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Academic year: 2022

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HAL Id: tel-01501914

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01501914

Submitted on 4 Apr 2017

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pratiques de bus en France et en Corée

Sora Lee-Remond

To cite this version:

Sora Lee-Remond. Essai d’anthropologie des transports en commun : Approche comparative des poli- tiques, représentations et pratiques de bus en France et en Corée. Histoire. Université de Technologie de Belfort-Montbeliard, 2014. Français. �NNT : 2014BELF0011�. �tel-01501914�

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UNIVERSITE DE TECHNOLOGIE DE BELFORT-MONTBELIARD ET DE L'UNIVERSITE DE FRANCHE-COMTE

ECOLE DOCTORALE «LANGAGES, ESPACES, TEMPS, SOCIETES»

Thèse en vue de l’obtention du titre de docteur en HISTOIRE

Essai d’anthropologie des transports en commun

: Approche comparative des politiques, représentations et pratiques du bus en France et en Corée

Vol. 1

Présentée et soutenue publiquement par Sora LEE-REMOND

Le 15 Décembre 2014

Sous la direction de M. le Professeur Robert BELOT Co-encadrée par MME. Jung-Sook BAE

Membres du jury :

M. Arnaud PASSALACQUA, Maître de conférences à l’université Paris Diderot

M. Kun-Pyo LEE, Professeur à Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST)

M. Nicolas STOSKOPF, Professeur à l’université de Haute-Alsace

M. Pascal BERION, Maître de conférences à l’université de Franche-Comté M. Pierre LAMARD, Professeur à l’université de Technologie de Belfort- Montbéliard

M. Robert BELOT, Professeur à l’université de Technologie de Belfort- Montbéliard

Mme. Sylvie BENOIT-BAZIN, Maître de conférences à l’université de Reims Champagne Ardenne

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REMERCIEMENTS

Ce travail a pu aboutir grâce à la contribution précieuse de plusieurs personnes exerçant dans divers domaines. Je remercie M. Robert Belot pour son encadrement et son ouverture à une recherche pluridisciplinaire et pluriculturelle. Je remercie Mme. Jung- Sook Bae qui m’a aussi conduite et accompagnée au sein du laboratoire IRTES- RECITS.

Pour mener à bien cette étude comparative sur des zones urbaines de France et de Corée du Sud, un travail de terrain a pu être effectué notamment à Changwon grâce à l’aide financière du BQR (Bonus Qualité Recherche). Je manifeste ma reconnaissance au professeur Chun-Woo Lee qui m’a accueillie dans son laboratoire de recherche à l’Université nationale de Changwon et permis d’obtenir des contacts et documents de valeurs pour ces travaux.

Je remercie affectueusement mon époux Etienne Rémond pour ses encouragements et son aide apportée notamment dans la construction du site web bus-survey et l’exploitation d’outils d’analyse de données, et encore pour son implication dans la relecture du manuscrit. De même, je suis reconnaissante envers mes beaux-parents, Claude et Monique Rémond, et ma belle-sœur Iris-Anne Rémond, pour le soutien qu’ils m’ont prodigué de bien des manières.

Merci à mon amie britannique Dawn Partridge pour toutes les corrections de langue anglaise qu’elle m’a apportées.

C’est aussi grâce à M. Sébastien Chalmé que l’enquête à destination des usagers et non- usagers a pu devenir complète et pointue, je le remercie pour l’expertise en ergonomie cognitive qu’il a pu imprégnée dans les questionnaires. Je remercie encore M. Jae-Bong Ma, M. Jong-Nam Je, M. Jin-Sub Lee, Mme. Delphine Deck et M. Christian Proust qui, en tant que représentants des autorités organisatrices du transport, m’ont accordé de leur temps pour des entretiens riches d’enseignement. Je remercie toutes les personnes de l’Aire Urbaine Nord-Franche-Comté et de Changwon qui ont participé à notre enquête.

Je remercie aussi le directeur du laboratoire IRTES-RECITS, M. Pierre Lamard, pour son implication. Je remercie Mme. Catherine Cuisance d’IRTES-RECITS pour ses

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compétences administratives et sa réactivité. Je tiens à remercier toutes les équipes d’IRTES-RECITS.

Je suis honorée de pouvoir soutenir devant des jurys spécialistes de domaines variés. Je remercie vivement M. Kun-Pyo Lee qui a fait le déplacement depuis la Corée du Sud pour soutenir son ancien élève en design industriel au KAIST. Et enfin, je remercie M.

Nicolas Stoskopf, M. Arnaud Passalacqua, Mme. Sylvie Bazin et M. Pascal Berion qui ont accepté de porter la responsabilité d’être mes jurys.

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Résumé

Depuis quelque temps les sciences sociales ont pris « le tournant de la mobilité », réinscrivant la question des transports dans une perspective sociétale et territoriale, intégrant la dimension représentationnelle, symbolique et anthropologique. La mobilité est un objet de recherche complexe, en émergence, qui n’est pas dissociable d’un autre objet, tout aussi complexe : la ville. Ces deux objets appellent naturellement une approche interdisciplinaire, parti pris qui a été retenu dans ce travail, avec tous les risques que cela comporte.

Nous avons voulu aborder cette problématique à partir du bus urbain en villes moyennes.

Pour deux raisons. D’abord, parce qu’il faut bien reconnaître que le bus a assez peu suscité d’intérêt académique, contrairement à d’autres modes de transport, individuels ou collectifs. Ensuite, parce que le bus, loin d’être réductible à sa seule fonction de déplacement, est un élément fondamental de structuration et d’évolution de la morphologie urbaine. À travers lui, il était donc possible d’entrer au cœur de la fabrique des politiques des collectivités publiques de mobilité, mais aussi d’accéder à leurs conceptions du territoire et leurs représentations du transport.

Nous avons circonscrit notre étude à un territoire particulier, sur lequel on observe également une relative discrétion du discours savant : la ville moyenne. C’est en effet un niveau urbain intermédiaire où la présence du bus prend toute son importance comme élément de reconfiguration du territoire et de redéfinition du rapport à la ville.

La question de la mobilité à l’échelon des agglomérations de taille moyenne (agglomération dont la ville centre compte de 20 000 à 100 000 habitants) se pose bien sûr en termes très différents de celle en grandes villes ou mégapoles. Les villes moyennes ont ceci de particulier que, depuis 1975, une croissance orientée vers les périphéries a suscité une utilisation plus fréquente de l’automobile que dans les grands centres et un recours moindre à la marche et aux transports en commun. Ces territoires sont dès lors réputés peu propices à l’intermodalité ou à l’altermodalité, et la clientèle des transports en commun est longtemps restée captive pour des raisons économiques.

La question de la mobilité se pose aussi de manière différente en fonction des cultures nationales et urbaines. C’est pourquoi une approche tri-comparatiste a été choisie. Nous avons voulu comparer notre ville de référence (Belfort) avec une ville moyenne proche (Montbéliard), en Franche-Comté, et avec une ville moyenne très lointaine se situant en

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Corée du Sud (Changwon). Ces trois villes partagent une identité industrielle commune et sont dotées d’un bus de ville comme unique moyen de transport en commun. Ces trois villes sont également engagées dans des processus de rapprochement territorial.

