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DOSSIER DE PRESSE

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Academic year: 2022

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DOSSIER DE PRESSE

OBJECTIF 1 MILLION D’ARBRES

SUR LE TERRITOIRE MÉTROPOLITAIN.

Novembre 2020

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« Si l’on veut relever le défi de la transition écologique, il faut se donner des objectifs chiffrés. Si on plante 1 million d’arbres net sur la métropole, beaucoup de choses vont changer : plus d’oxygène, plus

de biodiversité, plus de carbone absorbé, les paysages urbains vont profondément évoluer, des îlots

de fraîcheur vont se développer et le cadre de vie sera amélioré. L’arbre est le symbole de la métropole de demain, il doit être notre signe de ralliement. »

Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole.

Bordeaux Métropole lance une opération d’ampleur : planter au cours des prochaines années 1 million d’arbres sur son territoire. L’ambition affichée est d’appréhender et de remodeler différemment la ville, en prenant systématiquement en compte la place du végétal. Un mot d’ordre guide la démarche : la diversité des espaces, des essences et des acteurs. Ces plantations se situeront tant sur les espaces d’ores et déjà plantés afin d’étoffer le nombre de sujets que sur les espaces aujourd’hui minéraux, comme les places, les zones d’habitat, ou encore les zones économiques.

La stratégie s’articule autour de 2 axes : - protéger les arbres existants,

- planter de nouveaux arbres, tant sur l’espace public que sur l’espace privé ce qui implique une mobilisation et une appropriation durable de tous : Bordeaux Métropole, citoyens, communes, associations, partenaires institutionnels, entreprises…

Planter 1 million d’arbres, c’est augmenter de 20 % le patrimoine arboré sur le territoire métropolitain. C’est une opportunité pour fabriquer différemment la ville, pour recréer de la biodiversité, stocker du carbone, mobiliser les acteurs locaux et les citoyens, améliorer la vie et la santé des habitants, modifier profondément le paysage de la métropole et l’inscrire dans le long terme.

© DR © Vincent Monthiers

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LES VERTUS DES ARBRES

- Améliorer la qualité de l’air et relever le défi du changement climatique via la production d’oxygène : piéger les particules mais aussi capter le CO2 atmosphérique en stockant le carbone. Les arbres, pendant toute leur croissance, vont absorber du carbone de l’atmosphère qu’ils vont emmagasiner dans leur tronc, leurs branches, leurs racines. Les arbres participent à réduire l’impact de l’homme sur le changement climatique, en absorbant une petite partie du CO2 présent dans l’atmosphère. Tant que l’arbre est sur pied, le carbone est figé et ne participe pas à l’effet de serre. Les arbres captent également des polluants atmosphériques : ozone, particules, oxydes d’azote, souffre, monoxyde de carbone émis par les véhicules à moteur thermique, le chauffage des bâtiments et les chantiers de construction.

- Lutter contre les îlots de chaleur : non seulement la plantation d’arbres permet de participer au défi du changement climatique à grande échelle, mais contribue à l’échelle locale, d’une ville, d’un quartier, d’une rue ou d’une cour d’école, à créer des îlots de fraicheur et atténuer les chaleurs estivales. La température en ville diminue grâce aux espaces ombragés et à l’humidification de l’air provoquée par le processus d’évapotranspiration.

Les arbres agissent ainsi comme des climatiseurs naturels. L’eau, qu’ils puisent via leurs racines, s’évapore et refroidit l’air autour. Un arbre équivaut à 5 climatiseurs, permettant de réduire la température de plusieurs degrés, d’améliorer le confort en ville et de baisser très sensiblement la mortalité due aux grandes chaleurs caniculaires.

- Améliorer la qualité de vie et la santé des habitants : l’impact et les effets sur le bien-être, le moral, la santé physique et psychologique sont réels et vérifiés. Les espaces boisés sont des lieux de rencontre, de promenade et d’activités sportives. À noter que la plantation d’arbres peut également être un facteur important de réduction du bruit en protégeant par exemple les habitations de la voirie.

