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Mémoire sur les tremblements de terre ressentis en 1855
FAVRE, Alphonse
FAVRE, Alphonse. Mémoire sur les tremblements de terre ressentis en 1855. Bibliothèque Universelle de Genève , 1856
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:108361
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UNIVERSITË
OCcTNS/A
MÉMOIRB LABBRflTûN
S E OgGÉOL()GIE Bâtiment
d'HYgiènoQuai de.l'École do M6dsoinc
TRBMBIEMBNTS DB TURRD
SUN I,ES
BNSSNNTIS DN I35E
À. FÀVRE
Profosseur
I
l'Àcaddnio de ûenèye,Itnt
DE LÀ BrBllortrÈoûD ITMVERSELLE DE cENÈvD.GENÈVE
IUPNIMERIE RAMBOZ ET SCHUCHARDT
Àue de I'Ilôtel-de-Ville, ?8PÀN
' i
!
I
I It-
i
I I I
I I
t, I.
Ili: ,
r856
MÉMOIRE
SIJR I,T]S
TREMBTEMENTS DE TERRE RESSENTIS EIT
1855J'ai toujours trouvé
unecertaine grandeur
dausle fait d'une même idée qui occupe au même instant toute une popula- tion. Que ce soit le son
descloches ou celui des canons qui
ânnonce auloin une grande nouvelle, la circonstance que tout un peuple éprouve instantanément la
mêmeimpression est
u,ndétail
accessoire que rehaussele fait principal.
'
Jetrouve
h un haut degré ce genre degrandeur
dansl'histoire des remblements de terre, et par conséquent dans celui du 25 juillet 1855. il eut lieu entre midi et une heure. Il
s'estétendu de la ville du Puy (Haute-Loire) b Bischofswerda
enSaxe, et de Parme au nord de la France; sur ce temain vi- vent des millions d'inclividus qui tous étaient occupés de
cequi remplit la
vieet qui tous, au
mêmeinstant,
effi'ayéspar la
secoussen'eurent plus qu'une
seuleidée. Bientôt ils
serassu- rent,
laplupart rient
cle leurs craintescomme
si elles avaient été chimériques, tout rentre dans l'ordre, sauf dans
quelqneslocalités oir les
désastrescausés par les
secoussesont
été granclset otr l'agitation du sol continue. Les villes de
Brousseet de Viége, et leurs environs, sont de ce nombre. La pre- mière fut détruite par des
secousses ,quicommencèrent le 28 fevrier,
la seconde rpar untrernblement
deterre qui
commençale 25 juillet 1855, et qui n'était pas terminé le ll
septernbro1856.
L'impression
généraleprodnite par
untremblement de terre
4
TREITBI,EdBNIS DÛ'IENN&est
la crainte, que l'on lise les ilesoiptions
deceux qui ont
eulieu
dansI'antiquité ou dans
lestemps modernes, de ceux qui ont lieu
dansle
nouveaumonde,ou
dansl'ancien, l'impression produite sur les populations est toujours la même. Toujours on parle
del'effroi général', de cris, de lamentations,
demal- aise,
devertiges, d'éblouissements,
de vomissementset, pour
quelques per$onnes àimagination ardente, de croyance h une
âttaqucd'apoplcxic; quclqucfois,
mais plus rârement, on raconte descures
merveilleusesproduites par la
secousseou la terreur (Salut
Public deLyon). Partout l'on parle
de lafrayeur
desani- maux,
deshurlements
deschiens, des beuglements
desbes- tiaux. Ces faits se sorit
passés clansle centre de l'Europe le'
25 juillet 1855,
dans leslocalités où la
secoussen'a pas at-, teint une
grandeforce,
mais.dansla vallée de Viége oir l'on raconte que l'ébranlement était tel que
desbelgers,
dansleur frayeur,
se cramponnaient hllherbe
des champs,toutes
cesim- pressions avaient
acquisune intensité bien
plusgrande. Elles avaient
étételles que, même
aprèsle
désastre,il était impos- sible
de ne pâsêtre
émuen entendant raconter la destruction
deYiége par
les gensqui y
avaient assisté,et en contemplant les ruines
decette ville.
La première partie de ce ravail comprendra l'énumération
des secoussesqui
ont enlieu en 1855. Je
désireraisqu'elle
neftt
pastrop incomplète,
maisje ne me
cache pasqu'il peut y avoir
deslacunes. Si on veut bien me les faire connaitre j'en
seraireconnaissant. Comme mon travâil le montrera, je
mesuis servi
denombreux mémoires dont j'ai fait l'extrait. J'ai reproduit
àpeu près en entier la Note sur
les tremblements deterre
ressentisen Valais en 1855, publiée par M. le
chanoineRion. En outre des mémoires imprimés j'ai reçu de nom-
breux
renseignoments,je les dois surtout
aux personnessui-
vantes : M. le professeur Fournet de Lyon, M. le chanoine
Rion,
MonseigneurBilliet,
archevêgue deChambéry, M. I'abbé
Vallet
deChambéryt M. le baron Cesati, M.'de Bossi, M. A"
BESSENTIS DN
1855.
5Berti de Venise, M. Àlex. Perrey, professeur à Dijon, M' Volger
cleZurich, M. le professeur Sismonda de Turin, M' le profr.*uu, Matteucci cle Pise, M. le professeur Yilanova
delïlatlriil, M. le professeur Foetterlc dc Vienne, etc' Je
lesprie
clerecevoir mes
sincèresremerciements.
La seconde partie comprendra quelques r'éflexions sur
lestremblements de teme, et le.résumé de quelques mémoires
et ,dequelques théories qui ont été faites
àI'occasion
desnom- breuses .*.oot*.*
queje signale. II ne faut donc
pasrechet- cher
dans cetravail
unethéorie
detremblements de terre autre
gue cellesqui ont
été imaginées par les auteurs queje citerai'-Je me
suisabstenu d'en présenter une. J'avoue
quej'ai été dé- couragé par le jugement qui
aété porté récemment sur toutes les thèories modernes. <A cet égard, dit M. d'Archiac, la
sciencen'a
guère marché depuisAristote ou Sénèque.> (Hi;-
totre
ile la géologie,I, p. 638.)
Prernière Portie.
Lrsrn
DEs TREMBLEMBNTs DE TERRE REssENTIsrx 1855'
JANVIER.- L0 3,
à 3h.
du matin, légère secou$se à Coni(3)r'
-
Le 5. à 4h.
50 m. de lanuit,
une faible secousse à Bex (canton de Vaud). (M. d'e Charpentier.)Le même
jour,
à Nice, deux faibles secousses' I'une à 7h'
du matin,I'autre à 8
h.
30 m. du matin (3).-Le
13, à 6 h. etdemiedusoir, secoussoà San-Benito, San'Miguel et San-Luis Obispo en Californie (34).-Le
16,à
Tarsus, à 12h.
10 m. du matin, tremblement de terro assez violent.ciel
couvert, vent du nord-est.Le
thermomètre rnarquaitt
Les chiffres entre parenthèses, tel que (3) se rapportent au numéro de la'liste tles personnes et des ouvlages qui m'ont fourni des renseignements' publiée à la lin de ce travail.6
tnDMBLIntuNTg DD TEITRE+0,2
C., lempérature peu ordinaire dans ce pays.M.
