M ATHÉMATIQUES ET SCIENCES HUMAINES
Le colloque sur l’enseignement des mathématiques et de la statistique pour les sciences humaines
Mathématiques et sciences humaines, tome 1 (1962), p. 11-28
<http://www.numdam.org/item?id=MSH_1962__1__11_0>
© Centre d’analyse et de mathématiques sociales de l’EHESS, 1962, tous droits réservés.
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11
LE COLLOQUE
SURL’ENSEIGNEMENT
DESMATHEMATIQUES
ET DE LASTATISTIQUE
POUR LES SCIENCES
HUMAINESUn
Colloque
surl’Enseignement
desMath_tiques
et de laSMtistique
pour les Scien-ces
Humaines, organisé
par le Centre deMothiniétiqoe Socîole
et deStatistique
de l’EcolePratique
des HautesEtudes,
s’est tenu à Fbris les24, 25,
26 mai derniers.Les pages
qui
suivent constituent uncompte-rendu
de cette rencontre.C’est ainsi
qu’on
trouvera,page. 12
à17’,
un tabteaudé la‘ situation
âctuel fe de l’en-seignement
desMathématiques
et de laStatistique
dansles
Facultés desLettres,
Institutsest Centres
qui
avalant desreprésentants
oucolloque (voir
liste p23),
tableau dressé àpartir
desrenseignements qu’ i!s
nous ont fournis.Ensuite, plusieurs
poges(p.
18 à22)
sont con’.cries à la discussion qui s’est dé- roulée oecolloque
sur lafaçon
laplus
cohérented’organiser t’enseignement
desMathéma- tiques
et de laStatistique
derrs tes Facultés desLettres,
enporticulier
en ’vue de la licenceen
Psychologie
eu enSociol80ie,
et éventuellententd’autres ;
ce que l’on tira dans cespages constitue
l’opinion des participants
oucolloque,
et neprétend
donc pasêtre l’opinion générate,
ni o,fortiori
taLoi.
Cequ’il
faut Maintenant, c’est d’abord confronter cetteopinion
avec
d’autres, et
nousespéwns qu’une discussion
fructueuse pourra s’instaurer entre les destinataires de ce bulletin à l ’occoEsion despropositions
que l’on Cequ’il
faut ensuite,, c’est soumettre à
!’expérience
celles de cespropositions
qui sont une innovation : -. enparti- culier,
si desenseignmonft
du type «tronc« commun deMo ilboumiu’4ues,
Calcul des Probabi-lités et
Statistiques
au niveau de lapropédeutique peuvent
être faits au cours de laprochaine
année scolaire
(pas
nécessairement enpropédeutique,
et bien entendu pour des étudiantsvolontaires),
toutes tes informations reçues sur lacomivite
de cesexpériences
seront com-muniquées
par le bulletin.’ ,
Pour
susciter et suivre de tellesexpériences,
proposer un programme du « tronccomniun»,
a été constituée à
l’issue
ducotioque
une commissionspéc:4alisée,
dont font partie MM. Bres-son,
Daval;C. Flament,
G.T.Guilbaud, B.Jaulin, F-Latreitte, Leptat,
iB.Matalon, Mialaret, R., Pages, Verger
etBarbut,
etqui
s’estdéjà
mise ou travail.De
même,
un groupe de travail surl’enseignement
de luStatistique
en cours de licén-ce, constitué par MM.
Ftament, Loplot, blorlat, Saingolet, Thionet,
Lambert et MlleBacher
nous tiendra
régulièrement
ou courant de ses travauxqui
porrontprincipalement sur
les manuels.’
Bien
entendu,
toutes tes bonnes volontés seront les bienvenuesdans
l’un ou l’autre de ces groupes de trarreir.Pour
en faire partie, iln’y
aqu’à
se faireconnaitre
au Centrede
Mathématique SocIale...’
