Consommation régionale d'énergie finale
Consommation finale par secteur d’activité
Bilan énergétique de Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2004 [ après correction climatique ]
Unité ktep
Industrie Résidentiel Tertiaire Transports Agriculture Consommation finale corrigée Consommation secteur Energie Usage Mat. 1ère
Charbon
1 967 - - 1 1 968
880
- Coke Pétrole
336 - - - 336
238
124 Butane Propane
47 136 14 22 219
-
626 Essence
- - 1 186 9 1 195
-
- Gazole
- - 2 293 - 2 293
-
- Fioul domestique
24 807 64 100 994
2
- Fioul Lourd
164 - - - 164
578
- Carbu- réacteur
- - 341 - 341
-
- Gaz de raffinerie
- - - - -
678
- Gaz naturel
884 1 090 1 41 1 976
300
87
Biomasse Déchets Energies renouvelables
32 478 - 1 510
30
-
Electricité
1 183 1 992 34 12 3 221
146
- TOTAL
4 596 4 503 3 932 185 13 216
2 852
836 Transports
29,7 % [ France : 31,5 % ]
Agriculture 1,4 % [ France : 1,8 % ]
Résidentiel / Tertiaire 34,1 %
[ France : 43,3 % ] Industrie
34,8 %
[ France : 23,4 % ]
Gaz naturel 14,9 % [ France : 21,8 % ]
Bois Déchets Solaire 3,9 % [ France : 6,5 % ]
Electricité 24,4 % [ France : 22,4 % ]
Produits pétroliers 41,9 %
[ France : 45,4 % ] Charbon
14,9 % [ France : 3,9 % ]
Consommation finale
par type d’énergie
8,2 % de la consommation nationale
13,2 Mtep (1)
Evolution des principales consommations
(2)d'énergie dans la région en ktep [ corrigées des variations climatiques ]
2004 2003
2002 1999
1997 1995
1992 1990
– 0,5 %
– 2,8 % – 1,0 % + 3,0 % + 4,4 % + 2,2 % Taux de croissance
annuel moyen 1990 – 2004
M
500 1000 1 500 2 000 2 500 3 000 3 500
Equivalences énergétiques
Fioul domestique/1 tonne = 1 tep Gaz naturel/1 MWh PCS = 0,077 tep Electricité
Production thermique classique, hydraulique et autre
1 MWh = 0,086 tep Production nucléaire 1 MWh = 0,261 tep
Consommation/1 MWh = 0,086 tep Charbon/1 tonne = 0,42 - 0,74 tep
(suivant la provenance)
1 Mtep = 1 000 ktep = 1 000 000 tep 1 tep = 1 "tonne équivalent pétrole"
(1)Consommation en données corrigées du climat / hors secteur de l’énergie, pertes, et usage matière première
L’année 2004 a été aussi froide que l'année 2003 (+ 2 % par rapport à la moyenne des 10 dernières années du coefficient de correction de la rigueur climatique).
• Poursuite de l'augmentation de la consommation de charbon pour le secteur de l'énergie en 2004 (+ 13 % par rapport à 2003), liée à la forte demande de production d’électricité de la centrale de Gardanne dans le nouveau contexte de l’ouverture du marché de l’énergie.
• La consommation totale de carburant progresse de 2 % (la "diésélisation" du parc automobile se poursuit avec une baisse de 5 % des livraisons d’essence et une augmentation simultanée de 5 % de la consommation de gazole).
• Les livraisons de kérosène diminuent de 8 % par rapport à 2003 (baisse du trafic aérien et mon- tée en puissance du TGV Méditerranée).
Avertissement: comme les années précédentes, l’Observatoire constate la poursuite de la dégrada- tion de la qualité des données statistiques disponibles pour élaborer le bilan énergétique régional suite à l’ouverture du marché de l’énergie.
Source des données: le bilan énergétique régional 2004 a été élaboré à partir des données des ministères de l’Industrie, de l’Agriculture, de la Forêt et de la Pêche, des opérateurs [ CPDP, CFBP, CNR, EDF, Gaz de France, CdF, RTE, SNET, OSGE ] et des données recueillies régionalement [ ADEME, DRIRE, pétroliers, usines d’incinération, industries agro-alimentaires ].
Les faits marquants du bilan 2004
Fioul domestique Gazole Gaz naturel Charbon Electricité (hors autoconsommation et pertes)
Essence
(2) Ce graphique présente l’évolution des consommations des principales énergies [ pour être homogène entre 1990 et 2004, certaines énergies : butane, coke, fioul lourd…
ne sont pas représentées ].
