APPEL A CONTRIBUTIONS POUR UN OUVRAGE COLLECTIF
THEME :
LA DECENTRALISATION CAMEROUNAISE A LA CROISEE DES CHEMINS : UNE DYNAMIQUE ENTRE
RESTRUCTURATION ET MATURATION
Sous la direction de :
Virginie WANYAKA BONGUEN O et André Bienvenu MFO
Argumentaire
La décentralisation est, dans le monde, un fait marquant de la gouvernance publique en ce début du 21ème siècle. Si dans les pays en développement, et plus particulièrement les pays africains au sud du Sahara, ce concept n’occupe une place prépondérante dans le discours des politiques que depuis quelques années, il a été mis en exergue, dans les pays développés, depuis plusieurs décennies. (M. Finken, 1996).
Avancer dans les pays développés, la décentralisation est un phénomène inachevé et en cours de maturation au Cameroun.
Cette maturation est liée à l’instauration, la conception et la mise en exécution des politiques publiques dont les mobiles gouvernants consacrent la responsabilité aux collectivités territoriales décentralisées camerounaises dans le champ de la gouvernance territoriale. La décentralisation telle qu’appliquée au Cameroun fait intervenir des populations locales. L’orientation pratique de la décentralisation est une synergie d’acteurs, une mobilisation des ressources et la recherche des solutions efficaces aux problèmes de développement. Elle est un champ qui renforce le pouvoir des collectivités territoriales camerounaises et un levier de promotion de la démocratie participative à travers l’amélioration des conditions de vies des populations.
La décentralisation au Cameroun est un processus de réforme porté au plus haut niveau de l’Etat. (A. B Mfo, 2018). C’est le résultat de la création du ministère de la décentralisation et du développement local en 2018. La décentralisation camerounaise repose sur plusieurs structures techniques et l’action de ces différentes structures relève du domaine de la coopération décentralisée.
Avec la loi nº96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la constitution du 02 juin 1972, le visage administratif est remodelé avec
l’article 10 traitant des collectivités locales décentralisées. L’article 55 de cette loi reconnait deux collectivités principales : les régions et communes. Ces collectivités sont définies comme des personnes morales de droit public, jouissant de l’autonomie administrative et financière pour la gestion des intérêts régionaux et locaux. Elles s’administrent librement par des conseils élus avec pour mission de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif de ces collectivités. (Rapport, mars 2011).
La réalisation de la décentralisation, technique d’administration de l’Etat, reste subordonnée au plan juridique au respect de diverses conditions essentielles : l’existence d’une sphère de compétences spécifiques au bénéfice des collectivités locales, la prise en charge des affaires locales par des autorités à la base, indépendantes du pouvoir central tant par leur mode de désignation, l’évaluation de leurs actions que pour leur révocation. (Hamadou A, juin 2010). C’est fort de tous ses enjeux que la décentralisation au Cameroun apparait comme un pôle d’investigation à étudier. Ce pôle d’étude est évalué sur plusieurs axes thématiques.
Axes thématiques
THEME 1 : LA DECENTRALISATION DANS LE CONTEXTE CAMEROUNAIS
1 : La genèse de la décentralisation au Cameroun 2 : L’état des lieux de la décentralisation au Cameroun 3 : Décentralisation et construction étatique
4 : Cadre juridique de la décentralisation au Cameroun
THEME 2 : DECENTRALISATION, GOUVERNANCE LOCALE ET DEMOCRATIQUE
1 : Autorités traditionnelles et décentralisation 2 : Décentralisation et démocratie locale
3 : Les collectivités territoriales décentralisées et la gouvernance locale 4 : Le transfert des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales décentralisées
5 : Partis politiques et décentralisation 6 : Société civile et décentralisation
THEME 3 : DECENTRALISATION, STRUCTURES TERRITORIALES ET DEVELOPPEMENT LOCAL
1 : L’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées
2 : Les organes d’appui et de suivi de la décentralisation
3 : Les domaines d’intervention de la décentralisation au Cameroun 4 : Ingénierie du développement local
5 : Les enjeux de la décentralisation face au développement local THEME 4 : DECENTRALISATION ET GESTION DES TERRITOIRES
1 : Décentralisation et financement des collectivités territoriales décentralisées
2 : Décentralisation et gestion des crises
3 : Décentralisation et gouvernance environnementale 4 : Décentralisation et problématique du genre
5 : Intercommunalité et coopération décentralisée
Normes de références
Le comité scientifique porte à votre connaissance que les textes à lui soumettre doivent être conformes aux normes suivantes :
- L’ordre logique du texte : le manuscrit soumis doit comporter les mentions suivantes :
- titre de l’article en caractère d’imprimerie;
- une signature comportant le nom de l’auteur en minuscule avec une initiale majuscule, le nom et l’adresse complète de l’institution d’attache, le courriel et le téléphone de l’auteur présenté avec l’indicatif international ;
- un résumé en français de 15 lignes au maximum ;
- un minimum de trois et un maximum de cinq mots clés ; - une introduction ;
- un développement ; - une conclusion ;
- une partie sources et bibliographie.