’
12
’
Enfin, indiquons
trois outres-résolutionsprises
par lesparticipants :
t - Foire, un gros
effort pour fournir desrenseignements bibliographiques,
et unedocumentotrofTsur les excices
que t’on
peut proposer aux étudiants.(voir p.31 )
.
’
’ 2 .
Qy’ait
lieu un stagede
huitjours
pourcompléments,
de formation etinformation,
destinéaux enseignants
et auxchercheurs (voir
p.38).
’
3 . Que soient
réunis
en morceaux choisis les textes fondamentaux de laStatistique,
eJ.
Benobtti i iLA
STATISTIQUE ET
LESMATHEMATIQUES
"
DANS
LESFACULTES
DES LETTRES ET INSTITUTS- TELLESQU’ELLES
SONT APPARUES AU COURS DUCOLLOQUE
SURL’ENSEIGNEMENT
DESMATHEMATIQUES
ET DE LA
STATISTIQUE
POUR LES SCIENCES HUMAINES
Les deux
tableaux
ui
suiventrisument,
le premier pour lesFacultés,
lesecond
pourles Instituts et Centres
e Recherche,
la situation actuelle del’enseignement
de la Sta-tistique
et desMathématiques
telsqu’Us
nous sont apparus au cours duColloque.
Il est bien entendu que ces
renseignements
sontfrogmenta,ires
etincomplets,
et neconcernent que les
étabfissements
et I esdisciplines qui
avaient desreprésentants
auColloque ;
l’un des buts de ce bulletin estjustement
de nous permettre de lescompléter
au moyen des informations. que vous voudrez bien nous envoyer : nous souhaitons que le
prochain
bulletinpuisse
ainsi donner un tableauanalogue
au tableau t pour Ees .Facultésqui n’y figurent
pas. ’ . ,Ceci
dit,
il ressort de cetteenquête partielle quelques
faits dominants :1 -
C’est principalement
pour les Certificats dePsychologie
Sociale ouPsychologie
Générale
qu’un enseignement
de laStatistique
estdonné ;
cetenseignement
estgénérale-
ment sanctianné par un examen.
2 - Sauf exception
(Aix
etBordeaux)
il In’y
a pasd’enseignement
desMathématiques.
3 - En ce
qui
concerne laStatistique,
le programme suivi est à peuprès
partout celui de l’institut dePsychologie
de l’Université de Pariscorrespondant
uu tome 1 de~l’ouvrage
de.Faverge (Méthodes Statistiques
enPsychologie Appliquée)
ou à celuide
Ehrl~ich et ,Flament
(Précis
deStatistique) ;
ces deux manuels sont d’ailleurs lesplus
utilisés pour cesenseignements.
°
4 - Les maîtros sont
généralement
des chercheurs enPsychologie,
’donc avant toutdes
psychologuçs
de par leurkrmation
et leurspréoccupations,
d’ailleursplus
orientéesvers la
recherche
que .vers lapratique.
13
Il y a des exceptions : Lille et
Nancy,
oùl’enseignement
est assuré par dupersonnel
relevant des Facultés des Sciences ou d’EcolesScientifiques.
En dehors de ces deux derniers cas, les rapports avec les Facultés des Sciences
sont
épisodiques
ou inexistants.Nous avons dressé ces tableaux à partir de notes prises au cours du col-
loque ;
des erreurs ou des oubl,,is ont pu être commis ; que les intéressés veuillent biennous les
signaler.
Marc Barbut.
TABLEAU
1 -LES FACULTES
TABLEAU II
UTS DE PSYCHOLOGIE
18
Y A T- IL UN NTRONC COMMUN DE LA
STATISTIQUE
?D(Deuxième
séance duColloque)
Les participants au
colloque
ont pu constater, en passant en revue lesenseigne-
ments actuels de la
Statistique.,
une certaine diiversité dans les orientations. Pour qui est ame- né àfréquenter
desspécialistes
de sciences humainesdifférentes,
cette diversité semble s’accentuer : lesproblèmes
à résoudre n’étant pas lesmêmes,
unedivergence appara,ît
qui fait quechaque spécialité
attend de laStatistique
un apport qui lui soitspécifique.