Energie primaire
Production régionale d'énergie primaire : 1,37 Mtep
Soit 1 % de la production nationale
Bois 34 %
Déchets 5 %
Solaire Éolien 1 %
Hydraulique 60 % La région produit 10 % de l'énergie
qu'elle consomme [ 14 % en 2001 ]
L’éolien
En 2004, la production d’énergie dans la région est en baisse de 3% par rapport à 2003 [ 1,41 Mtep ]. La production hydraulique représente 60 % soit 820 ktep, mais reste faible suite à plusieurs années de sècheresse consécutives.
A signaler l’implantation en 2004 de la premiè- re éolienne régionale sur la commune de Port- Saint-Louis-du-Rhône avec une production de 2,6 GWh [ cette “petite” production 2004 n’est pas représentative de celle du parc de 21 machines entrées en services fin 2005 – voir ci-dessous ].
Le premier parc d’éoliennes de la région a été mis en service fin 2005 dans le département des Bouches-du-Rhône.
Édifié sur la commune de Port-Saint- Louis-du-Rhône le long de la berge du canal de navigation du Rhône, il compte aujourd’hui 21 éoliennes de 75 mètres de hauteur pour une puissance totale de 21,25 mégawatts.
Le parc totalisera 39 machines fin 2006, la puissance développée atteindra alors 30 MW, soit une capacité de production équivalente à la consommation élec- trique de 21 000 foyers.
Le parc actuel s’inscrit dans le projet
“Opale” du Port autonome de Marseille.
Ce dernier se donne pour objectif de pro- duire 100 MW éoliens sur la zone por-
tuaire de Fos-sur-Mer d’ici 2007-2008. © PAM
Bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre
Seule l’utilisation des combustibles fossiles – responsables de plus de 80 % des émis- sions de Gaz à Effet de Serre [ GES ] en France – est prise en compte dans ce bilan. Les autres émissions issues des procédés industriels, des exploitations
agricoles, de même que les puits de carbo- ne des forêts, n’y sont pas intégrées.
Ainsi, uniquement trois gaz parmi les six [ voir encadré ] sont concernés lors de la combustion d’énergies fossiles : le CO2, le CH4et le N2O.
Bilan des émissions : 39,9 Mte CO
2[ millions de tonnes équivalent CO2]soit 8,4 tonnes par habitant
[1]Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 0,5 % entre 2003 et 2004 [ 39,7 Mte CO2émises en 2003 – données actualisées ].
Les émissions totales liées aux combustibles fossiles représentent environ 10 % des émissions nationales de ce secteur. Le CO2représente 99 % des émissions de GES issues de l’utilisation d’énergies fossiles dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Dont route : 10,2 Dont raffineries : 4
Industrie 32 %
Transport 30 %
Secteur de l’énergie
23 %
Résidentiel Tertiaire
14 %
Agriculture 1 % 12,8 Mte CO2
5,4 Mte CO2 11,8 Mte CO2
9,3 Mte CO2
0,5 Mte CO2
Six Gaz à Effet de Serre [ GES ] sont comptabilisés dans le cadre des accords de Kyoto : le dioxyde de carbone [ CO2], le méthane [ CH4], le protoxyde d’azote [ N2O ], les
hydrofluorocarbures [ HFC ], les perfluorocarbures [ PFC ] et l’hexafluorure de soufre [ SF6].
De par leurs caractéristiques physico-chimiques, le CO2, le CH4
et le N2O ont un PRG [ Pouvoir de Réchauffement Global ] différent : 1 tonne de méthane correspond à 21 tonnes équivalent CO2et 1 tonne de protoxyde d’azote correspond à 310 tonnes équivalent CO2.
(1) En France, 6,5 te CO2par habitant sont émises lors de l'utilisation de combustibles fossiles. Source : CITEPA 2004.
d Etude prospective des émissions de gaz à effet
L'Industrie
Les émissions de ce secteur [ incluant le secteur de l’énergie ] représentent 22,1 MteCO2dans la région soit 56 % des émissions de GES.
Afin d'élaborer les différents scénarios, certaines considérations ont été prises en compte concernant les futurs projets connus et décidés [ croissance de pro- duction d’électricité prévue à Fos et à Gardanne, transfert de capacité renfor- çant la production locale d'acier, arrêt programmé de capacités de production ] soit une surémission globale de 4,4 MteCO2à l'horizon 2015.