1. Les articulations du développement du texte. Les titres et sous- titres sont à présenter ainsi :
1. Pour le titre de la première section ;
1.1. Pour le premier sous-titre de la première section ; 1.2. Pour le deuxième sous-titre de la première section, etc.
2. Pour le titre de la deuxième section ;
2.1. Pour le premier sous-titre de la deuxième section ; 2.2. Pour le deuxième sous-titre de la deuxième section, etc.
2. Les titres, les sous-titres et chaque début de paragraphe doivent être mis en retrait (1 cm). Les sous-titres sont à éviter autant que possible.
Pour faciliter le montage final de l’ouvrage, il est exigé de faire manuellement la numérotation des titres, des tableaux, de toutes les figures.
3. La conclusion doit être brève et insister sur les résultats et l’apport original de la recherche.
4. La référence bibliographique adoptée est celle des notes intégrées au texte. Elle se présente comme suit : (nom de l’auteur, année de publication : page à laquelle l’information a été prise).
5. La référence aux sources (sources orales, archives, ouvrages- sources, périodiques ou publications officielles) dans le corps du texte se met en note de bas de page, en mentionnant si possible le ou les pages contenant les informations données.
6. Pour les documents d’archives, indiquer le dépôt (le service), le lieu, la cote (série et sous-série en précisant le numéro), le document utilisé avec les précisions de date, d’auteur et, si possible, de page où se trouve l’information donnée.
7. Dans la rubrique sources et bibliographie, les sources consistent à montrer, d’une façon détaillée, les sources orales et autres documents primaires ou de premières mains consultés et/ou cités. Elles sont à présenter comme suit :
- pour les sources orales : dans l’ordre alphabétique des noms des informateurs, dans un tableau comportant un numéro d’ordre, nom et prénom des informateurs, la date et le lieu de l’entretien, la qualité et la profession des informateurs, leur âge ou leur date de naissance ;
- pour les publications officielles, suivre la logique des livres si c’est un ouvrage ancien ; mais dans le cas des périodiques, mentionner l’institution ou l’auteur, le titre en italique, l’année et toutes les autres informations nécessaires à l’indentification (numéro, nature, …) ;
- pour les documents d’archives, indiquer le dépôt (le service), le lieu, la cote (série et sous-série en précisant le numéro), titre du dossier.
8. La bibliographie consiste à indiquer les ouvrages consultés et/ou cités. Elle est classée par ordre alphabétique (en référence aux noms des auteurs). La présentation suivante est recommandée :
- pour un livre : nom (en minuscule avec une initiale en majuscule) et l’initiale en majuscule du prénom, année d’édition : titre (en italique), lieu d’édition, édition, nombre total de pages facultatif ;
- pour un article : nom (en minuscule avec une initiale en majuscule) et l’initiale du prénom, année : « le titre de l’article entre guillemets » (sans italique), le titre de la revue en italique, le numéro, le lieu d’édition, l’identification des pages du début et de la fin de l’article dans la revue.
9. La langue de publication de l’ouvrage est le français ou l’anglais. La publication d’un texte en une langue autre que les deux citées est
soumise à autorisation exceptionnelle de l’administration de l’ouvrage.
Les termes étrangers au français ou à l’anglais sont en italique et sans guillemets.
10. Toutes les citations doivent être mises en italique sans guillemets.
Les citations de plus de quatre lignes sont mises en retrait, en interligne simple, taille 11.
11. Les mots étrangers au français ou à l’anglais sont à mettre en italique et sans guillemets, exceptées les citations en langue étrangère (qui sont à la fois en italique et entre guillemets.