Nous pouvons montrer que les politiques locales jouent un rôle important pour promouvoir une connectivité spatiale et temporelle dépassant la territorialité politique.

L’enjeu principal de cette thèse était d’appréhender la question du bus par les deux bouts de la chaîne : du côté des usages comme du côté des images ; du côté des organisateurs des politiques de transport comme du côté des utilisateurs, que ce soit dans leur pratiques ou leur perception de ce mode de déplacement, ce qui permettait de révéler les consonances ou les dissonances de perceptions/de pratiques qui pouvaient surgir entre ce que les premiers ont imaginé et la manière dont les deuxièmes se l’approprient. C’est pourquoi nous avons qualifié notre démarche d’anthropologique.

Le transport en commun étant à la fois un moyen de déplacement et un espace public, il fallait regarder comment se nouent les interactions entre les usagers et les images sociales, mais aussi, eu égard à l’approche bi-nationale, montrer en quoi il était aussi un reflet identitaire. La culture urbaine de la France (urbanisme horizontal) et celle de la Corée (urbanisme vertical) ont engendré des solutions de transport urbain différentes et influencé la caractérisation des comportements vis-à-vis du système, d’une part, et des perceptions du service de bus, d’autre part. Dans les deux cas, nous avons pu découvrir des images contradictoires. Si l’image du bus à Changwon est à la fois le « pied des citoyens » (mode massif et populaire) et un objet réputé dangereux (du fait d’une conduite violente), celle de Belfort-Montbéliard dégage plutôt une idée de contrainte et de non-choix (pas de mode alternatifs, y compris l’automobile pour des raisons économiques notamment) et de difficile accessibilité spatiale (étalement suburbain).

Nous avons aussi découvert que la dis-connectivité (territoriale et numérique) impacte le comportement des usagers et constitue un frein à la diffusion du bus.

La comparaison franco-coréenne nous a permis de mieux identifier le statut et le rôle du bus dans le territoire qui était au cœur de notre étude (le Nord Franche-Comté).

L’apport majeur de ce travail est de mettre en valeur le fait que le bus est considéré par les décideurs publics comme ayant un effet structurant sur les territoires des villes de cette strate.

À Changwon, le bus est un élément majeur de l’offre de mobilité, mais il n’est pas appréhendé comme un outil de recomposition du territoire et un enjeu politique, bien

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qu’il participe à l’image « écologique » de la ville. C’est un service obligatoire, qui est peu valorisé et sur lequel il y a peu de communication institutionnelle. Ce n’est pas par hasard que sa gestion a été confiée à 14 sociétés privées. Son image est résolument

« plébéienne », contrairement à l’automobile qui conserve toute son potentiel identitaire et symbolique.

Par contraste, dans les villes françaises que nous avons analysées, le bus apparaît donc comme un outil capital des grandes réformes des collectivités (comme « Optymo »).

Ces réformes servent quatre grands objectifs qui se combinent et font système : - le réaménagement urbain et la décongestion des hyper-centres

- le rééquilibrage dans les modes de transports au détriment de l’automobile et au profit des modes « doux » (vélo, auto-partage, piétonisation)

- la réduction des inégalités sociales d’accès à la mobilité (celle-ci étant regardée comme le « premier des droits de l’Homme »), avec des mesures incitatives et un travail au niveau des plus jeunes

- la recherche d’une meilleure connectivité entre l’espace urbain et l’espace rural/périurbain et d’un rapprochement avec d’autres villes dans une logique de métropolisation.

D’autre part, compte tenu de l’importance stratégique du bus dans les politiques locales du Nord Franche-Comté, un effort significatif a été fait pour faire évoluer l’image de ce transport collectif et les comportements vis-à-vis de la mobilité et de la pratique de la ville. Cet effort a globalement réussi à modifier le rapport à la mobilité, à accroître significativement l’usage du bus en ville et à diminuer la présence automobile, bien que le périurbain ait résisté à ce mouvement.

Mots-clés : transport et mobilité urbaine – territoire – bus - ville moyenne - perception des usagers – culture – politiques publiques

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Summary

In recent years, social science has taken “the turning point of mobility", combining the transportation issue with a social and territorial perspective, integrating representational, symbolic and anthropological dimensions. Mobility is a subject of complex research, which is inseparable from another complex subject: the city. Both subjects naturally request an interdisciplinary approach that has been engaged in this work, with all the risks that it implies.

We wanted to study this subject with the city bus system of medium sized cities for two reasons.

First, we must acknowledge that the bus has attracted little academic interest, unlike other transportation modes (individual or collective). Second, the bus, much more than a simple vehicle to move, is a fundamental element of structure and evolution of urban morphology.

Through the city bus, we can discern the mobility policies of public authorities as well as their territorial concepts and their transport representations.

We delimitated our study to a particular territory: medium sized cities. It is a kind of intermediate urban level where the city bus becomes important, playing a role of territorial reconfiguration and redefining the relationship with the city. The mobility issue in medium sized cities certainly brings up questions that are very different from those put forward for big metropolises or megacities. Medium sized cities are unique from a mobility point of view, for their population growth has been oriented to suburbs since 1975. This phenomenon has led to more frequent use of the automobile in major centers and requires less walking and less public transport. These territories are therefore deemed not advantageous to intermodal or alternative forms of transport, the public transport users have been captive for a long time because of economic reasons.

The mobility issue can also be brought up in different ways according to national and urban cultures. Therefore, a tri-comparative approach was chosen. We wanted to compare our reference city (Belfort) and its neighbor city (Montbéliard) in Franche-Comte, with a far-away medium sized city (Changwon) in South Korea. These three cities share a common industrial identity and have a city bus as their only means of public transportation. These three cities are also involved in processes of territorial integration. We can demonstrate that the local policies play an important role in promoting spatial and temporal connectivity beyond the political territoriality.

The main challenge of this thesis was to understand the issue of the bus by examining the interactions between its uses and its images, between the organizers of transport policies and the

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  users (in their practices or their perceptions of bus travel), which would reveal the consonance or dissonance in perceptions / practices that can appear between what the first imagined and how the second appropriates it.

That is why we have called our approach “anthropology”. Public transport is a vehicle for travel as well as a public space, we had to study how the interactions are formed between the bus users and the social images, with a bi-national approach, showing how it was also a reflection of identity. The urban culture of France (horizontal structure) and that of Korea (vertical structure) have generated different urban transport systems and influenced the behavior of its use, and also the perceptions of the bus service. In both case studies we discovered that the images of bus service are contradictory. If the image of the bus in Changwon is both the “foot of citizens” and a dangerous object (because of violent driving), that of Belfort-Montbéliard is rather a

“constraint” (no choice) and difficult to access (because of dispersed urban structure). We also found that spatial and information dis-connectivity impact on the users’ behavior and obstruct the development of the bus system.