Dans cesconditions,
l’unité de la scienceappelée
del’unique
nom deStatistique
est-elle mise encause ?
On peut souhaiter
qu’,il
n’en soit rien, du moins dans le domine d’Uij enseignementassez élémentaire, Rien de.
plus
naturel d’ailleurs que de donner aux étudiants une formationquelque
peupolyvalente
avantqu’ils
ne sespécialisent.
Langage
commun, formation commune : laStatistique peut-elle
assurer cette doubleIiiaison entre les chercheurs et les étudiants en sciences huma,ines ?
Décomposition
encycles
L’avis unanime fut que,
posé
à ce niveau, leproblème
ne comporte pas de solu- tion. S’til est certainqu’iii
y a des éléments communs aux différentesméthodologies
utilisantla
Statistique,
il l est non moins évidentqu’on
ne saurait les identifier. Il est donc nécessaire de mettre en lumière l’existence deplusieurs
n,iveaux(ou,
comme on dit : deplusieurs cycles),
dans
l’approche
de laStatistique.
Car on ne va pas d’un mouvement continu de A à Z dansla
Statistique :
où commencer ? où liniir ?L’expérience
est-el le« premiière »
ou lamathématique
«fondamentales ?
10 Avant tout, il 1 manque aux
lycéens
sortant du baccalauréat(section philosophie
~surtout),
une formation au raisonnementmathématique
et aucalcul;
laStat,istique
nécessitecet
important
support, tant pour sonapprentissage
que pour son utilisation. Pour neprendre
que cet
exemple,
le calcul sur les ensembles(algèbre
deBoole)
est très utlile à unecompré-
hension du calcul de
probabilité.
Si cette formation fondamentale del’esprit
ne peut pas être attendue del’Enseignement
Secondaire actuellement (°1., ii 1 faut ysuppléer
dès l’entrée enFacultés.
2° Il 1 n’est pas nécessaire que les étudiants aient commencé une licence pour leur
exposer les fondements
généraux
de laStatistique : qu’est-ce qu’une
loi statistique, une va- riablealéatoire,....
et dansquels
genres deproblèmes
les rencontre-t-on ? Dès leurspremières
années de
Faculté,
les étudiants doivent avo;ir admis l’existence de cette « mesure de 17incertain».3° Ces deux bases fondamentales étant acquises,
chaque spécialité
ygreffe
sesproblèmes particuliers ;
unespécialisation
à ce ntiveau est ,inél uctable pourperfectionner
cha-cun dans le doma,ine où il aura à travailler..
(1)
Cependant
on se reportera avec intérêt aux propositions de l’Association des Professeurs de Mathématiqu e s (A.P.M.) pour une rénovation des programmes de mathématiques des classes littéraires du secondaire, introduisanten particulier la Statistique.
19
4°
Cependant
pour ceux qui voudront une formationthéorique plus
importante, certainesnotions
mathématiques plus approfondies
seront de laplus grande utilité ;
unenseignement
déductif de laStatistique Mathematique»
peut être donné à tous, sans que tesproblèmes d’adaptation
soient très importants.L’organisation
des étudesSi on admet que
l’enseignement
de laStatistique
doit comporter ces quatrecycles,
peut-on réellement
envisager
de leur faire uneplace
dans lescycles
d’études normaux de lafaculté ?
Toutes conditions de
possibilité
matérielie étantprovisoirement
mises à part, il ressortdu débat qui s’instaure sur cette question que
l’organisat,ion
suivante est souhaitable :- fondements
logiques :
dans leseconda,ire,
ou à défaut enpropédeutique
- initiation
méthodologique -
enpropédeutique
-
apprentissage spécialisé
de latechnique
statistique : en licence- support
mathématique :
à tout moment, y comprisaprès
la licence(3ème cycle)
Ainsi se constituerait au niveau de la
propédeutique
unenseignement
non différencié des bases de laStatistique,
quireprendrait
d’ailleurs éventuellementaprès
la licence(en
3e
cycle
parexemple).