12. L’ouvrage s’interdit l’usage du soulignement qui est remplacé par la mise en italique.
13. La présentation des figures, cartes, graphiques, etc. doit respecter le miroir qui est de 16×24. Ces documents doivent porter la mention de la source, de l’année et de l’échelle (pour les cartes).
Modalités et délais de soumission
1. Envoi des propositions de contributions (Titre, résumé de 300 mots, 5 mots clés) en français ou en anglais au plus tard le 31 juillet 2020 Adresses : Email : [email protected] / 695-04-82-42/ 682-44-70-56 [email protected]
[email protected] 2. Avis du comité scientifique : 15 août 2020
3. Réception des articles définitifs : 30 septembre 2020 (15 pages maximum en format Word, Times New Roman, police 12, interligne 1.5, marges 2.5)
4. Publication de l’ouvrage : décembre 2020
N.B : Les frais d’évaluation versés lors du dépôt de l’article s’élèvent à 15.000 Fcfa et ne sont pas remboursables en cas de non acceptation de l’article.
Si l’article est retenu, les frais de parution s’élèvent à 35.000 Fcfa accompagné de la version numérisée de l’article corrigé.
Cette somme vous donne droit à un tiré à part en bonne et due forme qui vous sera remis dès la publication de l’ouvrage.
COMITE DE SCIENTIFIQUE
Pr Samuel Efoua Mbozo’o, Université de Yaoundé I/Cameroun Pr Daniel Abwa, Université de Yaoundé I/Cameroun
Pr Paul Tchawa, Université de Yaoundé I/Cameroun
Pr Ecaterina Lung, Université de Bucarest/Roumanie Pr Victor Julius Ngoh, Université de Yaoundé I/Cameroun Pr Roger Onomo Etaba, Université de Yaoundé I/Cameroun Pr Scolastique Dianzinga, Université Marien Ngouabi/Congo Brazzaville
Pr Willy Batenga Moussa, Université de Ouagadougou/Burkina- Faso
Pr Simon-Pierre M’bra Ekanza, Université Félix Houphouët- Boigny/Cote-d’Ivoire
Pr Jean-François Owaye, Université Omar Bongo/Gabon Pr Robert Npwang Kpwang, Université de Douala/Cameroun
COMITE DE LECTURE
Pr Edith-Mireille Tegna, Maîtresse de conférences, Université de Ngaoundéré/Cameroun
Pr Virginie Wanyaka Bonguen, Maîtresse de conférences, Université de Yaoundé I/Cameroun
Pr Gabriel Maxime Dong Mougnol, Maître de conférences, Université de Yaoundé I/Cameroun
Pr Joachim-Emmanuel Goma-Théthet, Maître de conférences, Université Marien Ngouabi/Congo-Brazzaville
Pr Michael Lang, Maître de conférences, Université de Bamenda/Cameroun
Pr Romuald Tchibozo, Maître de conférences, Université d’Abomey-Calavi/Bénin
Pr Christian Célestin Tsala Tsala, Maître de conférences, Université de Yaoundé I/Cameroun
Pr Essohanam Batchana, Maître de conférences, Université de Lomé/Togo
Pr Abraham Zéphirin Nyama, Maître de conférences, Université Omar Bongo/Gabon
Pr Joseph Nfi Lon, Maître de conférences, Université de Bamenda/Cameroun
Pr Raymond Ebalé, Maître de conférences, Université de Yaoundé I/Cameroun
Pr Koffi Nutefé Tsigbé, Maître de conférences, Université de Lomé/Togo
Pr Faustin Kenne, Maître de conférences, Université de Yaoundé I/Cameroun
COMITE DE REDACTION
Dr Willy didié Foga Konéfon, Université de Yaoundé I/Cameroun Dr Marc Luciani Ewodo, Université de Yaoundé II/Cameroun Dr Patrick Essomo Ngossia, Université de Douala/Cameroun Dr Jérémie Diye, Université de Maroua/Cameroun
Dr Rose Mahoula, Université de Ngaoundéré/Cameroun
Dr Chamberlain Nenkam, Université de Yaoundé I/Cameroun Dr Georges Kum, Université de Yaoundé I/Cameroun
Dr Nadeige-Laure Ngo Nlend, Université de Douala/Cameroun Dr Eveline Apisay Ayafor, Université de Yaoundé I/Cameroun Dr Kimah Comfort Sijankwé, Université de Bamenda/Cameroun