Tchiatchdff fait remarquer que les circonstances qui accompagnèrent cette secoussefu-
rent les rnêmes que cellesqui
se manifestèrentlors du
tremblement de lerre deNice, le 29 déoenrbre rgS4 (25).-
Lei8,
lrentblemcnt de terre à Amboine, I'une des ilesMoluques.-
Le 23, à la Nouvelle-zérande, trembrement deterre.
La secousse a ébranlérn
espace de terrain grand comnrc trois fois res iles Br.irarrni- ques, 0n a'ec.nnu
près de Wellington qu'une étendue de pays tle4600 mètres ca'rés s'étair élevée de neuf pieds; re bord decettl
praine, qui présentait un escarpement de la hauteur indiquée, pouvait se suivre sur une longueu. de g0 millesdu
nord au sud, par suite également d,un changement de niveau dans re sor, ra maréen'arrivait
plus dans rari-
vière
Hult,
tandis qu'elle remontait dans ra rivièrewairau
prus haul après le tremblement de terre qu'avant.- 0n
rrouvera des tlétails sur ce phénomène dans I'ouvrage deM.
R.Taylor,
New Zealand, and,iis
.lnhabitartts. l,ondon, I g55(gl).
*
Le même jour', àl{ h.
etdemie du soir, on r.essentit un lrembie.nenl
de rerre à l(ronstadt, en Transylvanie;ir y
eut quatre secousses lr:ès-rapprochées et des ondulalions d'après M. le prof. Laetz (IZ),--Le24,
àl0h.
du soir', une secoussequia
duré sept à huitse_condes a été ressentie à Downievilre (carifornie), à Gibsonvilre, dans le.
Nord, à
Forest-Oity, Minesota,
à0rlansflat,
Eureka,
Georgetown, Nashville, sur le l-losumnes dans le sud, et à Keysrone Ranch dans l'Ouest.L'espace ébranlé par cette sec'usse avait une longueur tJe g4 miiles du nord au sud et
iie
30ide
I'està
I'ouest,nfte a
gtO accompagnée debruit
(3d.).-Le26,
à 6h. du
matin, à Weissbriach en Carinlhie, au nord cleHeffiagor, on a ressenli trois secousses
(tZ). _ M.
prost a fait des ob.servations sur les oscillations du pendure, dù z9 janvierau s juilret
(/p).
*
Le31,
à{ h'
gB m. drimatin,
on a ressenti une viorente c0mm0- lion à Schemnitz en Hongrie(t2
et 37).FEVRIER.
- ls{er,
à B h. du matin, on a éprouvé à Alger une se- .ousse de tremblement de terre, par une tempér'ature tout à fait printan- nière (26).*
Le 5, à' 10,h. du matio, à Wolf.Creek, dans la parlie nord_est du oomté de Nevada (Californie), on a ressenti une légère secousso (S4)._
l,e
mêrnejour,
à| h.
B0 m, dusoir, à Saint-Reï0,
pres Genes, so- oousse assez forte.REssEI{rts Bn
1855. 7 '; ls
9,
à 3h. 55'm.
du matin, Trieste éprouva une secousse({2)'
- Le
13, une petite secousse a été ressentie versl0 h'
25m'
dumalin à Genève (a0), Elle fut plus forte à Moutiers en Tarentaise à 10h.
2?
m..
et plusieurs autreslui
succédèrent; on I'a ressenlie à Beaufort' à Bozel, à saint-Laurent-de-la-côte, à saint-Jean et à saint-MartiD-de- Belleville, à Fontaine-le-Puits,aux
Allues,à
Brides, àla
Perrière' à ITlontagny, à Aigueblanche,à
Haute-Cour, à Saint'Marcel' Le centre pa- rait avoir été Saint-Laurent-de-la-Côte (3).-Le
14,il y
eut deux secousses à Wellington, dans la Nouvelle-Zé- lande;
des maisons furent renversées, ure marée épouvantable battit la côle qui, dans quelques endroits, s'exhaussa de deux pieds un quart an- glais au-dessusdu
niveau dela mer;
unegrande quantitéde
poissonsieri*rnt
asphyxiés par des exhalaisons sulfureuses qui s'élevaient du soin des eaux (26).- Le
t6,'tremblernent de terre à l(ediri et Pesudan,îles
de la zone volcanique à I'est de I'Asie.-
Làlg,
de minuit à 5h. du
matin, on éprouvaà
Samos un tretn- blement cle terre renarquable, nonpar
la violence des secottsses, mais par leur durée et per leur régularité (28)'-
Le20, à ? h. du matin, un assezfort
tremblementde terre eut lieu à Cuba.Il
ne fut pas précédé dubruitqui
accompagne ordinairerrrent ce phénomène.ll
eui deux oscillations h'ès-distinctes, maisla
seconde lut faible (30).-Le2l, il y
eut une secousse dejour
à Baghla-Agatoh (sud-ouesi de l'Ànalolie) (28).--Le22, à
5h.
dusoir,
deux fortes sêcousses àMaui
(côte sud-ouest. de I'Anatolie) (28).
-
Le 28, vers 3h'
du soir, violent trenlblement de terre qui fut res- senti sur u0e vaste surface comprenant Àndrinople, Smyrne, etc', la se- cousse la plus forte aurait eu lieu à Smyrne à 2h'
50m'
A Brousse' àt h.
5?m.;
sa duréefut
estimée de 50 à60
secondes' ÀGallipoli'
à 2h.
35 m.,trois
minarets s'écroulèrent à Constantinopleà 3 h';
elley fut précédée d'un mugissement très-fort Le.vent du sud-est qui souf-
iait
violemment tombatout
à coup;la
di'ection des oscillations parut êtredu
sud-ouest arr nord-est, et sa durée det3 à
17 secondes (29).À
ta suite de cette secousse, le sol semblait trembler pt'esqtle constam- ment sousles
pieds pendanthuit jours' ll y
eut encore des secousses lrès-distinctes à 3h'
35 rn. du soir, à 3h.
55 nr' du soir, à 6h'
30 m't-
8
TREuBLElrENIs DErrnnç
du sqir, à
il h. {B
m. dusoir. A
Loulé.Bourgas,à S h.
et quelques minures. A Andrinople, à ph.
46 m.Brousse paraît avoir été re point centrar; au moment de la secousse on entendit un
bruit
souterrain,
r'ébranrernent commençapar un m'uve-
ment oscillatoire de l'est
à
I'ouest auquel succéda bientbt une sério de trente à quarante viorents soubresauts, puisir
se termina par unen'u-
velle ossillation plus sensible enc're qre ra première. Los secousses ver- ticales furent telremenr fortes, que des personnes furent rancées en
|air
et relversées
;
beaucoup de sources dispa.rrent,et
re sor se crevassa.Pendant zd heures le terrain oscilra comme re pont
,'un
navire, et des détnnations souterraines se faisaient entenrhe de quart d,heure en guart d'heure ; jusqu'auBl
mars, il y eut chaque jour cinq à six secoussesi2g).