- Développer la biodiversité en ville : de nombreuses espèces animales et végétales viennent s’installer dans les espaces boisés. Les sols s’enrichissent grâce aux apports de matière organique. Par ailleurs, l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement est facilitée. Enfin, il est possible d’utiliser la matière bois pour l’énergie (bois mort) ou bien comme support artistique. L’arbre participe à la structuration de trames vertes, de réservoirs et de corridors de biodiversité dont l’échelle dépasse celle de la Métropole. Ces trames vertes vont permettre à la métropole de se connecter à son environnement forestier, qui est un des atouts de son environnement proche.

© Anaïs Sibelait - Bordeaux Métropole

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LA STRATÉGIE DE BORDEAUX MÉTROPOLE

En janvier 2020, au Forum Économique Mondial de Davos, l’initiative « 1 000 milliards d’arbres » est lancée pour faire pousser, restaurer, conserver 1 trilliard d’arbres. Plusieurs pays avaient déjà lancé des programmes de replantation massive d’arbres : juillet 2019, en Ethiopie, 353 millions sont replantés en 12h par des millions d’Ethiopiens. De son côté, le WWF (Fonds mondial pour la nature) s’est fixé un objectif de planter 2 milliards d’arbres d’ici 2030.

Se fixer comme défi de planter un 1 million d’arbres c’est partager cette ambition pour le climat. Mais c’est aussi relever le défi d’une densification de la présence des arbres au cœur de nos villes en ayant une politique équilibrée et volontariste :

- équilibrée en plantant des arbres sur les 56 % d’espaces métropolitains non urbanisés, dont 14 % d’espaces naturels et 23 % de forêts,

- volontariste, en plantant des arbres sur les 44 % d’espaces métropolitains urbanisés.

La plantation d’arbres ne produit pas les mêmes effets en fonction du lieu d’implantation : la forêt rurale comme piège à carbone et la forêt urbaine comme oasis urbaine, la multiplication des écosystèmes de destination (lieux de promenade) et des écosystèmes du quotidien (lieux de respiration à sa porte), la forêt comme paysage rural et comme paysage urbain, l’arbre en ville comme redessinant l’espace public, offrant de nouveaux usages au vivre ensemble.

LES MOYENS UTILISÉS PAR BORDEAUX MÉTROPOLE

- En utilisant les outils à disposition comme par exemple la démarche « 58 000 hectares pour la nature » qui cartographie des espaces de projets en soulignant leur identité. Bordeaux Métropole va s’appuyer sur cette cartographie pour cibler dans ces lieux et dans l’enrichissement de leurs écosystèmes des objectifs de plantation d’arbres.

- En faisant évoluer les outils à disposition. C’est le travail de modification du PLU jusqu’à sa révision qui doit intégrer l’arbre et son écosystème dans les règles d’urbanisme.

- En changeant les pratiques. Dans les opérations d’aménagement sous maitrise d’ouvrage de la Métropole, l’ambition est de dépasser la règle de la compensation. Les opérations d’aménagement seront enrichies d’un objectif de biodiversité dans lequel l’arbre tient toute sa place. Cette nécessité sera intégrée à toutes ces opérations, notamment les différentes OIM (Opération d’Intérêt Métropolitain).

- En encourageant la ville-jardin. Le développement des jardins pédagogiques dans les écoles ou dans les établissements d’accueil pour les personnes âgées doit se poursuivre. La multiplication des vergers urbains est un exemple à suivre. Depuis longtemps, les jardins partagés et familiaux ont démontré leur rôle de cohésion sociale dans une vie de quartier. La mise en place des « permis de végétaliser » permet d’encourager la participation et la créativité des habitants dans leur espace public de proximité.

- En mobilisant les ressources foncières. L’objectif de la métropole est de planter sur tous les espaces ou elle est propriétaire : sur les délaissés de voirie et sur tous les autres terrains qui sont sans destination et ce, tout en respectant la richesse des écosystèmes préexistants. Les pôles territoriaux seront mobilisés sur cet objectif.

- En mobilisant des ressources financières en interne et via des financements extérieurs, et en dégageant des ressources nouvelles en complément. Chaque délégation au regard de ses compétences doit y contribuer.

Une mobilisation de 2 M€ par an constituerait en première intention un fonds permettant de rejoindre progressivement l’objectif d’1 million d’arbres.