The French-Korean comparison permitted us to identify the state and role of buses in our territories (epecially the North Franche-Comté region). In Changwon, the bus is the major element of mobility service, however, it isn’t appropriated as a territorial reconstruction, in spite of its “green” image. It is just viewed as a required service without its value, and has a few public communications. The bus is simply “civil” on the contrary to the car which carries its symbolic identity. Unlike Changwon, the public organizer considers the bus a “territorial structuring agent” in Belfort. In this city, a significant effort has been made to change the image of public transport and mobility behavior. This effort has been able to increase significantly the use of buses in the center-city and reduce car presence, although the suburbs have resisted to this movement.

Key-words : urban transport and mobility – territory - bus - medium sized city - users' perception – culture – public policy

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Table des matières

Essai d’anthropologie des transports en commun  ...  1  

Résumé  ...  4  

Introduction  :  Positionnement  ...  21  

Déficit  d’étude  ...  30  

  1.  Première  partie  :  la  relation  entre  le  transport  et  l’urbain,  la  mobilité  et  la  culture  ...  39  

1.1  Échelle  de  ville  et  transport  en  commun  ...  39  

1.1.1  Ville  moyenne  ...  40  

1.1.2  Échelle  urbaine  et  mobilité  ...  44  

1.2  Mobilité  ...  49  

1.2.1  Mobilité  «  durable  »  ...  51  

1.2.2  Mobilité  multiple  ...  54  

1.3  La  culture  ...  60  

1.4  Transport  en  commun  et  acteurs  politiques  ...  72  

1.5  Transports  et  leurs  images  ...  77  

1.5.1  Images  contrastées  des  modalités  du  transport  ...  82  

1.5.2  Bus  urbain,  un  produit  métaphore  de  la  société  ...  92  

1.6  Historique  de  la  politique  et  de  l’économie  du  transport  urbain  à  Belfort/Montbéliard  et   à  Changwon/Masan  ...  94  

1.6.1  Transport  urbain  à  Belfort  –  du  tramway  à  la  CTRB  ...  94  

1.6.2  Transport  urbain  à  Montbéliard  –  modèle  d’«  auto-­‐gare  »  ...  107  

1.6.3  Ville  précurseur  pour  le  transport  collectif  -­‐  Masan  ...  116  

  2.  Deuxième  partie  :  Nos  territoires,  leur  histoire,  leurs  environnements,  leurs  valeurs  ...  124  

2.1  Mobilité  et  dynamisme  urbain  en  France  :  concurrence  entre  les  modalités  ...  124  

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2.2  Évolution  urbaine  et  mobilité  en  Corée  :  l’ascension  tous  azimuts  ...  137  

2.3  Aire  Urbaine  du  nord  Franche-­‐Comté  et  ville  fusionnée  Changwon,  leur  environnement  ...  150  

2.3.1  Géographie  ...  151  

2.3.2  Les  organes  de  l’Administration  ...  162  

2.3.3  Population  et  type  d'habitat  ...  167  

2.3.4  Pôles  industriels  ...  178  

2.3.5  Économie  ...  186  

2.4  Valeurs  et  images  du  transport  urbain  ...  190  

2.5  Parts  modales  en  France  et  en  Corée  du  Sud,  comparaison  ...  203  

  3.  Troisième  partie  :  Système  de  bus  de  Belfort/Montbéliard  et  Changwon/Masan  ...  209  

3.1  La  recherche  de  l’évaluation  du  «  système  de  bus  »  ...  209  

3.1.1  Les  éléments  de  la  qualité  du  service  de  bus  ...  211  

3.1.2  L'enchaînement  des  actions  constitutives  d'un  déplacement  en  bus  ...  216  

3.2  Offres  de  système  de  bus  dans  l’Aire  Urbaine  et  à  Changwon  ...  219  

3.2.1  Gestion  et  organisation  du  bus  ...  220  

3.2.2  Tarif  et  paiement  -­‐  clé  de  l’accès  ...  229  

3.2.3  Visage  du  bus  ...  233  

3.2.4  Communication  –  Marketing  public  ...  238  

3.2.5  Agencement  de  l’Intérieur  du  bus  ...  244  

3.2.6  Arrêt  du  bus  –  information  à  l’arrêt  ...  249  

3.2.7  Visage  urbain  autour  du  bus  dans  l’Aire  Urbaine  et  à  Changwon  ...  254  

  4.  Quatrième  partie  :  La  pratique  du  bus  et  ses  images  par  les  usagers  ...  271  

4.1  Les  flux  et  le  trafic  dans  l’Aire  Urbaine  de  Belfort-­‐Montbéliard-­‐Héricourt  ...  271  

4.1.1  Observation  :  bus  de  ville  dans  l’Aire  Urbaine,  discordances  ...  282  

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4.2  Déplacement  et  verticalité  à  Changwon  ...  300  

4.2.1  Observation  :  Changwon  citybus,  la  quantité  sauvage  ...  305  

4.3  Les  usages  et  images  perçues  du  bus,  à  Changwon  et  dans  l’Aire  Urbaine  ...  313  

4.3.1  Les  pratiques  des  usagers  ...  320  

4.3.2  Les  images  du  bus  perçues  à  Changwon  et  dans  l’Aire  Urbaine  ...  345  

  Conclusion  ...  369  

Impact  culturel  ...  369  

Communication  politique  et  perception  des  usagers  ...  374  

Territorialité  et  Service  de  transport  urbain,  perspectives  ...  378  

Avec  du  recul,  difficulté  de  la  recherche  ...  382  

  Bibliographies  et  sources  ...  383  

Rapports  ...  390  

Livres  ...  393  

Journaux  et  Périodiques  ...  395  

Web  ...  397  

Communications  ...  402  

Entretiens  ...  403  

Archives  ...  403  

Glossaires  ...  405  

Annexes  ...  410  

Analyse  des  éléments  structurant  le  système  de  bus  urbain  ...  410  

Questions  ...  412  

Organisateurs  -­‐  Représentation  ...  412  

Questionnaire  1ère  version  Fr  –  pilot  test  ...  413  

Questionnaire  5ème  version  Fr  ...  416  

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Questionnaire  1ère  version  Kr  ...  423  

Questionnaire  5ème  version  Kr  ...  427  

Flyer  ...  433  

Résultats  Excel  via  encodage  NVIVO  ...  434  

Correlation  ...  438  

KJ  maps  ...  440  

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Liste des tables

Table  1  Caractéristiques  des  modèles  culturels  ...  63  

Table  2  Images  positives/négatives  des  voitures  personnelles  ...  84  

Table  3  Images  positives/négatives  du  bus  ...  87  

Table  4  Points  faibles  et  points  forts  du  bus  et  du  ferré  ...  89  

Table  5  Éclatement  fonctionnel  du  service  de  bus  ...  93  

Table  6  Emplacement  des  villes  ...  151  

Table  7  Nombres  d’habitants  et  caractéristiques  urbaines  de  l’AU  et  Changwon  ...  154  

