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The DART-Europe E-theses Portal

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Academic year: 2022

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HAL Id: tel-01748469

https://hal.univ-lorraine.fr/tel-01748469

Submitted on 29 Mar 2018

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l’information par les cellules mitrales du bulbe olfactif

Maxime Ambard

To cite this version:

Maxime Ambard. Influence de l’inhibition synaptique sur le codage de l’information par les cellules mitrales du bulbe olfactif. Informatique [cs]. Université Henri Poincaré - Nancy 1, 2009. Français.

�NNT : 2009NAN10036�. �tel-01748469�

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Ce document est le fruit d'un long travail approuvé par le jury de soutenance et mis à disposition de l'ensemble de la communauté universitaire élargie.

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http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm

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UFR STMIA

Influence de l’inhibition synaptique sur le codage de l’information par les

cellules mitrales du bulbe olfactif

TH` ESE

pr´esent´ee et soutenue publiquement le 8 juin 2009 pour l’obtention du

Doctorat de l’universit´ e Henri Poincar´ e – Nancy 1

(sp´ ecialit´ e informatique)

par

Maxime Ambard

Composition du jury

Rapporteurs : Hugues Berry Philippe Tarroux Examinateurs : Jean-Paul Haton

H´el`ene Paugam-Moisy Nathalie Buonviso Amine Bermak Directeurs : Fr´ed´eric Alexandre

Dominique Martinez

Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications — UMR 7503

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Cettethèseétudiel'enodagedel'informationsensorielleparlesellulesrelaisdubulbeolfatifave

uneapproheassoiantanalysededonnéesexpérimentalesetmodélisationinformatique.Lebulbeolfatif

estprinipalementonstituéde neuronesexitateurs, ditsellulesmitrales,interonnetésviades inter-

neuronesinhibiteurs,ditsellulesgranulaires.

Dansunpremiertemps,l'analysededonnéesexpérimentalesreueilliesenonditioninvitrodansdes

tranhes de bulbe olfatif de rats révèle le aratère phasé des potentiels d'ation des ellulesmitrales

relativement aux osillations du potentiel de hamp loal. Ce phasage est largement atténué lorsque

l'onbloquepharmaologiquementl'inhibition provenantdes granules,mettant ainsi enévidene le rle

primordialde l'inhibitionsynaptique. And'extraireledéours temporel delaondutanesynaptique

inhibitrie,nousproposonsunenouvelleméthodebaséesurl'ajustementd'unmodèledeneuroneassoiéà

l'injetiondebloqueurssynaptiques.Grâeàelle-i,nousobservonsquelesutuationsdelaondutane

synaptiqueinhibitriesontorréléesàellesmesuréessurlepotentieldehamploal.Unerelationentre

l'inhibition reçue et la phase des potentiels d'ation est également dévoilée. Un neurone aura plus de

haned'émettreenphases'ilreçoitunnombreimportantd'événementssynaptiquesinhibiteursetsies

événementssonteux-mêmephasés.

Dans un deuxième temps, les résultats deette analyse sont rassemblés ausein d'un modèle infor-

matiquedebulbeolfatifan d'explorerlesapaités deodagede l'interation mitrale-granule.Après

avoirmontré quele transfertd'information desellulesmitralessemble plusrésiderdansleurs instants

préisd'émissiondepotentielsd'ationauoursdesosillationsquedansleursfréquenesdedéharges,

nous étudions analytiquement l'inuene du nombre d'événements synaptiques inhibiteurs reçus et de

leurdispersiontemporelle surlapréisionde l'ativitédes ellulesmitrales.Notre étudeonlut quela

robustesseduode produit parles ellulesmitraleslors desosillationsdu réseauest onditionnée par

uneforteinterationsynaptiqueentrelesellulesmitralesetlesellulesgranulaires.Endernierlieu,nous

appliquonsnotremodèledebulbeolfatifpourreonnaîtredesodeursàl'aided'unematriedeapteurs

degazartiiels.

Mots-lés:Neurosienesomputationnelles,olfation,neuronesimpulsionnels, inhibitionsynaptique

Abstrat

Thisthesisstudiestheenodingofsensoryinformationinolfatorybulbrelayneuronsbyombining

experimentaldataanalysiswithomputermodelling.Theolfatorybulbismainlyomposedofexitatory

ells,alled mitralells,interonnetedvialoalinhibitoryneurons,alledgranuleells.

In the rst part of the thesis, the analysis of eletrophysiologial data, reorded in vitro from rat

olfatorybulbslies,showsthatmitralellringisphase-lokedtothefastloaleldpotentialosillation.

This phase-loking is largely redued when the inhibitory synapti ondutane is pharmaologially

bloked,henehighlightingtheimportantroleofsynaptiinhibition.Inordertoextratthetimeourse

oftheinhibitorysynaptiondutane,weproposeanewmethod basedontheadjustmentofaneuron

modelfrom experimentswithloal injetionsofasynaptibloker.Usingthismethod, wendthatthe

inhibitoryondutaneutuationsareorrelatedtotheloal eldpotentialosillations.Arelationship

betweenthereeivedinhibitionandthephaseofmitralationpotentialsisalsorevealed.Theprobability

toreaphase-lokedationpotentialinreasesiftheneuronreeivesalargenumberofinhibitorysynapti

events,andiftheseeventsarethemselvesphase-loked.

Intheseondpartofthethesis,resultsfromthepreviousanalysisareusedtodesignaomputational

modelof theolfatorybulbin orderto exploretheenoding apaityof themitral-granuleinterplay. It

(6)

timingpreisionrequiresastrongsynaptiouplingbetweenmitralandgranuleells.Lastly,ourolfatory

bulbmodelis appliedtothereognitionofodoursbyusing anarrayofartiialgassensors.

Keywords:Computationalneurosiene,olfation,spikingneurons,synaptiinhibition

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Remeriements

En premierlieu,je tiensbiensûràremerierDominiqueMartinez.Sapassionpourlareherhe,ses

ompéteneset saréativité en fontun herheur exellentet je penseavoireu delahane de l'avoir

ommeresponsable tout au longde e travail. Je le remerie partiulièrement pour sonexigeane qui

futparfois un peu stressante mais qui est unpréalable à tout travail sientique. Je le remeriede sa

onane et d'avoir herhé de nombreux ontrats me permettant, misbout-à-bout,de terminer ette

thèse.Je remerieFrédéri Alexandrepoursonaessibilitéet sonsoutien.Je remerieThierryVieville

poursesompétenesmathématiquesavelesquellesemondeabstraits'animed'uneviesipartiulière.

Jeleremerietoutpartiulièrementpoursasuperméthodededéonvolution.JeremerieAxelHuttpour

sonaidepréieuseonernantlaompréhensiondestestsstatistiques.JeremerieHélènePaugam-Moisy

pour m'avoir initié au monde fabuleux des réseaux de neurones impulsionnels artiiels. Je remerie

MartineKuhlmannpoursagentillesseetsavirtuositéadministrative.JeremerieYannBonifaepoursa

reletureetpoursavisionsinoireetenmêmetempssibelledenotrepossibleavenir.JeremerieNiolas

Rougierpourlareleture,poursonhumouret poursonaidedanslesdiultésinhérentesauxsystèmes

informatiques.Jeremerieégalementmesparentsdufondduoeurpourleursoutieninébranlable.C'est

uneévidene,maissanseuxjen'auraistout simplementpaspuveniràboutdeestravaux.Jeremerie

mongrandfrèreSylvainpoursonsoutienet pourm'avoirpréparéleterrainpourtellementdehoses,la

thèse y ompris.Je remerieSébastien pour sa joie de vivreet pour m'avoirbien souventéouté dans

lesmomentsdiiles onséutifs àettepériode. Je remeriema doue Stéphanie poursa fraîheuret

satendresse.J'espèrepouvoirbénéierdesaprésenedenombreusesannées.JeremerieJulienVittay

pour sauriosité,son amitiéet es soiréesàlan desquellesrien neme semblaitinaessible. J'espère

pouvoirrevivre souvent e genre de moment en sa ompagnie. Je remerie Thomas Voegtlinpour les

ammenkuhespartagéesetpourm'avoirfaitrenontrerdesibellespersonnesomptantparmisesamis.

Je lui souhaite beauoup de réussite dans ses futurs projets. Je remerie Jeremy Fix pour son rire si

disret et pour avoirsoutenu sa thèse avantmoi, me donnantainsi de nombreux onseils. Je remerie

AmineBermakpoursonaueiletsesbonsonseilspourtrouverlesbonsrestaurantsdeHong-Kong.Je

remerieGuoBinpouravoirbienvoulugoûterlauisinefrançaise dehezMaxime.JeremerieFahrid

poursagentillesseetnosdisussionssienrihissantesonernantlareligion.JeremerieThomasGiraud

poursestenuesexentriqueset pourm'avoirfaitdéouvrir desstylesdemusiqueomtemporainequeje

nesoupçonnaispas.Ennjeremerietouteslespersonnesaupseudosouventassezbizarrequiprennent

deleur temps pouraiderd'autres personnes sur les forumsInternet. C'est promis, unjour, je passerai

unesemaineomplèteàleurrendrelapareille.

