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MEMOIRE DE FIN DE CYCLE POUR L OBTENTION DU DIPLÔME DE MASTER EN SCIENCES AGRONOMIQUES Option : Agroéconomie

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Academic year: 2022

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MEMOIRE DE FIN DE CYCLE

POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME DE MASTER EN SCIENCES AGRONOMIQUES Option : Agroéconomie

Thème :

Evaluation des impacts socio-économiques de la Régénération Naturelle Assistée et stratégies d’adaptation des communautés selon le genre face au changement

climatique dans la région de Maradi.

Présenté par : HAMADOU IDRISSA Zakari Devant le jury composé de : 15/07/2021

Président : Dr Warouma Arifa, Maître Assistant, FASE/UDDM

Examinateurs : Dr Nouhou Salifou Jangorzo, Maître Assistant, FASE/UDDM Dr Massaoudou Moussa, Chercheur, INRAN/CERRA-Maradi Directeur de Mémoire : Dr Sitou Lawali, Maître de Conférences, FASE/UDDM

REPUBLIQUE DU NIGER UNIVERSITE DAN DICKO DANKOULODO DE MARADI (UDDM)

FACULTE D’AGRONOMIE ET DES SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT (FASE) BP : 465 MARADI (NIGER)Tel :(+227) 20410132 Fax : (+227) 2O410133

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ii

Table des matières

Listes des Figures ... iv

Liste des tableaux ... v

Liste des photos ... vi

Liste des Annexe ... vi

Sigles et Abréviations ... vii

DEDICACE ... viii

Remerciements ... ix

Résumé ... x

Abstract ... xi

Introduction ... 1

Objectif global : ... 3

Hypothèses de recherche ... 4

CHAPITRE I : GENERALITES ... 5

1.1. Problématique de la recherche ... 5

1.2. Définitions de concepts ... 7

1.3. Contexte institutionnel de l’étude... 7

1.3.1. Généralités sur la commune de Guidan Roumdji ... 9

1.3.2. Caractéristiques biophysiques ... 9

1.3.3. Caractéristiques socioculturelles ... 10

1.3.4. Caractéristiques économiques ... 10

1.3.5. Etat de lieu des ressources naturelles et le changement climatique ... 11

1.3.6. Généralité sur la commune d’Aguié ... 12

1.3.7. Caractéristiques biophysiques ... 12

1.3.8. Caractéristiques sociodémographiques ... 13

1.3.9. Aspects économiques ... 14

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES ... 15

2.1. Choix de la zone d’étude ... 15

2.2. Echantillonnage des enquêtés ... 15

2.3. Collecte de données ... 16

2.4. Traitement et analyse de données ... 17

2.5. Echelle d’évaluation du niveau de vulnérabilité ... Erreur ! Signet non défini. CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION ... 18

3.1 Resultats ... 18

3.1.1 Caractéristiques socioéconomiques des enquêtés ... 18

3.1.2 Typologie des ménages... 18

(3)

iii

3.1.3 Ressources des chefs des ménages enquêtés ... 19

3.1.2 Pratique de la RNA ... 22

3.1.4 Revenus tirés de la vente des produits issus de la RNA ... 34

3.1.5. Transformation des produits non ligneux issus de la pratique RNA ... 36

3.1.7 Contraintes liées à la pratique de la RNA ... 41

3.2 Discussion ... 43

Conclusion et Recommandations ... 48

Référence bibliographique ... 50 Annexe ... I

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iv

Listes des Figures

Figure 1: Evolution décennale de la pluviométrie dans la commune Guidan-Roumdji ... 12

Figure 2: Mode d'acquisition des terres ... 21

Figure 3: Espèces les plus importants faisant objet de la RNA ... 23

Figure 4: Proportion des femmes qui pratiquent la RNA selon la catégorie sociale en fonction des grappes 26 Figure 5: Proportion de type de pratique de la RNA selon les grappes et genre ... 26

Figure 6: Différentes produits non ligneux prélevés des espèces selon la catégorie sociale ... 28

Figure 7: Différentes produits non ligneux prélevés des espèces ... 28

Figure 8: Utilisation des produits non ligneux selon le sexe ... 29

Figure 9: : Différentes produits ligneux prélevées des espèces selon les catégories sociales ... 30

Figure 10: Différentes produits ligneux prélevées des espèces ... 30

Figure 11: Proportion des enquêtées qui vendent les produits issus de la RNA selon le genre et les grappes 33 Figure 12: Proportion des enquêtées qui vendent les produits issus de la RNA selon le genre et la catégorie sociale ... 33

Figure 13: Utilisation des revenus issus de la vente des produits issus de la RNA selon la catégorie sociale et le sexe ... 38

Figure 14: Nombre de repas par jour avant et avec la pratique de la RNA ... 40

Figure 15: Participation dans les différents cadres de concertation en fonction des grappes et des catégories sociales ... 41

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v

Liste des tableaux

Tableau 1:Proportion (en%) des ménages par catégories sociales et par grappe ... 19

Tableau 2: Les charges familiales et les actifs agricoles (en Moyenne) en fonction des grappes, selon les catégories sociales et le sexe ... 19

Tableau 3: Superficies des terres selon la catégorie sociale et le sexe ... 20

Tableau 4: Proportion (en%) des modes d'acquisition des terres par sexe et par grappe ... 21

Tableau 5: Nombre de bétail en UBT selon la catégorisation sociale ... 22

Tableau 6: Listes des espèces dominantes avant et avec RNA... 24

Tableau 7: Objectif de la pratique de la RNA selon la catégorie sociale ... 25

Tableau 8: Objectif de la pratique de la RNA selon le sexe ... 25

Tableau 9 : Evolution du rendement des cultures principales avant et avec la pratique de la RNA selon les catégories sociales ... 27

Tableau 10:Quantité de bois de chauffe (en stère) prélevés pendant la saison sèche selon les catégories sociales et le sexe ... 31

Tableau 11: Quantité de bois de chauffe (en stère) consommée par semaine selon les catégories sociales et le sexe ... 32

Tableau 12: Quantité de bois de chauffe (en stère) vendues par jour selon les catégories sociales et le sexe 32 Tableau 13: Revenus tirés de la vente du bois de chauffe (en F CFA) vendues par jour selon les catégories sociales et le sexe ... 34

Tableau 14: Revenus annuel tirés de la vente du bois d’œuvre/artisanat (en F CFA) selon les catégories sociales et le sexe ... 35

Tableau 15: Revenus hebdomadaires tirés de la vente des produits non ligneux (en F CFA) selon les catégories sociales et le sexe ... 36

Tableau 16: Proportion (en %) de l’utilisation des revenus issus de la vente des produits issus de la RNA selon la catégorie sociale et le sexe ... 38

Tableau 17: Proportion (en %) de nombre de repas par jour par ménage avant et avec la pratique de la RNA ... 40

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vi

Liste des photos

Photo 1: Focus group ... 16

Photo 2: Entretien individuel avec une enquêtée ... 16

Photo 3: Parc-agroforesterie ; effet de la RNA ... 27

Photo 4: Parcs-agroforsterie : Effets des arbres sur les cultures à Dan Saga... 28

Photo 5: Parcs-agroforesterie : Effets des arbres sur les cultures à Damama ... 28

Photo 6: Bois de chauffe issus de la pratique de la RNA ... 30

Photo 7: Marché de bois de Dan Saga ... 31

Photo 8: Fabrication des Matériels aratoires ... 35

Photo 9: : Produits (huile, savon et tourteau) issus de la transformation de l'amande de Balanites aegyptiaca ... 37