Table  8  Météorologie  :  température,  précipitations,  humidité  à  Belfort  ...  160  

Table  9  Météorologie  :  température,  précipitations,  humidité  à  Changwon  ...  161  

Table  10  Logos  de  ville  ...  163  

Table  11  Devises  des  villes  ...  164  

Table  12  Nombre  d'habitants,  Nombre  de  personnes  par  ménage,  Densité  ...  168  

Table  13  Répartition  des  ménages  à  Belfort  ...  173  

Table  14  Répartition  des  ménages  à  Montbéliard  ...  173  

Table  15  La  densité,  la  superficie  et  les  nombres  de  personnes  par  ménage,  selon  les  parties  de   la  ville  de  Changwon  fusionné  (évolution  de  2005  à  2008)  ...  176  

Table  16  Typologie  du  parc  de  logements  à  la  ville  de  Changwon  en  2011  ...  177  

Table  17  Nombre  d'emplois  par  habitant  ...  178  

Table  18  Caractéristiques  de  la  nature  d’emploi  ...  180  

Table  19  Profil  industriel  ...  180  

Table  20  Économie  par  les  chiffres  ...  186  

Table  21  Plan  de  rénovation  pour  le  bus  de  ville  à  Changwon  fusionnée  ...  197  

Table  22  Parts  modales,  comparatif  Busan-­‐Corée  et  Belfort-­‐Franche-­‐Comté  ...  203  

Table  23  Noms,  Logos  et  Mots-­‐clés  des  systèmes  de  bus  ...  220  

Table  24  Comparaison  des  organisations  du  service  (bus  de  ville)  ...  223  

Table  25  Nombre  de  trajets  en  bus  par  habitant  et  par  jour  (comparaison  sur  l’année  2010)  225   Table  26  Tarifs  et  modes  de  paiement  ...  230  

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Table  27  Numérotation  des  bus  ...  237  

Table  28  Lignes  et  différentes  fonctions  (Changwon  citybus)  ...  237  

Table  29  Nombre  de  places  assises  dans  les  bus  ...  244  

Table  30  Comparaison  des  services  «  vélo  »  ...  254  

Table  31  Utilisation  des  voitures  et  prix  des  carburants  ...  258  

Table  32  Tarifs  des  taxis  dans  les  villes  concernées  ...  265  

Table  33  Points  positifs  et  négatifs  du  service  TAD  ...  266  

Table  34  Nombres  des  réponses  /  nombre  des  usagers  et  non-­‐usagers  du  bus  ...  320  

Table  35  Fréquence  du  service  du  bus  ...  322  

Table  36  Comparaison  de  la  fréquence  selon  la  zone  du  service  ...  322  

Table  37  Fréquence  en  comparaison  selon  âge  ...  323  

Table  38  Pourcentage  des  catégories  Socioprofessionnelles  dans  les  réponses  ...  324  

Table  39  Catégories  Socioprofessionnelles  selon  le  sexe  et  la  ville  ...  325  

Table  40  Comparaison  des  Catégories  Socioprofessionnelles  selon  le  sexe  et  la  ville  ...  325  

Table  41  Catégories  Socioprofessionnelles  et  fréquence  d’utilisation  ...  326  

Table  42  Fréquence  selon  les  CSP  –  Aire  Urbaine  ...  326  

Table  43  Fréquence  selon  les  CSP  –  Changwon  ...  326  

Table  44  Fréquence  selon  les  CSP,  en  comparaison  ...  327  

Table  45  Choix  de  la  modalité  du  déplacement  selon  la  cause  du  déplacement  –  Aire  Urbaine  ...  328  

Table  46  Choix  de  la  modalité  du  déplacement  selon  la  cause  du  déplacement  –  Changwon  .  329   Table  47  Raison  et  mode  de  déplacement  chez  les  personnes  ayant  des  enfants  –  Aire  Urbaine  ...  330  

Table  48  Raison  et  mode  de  déplacement  chez  les  personnes  ayant  les  enfants  –  Changwon  330   Table  49  Comparaison  des  moyennes  des  perceptions  des  usagers  ...  331  

Table   50   Comparaison   des   moyennes   des   perceptions   des   usagers   sur   l’accès   et   le   renseignement  ...  335  

Table  51  Comparaison  des  moyennes  des  perceptions  des  usagers  sur  le  confort  ...  336  

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  Table  52  Comparaison  des  moyennes  des  perceptions  des  usagers  sur  l’esthétique  ...  339   Table   53   Comparaison   des   moyennes   des   perceptions   des   usagers   sur   l’interaction   (le   relationnel)  ...  340   Table  54  Nombres  de  références  encodées  ...  359  

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Liste des figures

Figure  1  Méthodologie  de  la  recherche  ...  37  

Figure  2  Relation  interactive  entre  les  usagers  et  le  service  sous  contexte  culturel  ...  61  

Figure  3  Dimensions  culturelles  de  la  France  et  de  la  Corée  ...  64  

Figure  4  Positionnement  du  bus  de  ville  dans  la  profondeur  de  la  culture  ...  69  

Figure  5  Différents  types  de  fonctions  d’un  produit  (bus)  ...  92  

Figure  6  Image  du  bus  CTRB  et  son  affiche  ...  99  

Figure  7  Ancien  logo  de  la  CTRB  ...  100  

Figure  8  Nouveau  logo  de  la  CTRB  ...  100  

Figure  9  Ancien  logo  et  habillage  du  bus  CTRB  ...  101  

Figure  10  Nouveau  logo  et  habillage  du  bus  CTRB  ...  103  

Figure  11  Tramway  de  la  vallée  d’Hérimoncourt  vers  1900  ...  109  

Figure  12  Gare  routière  de  Montbéliard  ...  110  

Figure  13  Le  premier  bus  en  Corée,  1912  ...  117  

Figure  14  Bus  N  705  à  Changwon  le  27  juillet  2008  ...  122  

Figure  15  Tours  d'appartements  en  Corée  ...  146  

Figure  16  Publicité  d'une  marque  de  tour  d'appartements  ...  146  

Figure  17  Emplacement  de  Belfort-­‐Montbéliard  et  de  Changwon  ...  152  

Figure  18  Situation  géographique  de  l’AU  ...  154  

Figure  19  Situation  géographique  de  Changwon  ...  154  

Figure  20  Localisation  des  établissements  dans  la  CAB  ...  157  

Figure  21  Localisation  des  entreprises  de  plus  de  100  salariés  CAPM  ...  158  

Figure  22  Localisation  des  établissements  dans  Changwon  ...  159  

Figure  23  Logo  de  la  ville  de  Belfort  ...  163  

Figure  24  Logo  du  territoire  de  Belfort  ...  163  

Figure  25  Logo  de  la  ville  de  Montbéliard  ...  163  

Figure  26  Logo  de  la  ville  Changwon  ...  163  

Figure  27  Mascotte  de  Changwon  fusionnée  :  «  Pi  Woo  Mi  »  ...  163  

(18)