Mais bornons-nous à lapropédeutique,
où lesproblèmes
sont nombreux.L’insertion d’un tel
enseignement
dans le cursus des études depropédeutiques
posede nombreux
problèmes :
harmonisation avec les autresenseignements, surcharge
deshoraires,
qui n’ont étéqu’abordés.
Il a été admis que ces limitationsexigent
que ne soientprévus,
actuellement du moins, que des cours facultatifs~ Toutefois dans certaines
disciplines
le fait de ne pas avoir suivi cet enseignement constituerait un
handicap
important pour lasuite,
desétudes ;
dans de tels cas, il sera important d’en avertir les étudiants.Les mêmes obstacles ont conduit le
col loq.ue
à ne retenirqu’un
horaire réduit pour cet essai. Certes cela ne permettra de réaliserqu’u*
faible pavtii du programme souhaitable.Il est d.ifficile de penser
qu’en
une heure par semaine(soit
vingt dansl’année)
on pourra donner une formationmathématique logique
et statistique valable pour des étudiants qui d’une part ne sont pas mathématiciens et d’autre part sontappelés
à sespécialiser
dansdes
disciplines
assez diverses. Il convient pourtant d’attendre les premiers résultats pouren décider autrement. Et d’ici
là,
de voir comment il l estposs,ible
d’enprofiter
au maximum..Orientation de cet enseignement
Les participants au
colloque
ont estiméqu’.il
serait vain de rechercher directement le contenu exact à donner à ce «tronc commun». Les notionsmathématiques
utiles sinonindispensables
au statisticien sont trop nombreuses pourqu’il
soit raisonnable d’en tirerun programme pour
vingt
heures de cours Cequ’il
l fautplutôt,
c’est délimiter clairement le but poursuivi par le moyen de cetenseignement.
Onn’envisage
pas de former des mathé-maticiens, mais ce qui est
intéressant,
c’est de voir sortir de la Faculté desspécialistes
qui, tout en étant
compétents
dans leurspécialité,
aient une connaissance et unecompréheri-
(o) on verra plus loin les propositions faites à ce su jeta
20
sion suffisamment sérieuses des bases de la
Statistique
pour êtrecapables
d’une part(au moins)
dedialoguer
avec les mathématiciens qui serontsusceptibles
de leur veniren
aide,
et d’autre part(le
caséchéant)
decompléter
de manière constante leur propreformation
mathématique
pour se sentirplus
libres par rapport à l’instrumentqu’ils
utilise-ront ; ou même
simplement
pour être mieux à même decomprendre
les ouvrages de leur’
spécia! ité
utilisant des méthodesmathématiques.
Ainsi,
les participants aucolloque
pensentqu’au
niveauprop~édeutique
lapartie proprement statistique ne doit être conçue que comme une
simple
prise de contactavec « l’instrument
aléatoire»,
afin de laisser uneplace plus grande
à une formation mathé- matique,plus
désintéressée dansl’immédiat,
maisplus
rentable àlongue
échéance..F. Latreille..
21
LE
PRÉALABLE MATHEMADQUE (Troisièmo
séance duColloque)
Cet accord
qui
vient d’être réalisé par lesparticipants
surl’importance
desMathématiques
comme base de laStatistique rejoint
une constatation de certains cher- cheurs : laStatistique
n’est pas le seul instrumentmathématique
dont lesSciences Hu=
moines aient
utilisation ;
1"étude de lacombinatoire,
un certain nombre déstructures dtge- briques fondamentales,
de nombreuses notionsd’analyse
s’avèrent souvent trèsutiles.
Puisqu’on
vient d’admettre leprincipe
d’unenseignement
de base a tendancemathématique pourquoi
ne pas en faire une introduction à l’ensemble desmathématiques
uti les auxSciences
Humaines, ?