Le scénario S1 “Fil de l’eau” résulte de l'application de l'hypothèse nationale PNAQ de réduction de 17 % par rapport aux quotas alloués dans la région : soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 24,8 MteCO2 [ les quotas attribués sont supérieurs aux émissions 2003].
Le scénario S2 “Réglementaire”suppo- se que l’effort de réduction reste confor- me aux meilleures projections du Pro- gramme National de Lutte contre le Changement Climatique [ PNLCC ]: soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 23,5 MteCO2.
Le scénario S3 “Volontariste” résulte de l’application de la réduction de 17 % du scénario S1 [ PNAQ ] aux émissions 2003, soit 23,1 MteCO2 [ les quotas attribués étant supérieurs aux émissions 2003].
Les Transports
Ce secteur est fortement émetteur de GES dans la région : 11,8 MteCO2en 2004 soit 30 % des émissions régionales.
Le scénario S1 “Fil de l’eau” résulte essentiellement pour la route de l'applica- tion d’une croissance du trafic de 2,6 %/an [ CETE ] sans pénétration de véhicules
“nouvelles technologies” : soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 19MteCO2. La France, au 10èmerang mondial des émetteurs de CO2/habitant
[ avec 7 teCO2/ habitant], s’est engagée dans le protocole de Kyoto à stabiliser ses émissions 2010 au niveau de 1990 [ soit environ à 560 MteCO2]. Toutefois, les études prospectives mon- trent qu’en l’absence de mesures, l’augmentation constante de la consommation énergétique ne permet pas, a priori, d’atteindre ces objectifs.
Avec 39,9 MteCO2émises en 2004 par l'utilisation de combustibles fossiles, le niveau d’émission régional représente environ 10 % des émissions nationales de ce secteur.
L’Observatoire propose 3 scénarios à l'horizon 2015 pour l'indus- trie, les transports et le résidentiel/tertiaire à partir des données d'émission de Gaz à Effet de Serre [ GES ] dans la région en 2003 :
Le Plan National d’Allocation des Quotas [ PNAQ ]
Le PNAQ a été élargi au secteur d’activité de la Chimie et recense dans la région les 56 établissements industriels concernés par l’allocation de quotas.
Une enquête auprès des industriels a permis de montrer que :
• 50 % semblent opposés à l’achat de quotas en cas de dépassement, 25 % se préparent à des échanges [ bourses d’échanges sur le SO2ou les NOx, particulièrement pour le secteur de l’énergie ], 25 % ne se prononcent pas [ attente d’éclaircissement sur la bourse d’échange et le “pooling” ]
• 100 % des sites des grands groupes sont bien informés mais dépendent, directement ou pas, des décisions prises au siège, alors que les PME [ petites papeteries et chaufferies urbaines ] sont peu ou pas informées.
[ MteCO2 ]
500 520 540 560 580 600 620 640
2010 2005
2000 1995
1990
Objectif Kyoto sans
Plan Climat
avec Plan Climat
Evolution nationale totale attendue
des émissions de GES et l’objectif de Kyoto
de serre dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'horizon 2015
t
Le scénario S2 “Réglementaire”résulte des prévisions nationales du PNLCC et de la prise en compte d’infrastructures régionales complémentaires [ LGV Côte d’Azur, A51 Sisteron-Grenoble ], de la pénétration des véhicules “nouvelles technologies” et des biocarburants, du développement de l’intermodalité des transports interurbains : soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 17,5 MteCO2.
Le scénario S3 “Volontariste”prend en compte des hypothèse supplémentaires : encourager l’usage du Rhône pour le transport de marchandises ou du mariti- me pour les liaisons Espagne/Italie, améliorer l’efficacité des déplacements inter-urbains collectifs, encourager des offres de déplacements collectifs urbains en site propre, sensibiliser à l’écocondui- te : soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 14,3 MteCO2.
Le Résidentiel / Tertiaire
La population de la région représente 7,7 % de la population française, avec une forte attractivité [ + 0,7 % par an de croissance démographique ]. Ce secteur a un rôle essentiel dans une région à la croissance démographique élevée et pré- sentant un attrait touristique important, à la fois hivernal et estival.
Les émissions totales de ce secteur sont de 5,4 MteCO2 en 2004 soit 14 % des émissions régionales.