Photo 10: Prélèvement d'écorce pour les soins humains ... 39

Liste des Annexe

Annexe 1: Réparation des nombres de bétail en fonction de l'UBT selon la catégorie sociale ... I Annexe 2: Espèces recensées au niveau des trois grappes ... II Annexe 3: Les Produits Non Ligneux prélevés des espèces ... V Annexe 4: Les Produits Ligneux prélevés des espèces ... VI

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vii

Sigles et Abréviations

AFF : Forum Forestier Africain

ASDI : Agence Suédoise de développement international

CCAF : Programme de Recherche du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et la Sécurité alimentaire

CEG : Collège de l’Enseignement Général CES : Conservation des Eaux du Sol COFO : Commission Foncière

DDAT/DC : Direction Départementale de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire

DDP : Direction du Développement Pastoral EB/AGUIE : Education de Base de Aguié

ELD

CAMPUS :

Initiative Économie de la Dégradation des terres EV : Extrêmement Vulnérable

FAO : Food and Agriculture Organisation

FCFA : Franc de la Communauté Financière Africaine FIT : Front Inter Tropical

INS : Institut National de Statistique MP : Moyennement Vulnérable NAA : Nombre des Actifs Agricole NPC : Nombre de Personne en Charge

PDC : Plan du Développement Communautaire

PDC/NDT : Plan du Développement Communautaire et Neutralité de Dégradation de Terre PFNL : Produit Forestier Non Ligneux

PIB : Produit Intérieur Brute

PV : Peu Vulnérable

RGP/H : Recensement général de la population et de l’habitat RNA : Régénération Naturelle Assistée

TV : Très Vulnérable

UBT : Unité du Bétail Tropical

UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

VIH/SIDA : Virus de l’immunodéficience Humaine/ Syndrome d’immunodéficience Acquise

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viii

DEDICACE

Je rends grâce à Dieu le Tout Puissant et le Très Miséricordieux qui m’a permis de réaliser ce document combien important, que je dédie à :

• Mes parents qui, non seulement m’ont mis au monde, par la Volonté du Créateur Suprême, Allahou taala, mais aussi m’ont guidé et soutenu sur tout mon parcours.

Qu’ils trouvent ici l’expression de ma profonde reconnaissance.

• Ma femme qui m’accompagne avec patience et compréhension depuis que nous sommes ensemble.

• Pour mon fils que je prive souvent de la chaleur paternelle en étant constamment sur le terrain, je souhaite et espère que ce document saura combler tous les manques affectifs.

Que Dieu Le Tout Puissant et le Miséricordieux les bénisse. Amen ! A

Mes enseignants particulièrement à mon directeur de mémoire Dr Lawali Sitou, Maître de Conférences qui a toujours su ménager rigueur scientifique et insuffisance ponctuelle inhérente à tout travail humain, je témoigne vous de ma profonde gratitude.

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ix

Remerciements

Nous remercions tout d’abord ALLAH LE TOUT PUISSANT, LE TOUT MISERICORDIEUX de nous avoir donné la santé et le courage de réaliser ce travail. Paix et Salut Soient sur SON PROPHETE PSSL.

Ce mémoire rentre dans le cadre des activités du programme de bourse de recherche financé par le Forum Forestier Africain.

Nous tenons à exprimer notre gratitude aux personnes ci-dessous qui ont œuvré à l’aboutissement de ce travail. Il s’agit notamment de (s) :

Dr Zakari Moussa Ousmane, Maître de conférences, Recteur de l’Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi (UDDM), qui a bien voulu nous accepter dans son illustre institution.

Dr Lawali Sitou, Maître de Conférences, Doyen de la Faculté d’Agronomie et des Sciences de l’Environnement (FASE) de l’UDDM, mon Directeur de mémoire, qui a bien voulu accepter de nous encadrer pour nous faire bénéficier de son expérience et de son immense savoir et savoir - faire.

Dr Patrice Savadogo, Directeur de Recherche, en Ecologie et Biologie Végétales, actuellement Officier en Charge des Forêts à la FAO, pour sa disponibilité et ses conseils.

Trouvez ici toute ma reconnaissance et merci aussi d’être toujours disponible ; vos critiques rigoureuses et vos exigences ont été un grand atout pour ce travail. Merci !

Pr Godwin Kowero, Secrétaire Exécutif de L’AFF, qui a bien voulu nous accorder cette bourse de recherche pour nous permettre de conduire cette étude dans les meilleures conditions.

✓ Dr Doris Mutta, Senior Programme Officer de l’AFF, Pour sa disponibilité, son accompagnement dans la démarche administrative entre l’UDDM et l’AFF.

Z. Henri-Noel Bouda (PhD), Ancien Senior Programme Officer de l’AFF et Ojoyi Mercy (AFF) pour vos efforts et les orientations dans les démarches administratives entre l’UDDM et l’AFF.

✓ A tous les enseignants chercheurs de l’Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi en particulier ceux de la FASE.

✓ A mes chers amis qui ont toujours été à mes côtés quand j’en avais besoin.

✓ Je redis merci à tous

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x

Résumé

Cette étude a été réalisée dans la région de Maradi au niveau de deux départements (Aguié et Guidan Roumdji). L'objectif de l’étude est de contribuer à une meilleure connaissance des impacts des parcs dégradés récupérés, à l’adaptation au changement climatique et à la résilience des populations selon le genre dans la région de Maradi. Le choix des sites était basé sur le niveau de réussite de la pratique de la régénération naturelle assistée. Trois sites répartis dans trois grappes de villages ont été concernés par cette étude à savoir Dan Saga, Damama et Tambaraoua. Au total, 343 chefs de ménages ont été enquêtés dont, 64,08 % dirigés par les hommes adultes et 13,25 % par les femmes et 22,65 % par des jeunes. Il ressort des résultats quatre catégories sociales des producteurs ont été identifiées selon leur niveau de vulnérabilité : les Peu vulnérables (PV), les Moyennement vulnérables (MV), les Très vulnérables (MV) et les Extrêmement vulnérables (EV). En effet, les catégories TV et MV représentent respectivement 66,5% et 21,9% de l’échantillon. Le nombre de personnes en charge est en moyenne de 9,66 ± 4,22 personnes en charge et 4,08 ± 2,47 actifs agricoles. Le nombre minimum et maximum sont respectivement de 2 à 30 personnes en charge et 2 à 16 pour les actifs agricoles. Il ressort également que les superficies moyennes possédées par les PV sont très importantes 10,15 ± 1,91 ha/ménage et que les superficies possédées par les EV demeurent très faibles 0,54 ± 0,12 ha/ménage. La durée moyenne de la pratique de la RNA est de 11,78 ± 2,51 la durée la plus élevé est observée à Dan Saga avec une moyenne de 13,25 ± 2, 26. Les principales les espèces sont de la famille de Mimosaceae (15%), Capparaceae (13%), Combretaceae (11%), Anacardiaceae (7%), Caesalpiniaceae (7%), Bombacaceae (5%), Meliaceae (4%), Moraceae (4%), Rhamnaceae (4%). Les rendements des cultures ont connu une augmentation sous la pratique RNA au niveau des trois grappes et pour toutes les catégories sociales. Cependant le rendement le plus élevé est enregistré au niveau de la grappe de Dan Saga avec une augmentation de160,31 ± 76.96 kg/ha pour le mil et de 28.15 ± 6.21 kg/ha pour le niébé. L’exploitation des produits issus de la RNA a significativement contribué aux revenus des ménages, à travers la commercialisation des produits non ligneux et produits ligneux. Les revenus générés par la vente du bois de chauffe s’élèvent à 12 236 625 F CFA par an pour l’ensemble des ménages enquêtés. La vente des produits non ligneux rapporte aux ménages 335 800 F CFA dont le plus gros chiffre d’affaire est réalisé à Dan Saga avec 204 350 F CFA/an. Ces revenus tirés de ont permis aux ménages de réaliser des dépenses couvrant les besoins essentiels (alimentation, soins, événement, etc..) et ont contribué à développer la résilience des communautés.