La
ville
fut excessivement enromrnagée par ra sec'usse du2g février;
soixante à quat.e-vingts minarets et autant de mosquées s0
s'nt
écrourés ou lézardés de manière à ce que l'on en redoute ra chute à tout moment.Plusieurs khans ont été détruits. L'ancienne mosquée Davouron Monastir n'est plus qu'un m.nceau de ruirres; celle
d,'uion
Djiami,
braucouf soufïert. Les constructions régères ont rnoins souffertes que ceiles en pierre.Le
quariier r,e Barouk Bazar a souffert de Ia chute tr'énormes brocs de rochers qui se sont détachés des hauteurs.Le
feu s'est décrané dans ce quartier, mais on a pu s'en rendre maitre au bout aesi*
teures.t
a po- pulation est sortie de ravi'e; e'e
a campé sous des tentes dans res en- virons (26).MARS.
-
Le {eo, à Corrstantinople on a éprouvé des secousses àI
h.du matin,
à4h.,
à Sh..
àil h.45m., à4h. 55rn. età
Th. {5m.
du
soir'
Plusieurs des secousses du zB rëvrieret
de ce'es-ci furent resr senlies aux Dardanelles, à Gallipoliet
à Brousse (p9).-
La Z, à 2h.
du matin, secousse à Constantinople (Zg).*
Le ,t7, secoudse à Gallipoli (ZS).-
Le 18, à Klagenfurt et à Villach en Carinthie({Z).
-Le23,
à constantinopre, à 1r h. B0 m. tru soir, faible secousse (zg).-Le
21, à Z h. Z0 m. du matin,il y
eut à Constanrinoptu Oe*oJi_
lations du sol du sutl-est au nord-ouest (2g).
-
Le 26. à 5 h. 4b m. du matin, faible secousse à Constantinople (Zg).-
Le 027 , à !I
h. du soir, très-faible secousse à Constantinople (Zg).-
Le gE, àt0
h. du soir,il
en est de même.-
Le 31, à b h. 50 m. du soir,il
en est encor,e de même (2g).A
Brousse,il y
eut chaque joun, du 2g févrierauBt mars,'cinqlsix
.secousses plus ou nroins fortes, la plupart verticales (2g).
,.1
l
! i
REssENrrs EN
1855. I
AVlllL.
-
Le 3,
à Philippopoli,il
y eut plusieurs secousses assez fortes (28).-
Le5,
une secousse assez forte à Brousse; 0n n'en avait ressenti âucune tlu {erau 4 de ce mois (2S) .-
Le6, l'île
de Rhodes fLrt ébranlée àt h.
du matin (28).-
Le7,
$euousse à Brousse (28).Le même
jour,
à 6h.
du soir, légère secousse à Gibb'sFerry,
comté deTrinity.
Ellea
été r'essentieau
nord jusqu'à Callahan's Ranch, au commencement de la vallée de Scott, comté de Siskiyou (Californie) (34).-
Le8,
elles furent faibles à Brousse(28).
-Ce
même jour, à4h.
57 m. etdernie du soir, la ville de Plau en Bohême ful, frrrtement ébranlée.
Les
secousses étant dirigées terticalement durèrent deuxà lrois
se- condes, le bruit était semblable à celui d'un char pesarnment chargé passant rapidement dans larue; il
y en eut encore à 8 h. et àt
h. du soir ({ 2).-
Le9,
secousse à Brousse ( 28 ).-
Le 10,il y
eut encore une secousse dâns cette mêrne ville (28).-
Le{1,
à7 h. {0
m. du soir, violente scoousse dans tout le litloral de I'Archipel. A Blousse la secousse fut verticale ct dura environ vingl-cinq secondes.Elle fut
précédéed'un bruit
souterrain. Certaines personnes estiment qu'elle a été lrois fois plus folte que celle du 28 février.-
Aussiles maisons en bois qui avaient résisté à
la
première secousse ont été enpartie renverôées par celle-ci. Pas un minanet, pas une rnosquée, pas un édilice en pieme ne resta debout. Les secousses se succédaient avec une telle rapidité qu'en moins de quinze heures on en compta environ cent cinquante, dont quelques-unes assez fortes pour renverser des murs. Les sources qui alimentaient la ville tariretrt, rnais les sources thernales et sul- fureuses augmentèrerrt de volume.
A
Sniyrne, la secousse.lut longue et précédée d'un bruit souterrain. Direclion environ est à ouest.A
Nasildi, province d'Aïdai, 0n ressentit six ou sept secousses en quelques bettres.A
Métélin,la
secousse fut suivied'un
coup de vent dtt sud, ainsi qu'à-
Andrinople
;
à Constan{inople la secoussefut
violente, mais moins intense que celle du 28 février(28). Elle
fut .verticale, rapide et plesque gira-toire;
elle dura environ huit secondes. Les murs et les meubles craguè- rent fortement.Un
objet suspendu à un plafond par un longfil
éprouva une trépidatiorr, puis une oscillation du sud-estau
nord-ouest, qui passadu nord-est au sud-ouest et finit, par faire uue révolution entière; après la secousse,
il y
eut un forl coup de vent, de l'ouest-sutl-ouest(29).
- Il
yeut encole des secousses à Constantinople à 7
h.
50 m. du soir et à 8 h.10
TRETEBLItMEI\Ts DE tEltRE30' nr.
M.
Sarrdissorr dorrne I'heure dr: Bh. (Litterary
Gazettu,1856,p. 669)
et àI0 h.
du soir.La ruine de
la ville de
Brousse a été immense;le
feu a dévoré les ruines de 1500 maisons; sur une population de 70,000 habitants, 1300 environ ontpéri
sous les ruines de leurs maisons. Un fait digne dere-
marque, c'est que certains vilhges ont particulièremenl soufrert, tandis que d'âutres, lrès-voisins, n'ont épruuvé auoutt tluuttrtugu(28).
-
Dul1
an 'l8,
on a nhsmvé à Arrdaux (Basses-Pyrénées) des mou- vemenls subits rlans les niveaux à poste fixe queill.
ALrbadie a fait instal- ler, alin de constater les uroindres mouvernents drr sol(38).
- Le
12, àt
h. du matin, à Constantinople, une secousse faible (28).-
Le 13, à Constantinolrle, deux secoussesà
8h.
20 m.(28); il
yeut une seconde secousse à
t0 h.
du soir(29).
-Le
11 , à Brousse, forte secousse suivie d'autres, Qui se succédèrent d'heure en heure(28).
-
Le 18, à Brousse, deuxsecousses horizontales(28).
-
Le 19, à9lr.
du soir, à Ragusa(12).-
Le mêmejour,
à Cous-' tantinople e[à
Brousse(28). Il
y eut à Constantinople une secousseàt0
h. du matin(29).
*
Le20,
à 2 h. 8 m. du nratin, à Ragusa ; ello futfortement ressenlie à Ragusa-Vecchia. Nouvelles seuousses à2 h.
45n.,
à 8 h. 50 m. et à8 h.
55m.
(l2), -_
A Brousse,il y
eut une forte secousse horizontale dans la nuit.-
A Constantinople,il
y eut à{t
h, 20 rn. du matin quatrè frirtes secousses horizontales (28).-
Le 22, à 5h.
20 m. du malin, unc très-faible secousse à Brousse, et à 8h.
l'r0 m. du matin bruit souternain sans secousse(28).
*Le23,
à 2h.
45 rn. du matin, faible secousse à tonstantinople;elle étail diligée du sud-ouest au nord-est
(29);
ai0 h.
2 m. du matin on éprouva des ondulations pendantlruit
secondes à Ragusa(12),
et à| 0
h
du soir une sccousse à Constantinople 1 28 ).-
Le 24, àI h.