Le scénario S1 “Fil de l’eau” résulte de la projection en 2015 des tendances déjà observées par le passé, soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 5,9MteCO2.
Le scénario S2 “Réglementaire”résulte des prévisions nationales dans le cadre de l'application du Plan Climat [ amélio- ration de la performance énergétique des bâtiments – RT 2005 ], poursuite des
incitations fiscales et de la communica- tion autour des énergies renouvelables : soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 5,3 MteCO2.
Le scénario S3 “Volontariste”prend en compte une hypothèse supplémentaire de pénétration de la micro- cogénération : soit à l’horizon 2015 des émissions totales de 5,1 MteCO2.
Bilan global des scénarios
On notera surtout :
• La difficulté de limiter le raisonnement sur une région donnée alors que le problème est global.
• La difficulté d’obtenir des réductions subs- tantielles même avec des hypothèses volon- taristes.
• Le secteur Industrie/
Énergie devrait condui- re à une augmentation des gaz à effet de serre, en tenant compte des projets et des trans- ferts d’activités vers la région PACA.
• Le transport reste un secteur sensible : une forte progression est à craindre si rien n’est fait mais les potentiels de gain existent et doivent aussi être recher- chés dans l’intérêt de l’usager.
• Le résidentiel et tertiaire devrait stagner autour de 12 % des émissions. Ce sec- teur est d’une inertie plus grande mais une politique volontariste devrait pouvoir maintenir le niveau actuel.
0 10 20 30 40 50
Résidentiel / Tertiaire
Transport Industrie / secteur Energie
2015 - S3 [ Volontariste ] 2015 - S2
[ Réglementaire ] 2015 - S1
[ Fil de l'eau ] Emissions
2004 5,4
11,8
22,1
5,9
19
24,8
5,3
17,5
23,5
5,1
14,3
23,1 [ Émissions de GES en MteCO2 ]
Le Solaire t
par la Région est passée de 50 par mois en 2004 à 100 par mois en 2005 et jusqu’à 300 par mois à la fin de l’année 2005.
Les prix des installations solaires continuent cependant d’augmenter et ceci depuis le début du Plan Soleil initié en 1999-2000. Le prix moyen du m2de chauffe-eau solaire indi- viduel posé est en 2005 de 1 133 €HT/m2contre 1 032€en 2004 et 959€en 2003 [ données corrigées de l'inflation, pour des capteurs d’une surface comprise entre 4 et 5 m2].
L’augmentation annuelle moyenne est de plus de 6 % depuis 2000, hors inflation. Face à cette demande, l’offre, bien que largement insuffisante dans le domaine de
l’installation, commence à se mobiliser.
Le marché du solaire thermique individuel a pris un nouvel élan en 2004 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avec 750 chauffe-eau solaires installés [ contre 330 en 2003 soit 130 % d’augmentation ], la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a connu une des plus fortes progressions et se posi- tionne parmi les 4 régions françaises les plus dynamiques de ce secteur.
Les résultats de l’année 2005 confirmeront la continuité de cette dynamique et sont révélateurs du potentiel très important au niveau de la demande.
Pour illustration, la demande de chèques énergies renouvelables mis en place
Fond © IGN – R120®
Surface de panneaux solaires installés en 2004, en m2
Évolution des surfaces de panneaux solaires installés entre 2003 et 2004, en % de 300 à 450
416,78
de 250 à 300 de 200 à 250 de 100 à 200 de 0 à 100
0 à + 25 % + 26 à + 50 % + 51 à + 100 % + 101 à + 200 % supérieur à 200 %
Limite de département Limite d'arrondissement Niveau d'ensoleillement, en kWh/m2.jour
entre 4,2 et 4,4 entre 4,4 et 4,6 entre 4,6 et 4,8 entre 4,8 et 5,0 entre 5,0 et 5,2 supérieur à 5,2
Chauffe-eau solaires individuels
Surfaces installées 2004 : 3 201 m2 2003 : 1 484 m2
e thermique
La Filière solaire
L’offre de matériels
Elle se développe : 21 marques sont désormais disponibles dans la région en 2004 contre 12 en 2003.
Le marché reste dominé en 2004 par le fabricant local [ 60 % ] mais on peut consta- ter un équilibrage progressif des forces en présence propice à une stimulation de la filière en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’offre des installateurs
Le nombre d’installateurs “actifs” dans le domaine du solaire thermique a forte- ment augmenté en 2004. Cette évolution montre qu’un certain nombre d’installa- teurs, en majorité plombiers-chauffa- gistes, positionnent une partie de leur activité sur ce créneau pour des raisons économiques et/ou environnementales et ne répondent plus seulement à des demandes très ponctuelles de clients.
