, elle développe des programmes de préventions, organise des formations au profit des CPAS de la Communauté et prend en charge les cas les plus compliqués de surendettement.
www .vsz .be
contact : René Kalfa – info@vsz .be – Tél. 087 59 18 50
Si vous avez des questions, des réactions à propos de ce dossier, n’hésitez pas à nous les faire partager en nous contactant par téléphone ou email
II. MISE EN GARDE
Qui dit éducation financière dit aussi débat sur les valeurs humaines et personnelles : l’un voudra voyager, l’autre privilégiera l’achat d’une voiture ou l’épargne, ou encore il préfèrera envoyer de l’argent à sa famille plutôt que de manger à sa faim etc. Bref, il n’appartient pas de juger la façon dont chacun « dépense » son argent car c’est intimement lié à son système de valeurs personnelles, à sa culture, à son éducation.
Lorsqu’on lance un débat sur l’argent, on touche à un sujet qui reste tabou. On est aussi souvent amené à parler de déterminisme social, un sujet toujours délicat. Il n’est pas rare que l’on en arrive à être confronté à des conflits de valeurs.
Aussi faut-il faire preuve de beaucoup de tact, poser clairement les limites du débat, insister sur le respect de chacun et l’importance de ne pas poser de jugements. Il est important de se sentir à l’aise avec ses propres valeurs, avec son rapport à l’argent pour pouvoir rester neutre tout comme il faut pouvoir gérer ces conflits de valeurs s’ils se présentent. Certains cours sont certainement plus propices à l’instauration de ces débats sur les valeurs mais le plus important est que le professeur se sente à l’aise dans ce domaine pour ne pas être
« dépassé » par sa classe.
Nous vous proposons dans ce dossier trois animations servant à initier ce débat ; elles permettent de distinguer une valeur morale d’une valeur matérielle, à montrer que la richesse n’est pas forcément matérielle, que les valeurs diffèrent selon les cultures, les pays, l’éducation que l’on a reçue. Elles montrent l’influence de la publicité et du marketing dans nos actes d’achats.
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A. Besoin ou envie ?
Suggestion de cours n° 1 : Besoin ou envie ? OBJECTIFS
- Définir ce qu’est une valeur morale
- Établir que chaque individu fonctionne selon un système de valeurs personnelles qu’il n’appartient à personne de juger
- S’interroger sur son rapport à l’argent
DESCRIpTION
A partir de 3 questions, découvrir ses propres valeurs, celles des autres élèves et réfléchir sur son rapport à l’argent :
1. Si demain vous gagnez au Lotto, quelle est la première chose que vous faites ?
2. Si demain vous devez partir pour plusieurs années sur une île déserte, qu’emmenez-vous ? (3 choses ou personnes maximum) ?
3. Quelle est votre plus grande richesse ?
Les questions suivantes peuvent être soumises à débat : - Que pensez-vous de ces réponses ?
- Avez-vous été étonnés, surpris par certaines réponses ? - N’y a-t-il que l’argent qui compte ?
- Est-ce que l’on peut tout acheter dans la vie ?
- Comment vivre sur une île déserte si l’on ne tient compte que de ses envies et pas de ses besoins ? - Lorsque l’on doit choisir ce qui nous tient le plus à cœur pour partir sur une île déserte, est-ce que
l’on pense à de l’argent ?
- A la dernière question, avez-vous pensé à un objet de valeur ou à de l’argent ?
- Finalement, est-ce que avoir de l’argent c’est si important ? Est-ce une finalité ou un moyen ? - Etc.
Pour les réponses aux trois questions, le professeur peut commencer par différencier dans les réponses ce qui s’achète et ce qui ne s’achète pas et puis distinguer les valeurs morales des valeurs financières.
S’interroger sur son système de valeurs personnelles.
Distinguer les besoins des envies et introduire le concept de la pyramide des besoins de Maslow. Montrer que le manque d’argent, le surendettement isole : d’une part sortir de chez soi, c’est être tenté de dépenser, d’autre part, il y a une véritable honte à être surendetté. Or ne pas être seul, être inséré dans la société est un besoin (cfr. notamment les réponses à la seconde question).
Le professeur conclura que l’argent n’est pas une valeur en soi mais bien un moyen de se réaliser. Mais il est loin d’être le seul moyen. Chacun a ses propres richesses et tout le monde est riche ! Quelles sont vos richesses et qu’est ce qui peut vous permettre de vous réaliser ?