 

Figure  28  Carte  de  la  fusion  1  ...  166  

Figure  29  Carte  de  la  fusion  2  ...  166  

Figure  30  Répartition  de  la  population  de  l’Aire  Urbaine  Belfort-­‐Montbéliard  en  2006  ...  167  

Figure  31  Répartition  de  la  population  à  Changwon  en  2010  ...  167  

Figure  32  Densité  par  quartier  dans  les  CC  et  les  CA  de  Belfort  et  de  Montbéliard  ...  170  

Figure  33  Quartiers  des  CA  de  Belfort  et  Montbéliard  selon  le  type  d’habitat  ...  174  

Figure  34  Typologie  du  parc  de  logements  dans  le  Territoire  de  Belfort  en  2008  ...  174  

Figure  35  Répartition  des  habitants  dans  la  ville  de  Changwon  «fusionnée»  ...  175  

Figure  36  Affiche  du  projet  Optymo  2  ...  191  

Figure  37  Affiche  de  la  CTRB  «  En  ville  sans  ma  voiture  ?  »,  1998  ...  193  

Figure  38  Affiche  de  la  CTRB  «  Le  bus  est  trop  cher  ?  »  -­‐  campagne  du  nouveau  tarif,  1999  ...  192  

Figure  39  Affiche  de  la  CTRB  «  La  CTRB  fête  son  15e  anniversaire  »,  1994  ...  193  

Figure  40  Espace  Optymo  respectant  la  charte  graphique  ...  194  

Figure  41  Publicité  Optymo  Écologie  ...  194  

Figure  42  Image  du  portail  Changwon  bus  information  système  ...  198  

Figure  43  Image  de  l'animation  Tayo  EBS  ...  201  

Figure  44  Bus  Tayo  mis  en  service  réel  ...  201  

Figure  45  Page  de  couverture  de  «  Félix  et  le  bus  »  ...  202  

Figure  46  Éléments  constituant  la  qualité  du  service  de  bus  ...  214  

Figure   47   Ordre   des   actions   pour   un   usager   du   bus   de   ville  :   montée   dans   le   bus   -­‐   fin   du   déplacement  (au  lieu  de  descente)  ...  216  

Figure  48  Composition  du  système  de  bus  ...  219  

Figure  49  Fréquence  d’Optymo  de  2006  à  2011  ...  222  

Figure  50  Type  de  paiement  Optymo  2009  ...  231  

Figure  51  Extérieur  du  bus  N°100  à  Changwon  ...  233  

Figure  52  Bus  à  l’arrêt  de  Changwon  université  ...  233  

Figure  53  Extérieur  du  bus  Optymo  ...  234  

Figure  54  Extérieur  du  bus  CTPM  ...  234  

(19)

 

Figure  55  Planches  de  tendance  n°2  «  So  packaging  »  -­‐  thème  «  Luxe  »  ...  235  

Figure  56  Planches  de  tendance  n°3  «  So  packaging  »  -­‐  thème  «  joie  »  et  «  plaisir  »  ...  236  

Figure  57  Publicité  intrigante  et  attirante  «MYO»  ...  239  

Figure  58  Révélation  «MYO»  My  Optymo  à  la  soirée  MYO  au  10  avril  2012  ...  239  

Figure  59  Affiche  d’Optymo,  2013  ...  240  

Figure  60     Affiche  d’Optymo,  2013  ...  240  

Figure  61  Affiche  de  la  CTRB  «  Le  transport  du  siècle  »,  1997  ...  241  

Figure  62  Affiche  d’Optymo,  2013-­‐2014  ...  241  

Figure  63  Plan  d’intérieur  du  bus  N°97  à  Changwon  (2012)  ...  245  

Figure  64  Plan  d’intérieur  du  bus  CTPM  à  Montbéliard  (2012)  ...  245  

Figure  65  Plan  d’intérieur  du  bus  Optymo  N°2  à  Belfort  (2012)  ...  245  

Figure  66  Panneau  d’information  des  arrêts  dans  le  bus  à  Changwon  ...  247  

Figure  67  Intérieur  du  bus  à  Changwon  ...  247  

Figure  68  Intérieur  du  bus  Optymo  avec  son  écran  ...  247  

Figure  69  Emplacement  bagage  transformé  en  distributeur  des  feuilles  d’information  dans  le   bus  Optymo  ...  247  

Figure  70  Système  d’information  à  l’intérieur  du  métro  de  Seoul  ...  248  

Figure  71  Système  d’information  à  l’intérieur  du  tramway  de  Lausanne  ...  248  

Figure  72  Applications  pour  l’information  du  bus  à  Changwon  ...  250  

Figure  73  Arrêt  de  bus  Optymo  ...  251  

Figure  74  Arrêt  de  bus  Optymo  ...  251  

Figure  75  Panneau  d’information  vandalisé  ...  252  

Figure  76  Boîtier  à  l’arrêt  vandalisé  ...  252  

Figure  77  Vélo  Optymo  vandalisé  ...  252  

Figure  78  Arrêt  vandalisé  ...  252  

Figure  79  Image  du  vélo  Nubija  ...  256  

Figure  80  Image  du  vélo  Optymo  ...  256  

Figure  81  Modèle  «  Car  sharing  system  »  à  Changwon  ...  262  

(20)

 

Figure  82  Automobiles  à  libre-­‐service  du  projet  «  Optymo  phase  2  »  ...  263  

Figure  83  Modèle  F-­‐city  «  À  la  carte  »  à  Montbéliard  ...  264  

Figure  84  Mouvements  journaliers  recensés  lors  de  l’enquête  ménages  déplacements  2007  274   Figure  85  Deux  bus  Optymo  de  modèles  différents  ...  283  

Figure  86  Bus  habillés  en  infographie  et  code  couleur  différents  ...  307  

Figure  87  Arrêt  de  bus  avec  un  équipement  de  sport  installé  ...  308  

Figure  88  QR  code  www.bus-­‐survey.net  et  ses  boutons  ...  313  

Figure  89  Structure  de  l’enquête,  partie  1  à  4  ...  314  

Figure  90.  Barre  à  libre  niveau  ...  315  

Figure  91  Structure  de  l’enquête,  partie  5  ...  316  

Figure  92  Perception  générale  sur  la  qualité  du  bus  ...  332  

Figure  93  Perception  sur  l’accessibilité  et  la  facilité  des  renseignements  ...  332  

Figure  94  Carte  des  corrélations  des  usagers  du  bus  à  Changwon  ...  333  

Figure  95  Carte  des  corrélations  des  usagers  du  bus  dans  l’Aire  Urbaine  ...  334  

Figure   96   Corrélation,   chez   les   coréens,   entre   l’arrêt   facile   à   trouver   et   la   facilité   de   renseignement  à  l’arrêt  ...  336  