Pour illustration, plus de 60 installateurs ont réalisé plus de 3 installations en 2004 contre moins de 30 en 2003. Ce nombre reste encore insuffisant par rapport aux professionnels engagés dans la démarche volontaire Qualisol puisque 7 % d’entre eux réalisent 70 % des ins- tallations.
La vision des professionnels sur les perspectives de développement de la filière et de leur activité en lien avec cette filière est très encoura- geante. D’après une étude réalisée en 2005 auprès de 300 installateurs Qualisol conventionnés avec la Région, 93% des entreprises ou artisans souhaitent faire progresser
L’offre de formation
Elle se met progressivement en place avec les stages Qualisol validés par l’ADEME [ mise en place en 2004 d’une nouvelle formation à l’AFPA de la Valette- du-Var ]. Avec Digne et la Valette, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur possède donc désormais deux centres pour des forma- tions courtes et indépendantes dans le domaine du solaire thermique. L’AFPA [ Association Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes ] met égale- ment à contribution sa plate-forme péda- gogique réalisée grâce au partenariat avec plusieurs fabricants pour former au solaire thermique les adultes en forma- tion continue pour l’obtention du titre d’installateur en thermique et sanitaire. Par ailleurs, d’après les demandes centralisées par l’Union Régionale CAPEB, les profession- nels du bâtiment manifestent un intérêt grandissant pour se former au solaire thermique : 70 installa- teurs ont suivi la formation indé- pendante Qualisol en 2004 contre 30 en 2003. Cette tendance se confirme en 2005.
[ % de professionnels ]
[ Part en % du solaire dans l'activité ] 40
35 30 25 20 15 10 5 0
0 entre 1 et 5
entre 6 et 10
entre 11 et 20
entre 21 et 30
entre 31 et 50
entre 51 et 99
100 Part actuelle du solaire dans l'activité Part souhaitée du solaire dans l'activité
leur part d’activité dans le solaire et 1/3 d’entre eux de plus de 25 %. Les profes- sionnels ne souhaitent cependant pas se spécialiser dans le solaire mais veulent avoir un niveau d’activité solaire non négli- geable entre 5 et 50 %.
Une part importante des professionnels engagés dans le solaire semble recher- cher la polyvalence dans le domaine des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie puisque 35 % d’entre eux déclarent posséder une expérience dans ces domaines. Les domaines d’expérience les plus cités sont le bois énergie [ 49 % ] et le solaire photovoltaïque [ 23% ].
Le bois énergie
Depuis juin 2003, l’Ademe et la Région ont souhaité renforcer la Mission Régionale Bois Energie en nouant un partenariat avec l’Observatoire de la Forêt Méditerranéenne.
Cet organisme s’est vu confier la mission d’appui technique à la mission régionale bois énergie, qui s’articule autour de la sensibilisation et l’émergence de projet, l’assistance à projets dans leur phase de réalisation et la structuration et l’organi- sation de l’approvisionnement.
Des animateurs plus proches du terrain ont également été recrutés par l’intermé- diaire notamment des associations dépar- tementales des communes forestières.
Actuellement, le nombre de réalisations sous maîtrise d’ouvrage publique et pri- vée s’élève à environ une soixantaine et leur nombre ne cesse de croître réguliè- rement [ 19 réalisations en 2005 contre 14 en 2004 ].
Réalisations puissance en kW
de 200 à 3 500 [ 20 ] inférieure à 200 [ 41 ]
Limite de département Études Producteur de plaquettes bois énergie Projets puissance en kW
de 200 à 3 500 [ 1 ] inférieure à 200 [ 25 ]
Sources : Service Environnement Énergie
Fond © IGN – R120®
Chaufferies bois
Puissance totale réalisations : 19 463 kW projets : 7 254 kW
Parallèlement, les filières d’approvision- nement se structurent progressivement et plusieurs entreprises sont dorénavant équipées de matériels de broyage perfor- mants.
L’ensemble des ces actions permet désor- mais à la filière bois énergie d’atteindre son “rythme de croisière”
et de se développer plei- nement sur l’ensemble du territoire régional.