MATERIEL
Annexe 1 : Pyramide des besoins de Maslow
B. Déterminisme social ou responsabilité individuelle ?
Suggestion de cours n° 2 : Déterminisme social ou responsabilité individuelle ? OBJECTIFS
- Comprendre ce qu’est le déterminisme social et les notions de pauvreté générationnelle et structurelle - Prendre conscience que le déterminisme social n’est pas une fatalité et qu’il est possible de changer
la place que l’on occupe dans la société : aucune situation n’est définitive. Tout est en mouvement et on peut s’élever comme l’on peut descendre sur les échelles sociales et économiques : l’éducation est un ascenseur social important, la participation au débat démocratique en est un autre, prendre conscience de ses ressources, de ses capacités est indispensable. Chacun a une responsabilité individuelle qu’il peut « opposer » au déterminisme social. Et si la chance ou la malchance jouent un rôle, chacun peut aussi influer sur sa situation ou celle de ses enfants.
- Savoir argumenter et s’interroger sur sa place dans la société
- Mise en évidence du processus démocratique (argumenter dans un débat et voter) et de la responsabilité citoyenne des participants. Processus démocratique qui permet aussi de faire entendre sa voix dans la société, de la changer et notamment de la faire évoluer vers une plus grande acceptation des exclus sociaux.
- Permettre un débat de société enrichissant où chaque élève pourra confronter ses valeurs à celles des autres participants et à celles de la société dans laquelle il vit.
DESCRIpTION
Selon le principe du jeu de rôle, les participants vont choisir une carte représentant un personnage avec une situation familiale donnée, un revenu et de la chance ou malchance.
Ils devront ensuite situer la « valeur » de leur personnage dans la société belge selon qu’il a de bonnes ou mauvaises « cartes de vie » en main.
A l’issue d’un processus démocratique (l’élève qui place sa carte doit argumenter devant la classe pourquoi il l’a mise à cet endroit, les autres élèves qui ne sont pas d’accord doivent contre-argumenter, ensuite on vote pour savoir si l’on déplace ou non la carte, la majorité l’emporte), ils pourront modifier la place de leur personnage.
Le professeur trace sur le tableau, un tableau à deux entrées.
Chaque élève tire une carte du jeu de rôle.
Un à la fois chaque élève vient placer sa carte sur le tableau en fonction des deux axes qui y ont été tracés et en tenant compte de l’avis de la société belge dans laquelle il vit. Il argumente son choix.
(Attention, pour bien comprendre qu’il s’agit de déterminisme social, il est très important que l’élève comprenne qu’il doit placer la carte non selon ce qu’il pense mais selon ce que pense la société belge. C’est ici que le professeur peut introduire la notion de déterminisme social et par opposition, la responsabilité de l’individu.)
Les autres élèves, s’ils ne sont pas d’accord contre-argumentent et à la fin du débat, on procède à un vote : s’il y a une majorité pour déplacer la carte de jeu, on la déplace.
En final, le professeur analyse la totalité du tableau avec les participants.
II. Mise en garde
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0 +
-
+ -
Le mieux vu dans la société belge
Le plus mal vu dans la société belge
La meilleure situation économique La plus mauvaise
situation économique
La disposition des cartes peut varier selon chaque classe mais en général on retrouvera 3 grandes zones : 1. en haut à droite : les nantis (statut social prestigieux, métiers d’image)
2. au milieu : les classes moyennes (les classes moyennes, travailleurs) 3. en bas à gauche : les exclus (statut social dévalorisant, sans emploi etc.)
Le professeur doit insister sur l’existence d’une réelle mobilité dans la société. Quelqu’un peut partir avec de mauvaises cartes de vie mais en mobilisant ses compétences, en acquérant de nouveaux savoirs, en participant au débat démocratique (ce que les élèves viennent de faire pour modifier la place des cartes sur le tableau), il pourra changer sa position dans la société. Inversement, quelqu’un peut avoir toutes les bonnes cartes en main et à cause d’un accident de vie (problèmes de santé, perte de travail etc.) descendre sur l’échelle sociale et se retrouver surendetté.
MATERIEL
Annexe 2 : Cartes jeu de rôle
C . Décoder les publicités pour le crédit
Suggestion de cours n° 3 : Décoder les publicités pour le crédit OBJECTIFS
- Analyse critique d’une publicité
- Analyser comment les « stratégies marketing » influencent notre mode de consommation - Distinguer ce qui est légal et illégal dans les publicités pour le crédit
DESCRIpTION
Sur base de publicités trouvées dans des revues, les élèves vont décoder les valeurs véhiculées dans les publicités et plus particulièrement les messages sous-jacents aux images publicitaires, utilisés massivement dans la publicité pour le crédit.