55m.,
à Ragusa, deux secousses qui se sont rapi-denrent succédé (
l2
).-*
Lc 26, à Brousse, urre lbrte secousse(28),
-
Le 27, à Kingserwig (Norwége), une secous$c acoompagnée d'un bruit d'explosion renversa des murs, blisa des meubles, cassa loutes les vilrese[ renversa plusieurs personnes. Elle dura onze secondes,et
n'eut âucune influence ni sur I'atmosphère, ni sul le thornromètle, qui se main- tint à plusieurs degrés au-dessous de zéro{26).
- Le'28, n ,,,,-*,,.îîffi::,Ïils* n,t,n*',nr d,
*,r1rà
8 h.
20 m.
du matin, bruit
souterrain et.secousse horizontale qui, dura
prèsde vingt secondes (28).
'
-
Le 29, à Brousse, une forte secoùsse. Depuis lors, jusgu'au { 3 mai,il
y eul chaquejour
plusieurs secousses (28).-
Lc 30, ily
eul, darrs la soirée deux violentes secousses de tremble- ment de tenre à Cairo, à I'embouchure de l'Ohio (Anrericain Septentrional de Philadelphie et Gazette des Etats-Unis(33).
-
0n signale ce mêmejour un 0ur'âgan terrible dans
la
mer des Indes, pendant lequel l'abaisse.rnent du baromètre
fut
rernarquable(33).
Ce même
jour
cst regaldé par quelques $avants oomme celui 0ù com- ruença l'éruption du Vésuve; nraisil n'y
a pâs un accord parfait entre les différeuts âuteursqui onl
parlé dece
phénonrène.M.
Prost(ag)en
placc le oommencement au 30 avril à
i t h.
du soir, etil
ajoutequ'il
fut annoncé à Nice par un ahaissement subit de la mer. Dans une description qui a été donnée parla
Gateu,e rl'Aùgsbourg, ou parle de 5h.
el, quart drr soir.MAI.
-
Le 1", esl regardé pùr d'autresauteurs conrme lc cOmmence- trienl de l'éruption.'D'aprèsM.
Tchiatchefr, celirt
à B heures que l'orrvit
se foftnerhuit
ouvertures alronrlies dans le flancdu
Vésuve (Zb).Dans la matinée du {e"mai, dit
M.
Palmieri(43), vers4h,,
pendantque du' sommel dela
montagne s'échappait une quantité extraordinaire de fumée qui drrrait déjà dopuis troisjours,
un sourd nrugissement, répété par les remparls élevés du Monte Somma, annonçatoul
à coup le com- mencement d'un nouvel et terrible embrasement. Vers laIin
dejuin
l'é- ruplion avait cessé.--
Le5,
le sol se déohiraà
Deré Jaglacy et àErik
Jaglacy, près du munt 0lympe en Grèce, en huit errdroits différents, et d'une de ces cre- vassesjaillit une s0urce d'eau noir'âtre sulfureuse (26),-
Le7; à 2 h. du
matin, on ressentit deux secoussesà perlh
errEcosse (96).
*Le
8, à 2 h. du malin, les cântons deLucerne, tle Zurich,etle Wy'
ûeûthtl (?) supérieur furent ébranlés par une corùmotion qrri fut acconr- pàglnée de bruits pareils à ceux d'une canonnâde lointaine (26).* Le
'1.2, àl0 h. 20 m. du soir,
Àvignon, Nlnres, Roquemauré, Saint-Geniesde
Corholas'éprouvèrentdeui
secousses qui se dirigeaient de I'est à I'ouest (26).12
tBEMsLEilENTsDt
îEnRE, -
Le{6,
àI
h.l5
m. du matin, Brousse ressentit une folte secousse;il
y
en eut cncore quelques âutres dans la journée(28).
-
Let8,
à3h. 3{
m. du matin, Ragusa éprouva urre secousseondu- latoire ; elle était tlirigée du nord-ouest au sud-ouest (?) et dura rleux à trois socondes. Cinq rninutes après,il
y eut une autre secousse plus faible. Elle fuI ressentie faiblement à Ragusa-Vecchiai12).
- Le29,
dans la nuit, un tremblement de terre rava€lea Brousse, et laissa 80,000 habitants sansebri(26). M. Verlollot
(28) n'en parlant pas, nous avons quelques doutes sur cette secousse.JUIN.-
Le4,
à Lrgonero, r'oyaume de Naples, 0n ressentit un treûl- blement de terre.- Le
'1,2, au nratin,la ville
de Parme éprouva un lremblement deteme(12).-
Le mêmejour,
à 2h. 30m,
dumatin, une forte secoussofut ressenlie à la Spezzia ( 3).
- Le
'l3, à
Salonique, une secousse horizontale dirigéede
I'est àl'ouest
(98).
-
Le 2&, secorrsse à Baltimore ( Etats-Unis)(26).
-Le25,
à 2 h. après midi,il
y eut un tremblement de terre à Santa- Barbara.Il
s'estétendu au nord aussi loin que la vallde de Sainte-Marie (Californie)(34). M.
Traskdit
àtort qu'il
a coïncidé nrec un tlemble- ment de lerre en Suisse.-
Le 28, vet's minuil, etl0
nr. oul8 m.,
les habitants de Baltimore ont mu à I'explosion d'une poudrière; la secousse a duré douze à 20 se- condes. Les maisons n'ont pas été endomrnagées. L'eau du port était dans une agitation extraordinaire. A New-York et, à Philadelphie, on n'a rien ressenti d'après quelques journaux, tandis que d'autres signalent New- York et la Pensylvanie comrne ayant été ébranlés..-
Le 29, deux fortes secousses àTiflis,
accompagnées de bruits sou-ierrains(26).-
Le mêrnejour,ily
eut à Frascali, près de Rome, plu- sieurs sccousses, qui se répétèrenthuit
fois. Elles pourraient être dési- gnées plutôt sous le non de trépidation que sous celui d'ondulation. Elles parurent se diriger du nord au sud. La première selit sentir à 4 h. 3 m.du matin; elle dura derni.seconde. Ce fut
la
plus forte. Elle ébranla le bord de la rner à Castel-Porziano et à Ardée. Les a utres secousses furent gra- duellement moins fortes, la seconde eut lieu à 4 h. 34 rn., la troisièmeà 5 h.l5
m., la quatrième à 5h.
36m.,la
cinquièmeà5h.45 rtt.,la
sixièmoà 7 h. 20 rn.1 lesdeux autles furent presque imperceptibles, etcessèrent vers huit heures du nrême
jour.
Mais vers'midi et trois quarls, 0n éprouvrÂEssENrrs EN
1855. t3
uneviolentesecousseprécédéed'un bruitsouterrain.Ellerépanditlalerreut' dans Frascati, qui parai't avoir dté le cenlre de la secousse. Elle se Iit sen-
tir
à une grande distance, lnême jusqu'à Rome, quifut
le point extrêrne dans cette direction. Elle s'arêta sur les bords duTibre;
les habitants de la rive gauche de ce fleuve, dansRolre,
ressentirent cette secoussc, et personne ne s'en aperçut surla
rivedroile. 0n
porrtrait pent-êlre expli- querce fait singulier, en adrnettant que le Tibre coule dans une disloca- tion ou faille. Dans celte supposition, la secousse rencontrant une solution de continuité dansle
sol ne se serait pas propagée au delà.-
Des se-cousses se firent encore sentir dans la nuit suivante, celle du 29 au 30
(t0).
