HAL Id: dumas-01727262
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Projet d’élaboration d’un guide de vulgarisation sur les
méthodes de recherche d’information sur l’internet pour
les étudiants journalistes
Doreen Bodin
To cite this version:
Doreen Bodin. Projet d’élaboration d’un guide de vulgarisation sur les méthodes de recherche d’information sur l’internet pour les étudiants journalistes. Sciences de l’information et de la commu-nication. 1999. �dumas-01727262�
Maîtrise de Sciences de l'Informationetde la Documentation
Rapport de
stageProjet
d'élaboration
d'un guide de
vulgarisation
sur
les
méthodes
de recherche
d'information
surl'Internet
pour
les
étudiants
journalistes
Stage effectué du 19 mai 1999au24juillet 1999 àl'Ecole Supérieure deJournalisme de Lille
Sousla direction deMmeChristine VANLANCKER
Lille iii-UniversitéCharles deGaulle
U.F.R. IDIST
Octobre 1999
fvtw. jjfe.
Maîtrise de Sciences de l'Informationetde la Documentation
Rapport de
stageProjet
d'élaboration
d'un guide de
vulgarisation
sur
les
méthodes
de recherche
d'information
surl'Internet
pour
les
étudiants
journalistes
Stageeffectuédu 19 mai 1999 au24juillet 1999
àl'Ecole Supérieure deJournalisme deLille
Sous ladirection de MmeChristine VANLANCKER
Lille III-UniversitéCharles deGaulle
U.F.R.IDIST
Table
des matièresTABLE DESMATIÈRES 1
REMERCIEMENTS 2
INTRODUCTION 3
i. Des pratiques documentaires desétudiants 5
1. Avant l'Internet 6
1.1. Une utilisation minimaledesmonographies 6 1.2. Journalistesjusqu'aubout 7
1.3. Lapressetoujours lapresse! 7
1.4. Etlaplupart fréquentent lecentrede documentation 8
1.5. Lesautresmoyensde s'informer 8
2. L'avènementde l'Internetetleschangementsapportés 9
2.1. Séduction,scepticismeourejet ? 9
2.2. Un outil révolutionnaire ? 10
2.3. Unchangementrelatif 11
n. Del'utilitéd'unguide de recherches surl'Internet 13
1. Fonctionduguide 13
1.1. Les élèvesjournalistes,unrapporttemporel àl'information 13 1.2. Diversifier lessources 14
1.3. Optimiser les méthodes de recherches des futursjournalistes 14
2. Quelle utilisationdel'Internet ? 14
2.1. Unobjet de communicationavanttout 15
2.2. Unoutil de recherchequotidien 15
2.3. Uneconnaissancebasique de l'outil 16
2.4. Deshabitudes àchanger 18
3. Dequelques outils 19
3.1. Choixdes outilsanalysés 19
3.2. Lespagesd'accueil:structuration de l'information,contratde lectureetlisibilité 20
3.3. Moteurs d'indexationet moteursde recherche 21
3.4. Grilled'analyse des outils de recherche 22
3.5. Quel outilpourquelle recherche ? 25
m. conceptualisationetréalisationdel'objet 27
1. Aproposdes guidesde recherche d'informationsurl'Internet:analyse critique 27 2. Penserlacommunication 30 3. Modalitésd'évaluationetviabilitéde laplaquette 31
CONCLUSION 32
Je tiens à remercier l'école supérieure de journalisme de Lille pour avoir
accepté
dem'accueillir, Richard Herlin le documentaliste de l'école qui acontribué à faire de cestage, une expérience agréable et enrichissante. Mme Christine Vanlancker, pour avoir
accepté de me suivre et enfin les étudiants de l'E.S.J. pour leur disponibilité et leur gentillesse.
Introduction
Beaucoup, qu'ils soient spécialistes ou néophytes, s'accordent à dire que l'Internet offreune richesseinformationnelle incommensurable etque tout est disponible
surle «réseau des réseaux».
Cet outil semble emprunt de magie. On le compare souvent à la plus grande bibliothèque du monde, àunocéan d'informations. On lui associe sans cesseles adjectifs
« merveilleux», «fabuleux», «formidable »... Ghislaine Chartron, maître de conférence
à l'URFISTde Pariset à l'école desChartes, ledéfinit commeun «fabuleux système de communication et d'information reliant des millions d'usagers d'origine culturelle, linguistiqueetsociale différentes.
»!
L'Internet apparaît aux yeux du plus grand nombre comme l'invention de cette fin desiècle.
Ce dernier, il est vrai, donne accès à une somme considérable de sources
hétérogènes (institutionnelles, journalistiques, spécialisées) aux formes variées :
images(fixes, animées), son, texte. Cependant, l'information présente sur l'Internet est
mouvante.Les sites, eneffet, évoluent,secréent et disparaissent quotidiennement. En outre, trouver ce qu'on l'on cherche n'est pas chose aisée. Cela implique la maîtrise des outils de recherche proposés sur l'Internet (répertoires, moteurs, métamoteurs) etla connaissancedeleurs particularités, carchacun n'offre pasles mêmes services. Utiliser un tel outil sans méthodes appropriées complique sérieusement les
investigations des usagers et conduit nécessairement à une perte de temps. C'est pourquoi il est essentiel, pour une utilisation optimale de l'Internet, d'avoir une bonne démarche de recherche.
Pour illustrer l'enjeu que représente la recherche d'informations sur l'Internet, lesjournalistes nousont semblé être des candidats idéals. Dansce métier, le web est en
1
Repérage de l'informationsurInternet:Nouveaux outils, approches bibliothéconomiquesetmicro-structures in
"
CDI virtuel:utilisation des réseaux pourl'accès à la communication "Stagenational DISTNB/sousdirection des Technologies Nouvelles CRDP de Reims, 29Avril 1997
leurs travaux,d'avoir accès à l'information leplus rapidement possible.
Comment alors prendre en compte la spécificité de ce public dans ses pratiques de recherched'informationetdans ses objets de recherche ?