OPERATION “MARCHONS VERS L’ECOLE”
Pérenniser
Dans plusieurs communes, les parents, avec le concours actif de la municipalité et des équipes enseignantes, ont ainsi mis en place des pédibus ou [ moins sou- vent ] des vélobus réguliers, une fois par mois, une fois par semaine ou même une fois par jour pour certaines !
Un trajet domicile-école est générale- ment court : entre 30 m et 5 km du fait des cartes scolaires. Pourtant 42 % des écoliers français de moins de 10 ans l’ef- fectuent en voiture particulière [ ils sont plus de 60 % dans la région ! ]. Or un kilo- mètre parcouru à pied ou en vélo écono- mise 240 à 290 grammes de CO2. De plus cela évite de polluer l’air à proximité directe de l’entrée de l’école où benzène, particules et COV [ Composés Organiques Volatils ] des moteurs froids [ car ils n’ont pas roulé beaucoup ! ] fragilisent les pou- mons de nos jeunes bambins.
[ nombre d'écoliers concernés ]
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000
2002 2003 2004 2005
Evolution du nombre d’écoliers participant à “Marchons vers
l’École” dans la région
Il s’agit d’une démarche citoyenne quivise à se déplacer autrement qu’en voiture sur le trajet Domicile-École.
Mise en place par la Région Provence- Alpes-Côte d’Azur avec le soutien de l’ADEME et le concours de l’Education Nationale, elle propose aux collectivités de la région des outils pour une action de terrain en partenariat avec les ensei- gnants, les parents d’élèves et les asso- ciations locales.
Les solutions concrètes conduisent sou- vent à la création de ramassages sco- laires alternatifs à pied ou à vélo. Ces fameux pédibus ou vélobus sont encadrés par les parents d’élèves et suivent des iti- néraires précis, comme le ferait un auto- bus !
Santé, sécurité, convivialité, écono- mie d’énergie et environnement : on a tout à y gagner !
S’initier à la démarche
Une semaine internationale a lieu chaque année début octobre tandis qu’une semaine régionale se déroule dans le cadre de la semaine du dévelop- pement durable. Ces manifestations per- mettent à ceux qui le souhaitent de s’en- gager dans la démarche en même temps que de nombreuses autres collectivités.
Mais se déplacer autrement qu’en voiture vers l’école doit pouvoir entrer dans les habitudes et devenir l’alternative quoti- dienne en Provence-Alpes-Côte d’Azur, certaines communes en sont déjà à ce stade…
Sources : Service Environnement Énergie
Fond © IGN – R120®
Fréquence des reproductions locales de l'opération
1/jour 2/semaine 1/semaine 2/mois 1/mois 1/2 mois Limite de département
Les transports
Cette manifestation est de plus en plus suivie en Provence-Alpes-Côte d’Azur comme le montre le graphique :
Electricité Production régionale 17 340 GWh
Déchets, Biomasse 219 GWh 0,6 %
Autoproducteurs 3 532 GWh 9 %
[ dont cogénération 2 170 GWh ] Thermique charbon 3 596 GWh 9,1 % Hydraulique 9 533 GWh 24,2 %
Apports Réseau national 21 990 GWh 55,9 %
[ Consommation totale brute : 39 330 GWh* ]
Thermique fioul 460 GWh 1,2 %
Dans le cadre de son programme de tra- vail annuel 2005, l’Observatoire Régional de l’Energie a missionné le “panéliste”
GFK marketing pour la fourniture de don- nées sur l’évolution des ventes d’am- poules dans la région, avec un zoom sur le département des Alpes-Maritimes et une comparaison au plan national.
Le marché est toujours dominé par les ampoules à incandescence qui restent très peu chères [ prix moyen de 0,92€ dans la région ]. Les ventes ont progressé de 3 % entre 2002 et 2004 dans la région.
Les ampoules à économie d'énergie dites
"fluo-compactes" sont quant à elles de plus en plus diffusées. Elles per- mettent de s'éclairer en consommant 5 fois moins d'électricité et durent entre 6 et 8 fois plus longtemps que les ampoules à incan- descence classiques. Leur prix a fortement chuté ces dernières années pour atteindre en moyenne 6,5€ dans la région en 2004.
On constate une très forte progres- sion des ventes de ce type d’ampoules entre 2002 et 2004 avec une croissance de 33 % dans la région. Cependant le
département des Alpes-Maritimes, sur lequel des actions de com- munication fortes sont en cours dans le cadre du Plan Eco Energie, pro- gresse moins vite que le niveau régional [ en particulier dans les grandes surfaces de bricolage ] avec + 27 % alors que le marché a augmenté de + 37 % au plan national.