PvebtèmM pi&Miqu«
.Mais certains
participants
émettentl’opinion
que l’on court au-devant de dif- ficultés. Car s’il I y a unpréalable mathématique au
sens où on l’entendci-dessus,
les étudiants littéraires luiobjectent
volontiers unpréalable opposé,
unesorte
de fin de nonrecevoir. Pour celui que
l’Ensgignement
Secondaire aconduit
à choisir entre Sciences etLettres,
le choix s’estcristallisé
en un refus : il est devenuimpossible
à certains d’ac- cepter que lasmathématiques puissent
avoir unevaleur
poureuxPvisqve
certains étudiantsrefusent d. cc faire des derrons-nous enrober la
pilule sous un fouxinom ,
en sorteen fassent sans la
sovoir, malgré
eux ? Cette méthodeest utilisée.
Maiscertains estiment
que si vra,im8l1t cetteincapacité
à admettre lesmathématiques.
n’a que.des,
ori-gines psychoiogiques,
il faut rompre lablocage
déllbérëment. Le meilleur moyen pmr yparvenir
est d’ailleurs de rechercher octivement à renouveler les méthodes de lapédagogie
°des
mathématiques.
Tout
te
monde fut aucolloqu.
que lepremier objectilp
pourdévelop-
per et amélior., un
en..ignement de lévthémcrtiques
etStatistique
doit doncêtre
de réaliserune
expérimentation pédagogiques.
Dans t’ordre dessuiets d’abord :
les-étudi4nts
doi-vent
comprendre
que lestrfangtes
semblables oubien (b2.4o’c), quittes
onttaht peines,
ne sont pas toutes les
Mathématiques,
ni même tapartie
laptus jmportante.
Dans la métho-de
d’approche
aussi : car si tesMathématiques
sontcoeJtrvcttàn
de elle: ont desérieuses attaches avec
le
etqu’il
foutmettre
envaleur plutôt qué "-les
nier. Dans les moyensenf(n :
si le film estplus
efficace quele
cours, Iomanipulation préférée cru
livre pour les
étvdiont%
etta
découverte à ladéduction,
il fauttenif
comptedons rensei-
gnement de ces aspects
d’efficacité
et d’attrait.,
Lu
sujets
Voici à
titre’ d’indication
et sons ordre, pour unediscussion ultérieur.
uneliste sommaire des
suiets qui o6t
étéévoqués,
Oucolloque
commepossibies
ou souhoi-22
3
l’algèbre
deBoole,
lesproblèmes
de mise en ordre et de classification.- le calcul linéaire
- tes
ensembles,
les nombresréels,
!e calcul.intégrât.
lot ordres
(treillis), correspondances (graphes, rotations),
foncti,ons.ta mesure,
e calcul desprobabitités.
- les
équations
de récurrence.o les séries et les calculs
approchés.
.Déjà
lesproblèmes pédagogiques
sont nombreux. Mais commes les nécessitésde
l’emploi
du temps yobligent,
ou peut retenir en premierchoix
leschapitres.,Soulignis-,
dont la connaissance conditionne tout
progrés
ultérieur.Méthode
d’opproche
Ici encore le
colloque
se contente provisoirement d’indications sommaires.Dans
l’enseignement
des basesmathématiques
d’intérêtgénéral,
tout est a foire ; l’étu-diànt
ignore
cequ’est
unevariable,
unedémonstration,
et n’a pas l’hobitùde dusymbo- lysme. Or,
il estpossible
de trouver desreprésentations
concrètes de cesmanipulations
abstraites. Sans tomber dans les«mothématiques
sans pqine», on trouvera un cheminementpsychologique amenant
les étudionts à la réalité des abstractionsmathématiques.
Simultanément
et dans un horaireéquivalent 0
heure parsemaine),
il fautentamer la découverte de ta méthode statistique. ici on devm se faire résolument
concret :
aucun principe, aucune
démonstration,
nonqui
fosse croire à t étudiant que la science lui force la moin ; au contraire ont’amènera,
par desm*q-n’i pula t ions répéi4ee
etdiverses,
à sentir luinmême le besoin
d’un
schéma abstraitexpliquont l’expérience,
d’unporamètre
la mesurant, d’une loi1"érmu4ont
dans le cas leplus général.