Pour réaliser notre étude, nous nous sommes arrêtés dans le centre de
documentationde l'école supérieure de journalisme de Lille oùnous avonsjustement pu observer les pratiques de recherches des apprentis journalistes. Très vite nous avons remarquéquelaméthode leurfaisait défaut. Richard Herlin, le documentaliste de l'E.S.J.
conscient du problème, asouhaité réaliser une plaquette de vulgarisation des méthodes de recherchesur l'Internet, afin de pallierce manque. Mais unequestion se poseànous : comment et pourquoi réaliser unguide spécifique auxjournalistes alors qu'il en existe
déjà bien d'autres ? C'est l'objectif de cerapport qued'y répondre. Pour mettreen place cette brochure, nous avons, au préalable établi un questionnaire qui nous a permis de
cerner les besoins réels des étudiants et déterminer par lamême le contenu du guide. Il
nous a fallu d'autre part étudier certains outils de recherche (les plus utilisés par les
étudiants) pour en dégager leur fonctionnement et leurs spécificités. L'analyse de
brochures déjà existantes était une étape nécessaire pour définir la trame et le ton que
nous voulions donner à la notre. Nous avons sélectionné un panel des plus
représentatives que nous avons examinées.
L'Internet fait maintenant partie intégrante des pratiques documentaires des étudiants. Quelles étaient-elles avant l'arrivée de cet outil et ce dernier les a-t-il bouleversées ou sont-elles restées sensiblement pareilles ? Le web est d'autre part
devenu un objet de recherche quotidien pour les étudiants, il est cependant encore mal
maîtrisé : d'où l'utilité d'un guide qui fournirait des méthodes de recherches
d'informations sur l'Internet. Pour le réaliser, nous avons essayé autant que possible de
nous mettre à la portée de nos interlocuteurs. L'objet n'a malheureusement pu être finaliséfaute detemps.
I. Despratiques documentaires des étudiants
I. Des pratiques documentaires des étudiants
Vued'ensemble du centrede documentation
L'école supérieure de journalisme de Lilleest connectée à l'Internet depuis 1995. Et ce grâce àl'intervention de Thierry Watine, alors directeurde la recherche àl'E.S.J..
Ce dernier, de retour du Canada où il a été successivement directeur du département
d'informationetde communication del'université de Monctonpuis professeur-chercheur à l'université de Laval estime qu'il est important pour l'école de se brancher sur l'Internet. Mais en France, la presse ne s'intéresse pas encore à ce nouveau système
d'information et de communication qu'elle assimile àun gadget trop coûteux. Pourtant, Patrick Pépin, directeur de l'école à l'époque, valide le projet. C'est ainsi qu'au printemps 96, le site del'E.S.J. voit le jour. Touts'enchaîne ensuite très vite. Enoctobre
1997, une filière JPEM (journaliste éditeur de produit multimédia) est créée. Dans les
programmes, onajoute des coursconsacrés aumultimédia. L'objectif: faire decenouvel outilunmédia à partentièreetfamiliariser lesétudiants àsonutilisation.
De tels projets témoignent de la volonté de l'E.S.J. de participer pleinement à l'aventure multimédia. Le challenge est réussi puisque le premier journal en ligne a été lancé à la rentrée 98. Ilest entièrementréalisé par unerédaction tournante composée de
70 étudiants de deuxième année. L'E.S.J. est résolument tournée vers l'avenir. Les activités du centre de documentation se concentrent autour de l'Internet. Les 4 postes
disponiblessontréservés àsaconsultation. RichardHerlin, ledocumentaliste de la " bib-doc" se tient à disposition des étudiants, il répond à leurs besoins et, quand ils le
demandent, les guide dans leurs recherches d'informations. Selon lui, « le centre de
documentation de l'E.S.J. assure deux fonctions : répondre aux besoins documentaires
des élèvesjournalistes, et assister lesuniversitaires, nombreux,qui font du journalisme et de l'information l'objet de leur
étude.2
» Le fonds papier de cette bibliothèque est en effet riche d'ouvrages thématiques sur l'univers professionnel du journalisme et l'influence des médias dans notre société contemporaine. Ajoutons à cela le fonds encyclopédique constitué de monographies et de publications qui vont de la presse2
généraliste française(les quotidiens Libération, l'Equipe, le Figaro, le Monde) à l'information spécialisée (scientifique, économique) ainsi qu'un certain nombre de revue
«d'études » telles Revue du tiers monde, Courrier du Céducée etc. La documentation estessentiellement composée d'imprimés. Cependant ilest frappant deconstater que les étudiants ne pénètrentjamais dans la partie réservée aux livres. Ils viennent uniquement
consulter les périodiques et les sites de presse. Ceci peuts'expliquer dans le fait que les étudiants étaient aumomentdenotreétudeenpériode dite«intensive ». C'estune phase
de simulation du métier dejournaliste où les élèves travaillent successivementsurchacun des médias : presseécrite, radio, télévision.
1. Avant l'Internet
Nous avons néanmoins voulu savoir quelles étaient les pratiques documentaires
des étudiants avant l'arrivée de cet «outil miraculeux ». Où et comment ceux-ci se
documentaient. Ce petit retour en arrière nous a semblé essentiel et nécessaire pour
mesurer l'impact qu'a eu l'Internet auprès des étudiants et déterminer les
bouleversementsqu'ila ou n'apas opéré.
Nous nous sommes fondés pour cela sur les dires de Richard Herlin, le
documentaliste, qui côtoient chaque jour les élèves, toute l'année durant. Ainsique sur
un article intitulé» un journalisme de références » qu'il a publié dans les cahiers du
journalisme enjuin 1997. L'école était certes déjà reliée à l'Internet, mais il n'y avait à l'époque qu'un seulposteréservé àceteffet. Etcen'était encore queles prémices. Nous
avons doncjugé que nous pouvions exploiter, dans cette partie réservée aux pratiques documentairesdes étudiants avant l'Internet, les informations que nous trouverions à ce
sujet.
I.Despratiquesdocumentairesdesétudiants
A propos de la recherche de monographies stricto sensu, force est de constater
que les étudiants ne peuvent être autonomes. Le C.D.I.. n'est en effet pas équipé de
systèmes de recherche documentaire tel opac par exemple. Les ouvrages sont recensés grâce au logiciel Alexandrie mais il n'est pas à disposition des étudiants. De ce fait, ces derniers doivent s'enremettreaudocumentaliste quandils souhaitentemprunter unlivre.
