Compte-Rendu
Trail nocturne de Soulaires (15kms)
Raideur: Pascal Date: le 08/03/08 Temps: 1h 10' 57''
Résultat: 36ème/208 au scratch (34ème/179 en Homme)
« Test avant le grand saut »
J
’avais besoin d’un trail « test » avant de me lancer sur les 53kms de la vallée de Chevreuse du 6 avril, et c’est tout naturellement qu’une affiche à un rond point proche de mon boulot m’a décidé à m’inscrire sur un petit trail.Pour moi, ce trail de 15kms de nuit était l’occasion de mieux appréhender le départ du 53kms qui se fera de nuit. Et en plus, ce trail de « village » me convenait fort bien car moins il y a de monde, et meilleure est la place: une façon comme une autre de reprendre confiance en soi après un hiver bien difficile à gérer. Mais voila, à un mois du « gros trail » et proche géographiquement, nous étions 210 à se dire la même chose!!! Et c’est donc avec amertume, mais aussi avec un grand plaisir que je retrouvais des têtes connues et reconnues comme très bonnes dans le monde du VTT et du trail, et un très grand nombre de triathlètes nationaux. Pour moi, plus question de faire une place, je pose tout et je retiens le fait que je dois faire un temps de référence pour la vallée de Chevreuse.
Après avoir dit bonjour à plein de monde, dont Arnaud, avec qui j’avais fait le raid d’Epernay, et mon ancien président de VTT, Jean Boudard, avec qui j’avais participé au Championnat de France, je vais au retrait des dossards qui ne sont pas encore arrivés, pour la simple raison qu’il fait jour et que le départ est repoussé de ¾ d'heure.
Je tape la discute avec Arnaud, puis je prends enfin mon dossard et pars me préparer. Je pars avec Jean, mon ancien président de VTT, pour un échauffement de 20 minutes, puis le temps pour nous de nous diriger vers le départ où je retrouve Arnaud: je tape la discute avec des gars qui comparent ce parcours avec celui du 6 avril; car il faut bien l’avouer: tout le monde ici parle du 6 avril, et j’apprends par un ancien du 53kms que pour lui, « plus jamais cette distance en vallée de Chevreuse »; et effectivement, tous les commentaires tournent sur «il faut être complètement dingue pour faire le 53 ou alors faire partie des meilleurs français de la discipline». J’ai du mal à avaler, du mal à tenir sur mes jambes et un peu de mal à respirer: je crois que la connerie du siècle, je l'ai signée en envoyant mon engagement il y a un mois.
Bref, je respire un grand coup, j’écoute les consignes de l’organisateur et pan! Le départ est donné, je pars à bloc, car le test est de tout faire à bloc pour savoir si j’ai la caisse ou pas pour faire 53kms. Après 400m, virage à la corde sur la gauche et c’est au rythme des tamtams que la première bosse se grimpe. Puis nous replongeons dans une vallée où je peux déjà déterminer ma place car les jeux sont fait en moins d’1km: je pense être dans les 30/35; et tout juste Auguste car les premiers
pointeurs m’annonce 33. Et cela va durer, durer….
Une course folle débute, je veux reprendre du terrain sur le peloton de tête et derrière, ils veulent me reprendre; et déjà le cardio crie au secours. Je l’ai réglé selon mon test d’effort à 163 puls/minute: le toubib, lui, avait préconisé 160, mais voila à 160 je me fais rattraper: connaissent rien les toubibs du sport!!!
Avec un jeune, on va faire les 15kms avec l’espoir de reprendre du terrain sur les autres et vraiment, de nuit, c’est beau à voir toutes ces lumières les une derrières les autres. Mais c’est comme de jour: elles ne se laissent pas faire les sales bêtes! Les 10 premiers kms passent très vite à courir après des lumières qui ne se rapprochent pas vraiment. Et c’est au rythme des tamtams que les derniers kms se font, en plus des projecteurs dans les descentes dangereuses, pas très longues mais très glissantes, avec parfois une corde pour ne pas tomber. Et forcément, certains se sentent au dessus de ça, mais finissent sur le cul (« Tricheur! Retourne derrière! »). Et toujours ce cardio qui me crie « fait pas le c .., fait pas le c.. !». Mais il fait nuit: bon prétexte pour dire que je ne vois pas ma fréquence cardiaque. Bon d’accord, je suis de mauvaise fois puisque je suis capable de dire que les 10kms se font en 45 minutes pile. Mais même avec les tamtams, les 5 derniers kms vont devenir un peu pénibles. Sur tout le parcours, les bosses, les plaines, les bois, les chemins, les sentiers et les fossés se sont enchaînés et déchaînés, sous une pluie de bougies et de gyrophares à chaque changement de direction. Les tamtams donc ont fait un soutien vraiment magique, mais mon compagnon de chemins veut en finir avec les lucioles qui sont devant nous: j’ai du mal à suivre son rythme qui de plus relance mon cardio de plus belle. Mais j’ai vite compris que derrière les choses aussi étaient en train de bouger: des faisceaux lumineux se rapprochaient de moi: et merde pour le cardio! Je suis dans la course et la raison ne l’emportera pas une fois de plus. Nous rattrapons quelques coureurs et c’est génial d’enfin voir de plus près ceux qui nous agaçaient depuis des kms.
Mais nous sommes passés au 14ème km quand derrière moi, 3 lumières et trois souffles courts me doublent. Et là, rien, je ne peux rien faire, j’ai les jambes et le souffle coupés. La troisième féminine vient de me passer comme une balle,. J’aurais bien aimé lui courir après ou plutôt courir derrière elle, mais ses deux compagnons l’emmènent à un train d’enfer sur le dernier km. Les tamtams se rapprochent et l’arrivée aussi. Mais la course n’est pas finie tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie et ça, j’en ai une grosse expérience. Et c’est donc dans la douleur mais aussi dans la rage que je finis les derniers 400m avec un vent de face sur un faux plat montant en rattrapant mon compagnon de chemin ainsi que la féminine et ses deux gusses; mais je ne les doublerai malheureusement pas en prenant ainsi la 36ème place sur 208, à 161 puls de moyenne, comme convenu doc!!!. En conclusion, et confirmation: je pense qu’après le 6 avril, je repartirai sur des distances de 15à 30kms qui me conviennent parfaitement bien en trail. A moins que….. Le 6 avril révèle de bonnes surprises, mais je ne crois plus vraiment au père Noël...
Parcours
☺☺☺☺
Organisation
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Ambiance
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Intérêt