JUILLET.
-
Le3,
à 6h.
du matin, à Salonique, une faible oscilla- tion de I'est à I'ouesl,(28).- Le
mêmejour,
à4 h.
du soir, lrenrble.ment
de lerre
très-violentà Scutari. Il était
accompagnéd'un
bruit étrange, et dirigé de I'est à I'ouest. Plusieurs maisons ont éld lerrdues ou renversées. Dans Ianuit,
on a ressenti plusieurs aulres secousses, dont une assez violente vers2 h.
du nratin. Les secousses ont continuéirré-
gulièrement pendant quelque temps;
0n en a complé huit à dix par jour(1
et 26).--
Le6,
à 5h.
trois quarts, tremblement de terre à Guéret (Creuse).Ce fut une secousse à oscillation, de I'est à I'ouest.
(Le
Conciliateur ent
rendu comple.)
- ll
paraîtrait que le mêmejour il
y eut à8 h. {0
m.du soir une secousse à Ahun
(t
).-Le l0
àI h.
et demie du matin. Une légère secousso est ressentie àGeorgetorvn, conrté
d'El
Dorailo (Californie). Le rnêmejour
plusieurs autres secousses causèrent de grands dornmages. Elles se firent sentir àla ville de Los-Angeles.
Il
y eut qualre secousses séparées les unes des autres par uu intervalle de dcux ou trois secondes.La
terrefut
lissurée dans plusieurs localités, plus de vingt-six maisons furent endommagées.0n
a remarqué que les rnaisons construites légèrement n'0nt pas souffert, tandis que celles construites avec des murs épais ont été fortement atta- quées,etc.
La secousse s'est étendue au delà de San-Bernardino à 70 milles à l'estde
Los-Angeles,à
Santa-Batbara, environ cent milles àl'ouest.
A
Los'Angelesil
y eut une secousse à 8h.
et quart du soir (34).- Le
19, on ressentit, une secousse à Bex (Suisse) (21).-Le
20, à 5h.
dum.,
petite secousse à Neuchâtel (d'après (5) je n'en ai pas entendu parler).-Le
21,à 2 h. du m.,
on éprouva quelques oscillations durol
àLutry
(canton de Vaud ) (21),r
I
I
l4'
rREFBlEuFNrs oÊ IERRB= Le 24, à ll h. et
demiedu m.,
Thaingen, danslc
caut9n do Schaflhouse, fut ébranlé (21), et vers{0 h
du soir on éprouva unese- cqusse sur lcs hauteurs nommées Ubischi, pas loin de Thierachern., près Thoune icanton de Berne) et à Ligerzsur
les bords du ,lac .de, Bienne(2t
er[r).
-
Le 23, M. Volger indique une secousse qui fut nessentie à Berne et à Bâle:dans la première heure de cejour,
un peu avantt h.
(21).Le
môrnejour,
versI h.
moins quelques minutes aprèsrnidi,
une graude parlie du centre de I'Europe fut.dbranlée par un violent tlernble- ntetrt dc terre:
Les effets les plus désastreux se firent ressenl,ir .en Va- lais. Nous parlerons d'abord de ce pays et de la Suisse, nous dirons pn- suite ses effets en Italie, en France et en Allemagne.Le centre de la secousse paralt avoir été près de Viége en Valais, un peu au sud
du
villagedu
côté de Stalden,
d'aprèsM.
Colourb (pB).M. Giebel a
fait
la même observation(t8),
etM.
Morlotle
place errtre Viége et Saint-Nicolas. Un peu avant une heure après nridiil
y eut, dans cette localité, urre première et déststreuse secousse acconrpagnéo dlunolbrte
détonation. Cinq rninutes plus tartl comnrencèrent des détonations qui continuèrent, avec 0u sans sccousse, à peu près de quart d'heur:e .enquart d'heure jusqu'au lendernain
Le
rnatinil était
tonbé quelques goutles depluie;
I'atmosphère pesait lourdement;
quelques brouillards étaient suspendus aux parois des montagnes.Les localités où cettc secousse causa
le
plus de ravagessont:
Viége, Visperterbinen, Sialden, Saint-Nicolas, Tær'bel, Zeneggen, Bûrchen, Un.terbæch, Eischol, Vissoye (val d'Aunivier) Brigue, Gliss, Naters, Mund, Rarogne.
A
une distance plus grandedeViége,
par exemple danslr
vallée de Conche, à Zernratt, à Sion,
et même à Sainl-Maurice,il
y eut des cheminées renversées el des murs .lézardés. Ces dernières localités ne furent cependant pas plus ébranlées que plusieurs ,autres villes de la Suisse,et de la France, tandis que Viégc, Saint-Nicolaset
Stalden furent presque complétemerrt détruits. La secousse l)arut presque verticale. Si I'on peut ajou[erfoi
aux observations quiont
été faites sur la direction dans uu mornent où le désastre de ces villages était si grand,il
sernblerait que la direction de la seoousso était du nord au midi entre Saint-Nicolas et Zermatt; du midi au nord entre Saint-Nicolas et, Viége (cependant uns lettre de M. le cur'é de Grær:hen indiquaitla
direction comme étant dç I'es[ à I'ouest) et de I'est à l]ouest de Viége à Martigny. Dans toutes lesnEssBNlrs EN
1855. l5
parties du peys et mème à une plus grande distance
Iu
d,irection paral't aooir dté parallèle aun uallées,dit
M. le chanoine Rion.Quelle qrre fùt la route
par
laquelle onarrivs
à Viége, que ceftt
.deZermatt,
de
Saas,de Bligg ou
de Sion,
localitésqui
toutes avaientdprouvé la secousse, on remarquait que les traces qu'elle avait laissées
al'
laient en âugmentant. Zermatt n'avait presqtre pas sorrffert, Randa avaii eu un clocher renversé, Saint-Nicolas étai[ détnrit. Saas avait lrès-peu souffert, mais sur le chernin entre ce village et Stalden on voyait des cre- vasses.Brigg et
Naters avaienteu
des trheminées renversées, 'mais Viége était détruite, et,enfin,
en venant de Sion, qui avait peu souffert, on voyait à Tourtemagne beaucoup de murailles lézardées.L'elï'et des secousses a élé aussi considérable sur les hauteurs que dans la plaiue. M. Rion fait remarquer que le plateau d'Eischol, Unterbach et Burchen, placé à une hauteur moyenne de
600
mètres au dessus de la plaine, a souffert autant que Viége.ll
en est de même de Torbel,qui
se trouve placé presque verticalenrenl, à 840 nrètres au-dessus tlu foyer.Les plus lrautes montagneù orrt été ébranlées,
il
semblerait cependant {,u'elles I'ont été inégrlernent;
en effet, au Riffel, près de Zermatt, la se-cousse a été à peine sentie, tandis que des blocs de glace se sont détaohés du Mont-Rose, d'aulres du Mettelhorn (2904 mètres), et de
la
sommité du mont Cervin (4515 pètres) (Aa). Au Grand Sainl-Bernard la $ecousse a été aussi sensible qu'àMartigny,
et I'eau du glacier de Valsorey (sans doute celle dont parle de Saussure, paragraphe10t3,
sousle
nom degouille
à
Vassu) s'est éeouléepar
des fissures souterraines(?)