Précisons que les livres qui alimentent lecentre de documentation sont assez obsolètes. Cela tient au fait qu'ils sont peu consultés. Le documentaliste ne renouvelle donc pas
l'achatd'ouvrages généralistes. Les ouvrages encyclopédiques etles usuels fréquemment utilisés sonteuxremis àjouretce aurythme de leur parution.
1.2. Journalistesjusqu'au
bout.
Lesétudiants lisent essentiellement la presse. Une enquête réalisée auprès de ces
derniers, pour dégager leurs pratiques documentaires et le rôle du centre de documentation dans leur formation, a révélé que 80% d'entre eux lisent Libération et
77,7% le Monde. Viennent ensuite les hebdomadaires d'informations générales tels le Nouvel Observateur et l'Express avec respectivement 37,7% et 28,8% de lecteurs. Le Monde Diplomatique en totalise lui 17,7%. La presse cinématographique et satirique a aussi beaucoup de succès auprès de ces futurs journalistes. La raison est là plus liée à
l'âge qu'à la formation. La lecture de lapresse adonc pris le dessussurles autres genres.
«plus je progresse dans mes études, moins je lis de romans ou d'ouvrages de fonds»
précise un des interrogés. «Je lis moins de romans ou de biographies et plus de magazines, plus de journaux. » déclareunautre.
26,6% des élèves disent consacrer encore une heure dans lajournée à la lecture de lapresse. Ladéformationprofessionnelle opère déjà !
1.3. La presse toujours
la
presse!
La presse s'alimente à la presse. C'est en effet la principale source documentaire
des étudiants quand ilsont unsujet à traiter. Et ce, qu'il soit factuel ou de fond. Dans le
dossiers de presse (31.1%). Dans le second, on obtient un chiffre de 55.5% (presse et
dossiersde pressecumulés).
Les étudiants ont par ailleurs recours à diverses sources orales : téléphone,
rencontres, interviews. Celles-cireprésentent, pour un sujet factuel, 59.9% (dont 2.2%
de contacts avec desjournalistes). Les taux sont à peu prés identiques dans le second cas ; ( le taux d'interviews de journalistes ou d'experts passe quant à lui à 8,8%.) Le
documentalisteest considérécomme source par6.6% (pourunsujet defond).
Dans cette enquête, il a d'autre part été demandé aux étudiants d'estimer le tempsréservé à la préparation documentaire. 26,6% estiment yconsacreruntiers de leur
temps, 20% des interrogés y consacrent moins d'un cinquième du temps total. 15,5% disent ne pas savoir. Ils rejoignent alors les 58,9% qui considèrent que cela varie en
fonction du média.
Sur la proportion de temps utilisé, il serait intéressant de décompter ce que
recouvre larecherche documentaire proprement dite. Dans la réalisation de cette tâche,
l'étudiant est nécessairement confronté à du bruit c'est à dire à un certain nombre de
réponses non pertinentes, et à du silence : des réponses intéressantes qui échappent à l'étudiant durantses investigations. Les élèves doiventen outre élaborereux même leurs
dossiers. Chosequi leurdemande dutemps car la recherche dans les indexest longueet lareprographie, un travailfastidieux.
1.4. Etla
plupartfréquentent le
centrede documentation
Intéressons nous maintenant aux rapports qu'entretiennent les étudiants de
l'E.S.J. avec le centre de documentation. Celui-ci remporte un franc succès puisqu'ils sont 71,1% à le fréquenter régulièrement, et 28,8% occasionnellement. 100% des étudiants viennent quotidiennement pour ylireou emprunterde la presse. 46,6% font de mêmeavecles ouvrages.
I. Despratiques documentaires des étudiants
Les étudiants, nous l'avons vu, lisent beaucoup la presse. Ce n'est cependantpas le premier média qu'ils utilisent pour s'informer: c'est en effet la radio à 64,4 %. La
presseécrite vient ensuite (51%) puis la télévision (35,5%).
Leur formationdejournaliste obligecesderniers à s'intéresser de prés à lapresse, c'est pourquoi elle est leur principale source d'informations. Le manque de temps rend difficile la diversification des données.
L'Internet, avec toutes ses possibilités aurait pu ouvrir les étudiants à d'autres
horizons, maisilsembleque ce ne soitpaslecas. Nous l'allonsmontrer tout à l'heure.
2. L'avènementde l'Internetet les
changements
apportés
2.1. Séduction, scepticisme ourejet ?
Au début de l'Internet, lorsque ce dernier était encore réservé à une poignée d'utilisateurs : spécialistes, entreprises, ou particuliers fortunés, cet outil exerçait une
grandefascination auprès de tous. Maintenantquel'outil s'est popularisé, et quel'on s'y esthabitué, lediscoursestmoinspassionné.
A l'E.S.J., le même phénomène s'est produit. A son entrée dans l'école, de nombreux étudiants venaient se connecter pour trouverdes jeux enréseaux et des sites
deroses. Unquestionnaire soumis à leur attentionenoctobre 1997,a révélé qu'ils étaient
nombreux à êtreencore fascinés par l'aspect technique du réseau et la puissance offerte
par les nouvelles technologies : «Il deviendra possible avec un portable et un netbook d'enrichir son travail d'informations complémentaires quel que soit le Heu où l'on se
trouvera. L'information sera tout de suite accessible. De plus, une fois le numérique en
place, le travail prendra une autre dimension. Ilsera plus facile de diffusermais aussi de recevoir. » précisait à l'époque un étudiant. D'autres, qui connaissaient encore mal ce
système pensaient : «Onpeuttoutytrouver. »
Les choses sont différentes pour les étudiants de la promotion 1999. En effet,
selon un sondage que nous avons réalisé auprès d'eux, 58% utilisaient déjà l'Internet
sont davantage familiarisés à l'outil que ne l'étaient les promotions antérieures. En discutant avec ces derniers sur un pied d'égalité, ( conversation entre étudiants) nous nous sommes rendus compte que la fascination n'était plus. Cela tient probablement au fait que
94.4%3
d'entreeuxl'utilisent quotidiennement (47.2% : unefois parjouretplus/47,2% unefoisparsemaineet plus)contre44,4% en1997.
