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La mortalité par professions en Angleterre

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(1)

J OURNAL DE LA SOCIÉTÉ STATISTIQUE DE P ARIS

A RTHUR J. C OOK

La mortalité par professions en Angleterre

Journal de la société statistique de Paris, tome 50 (1909), p. 495-497

<http://www.numdam.org/item?id=JSFS_1909__50__495_0>

© Société de statistique de Paris, 1909, tous droits réservés.

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(2)

— 495 —

IV

LA MORTALITÉ PAR PROFESSIONS EN ANGLETERRE A la séance du Congrès international de Statistique tenue le 5 septembre 1889, M. le Dr J. Bertillon a lu un mémoire sur la Nomenclature des professions au point de vue du dénombrement de la population.

J'ai attiré l'attention du Congrès sur le rapport décennal de 1885 (dit Supplé- ment to the 43ûi Annual Report) du Registrar General d'Angleterre qui contient une table de la mortalité en Angleterre et au pays de Galles par professions, pour les années 1880-1882 et postérieurement à ce Congrès, j'ai envoyé à la Société une traduction de cette table qui a été publiée dans le fascicule du Journal de la Société de Statistique de Paris du mois d'avril 1890,

D'autre part, dans son rapport décennal de 1908 (dit Supplément to the 65th

Annual Report), le Registrar General a publié une table qui donne les taux compara- tifs de mortalité entre vingt-cinq et soixante-cinq ans, par professions en Angle- terre et au pays de Galles, pendant les années 1900-1902.

J'ai pensé qu'il serait intéressant de comparer dans les tableaux ci-contre (1) les chiffres de 1880-1882 et ceux de 1900-1902.

Toutefois (dit le Registrar General dans son rapport), pour la période de 1880-1882, les renseignements à l'égard des morts dans les diverses professions étaient analysés moins en détail qu'on ne l'a fait depuis. Conséquemment, la comparaison des chiffres de l'une de ces périodes avec ceux de l'autre période ne démontre pas les différences exactes entre les taux de mortalité. Mais les chiffres font ressortir, en ce qui concerne le plus grand nombre des professions, une telle baisse dans les taux de mortalité qu'ils prouvent au moins qu'il y a eu de grandes améliorations.

La mortalité générale du pays a suivi le même mouvement.

On doit rappeler : que les heures de travail de l'ouvrier sont plus courtes, que les populations boivent moins de boissons alcooliques ; enlin les mesures sanitaires dans les usines et dans les villes sont plus rigoureuses qu'auparavant.

Il est nécessaire en outre de tenir compte de certaines considérations dans les comparaisons entre les taux de mortalité des différents métiers. Par exemple, les ouvriers de certaines professions, comme les forgerons, doivent être des hommes forts et sains, tandis qu'il y a d'autres métiers, comme ceux de commis et de tail- leurs, qui attirent les faibles.

Arthur J. COOK.

Membre correspondant de la Société,

(1) Voir pages Jt9ô et 491,

TABLEAU.

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