Ce n’estqu’on
lîtoriceet*plus
tard quel’enseignement
proprement dit pourracommencer
la théoriestatistique n’est qu’un outil,
.quin’intéresse
donc que ceuxqui
en voient . °1
Les moyens
’
il
faut.
maintenant ouvrir ta discussion Iciplus libre
sur ce suîet. L’avis des participants aucolloque
est. dedistinguer
quatredomaines :
1tes
courset monuets,
les les exerçices, les instruments demanipulation
et lesDiverses indications et opi
nions sur ces quatre types de moyens
pédagogiques
sont do,nnés danstes
sui- vent. Il est souhaitablequ’elles.
suscitentcritiques*et.sù * ’ itjoes : olors.
teprojet for-
mé par le
colloque
d’unenseignement adapté
aux«litwairets
pourraprehdro
et taStatistique
s’avérer te puot souhaité entre desspéciotltés.
F.
La fre iI’Je
23
COLLOQUE
SUR L’ENSEIGNEMENT DESMATHEMATIQUES
ET DE LA
STATISTIQUE
POUR LES SCIENCES HUMAINES24 - 25 - 26 Ma i 1962
Liste des participants
Aix.en.Provence
Ci FLAMENT - Faculté des Lettres -
Statistique
etMathématiques
3èmeCycle Psychologie
L. FREY - .Faculté des Lettres -
Mathématiques
etStatistique Psychologie
etSociologie
P JULLIEN - Faculté des Sciences
(Marseille) - Mathématiques
pour le
personnel
enseignant des Facultés des Lettreset de Droit.
G. NOIZET - .Faculté des Lettres -
Méthodologie
Psychologie
etSociologie
Générale.Bordeaux
R. DAVAL - Faculté des Lettres -
Statistique Psychologie.
J. SAINGOLET - Faculté des Lettres -
Statistique, Probabilités,
Echelles.Psychologie
Sociale -Sociologie
Générale.Caen
Mme LEBOUTET - Faculté des Lettres -
Statistique Psychologie.
M. MIALARET - .Faculté des Lettres -
Statistique Psychologie
Genève ’
J. CARD.INET - Institut des Sciences de leducation -
Statistique.
24
Lille
Mlle MARQUET - .Faculté des Sciences - Probab.ilité et
Statistique
cours de
Statistique
en .Faculté des Lettres.Nancy
’
F. BRESSON - .Faculté des Lettres
Psychologie
Sociale.Poitiers
S. EHRLICH - Faculté des Lettres -
Statistique
,Psychologie Sociale, Psycho-Sociologie’.
M.
THIONET -.Faculté’des
Sciences -Mathématiques
etStatistique.
M. VERGER - Faculté des Lettres -
Statistique
etGraphiques
.Géographie.
Rennes
J.F. RICHARD - Faculté des Lettres -
Statistique Psycholog.ie
Générale.Paris
Mme ALLETON - Centre de
Linguistique
Chinoise - E~.P .H.E.Mlle BACHER - I.N.O.P. -
Statistique -
,Psycho-technicien.
M. BARBUT - G.M.S.S. - E.P.H.E.. -
Mathématiques
.Chercheurs en Sciences
Humaines, disciphnes
variéesM. BASSOUL - Centre d’Etudes
Sociologiques.
Mme DUVERGER - Centre de
Linguistique
Chinoise. E.P.H.E.M. EYTAN - G.M.S.S. - E.P.H.E.
A. FABRE - Centre de
Linguistique
Chinoise - E.P.H.E.M de FOUCHER - G.M.P.P.S. - E.P.H.E.