Le scepticisme que pouvaient ressentir les étudiants de la promotion 1997, à
cause de leur manque de connaissance, a de même disparu. Les élèves actuels ont
pleinement conscience des avantages et des inconvénients inhérents à l'Internet. Nous
avonsconstatécelaenobservant leurs manières d'appréhendercet outil. Des discussions annexessuscitées parnotrefonction de stagiairesontvenues confirmercetteidée.
Une infime minorité reste méfiante. Non par peur de l'outil, mais plutôt par
manque d'assurance. Une étudiante m'a avoué utiliser l'Internet depuis peu : «Je viens
juste de m'ymettre »m'a-t-elleexpliqué. D'aucunsne le rejettent.
Malgréune certaine lucidité, plane encoredans les esprits l'idée que l'on trouve
tout sur l'Internet. La majorité commence en effet leurs recherches documentaires par
l'utilisation du weben sedisant « on nesaitjamais... »
2.2. Un outil révolutionnaire ?
Si l'Internet est maintenant pleinement intégré par les journalistes, on peut se demander s'il a apporté quelque révolution à la profession. Si oui quelles sont-elles ? Il
semble bien eneffet que cesoit lecas. Entémoigne l'enquête réalisée parThierry Watine en janvier 1997. Sur les onze journalistes interrogés ( au sein de l'école ), neuf
considèrentque les incidences d'Internet sur les pratiques journalistiques sontde l'ordre de la révolution. L'un déclare : «c'est une révolution :je rêve de ne plus sortir de chez
moi pour faire mes articles», « Internetest une révolution car c'està la fois interactifet
mondial» préciseun autre.
3
I. Despratiques documentaires desétudiants
L'Internet offre, sans nul doute plus d'autonomie et de liberté auxjournalistes. Associé à un ordinateur portable, il rend en effet possible, l'écriture d'un article aux
quatrecoins dumonde. Grâce àcet outil la communicationsefait à l'échelle planétaire. L'Internet est devenu le chef heu de lapresse. Les journaux du monde entier s'y
concentrent. C'est un atout considérable pour la profession qui a pour fonction de s'informerpourinformer ensuite.
Ces révolutions valent aussi pour les futurs journalistes de l'E.S.J.. Nous avons ainsi vu des étudiants utiliser le mail et communiquer avec des confrères canadiens.
Echanges d'impressions, d'informations, voilà aussice quel'Internet afavorisé.
2.3. Unchangement
relatif
Cet outil n'acependant pas bouleversé outremesure les pratiques documentaires des étudiants. Ces derniers reproduisent les comportements qu'ils avaient auparavant en les transposant sur l'Internet. A la question: «quel type d'information recherchez-vous
sur l'Internet ? »80,3% répondent des articles de presse. Nous leur avons d'autre part
demandé quels types de documents ils recherchaient. La presse là encore, supplante les autres sources avec91,4% deréponses.
Pour rechercher un numéro de téléphone ou une adresse qui leur servira à prendre des contacts, les étudiants n'usent plus de l'annuaire et du minitel mais de
l'Internet. Ce système, parce qu'ilconcentre en un même point les outils documentaires qu'ils ontl'habituded'utiliser, leur faitgagner untempsprécieux.
Le temps des doigts noircis par le papier est révolu. Les pages se tournent maintenant d'un clic de souris. Celle-ci est d'ailleurs plus maniable que les grandes feuilles d'unjournal.
Ces nombreux avantages expliquent le fait que les étudiants aient
quotidiennement recours à l'Internet pour leurs recherches. Mais cet outil offre une multitude de sources qu'ils exploitent peu ou pas du tout. Pourquoi ? Car il est difficile
de juger de leur fiabilité. Les étudiants, futurs journalistes, soucieux de véracité et
pourquoi ils consultent essentiellement des sites de presse et des sites institutionnels (86%).
La deuxième raison tient au manque de méthode. Les étudiants sont encore
néophytes dans la manipulation des outils de recherche disponibles sur l'Internet. Ils ne savent pas les exploiter pleinement et sont désarmés face au bruitet au silence auxquels ils sontparfois confrontés. Et souvent pressés par le temps, ils préfèrent chercher là où ilssont sûrs detrouver.
II. Del'utilité d'unguidede recherchessurl'Internet
II. de l'utilite d'un guidede recherches sur
l'Internet
Lejournaliste n'estcertes pasdocumentaliste mais la recherche documentaire fait
partiedu savoir-faire indispensable de cedernier. Savoir collecter l'information améliore considérablement ses conditions de travail. Compte tenu des difficultés que rencontrent
les étudiants dans la recherched'informations surl'Internet, laconception d'un guide sur
le sujets'avérait nécessaire.
1. Fonction du
guide
1.1. Les élèves
journalistes,
un rapporttemporel
àl'information
Le propre du métier de journaliste est d'informer la population des événements
inhérents àl'actualité. Le temps estdonc unecontrainte majeure dans cette activité. Une des particularités de lapresse esteneffet quel'information préparée la veille est périmée le lendemain. N'oublions pas non plus qu'un journalest aussiuneentreprise préoccupée par des enjeux financiers. La concurrence est importante, il convient donc d'avoir la primeur de l'information.
L'Internet a favorisé un gain de temps dans le travail journalistique. Le web
permet en effet de recevoir des informations beaucoup plus rapidement que les autres médias, même si les dépêches d'agence offre déjà cet avantage. Les liens hypertextes
ouvrent l'horizon documentaire dujournaliste : d'un clic de souris, ilpeut compléter ses
sources en accédant directement à d'autres données en rapport avec son sujet. Mais
l'effet inverse peut se produire, l'on peut perdre un temps précieux si on ne sait pas l'utiliser. Certains étudiants m'ont confié qu'ils passaient parfois jusqu'à 3 heures pour
une simple recherche. La fonction de ce guide est justement d'éviter aux étudiants ce
1.2. Diversifier les sources
Autre avantage, l'Internetpermet d'accéder àune multitude de sources diverses. Mais le reproche souvent fait à la presse, c'est de se nourrir d'elle-même. Les étudiants de l'E.S.J. nous l'avons vu, n'échappent pas à la règle. Ils imitent en effet leur aînés.