(19).Par suite dcs secousses
qui
ont euli"rt
le 25juillet
et les jourS sui- varrts il.s'est lhriné rle plolbndes crevasses sur le Kipferwald(40),
l'une d'elles avail, un hilomètle de longueur. Elle s'étendait du l{octrkartler jus' qu'au-dessus du lranreau d'0lbenried.Les crevnsses les plus considérables paraissetrt s'ètre formées daus les forêls entre Stalden et Saint-Nicolas, au-dessous de Græchen, on en voyait encore sur la rive tlloite de la Viége entre Slelden et Viége, ainsi qu'au- dessous d'Eischol .
Les mesures de
h
lempérature de différentes sources ont été ptises parM.
Heuser(201.Il
n'y a rien eu de saillant sous ce rappart,La première secousse fut strivie à Stalden, environ
20
minutes plus tard, d'une âutre secousse violente ct avec forte détonation, et do plu- sieurs faibles détouations dans la soirée.-
A Saint-Nicolas, cette première secotlsse et détonation fut suivic du',td
rRli[BLEuENrs DE rEBnDrant à peu près deux minutes d'une rapide succession de détonations, pro- duisant
l'effet d'un feu
roulant. Dèslors,
jusqu'à lanuit,
secôussesosans détonalion, de cinq en cinq minules.
-A
Randa, la détonation prdcéda distinctement la glande secousse ;celle-ci
fut
suivie de cinq àsix
autres à cinq minutes d'intervalle, etla
première fut seule suivie d'une détonation.-A
Zermatt,Ia
première secoussefut
accompagnée d'un roulement sourd, à| h.
et demie on y a ressenti une faible secousse, et une troisième bientôt après, les deux sans bruil, soutcrrain.-
A Rarogne, on paralt avoir ressenti les mêmes socousses et entendu les mêrnes détonations qu à Viége, mais les dernières paraissaient arriver de la direction de Viége(13).--A
Genève,il y
eutdeux fortes secousses: àmidi50m.40sec.
età midi5t
m. 0 sec.;
la seconde fut beaucoup plus forte que la prenrière, elle a duré5
à 6 secondes. Elle fut accompagnée d'unbruit
souterrain.La direction a été du sud-ouest au nord-est. Le temps n'était pas chaud
(+
15,3 àmidi);
le vent souf{lait sud-sud-ouest, la pluie'pas très-forte, mais bien établie(il
en est lonrbé18..,9
dans les24h.), le
ciel était d'un gris uni({6).
De mémoire d'hornme on n'avait ressenti une aussi violente secousse.La
craintea été
grande. Les clocbes de quelques églises ont frappé un ou deux coups. Plusieurs cheminées sont [ornbées dans la ville, au Molard, rue de Saint-Germain; laTour-del'Ile
s'est lé- zardée, etc.Cette secousse fut ressentie dans toute
la
Suisse, entre aulreà
Lau- sanne, 0ù plusieurs cherninées sont tombées;à
Yverdon,à
Vevey, àChardonne, où elle renversa plusieurs cherninées; à Neuohâtel, où la
di-
rection paraissait ôtre du sud-ouesl au nord-est; à la Chaux-de-Fonds, 0ù 0n a signalé la direction du sud-est au nord-ouest, et où le régulateur de I'hôtel de ville s'est arrêté à midi 53m. 23
secondes;à
Moutiers, àPorenlruy,
à
Berne, au Gournigel, à Interlaken, où la secoussea
été très-forte et oir de nombreuses avalanches se sont détachr{es de la Jungfnau du côté de la Wengern-Alp, à Lucerne la votte de l'église des jésuites a,dté fendue; à Zurich, à Sargans on a ressenti la secousse qui nous occupe, et I'on en a signalé ur)e conlme ayant, eu lieu vers 10 h.
du
matin (40).Cependant
il
paraitrait que dans I'Appenzell 0n n'auraitrien
0u presque rien ressenti(2t).
Pour ne pas trop allonger ce travail
je
ne mentionne pasici
plusieurs autres localités dela
Suisse oùil a
étéfait
des observationssur
cettensssENrrs sN
1855.. l7
sécousse. La plupart sont indiquées dans le four.nal de Ganère de
juillei
etaott t855,
ainsi que dansles
Contptes rendusde
l'Acadénrie d,esSciences, tome
XLI.
-A
Chambéry0n a
ressenti deux secousses.à quelques secondes d'intervalle. Les osr:ill,liorrs paraissent avoir duré{0
secondes, dans ladirection de l'est à I'ouest.
IIn
grand nombre de meubles ont été ren- versés dans les maisons et plusieuns cherrrinées se sont écrouldes.-
Au mont Marclosan, I'un des contre.forts de la Tournette (Savoie), les mineurs qui tlavaillaient à une couohe de charbon àtI00
nrètles au- dessusdu
lac d'Annecyout
distinctement rcssenti ce tremblement de lerre. .Letoit de I'une des galelies s'est fendu, et ils sont sortis précipi- iamment
(t).
-
Aoste ainsi que Chamounix ont été fortement ébranlés, la secousse a mis en mouvenreht une énorme avalanche de pierres du Brévent (85).- A
lvrée on ressentit deux secousses:
la première, dans le sen$ ver- tical, dura2
secondesl I'autre, ondulatoire, a duré 4 secondes (Z).-
Novarea
égalernent été ébranlé (2).Pour Turin, je donne
la
traduction d'une partie de la note queM.
leprol'esseur Plana
a
publiée:
r Cefie secousse,dit-il,
a eu lieu peu aprèsmidi, el elle a
dté accompagnée d'une circonstancequi
nrérjle d'être menlionnée. Les deux pendules situées dans I'observatoire royal se son[arrêlées au moment où celle qui indique le temps moyen marquait 0,87,,
2L", et
I'autre marquait I'instant colrespondanten
temps sidéral. Le plan des oscillations dela
prernièr'e a une déclinaisou de{0
degr'és, etle plan
d'oscillationsde la
secondeest
dansla
direction précise tlu rnéridien. Ayant mesuré les déclinaisons des murs sur lesquels d'aulres montres se sont arr'êlées, j'en ai trouvé de bZ,5{
et 64 degr'és. Dans le rnêrne apparlementil
y a unmur qui
décline deb{
degrés, etun
autre mur qui est perpendiculaire à celui-ci. La pendulo suspendue au dernier a corrtinué ses oscillalions sansla
moindre altération.0n
peut par con- séquent aflirmer que le phénonène embrassait au moins dans ces régions- ci une partie dc la surface terreslre complise entre deux plans azimu- laux formant un angle de64
degrés, comptés du sud à l'ouestà
partir du rnéridicn deTurin.
La durée des vibrations ondulatoires de I'ouest vers I'esta
étéà
peu pr'ès dehuit
secondes,Le
baromètre marquait dars ce moment27
pouces 2 lignes. Le thermomètre extérieur à l,ombret6
degr'és R.({).
z
18
rftBugtEùrlnro Drt rBnRBJe reurarque âu sujel, de la direction, que les divers renseigneulents ne s'accordent, pas entro eux.