M. GILBERT - Président de t’Association des Professeurs de
Mathématiques
de
l’Enseignement
Public.M. GRANDID.IER - G.M.S.S. - E.P.H.E. et .Faculté de Droit -
Mathématiques.
’
1960-61 : Centre d’Etudes documentaires pour
l’archéologie
C.N.R.S.
Licence en Science
Economiques,
2ème année.25
M. GRISEZ - Faculté des Lettres
Statistique
Institut de
Psycho! ogi e
G..Th. GUILBAUD - G.M.S,S.. E~P~H~E. et Faculté de Droit -
Mathématiques.
Chercheurs en Sciences
Humaines, disciplines
variées.M,P. GUIL
D. HERAULT ° Centre d’Etudes de
Linguistique quantitative. (Faculté
desSciences) Mathématiques.
’
Linguistes.
J.P. HORNECKER - C.E.T.A.-
Mathématiques Linguistes,
B. JAULIN - Centre d’Etudes de
Sémiologie . Mathématiques Sémiologues.
R. LAMBERT - Faculté des Lettres -
Statistique,
Psychologie
Générale -Psychologie
SocialeInstitut de
Psychologie y Statistique,
lère année.
F. LATREILLE m G.M.S~S. E.P.H.E. =
Mathématiques
Chercheurs en Sciences
Humaines, discipliines
variées.J. LEPLAT - Institut de
Psychologie
‘Statistique
2ème et 3ème année.
B. MATALON - S.E.M.A.
Psychologie
R. MARZOCCHI m E.P.H.E.
R. MOREAU - Centre de
Linguistique
quantitative aStatistique Linguistes.
G. MORLAT - LS.U.P. 1
(Faculté
desSciences) -
-=Statistique
Mme PETRUSZEWYCZ .- G~M~S.S. " E.P.H.E.
P. ROSENSTIEFIL -
Mathématiques.
M. ROSSI
A. RYGALOFF - Centre de
Linguistique
Chinoise - E.P.H.E.Mme
SABEAU.JCUANNET-Groupe d" Ethnologie
Mlle C.E.R.P.
Mme G.M.S.S. - E.P.H.E.
26
MATERNEL DE
DEMONSTRATION
POUR
L’ENSEIGNEMENT DE LASTATISTIQUE
Mis au point il y a une dizaine
d’années,
à la demande de l’Institut de Statisti-que
de l’Université deParis,
ce matériel a étélargement
utilisé par le Centre de Formation auxapi?ltcatio1ls
Industriellesde
laStatistique,
pour donner à desIngënieurs
une,1«go
claire des phénomènes aléatoires auxquels
s’intéresse le Contrôle des fabrications."
En
fait,
Je matérielqui
est sommairement décrit ci-aprèsréalisa,
avec une bon-’ne
approximation, quelques
modèles aléatoiressimples,
d’uneportée
extrênaementgénévate
et i il peut être.
utilisé
avecprofit
dans toutenseignement
étémentaM de la»Mtietique.
1. Urne de
BERNOULLI
. ( .’
Une urne en
plexiglass,
de formespécialement
étudiée pour permettre un bras-sage facile
pendant
lestirages -
des lots de 1004perles
dont une proportiondonnée,
de 10 / à20~/ ,
de couleur différente des autres - unepalette
enpiexigiass, régtabte,
permettant d’extraire commodément
5,10,15,
20 ou 25perles
’
La f oi de
probabilité
du nombre deperles
d’unecouleur
donnée diffère très peud’une loi binomiale
~c’es~t
en fait une loihypergéométrique
avec leshypothèses
classi-ques).
On peut étudierexpérimentalement
lespropriétés
des ëchantillons binomiaux.On peut effectuer très
rapidement plusieurs
milliers detirages,
ce qui permet d’illustrerexpérimentalement
la convergence enprobabilité
de lafréquence
relative cumu-lée ainsi que des
propriétés remarquables
comme cellesqu’exprime
la loi arc sinus.2. Jeux de üés.