Mot clés : Régénération Naturelle Assistée, vulnérabilité, résilience, genre, parcs agroforestiers, Niger

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Abstract

This study is concerns the Maradi region in two departments (Aguié and Guidan Roumdji) which are areas of forest park recovery. The objective of the study is to contribute to a better knowledge of the impacts of the degraded parks recovered, to adaptation to climate change and to the resilience of populations according to gender in the Maradi region. The choice of sites is based on the level of success of the practice of assisted natural regeneration. Three sites spread over three clusters of villages were concerned by this study, namely Dan Saga, Damama and Tambaraoua. In total, 343 heads of households were surveyed, 64.08% headed by adult men and 13.25% by women and 22.65%

by young people. The results show four social categories which have been identified according to their level of vulnerability: the Low Vulnerable (PV), the Moderately Vulnerable (MV), the Very Vulnerable (MV) and the Extremely Vulnerable (EV). Indeed, the TV and MV categories represent 66.5% and 21.9% of the sample, respectively. The average number of people in charge per household is 9.66 ± 4.22 people in charge and 4.08 ± 2.47 agricultural workers for the entire sample. The minimum and maximum number are respectively 2 to 30 people in charge and 2 to 16 for agricultural workers. It also emerges that the average areas owned by the PVs are very large 10.15 ± 1.91 ha / household and that the areas owned by the EVs remain very low 0.54 ± 0.12 ha / household. The average duration per year of the practice of ANR is 11.78 ± 2.51 with the highest practice period being found in Dan Saga with an average of 13.25 ± 2.26. species are from the family of Mimosaceae (15%), Capparaceae (13%), Combretaceae (11%), Anacardiaceae (7%), Caesalpiniaceae (7%), Bombacaceae (5%), Meliaceae (4%), Moraceae ( 4%), Rhamnaceae (4%). Crop yields have increased under the RNA practice at the level of the three clusters and for all social categories. However, the highest yield is recorded at the level of the Dan Saga cluster with an increase of 160.31 ± 76.96 kg / ha for millet and 28.15 ± 6.21 kg / ha for cowpea. The exploitation of products from ANR has significantly contributed to household income, through the marketing of non-wood products and wood products. The income generated by the sale of firewood amounts to 12,236,625 F CFA per year for all the households surveyed. The sale of non-timber products brings 335,800 F CFA to households, the largest turnover of which is in Dan Saga with 204,350 F CFA / year. These revenues from have enabled households to make expenses covering basic needs (food, care, events, etc.) and have helped to develop the resilience of communities.

Keywords: Assisted Natural Regeneration, vulnerability, resilience, gender, agroforestry parks, Niger

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Introduction

Les épisodes des sécheresses des années 1970 et 1980 et la forte pression sur les terres ont eu comme conséquence partout au Sahel une forte réduction du couvert végétal (Botoni, et al, 2010). Depuis cette décennie, le Sahel connaît de profonds changements liés aux variations climatiques et aux contraintes socio-économiques. Ainsi, les sécheresses récurrentes liées à la péjoration climatique, ont accentué les incertitudes dans les pratiques agropastorales (Tidjani, et al., 2016). Dans plusieurs agrosystèmes, les espèces végétales ont fait l’objet de surexploitation, des récoltes destructrices, des attaques des ravageurs et des maladies, et les conditions climatiques extrêmes telles que les sécheresses (Whitney, Bahati, et Gebauer 2018). La rareté voire la disparition des ressources naturelles ont engendré l’avancée du désert, la baisse de la fertilité du sol, la baisse de productivité agricole conduisant ainsi, à l’insécurité alimentaire (Lawali et al. 2018). Les impacts des changements climatiques, des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes apparaissent différenciés selon le genre des personnes et l’égalité entre les sexes (Le Masson, et al, 2015). Kaboré et al., notaient que le changement climatique représente une menace de plus en plus perceptible pour la viabilité des ménages ruraux d’Afrique subsaharienne où les communautés vivent principalement de l’exploitation des ressources naturelles.

Le Niger, à l’instar des autres pays sahéliens était confronté depuis des décennies à des problèmes de dégradations de ressources naturelles (Ousseini et al. 2016). Les superficies forestières du Niger sont estimées à 16 millions d’hectares, dont 11.600.000 ha de terres forestières marginales et 440.000 ha de terres forestières aménageables. Toutefois on estime à 100.000 ha de la superficie de forêts perdues annuellement sous l’effet conjugué des coupes incontrôlées, des feux de brousse, de surpâturage, de l’extension des zones de cultures et des sécheresses récurrentes (Gonda 2009).

Les sécheresses ont eu des impacts directs sur l’évolution de la végétation et à la formation de croûtes d’érosion (Bimaghra 2017). Aussi, les ressources naturelles qui contribuent aux moyens de subsistance de cette population sont également en état de dégradation avancée sous les effets conjugués des actions anthropiques et des changements climatiques (Lawali et al., 2018). Beaucoup d’espèces d’arbres intéressantes pour l’alimentation humaine sont en régression face aux besoins croissants qui découlent de la pression démographique. Parallèlement à cette croissance démographique, les variations climatiques prennent de l’ampleur (Morou et al. 2016).

En effet, dans la région de Maradi, les sécheresses, la pauvreté, le déficit en terre de culture ainsi que la démographie galopante ont poussé la population agricole à se lancer dans la protection des ressources naturelles (Lawali et al. 2018). De plus en plus de données factuelles sur les nombreuses formes que prend la vulnérabilité des femmes, des hommes, des jeunes, des personnes âgées, des

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personnes handicapées et des minorités ethniques face aux chocs et stress environnementaux existent, ainsi que sur la manière dont ils mobilisent différentes capacités pour renforcer leur résilience (Le Masson et al, 2015). Des études ont montré l’existence des inégalités sociales enracinées dans les normes juridiques et sociales, y compris un accès inégal à l’éducation, aux opportunités économiques et à la prise de décisions, et des rôles et responsabilités genrés dictent comment (et si) les femmes et les hommes accèdent et contrôlent la terre et les ressources liées aux forêts, à l’agriculture, à l’eau et à la pêche (Camey et al. 2020). Cet auteur soulignait que les tensions et la concurrence qui en découlent pour des ressources limitées au sein des communautés, des ménages et des industries, et entre elles, amplifient les inégalités normatives, discriminatoires et d’exploitation entre hommes et femmes, ouvrant la voie à une augmentation de la VBG (violence basée sur le genre) comme moyen de contrôler et de renforcer les déséquilibres de pouvoir (Camey et al. 2020).

C’est ainsi que les populations ont adopté des techniques de récupération et revalorisation des terres dégradées afin d’améliorer la production agricole et les revenus en particulier et de préserver l’environnement en général. En effet, dans la région de Maradi, en adoptant la technique de la régénération naturelle assistée (RNA) les paysans ont créé des systèmes de production plus complexes, plus productifs et plus durables, qui contribuent à une réduction de la vulnérabilité et la pauvreté rurales, et augmentent la biodiversité (Botoni, et al, 2010). Ces mêmes auteurs ont souligné que le système agroforestier est un moyen d’adaptation aux changement climatiques pour les producteurs à travers les impacts socio-économiques et biophysiques qu’il produit.