Quand ils ontunarticle à écrire, ilsvontchercher les données dont ils ontbesoin dans les papiers rédigés par leurs paires. De même, ils façonnent les chroniques radios et les journaux télévisés qu'ils réalisent à l'image de ce qu'ils entendent régulièrement sur France info et France télévision. Nous voulons donc amener les étudiants à diversifier
leurssources afinqu'ils fassentuntravail créatifetnonde mimésis.
1.3.
Optimiser
les méthodes de
recherchesdes
futursjournalistes
Les étudiants de l'E.S.J. pourrons gagner du temps dans leurs recherches d'informations sur l'Internet et consulter d'autres sites que les sites de presse lorsqu'ils auront pleinement maîtriser les outils de recherches que proposel'Internet. Notre travail consiste donc à les guider dans cette voie en les aidant à acquérir des méthodes de recherchequi leur serviront dans leur futur métier. Ce guide doit servir à combler leur
manque de connaissance en la matière et jouer le rôle de relais entre la machine et l'usager.
2.
Quelle utilisation
del'Internet
?Avant que de nous lancer dans l'élaboration de la plaquette, il nous a fallu déterminer quels étaient les besoins réels des étudiants et fairê un point de leurs connaissancesde l'Internet. Pour cefaire, nous avons choisi de réaliser une enquête que
nous avons soumise à leur attention. Cette dernière se composait de 21 questions axées sur le problème de la recherche d'informations sur l'Internet. Certaines étaient assez
II. Del'utilité d'unguide derecherchessurl'Internet
complexes, mais cela s'avérait nécessaire pour bien mesurer leurs compétences. La
manœuvre a d'ailleurs fonctionné puisque des étudiants se sont plaints de cette
complexité. Il était question, au départ d'interrogernous même les élèves, mais cela n'a
pu se faire faute de disponibilité de leurpart. Nous leur avons donc distribuée et avons obtenu 36réponses sur 80 étudiants disponibles au moment de notre présence àl'école.
Après réception de tous les questionnaires, nous avons dépouillé les résultats et calculé
les pourcentages. Grâceàcette enquête,nous avonspu définir lecontenuduguide.
2.1. Un
objet de
communicationavant toutLe centre de documentation de l'E.S.J., n'est jamais vide. Les étudiants vont et viennent pouremprunterdes journaux, des hebdomadaires, (certains préfèrent la lecture
sur place) pour prendre des contacts par téléphone, et consulter l'Internet. Notre
présencejournalière à la bibliothèque a éveillé leur curiosité et a favorisé la création de
liens et d'échanges. Dansuntelcontexte, les conditions d'observation de leurs pratiques Internet ontétéidéales.
Si notre questionnaire a révélé que leur utilisation de l'Internet est avant tout réservée à la recherche d'informations depresse, la réalitéest tout autre. (Ilya toujours
une part de mensonge dans les réponses) La recherche d'informations est souvent
prétexte àla consultation du courrier électronique. Nous avons en effet constaté que les étudiants commencent toujours par ouvrir leur boîte mail avant de débuter leurs
investigations documentaires (sauf lorsqu'ilsontdesimpératifs horaires etdoivent rendre
leurs travaux dans les délais les plus brefs. Certains étudiants d'ailleurs, n'utilisent l'Internet que pourle courrier électronique.
2.2. Un outil de recherche
quotidien
Que ce soit pourchercher des informations relatives à la presse ( c'est le cas de 91,4% des élèves), des sites institutionnels (86%), personnels ou pour la messagerie
électronique, les étudiants se servent de l'Internet de façon quotidienne. Ils sont en effet 47,2% à l'utiliser une fois parjour et plus et 47,2%, une fois par semaine et plus. Seul
5,5%, c'est à dire deux étudiants surtrente six nele pratiquent jamais ou presquejamais (cfgraphique 1)
Cette utilisation régulière de l'Internet s'explique de façon très simple, nous l'avons déjà démontré : cet outil rassemble en un même lieu une grande partie de la pressefrançaiseetinternationale, sourceprincipale des étudiants, etoffre unaccès rapide à celles-ci. Le gain de temps est donc assuré. Cela n'est vrai qu'en partie seulement car les étudiants en perdent parfois beaucoupet leurs recherches n'aboutissent pas toujours.
La cause de cela: une sous utilisation des outils de recherche du à un manque de
méthodes.
2.3. Une connaissance
basique de l'outil
Les étudiants de l'E.S.J. ont certaines compétences en matière de recherche d'informationssurl'Internet mais ellesrestentminimales.
Le questionnaire soumis à leur attention, a montré qu'une mise au point
s'imposait. Nous leur avons eneffet demander s'ils connaissaient ladifférenceentre un moteurde rechercheet un annuaire et de l'expliquer. Les réponses données ont prouvé
que 69,2% ne le savent aucunement. Beaucoup ont assimilé le répertoire de recherche à
un annuaire téléphonique ou à uncarnet d'adresses. 27,7% en ont une vague idée. Une
seule personne a suexpliciter la spécificité deces deux outils.
A la question «saviez vous que chaque moteur a sa spécificité ?La
connaissez-vous ? Donner des exemples. » Les étudiants répondent non à 86%. Autant dire la
majorité. 13,8% enont une petite idée puisqu'ils évoquent les opérateurs booléens : «la
languepour des recherches en français » mentionne l'un, «les options de recherche sont
différentes » précise l'autre. Une minorité a assuréconnaître cette spécificité mais ils ne
donnent pas d'explications ou en fournissent des fausses. Nous les ajoutons donc aux 86% d'élèvesquiontditnon.
Le choix du mode de recherche conforte l'idée selon laquelle les étudiants
manquent de maîtrise dans la manipulation de l'Internet. 41,6% d'entre eux ont en effet
recours au mode simple et 33,3%, presque la moitié, ne comprennent pas le sens de la
II. Del'utilité d'unguide de recherchessurl'Internet
Les questions 14 et 15 montrent que les étudiants ont de bons réflexes, fis sont
en effet 33,3% à reformuler leurrequête lorsqu'ils n'obtiennent pasde réponses et 50%
à l'affiner quand il y en a trop. Le problème : ils ne savent pas vraiment comment s'y
prendre. 16,6% additionnent les mots clés, 16,6% disent reformuler la question. 11%ont
recours aux opérateurs booléens (chose contradictoire car le moteurne les reconnaît pas en mode simple, or la plupart se servent de cette interface.) Seule une personne fait
appel à la recherche avancée.
graphique 1:"A quelle fréquence pratiquez-vous l'Internet ?"