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(9)

Résumé i

Abstrat i

Introdution 1

Chapitre 1L'olfationetle systèmeolfatif

1.1 L'olfation. . . 5

1.1.1 Lesfontionsdel'olfation . . . 5

1.1.2 Leméanismeolfatif . . . 6

1.1.3 Lesperformanesdusystèmeolfatif . . . 6

1.1.4 Conlusion:Unsystèmeolfatifperformantàlafoisommunet diérenié . . . . 8

1.2 Anatomieetphysiologiedusystème olfatifhezlesvertébrés . . . 8

1.2.1 Anatomiegénérale . . . 8

1.2.2 Lesneuronesréepteursolfatifs . . . 9

1.2.3 Lesglomérules . . . 11

1.2.4 Lesneuronesjuxtaglomérulaires . . . 15

1.2.5 Lesellulesrelais . . . 16

1.2.6 Lesellulesgranulaires. . . 18

1.2.7 L'interationellulesrelais-ellulesgranulaires. . . 18

1.2.8 L'inhibition réurrente . . . 19

1.2.9 L'inhibitionlatérale . . . 19

1.2.10 Leortexolfatifprimaire . . . 20

1.2.11 Lesretoursortiaux . . . 21

1.2.12 Lesosillationsdubulbeolfatif . . . 22

1.3 Lesrles omputationnelsdel'inhibition synaptiquedanslebulbeolfatif . . . 24

1.3.1 Augmentationduontrastedansunodagespatial . . . 25

1.3.2 Générationd'unodageparvaguesdePA . . . 26

1.3.3 Synhronisationdesellulesmitrales . . . 28

1.3.4 Interationsdansunréseaudeneuronesrésonateurs . . . 29

1.4 Conlusion . . . 30

(10)

Chapitre 2Inuenede laondutane synaptique inhibitriesur l'ativitédubulbe olfatif en onditionin vitro

2.1 Présentationdesenregistrementséletrophysiologiques . . . 34

2.1.1 Lesenregistrementsextraellulaires. . . 34

2.1.2 Lesenregistrementsintraellulaires . . . 35

2.1.3 Protooleexpérimental . . . 35

2.2 Inuenedubloagedel'inhibition GABAergiquesurletauxd'ativité,lesosillationsetlephasagedesellulesmitrales 36 2.2.1 Uneativitéosillante atténuée . . . 36

2.2.2 Uneaugmentationdesémissionsdepotentielsd'ation . . . 39

2.2.3 L'augmentationduphasagedespotentielsd'ations . . . 42

2.3 Unenouvelleméthodepourl'extrationdesévénementssynaptiques . . . 47

2.3.1 Desméthodesantérieuresinappropriées . . . 47

2.3.2 Unenouvelleméthodeparinjetiondebloqueurssynaptiques . . . 49

2.4 DesondutanessynaptiquesorréléesauPCL . . . 59

2.4.1 Ledéourstemporel desondutanessynaptiquesmoyennes . . . 60

2.4.2 LaorrélationentrelesondutanessynaptiquesetlesignalduPCL . . . 62

2.4.3 Uneinhibitionsynaptiquedontlesaratéristiquesfavorisentlephasagedesellulesmitrales 66 2.5 Conlusion . . . 72

Chapitre 3Etudedu rle de l'inhibitionsynaptique dans un modèleinformatique dubulbe olfatif 3.1 L'inhibitionsynaptiquelatéralepourlagénérationd'osillations. . . 74

3.1.1 Uneadéquationentremodèleet ellulebiologique . . . 74

3.1.2 Uneativitéderéseauosillante . . . 77

3.1.3 Desellulesmitralesphasées . . . 79

3.2 Unestratégiedeodageolfatif . . . 81

3.2.1 Lesaratéristiquesdesvaguesdepotentielsd'ation . . . 82

3.2.2 Lareonnaissanedesvaguesdepotentielsd'ation. . . 87

3.2.3 L'inuened'uneonnetivité synaptiquehétérogène . . . 95

3.3 Appliationssurdesapteursdegaz . . . 99

3.3.1 Adaptation del'algorithme . . . 99

3.3.2 Uneodagerobuste auxdiérentes onentrations . . . 103

3.4 Conlusion . . . 104

Disussion,perspetives etonlusion 1 Disussion . . . 107

1.1 Synthèse. . . 107

1.2 Critiquesetomparaisondesrésultats . . . 108

2 Perspetives. . . 111

2.1 Quellesméthodesd'analyseomplémentaires? . . . 111

(11)

3 Conlusion . . . 115

AnnexeAFigures A.0.1 Traitementdusignal . . . 117

A.0.2 LesPAsextraellulaires . . . 126

A.0.3 Enregistrementsintraellulaire . . . 132

A.0.4 Estimationdesparamètresdumodèle . . . 140

A.0.5 Lesonduanessynaptiques . . . 147

A.0.6 Corrélationentrelesondutanessynaptiqueset lePCL . . . 152

AnnexeBMéthodes numériques B.1 Analysesdesdonnéesneurophysiologiques . . . 171

B.2 Modélisationinformatique . . . 171

AnnexeCPubliations, onférenes,posters C.1 NeuroComputing,2006. . . 176

C.2 ISCAS,2007 . . . 183

C.3 DELTA, 2008 . . . 188

C.4 COSYNE, 2006 . . . 193

Bibliographie 197

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L'Hommeestlanatureprenantonsiened'elle-même.

EliséeRelus,L'Homme etla Terre, 1905.

L'étudeanatomiqueetphysiologiquedusystèmenerveuxalongtempsétélimitéeparlahautesophis-

tiationdesoutilsd'observationsnéessaires.Depuisquelquesdizainesd'années,l'améliorationroissante

delatehniqueapermisdemesurerlesméanismesmisenjeud'unemanièredeplusenpluspréise.Les

onnaissanes atuelles partagéespar une large majoritéde la ommunauté sientique font état d'un

traitement d'information opéré via une ommuniation életro-himique entre les ellules du système

nerveux.

Parmiesellules,lesneuronesonstituentunemultituded'unités detraitementreliéeslesunesaux

autresettransformant,selonertainesrègles,uneinformationenentréeenunodedesortie.Lesupport

de ette transformation est la utuation d'une diérene de potentiel életronique appelé potentiel

membranaireonstitué par ladiérenede onentrationd'ions de diversesnatures entre l'intérieur de

laparoiellulaired'unneuroneetleliquideextraellulairedanslequelilsetrouve.Un méanismeditde

pompeionique maintientenonditiondereposunediéreneéletroniquenégativeentrel'intérieuret

l'extérieurdelaparoiellulaire.Lorsquelepotentielmembranairedevienttropélevé(pasasseznégatif),

un méanisme ionique onduisant à une brusque élévation de e potentiel se délenhe. En quelques

milliseondes,lepotentielmembranairepassedeprèsde-60mVàprèsde0mVpuisretourneàunpotentiel

hyperpolariséentre-80et-50mV.Onappelleetteforteutuationunpotentield'ation.Lavariationde

epotentielmembranaireestrégieparequel'onappelledesanauxioniquesdontledegréd'ouverture

dénitlaquantitéd'ions transitantdepartetd'autredelaparoimembranairedelaellule.Certainsde

esanaux ontundegré d'ouverturequi dépend dupotentielmembranaire delaellule.Ils onstituent

lesaratéristiqueséletroniquesintrinsèquesduneuroneetgrâeàeux,leneuronepeutsoitresteràun

potentielmembranairestablesoit émettredespotentielsd'ation.

D'autresanaux sontontrlés pardesmoléules omplexes appeléesdes neuroréepteurs etsituées

sur la paroi membranaire de la ellule. L'ativité de es neuroréepteurs est elle-même ontrlée par

la onentration dans le milieu extraellulaire de moléules appelées neurotransmetteurs. Ces neuro-

transmetteurssontrelâhésdanslemilieuextraellulairesuiteàl'émissiondespotentielsd'ationparles

autresneurones.Lorsquelepotentield'ationd'unneuronedélenhelalibérationdeneurotransmetteurs

etqueeux-iativentlesneuroréepteurssituéssurunautreneuronegénérantainsiune utuationde

sonpotentielmembranaireparl'intermédiairedelamodiationdel'ouverturede sesanauxioniques,

onditqueesneuronessontliésparune synapsehimique.Le neuroneémetteur duneurotransmetteur

estappelé leneuroneprésynaptiqueet leneuronesur lequellesneuroréepteurs sontativésest appelé

le neurone postsynaptique. Ce type de ommuniation himique entre deux neurones est favorisé par

une protubérane dansla forme de laparoi duneuroneprésynaptique. Cette partiularitéanatomique

est appelée lebouton synaptique. Sa dimensionontrle en partie la quantité de neurotransmetteurs

libéréeetlaquantité deneuroréepteursativéeprovoquantalorsuneutuationdupotentielmembra-

naireduneuronepostsynaptiqueplusoumoinsimportante.Leboutonsynaptiqueestséparéduneurone

postsynaptique par un espae restreintappelé la fente synaptique et dans lequel transitent les neuro-

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transmetteurs. L'ativation d'une synapse va don onduire le potentiel membranaire à se dépolariser

(lepotentiel estau-dessusdesonpotentielmembranaire derepos)ou às'hyperpolariser(endessousdu

potentielmembranairederepos).

L'anatomiedesneuronesesttrèsvariable.Unshémagénéralprésenteeux-iommeétantonstitués

d'un arbre dendritique, ramiation de la paroi ellulaire sur laquelle se trouvent les neuroréepteurs

synaptiques.Aetteramiationestreliélesoma,orpsellulairedanslequelseonentreunelargepart

desionsdénissantlepotentielmembranaire.Enn,l'axoneestune ramiationdelaparoidendritique

partantdusoma.Suretteramiationseonentrentlesterminaisonsprésynaptiquesresponsablesde

lalibérationdeneurotransmetteurslorsdel'émissiond'unpotentield'ationparleneurone.

A ette population de neurones, s'ajoute elle des ellules gliales. Elles sont plus de 10 fois plus

nombreuses que les 100 milliards de neurones d'un erveau humain. Leur rle essentiel est le support

de fontionnement des neurones en leur prourant l'énergie. Selon les onnaissanes atuelles, ellesne

sont que peu impliquées dans le traitement diret de l'inux nerveux mais e point fait atuellement

débat[FieldsetStevens-Graham,2002℄.

Malgré la onstante amélioration des onnaissanes onernant le système nerveux, des questions

essentielles restent enoreen suspens.Parmi elles-i, laforme préise du ode neuronal utiliséepar le

système nerveuxest l'unedes plus débattues. On peut par exemple sedemander si l'information d'un

neuroneest transmiseparsafréquenededéharge(lenombredepotentielsd'ationproduits parunité

detemps)oubienparsonativitérelativeauxautresneuronesappartenantàlamêmestruture. Cette

question est légitimée par la présene quasiment uniforme et permanente d'une ativité életronique

osillantedansleerveau.