Les parcs agroforestiers sont généralement constitués d'espèces d'arbres ou d'arbustes qui constituent une importante réserve pour la médecine, la nourriture, le fourrage et le bois de chauffage ainsi que pour les revenus monétaires aux communautés locales (Elhadji, 2017). Par ailleurs, l’accès, l’exploitation et la gestion durable des espaces et des ressources végétales spontanées deviennent aujourd’hui les enjeux majeurs, avec des situations contrastées suivant les potentialités agroécologiques du milieu (Morou et al. 2016). Depuis quelques années, afin de faire face à ces problèmes, des techniques de récupération et revalorisation des terres dégradées ont été développées et adoptées par les populations pour la préservation de l’environnement, l’amélioration de la productivité agricole et de contribuer à l’accroissement de leurs revenus.

Au Niger, la régénération naturelle assistée (RNA) pratiquée dans la bande Sud du pays est considérée comme le pilier du reverdissement. En effet, la pratique de la RNA a permis une augmentation de quelque 200 millions d'arbres sur environ cinq millions d’hectares (Baggnian et al. 2012).

En investissant dans les arbres sur leurs champs, les paysans de la régions de de Maradi ont créé des systèmes de production plus complexes, plus productifs et plus durables, qui contribuent à une

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réduction de la vulnérabilité et la pauvreté rurales, et augmentent la biodiversité (Botoni et al, 2010).

C’est bien ce qui a motivé au Niger, l’élaboration et la mise en exécution de plusieurs programmes de développement dont la mission principale est récupération et la valorisation des terres dégradées.

Face à cette situation, il s’avère urgent d’asseoir les bases d’une gestion rationnelle et d’aménagement plus durable des ressources forestières (Morou et al., 2016). La régénération des arbres sur les champs produit des impacts socio-économiques et biophysiques et est aussi un moyen d’adaptation aux changements climatiques (Botoni et al, 2010). Toutefois, Très peu d’études se sont intéressées à évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux de ces importantes réalisations. C’est pourquoi, nous nous sommes intéressés à l’évaluation des impacts socio-économiques de la Régénération Naturelle Assistée des parcs agroforestiers et stratégies d’adaptation des communautés selon le genre face au changement climatique dans la région de Maradi.

Pour ce faire, les questions de recherche suivantes ont été posées :

✓ Quelles sont les ressources naturelles et l’utilisations faites par les ménages pour faire face aux impacts du changements climatiques en tenant compte du genre ?

✓ Quels sont les impacts socio-économiques des différentes ressources selon les catégories sociales ?

✓ Comment les acteurs perçoivent et apprécient les services écosystémiques dus à l'exploitation des parcs à RNA ?

✓ Quelles sont les stratégies développées pour assurer la durabilité des ressources et la résilience des communautés face aux changements climatiques selon le genre ?

Objectif global :

L’objectif de cette étude est de Contribuer à une meilleure connaissance des impacts des parcs dégradés récupérés, à l’adaptation au changement climatique et à la résilience des populations selon le genre dans la région de Maradi

Objectifs spécifiques :

✓ Catégoriser les ménages exploitants selon le niveau de vulnérabilités ;

✓ Identifier les espèces ligneuses alimentaires qui procurent des revenus et renforcent la résilience alimentaire des ménages selon l’approche genre face au changement climatique ;

✓ Evaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des parcs agroforestiers récupérés selon le genre

✓ Analyser les perceptions des communautés sur l’efficacité des stratégies d'adaptation et de résilience face au changement climatique en prenant en compte le genre.

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4 Hypothèses de recherche

Pour atteindre les objectifs fixés, les hypothèses suivantes sont formulées :

Hypothèse 1 : L’exploitation des ressources issues de la RNA contribuent à la subsistance des catégories sociales vulnérables et l'augmentation des revenus qui renforcent la résilience des ménages ruraux.

Il, s'agit ici de démontrer comment :

✓ Les espèces ligneuses des agro systèmes à base de la RNA influence le reverdissent du milieu et renforce la résilience des écosystèmes.

✓ Les parcs agricoles récupérés ont généré d'importants impacts socioéconomiques au différents groupes sociaux marginalisés à travers les activités génératrices de revenu développées à partir de l'exploitations des produits forestiers non ligneux issus de la RNA.

✓ L'exploitation des ressources des parcs récupérés a permis aux communautés de développer selon les genres des stratégies d'adaptation et des résiliences qui ont favorisé l'amélioration de leur niveau de.

Hypothèse 2 : L’exploitation des produits issus de la RNA par les différentes catégories sociales selon l’approche genre favorise l’émergence des activités génératrices des revenus.

✓ Les femmes et les hommes dans l’accès aux ressources issus de la RNA.

✓ les revenus tirés de ces ressources

✓ Les formes d'utilisation de ces ressources

✓ La participation des hommes, des jeunes et des femmes à la prise de décision dans l’exploitation produits forestiers

Le présent document s’articule autour de trois chapitres :

- Chapitre I : aborde la problématique et les généralités sur la zone d’étude - Chapitre II : Matériel et méthodes

- Chapitre III : Résultats et discussion

- Et enfin le document s’achève par une conclusion et quelques recommandations.

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CHAPITRE I : GENERALITES

1.1. Problématique de la recherche

Le changement climatique et la variabilité du climat représentent des risques sérieux pour l’environnement et pour la vie sur terre. Toutes les populations et tous les secteurs seront probablement affectés notamment les systèmes agroforestiers sahéliens exposés en permanence aux aléas climatiques. En Afrique de l’Ouest, et au Sahel en particulier, de fortes incertitudes demeurent sur les résultats des projections concernant les précipitations. Les scénarios disponibles prévoient plutôt une accentuation des différences régionales et saisonnières, accompagnée de risques accrus d’événements extrêmes (Nassourou et al. 2018). L’avenir des ressources naturelles en général et celui des ressources forestières en particulier devient ainsi une préoccupation permanente dans les politiques forestières, ainsi que pour les populations riveraines au regard de nombreux avantages dont elles sont bénéficiaires (Morou et al. 2016). Ainsi, les catastrophes naturelles récurrentes, résultant des crises environnementales (pauvreté des sols, la pression parasitaire) et les pratiques culturales rudimentaires ont entraîné des déficits céréaliers et fourragers avec comme conséquences les famines, la perte du cheptel comme ce fut le cas en 1974 et 1984 (Baggnian et al. 2012).

A l’instar des pays du sahel, au Niger ces dernières décennies ont été marquées par une variabilité climatique illustrée par une baisse significative des pluviométries annuelles et une augmentation de la variabilité interannuelle des précipitations. Les formations naturelles sont dans un état de dégradation avancé suite aux prélèvements excessifs de bois liés à une croissance démographique sans cesse grandissante (Lawali et al. 2018). Pourtant, la plupart des secteurs économiques de ce pays reposent sur les ressources naturelles, qui sont largement dépendants du climat. C’est le cas en particulier des activités reposant sur les espaces productifs que sont les terres agricoles et les forêts (Seguin et Lefevre, 2015). Dans ce pays sahélien, le secteur agricole qui contribue à 50% au produit intérieur brut (PIB). L’impact des facteurs de risques climatiques sur l’agriculture, tels que l’irrégularité des pluies, les inondations, les invasions acridiennes, agit négativement et directement sur l’économie du Niger, (Nassourou et al. 2018). Ainsi, la vulnérabilité du secteur agricole au changement et aux aléas climatiques constitue une préoccupation majeure pour le développement du pays (Ouédraogo et al. 2019). En effet, au Niger durant ces dernières décennies, les exploitations agricoles connaissent des mutations du fait de la rareté des terres de cultures, liée à la forte croissance démographique et à la dégradation du capital productif naturel due aux épisodes de sécheresse, aux changements du climat global et à l’exploitation abusive des ressources naturelles (Zounon et al.