2
1
□jamaispresquejamais
Hunefois parsemaine et plus
Bune fois parjour et plus
80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00%
graphique 2:"Connaissez-vous ladifférence entreunmoteurde recherche etunannuaire ?"
graphique 3:"Saviez-vousquechaquemoteura saspécificité ? La connaisez-vous ?Donnez desexemples"
100% m
nonet"oui"(maisnesaventpasexpliquer" une vagueidée
2.4. Des habitudes à changer
Les recherches des étudiants sont fondées surl'habitude. 74,7% ont commencé à pratiquer l'Internet par le biais du répertoire yahoo ! « parce quec'est le plus connuet le plus facile»précisent-ils. Ils sont 11% seulement à avoir débuté par Alta Vista. 50%
continuent aujourd'hui d'utiliser l'outil des débuts et ce par habitude. Cette attitude
témoigne du manque d'assurance des étudiants. Ceux-ci préfèrent faire appel à des
instruments qu'ils connaissent un minimum, afin d'éviter une perte de temps trop
importante.
Le guide doit amener les étudiants à s'ouvrir à d'autres outils de recherche. La langue reste cependant un obstacle qu'ils doivent surmonter. Alta Vista et Hot Bot sont
souvent laissés de coté parce qu'ils sont en anglais. 36% des élèves choisissent un moteur en fonction de la langue. Le hasardest un second critère de choix (25%) Pour 25
II. Del'utilité d'unguide derecherchessurl'Internet
3. De
quelques
outils
3.1. Choix des outils
analysés
L'objectif de la plaquette : fournir aux étudiants des méthodes qui faciliteraient leurs recherches d'informations sur l'Internet. Un tel projet implique d'avoir une solide
connaissance des outils de recherche et de maîtriser leur fonctionnement. Nous possédions, à notre arrivée à l'école des compétences de base qu'il nous a fallu
approfondir. Pour ce faire, nous avons sélectionné un certain nombre d'outils que nous
avons testés. Nous nous sommes concentrés sur ceux que les étudiants utilisent
quotidiennement : à savoir , pour les outils de type répertoire : yahoo, ceux de type
moteurs : Alta Vista, Hot Bot, Voilà. Il s'agissait de se les approprier, afin ensuite, de
diffiiserau mieuxnotresavoirauxétudiants.
Nous avons pris ces outils un par un et nous avons opéré des requêtes. Afin de
déterminer la nature des difficultés auxquelles les étudiantspeuvent être confrontés dans leurs recherches, nous nous sommes positionnés en novices, dans un premier temps. Il
nous a alors fallu occulter notre savoir documentaire. Nous avons posé différentes
requêtes sans tenir compte de la syntaxe de saisie propre à chacun des moteurs. Ainsi,
pour obtenir des documents traitant de la paix au Kosovo, nous avons tapé cette même expression telle quellesurAlta Vista. Nous avons bien entenduété confrontés à un trop
plein de réponsesetbeaucoup de bruit. Nous avons choisi plusieurs sujets de recherche:
« l'euro 2000, la faune et la flore au Venezuela et la cuisine gastronomique »
, afin de confronter les résultats. La conclusion est chaque fois la même quelque soit le moteur :
bruitet surabondance desources, malgré des réponses pertinentes.
Dans un second temps, nous avons travaillé en tant que spécialiste de la recherche d'informations sur l'Internet. Nous avons réitéréces requêtes en faisant appel
cette fois à certaines techniques documentaires : guillemets, équation de recherche, utilisation d'opérateurs booléens. Nous avons ainsi limiter le nombre de résultats et minimiser le bruit. Pour preuve, unerecherche sur l'euro 2000 faite sur Voilàsans avoir
recours à la syntaxe de saisie, donne 239 réponses. Si l'on affine cette dernière, par le
biais d'une équation booléenne, nous réussissons à restreindre le nombre de résultats à 79.
Précisons que nous avons expérimenté, chaque fois, l'interface simple et l'interfaceavancée.
Cette étude de fond nous a permis de nous faire une opinion sur ces outils.
Certains sont en effet plus performants que d'autres. Hot bot et Voilà, par exemple
prennent les guillemets par défaut. Expliquons-nous : l'utilisateur qui fait une recherche
sur Robert Wyatt ou sur les poètes antiques peut ne pas mettre ces expressions entre
guillemets, ces mêmes moteursla considéreront comme telle. Ce que ne fait pasle robot deyahoo.
Nous aurions pu établir une typologie des différents outils analysés, mais nous
avons jugé que ce n'était pas là notre travail. Il existe en effet, déjà de nombreux
ouvrages qui décriventces derniers.
Notre objectif, si nous avions pu finaliser la plaquette : expliquer, à partir
d'exemples concrets la meilleure façon de poser une requête, et ce pour chaque outil
respectif. Détailler lasyntaxe de saisie qui leurestpropreet montrer commentils traitent
les questions posées.
3.2. Les pages
d'accueil
: structurationde
l'information,contratde lecture etlisibilité
L'Internet n'est pas seulement un outil documentaire, c'est aussi une immense
entreprise commerciale. Les enjeux financiers sont considérables et «productivité» et
«rentabilité» sont les maîtres-mots de cette structure virtuelle. Dans un telcontexte, la
publicité est de rigueur. Les pages d'accueil des outils de recherches en sont donc infestées. Sur Voilà, vous pouvez lire : « Saint Domingue pension complète 5890F» ou «Pour réussir vos vacances... chaînes. Voilà .fr/vacances». On trouve ce genre de
slogansun peu partoutsurle web.
Il n'y a pas de règles strictes quant à la mise en page des pages d'accueil elles suiventpourtant toutes àpeuprés le même modèle :toutenhaut, lenomde l'outil, juste
endessous, les services qu'ils proposent : «mon yahoo, myAlta Vista, le courrier...etc.
«
Vient ensuite la partie réservée à la recherche, puis les rubriques pages jaunes, pages blanches, tourisme, shopping, spectacles etc. Le reste de la page est réservé à la partie répertoire des moteurs qui regroupe différentes catégories classées par thèmes. Sur le
II. Del'utilité d'unguidederecherchessurl'Internet
coté, des services tels la bourse, l'horoscope, la météo, les programmes télé sont
proposés.