La situation des ampoules “halogènes”
est plus contrastée : les modèles les plus puissants, fortement énergivores, sont de moins en moins utilisés [ - 18 % pour les lampes de puissance supérieure à 50 W ].
En revanche, les modèles basse tension connaissent une forte progression [ + 30 % pour les lampes de puissance inférieure à 50 W ].
Le marché de l'éclairage dans la région
La consommation régionale augmente de 1,5 % en 2004 avec 56 % d'électricité provenant du réseau national.
La production régionale est globalement stable avec une nouvelle baisse de l'hydraulique [ - 5 % due à la sècheresse ], compensée
par une hausse de la production des centrales ther- miques pour couvrir la demande [ + 6,5 % pour le thermique charbon ].
Ampoules
“halogènes”
7 %
Ampoules à incandescence 87 %
Ampoules fluo-compactes 5 %
Tubes fluorescents 1 %
*Dont pertes évaluées à 1 702 GWh
Indicateurs de demande d’électricité
L'objectif est de suivre l'évolution de la demande d'électricité dans certaines zones caractéristiques [urbaines, industrielles, touristiques]
Consommation d’électricité
L’évolution des consommations 2004 doit être lue comme un indicateur.
Celles-ci ne reflètent pas les données sectorielles départementales ou régionales.
Il s’agit des consommations mesurées en des points de livraison spécifiques du territoire régional.
Sources RTE
Gap 266 GWh + 1,7 %
Industrie agroalimentaire 486 GWh + 3,4 %
Industrie lourde 542 GWh - 0,3 %
Industrie lourde 6 605 GWh + 1,9 %
Marseille 5 161 GWh
+ 2 % Industrie
micro-électronique 559 GWh
+ 8,2 % Toulon
[ urbain+arsenal ] 844 GWh + 1 %
Tourisme 182 GWh + 2,9 %
Moyen pays résidentiel 897 GWh + 2,6 %
Littoral résidentiel 1 817 GWh + 2,8 %
Nice 2 072 GWh + 2,4 % Zone d’activité tertiaire
250 GWh + 5 % Tourisme [ ski ]
35 GWh + 2,7 %
Rural 100 GWh + 4 %
Taux de croissance annuel moyen régional 1999 - 2004 Taux de croissance annuel moyen national 1999 - 2004
+ + 3 % + 3 + 3,3,3 %
Consommation en GWh
Taux de croissance annuel moyen 1999 - 2004 en %
Les Enjeux
Assurer la sécurité de l’alimentation électrique de l’est de la région en maî- trisant l’évolution de la puissance appelée en pointe. Le Plan Eco-Energie [ PEE ] organise des actions pour optimiser la demande d’électricité et favo- riser la production décentralisée.
Ce plan s’inscrit dans le cadre du projet de sécurisation de l’alimen- tation électrique de l’est de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’éclairage performant
Des partenariats ont été montés avec trois constructeurs de lampes à écono- mie d’énergie [ OSRAM, Philips et GE Lighting ] qui ont consisté à promouvoir du matériel de qualité à des prix promo- tionnels, pendant la durée de la cam- pagne grand public en 2004. Les fabri- cants partenaires du PEE ont fait la promotion de leur produit dans leur réseau de grande distribution [ avec le
“label” PEE ], cette promotion étant ren- forcée par la campagne média. Les résultats sont très encourageants [ dou- blement des ventes pour Philips, + 30 % pour OSRAM, + 30 % pour GE ]. L'impact sur la pointe d'hiver est évalué entre 4 et 5 MW.
Ces bons résultats ont conduit au lan- cement d'une troisième campagne à l'automne 2005 avec des ampoules à économies d’énergie labellisées à des tarifs préférentiels [ à partir de 5 euros ].
Opération Lycées
Une opération sur 10 lycées pilotes des Alpes-Maritimes a conduit à la mise en place après diagnostic de mesures simples d’économies d’électricité à amortissement très rapide : installation d’ampoules à économie d’énergie, acti- vation des gestionnaires d’énergie sur les postes informatiques, réglage des minu- teries dans les couloirs, installation d’horloges de programmation pour les
Cette campagne s’est déroulée entre octobre 2004 et septembre 2005 : chaque participant était invité à signer une char- te d’engagement à un geste éco-citoyen de son choix. Il recevait en retour un kit de valorisation, comprenant entre autres une affichette “Bureau éco-citoyen” à apposer sur la porte de son bureau.
chauffe-eau et les distributeurs de bois- sons [ une synthèse des premiers résul- tats est disponible sur demande ].