2020). La dégradation des terres au Niger a accentué et favorisé un certain nombre d’effet dont la faible fertilité des sols sur la production agricole, réduit les ressources naturelles et le rendement des cultures, c’est qui conduit à un phénomène de l’insécurité alimentaire et accroît la vulnérabilité des

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populations. Le surpâturage, le défrichement des terres forestières aux fins agricoles, la destruction des forêts pour la satisfaction des besoins en bois énergie et de service et pour les besoins fourragers pour le bétail (surtout le pâturage aérien), les mauvaises pratiques de récolte des produits pour la pharmacopée traditionnelle, et les feux de brousse sont autant d'activités humaines qui contribuent à la disparition du couvert végétal favorisant ainsi la dégradation des terres (PDC NDT, 2018). La croissance des populations associée aux changements et répartition démographiques induisent une demande accrue de terres pour produire les ressources alimentaires, énergétiques, hydriques, et les moyens de subsistance. Les changements environnementaux induits par les facteurs de stress (par exemple le changement climatique) et la dissolution de la stabilité des écosystèmes réduisent davantage la capacité de la terre à répondre de manière résiliente aux pressions naturelles ou anthropiques (ELD CAMPUS, 2019). Ces conséquences biologiques et physiques se mesurent en termes économiques d’abord : il y a perte de récolte, perte des produits de l’élevage (lait, viande) et également perte en terres due à l’érosion conduisant à un recul des superficies cultivables (Marc, 2018).

Les impacts des changements climatiques, des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes apparaissent différenciés selon le genre des personnes et l’égalité entre les sexes (Le Masson et al.,2015). Pour rendre l’exploitation des terres durable sur des périodes de plus en plus longue, la protection des arbres dans les champs constitue une alternative. Les impacts attendus de telles actions sont, entre autres, l’approvisionnement en produits (bois, fruits, etc.) mais aussi de services comme la restauration des sols dégradés(Zounon et al. 2019). La sécheresse reste la principale cause de ces chocs. L’impact des facteurs de risques climatiques sur l’agriculture, tels que l’irrégularité des pluies, les inondations, les invasions acridiennes, agit négativement et directement sur l’économie du Niger. En effet, son économie est largement dépendante de l’agriculture, qui contribue à 43% au PIB et constitue la deuxième source de devises du pays (Nassourou et al. 2018).

La plupart des projets de reboisement classiques sont très peu appropriés par les populations parce qu’ils sont coûteux et leur mise en œuvre assez contraignante car demandant une certaine technicité pour conduire des pépinières (Botoni et al 2010). Nombre de nos secteurs économiques reposent sur les ressources naturelles de notre territoire et sont largement dépendants du climat. C’est le cas en particulier des activités reposant sur les espaces productifs que sont les terres agricoles et les forêts (Seguin et Lefevre 2015). En effet, au Niger durant ces dernières décennies, les exploitations agricoles connaissent des mutations du fait de la rareté des terres de cultures, liée à la forte croissance démographique et à la dégradation du capital productif naturel due aux épisodes de sécheresse, aux changements du climat global et à l’exploitation abusive des ressources naturelles (Zounon et al.

2020). La dégradation des terres au Niger a accentué et favorisé un certain nombre d’effet dont la

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sécheresse et la faible fertilité des sols sur la production agricole, réduit les ressources naturelles et le rendement des cultures, c’est qui conduit à un phénomène de l’insécurité alimentaire et accroît la vulnérabilité des populations. En réponse, les paysans ont développé des pratiques qui, pour certaines, ont bénéficié du support de la recherche et du développement.

1.2. Définitions de concepts

Régénération Naturelle Assistée : La RNA est une technique d’agroforesterie qui consiste à protéger et gérer les repousses naturelles (pousses) que produisent les souches d’arbre et d’arbustes dans les champs, (Botoni, et al 2010).

Impact socio-économique : Correspond le plus souvent aux évidences en termes de changement sur le plan social et économiques induits. Ces définitions ont pour point commun l’influence d’un effet exercé par quelque chose ou par un individu sur une autre chose ou sur un autre individu et tendant à le transformer, ainsi que son environnement (Koné, 2013).

Impacts environnementaux : désignent l’ensemble des modifications quantitatives, qualitatives et fonctionnelles de l’environnement engendrées par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un ou des produits de sa conception à sa « fin de vie » (ADEME, 2018).

Genre : selon UNESCO le genre désigne les différences, rôles et attentes assignés par la société aux femmes et aux hommes. Ces rôles sont appris, peuvent changer au fil du temps et sont influencés par la culture, l’éducation, la classe, les environnements économiques et politiques, les médias, les crises et les conflits (Le Masson, 2015).

Résilience : Capacité d’un système social ou écologique d’absorber des perturbations tout en conservant sa structure de base et ses modes de fonctionnement. La capacité de s’organiser et la capacité d’adaptation au stress et aux changements (Boureima et al. 2012).

1.3. Contexte institutionnel de l’étude

Cette étude est rendue possible grâce au soutien financier du Forum forestier africain (AFF), qui est une organisation panafricaine non gouvernementale dont le siège est à Nairobi, au Kenya. C'est une association d'individus qui œuvre pour le développement de la recherche et l'engagement pour la gestion durable, l'utilisation et la conservation des forêts et des ressources forestières de l'Afrique pour le bien-être socio-économique de ses populations, la stabilité et l'amélioration de son environnement. L'objectif du Forum est d’animer la plate-forme afin de créer un environnement favorable à l'analyse indépendante et objective, au plaidoyer et aux conseils sur les questions politiques et techniques pertinentes relatives à la gestion, l'utilisation et la conservation durables des ressources forestières de l'Afrique dans le cadre des efforts visant à réduire la pauvreté, promouvoir

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l'égalité des sexes et le développement économique et social. A travers ses programmes et ses activités, l’AFF s’évertue à promouvoir l'autonomisation de tous les groupes marginalisés, en particulier les femmes et les jeunes, dont la représentation, les priorités et les besoins sont rarement pris en compte dans le secteur forestier, en facilitant des activités spécifiques qui renforceraient leur participation et leur représentation équitable.

L'AFF a obtenu un financement de l'Agence Suédoise de Développement International (ASDI) pour mettre en œuvre le projet intitulé "Renforcement de la gestion et de l'utilisation des écosystèmes forestiers pour le développement durable en Afrique". L'objectif global du projet est de "générer et partager les connaissances et l'information par le biais de partenariats de manière à contribuer à l'élaboration des politiques, à la prise de décisions et au renforcement des capacités, pour une meilleure gestion des forêts et une meilleure lutte contre la pauvreté et la protection de l'environnement en Afrique". L'un des principaux objectifs du projet est d'améliorer les connaissances et les capacités des parties prenantes africaines afin de faciliter leur réaction aux effets néfastes du changement climatique grâce à une meilleure gestion et utilisation des services des écosystèmes forestiers et des arbres hors forêt. C’est dans ce contexte que nous avons bénéficié d’un appui financier du Forum Forestier Africain (AFF) pour la réalisation de la présente étude dans la région de Maradi au Niger.

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1.3.1. Généralités sur la commune de Guidan Roumdji

La commune urbaine de Guidan Roumdji a été créée par la loi 2002-014 du 11 juin 2002. Sa composition et sa délimitation sont définis par la loi 2003-035 du 27 Aout 2003 et son installation a été consacrée par le décret 2004-259/PRN/MI/D du 14 septembre 2004 ( CGR,2013). La commune urbaine de Guidan Roumdji est l’une des 5 communes que compte le département du même nom.