Ces ativitéséletriquesosillantessontl'unedesaratéristiquesprinipalesdusystèmenerveuxen-

tral.Quel quesoit l'instrumentde mesureutilisé, pourpeuque sa résolution temporelle soit assezne

(de l'ordre de la dizaine de milliseondes), les signaux enregistrés (életroenéphalogramme, potentiel

dehamploal,enregistrementintraellulaire...)présententundéourstemporel utuantselondesfré-

quenespartiulières.Pourtantettedynamiqueestenoremalomprise.Onnesaitpasquellesensont

lesausesetsurtout,quelleestsoninuenedansletransfertd'informations.L'insertiondeettetempo-

ralitédansleodagedesréseauxdeneuronesest enoreunehosedéliateàmanipuler.Comprendree

méanismeserasûrementl'unedesnouvellesgrandesavanéesàvenirdanslaompréhensionduerveau.

Certainesthéoriesplaentesosillationsommel'undessupportsprinipauxdutransfertd'informa-

tionentrelesdiérentes struturesneuronales[Singeret Gray,1995℄.Lesausesdees osillationssont

suseptibles d'être multiples selon lastruture neuronale dans laquelle elles apparaissentet selon leurs

fréquenes.Ilesttrèsprobablequelesinterationssynaptiquesentreneuronesensoientl'unedesauses

prépondérantes.

Cette thèse étudie les interations synaptiques au sein d'une struture neuronale appelée le bulbe

olfatif.Plusieursraisonsfontdeeréseaul'undesplusétudiésparlaommunautésientique.Laprin-

ipaleestertainementqu'ilestassezfailementloalisableanatomiquement.Uneautreestqu'ilestassez

faiblementinnervépardesaérenesvenantduortexequifaitdeluiunsystèmeassezfaileàappré-

hender.Enn,sariheativitéosillanteissued'interationsnombreusesentrediérentespopulationsde

neuroneslorsdestimulationsolfativespermetd'étudier denombreuxphénomènes intervenantdansles

réseauxneuronauxtelquelerledesosillationsdansleodagedel'information.

Lesméthodes utilisées dans es travauxs'appuient largementsur le alul informatique. L'essorde

ettedisiplinees30dernièresannéesadonnéunnouveloutiltrèsperformantpourl'étudedusystème

nerveux. Cette relation bénéque est bilatérale ar l'étude du système nerveux a lui aussi permis des

grandes avanées en termes d'algorithmie.Par exemple, l'algorithme appelé "pereptron" est basé sur

l'intégrationdesinterationssynaptiquesparlesneurones.Pourtant,degrandsprogrèsrestentàréaliser

danslaompréhensiondeesdeuxdomaines.L'histoireommunedel'informatiqueet desneurosienes

(15)

prometteuse.Les résultatsprésentésdans e doumentombinentdes analysesde donnéesbiologiques,

delasimulationnumériqueetdesanalysesmathématiques.L'utilisationdemodèlesetleursonfrontations

avedesdonnéesbiologiquespermettentdedégagerdiérentssénariosquantàlaproblématiqueinitiale.

Nous montronsun lien entre l'ativité des ellulesGABAergiques et lesosillations dupotentiel de

hamploaldanslebulbeolfatifduratenonditionsinvivo.Nousmontronsquelearatèreyliquede

laréeptiond'événementssynaptiquesinhibiteursonditionnelephasagedesellulesmitralesparrapport

aupotentiel dehamploal.Nous montrons quelaquantité d'évenementssynaptiquesinhibiteursreçu

inuenelapréisiondesémissionsdepotentielsd'ation desellulesmitrales.Nousenonluonsquela

préisiondel'informationtransmisedépenddutauxd'interationsentrelesdiérentstypesdeellulesdu

bulbeolfatif.Nousappliquonsesidéesauseind'unnezéletroniqueand'obtenirunsystèmeartiiel

bio-inspirépermettantdereonnaîtrediérentsgaz.

Lesapportsprinipauxdeestravauxrésidentdanslanouvelleméthoded'extrationdesondutanes

synaptiquesàpartir d'enregistrementsintraellulairesprésentée dansle seondhapitreet dans l'étude

analytiqueonernantl'inuenedunombred'événementssynaptiquesinhibiteursreçussurlapréision

desémissions de potentiels d'ation des ellules prinipales au ours d'osillations suessivesprésenté

dans le troisième hapitre. Le premier de es apports permet d'étudier simultanément la ondutane

inhibitriereçueparunneuroneetsonpotentielmembranaireenrégimed'émissiondepotentield'ation,

equi, àlaonnaissanedel'auteur,n'aenorejamaisétéréalisé.Leseonddeesdeuxapportspermet

dedonneruneonditionnéessaireàunestratégied'enodageneuronaledel'information.Cetteondition

exprimeentreautresqueplusl'interationsynaptiqueentrelesellulesmitralesetlesellulesgranulaires

estforte,meilleureest lapréisiondel'enodagedel'informationparlesosillationsrapidesduréseau.

Le premier hapitre est onstitué par une présentation de e qu'est l'olfation et de e que l'on

onnaitde l'anatomie et de laphysiologiedubulbe olfatif.La dernièresetion dee premier hapitre

présenteunelistedesprinipauxsénariosquantaurledel'inhibitionsynaptiquedansletraitementde

l'informationolfative.Leseondhapitreprésentedesanalysesdedonnéesbiologiquesenregistréeshezle

ratenonditioninvitro.Dansettepartieestentre autresprésentéeunenouvelleméthoded'extration

des ondutanes synaptiques reçues par le neurone. Le troisième hapitre présente des résultats de

modélisationreprenantdesinformationsaquisesdanslehapitrepréédent.Dansetroisièmehapitre

est présentée une analyse mathématique montrantque lapréisionde l'ativité des ellulesprinipales

dubulbeolfatifdépenddesaratéristiquesdelaréeptiond'événementssynaptiquesinhibiteurs.Cette

relation permet de prédire que la robustesse du ode neuronal transmis par le bulbe olfatif néessite

uneinterationentreellulesmitralesetellulesgranulairessusante.Lequatrièmehapitreonlutes

travaux.

(16)
(17)

L'olfation et le système olfatif

1.1 L'olfation

Le soleil se ouhe à l'horizon. Les bruits du jour laissent plae peu à peu aux ris des animaux

noturnes. Après une longue journée passée à brouter les herbes éparsesde lasavane,les antilopesse

regroupenten troupeau pour aller boire à la mared'eau laplus prohe. Elles saventqu'à e moment

préis, elles ourent le risque d'être hassées par des fauvesaamés. Bien qu'elles soient très rapides,

l'issuede la ourseave unlion est inertaine et laprobabilitépour esantilopesde nirdéhiquetées

pardesrosaérésnonnégligeable.Pourantiiperetéviterlepire,ellessentent.Ellessententdetoutes

leursforesardeetteapaitédépend leursurvie.

Cequenousappelonsodeurestl'expressionpereptiveissuedelarenontreentredesmoléulesetle

systèmeolfatif.Ladénitiond'uneodeurétantplusdenaturepereptivequehimiqueouphysique,son

étuderentre dansle hampdelapsyhophysique[Keller et Vosshal,2004℄.Onappellestimulusolfatif

l'exitation des réepteurs olfatifs par des moléules. Une moléule partiulière générant un stimulus

olfatifestappeléeunodorant.Lesodorantspeuventêtreprésentsdansunmilieuliquideougazeux.On

parledond'olfationqueesoitpourlesêtreshumainsoupourlespoissons.

1.1.1 Les fontions de l'olfation

L'olfation est une aratéristiquedu monde vivant. Erwin Shrödinger (prix Nobel de physique en

1933)n'apas étudiélaVie queparl'intermédiairedeshats.Ilprésente lesorganismesvivantsomme

dessystèmesphysiquesonsommantdel'énergie externean deonserverleur organisationinterne qui

tendrait,sinon,audésordre [Shrodinger,1944℄.IlyaProgogine (prixNobeldehimieen1977)aané

etteidéeen rapprohantlemondevivantdesréations himiquesloin del'équilibre thermodynamique

(onsommantdel'énergie),elles-ipouvantalorsgénéreruneauto-organisationdesélémentspermettant

ladissipation del'énergie onsommée [Prigogineet Stengers, 1984℄.Maturanaet Varela ont nommé e

priniped'auto-organisationommeautopoïétique si lesproduits des réationshimiquesdu système

favorisentlaontinuationdesréationsqui lesontgénérées.Ilsinsistentsurlanotiond'interfaedémar-

quant non seulementtopologiquement lesystème vivant mais onstituantégalementle lieu d'éhanges

d'énergie permettant le ltrage des entrants. La ognition est alors onsidérée omme le reet de la

sophistiationdufontionnementdeettemembrane[MaturanaetVarela,1980℄.

Dans e adre, l'olfation sesituedans lanature semi-ouvertede laséparationentre l'organismeet

sonmilieu.Elledonne,ommelagustation,desinformationsessentiellessurlaompositionhimiquedu

(18)

milieuenvironnant.L'organismeétantonstitué parunréseauderéationshimiques, l'interventionde

moléulesétrangèresàesylesmettraitenpériltoutlesystème.Uneanalyseetunltragedeelles-i

est donessentielan de reonnaîtreelles bénéquesausystème (aliments) de elles quisontnéfastes

(poisons).

Cette fontion est si importante qu'elle est apparuetrès tt dans l'évolution dumonde vivant.Les

batériesont,surlepourtourdeleurmembrane,desréepteurshimiquesleurpermettantd'analyserleur

environnement sanspourautantpermettre àtoutesles moléules de franhir leursmembranes.[Alder,

1969℄.DesorganismesmultiellulairesrelativementprimairesommeleverCaenorhabditis Elegans sont

dotés d'un système olfatif rudimentaire mais dont une part des onstituantsest identique à euxdes

mammifères [L'Etoile et Bargmann, 2000℄.Cei suggère une grande anienneté dans la phylogénie du

système olfatif, les onstituants restantles mêmes mais leurspéialisationdépendantdu mode de vie

desorganismes.Deuxespèesprovenantdelamêmesouhepeuventainsivoirleurspetrederéepteurs

himiquessespéialiser[MBride,2007℄.