Figure  97  Perception  des  usagers  sur  le  confort  ...  337  

Figure  98  Perception  sur  l’esthétique  ...  340  

Figure  99  Perception  sur  l’interaction  ...  340  

Figure  100  Nuage  de  points  de  la  relation  entre  le  ressenti  de  sécurité  et  l’âge  des  usagers  de   l’Aire-­‐Urbaine  ...  342  

Figure  101  Nuage  de  points  de  la  relation  entre  le  ressenti  de  sécurité  et  l’âge  des  usagers  de   Changwon  ...  342  

Figure  102  Nuage  de  points  de  la  relation  entre  le  ressenti  d’accessibilité  et  l’âge  des  usagers   de  l’Aire-­‐Urbaine  ...  343  

Figure  103  Nuage  de  points  de  la  relation  entre  le  ressenti  d’accessibilité  et  l’âge  des  usagers   de  Changwon  ...  343  

Figure  104  Commentaires  des  usagers  de  la  ville  de  Changwon  via  KJ  méthode  ...  346  

(21)

  Figure  105  Commentaires  des  usagers  de  l’Aire  Urbaine  Nord-­‐Franche-­‐Comté  via  KJ  méthode

 ...  349  

Figure  106  Images  du  bus  à  Changwon  via  KJ  méthode  ...  352  

Figure  107  Images  du  bus  dans  l’Aire  Urbaine  via  KJ  méthode  ...  353  

Figure  108  Raisons  de  ne  pas  prendre  le  bus  à  Changwon  via  KJ  méthode  ...  355  

Figure  109  Raisons  de  ne  pas  prendre  le  bus  dans  l’AU  via  KJ  méthode  ...  357  

Figure  110  Encodage  des  avis  négatifs  sur  le  bus  dans  l’Aire  Urbaine  ...  360  

Figure  111  Encodage  des  avis  négatifs  sur  le  bus  à  Changwon  ...  361  

Figure  112  Encodage  des  avis  positifs  sur  le  bus  dans  l’Aire  Urbaine  ...  362  

Figure  113  Encodage  des  avis  positifs  sur  le  bus  à  Changwon  ...  363  

Figure  114  Encodage  des  avis  positifs  /  négatifs  sur  la  voiture  personnelle  dans  l’Aire  Urbaine  ...  364  

Figure  115  Encodage  des  avis  positifs  /  négatifs  sur  la  voiture  personnelle  à  Changwon  ...  365  

Figure  116  Encodage  des  avis  sur  les  modes  de  déplacements  alternatifs  ...  366  

(22)

21

Introduction : Positionnement

Transport et Images

Dans nos sociétés de consommation, un produit ne se choisit pas seulement en fonction de son utilité. Il offre de l’image, image que nous consommons et que nous produisons aussi, dans un mouvement dialectique. Le transport, en tant que produit/service de la société, est lui aussi composé de sa fonction principale, le déplacement, et d’une fonction de représentation, véhiculer ses propres images. Les images d’un produit sont émises par ses « fournisseurs » : pour l’automobile, ce sont les constructeurs qui fabriquent l’image de leurs produits ; pour le transport public ce sont les politiques publiques, notamment locales, qui s’en chargent. La voiture personnelle et le transport en commun assurent tous deux la même fonction utilitaire (transporter), mais ils s’inscrivent dans des imaginaires spécifiques. Notre recherche prend place dans la dynamique lancée par le laboratoire RECITS de l’UTBM, notamment par les professeurs Robert Belot et Pierre Lamard, sur la question de l’imaginaire de la technique1. Dans cette recherche, nous avons décidé de nous intéresser aux représentations du transport en commun, notamment à celles du bus urbain car il est à la fois un moyen de transport et un espace public. Si les études sur le phénomène automobile, ferroviaire et le tram abondent, celles sur le bus sont encore très discrètes.

Transport et territoires

Dans les territoires où la population est fortement dispersée, comme l’Aire Urbaine du Nord Franche-Comté, le déplacement en véhicule personnel s’est particulièrement bien

1 BELOT R. & LAMARD P. (dir.), Image[s] de l’industrie XIXe-XXe siècles, E-TA-I, 2011.

(23)

22

développé, phénomène accentué par la présence d’une signature internationale de la construction automobile (Peugeot y a son lieu d’origine) qui a produit une culture singulière et un attachement à ce mode de transport. À Changwon, ville d’industries lourdes de Corée du Sud, le taux d’équipement en véhicules personnels est lui aussi supérieur à la moyenne nationale. Pour étudier la relation entre la mobilité et le territoire, il conviendra d’élaborer des grilles d’analyses comparatives des styles de vie, des besoins et caractéristiques de la mobilité, en prenant en compte les conditions locales.

Le champ de recherche du transport, souvent articulé autour « d’une culture technique, d’une culture de production, de produits »2 va alors, dans notre recherche, se tresser autour d’ « une culture de service »3 .

Bus urbain

L’image du transport en commun est souvent étudiée en comparaison/concurrence à la mobilité individuelle par excellence : la voiture. Le gouvernement encourage les projets sur le transport en commun, et les études sur ce sujet sont nombreuses, mais presque toujours en amalgamant tous les types de transport en commun comme le métro, le tram, le bus … alors que chaque transport en commun a ses propres caractéristiques. Il convient alors de séparer le transport en commun sur rail de celui sur pneu. De plus, selon les morphologies des villes, ces caractéristiques sont de plus ou moindre importance. Les dossiers connus se concentrent souvent sur de grandes métropoles et sur des travaux d’infrastructure de transport public, et sont orientés sur la qualité de

2 BAILLY J.P. & HEURGON E., « Nouveaux rythmes urbains : quel transport ? », Rapport du Conseil National des Transports, Présentation à Belfort le 27 juin 2001, Maison du Temps et de la Mobilité &

Conseil Général Territoire de Belfort.

3 Ibid.

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23

service vue pas les organisateurs. Il serait nécessaire de porter attention aux images envoyées par les politiques publiques4 ainsi qu’à la perception de ces images par les usagers. Les grandes villes, équipées de toute une palette de modes de transport urbain, ont hiérarchisé ces modes et positionné le bus de ville au rang d’auxiliaire du métro ou du tramway. L’autobus est néanmoins bien plus qu’une option et justifie notre intérêt ; comme l’écrit l’un des rares historiens à avoir porté une attention académique sur le bus : « L’autobus, en tant qu’objet technique soumis à une utilisation et à des images sociales dans un contexte urbain particulier, mérite une étude spécifique »5.

Figure de ville et bus urbain

D’après le Centre d’analyse stratégique, il est recommandé de développer des stratégies de mobilité adaptées à chaque territoire, en prenant aussi en compte « ses liaisons avec les pôles urbains voisins »6. Une gare TGV qui serait trop éloignée du centre, par exemple située en zone quasi rurale, peut diminuer l’attraction locale si l’on n’offre pas suffisamment de liaisons vers elle via un système de transport urbain7 (actuellement, le TGV « ne rapproche que les grands pôles les uns des autres en pénalisant relativement les autres liaisons »8). La liaison « quai à quai » est idéale mais on ne doit pas ignorer la possibilité d’adaptation intermodale. Face au déploiement d’un mode ferré lourd qui

4 L’image du transport public est dirigée par les politiques publiques locales de la ville.

5 PASSALACQUA A., L’autobus et Paris - Histoire de Mobilités, éd. Economica, 2011. p.1.

6 Centre d’analyse stratégique, « Les nouvelles mobilités dans les territoires périurbains et ruraux », Rapport de la mission présidée par Olivier Paul-Dubois-Taine, fév. 2012.