- En mobilisant les communes. La nouvelle génération des contrats de codéveloppement entre Bordeaux Métropole et chaque commune qui fixe des objectifs pluriannuels de réalisations, sont un des outils partagés pour accroitre la présence des arbres en ville. Le réaménagement des centres-bourgs constitue autant d’opportunités. Mais il appartient aux maires qui sont les experts de leur territoire de faire des propositions, notamment sur la création de forêts urbaines de type de celle de Miyawaki, par exemple (les forêts urbaines du botaniste japonais Miyawaki sont de magnifiques écosystèmes diversifiés en accord avec les conditions du sol et du climat. Plus de 1 700 forêts natives ont été plantées, selon la méthode du botaniste soit 40 millions d’arbres à travers plus de 15 pays). Les services de la Métropole accompagneront techniquement les communes dans leurs réalisations.

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LE PROGRAMME EXEMPLAIRE DE PLANTATION D’ARBRES SUR L’OIM BORDEAUX AÉROPARC

Dans le cadre du programme d’aménagement des espaces publics de l’OIM Bordeaux Aéroparc,

Bordeaux Métropole lance son premier programme de l’opération « 1 million d’arbres » avec la plantation de plus de 35 000 plants dont 10 000 arbres, à proximité de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Près de 90 espèces d’arbres et d’arbustes pour la plupart des essences locales, peu gourmandes en eau, particulièrement résistantes et adaptées au terrain vont progressivement pousser sur ce périmètre.

Deux sites majeurs ont été retenus pour ce projet ambitieux :

- Une haie bocagère selon la méthode Miyawaki qui ne nécessite pas d’entretien particulier verra le jour le long de l’avenue François Mitterrand. L’un des objectifs est de proposer un ombrage de la piste cyclable. 450 arbres de grandes tiges tels que des érables champêtres vont par exemple être plantés mais aussi une variété d’autres arbres et d’arbustes (chênes, saules, pruniers, érables, micocouliers, cornouillers, sureaux, troène, poiriers sauvages). Ce projet bénéficie du label « Végétal local » délivré par l’office français de la biodiversité, dont l’objet est notamment d’assurer l’origine locale des plantes sauvages, de planter de jeunes plants, en novembre/décembre et de planter serré (3 à 5 plants au m²),

- Environ 200 arbres sont plantés dans un premier temps le long de l’avenue Marcel Dassault. Les arbres vont ainsi stocker à court terme une centaine de kilo de CO2 chacun, et plusieurs tonnes à l’âge adulte. Pour 200 arbres, l’absorption s’élève à plus de 700 tonnes de CO2 à maturité.

La méthode de plantation employée pour cette haie bocagère permet de réaliser cet ambitieux projet à moindre coût, avec une très grande rapidité de croissance des végétaux et à fort impact positif sur la biodiversité. Les premières plantations se feront entre le 15 novembre et mi-janvier, l’hiver étant la période idéale de plantation.

L’opération prévue sur l’Aéroparc s’inscrit dans la démarche de développement durable engagée par Bordeaux Métropole sur le projet, avec pour ambition de développer une véritable trame verte sur ce territoire avec des haies bocagères et des forêts naturelles, plantées de végétaux locaux parfaitement adaptés.

Il est à noter que ce projet sur l’OIM permet d’expérimenter une démarche participative avec l’implication des agents du Pôle territorial Ouest et d’autres agents de Bordeaux Métropole. Au total, près de 160 volontaires sont mis à contribution durant 1 heure de leur temps de travail afin de procéder aux opérations de plantations des arbres et ce, dans le respect des règles sanitaires Cette expérimentation est un premier test grandeur nature qui pourrait être déployé avec les habitants sur d’autres projets de plantation.

CONCLUSION

Cette opération est le début d’une dynamique qui va rapidement concerner toutes les communes de la métropole. D’autres projets sont d’ores-et-déjà sur les rails comme par exemple une opération prévue mi-décembre qui vise à replanter des arbres sur le square Robinson à Mérignac, plus de 500 arbres vont être plantés sur le marais d’Olives à Parempuyre le 1er décembre par l’association Arbres & Paysages…

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CONTACTS PRESSE

Sophie Tracou

05 56 93 68 69 - 06 07 83 75 17 [email protected] Benoît Javot

05 56 99 85 59 - 06 32 55 15 80 [email protected]

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