L'olfation ne sert pasqu'à l'alimentation. Une utilisationimportante en est faite entantque sup-

port de ommuniation. Ces odeurs émises par les animaux sont alors appelées phéromones. Pour de

nombreusesespèesanimalestelles quelesfourmis,lesupporthimiqueestleveteurprinipal deom-

muniationentre lesindividus. L'analysedes phéromonesaengendré hezertainesespèesomme les

rongeurs(pashezl'êtrehumain) [Shepherd, 2007℄,l'apparitiond'un système neuronalqui yest exlu-

sivementdévolu.Ilest onstitué d'unensembleséparé deréepteurshimiques regroupésausein d'une

struture appelée l'organe voméronasal et d'une seonde struture neuronale dédiée au traitementdes

informationsappeléelebulbeolfatifaessoire[Eisthen, 1992℄.Alorsque,hezlesêtreshumains,beau-

oupdegènesodantlesréepteursauxphéromonesnesontplusexprimés,ilapparaitquenosréations

etjugementssontenpartieguidéesparnotreodorat[Kovasetal.,2004℄.

Outrelareherhed'alimentsetlaommuniationintra-espèe,l'olfationsertégalementàladétetion

dedangers.Ainsidesanimauxpourrontsentirl'arrivéed'unprédateuravantqueelui-in'aitlesapaités

physiques delesatteindre. D'autresutilisationsmoins ommunesexistent. Certainesplantes arnivores

dégagentune odeurqui attiredesinsetesqui seposentetseretrouventengluésoubien noyés,servant

alorsdeomplémentsnutritifs.

1.1.2 Le méanisme olfatif

Généralement,l'olfationestoupléeavelarespiration,queelle-isoitaérienneouaquatique.Dans

e as, la prise d'oxygène se fait par une ontration musulaire entraînant un aux d'air (resp. eau)

verslespoumons(resp.branhies).Lorsdeetrajet,unepartieduuideentreenontataveuneparoi

surlaquellesesituentdiérentsréepteurshimiques.Ceux-is'ativentenfontiondesaratéristiques

des moléules reçues. Lesinsetes ont, quantàeux, une organisationanatomique très diérente.Leurs

organesrespiratoiressontdisséminéssurtoutleorps(souslaarapae)etlesréepteurshimiquessont

situéssurlesantennes.Respiration etolfationsontalorstotalementséparées.

Deparletransportdesmoléulesgrâeàlauiditédumilieu,l'olfationestunmoyenprivilégiépour

lareherhegéographiquedenourriture,dedangersouenoredepartenairessexuels.Ce omportement

dereherheest exprimépardesstratégiesexploratoiresqui dépendentdesaratéristiquesméaniques

dumilieu[BalkovskyetShraiman,2002℄.

1.1.3 Les performanes du système olfatif

Lespropriétéshimiquesdesmoléulespouvantêtreradialementdiérentesenfontiond'une"petite"

(19)

analysetrèsnequantàlanatureduomposéhimique.Commeprouessedumondeanimal,onpeutiter

lasourisetlamitequisemblentapablesdedisernerdeuxénantiomères[Maet Shepherd,2000,Ulland

etal., 2006℄.Danslamême atégorie,hezl'Homme,lehangementd'unatometransformantl'otanol

enaide otanoïquehangerasasenteurderoseenodeurserapprohantd'unalimentavarié.

Ladétetion d'unemoléuleest onditionnée àunseuil limite de onentration.Celui-idépend de

l'espèe et de la nature himique étudiée. Il varie également en fontion des individus. La mesure de

onentrationdesmoléulesauseindusubstratsedonneenpartiespourmillions(ppm)oupartiespour

trillions(ppt)exprimantainsilaproportion,auseind'unemêmeunitévolumétrique,demoléulesd'une

ertainenaturepar rapportau nombretotaldemoléules dumilieu danslequelellesévoluent.Le seuil

de détetion peut desendre à quelques dizaines de parties pour trillions hez la souris pour ertains

aldéhydes[Laskaet al.,2006℄.

En ondition éologique, le système d'analyse des informations olfatives doit permettre la reon-

naissane d'une odeur quelle que soit sa onentration an de déterminer la nature de la soure odo-

ranteindépendammentdesadistane. Bienqu'assezrobuste vis-à-visdelaonentration,l'olfation de

l'Hommepeut onduireelui-i à onsidérerune moléuleomme le diphenyl méthane omme sentant

le géranium ou bien l'orange en fontion de sa onentration [Gross-Issedorf et Lanet, 1988℄. A part

ertainesmoléules,lapereptiondesodeursresteidentiquesurdelargesgammesdeonentrations.

L'analyse des signaux odorants doit également permettre de séparer diérentes odeurs entre elles

an,parexemple,dereonnaîtrel'odeurd'unprédateuraumilieud'unenvironnementhangeant.L'être

humainpeutdéteterjusqu'à12omposésdiérentsauseind'uneodeur[JinksetLaing,1999℄.Pourtant,

une odeur peut aussi bien résulter d'un seul type de moléuleque de multiples substanes himiques

ombinées en ertaines proportions. Le système d'analyse doit don eetuer à la fois une tâhe de

segmentationetunetâhederegroupementdesodorants.

Ce problème seretrouvedans d'autressystèmes pereptifstelsque lavision et l'audition. En eet,

lareonnaissanevisuelled'objetsmetenjeuàlafoislareonnaissanedesonstituantsmaisaussiune

synthèse plus globale. Les diérenes dans la nature de es stimuli rendent diile l'appliation dans

l'olfation des onnaissanes issuesdu système visuel ou auditif. Ilsemble que lasimilarité entre deux

stimuliolfatifsonditionnelargementlamanièredontseraperçuunmélangedeesdeuxomposés.Plus

deux stimuliolfatifs serontprohes, plusleur mélange entraîneraune pereption diérente de haun

desdeux reçusséparément[Wiltroutet al.,2003,Kayet al.,2003℄.

Lesperformanesdusystèmeolfatifsontenoreplusimpressionnantesquandononsidèrelanature

desstimuliolfatifs.Ceux-iétantdesmoléules,toutelarihesse desdiérentesombinaisonspossibles

d'élémentsyestexprimée.Cesstruturesnesontpasrédutiblesàquelquesvaleursommepeuventl'être

lesphénomènesondulatoiresquesontparexemplelesphotonset lessons.Cei engendreunetrèshaute

dimensionnalitédanslanature dustimulus.Plusde10000odorantsdiérentsontétéreensés.

Chaun d'eux n'est pas assoié à un réepteur spéique. Pour déteter toutes es moléules, on

ompteparexempleenviron1000réepteursdiérentshezlasouriset4000hezl'Homme[Crastoetal.,

2001℄[Godfrey et al., 2004℄.Chaundes typesde réepteursréagità unpanel destrutures himiques

pluttqu'àunemoléuleenpartiulier[Duhamp-Viretetal.,1999℄.Ainsi,unodorantativeraplusieurs

famillesderéepteurset une famillederéepteurs peutêtre ativéeparplusieursmoléules diérentes.

L'ativationdesneuronesréepteursolfatifsestainsitrèsrépartieauniveaudel'épithélium olfatif,les

sous-populationsde réepteurs ativéspar diérentes odeurs se reouvranten large proportion [Ma et

Shepherd,2000℄.

(20)

1.1.4 Conlusion: Un système olfatif performant à la fois ommun et dié-

renié

Les performanes de l'olfation animale sont enore loin d'être atteintes par les systèmes arti-

iels[Röket al., 2008℄.La hautedimensionnalitédu stimulusnéessite unappareillageomplexe pour

les apteurs himiques mais également une analyse des signaux performante. Dans es deux domaines

beauoupde hoses restentàfaire.Ilest d'autantplusintéressantdeomprendreet de s'inspirerde la

biologiearellefournit unexempleonretdesystèmeayantrésolues diérentsproblèmes.

Lesdiérentssystèmesolfatifssontadaptésaumodedeviedesespèesquiensontpourvues.Quee

soit auniveaudela formedesorganessensorielsou auniveauomportemental,haqueanimal possède

son propre fontionnement. Mais, répondant à des objetifs semblables dans tout le règne animal, les

onstituantstelsquelesréepteurshimiquessonttrèssemblablesd'unanimalàl'autre[Jaquin-Jolyet

Merlin,2004℄.Demême,leshémagénéraldeliaisonentrediérentespartiesoufontionnalitéssembleêtre

assezonservédansunelargepartdurègneanimal[HildebrandetShepherd,1997℄.Cetteressemblaneest

prinipalementpereptibleauniveaudel'organisationnerveuse.Parexemple,uninsetedontlesystème

nerveuxest trèsdiérentdeeluid'unmammifère,possèdedesstrutures dédiéesautraitementolfatif

appelées "lobesantennaires"serapprohantparbien des égardsde sonéquivalent hezle vertébré : le

bulbeolfatif[KayetStopfer,2006℄.

1.2 Anatomie et physiologie du système olfatif hez lesvertébrés

Lesystèmeolfatiftransformeuneinformationhimiqueeninformationspatio-temporelleonstituée

par des potentiels d'ation de neurones. Cette transription néessite diérentes étapes de traitement

d'informationstellesque odage-déodage,synthèse, détetiondesimilarités...Chaun desonstituants

responsabledutransfertd'informationsentrelesneuronesréepteursetleortexolfatifaunrleompu-

tationneldépendantdesonanatomie,desaphysiologieetdeelledesélémentsavelesquelsilinteragit.

L'étudeséparéedeesdiérentsonstituantsfortementintriquéspeutentraîneruneinompréhensiondu

shémaglobal.Pourtantlaomplexitédusystèmerendnéessaireette démarhepréliminaire.