Elle couvre une superficie totale d’environ 1009 km² et regroupe 57 villages administratifs et quartiers. Le centre urbain de Guidan Roumdji qui est le chef-lieu de la commune se situe à 55 km à l’ouest de la communauté urbaine de Maradi. Elle est limitée :

➢ Au Nord par la commune rurale de Chadakori et de Dan Kolbi (département de Dakoro);

➢ A l’Est par la commune rurale de Guidan Sori;

➢ Au Sud par la commune rurale de Guidan Sorry et Sabon Birni (Nigeria)

➢ A l’Ouest par les Communes rurales de Bangui, (Madaoua) et Dan Koulbi (Dakoro) 1.3.2. Caractéristiques biophysiques

Le relief relativement homogène, est marqué par une succession de plaine entrecoupée de quelques petits plateaux. La plaine alluviale de Goulbin Maradi est caractéristique du relief dans la partie sud de la commune. Les sols sont classés selon trois types de formation édaphique :

➢ Les sols argilo sableux de couleur noir et riche pour l’agriculture sont localisés dans la partie sud ;

➢ Les sols limoneux de la vallée de Goulbi sont localisés dans les abords des points d’eau, très riche et constituant l’essentiel du potentiel propice au culture de contre saison ;

➢ Les sols sableux sont les plus dominants et de faible fertilité. On les retrouve surtout dans la partie Nord et sont soumis à une forte dégradation de faite d’une part de leur exploitation agricole et d’autre part à une forte érosion éolienne et hydrique. Ils constituent le terrain de prédilection des cultures telles que le mil, l’arachide et le niébé.

La commune est caractérisée par un climat de type sahélo soudanien avec un cumul pluviométrique annuel oscillant entre 380 et 585 mm selon les années. La saison de pluie dure 3 à 4 mois. Mais dans l’ensemble l’installation des campagnes agricoles n’est pas toujours à la hauteur de l’espérance des populations (PDC-Guidan Roumdji, 2013). Le climat dans la commune se caractérise par deux saisons bien distinctes :

➢ Une saison de pluies allant de juin à septembre ;

➢ Une saison sèche longue allant d’octobre à mai ;

➢ Une saison froide et humide de novembre à mars.

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Les températures minima tournent autour de 10° pendant la saison froide, tandis que les maximas atteignent jusqu’à 40° en avril et mai (PDC-Guidan Roumdji, 2013).

Les risques climatiques identifiés sont : les séquences sèches, les inondations, les pluies de grêle, les vents violents, le retard dans l’installation de la saison des pluies, l’arrêt précoce des précipitations.

La végétation est composée des espèces ligneuses et herbacées. Elle fournit les pâturages pour l’alimentation du bétail, ainsi que du bois pour les divers usages (bois de chauffe, d’œuvre et de service) (PDC-Guidan Roumdji, 2013).

1.3.3. Caractéristiques socioculturelles

La population de la commune de Guidan Roumdji est estimée en 2013 à 100 945 hbts (projection faite sur la base des données du RGP/H 2001), repartie sur 1009 km2 avec une densité moyenne de 100 habitants au km2. Cette population représente 19 % de la population de tout le département de Guidan Roumdji avec un taux d’accroissement de 4 % par an (PDC-Guidan Roumdji, 2013). Elle est composée de 48125 hommes et 52821 femmes soit 50,7 % pour 14421 ménages.

A l’image de tout le pays de façon générale, cette population est relativement très jeune car plus de la moitié est compris dans la tranche d’âge de 15 à 40 ans. Ceci est un facteur qu’il faut prendre en considération dans une perspective de développement de cette commune. La densité moyenne est de 100 habitants au Km² est l’une des plus élevée au Niger. C’est la preuve d’une forte pression démographique sur les ressources naturelles de plus en plus rare et fragilisées par l’austérité du climat.

La population urbaine essentiellement concentrée dans la ville de Guidan Roumdji est estimée à 17 049 habitants soit un taux d’urbanisation de 17%. La composition ethnique est dominante haoussa Gobirawa. Le Haoussa est la principale langue de communication et de travail ; ce qui représente un facteur solide de cohésion sociale. Cette coexistence pacifique est renforcée, très souvent, par des liens de mariage et de partage des espaces très marqués qui unissent ces communautés (PDC-Guidan Roumdji, 2013).

1.3.4. Caractéristiques économiques

Les principales activités économiques pratiquées dans la commune sont : l’agriculture, l’élevage, le commerce et l’artisanat. L’agriculture est pratiquée par plus de 90% de la population ; l’agriculture constitue la première activité économique de la commune. Elle contribue à cet égard de façon significative à l’économie de la commune urbaine de Guidan Roumdji. L’élevage ’est la seconde activité économique de la commune de part la place importante qu’il occupe dans les activités socio- économiques des populations. Elément central de l’économie familiale, cette activité contribue largement à l’amélioration des conditions de vie des ménages. Il est pratiqué aussi bien par les nomades que par les sédentaires. Il porte sur les bovins ; les ovins, les caprins, les camelins, les équins, les asins et la volaille. L’artisanat est aussi une activité non négligeable dans la commune urbaine de

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Guidan Roumdji. Il porte sur la transformation des produits agropastoraux, le tissage des nattes et cordes, la fabrication d’objet d’utilité agricole ou pastorale, etc. En somme, c’est l’artisanat d’œuvre et de service qui domine dans la commune. Il constitue une source de revenus alternative pour les populations qui le pratiquent (PDC-Guidan Roumdji, 2013).

1.3.5. Etat de lieu des ressources naturelles et le changement climatique

Le climat de la commune de Guidan-Roumdji est du type sahélien. Les totaux pluviométriques moyens pour la période 1975-2004 sont compris entre 300 et 650 mm. La pluviométrie est caractérisée par une forte variation spatio temporelle. En année normale à humide cette pluviométrie permet le développement des activités agropastorales. L’économie est rurale, peu diversifiée, et repose essentiellement sur des activités agropastorales, activités qui concernent la quasi-totalité des populations de la commune.

Le bilan diagnostic du climat de la commune urbaine de Guidan Roumdji est basé sur l’analyse des données journalières de pluie, de température et de vent. Pour tous ces facteurs climatiques un test de rupture des données, une analyse des tendances et variabilité sont effectués et leurs tendances futures sont données (PDC-Guidan Roumdji, 2013).

Les données pluviométriques utilisées sont des séries complètes de pluviométries journalières de 1960 à 2010 de trois stations Maradi (synoptique), Guidan-Roumdji et Chadakori (pluviométrique).

La saison de pluie dure 3 à 4 mois. Mais dans l’ensemble l’installation des campagnes agricoles n’est pas toujours à la hauteur de l’espérance des populations (PDC-Guidan Roumdji, 2013). Les températures minima tournent autour de 10° pendant la saison froide, tandis que les maximas atteignent jusqu’à 40° en avril et mai.

La moyenne de la pluviométrie décennale de la commune Guidan-Roumdji montre une forte variabilité inter décennale et une baisse moyenne de -147.8 mm entre la décennie 60 et la décennie 90. La décennie 90 est la moins pluvieuse de la série. La décennie 2000 se caractérise par à un retour (en moyenne de +94.2. mm) d’un point de vue quantitatif de la pluviométrie sans pour autant atteindre le niveau de la décennie 60 (PDC-Guidan Roumdji, 2013).

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12 Généralités sur la commune d’Aguié

Aguié devient département par la loi 1930 du 14 septembre 1998 et couvre une superficie de 2800km2 soit 7,26% de la superficie totale de la région de Maradi (DDAT/DC Aguié, 2006). Situé au sud de Maradi, le département d’Aguié est limité au Nord par le département de Mayahi, à l’Est par celui de Tessaoua mais maintenant par Gazawa d’après la dernière subdivision en 2010, au Sud sur une longueur de 70 km par la république fédérale du Nigeria et à l’Ouest par le département de Guidan Roumdji (PDC-Aguié, 2013).