7 EMANGARD P. H. & BEAUCIRE F, « Du bon et du mauvais usage des gares T.G.V. dans les régions traversées », Revue de géographie de Lyon. Vol. 60 n°4, 1985. pp. 359-373.

8 ZEMBRI P., « Les fondements de la remise en cause du Schéma Directeur des liaisons ferroviaires à grande vitesse : des faiblesses avant tout structurelles », Annales de Géographie. 1997, t. 106, n°593-594.

pp. 183-194.

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24

suppose des investissements importants, il devient nécessaire de développer une offre performante moins exigeante en budget et infrastructures9. Le concept de BHNS (Bus de Haut Niveau de Service) a ainsi été défini. Ce constat nous éclaire sur l’importance du système de bus dans les aires urbaines, car son point fort est justement l’adaptabilité et la flexibilité.

Tendance : Frein au règne du « tout automobile »

Avec la croissance économique et le développement industriel, les « Trente Glorieuses » ont présidé à l’apothéose de l’industrie automobile. Le « tout automobile », à l’image de la formule de George Pompidou qui voulait « adapter la ville à l’automobile », se heurte à des problèmes de finances jusqu’au niveau de l’État, et finit par priver de toute mobilité les personnes sans voitures10. Dès 1968, émergent des discours « pré-écologistes » ciblant l’automobile comme « les 4 roues de la fortune »11, et ce nouveau phénomène de la modernité devient objet de réflexion pour des organismes comme la DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale)12.

Les craintes concernant les perspectives de raréfaction ou d’enchérissement de la ressource pétrolière et la montée en puissance de la problématique écologique liée à

9 BERTRAND D. & RAMBAUD F., « THNS-Transports à Haut Niveau de Service et espace public : aspects techniques de l’insertion urbain », première conférence franco-chinoise sur les systèmes de transports urbains durables à Shanghai les 11 et 12 novembre 2008.

10 OFFNER J-M., « L'expertise locale en transports urbains : entre logiques professionnelles et organisationnelles », Politiques et Management Public, vol.6 n°1, 1988, pp.81-102.

11 SAUVY A. publie en 1968 son essai critique sur l’automobile. / OFFNER J-M., « L'expertise…op.cit.

12 OFFNER J-M., « L'expertise…op.cit.

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25

l’émergence de prise de conscience de la nécessité d’évoluer vers une société décarbonnée, sans parler des difficultés économiques que connaissent les constructeurs, provoquent un mouvement de résistance au « tout automobile »13. L’utilisation massive de la voiture personnelle, qui était vécue comme le vecteur cardinal du progrès de la mobilité, est à présent accusée de développer la pollution (CO2)14, dommageable à la santé publique, et d’entraver le développement des pratiques alternatives, comme la marche et le vélo15. Le budget des ménages consacré au transport est (en moyenne) le troisième poste de dépense après le logement et la nourriture16. Par ailleurs, la saturation des centres-villes et les embouteillages aux heures de pointe sont des sujets récurrents qui pointent directement l’automobile. Le sujet du transport n’est plus une question d’écologie uniquement, mais aussi d’économie et d’interaction sociétale. C’est une prise de conscience qui se répand : un simple changement d’amélioration technique de l’efficacité de la consommation de pétrole ne suffira pas face aux défis « écolo-miques ».

13 Le secteur du transport est responsable de 26 % des émissions de gaz à effet de serre, lui-même principal responsable du réchauffement climatique. La croissance du trafic a eu comme conséquence d'augmenter ces émissions de 23 % depuis 1990. En outre, les ressources pétrolières ne sont pas inépuisables (source : http://www.journeedutransportpublic.fr/comprendre-et-agir/comprendre/).

14 Souvent on accuse la voiture d’être la principale responsable des émissions de gaz à effet de serre et de congestion des villes. En effet, le secteur des transports est porteur d’enjeux clés dans la stratégie de l’EU2020 de réduction des émissions de gaz à effets de serre (source : Rapports International Energy Agency). La commission Européenne (CE, 2001) décrit « ...la maîtrise du trafic et en particulier de la place de la voiture individuelle dans les grandes agglomérations. De quelque côté que l’on prenne le problème (pollution, congestion, manque d’infrastructure), c’est vers une limitation de sa place que se dirigent nos sociétés ».

15 ROOT A., « Cultural and environmental aspects of transport regulation », Endeavour, Vol. 20, Issue 3, 1996, pp. 126–129.

16 Ibid., p. 127.

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26

La transformation comportementale devant les choix de modes de déplacement devient un sujet central17.

Transport et développement durable

L’urbanisme étendu cause un problème de transport qui concerne l’énergie et l’environnement (les gaz à effet de serre mais aussi la pollution sonore), ainsi que la congestion des masses de voitures individuelles. Avec la crise écologique et énergétique, une nouvelle tendance de la politique publique se lève pour encourager la notion du développement durable. « Le développement du transport urbain autorise la dé- densification des centres, l’étalement aux franges des agglomérations et dans les couronnes rurales périurbaines »18. Dans un sens, on pourrait dire que le transport en commun, quand il est « accessible »19, permet d’avoir moins de saturation au centre- ville. Jean-Pierre Orfeuil 20 souligne qu’il convient de prendre en compte le problème de la non-qualité du transport en commun : « Faire comme avant ne sera plus possible.

L’usage des transports en commun est souhaitable là où ils offrent un service de bonne qualité, mais l’expérience de chacun montre que c’est loin d’être toujours le cas »21, et pour lui, c’est le durcissement des conditions d’usage de l’automobile qui provoquera le développement de l’usage des transports en commun. Est-ce vraiment par le

« découragement » à l’utilisation de la voiture que l’on donnera un « encouragement » à

17 ZITO P. & SALVO G., « Toward an urban transport sustainability index: an European comparison », European Transport Research Review, 2011.

18 LEBRETON J. & BEAUCIRE F., Transports publics et gouvernance urbaine, 2000, éd. milan, p.22.

19 Le problème se pose ici sur l’accessibilité, si le transport public est accessible aux périurbains.

20 ORFEUIL J.P., Mobilités urbaines : l’âge des possibles, Les carnets de l’info, 2008.

21 Ibid., p.7.

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l’utilisation du transport en commun ? Le « well-being » personnel, « être bien dans sa peau », est-il contre l’écologie ? Comme le remarque l’étude de Sebastian Bamberg, Marcel Hunecke et Anke Blöbaum, un mouvement s’amorce pour considérer qu’utiliser la voiture est un acte « contre-environnemental » et qu’emprunter le transport public est un acte « environnement friendly »22. En revanche, l’utilisation des voitures est toujours majoritaire dans la société « contemporaine » pour les déplacements individuels et familiaux. Une évolution des valeurs et des comportements est en marche.