Le professeur distribue l’annexe « Nos ressentis face à la publicité » aux élèves.
Chaque élève est invité à répondre aux questions en fonction de l’image publicitaire qu’il a choisie.
Ensuite, les élèves mettent en commun leurs analyses.
Les élèves découvrent en s’appuyant sur l’annexe « La bonne et mauvaise conscience du marketing » les valeurs véhiculées dans les messages publicitaires. Ils font le lien avec celles prônées par la société de consommation. S’ensuit un débat :
Quelle stratégie puis-je développer pour, en fonction de mes moyens, me sentir « dans le coup » sans céder à la surconsommation ?
Le bonheur s’obtient-il avec la possession matérielle ?
Comment puis-je identifier un besoin réel et un besoin « induit » par la publicité ? L’objectif est d’acquérir une vision critique de la publicité et d’en être moins tributaire.
Le professeur répartit les élèves en groupe de 4 personnes et ensuite distribue deux ou trois publicités pour le crédit à chaque groupe.
Il dessine au tableau une grille de classement et invite les élèves à analyser les publicités sur le crédit.
permis Illégal
Acceptable Choquant
Le professeur distribue ensuite le texte « Ce que dit la loi sur le crédit à la consommation ».
Sur base des informations reçues, les élèves corrigent ce qu’ils ont noté précédemment dans leur tableau.
Chaque groupe désigne alors un porte parole qui ira reporter ses publicités dans la case correspondante de la grille dessinée au tableau en expliquant pourquoi.
Variante
A partir de ces analyses de publicités, les élèves peuvent créer de nouvelles publicités détournées ou parodiées à partir de publicités trouvées dans des magazines.
II. Mise en garde
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MATERIEL
Publicités sélectionnées par les participants dans des magazines.
Publicités sur le crédit amenées par le professeur.
Annexe 3 : Nos ressentis face à la publicité
Annexe 4 : Texte « Ce que dit la loi sur le crédit à la consommation » Annexe 5 : La bonne et mauvaise conscience du marketing
Ci-dessous sont listées quelques sources qui peuvent s’avérer fort utiles pour les enseignants lors de leurs recherches sur Internet. De nombreuses initiatives ont été prises dans le domaine de l’éducation financière en poursuivant les objectifs suivants :
- développer la réflexion sur l’éducation à la consommation en tant que matière nouvelle et en perpétuelle évolution ;
- suggérer des animations pour différents niveaux et filières autour des nombreux thèmes liés à l’argent et la consommation ;
- centraliser l’information ;
- coordonner et faire connaître ce qui existe déjà.
Les mentions FR (Français), NL (Néerlandais) et D (Allemand) indiquent dans quelle(s) langue(s) les liens ci-dessous sont proposés.
A . En-dehors du secteur du surendettement www .dolceta .eu (FR/NL/D et autres langues)
Le projet européen DOLCETA (Development of On-Line Consumer Education Tools for Adults) vise à promouvoir l’éducation financière auprès des citoyens notamment au travers des programmes d’enseignement. Le site propose divers modules thématiques et abordent tous les sujets liés à la politique européenne des consommateurs : gestion financière, santé et alimentation, consommateurs responsables, services aux consommateurs…
Un « espace enseignants » fournit les outils et le matériel pédagogique nécessaire à la préparation de leçons. Nous recommandons la lecture du document Education à la consommation : Le guide pédagogique, accessible depuis la page d’accueil du module, qui expose de manière remarquable les tenants et aboutissants de l’éducation à la consommation et présente une vingtaine d’activités pédagogiques.
Les sources et informations sont 100% fiables, vérifiées par des équipes universitaires (EUCEN). De nombreux liens facilitent la recherche d’information, tant pour l’enseignant que pour les élèves.
Astuce : consulter les portails des autres pays, que ce soit à titre de comparaison ou pour les cours de langues.
www .e-cons .net (FR/NL/E/SP)
Le réseau E-Cons est inclus dans les actions Comenius 3 du programme européen Socrates, dont le but est de favoriser la coopération et l‘innovation éducative dans l‘enseignement scolaire.
Le thème fondamental de ce réseau est l’éducation à la consommation.
Ainsi, l’objectif final du réseau E-Cons est d’amplifier la formation des
III. LIENS GENERAUX
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