Afin d’inciter les lycées pilotes à réaliser ces travaux, un système de compensa- tion des dotations de fonctionnement sera mis en place pour que les écono- mies réalisées puissent bénéficier à chaque établissement. La même démar- che vient d’être lancée sur 16 lycées du Var.
La sensibilisation aux gestes éco-citoyens
EDF a lancé sur 4 sites importants des Alpes-Maritimes une campagne de sen- sibilisation aux gestes “éco-citoyens” de son personnel, dans son environnement de travail.
Une campagne de communication interne innovante a été lancée en parallèle avec des outils spécifiques reprenant un des thèmes de la campagne grand public [ éclairage, chauffage et climatisation, ascenseurs, etc. ]. Le personnel a égale- ment pu voir les résultats concrets des changements de comportement via l’affi- chage des résultats en kWh, CO2évité ou en équivalent de consommation électrique connue [ éclairage des logements… ].
Les premiers résultats sont très positifs : sur le site de Brancolar à Nice, la consommation sur une année a diminué de 268 000 kWh soit une baisse de 11 %.
En effet, 75 % des agents se sont engagés à réaliser au moins un geste éco-citoyen et ça marche !
Janvier
• Entrée en vigueur du PNAQ (Plan National d’Allocation des Quotas) qui vise à limiter les émissions de CO2du secteur industriel.
• Vote du Plan Energie 2010 de la Région P r o v e n c e - A l p e s - Côte d’Azur.
Avril
• Publication d’un son- dage selon lequel 91 % des français sont favorables à l’éolien.
Mai
• Mise hors tension le 6 mai 2005 à 20h20 de la ligne 2✕400 kV Tavel-Réaltor [ Bouches-du-Rhône ] pour permettre l'inter- vention des bombardiers d’eau sur le plateau de l'Arbois [ délestage de 1 200 MW pendant plus d'une heure, pour l'essentiel sur les trois départements côtiers de la région ].
Juin
• Publication du “Livre Vert de la Commission Européenne sur l’efficacité énergétique ou comment consommer mieux avec moins”.
• Décision d’implanter le réacteur expérimental ITER à Cadarache.
• Publication du rapport de l’ONERC [ Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique ] : “Un climat à la dérive : comment s’adapter ?”
Juillet
• Le Comité Interministériel d’Aménagement et de Dévelop- pement du Territoire retient le pôle de compétitivité “éner- gies non émettrices de gaz à effet de serre“ en Provence- Alpes-Côte d’Azur.
• Publication de la Loi de programme fixant les “orientations énergétiques” de la France. Elle retient le principe de la
diversification des sources d’approvisionnement énergé- tiques.
Quelques éléments contenus dans la loi :
- maintien de l’option nucléaire ouverte à l’horizon 2020, - développement des énergies renouvelables [ le plan Face
Sud dans le bâtiment doit permettre l’installation de 200 000 chauffe-eau solaires et de 50 000 toits solaires par an en 2010, le plan Terre Energievise à atteindre une économie d’importation de 10 millions de tep grâce à la biomasse en 2010 pour la production de chaleur et les biocarburants ],
- création de ZDE [ Zones de Développement Eolien ], - optimisation de l’hydraulique,
- étiquette énergie des logements, - certificats d’économie d’énergie.
Août
• Le Baril de Pétrole s’envole à plus de 70 $ le 29 août à New York.
Septembre
• Inauguration du parc éolien de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
© PAM
L’actualité de l’Energie en 2005
Décembre
• Signature de la DUP du Projet de ligne 400 kV Boutre- Le Broc-Carros.
L’Observatoire Régional de l’Energie Provence-Alpes-Côte d’Azur
rassemble l’État, la Région, l’ADEME,
La Compagnie Nationale du Rhône,Electricité de France, Gaz de France et le Réseau de Transport d’Electricité.
Objectifs
• Evaluation des politiques publiques
• Connaissance de la demande
• Prospective
Actions
• Collecte de données
• Réalisation d’études
• Publication de bilans de production, consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre
Contact Ludovic Belhcen [email protected]
Approche/Marseille0491157272 - crédit photos : PAM - Getty images - P. Gondolo - F. Laverdiè