J.a seco',sse a fail loruber plusieurs cheminées, srtt'lnttt dans
la
rtte 'de Brrrgo-Nuovo (2).
- À
Pianezza, chef-licu d'rrn dislrict atr nord deTtrrin et
à derrx heurcs de cetteville,
ona
complé égalentent deux secousses à midi 50 minutes. Leur directiorr etait de l'est à,1'oue.st (2).-
A Alexandrie, à Biclla et à Asli, secousscs ondulrtoires de quelques Ëecondes; directiutr de l'est à I'ouesl I tctttpét'al,ut'e duur:e, petite pluie (9).Pour Milan : je dois à I'obligeance de M. Capelli, professeur supplérnon- taire d'astrononie à I'obsen'atoire de Brtira, une n0te dont voici l'extrait.
Le2Sjuillet
à 0 h. 56'20",
i\1. Volgen indiqrre0h. 54'20" (2'l)
lomps astronomique; nous avons lessenti une forLe secousse de la durée de 5"dans la direction est-otrest,
Le pendule d'Arrrold, près de I'instrument des passages, a élé tlouvé nlr'0té ainsi qu'un autrtt. Celui placé au cet'cle nréridien n'â pâs été ddran-
${é, mais celui qui est phcé dans le couloir, et qui élait arreté, a été tlouvé oscillanl de I'est
à
I'outtst. J'ai pu m'assurer, dit encore N'l. Capelli, deh
direction et de I'intensité de la secousse, d'une rnanière plus positive, flu m0)en du pendulc sinrple placé dans la salle des archives de I'obsor- vatoire, à ! 0 rnètres de hatrteur au'desstrs du jardin bolanique. 0e pendulelst
formd d'unfil
de laiton de6
mètres, chargé d'une sphère de plomli rlrrlQ
r/o['16.. Il est destirié aux expériences de M. Foucarrll. Ce pentlulo tttait cn repos depuis plusieursjottls, et lorsqtrcjeI'ai
examinél0
rni- nutes aprèsla
secousse,il
oscillait en décrivant un aro del0
ntinutesdans la direction de I'est à I'ouest, cxacterrrent (2).
-
A Dorno-d'Ossola; qui est placd au pied rnéridional de la chaîne desÀlpes dont le revers nord a été si terliblement ébranlé ptès de Vidge, r:e tlemblement de lerre a été tr'ès-effr'arant.
ll
a dtrré t 5 à 20 secondes; il était0h. 50m,
apr'ès nridi. Un trruit sout'dI
été le premier signal dela
se- eousse, quia paruvcrticalerd'abord etondulatoire après. La direction était rlu nord ouestau sud-esl. A midi le balomètre mllquait 0,?34 et 0,732.atr ûl0mrrnt rle la secousse. La population a été très-fortement impressionnée.Les I'enôtres, les tableattx, les portes, les sonnettes tout a
été
mis en mouvenrent; quelques loilures en nrauvais élat se sont écroulées (Gazettes,? et 4), La vallde d'Anzasca., prèsdu filont-Rose, a étd fortemr:nt ébran- lée (2 I ).
*
A_ Lugarro 0u â ressenti la plus forte secoussequi
ait été épt'ouvéeBEsfiENrrs EN
1855. t9
dans ce pays. Direction du sud au nord, d'abord verticale, puis ondu- latoire.
Il
pleuvait abondammerrt. Barom.0,739.
Therm,f
16, soit8'
de moins que la veille (4).
.". A Côme, quoique
la
secousseait
été forte, les dégats ne sont pasgrands, une portion
du
recrépissage tlela votte
dela
cathédrale est ,tontbée. Une des cloches a sonné (4).- A
Illanloue on a éprouvéla
secousse qui nous occupe(7),
mais elld.ne paraît pas s'ê[re étendue plus à l'est, au moins dans
le
nord del'l-
lalie,
car elle n'a été ressentieni
à Triesle,ni à
Venise,ni à
Padoue, ni à Vérone, ni dans leTyrol
italien,le
mouvement riu snl paralt avoir '{essé entre le lac d'lseo etle
lac de Garde .La secousse a été ressentie à Parme (7)
;
maisil
n'y a eu aucun ébrari' lement dans les vitles de Bologne, de Florence et de Pise.A
Romeil
n'aété éprouvé aucune secoussc le 25 juillet tl'après les registres de I'obser- vatoile. Les jours suivants
il
s'esl fait sentir quelques secousses du c0té rle Velletri, nraissi
lhibles gu'elles n'ont pas dté enregistrées. C'est donc.par erleur que M. Noggeraltr a
dit
que les secollsses se sonl fuit sentir dans le rovaume de Naples({9).
-A
Gênesla
secoussea
duré9
àl0
secondes, le mouvement s'est fait de I'està
I'ouest.La
sccousse paraît n'avoirété ressenticni à
Nice(53), ni
à Vrldi Blora au norrl de Nice ({ ).Cette secousse s'est faiI sentir dans
loute la
partie orientale de ]aFrance. Voioi d'abord quelques détails
sur
diverses localités placées dans I'airo ébranlée, nous parlerons ensuite de celles qui sont à sa limito.- A
Grenotrle on a ressenti lrois ou quatre oscillations qui ont duré trente (?) secondes, I'horloge de la cathédrale s'est arrêtée. La secousse aété très-forte sur la rive ,dloite de I'lsère, tandis qu'on ne
I'a
lras res-sentie sur la rive gauchô (40). C'est un
fait
analogueà
celui signalé àRome pour la secousse du 29,iuin.
-
Allevard a été ébranlé àI
h. moins{0
m.- A
Saint-Etienneon
ne s'est presquc pa$ âpcrçude
la secousse;r:ependant,
ltl.
Gruner a recueilli tles documenlsqui
ne laissont pas do doute qulune $erousso ait été ressrrntie vers une heure, mais très-faible- ment(l).
-A
Lyon les osciliations, au nomhre tle lrois, se {it'r:trt sentir' à mitli 40 rn.(,Salul
PublicJ. Elles ont duré rrnc ou deux secondes, d'ault'cs disent 40 secondes, et f,:rcrrt plus f'ortes à la (.lroix-Rotrssc el à Vaise qrrc20
rnuÀrsLuunlirs l)& r'Eurruda,ns d'autres pallies de
la ville.
Les billes de billards ont étd mises en ihouvement dans une direction comtnune. Des plafonds ont été fentlus, les animaux montlaient de l'inquiétude. Dans plusieut's ateliers de tissaago les poteaux des métiels n'ont pas résisté à la commotion, dans d'aulles la soie placée sur les rouleaux de derrièrea
été plus ou nroins avariée.La nraisorr n0 39 (et non pâs 35) de la Rue Centrale, a été lézardée (24), Les loulnaux ont eu de la peine à se mettre d'accord sur la diroclion,
il
parait qrr'il faut s'arrêterà
celle du sud-ouestau
nord-es[ indiquée par M. le professeur Gisclard qui I'a constalée d'après le tléplar:eurcnt desli-
quides
({),
- A
Llourg, vels nridi et50 tn.,
on a ressenti deux secousses (26), Blles paraissenl avoir été dirigécs du surl-estau
nord-ouest, quelques sonnettes onttinté. Il
cn est de nrême à Givors.-
A Chessyil
en a été à peu près r:onrrne à Saint-Etienne;
le tleur-blement de lerre n'a pas eté renrarqué
(l).