Une telle organisation nuit fortement à leur lisibilité. La structuration de l'information manquede logiqueen cesens qu'il n'y a pas defil conducteur pourdiriger la lecture. L'information est condensée, ramassée et les pages sont surchargées. D est
difficile, dans ces conditions de fixer son attention sur un point précis. Le regard
virevolte à travers la page et ne sait trop où se poser. Cette disposition des choses réclame une concentration intense de l'esprit et fatigue alors les yeux. L'accumulation
de l'information fait que l'on ne sait plus où donner de la tête et demande à l'œil un
tempsd'adaptation.
Par ailleurs, les intitulés qui concernent la recherche apparaissent en petits caractères(ilestparfoisdifficiledetrouverl'aide) alorsque cequi touche à la publicitéet
aux servicesest écrit en plus gros et mis enévidence en gras. L'aspect lucratif prend le
dessus et le confort de l'usager devient secondaire. Quelque chose est à faire pour améliorer la lisibilité des pages d'accueil des outils de recherche: un travail de partenariat entre documentalistes et publicitaires pour équilibrer au mieux la partie rechercheetlapartie publicité ?
Un outil fait exception : hot bot. Sa page d'accueil est en effet assez aérée et toutes les données servant à la recherche apparaissent en premier. L'usager sait immédiatement où sediriger.
3.3. Moteurs d'indexationet moteurs de recherche
La fragmentation des données présentes sur l'Internet nécessite plus que jamais des outils de repérage et d'aiguillage. Leur fonction est de sillonner le web pour en
rapatrier l'information. On distingue deuxtypes d'outils : les moteursde recherche etles répertoires. Les moteurs utilisent des robots qui collectent et indexent l'information de façon automatique. Les répertoires reposent sur une classification de l'information selon des catégories spécifiques définies par des spécialistes. L'intervention humaine dans le travail d'indexation est un plus quant àla validité des sources mais contient unepart de
subjectivité. La quantitéde pagesindexées se voitparailleurs amoindriecarl'homme est
En ce qui concerne les robots, les contenus indexés sont très variables. Ils
peuvent indexer des pages entières (Alta Vista), les titres html, les premiers paragraphes et les liens ( Lycos) L'exploration des liens en profondeur et en largeur peut également varier. L'indexation entexte intégral qui génère beaucoup de bruit, est associée à une
pondération des mots fondée sur les critères de fréquence de ces derniers. Cela permet
de minimiser le bruit. Autre moyen de le contrôler : les algorithmes statistiques qui présentent les résultats selon une grille de lecture particulière. Le moteur propose aux utilisateurs une série de ressources composées de termes et l'usager peut reformuler sa
requêteenéliminant ou ensélectionnant desmots appartenantàcettesérie.
Soulignons d'autre part, le recours aux méta-données d'indexation: ce sont des donnéesquel'utilisateur fournit directement aumoteursous la forme d'uneliste de mots clésetd'un résumé décrivant lecontenudesonsite.
Les choses sont un peu différentes pour les répertoires. Ce sont en effet des zones limitées que l'on indexe(URL, titres, résumés des auteurs, commentaires des
administrateurs). Le grand avantage que fournit cette méthode c'est, nous l'avons déjà
signalé, la valeur ajoutée humaine. L'information est en effet contrôlée, validée et organisée.
Intéressons-nous maintenantauproblème de mise à jour de la base dedonnées de ces outils. Les données présentes sur le web sont très volatiles. Chaque jour des sites
sont créés, modifiés ou disparaissent et les adresses peuvent changer. Il est donc
important que ces bases soient constamment et régulièrement remises à jour. Celle-ci
varie selon les moteurs et dépend de leur puissance. Ainsi, sur Voilà et Alta Vista, le
délai de rafraîchissement de l'indexest d'une à deux semaines alors qu'il est de quatre semaines sur hot bot. Ceci est un facteurimportant dans l'absence de réponse. Il arrive eneffet parfois que le site demandé lors d'une requête soit introuvable. Cela ne signifie pas forcément qu'il n'existepas, mais toutsimplementqu'il n'apas encore étérépertorié
parle robot. Celui-ci n'ayant pas encorefini de parcourirtoutle web.
Indexation et recherche d'information sont donc intrinsèquement liées. Les résultats de la seconde étape sont fortement conditionnés par la première. Intégrer le processusd'indexationestunpluspourla recherche d'informations.
II. Del'utilité d'unguide de recherchessurl'Internet
Nous avons vu que les outils de recherche ont chacun leurs spécificités. Ils
n'offrent pasles mêmes services : la mise à jour des index, le repérage de l'informationet la présentation des résultats varient en effet selon l'instrument. En ces circonstances,
nous avons souhaité établir une grille d'analyse qui tiendrait heu d'évaluation. Nous avons jugé ces outils en fonction des avantages de recherche qu'ils proposent aux
utilisateurs. Nous nous sommesattachés auxcritères suivants : => L'aideenligne est-elle :
-signaléede façon évidente ?
-dequalité ? -suffisante ? -claire ? -précise ? -abordable ?
=> L'interface réservéeà larequête est-elle :
-agréable à l'œil(bonne lisibilité, organisation, aération)
-conviviale ?
=> Leschamps de recherche disponibles sont-ils :
-asseznombreux? - faciled'utilisation
?
=>letempsde rafraîchissement de l'index
=> typed'indexation: -texteintégral -URL -titre
-traitementdes méta-tagsetmétadata
-taille de l'index
=> présentation des résultats :
-algorithmes de pondération
Nousneprétendons pas iciêtreexhaustifset nous avons conscienceque d'autres
critèrespourraientêtre pris encomptepourévaluerles outils. Nous avonsretenules plus pertinents ànos yeux.