Deux jeux de 6
dés,
le premier normal(dés blancs)
le second(dés rouges)
dontles faces portent les pointes
3, 4, 5, 5, 6, 6, -
deux cornets de cuir - unplateau -
un cadreen
plexiglass,
avecgraduations,
curseurs,limites
de contrôle portant sur la sommedes
pointslorsqu’on
jette les désblancs :
ce cadrepermet d’afficher
commodément les résui-tats de 50
épreuves.
Ces dés perrnettent de visualiser la distribution de la somme des points avec 6 dés suivant
qu’il s’agit
de 6 dés normaux, ouqu’un
ouplusieurs
d’entre eux sont«’pfpés) (dés rouges).
:.
loto de LAPLACE-GAUSS
Trois lots de cent
jetons ( de
3couleurs différentes) marqués
denombres
distribués« normalement ?, avec pour le premier lot une moyenne nulle et un
écart-type
unité pour le second une moyenne
égale
à 2 et unécart-type unité,
pour le troisième une moyennenuli-e
et27
un
écart-type ego) a
.2 - un cadre avec curseurspermettt
ta iinoyen-ne ou
l’ét-endue Ions
de 5jetons
tirés de Funda:l_.
L’empioi
jetons est assez sombldble .à 4.A»mâWg«
Quatre
tots(de 4
couleursnium, dont les
tong.ue"’a
sont distribuées rdes -wricibles selonles’lots -’q’uotre
séries de jetaisd’alunlinitm,
fici lui d’ef- fectuer letirage
au rhasard desplaquettes -
un cadre l’em-p i la ge
de séries de .4ptaquettes,
et met en évidem talongueurs.
L’emptpi
de ces-assemblages
permet d’,illUltrer llu-distribution t’de
ta somme de4 variables de
LAPLACE - GAUSS.
On peut se procurer ce matériel l à la Maison DUFOUR 5 et 7 Te!:GOB-W-72
f ILMS D’ENSE!GMEMEWr Méthode
Stati.tlq.ual
Auteurs : G
1h
Guilbaud - R. DavalR’éali,sateur :
Pierre GuilboudLa loi
Exponetitiello,(,14té partie)
do la Kn
15 *1-,6 tm iift6f8 °
La Loi
ËKpônèfflÎtillê partie)
AP#Iitdit-on
d’un-onseffible a iin.
v~ tun
-14
tn~ couleurs sonoreet Distrlbútlftft
16 mqi côulëùt§ sonore
28
Le
Triangle
de Pasco"-, -. ;’ Kottond’arbM et de réseau ’ . °
lsmn 16 mm couleurs sonore _
Série K Initiation à ta
Mathématique»
.Le
fibrogramme
’, (analyse statistique ilémentaire)
Auteurs
R. Hénon G. Th.Gui lboud
Réalisa*ur : -. ,
,
18mn 16 mm couleurs s sonore
’
Ordre ou désordre .. .
14mn 16 mm sonore couleurs
Le prix du hasard . ,
,
15mn 16 mm sonore couleurs
(ta formul. entropique) Auteurs i Î R. Dawt G.Th Guilboud
Réal!isateur: P. Guithaud
S6rie « Cours Filmés »
Introduction au calcul motriciêl
, .G.Th.Guitbcud
55mn et btone sonore 16 mm
Jeux et sciences de l’homme R. Duval l (Pas«1 - Condorcet).
72 mn "r et blane sonow 16 mm
,
Uri « Fi lm..xp’iimnoe vx »
L’arbre
factoriel
""
’ ’
Rea!:Mteuf : R. Rossi 10mn 16mm couleurs sonore
’
Les nombres
triangulaires
Réalisateurs : P.. Guilboud - R. Rossi ,
5mn 16mrn couleurs sonore
Pour tous renseignements sur l’achat, Io location et le contenu des films précédents
e"tere$et’ a : ’ ’
’
’
Centre Condorcet
Services Techniques ’ .
17 rue Richer PAR 1 S 90 PRO 92-82 TAI 1 74-98