-
A ûhâlons-sur'-Saône desjournlux ont dit
que la commotion n'a- vait pas été ressentie; mais, d'aprèsM.
Diday, ingénieuren
chef des mines, elle aurart été éprouvée par quelques per'$onnes (vels uridi et unquart?).
L'ondulation aurait duré30 à 40
secondes, on aulait vu un cordon de sonnettee0
mouvemelrt. Personne dansla lue
ne s'en esl douté(l).
-
A Lons-ie-Saunier le tremblement de terre a été for[. Les oscilla- tions qui se succédaienl,'à des intervalles rapides semblaient diligées de I'est à l'ouest, deux cheminéesont
été renversées. Quelques instants avant les secousses. les bestiaux dc plusieurs fermes, après avoir montré une inquiélude insolite, onI poussé oette espèce de beuglenent qui dénote toujouls cltez eux la peur d'un danger prochain(t),
-
A Dôle, à Auxonne et à Dijon la sccousse a eu.lieu entre rnidi trois quarts etI h.;
elle paraissait dirigée de I'està
I'ouest({).
- A
Gray ona
éplouvé trois secousscs (1).- A
Besançon, la secousse eut lieu à une heure nroins quelques mi-.nutes, et a duré
vingt à
trento secondes.Elle
sefit
forlentent ressentir dans la citadelle. Des sonneltes ont été agitées, des plafonds lézardés. Lo ternps était à la pluie 0t un peu ol'ageux. L'horloge de la cathédrale s'est arrêtée (30)..
Depuis{8t9,
dit la Sentinelle tht Jura, c'est le cinquième lrenrblerneot de terre éprouvé dans leJura.
Jusqu'ici les secousses res- Bcnlies datrs nos conlrées n'onl jamais ploiongé leurs effets plus loin que Besançon au notd et la Saône à I'ouest.'RsssBNrrs
Elr 1855. 2l -
AJoux, la secousse a duré vingt secondes, tlirection est à I'ouestr ies sonnettes ont tinté ( { ).- A
Baume (Doubs),à Vesoul, à
Saint-Loup (Haute-Saône), à Langres, à Bourbonne.les-Bains, la seoousse s'est fait fortenrent ressenlir, quelqucs chcminCcs ont Ctri ronvcrsCcs.0n
n'est pas d'accord sur la durCo des oscil lations, les uns la {ixent à six ou truit secondes, les a utres à vingt ( I ).- A
Belvoir,le
temps élait sourbre, rnais calme;la
secousse a ét6 lrès-violente, ellea
durrJsix
secondes, les maisons se balançaient, des oheminées sont, lombées, des pans de nrurailles ont été renversés, d'aulres lézardés.0n aentendu un hruitsourd(l
et 26).-
A Mulltouse, 0na
éprouvétrois
secousses, qui ont tluré quelqucs secondes.lI
pleuvait. Une cinquantaine de oheminées sont tombées. Conrrne partout, un bon nonrbrede
personnes se sont précipitées en dehors deleur maison.
0n
n'est pas d'accord sur la direction; quelques personnes pcnsent qu'elle était du snrl-ouest au nord-est, d'autres I'ont déterminée du sud au,nold(ll).
- A
Wesserling,la
diqection paraissaitètle
celletle
I'est à l'ouest {M. Sar:c)(2a).-
A Colrnar, la secousse paraissait s'ê[re affaiblie.-
A Nantry, versmidi 54
ou55 m.,
un tremblement rle terre a été nettement ressenti. Dans I'espace de quatle ou cinq secondes, plusieurs secousses assez douccs, mais bien prononcées, ont errlieu
du nord ati midi (3e ).-
A Strasbourg,le
temps était très-mâuvais. La pendule des gal'- diens dela
plate-forme dela
calhédralc s'es[ arrêtée àI h.
moins 3 m'.par
l'eflet de
trois secoussesde
Fenrblements de terre assez violentes, direction de I'est à I'ouest. Le 24juillet,
à6 h.
du soir, le thernromèlreinrliquaitf 24,2;le
25 à rnidi -1-t8,7,
et àt
h., mornerrt de lasecousse,-l- {8,4.
Voyons nraintenant les localités qui sont plus rapprochées de I'extrênte' lirnite de I'espace ébranlé en France et en Allemagne.
Les journaux rr'ont signalé aucune secousse à 0range, ni à Marseille;'
ot,
dans la dernière de ces villes. les dontrées de I observatoire indiquenlqu'il
n'y a eu aucun tremblernent deterre. 0n
se rappelle qu'il n'a pasé{é ressenti à Nioe;
il
en est de même à Neftiez, à Pezdnas (tlér'ault), d'après NI.Graff(1),
et à Alais, d'après M. d'Hornbre-Firmas, ainsiqu à 'Bordeaux.-
En Espagne et en Poltugal,i[
n'y a eu auoune secousse à,*ette époque
(9).
D'après cela, la partie la plus méridionale de la Frauce22
'TREUBLBtrI'NÎS DA lBRNBn'a pas été ébranlée. Cependant,
à
Milhau (Aveyron),il
parrltrait quo plusieurs personnes ont ressenli une secousse, mais on la place à 3h.
du matin, ainsi qu'à Gaillac,sur
la route de Rodcz, d'apnès M. Argeliez de Rivière,-
Valencoesl
indiqué parM.
Volger (rornme ayant ressenti la se- cousse (2t).
-.4
Tain et dansla
localité.nomméele
Pouzin,sur
les bords du Rhône (Ardèehe), un peu au sutl de la Voulte et au nord de Baix, on n'a pas rcssonti do sccousse.Faut-il
attribuer I'absence t'le secousse dans.cette rrigion à la présence du terrain
primitil?
C'est en r:ffel çers Saint- Vallier et Tain qrre se trouve une for,te arête détachée de I'Ardèche, qui s'ilvance dans le Dauphiné(l),
D'alrrès une letlre,
ù
laquelle 0n peut ajouterfoi,
datée de Porrlgux, rlarrs les montegnes de I'Ardèche pr'ès Tournon, sur le Rhône,il
paraîtrail que le dépalternent de I'Arrlèche aélé
préservr! des secousses qui sont venues expirer à ses flontières orieutales. Cependant quelques person0e$de la rive dloitu du Rhône onl cru lessentir une secousse, mais leur
im-
pression a été fugitive. La masse de la populatirln n'a rien ressenti ni dans"la plaioe, ni sur lcs collines
({
).-
Alavillc
du Puy, légèresecousse;onla
place vers nridi etquart;le mouvement
a
paru venirdu
nort.l.ouest.Il
n'a duré qu'une seconde.0n
ne se rappelle, dans ces contrées volcaniques, d'aucun trernblement dc.terre tlepuis 30 ans
(l ). Il
a été ressenti à Doue (1).-
A Clermond-Felrand,le
lremblement deterre
s'estfait
sentir, mais t'aiblenrent (1), ainsi qu'à Pontgibaur.l, d'aprèsM.
Lecoq(t),
con- tlairenrerrt à celuidu l2
octobre {829. Lors de ce tremblemenl de terre, tl{. de lVlontlosiertit
une obselvation digne d'être rapportée. Les secoussesqui furent ressenlies à Clerrnont, et qui provenaient en ligne tlroite do la Suisse,