1.2.1 Anatomie générale

Que e soit hezles mammifères[Lledo et al., 2005℄,lesoiseaux [Gomez et Celii, 2008℄ou lespois-

sons[HamdanietDoving,2007℄,lapremièreétapedusystèmeolfatifesttrèssemblable.Desréepteurs

himiquesappelés "neuronesréepteursolfatifs"(NROs)sesituentsurunsupport dédiéappellé"l'épi-

thélium olfatif" (voir leshéma 1.1). Les diérentes famillesde es réepteurs seprojettent, versdes

struturesglomérulaires,formantainsilenerfolfatif.Cesglomérulesonstituentuneouhesuperielle

deequ'onappellelesbulbesolfatifs(unpourhaquenarine).Ceux-iontuneformeoblongue.Chaun

estonstituédesixouhesonentriques(voirl'anatomiesurleshéma1.2):

1. lenerf olfatif

2. lesglomérulesetellulespériglomérulaires

3. leplexiformeexterne

4. lesellulesmitralesetellulesàpanahes

5. leplexiformeinterne

6. lesellulesgranulaires

Ensortiedesdeuxbulbes,lesaxonesprovenantdesellulesmitralesdesbulbesolfatifsserassemblent

(21)

Fig. 1.1 Shéma présentant la loalisation de

l'organevoméronasal(VNO), del'épithélium ol-

fatif(MOE), dubulbeolfatifprinipal (MOB)

etdubulbeolfatifaessoire(AOB)hezlerat.

Imageadaptéede[Lledoetal.,2005℄.

Fig. 1.2 Shéma présentant une oupe trans-

versale du bulbe olfatif. De haut en bas, Les

neurones réepteurs olfatifs (NRO), la lame

riblée (LC), le nerf Olfatif (NO), la ouhe

glomérulaire (CG), les orps ellulaires des

ellules mitrales (M), les orps ellulaires des

ellules granulaires (G), les bres entrifuges

(FC). En enart en bas à droite, un shéma de

la onnetivité des diérents onstituants, l'ar

de erle en pointillé représente les glomérules,

(PG) représente les ellules périglomérulaires,

(M) les ellules mitrales,(G) les ellules granu-

laires, (FC) les Fibres Centrifuges. Image tirée

du site Internet

http : //olf ac.univ − lyon1.f r /documentation/olf action/medecine

_

sciences /medecine

_

sciences − 2.html

réalisé parAndré

Holleyet GilleSiard.

primaire(voirlamorphologiedestratusolfatifssurleshéma1.3).Comparéeauxautresvoies senso-

rielles,l'olfation présente ladistintion majeure de ne pas(ou peu hez ertainesespèes) innerverle

thalamus[Shepherd,2007℄.

1.2.2 Les neurones réepteurs olfatifs

Chezlesvertébrés,lesneuronesréepteursolfatifs(NROs)sontdesellulessituéesdansl'épithélium

olfatifet spéialiséesdansladétetiondesubstaneshimiques.L'épithéliumolfatifd'unêtrehumain

adultea pour dimensionapproximative 2msur 5met est situé au fond de la avité nasale. Chez la

souris,onaestiméà5millionslenombredeNROsprésentsauseindel'épithéliumolfatif[Zhou etal.,

2001℄.L'organisationspatialedesNROspeutêtre déomposéeen4grandeszones queesoit auniveau

del'expressiondesgènesdénissantlesréepteurs[Buk,1996℄oubienauniveaudeleursréponses[Sott

etal.,1997℄(voirshéma1.4).Chaqueréepteursembleseantonneràuneuniquezone,eszonesétant

symétriquesparrapportauxdeuxnarines.

Les NROs sontdes neuronesbipolaires [Gethell, 1986℄.Une dendrite apialeva duorps ellulaire

jusqu'àlasurfaede l'épithélium. A ette extrémité, ladendriteprésente unrenementappelé bouton

olfatif. Celui-i se divise en de nombreux laments appelés ils olfatifs (voir leur morphologie sur le

shéma1.5.A).Alasurfaedeesilssesituentlesréepteursolfatifs(ROs).Ceux-isontdediérents

types.ChaqueNROn'exprimesursesilsqu'unseultypederéepteurs.Lesdiérentstypesderéepteurs

(22)

Fig. 1.3 Shéma présentant les

projetions du bulbe olfatif hez

l'Homme. Image tirée et adaptée de

http : //www.kb.u − psud.f r/etudes − medicales/cours/DCEM1/OLF ACT IO N08.pdf

.

Fig.1.4Shémaprésentantlesdiérentes zonesdel'épithélium olfatifainsiqueleurorrespondane

avedeszonesdelaouheglomérulaire.Imagetiréede[Morietal.,2006℄.

(23)

Les ROs font partie de la famille des réepteurs ouplés aux protéines G odées dans le génome.

L'identiation de ettefamille de gènes aonduit àla remise du prix Nobel de Physiologie en 2004.

Dans es travaux [Buk et Axel, 1991℄, une super-famille de 1000 gènes diérents (

3%

du nombre de

gènestotal)quipeuventhaunexprimerunréepteurolfatifdiérentaétéprésentée.Celafaitdeette

familledegèneslaplusimportantedetoutlegénotype.Chezlasourislenombredegènesexprimésetdon

deréepteursolfatifsest approximativementde1000alorsquehezl'Hommeil estapproximativement

de400.Cettediérenesembleêtreissued'unepartdel'inativationdeertainsgènesodantl'olfation

hezl'Hommeet d'autrepartd'uneaugmentation dansladiversitéde esgèneshezlasouris[Niimura

etNei,2006℄.

L'ativation de es réepteursolfatifs au sein des ils entraîne une asade de réationshimiques

résultantenune dépolarisationdupotentielmembranaire duNRO.Si ette dépolarisationdépasse une

valeur ritique, le neurone émet un potentiel d'ation. Ce potentiel d'ation généré près du soma se

propageensuitelelongd'unaxone non-myelinisé. LesaxonesdesNROsserassemblentet traversentla

lame riblée qui sépare la avité nasale (où se situe l'épithélium olfatif) et la avité érébrale (où se

situentlesbulbesolfatifs).Touslesaxonesexprimantlamêmefamillederéepteursonvergentversune

strutureappelée"glomérule".

Lesneuronesréepteursolfatifsprésententune ativitéspontanéepouvantêtre deplusieurspoten-

tielsd'ationpar seondehezle rat.Chaun dees neuronesréagitàunegrande variétéde moléules

himiques.L'intensitédeleurréponseestmoduléeenfontiondel'espèehimiqueetdesaonentration.

Leurréation enversunstimuluspeut searatérisersoit enune augmentationsoit en une diminution

del'ativitéparrapport àellespontanée(voirillustrationavel'enregistrementg.1.5.B).Une même

ellule peut être exitée par ertainesmoléules et inhibée par d'autres. L'exitation reste la réation

privilégiéepuisqu'elle onstitue plusde 90%des réponses signiatives.Ainsi, une odeur engendre une

augmentationmoyennedel'ativitédelatotalité desneuronesréepteurs[Duhamp-Viret etal., 1999℄.

SiplusieursmilliersdeNROd'unemêmefamilleonvergentversunmêmegloméruleets'ativentàprès

de 100potentielsd'ations parseonde, le glomérule réepteur est alors le siège d'une intense ativité

synaptique.

Ce que détetent exatement lesNROs resteenore assezméonnu. Ils semblentêtre sensibles àla

géométriemoléulaire ommelalongueurdes haînesarbonnées ainsiqu'aux groupeshimiquesatifs

[Uhidaetal.,2000℄.LeuromportementsembleenoreplusdiileàernerpuisquelesNROssontnon

seulementsensiblesauxsubstaneshimiquesmaiségalementauxuxd'airquilesamènent,faisantd'eux

desréepteursméaniques[Grosmaitreet al.,2007℄.Ils sont donsensiblesàla naturede l'odorant, sa

onentrationetàladynamique demiseenontat[Krivanetal.,2002℄.

Les neurones réepteurs olfatifs ont la partiularité de se régénérer en quelques dizaines de jours

[Herzog et Otto, 1999℄. Ils onstituent un des premiers exemples lairement identiés de neurogénèse

ontinueauseindusystèmenerveuxentral.Celle-iseproduitauseindel'épithéliumolfatif.Desellules

dites basales se diérenient pour se transformer en neuronesréepteurs olfatifs. Les axones de es

neuronessontensuiteguidésverslesglomérulespardesellulesglialesengainantes.Cettearatéristique

estd'unegrandeimportanedanslestentativesdetraitementdeslésionsneuronalesommeellespouvant

survenirdanslamoelleépinière[Raisman,2001℄.

1.2.3 Les glomérules

Lesglomérulessontdesstruturessphériquessituéessurlepourtourdesbulbesolfatifs.Ellespeuvent

avoirundiamètre dequelquesdizainesoubienquelquesentainesdemironsselonlesespèesanimales

[Chen et Shepherd, 2005℄.Chaque glomérule reçoit les axones issus d'une même famille de réepteurs

olfatifs[Mombaerts,2004℄.IlsemblequelesNROsprovenantd'unemêmezonede l'épithéliumolfatif

seonnetentà des glomérules prohes spatialement. De plus, les glomérules présentant des domaines

(24)

A B

Fig.1.5 A: Shéma présentant l'anatomie desneurones réepteursolfatifs situésdans l'épithélium

olfatif.Imagetiréeetadaptéede[Mombaerts,2004℄.B:Enregistrementsextraellulairesdespotentiels

d'ationémis parunneuroneréepteurolfatif. Dehautenbas: l'ativitéspontanée(sans stimulation)

etl'ativitépour6moléulesdiérentes.Latraelaplusbassereprésenteles2seondesdurantlesquelles

leréepteureststimuléparune odeur.Imagetiréede[Duhamp-Viretet al.,1999℄.

réalisent des synapses sur les dendrites de ellules mitrales ou sur les dendrites de ellules à panahe

(voirsetion1.2.5).Lesdendritesde ellulesjuxtaglomérulairessontégalementprésentes auseindees

strutures[Urbanet Sakmann,2002℄.