1.3.6. Caractéristiques biophysiques

Le relief du département d’Aguié est peu accidenté, caractérisé par un vaste plateau et muni de quelques buttes de sables avec des surfaces pratiquement planes plus importantes et des petites dépressions. Ainsi l’altitude maximale est de 472m par rapport au niveau de la mer alors que dans la vallée du Goulbi N’kaba celle-ci est de l’ordre 392m (PDC-Aguié, 2013).

Le département d’Aguié possède un climat de type sahélien caractérisé par une saison pluvieuse de quatre (4) à cinq (5) mois et une saison sèche de huit à sept (8 à7) mois avec une étroite bande sahélo soudanienne le long de la frontière avec le Nigeria. Le gradient pluviométrique varie du Nord au Sud de 400 à 600 mm ; ce qui fait du département d’Aguié une des zones les plus arrosées du Niger. Les températures atteignent 45° en saison sèche chaude et descendent jusqu’à 10° en saison sèche froide.

Les températures moyennes se situent entre 27 et 29°.Le cumul de la hauteur enregistré au cours de l’année 2014 de mai à septembre est de 424 mm. La figure ci-dessous illustre la quantité de pluies tombées (PDC-Aguié, 2013).

Figure 1: Evolution décennale de la pluviométrie dans la commune Guidan-Roumdji

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Le mois d’aout est le mois le plus pluvieux avec une hauteur de 180mm de quantité de pluie tombé comme illustre la figure suivante. Le département d’Aguié compte d’importantes ressources végétales. Ces dernières sont essentiellement localisées dans les forêts classées et dans la vallée de Goulbi N’kaba. Dans les forêts classées, on rencontre les arbres et arbustes suivants : Sclerocarya birrea, Commiphora , africanaGuiera senegalensis, Combretum micranthum. Quant au tapis herbacé, il est composé de Eragrotis tremula, Cenchrus biflorus, Brachiara disticophilla, Sida cordifolia. La vallée de Goulbi N’kaba est dominée par Hyphaene thebaica ; on note aussi un important parc à Faidherbia albida dans toute la partie Sud du département et une forte régénération naturelle surtout dans la partie Nord couvrant une superficie d’environ 110.000 ha dont 70.000 ha réalisés avec l'appui du PDRAA. (Service Départemental de l’Environnement, Aguié 2003).

1.3.7. Caractéristiques sociodémographiques

La population du département d’Aguié est estimée à 246160 habitants (INS, 2012) dont 126936 femmes soit 51,56% et 119224 hommes soit 48 ,43 %. Le taux d’accroissement naturel de l’ordre de 3,4%. La densité de la population est de 88 habitants au km2 d’où le problème des terres de culture.

La population est composée par ordre d’importance de Katchinawa, Gobirawa, Peulhs et de Bouzou dont la majeure partie se trouve concentré en milieu rurale. Les religions pratiquées pratiquée par ces populations sont entre autres le christianisme, l’islam, et un peu d’animiste ; dont parfois beaucoup de conflits surgirent au sein de ces croyant (PDC-Aguié, 2013).

Ces dernières années on constate une faible variation de fréquentations des élèves ce qui se traduit par un pourcentage de 96.65% dont 96.45% des filles en 2011 contre 97.01% avec un taux 96.65%

Figure 2 : Evolution du cumul pluviométrique d’Aguié 2014

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pour les filles. Il est à signaler que le taux de scolarisation des jeunes filles est nettement supérieur à celui des garçons. (EB /Aguié, 2014).

1.3.8. Aspects économiques

L’agriculture est la première principale activité économique du département d’Aguié. Elle est relativement diversifiée et demeure tributaire des conditions climatiques et édaphiques. Les performances du secteur agricole restent globalement insuffisantes compte tenu des rendements en régression consécutif à la baisse progressive de la fertilité du sol et la mise en jachère de terre de culture ainsi que le bilan hydrique. La pluie est inégalement répartie dans le temps et dans l’espace.

Cette activité est pratiquée à la fois par les sédentaires et les peulhs (agro-pastoral). Les principales cultures pratiquées sont dessinées généralement à l’autoconsommation et peuvent être vendu pour répondre à certains besoins. On peut citer entre autres le mil, le sorgho, le mais le niébé et l’arachide.

La superficie totale cultivée était de 420296 ha en 2002 contre 474017 ha en 2009 (PDC-Aguié, 2013).

L’élevage constitue la deuxième activité économique du département d’Aguié. La disponibilité et l’accès à l’eau et au pâturage renfermant des espèces de bonnes valeurs fourragères sont ses principales contraintes. Cette activité est pratiquée par la population de façon extensif voire semi- intensif par les sédentaires, d’autres font de l’élevage de case dans le but d’engraisser les animaux et les vendre (PDC-Aguié, 2013).

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CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES

2.1. Choix de la zone d’étude

Créée par la loi n°2002-14 du 11 juin 2002 portant création des communes et fixant le nom de leurs chefs-lieux, la commune d’Aguié est située à 80 km à l’Est de Maradi et la commune de Guidan Roumdji est situé à 55 km à l’Ouest de Maradi .. La zone de cette étude concerne ces trois (3) grappes.

Il s’agit de la grappe de Dan Saga, grappe de Damama la grappe de Tambaraoua. L’une des principales causes du choix de ces grappes est la réussite de la pratique de la technique de la régénération naturelle assistée (RNA). L’engagement des populations dans le cadre de la préservation des parcs agroforestiers, la connaissance de l’importance des services écosystémiques et la durée de la réalisation et de l’exploitation sont autant des critères de choix.

2.2. Echantillonnage des enquêtés

L’enquête a concerné 343 chefs de ménages agricoles tirés de l’ensemble des trois grappes d'enquête.

Les critères de choix des enquêtés est la pratique de la RNA dans les champs et le statut de vulnérabilité de l’exploitant issu de la catégorisation sociale effectuée par la communauté en

Figure 3 : Carte de la zone d'étude

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assemblée villageoise sur la base des critères comme le capital foncier, le cheptel du ménage, la position sociale, la disponibilité en vivre (Lawali et al. 2018). Le choix des personnes à enquêter est basé sur les critères suivants :

✓ La catégorisation sociale des enquêtés: les peu vulnérables (PV), les moyennement vulnérables, (MV), les très vulnérables (TV) et les extrêmement vulnérables (EV) ;

✓ Capital foncier détenu: les propriétaires foncières (terriens), pratique de la RNA, chef de ménages, exploitations des ressources;

✓ Le genre: nombre des hommes chef de ménage, nombre des femmes chefs de ménage et nombre de jeune chef de ménage ;

L’étude s’est basée essentiellement sur deux approches : l’approche connaissance des sites et acteurs locaux et l’approche acteurs et stratégies d’acteurs. La première a permis de faire un état des lieux des connaissances sur le niveau de réussite des interventions et la seconde de mettre en évidence les acteurs clés en tenant compte du genre et des groupes marginalisés dans la gestion des ressources et d’appréhender le système d’action entre les différentes catégories sociales.

2.3. Collecte de données

La collecte des données est faite sur la base des questionnaires élaborés et administrés individuellement aux enquêtés et une fiche d’entretien pour les focus groupe. L’entretien vise les différentes catégories de ménages qui pratiquent la RNA qui procure de revenus à travers la commercialisation des produits ligneux et/ou des produits non ligneux au niveau des villages et sur les différents marchés. Le but ici est d’inventorier les différents produits issus de la RNA écoulés sur les marchés et de relever les coûts.

Photo 2: Focus group Photo 1: Entretien individuel avec une enquêtée

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Au total trois cent vingt-huit (343) chefs de ménages ont été concernés, dont 64,08 % dirigés par les hommes adultes et 13,25 % par les femmes et 22,65 % par des jeunes. Les fiches d’enquêtes élaborées à cet effet constituent notre canevas d’entretien individuel.