Critères AltaVista HotBoT Voilà yahoo
retenus
L'aide Evidence:— Evidence:+ Evidence:— Evidence:—
Parfaitement L'aide en Très Assez
organisée ligne esten anglais et Insuffisante et peu complète
Dans about n'est pas traduite. abordable, le Abordable AV:informations surles Handicap important vocabulaire utilisé est Claire méthodes d'indexation et pourles personnesqui techniqueetnondéfini N'alerte pas lematérielenluimême. nele maîtrisentpas.4 assez l'usager sur les
dangers de la
recherche sur
l'Internet
Interface Facile De très Surchargée, Facile à
derequête d'utilisation en mode bonnequalité dans les mal structurée.(lien utiliser mais en mode
simple, plus complexeen 2 cas ,agréable et hypertexte del'aideen simple la page est
mode avancé faciled'utilisation. bas depage) surchargée
Surcharge de la
pageportail
Champs date, langue, Titre des Web Catégories
derecherche: domaine, pages web, date, francophone yahoo
image, liens domaine, liens fichiers Web mondial Dépêches
serveur, multimédia, pays, Newsgroup d'actualité
utilisation applet, pays, newsgroup A.F.P. Sitesindexés
newsgroup abordable domaines, type de Dans les document titres
non évidente Date des
pour1 novice documents
Très simple
d'utilisation Mise à là 6 semaines 4semaines là 2 ?
jour semaines
4
Nousavonstrouvél'aideenligneenfrançaissurle sited'OlivierAndrieux: elleestpeuabordablepar
II. Del'utilitéd'un guide de recherchessurl'Internet Indexation Indexation Texte intégral ** Titre*** url Balise méta * Texte intégral ** Titre* url(uniqueme ntlenomduserveur) balise meta ### Texte intégral Titre * L'urlesttrès importante Balises méta Par déclaration humaineet exploration humaine du web Indice de
popularité de la page pas
prisencompte(à l'étude)
indice de
popularité delapage*
Indice de
popularité de la page pas pris en compte (à l'étude) Par services de signalement des nouveautés. Aucune zone d'index Taille de l'index (million de pages) 140 110 100 66 000 références Présentati ondes résultats Classés par pertinence grâce aux
algorithmes de pondération
Titre, résumé,
taille du document, date, url
Classés par pertinence grâce aux
algorithmes de pondération
Titre, résumé, taille du document,date, url
Classés par pertinence grâce aux
algorithmes de pondération
Titre, résumé, taille du document, date, url
En gras Pas de pondération des résultats «Words count» Ils
n'apparaissentpas toutle
temps
oui oui non
Opinion Outil puissant
avec nombreux champs mais il faut savoir s'en servir Très bien, très facile à utiliser malgré la langue Outil puissant doté de nombreuses possibilités de recherche mais difficile parfois à utiliser Outil rudimentairemais bien pour démarrer car facile
3.5. Quel outilpour
quelle
recherche?
Il est préférable, lorsque l'on fait des investigations sur l'Internet de connaître
sonsujet ainsique letype de documents souhaités. L'oncommence ainsi sur de bonnes
bases en délimitant sa recherche et en définissant un contexte documentaire. Choisir l'outil que l'onva utiliser en fonction de la recherche à effectuerest assurément un plus.
Il y a en effet des instruments plus appropriés à certaines d'entre elles. Si l'on a besoin d'unecartegéographiqueparexemple, ilvautpeut-être mieux avoirrecours àun moteur
géographique. Il existe, par ailleurs des moteurs régionaux, spécialisés dans l'exploration
d'une partie bien déterminée de l'Internet : ecila effectue ainsi des recherches sur le territoire français, lokace est réservé auxsites francophones et propose des documents français àconsulter. Quant à la toile du Québec, il permet de faire des recherches dans
unebase de donnéesrépertoriantdes sites québécois.
Notons en outre, la possibilité d'utiliser des moteurs spécialisés qui ne traitent
qu'untyped'informations spécifiques, commeInternet movie data base quirecensentdes données inhérentes aucinéma.
Mais des critères personnels entrent aussiencompte. On choisiten effet unoutil derechercheenfonction desespréférences. Certains utilisateurs préfèrent tel instrument car il le juge plus convivial et facile d'accès etc. . C'est pourquoi il est important
d'essayer divers outils pour pouvoir juger de leur efficacité et décider lequel nous convient lemieux.
III.Conceptualisationetréalisation de l'objet
III. Conceptualisation etréalisation de
l'objet
1. a propos
des
guides de recherche d'information
sur l'Internet :analyse
critique
Après la réalisation et le dépouillement du sondage, étapes qui nous ont permis
de définir les besoins des étudiants de l'E.S.J. etleurs connaissances réellesenmatière de
recherche d'informations sur l'Internet, nous avons tenu à analyser quelques guides
traitant ce sujet. Ce travail nous a aidé à fixer le ton que nous souhaitions donner à la
plaquette. Nous avons sélectionné des brochures que Richard Herlin, le documentaliste de l'E.S.J. a lui-même consultées lorsqu'il a commencé à s'intéresser au problème.
Précisons que nous nous sommes là aussi, placés en néophyte afin de juger leur degré d'accessibilité et de clarté dans les explications fournies. Ajoutons par ailleurs que nous
ne prétendons pas détenir le savoir en la matière, nous utilisons ici ce que nous avons
appris enmaîtrise SID ausujet du problème de lisibilité des documents.
Cette étude defond arévélé l'existence detrois types de guides : d'un cotéceux
que nous qualifierons «d'accrocheurs» et «vendeurs», de l'autre, les ouvrages
spécialisés réservés à un public averti et au centre les brochures qui visent à fournir des
méthodes de recherche aux usagers encore novices. Dans la première catégorie, les
auteurs ont tendance àmystifier l'Internet,enle présentantcomme l'outil documentaire miracle. William Bourgeois, dans son ouvrage intitulé chercher sur Internet expose la recherche d'informations comme une tâche facile et à portée de tous. Notons : « Pour chercherunephrase simple
, rien de plus facile il suffit de placer des guillemets avant et après. » N'est-ce pas une façon utopique de présenter les choses ? Tout au long de son livre, il emploie des tournures comme : «il suffit de », «il n'y a qu'à» ou «pour tout
trouver ». A aucun moment l'auteur ne signale les pièges et les dangers propres à la
recherched'informations surl'Internet. Laprésentationqu'ilfait des outils réservés àcet
effet est plus que succincte. Il insiste essentiellement sur la date de création de
l'instrument et lataille de l'index. Il n'explique pas les spécificités de chacun des outils qu'il a choisis de présenter, ni même la syntaxe de saisie qui leur est propre. On a