Cesdiérentessynapsessontséparéesspatialementauseind'unglomérule.Unepremièrezoneonsti-

tue le lieu prédestiné aux synapses axodendritiques et dendroaxoniques entre l'axone du nerf olfatif

et les dendrites des ellulesrelais et des ellulesjuxtaglomérulaires. Une seonde partie est dédiée aux

interations dendrodendritiques entre lesellules relaiset lesellules juxtaglomérulaires[Kosakaet al.,

1998℄(voirlaphoto etl'illustrationd'uneoupedegloméruleg.1.6).

Le taux de onvergene hez les vertébrés est approximativement de 5 000-10 000 NROs pour 1

glomérule[ChenetShepherd,2005℄.Cetauxexeptionnellementélevépeutservirplusieursfontionsdont

voiiunelistenonexhaustive:maintenirunnombredeonnexionssynaptiquesàpeuprèsonstantentre

lesellulesmitralesetlesNROsmalgréleontinuelrenouvellementdeesderniers;amplierlaréponseet

prévenirladéfaillanefontionnelledeplusieursNROsd'unemêmefamille;favoriserlasynhronisation

despotentielsd'ationsémisparlesNROsparunméanismeappelél'interationéphaptique[Kemermans

etFahrenfort,2004℄.

Laparoiexterned'ungloméruleestonstituéed'unarrangementdeellulesgliales.Lerledeesastro-

ytesapparaîtpartiulièrementimportant.L'informationd'unefamilled'ORNsétanttrèspeuredondante

auniveauglomérulairepuisqu'elleesttransféréeseulementviaunoudeuxglomérules,l'endommagement

d'un glomérule engendrerait une perte d'informations préieuses. Les astroytes forment une sorte de

boulier [Valverde,1999℄ pouvantprotéger laonnexion synaptique primordialeentre lenerf olfatif et

lesellulesmitrales.Ils semblentégalementpouvoirempêher lesionsémis àl'intérieur d'unglomérule

de sediuser versd'autresglomérules, ontribuant ainsià leur ségrégationfontionnelle[Jan et West-

brook,2005℄.Enn ils semblentontribueràguider lesaxones desNROs régénérésverslesglomérules

orrespondantàleurfamille[Baileyet al.,1999℄.

(25)

A B

Fig. 1.6 A : Shéma représentant la oupe transversale d'un glomérule.Image tirée et adaptée de

[Raisman,2001℄.B:Reonstrutiondemirosopieonfoaled'unglomérulehezlasouris.Imagetirée

etadaptéede[Bellusioetal.,2002℄.

Fig.1.7Enregistrementintraellulaireprésen-

tantladépolarisationd'uneellulemitraledueà

lastimulationpar unhoéletrique de 20Vef-

fetuésurle nerfolfatifhezlerat. Imagetirée

de[Janet Westbrook,2005℄.

rulairessontglutamatergiques[Aroniadou-anderjaskaetal.,2000℄etentraînentuneexitationdesellules

post-synaptiquesviadesréepteursAMPA etNMDA[Chenet Shepherd,2005℄.Ces derniersréepteurs

sontresponsablesenlargepartie dupotentielpost-synaptiquedelonguedurée(plusieurs seondes)issu

d'unhoéletriquesurlenerf olfatif[Chenet Shepherd,2005℄(voirenregistrementintraellulaireg.

1.7).LesréepteursAMPA semblent, quantàeux,avoirlaapaitéde synhroniserlespotentielsd'a-

tiondeellulesmitralesprovenantd'unmême glomérule[ShoppaetWestbrook,2002℄.L'exitationdes

ellulesmitralesentraîne égalementlalibération deglutamate ausein duglomérule. Ainsi,l'ativation

des ellules relais au sein d'un glomérule entraîne non seulement l'exitation des autres ellules relais

de e même glomérule mais également l'exitation des ellules juxtaglomérulaires [Chen et Shepherd,

2005,Carlsonetal.,2000℄.

Lesellulesjuxtaglomérulaires(voirsetion1.2.4)peuventavoiruneationinhibitrie surlestermi-

naisonsaxoniquesdubulbeolfatifetsurlesdendritesdesellulesrelaisvialeneurotransmetteurGABA.

Ainsi,unphénomèned'inhibition peutsurvenirquelquesentainesdemilliseondesaprès ephénomène

exitateur[Aroniadou-Anderjaskaetal.,1999℄.Ilsemblequ'unméanismed'inhibitionlatéraleentreglo-

mérulessoitprésentavel'ation deellulespériglomérulairesonnetéesàplusieursglomérules [Urban

etSakmann,2002℄.Lesglomérulessontdondeslieuxonnésoùseproduit unehimieomplexeissue

(26)

Fig. 1.8 Tableau présentant des

artesglomérulairespourdiérentes

odeurs. La taille des erles repré-

sente le taux d'ativité enregistré

parimageriealique.Imagetiréeet

adaptéede[Galiziaetal.,1999℄.

Les artes glomérulaires

L'observation ave des tehniques d'enregistrement étudiant des signaux à dynamique lente, par

exemplel'imagerie paruophoressensitifsau alium,révèle hezl'insete [Galiziaet al.,1999℄ omme

hezlerongeur[Xuetal.,2003℄desartesd'ativitéglomérulaire.Surelles-i,haquegloméruleaun

tauxd'ativité qui dépend del'odorantutilisé et desa onentration.La arteadonune omposante

essentiellementspatialeaveladénominationetlaloalisationdehaundesglomérules.Ilapparaîtque

ettearteestreprodutiblepourdesindividusd'unemêmeespèe.Latrèshautedimensionalitéprésente

au niveau des géométries moléulaires semble diilement représentable au niveau d'une arteglomé-

rulaire en 2dimensions. L'utilisation du odage ombinatoire semble être le support de es diérentes

artes puisque, bien que haune soit diérente des autres, elles peuvent avoir des parties de odage

(taux d'ativité de ertainsglomérules) semblables (voir les exemplesde artes glomérulairesg. 1.8).

End'autresmots,unmêmeglomérulepeutrépondreàplusieursodorantsetunodorantativeplusieurs

glomérules[Galiziaetal.,1999℄.

Ilapparaît quedesaratéristiqueshimiquesprohesentraînentdesartesd'ativationsprohes.Il

estpourtantdiiled'avoirunemesurededistaneentrepropriétéshimiquesdemoléulespouvantêtre

rapprohée d'une mesurede distane entre artesd'ativation glomérulaire. Cette notion de similarité

entre moléules pourrait être hiérarhisée ave le mélange de fateurs prinipaux, omme les groupes

fontionnels,etdefateursseondaires,ommelalongueurdelahaînearbonée[Uhidaet al.,2000℄.

Au sein d'une arte,l'identité des glomérules ainsi que leur ativitésemblent varier en fontionde

la onentration de l'odorant [Meister et Bonhoeer, 2001℄.Plus elui-i est onentré, plus le nombre

de glomérules ativés de la arte est important. Les mélanges d'odeurs ompliquent le phénomène de

génération de artes. Si haune des moléules engendre une arte d'ativité propre, qu'en est-il de

l'ativation glomérulaire engendrée par le mélange de plusieurs de es moléules? Il semblerait que,

aussi bien hezl'insete [Carlssonet al.,2007℄ que hez lerongeur [Grossman et al., 2008℄,lanouvelle

arteengendréereprésenteassezdèlementl'additiondesartesnormalementproduitesparlesdiérents

onstituants.Au ontraire,lastimulationpardeuxodorantstrès prohesen termesde artesproduites

sembleengendreruneréationdiérente [Wiltroutetal.,2003℄.

Ces artes statiques ne reètent pas exatement l'ativation des glomérules. En eet, de nouvelles

tehnologiespermettantune analyse temporelle plusne présententun tableauplus dynamique [Spors

etGrinwald,2002℄[Sporsetal.,2006℄.Auseind'unearte,l'ativitéd'unglomérulepeutvarierauours

(27)

Fig.1.9 Photographiesdes ellulesjuxtaglomérulairesparimmunouoresene.(A)Une ellule péri-

glomérulaire.(B) Uneelluleàaxoneourt.(C) Uneelluleàpanahesuperielle.Letraitnoirenbas

àgauhe de lagureA représente une éhellede 25 mirons.Imagetirée et adaptéede [Crespoet al.,

1997℄

séquene [Spors et Grinwald, 2002℄. Ave une augmentation de la onentration de l'odorant, l'ordre

d'allumagedesglomérules sembleonservé,sonrythmeparontres'aélèreet denouveaux glomérules

jusqu'alorssilenieuxs'ativentégalement[Spors et Grinwald,2002℄.Lesausesdees utuationsres-

tentenorepeuonnues.Parmilesplusprobables,on peut iterladynamique de réativitépropredes

diérentes populations deNROs(voirsetion1.2.2)ou une inhibition synaptiqueauniveaudes termi-

naisonsaxoniques dunerfolfatif [Washowiak etCohen,1999℄.Celle-i seraitprinipalementissuedes

onnexionsintra-glomérulaires[MGann etal.,2005℄.

Mêmesilaomposantedynamiqueestprésente,avedesonstantesdetempsdel'ordredelaentaine

demilliseondespourladéroissaneenimageriealique,elle-iapeuàvoiraveunodagehautement

temporelommeeluiqueonstituentlespotentielsd'ationsd'unneuroneunique(tempsd'unpotentiel

d'ation

≈ 1ms

). L'ativitéglomérulaireissuedela onvergene d'ungrandnombredeneuronesréep- teursolfatifsengendreuneativitérésultantebeauoupplusontinueetnonuneativitédetypebinaire

ommepeutl'êtreellerésultantd'ununiqueneurone.

