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Sur l’extraction d’une racine du binôme <span class="mathjax-formula">$\sqrt{a}\pm \sqrt{b}$</span>. D’après M. J. Plana, à Turin

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

Sur l’extraction d’une racine du binôme

√ a ± √

b. D’après M. J. Plana, à Turin

Nouvelles annales de mathématiques 1

re

série, tome 7

(1848), p. 271-273

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1848_1_7__271_1>

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(2)

SUR L'EXTRACTION

d'une racine du binôme \ / a db \ / b , d'après M. J. Plana , à Turin (Crelle, t. XVII, p. 331, 1837), en français.

I. Soient Aa=<2, B2=6 ; A3 et Ba sont deux nombres ra- tionnels entiers, et Aa > Ba ; il s'agit d'extraire la racine de degré n du binôme A ± B ; j'écris ) ^ A ± B = •<g"~s^. et

291 on

regarde/? comme un nombre entier, ainsi que les carrés x ' et y . Ceci admis, on a nécessairement les deux équations :

d'où

(3)

— 272 — Soit

Aa—B' = -2o.3a'.5o /'.7a"'..., et prenons :

£\n—a syn—ai rn~of/ nn—atif

on aura :

• (A1— B > = (2.3.5.7. ..)n = rn;

par là les nombres entiers/? et r sont connus. Posons :

on déduit :

-, yz=.Vz-Zr et

il faut donc pour que cette extraction soit possible que z soit un nombre entier.

Faisons :

| =

(A-+

B> ; ou bien :

a

alors

Cette forme nous apprend que z est racine d'une équation de Moivre de degré n, et on aura pour déterminer a l'équation

^ 1.2 1.2.3 v J

Si 7i est impair, le second membre est divisible par z, et r doit être un facteur du nombre entier a; pour le trouver rapidement, on calcule avec une table de logarithmes les deux parties de la valeur de z de l'équâlion (1), en ayant soin de faire ce calcul avec plusieurs chiffres décimaux ; ensuite

(4)

— 273 —

on voit si l'addition de ces deux nombres donne un nombre entier avec une grande approximation, et l'équation (2) ser- vira à vérifier ce nombre. Ce procédé sert aussi à indiquer l'impossibilité de l'extraction de la racine demandée, en donnant une fraction fort éloignée de l'unité pour la somme des deux parties décimales.

Si n est pair, le second membrg de l'équation (2) est divi- sible par z* ; en sorte que, en admettant qu'elle eût des ra- cines commensurables, on en pourrait tirer une valeur entière pour za ; mais alors la racine de ce nombre, s'il n'est pas un carré parfait, ne serait pas un nombre entier; ce qui empêcherait d'avoir pour x* ety2 des nombres entiers.

Exemples :

II. Newton a, le premier, traité cette question et donné une règle (Arithmétique universelle, t II, p. 116-121, delà traduction de Beaudeux, 1802).

Euler a élevé des objections contre cette règle dans son mémoire intitulé : De extractione radicum ex quantitatibus irrationalibus (Comm. Petrop., XIII, 1751). Le but du tra- vail du célèbre professeur de Turin est de montrer que les objections sont fondées et à quoi elles tiennent.

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