Échelle de ville et Culture

Nous avons constaté un déficit d’études sur le bus en général, et une discrétion encore plus grande des études académiques sur l’imaginaire du bus, les images qu’il émet et leurs perceptions, notamment dans des villes moyennes qui ne disposent que du bus comme moyen de transport en commun. Le phénomène de la périurbanisation en France, qui a modifié la physiologie de la mobilité quotidienne, serait-il observable dans une autre culture d’urbanisme ? En effet, les imaginaires d’un service (ici, le bus urbain) sont différemment prises en compte selon les cultures23. Chaque individu a ses réactions propres, mais ses besoins de mobilité le confrontent d’une manière ou d’une autre à sa société d’appartenance et à l’organisation de la mobilité que celle-ci a mise en place en fonction d’une culture donnée. C’est ici qu’apparaît la dimension anthropologique de la question des transports en commun. Les habitudes comportementales ne peuvent pas ne

22 BAMBERG S., HUNECKE M., BLOBAUM A., « Social context, personal norms and the use of public transportation », Journal of Environmental Psychology 27, 2007, pp. 190–203.

23 MONNEYRON F. & THOMAS J., L’automobile un imaginaire contemporain, Imago, 2006, pp. 32- 36.

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pas être prises en compte quand on élabore un système de transport, car la réalité du trafic est le produit des pratiques des usagers qui elles-mêmes répondent à des systèmes représentationnels et symboliques24. D’où la dimension anthropologique de la question de la mobilité.

Comme le dit Colin Divall, « tout transport est un acte profondément culturel »25. C’est ce présupposé, que nous avons fait nôtre, que nous avons voulu vérifié à travers une démarche comparatiste et inter-culturelle. Comment les cultures influencent-elles le rapport à la mobilité ? Cette question, qui est au cœur de notre travail, nous avons voulu la poser à partir des politiques et pratiques de bus dans deux villes moyennes de France et de Corée, avec le souci d’intégrer des paramètres historiques, politiques, culturels et sociaux. L’étude se concentre sur les deux zones que sont l’Aire Urbaine du Nord- Franche-Comté (en France) et la ville de Changwon fusionnée (en Corée du Sud), villes qui sont « culturellement » bien distinctes mais qui ont des « cultures industrielles » comparables, et qui ont toutes deux un bus de ville comme unique service de transport en commun.

L’étude de la mobilité, et de la zone urbaine dans laquelle elle s’inscrit, requiert de l’interdisciplinarité26. Le pari de l’interdisciplinarité est toujours risqué, mais nous

24 ROOT A., « Cultural and environmental aspects of transport regulation », Endeavour, Vol. 20, Issue 3, 1996, pp. 126–129

25 DIVALL C., « Histoire des transports, histoire culturelle : mobiliser le passé des chemins de fer », Revue d’histoire des chemins de fer, 39, 2008.

26 PLASSARD F. « Kaufmann V, Mobilité quotidienne et dynamiques urbaines, la question du report modal » In: BASSAND M., KAUFMANN V., JOYE D. (dir.), Enjeux de la sociologie urbaine (suite), Géocarrefour. Vol. 77 n°2, 2002. p. 174.

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l’avons assumé. Pour parodier Gambetta, on pourrait dire que nous en parlons toujours mais que nous n’y pensons jamais… Notre travail, finalement, est une réflexion indirecte sur la Ville, objet qui échappe par nature au cloisonnement disciplinaire.

Ce sont donc plusieurs champs disciplinaires que nous avons mobilisés. La première sera dédiée au contexte urbain, culturel, historique et sociétal : nous porterons un regard sur l’évolution urbaine, l’intérêt de la politique publique sur la notion de « mobilité », le comportement du déplacement lié à la culture, et l’image des transports. La deuxième partie se concentrera sur les deux pays visés, culturellement distincts (la France et la Corée), avec un intérêt particulier sur l’urbanisation et la tendance de la mobilité, et les impacts sur l’organisation du transport urbain. Puis nous comparerons plus étroitement le contexte et l’environnement des deux zones : l’Aire Urbaine de Belfort-Montbéliard- Héricourt-Delle en France et la ville fusionnée de Changwon-Masan-Jinhae en Corée du sud. L’étude historique du bus des deux villes nous guidera dans la compréhension de l’état actuel des systèmes. À un niveau plus micro que macro, la troisième partie analysera et comparera les systèmes de bus de ces villes, les acteurs, les organisations, leurs offres, la tarification, la communication, le produit (les véhicules, les arrêts, etc.), ainsi que les autres transports présents. Enfin, la dernière partie exposera les pratiques des usagers/non-usagers et les images des transports en commun dans ces deux villes, en se basant sur des retours d’enquêtes (réalisés par les organisateurs) et plus précisément sur un questionnaire réalisé dans le cadre même de cette recherche (l’enquête a été menée en Français et en Coréen sur les lieux d’études entre juillet 2012 et décembre 2012).

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Déficit d’étude

Pourquoi le bus ?

Beaucoup d’études et d’associations de recherche sur le chemin de fer existent. Le TGV a rencontré tout particulièrement un grand intérêt, mais comme le souligne Guillaume Pépy, président de la SNCF : «…toutes les villes de France ne seront pas desservies par la grande vitesse, le TGV peut faire une partie du travail, mais il ne faut pas compter sur lui seul. Il ne faut pas s'engager dans l'idée d'un droit au TGV»27. C’est bien sûr une invitation faite aux collectivités de s’intéresser à d’autres modes de déplacement et de ne pas voir le TGV comme l’unique source de redynamisation des territoires. Une réflexion de Vincent Kaufmann et Julie Barbey mérite d’être citée : « Le renouveau des politiques de transport public urbain et la réalisation des TGV ont inspiré de nombreux travaux. À contrario, la route en général, le chemin de fer hors TGV et la gestion des services de transport sont des champs relativement absents »28. Pourquoi ? Le bus, en France, est souvent vu comme une annexe des transports sur voies ferrées. Pour relier deux agglomérations en France, on pense d’abord au train. Mais nos territoires cibles révèlent que le bus est un moyen de transport principal dans les villes de moyenne taille.

L’image du bus urbain intègre complétement les enjeux de société, et les politiques publiques mettent l’accent sur la réduction de l’inégalité (sociale et territoriale) d’accès à la mobilité. Quant au train, l’image est plutôt flatteuse, surtout dans le cas du TGV

27 VIENNET R., « Désenclavement et mobilité : Quel avenir pour les villes moyennes ? », Transport Public, N° 1095, oct. 2009.- pp. 36-39

28 KAUFMANN V. & BARBEY J., « Politique des transports : un état des lieux de la recherche », Rapport final de recherche DRAST – PREDIT, Décembre 2004, p. 19.

Références

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