1.2.4 Les neurones juxtaglomérulaires

Les neuronesjuxtaglomérulaires, .à.d.eux dont le orps ellulaire est prohe de laouhe glomé-

rulaire, sont divisés en trois familles : les neurones superiels à axone ourt (g. 1.9.B), les ellules

superielles à panahe (g. 1.9.C)et lesellules périglomérulaires(g. 1.9.A). Les ellulespériglomé-

rulairesonstituentlafamillelaplusnombreusedestrois. Lesdendritesde esellulesseprojettentau

seindesgloméruleset semblentavoirdesontatssynaptiquesavelaterminaisondunerf olfatifainsi

quelesdendritesdesellulesrelais[Pinhing etPowell,1971℄). Ellespeuventonneter d'autresellules

périglomérulairesou relier plusieurs glomérules dansle même arbre dendritique [Puopolo et al., 2005℄.

Lesellulessuperiellesàaxoneourtsontmoinsnombreuses.Leursdendritessontsituéesauniveaude

laouheglomérulaireetleursaxonespeuventseprojeterjusqu'àlaouhedesellulesgranulaires[Sott

etal.,1986℄.

Uneertainehétérogénéitédesellulespériglomérulairesdansleursmorphologiesetl'expressiondedif-

férentstypesdeneurotransmetteursfontd'ellesunefamillepotentiellementmulti-fontionnelle[Puopolo

et Belluzzi,1998℄.Ilsemble pourtantqu'elles soientmajoritairementde typeGABAergique [Panzanelli

etal.,2007℄(maisvoiraussi[Kosakaetal.,1998℄).Ellesonstituentdon,avelesellulesgranulaires,une

seondefamilled'interneuronesinhibiteursdubulbeolfatif.Aprèsunhosurlenerfolfatif,esellules

(28)

Fig. 1.10 Dessin issu de

l'observation au mirosope

dedeuxellulesmitralesmar-

quéeàlabioytine.Imageti-

réeetadaptéede[Desmaisons

etal.,1999℄.

dépolarisation(plusieursdizainesdemilliseondes)soitunebouéedePA. Quandlesystèmeeststimulé

paruneodeur,ellesproduisentunebouéedePAsreétantassezdèlementladynamiqueglomérulaire.

Cette longue durée d'ativation serait issue des neurotransmetteursglutamates libérés par les ellules

mitralessuiteàleurexitation[WellisetSott, 1990℄.

1.2.5 Les ellules relais

Lesellulesmitrales(CMs)sontonsidéréesommelaprinipalefamilledeneuronesrelais.Ellessont

essentiellesdansletransfertdel'informationolfative.Ellesreçoiventl'ativitédesNROsparl'intermé-

diairede synapsesAMPA et NMDA situées au sein desglomérules. En très largemajorité,les ellules

mitrales ne sont reliées qu'à un seul glomérule. On ompte quelques dizaines de ellules mitrales par

glomérule[Urban et Sakmann,2002℄.A raisonde1000glomérules hezlasouris,onpeutenvisagerune

populationd'approximativement50000ellulesmitralesparbulbeolfatif.

Ces neuronesontune morphologiepartiulière.Leurs dendritessedéomposentendeuxparties. Un

premierarbredendritiqueapialesedéveloppeauseind'ungloméruleoùil établitdessynapsesaveles

axonesprovenantdesNROs.Cetarbresedéploiedonradialementdelaouheglomérulaireàlaouhe

deellulesmitrales,mesurantainsihezlejeuneratunelongueurde200à400mirons[Debardieuxetal.,

2003℄.Un seondarbredendritique basal,aussiappelédendriteseondaire,estsituéauniveauduorps

ellulaire(voirdessinissud'uneobservationaumirosopeg.1.10).Sesdendritesdéployéesdemanière

latéralepeuventfaireplusd'unmillimètre delong.Ellesréalisentdessynapsesdendro-dendritiquesave

lesellulesgranulaires.Lessynapsesmitrale->granulesontdetypeexitatries.Lesorps ellulairesdes

mitrales sont toussitués sur une mine ouhe dubulbeolfatif. Lesaxones des ellules mitralessont

orientésversleentre dubulbeolfatifoùilss'yrassemblentpourformerletratusolfatif.

Les ellulesàpanaheouellulestouues sontégalementdes neuronesrelais dubulbeolfatif.Leur

diérene fondamentale ave les ellules mitrales provient d'un orps ellulaire situé au niveau de la

ouheplexiforme externe, soit moins en profondeur queles orps ellulairesdes ellulesmitrales (voir

photographieg. 1.11). Al'instar dees dernières,ilspossèdentunarbre dendritique déomposableen

deuxsous-arbresquisedéveloppentl'unauseind'ungloméruleet l'autredemanièrelatérale.

La réponse d'une ellule mitrale est peu robuste vis-à-vis d'une stimulation onstante non-bruitée

supra-liminaire(voirg.1.12).Lestempsd'émissionsdepotentielsd'ationdeviennentdemoinsenmoins

préisaufuretàmesurequeseprolongelastimulation.Ilapparaîtainsiuneaumulationd'impréisions

dans la séquene de PAs générée. Cei peut être d'autant plus dommageable que la stimulation des

ellules mitrales est issue d'une multitude d'aérenes de NROs e qui entraîne un stimulus lent. Un

(29)

Fig. 1.11 Photographies

présentantladiérenedepo-

sition entre les orps ellu-

laires des ellules mitrales(à

gauhe) et elui des ellules

àpanahe(àdroite)parrap-

portàlaouheglomérulaire

(GL), la ouhe plexiforme

externe (EPL) et la ouhe

de ellules mitrales (MCL).

Imagetiréeetadaptéede[Na-

gayamaetal.,2004℄.

Fig. 1.12 Enregistrement

d'une ellulemitrale soumise

àunourantinjetéonstant

(à gauhe) et utuant (à

droite). Image tirée et adap-

téede[Shaeferet al.,2006℄.

transitoirementenphasesous-liminairepuisdenouveauenphasesupra-liminaire,lavariabilitédansles

PAssuivantsdiminued'autantplusquelaphasesous-liminairedurelongtemps.Suiteàette transition,

laellulereommeneàaumulerlesimpréisionset letempsd'émissiondesPAredevientdemoinsen

moinsrobuste.Delamêmemanière,alorsqu'unsignalàomposanteontinueentraîneuneréponsenon-

reprodutible,l'ajoutdanselui-id'uneomposanteosillanteengendrantunesuessiondephasessupra

etsous-liminairearoîtlapréisionneuronale.Ilenrésultequesideuxsignauxontinusdiérentssont

utiliséspourstimulerune ellulemitrale,laréponsedeelle-iseralairementdiérentiableavel'ajout

d'uneomposanteosillante.Sanselle,leproblèmeestbeauoupplusdiile[Baluetal.,2004℄[Shaefer

etal.,2006℄.

Lesellulesmitralespossèdentdesaratéristiquesosillantesauseinmêmedeleurmembrane[Chenet

Shepherd,1997℄.Celles-is'amplientaveladépolarisationdupotentielmembranaire.Pluslepotentiel

membranaire est important plus la fréquene est élevée. La fréqueneinstantanée lorsdes bouées de

PAs [Baluet al.,2004℄ semblediretementliéeàe rythme osillant[Desmaisonset al.,1999℄.Ceiest

diretement visible sur la ourbe de remise à zéro de la phase ou phase-resetting urve (PRC). Celle-

iprésente une zone danslaquelle unévénementexitateur pourra retarderl'apparition d'un potentiel

d'ationsileneuroneestdansunertaindomainedephasedesonosillationinterne[Galanetal.,2005℄.

(30)

Fig.1.13Dessin issu del'observation aumirosopede3ellules

granulaires du bulbe olfatif. La barre horizontale en bas à droite

représente une longueur de 25 mirons. Image tirée et adaptée de

[Reyheretal.,1991℄.

deux régimes de fontionnement. Un état stable de basse ativitéet unrégime de haute ativité, plus

dépolarisé,danslequellesellulesmitralesprésenteraientdesosillationsinternes[Heywardetal.,2001℄.

Lafaiblereprodutibilitédeerésultatsuggèreunearatéristiquepeurépandue.

1.2.6 Les ellules granulaires

Les ellules granulaires sont des interneurones dont le orps ellulaire fait approximativement une

dizainedemironsdediamètre.Celui-isesitueauniveaudelaouheplexiformeinterne.Lesgranules

du bulbe olfatif n'ont pas d'axone. Un seul arbre dendritique va du orps ellulaire vers la ouhe

plexiformeexternesuivantainsiuneorientationradialeauseindesouhesonentriquesdubulbeolfatif.

Cet arbre fait environ une entaine de mirons de long (voir dessin g. 1.13). Il réalise des synapses

dendro-dendritiques ave les dendrites basales des ellules mitrales et des ellules à panahe [Prie et

Powell, 1970℄.Lesarbres seondairesdesmitralesayantdetrès longuesramiations, unemême ellule

granulairepeutavoirdes liaisonssynaptiquesave desellulesmitrales dont leorps ellulaire est très

éloignégéographiquement.

Les liaisonssynaptiques granules->mitralessont detype GABAa. Ce neurotransmetteurest inhibi-

teuret délenheunehyperpolarisationdelamembraneduneuronepost-synaptique.Ainsi,une granule

onstitue unlien inhibiteurindiret entre diérentes ellules mitralesqui n'ont pasde ontats synap-

tiques direts entre elles[Isaason et Strowbridge, 1998℄.Les ellulesgranulaires semblent reevoirdes

événementssynaptiquesinhibiteurs[Nusseretal.,1999℄.L'originedeeux-iresteinertaineet pourrait

provenirdesneuronesàaxonesourts (voirsetion1.2.4), desretoursortiaux(voirsetion1.2.11)ou

enored'uneinhibition latéraledirete entre ellulesgranulaires.Ilsemblerait qu'ellespuissent reevoir

uneombinaisondeesdiérentesinterations[Nusseret al.,2001℄.

1.2.7 L'interation ellules relais - ellules granulaires

La génération d'un potentiel d'ation par une ellule mitrale entraîne une utuation de potentiel

qui sepropagedans toutsonarbre dendritique(zone apialeet basale)[Debardieuxet al.,2003℄.Cette

utuationlibèrenonseulementduglutamateauniveaudupanahedel'arbredendritiqueapial (dans

les glomérules) [Urban et Sakmann, 2002℄ mais ationne également des synapses réiproques dendro-

(31)

Fig. 1.14 Enregistrement en voltage-

lamp d'une ellule mitrale. En haut le

potentielmembranaire de la ellulemain-

tenuà-70mV,saufdurantunestimulation

à 0mV pendant 10ms.En bas, le ourant

membranaire enregistrépendant lamême

période.Imagetiréede[IsaasonetStrow-

bridge,1998℄.