Enfin, une interview en focus group a été organisée avec l'ensemble des groupes dans chaque village d'enquête. Ils ont permis de générer des informations sur la perception qu'ont les producteurs de la RNA. Les avis communautaires ont permis de comprendre leurs comportements et motivations vis- à-vis de la pratique de la RNA. Des observations directes faites sur le terrain ont permis de compléter les données collectées. Le questionnaire établi comporte les sections suivantes :

✓ Section 1 : Caractérisation de l’enquêté : permet de faire le profil de l’enquêté, statut social, la taille du ménage ;

✓ Section 2 : Statut foncier, permet de connaitre les caractéristiques des terres disponibilité d’un titre foncier et la superficie, ressources disponibles, et l’exploitation des terres selon le genre ;

✓ Section 3 : Pratiques agroforestières/ inventaire des différentes espèces ligneuses présentes et ou régénérations naturelles sur les parcs récupérés et qui s’adaptent au changement climatique.

✓ Section 4 : Analyse des services écosystémiques et le niveau satisfaction des communautés en fonction du genre, les facteurs contributifs et les facteurs limitant ;

✓ Section 5 : Stratégies d'adaptation et de résiliences, la gouvernance, le mode de gestion en fonction du genre et des catégories marginalisés.

2.4. Traitement et analyse de données

Les données collectées ont été saisies et traitées sur un tableur Excel. Ensuite pour l’analyse statistique des données le logiciel SPSS 22 et R Studio ont été utilisés. La statistique descriptive a été effectuée pour expliquer les différents changements observés au niveau des ménages et cela en tenant compte du profil et de la catégorie des ménages. L’analyse qualitative et quantitative a permis de calculer les fréquences selon le genre et la catégorisation sociale (objectifs visés à travers la RNA, les espèces utilisées, la vente ou non des produits issus de la RNA, l’utilisation des revenus tirés de la vente des produits issus de la RNA dans la vie socioéconomique du ménage). Cette partie a abordé les aspects liés à la gestion des ressources naturelles à travers des structures communautaires mises en place par les différents programmes qui ont intervenus dans la zone d’étude. L’analyse des variances (ANOVA) a été utilisée pour comparer les moyennes de différents paramètres étudiés.

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CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION

3.1 Resultats

Pour mieux appréhender les impacts des parcs agroforestiers à RNA dans l’économie des ménages et la résilience communautaire selon le genre, nous avons procédé à une analyse de la vulnérabilité par catégories sociales. Ainsi, quatre catégories de vulnérabilité sont issues de nos résultats.

- Les Peu Vulnérables (PV) : cette partie de la population représente la classe la plus aisée dans les grappes. Ils disposent d’une production agricole pouvant couvrir plus de 12 mois et une superficie de terre agricole supérieur à 8 ha. Ils sont surtout en mesure de pratiquer des activités génératrices des revenus et possèdent des gros bétails dont en moyenne trois (3) par ménage.

- Les Moyennement vulnérables (MV) : cette classe sociale représente la seconde classe après la précédente (PV). La production agricole permet de couvrir 8 à 11 mois et peut atteindre une année en cas d’une campagne agricole excellente. Elles ont une superficie moyenne de terre supérieur ou égale à 4 à 7 ha, mais inférieur à la superficie de la classe précédent. De même ils possèdent des bétails dont en moyenne (3) par ménage.

- Les Très Vulnérables (TV) : les TV représentent la troisième classe, ils ont une production agricole qui peut couvrir les six 5 à 7 qui suivent la récole. Avec une superficie généralement inférieure de 4 à 3 ha. Leurs champs sont obtenus généralement par héritage, parfois par prêt ou don. Ils possèdent quant à eux des petits ruminants dont en moyenne deux têtes par ménage.

- Les Extrêmement Vulnérables (EV) : C’est la classe sociale la plus vulnérable, ils ont une production agricole qui peut couvrir les six 2 à 4, leur superficie agricole est inférieure à 2 ha.

Ils possèdent au moins un petit ruminant par ménages.

3.1.1 Caractéristiques socioéconomiques des enquêtés

Dans le cadre de cette étude le ménage a constitué l’unité centrale d’analyse. Il est donc important de bien connaitre les caractéristiques essentielles de cette population. Dans un premier temps l’analyse porte sur la typologie des ménages enquêtés en fonction de la catégorie sociale. Ensuite les ressources de ménage qui porte sur le nombre de personne en charges et actif agricole par ménage en fonction de la catégorie sociale, l’accès au foncier et le cheptel. Ces analyses portent sur les ressources du ménage selon le niveau de vulnérabilité, le genre et la grappe.

3.1.2 Typologie des ménages

Il ressort de l’ensemble des grappes quatre (4) catégories sociales bien distinctes présentées dans le tableau 1.

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Tableau 1:Proportion (en%) des ménages par catégories sociales et par grappe Catégories Sociales

Grappes PV MV TV EV Total général

Damama 1,5 5 24,8 2 33,2

Dan Saga 3,8 9 16 1,2 30

Tambaraoua 1,5 7,9 25,7 1,7 36,7

Total 6,7 21,9 66,5 5 100

3.1.3 Ressources des chefs des ménages enquêtés 3.1.3.1 Charges familiales et d’actifs agricoles

De cette étude, il apparaît que globalement chaque chef de ménage en moyenne 9.66 ± 4.22 personnes en charge dont près 4.08 ± 2.47 sont des actifs agricoles pour l’ensemble des trois grappes ayant fait l’objet de cette étude. Le nombre de personnes en charge est compris entre deux (2) et trente (30) personnes. Quant aux actifs agricoles leurs nombres varient entre 2 et 16 personnes. Le tableau 2 présente la situation sur les charges familiales et les actifs agricoles en fonction des grappes, selon le genre et les catégories sociales.

Tableau 2: Les charges familiales et les actifs agricoles (en Moyenne) en fonction des grappes, selon les catégories sociales et le sexe

Grappes

Catégorisation sociale Sexe

PV MV TV EV Homme Femme

NPC NAA NPC NAA NPC NAA NPC NAA NPC NAA NPC NAA Damama 16,4 8,2 9,2 3,9 8,6 3,7 8,6 2,4 9 3,9 10 4 Dan Saga 15,7 8 10,8 4,8 10,3 4,1 8,3 3 11,5 4,9 6,1 3,1 Tambaraoua 10,6 5,6 11 3,9 8 3,4 10,5 3,5 9,6 3,8 6,5 3,1 Moyenne 14,7 7,5 10,5 4,3 8,8 3,7 9,2 2,9 10 4,2 7,1 3,3

Légende : NPC : Nombre de personne en charge, NAA : Nombre actif agricole, PV : peu vulnérable, MV : moyennement vulnérable, TV : très vulnérable, EV : extrêmement vulnérable,

Il ressort de l’analyse (Tableau 2) que la grappe de Dan Saga a le plus grand nombre de personnes en charge (11.07 ± 4.76) et d’actifs agricoles (4.77 ± 2.71) par chef de ménage. La grappe de Tambaraoua révèle le petit nombre de personnes en charge 8.84 ± 3.81 et d’actifs agricoles 3.62 ± 2.36 par chef de ménage. Le test statistique (ANOVA) a montré une différence très significative (P=0.0001) quant au nombre de personnes en charge et aussi une différence très significative (P=0.001) pour le nombre d’actif agricole par grappe.

Pour les catégories sociales, le peu vulnérable ont plus de personnes en charges 14.74 ± 6.96 et d’actifs agricoles 7.52 ± 4.26. Par contre le très vulnérable est la catégorie qui dispose du plus petit nombre de personnes en charge 8.79 ± 3.46 et l’extrêmement vulnérable a le petit nombre d’actif agricole qui est de 2.94 ± 1.6. Le test statistique a démontré une différence très significative (P=0.000)

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