1.2.8 L'inhibition réurrente

Les synapsesdendro-dendritiques présentent au niveau loal la dynamique suivante : le ux d'ions

aliumquisepropagelelongdel'arbredendritiqueseondairedesellulesmitralesdélenhelalibération

présynaptiquedeglutamate.Celui-iativelesréepteurspost-synaptiquesprinipalementNMDAmais

également non-NMDA des dendrites des ellules granulaires. Ces réepteurs délenhent en retour la

libérationdeGABAréeptionnéparlesréepteursGABAadeladendritedelaellulemitrale.L'ativation

desréepteursNMDA des ellulesgranulairesentraîne une omposante lente dansla dépolarisationdu

potentiel demembrane desgranules. Ils'ensuit une libération deneurotransmetteursGABA générant

non pas unévénement uniquemais un barragede ourants post-synaptiques inhibiteurs mesurable au

niveauduorps ellulaire dela ellulemitrale (voirourantsynaptique aprèsune brèvedépolarisation

d'uneellulemitraleg.1.14).Ladistribution temporelle dees évènementsinhibiteurs estasynhrone

aveune onstantedetemps deplusieursentainesdemilliseondes[IsaasonetStrowbridge,1998℄.

1.2.9 L'inhibition latérale

L'ativation d'une ellule mitrale peut entraîner l'inhibition d'autres ellules du même type bien

qu'ellesn'aientpasdesynapsesentreleursarbresdendritiques(voirl'inuenedel'émissiond'unpotentiel

d'ationpar une ellulemitralesur leouranttrans-membranaired'une autreellule mitraleg.1.15).

Cei s'expliquepar lefait que l'ativation d'une synapsemitrale-granulepeutse propagerdans l'arbre

dendritiqued'unegranule.Celui-iétantonnetéàdenombreusesellulesmitrales,ilpeutonstituerle

supportpouruneinhibitionlatérale entreellulesmitrales.

Alorsquelaommuniationentresynapsesdistantessefaithabituellementvialapropagationaxonique

d'unpotentield'ationsodiumgénéréauniveauduorpsellulaire,ii,lesgranulesn'ayantpasd'axone,

etteommuniationestissuedeméanismesplussinguliers.Lagénérationd'unpotentield'ationpeutse

rétropropagerauseindel'arbredendritique [Eggeretal.,2003℄onstituantainsiunméanismepossible

pour l'inhibition latérale. Pourtant, l'inhibition latérale perdure ave une injetion de TTX (produit

himiqueenséprévenirlagénérationdepotentielsd'ations)[IsaasonetStrowbridge,1998℄et perdure

également après l'ablationdes orps ellulaires des ellulesgranulaires[Lagier et al., 2004℄.De plus, il

apparaîtquelesellulesgranulairesgénèrentpeudepotentielsd'ationin-vivo.Leveteurutilisédanse

asest probablementdes potentielsd'ation aliumàfaible seuil [Eggeret al.,2005℄.Ceux-ipeuvent

êtregénérésauseinmêmedel'arbredendritiqueet sepropagerdanslaramiation.

Lesellulesmitralesliéesàunemêmeellulegranulairereçoiventuneinhibitionlatéraleavedesévè-

nementsfortementsynhrones.Ces événementssynaptiquesgénèrentdes ourantsdequelquesdizaines

(32)

Fig.1.15Enregistrementsintraellulairesduouranttrans-

membranaire d'une ellule mitrale ayant émis un potentiel

d'ation (en haut)ainsi que d'uneautre ellule mitralemon-

trant un proessus d'inhibition latérale (en bas).Image tirée

de[IsaasonetStrowbridge,1998℄.

mentquediérentes granulesreçoiventlesévènementsexitateurs provenantdesellulesmitralesd'une

manièreorrélée[Shoppa,2006℄.Ceisuggèrequelesonnexionslatéralesréentunréseaud'interations

entreunegrande partdesellulesmitrales.Ladynamiquedeette interationinhibitrie entremitrales

sembleomposéepar unesomme de ourantspost-synaptiques inhibiteurs unitaireset rapides, dont la

sommation peut générer une dynamique plus lente. Cette dynamique lente serait issue des réepteurs

NMDAprésentsauniveaudesellulesgranulaires[Isaasonet Strowbridge,1998℄.

Laréeptionparlesellulesmitralesd'évènementsissusdel'inhibitionlatéralesembleavoirdiérents

impatsselonleursloalisation.Sil'évènementarriveprohedusomadelaellulemitrale,ilpeutl'hyper-

polariseretainsiprévenirlagénérationdepotentield'ation.S'ilarriveauniveaudesarbresdendritiques

seondairesd'unemanièreassezéloignéedusoma,ilpeutatténuerlapropagationdespotentielsd'ation

etainsisulpterlazonedelibérationdeglutamateparlesellulesmitrales[Lowe,2002℄.

1.2.10 Le ortex olfatif primaire

Leortexolfatifprimaireestonstituéduortexpiriforme,dutuberuleolfatif,duortexentorhinal,

duortex périamygdalienet du ortexinsulaire[Johnson et al., 2000℄.Le ortexpiriforme(CP) est la

struture laplusinnervée parles aérenesdutratus olfatiflatéral,lui-même issudu rassemblement

desaxonesdesellulesrelaisdubulbeolfatif[Haberly,2001℄.Ilfaitpartiedupaléoortex.L'organisation

laminairedu CPest habituellementprésentéeen 3ouhes.La premièreest onstituéedesliaisonsdes

aérenes dubulbe olfatifet de bresdu CP. La seondeest unensemble deellules pyramidales.La

dernièreest onstituéede dendrites et axones provenantdes ellules pyramidalesde laseonde ouhe

[Rosinetal.,1999℄.D'autresétudesprésentent,auontraire,lesaérenesprovenantdesellulesmitrales

et ellulesàpanaheommelargementdisséminéesàtraversleréseauduortex piriforme[Zhou etal.,

2001℄.Desellulesmitralesprovenantdumêmeglomérulesemblentposséderdesprojetionsaxonalesau

seinduCPprohesspatialement[Buonvisoetal.,1991℄.

Les ellules pyramidales du ortex piriforme disséminent très largement leurs arbres axoniques à

traversleortexpiriformemaiségalementverslesautresstruturesduortexolfatif.Enréponseàune

stimulation olfative, elles forment des artes d'ativité très réparties [Zou et al., 2005℄.Des odorants

diérents forment des artes diérentes mais qui se hevauhent en largesproportions. La répartition

deesartesaugmente avelaonentrationdel'odorant.Cetteativitédiuseest dueàlarépartition

(33)

Fig. 1.16 Enregistrement

extraellulaire des potentiels

d'ation générés dans un es-

pae limité du ortex piri-

forme pour diérents odo-

rants. De haut en bas, ben-

zyl aetate, propyl butyrate,

heptanal, ethyl proprionate,

limonene, isoamyl aetate.

Image tirée et adaptée de

[Rennakeretal.,2007℄.

auseinduortexpiriformeantérieur [Zhou etal., 2001℄.Laonnetivité àl'intérieur duPCest diuse

etnonompartimentéeenolonnesortiales[Johnsonet al.,2000℄.

Lesneuronesduortexpiriformeontuneréponsepartiulièreenfontiondel'odorant.Ilspeuventêtre

exitésouinhibés(voirg.1.16).Letempsderéationhezleratanesthésiéestdequelquesentainesde

milliseondesquandl'odeurestinjetéeendébutd'inhalation[Rennakeretal.,2007℄.Leurativitén'est

pas uniquement dépendante de la stimulation puisque de nombreuses interonnetions entre diérents

neuronesduCPexistent[Gellmanet Aghajanian,1993℄.

1.2.11 Les retours ortiaux

Lesretoursortiaux sont assezmal onnus. Ils onstituentunsystèmetop-down, .a.d.unretour

desairesortialessupérieures.Cesaérenesentrifugespeuventêtrediviséesen2groupes(voirshéma

g.1.17):ellesqui relâhentdesneuromodulateurset ellesissuesduortexolfatif[Matsutaniet Ya-

mamoto,2008℄.Lesprojetionslibérantdesneuromodulateurssontissuesde diérenteszonesortiales

ommelelousoeruleus,lenoyauduraphéetlapartiebasaleduortexfrontal.Cesstrutureslibèrent

respetivementlesneurotransmetteurssuivants:delanorepinephrine,delaserotonineetdel'aetylho-

line.Cesneuromodulateurssontlibéréslargementauseindubulbeolfatifetontuneationassezdiuse.

Cesaérenessemblentavoirunrle dansleproessus deliaisonodeur-réompense[Kiselyznyket al.,

2006℄.

Lesprojetions venantdu ortexolfatifont une ationplus iblée.Leurs axonesseonnetentsur

lesdendrites des granules auniveau de laouhe plexiforme externe et de la ouhe glomérulaire. Les

onnexionsprohesdesorpsellulairesdegranulessemblentêtreglutamatergiqueset donexitatries.

Lesévènementssynaptiquesissusdeessynapsessemblentavoiruneonstantedetempsplusrapideque

elle issue des synapsesdendrodendritiques ave les ellules mitrales.Cette exitation peut inuer sur

l'inhibitiondesellulesmitrales[Baluetal.,2007℄.Lasetiondutratusolfatiflatéraloupelesretours

provenantduortexolfatif.Au niveaudynamique (voirsetion suivante), lebulbeolfatif neprésente

alorsplusquedesosillationsauxfréquenes

γ

. L'osillation

β

est supprimée[Nevilleet Haberly, 2003℄.

Lesmêmesétudesontmontréquelafréquene

β

étaitissued'unourantsynaptiquesituéauniveaudes

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