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Le gaz algérien comme solution à la dépendance de l Europe

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Academic year: 2022

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L UttE ContRE LA CRiMinALité oRgAniséE

Mise en échec de tentatives d’introduction de 7 quintaux

de kif traité par les

frontières avec le Maroc

P 16

Coronavirus en Algérie

585 nouveaux cas, 485 guérisons et 11 décès durant ces dernières 24 h

Cinq cent quatre-vingt-cinq (585) nouveaux cas confirmés de coronavirus (Covid-19), 485 guérisons et 11 décès ont été enregistrés ces dernières 24 heures en Algérie, a indiqué hier le ministère de la Santé dans un communiqué.

Ukraine/Russie

Le gaz algérien comme solution à la dépendance de l’Europe

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a conforté les pays de l’Europe centrale, en particulier l’Allemagne, dans l’idée d’atténuer

leur dépendance au gaz russe.

P 2

N° 4113 - Jeudi 10 février 2022 - Site web : www.lecitoyen.dz - E-mail : [email protected] - Prix : 10 DA

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A C T U A L I T E Jeudi 10 février 2022 B

oukhAlfA

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luStEr éNErgiE SolAirE

on a perdu beaucoup de temps, il faut lancer rapidement des actions

La sécurité énergétique nécessite aujourd’hui une exploitation maximale de toutes les ressources existantes à travers le pays, notamment les renouvelables.

D’

ailleurs le plan de crois- sance 2020/2024 inscrit les renouvelables comme un domaine à forte valeurs ajoutée. Cependant, la hausse du prix des hydrocarbures et du gaz naturel, enregistrée depuis quelques temps, «ne doit pas nous éloigné des objectifs tracés», indique Boukhalfa Yaïci. S’exprimant, à l’émis- sion L’invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, le président du Cluster énergie solaire dit que « cette embelli est très bonne pour l’Algérie, mais j’ai l’impression qu’elle est entraine de nous faire revi- vre les années passées ». L’invité es- time qu’on a perdu beaucoup de temps, puisque dans le plan d’action du gouvernement de 2020 a prévu la production de 15.000 MW électricité à l’horizon 2035 dont 4.000 MW d’ici à 2024 . « Normalement nous sommes sur une cadence de 2000 mégawats par an», fait-il savoir. La réalité est là, dit-il, aujourd’hui on est en 2022 et nous n’avons encore rien vu du dé- ploiement de ce plan d’action. « Nous sommes très déçus. Le programme qui

est l’un des projets phare du gouver- nement ne connaisse pas un début d’application », regrette-t-il.

Les opérateurs appellent à libérer le cahier des charges

du projet 1000 MW M. Boukhalfa Yaïci, affirme qu’à la fin du mois de décembre 2021 il ya eu un appel d’offre pour le projet de 1000 mégawats, mais malheureusement le cahier des charges n’ont pas été remis aux exploitant potentiels. « Les entre- prises ont payé les frais pour recevoir les cahiers de charge. Nous sommes au début du mois de février et toujours

pas de suite. On est vraiment surpris », ajoute-t-il, en souhaitant que ce cahier des charges puisse être libéré pour que les entreprises puissent commencer à travailleur. Reporté à plusieurs reprises en 2022, l’appel d’offre pour la réalisa- tion de ce projet a été lancé fin dé- cembre dernier par le ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables qui a chargé la société, nouvellement créée, Shaems, de trai- ter cet appel d’offres.

Les acteurs sont prêt à travailler seulement il faut de la visibilité Ce projet consiste en la constitution de

Sociétés de Projet (SPV) chargées de réaliser un projet de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 1.000 MW, réparties sur le territoire national, en lots de 50 à 300 MW cha- cune.

Selon lui, les acteurs sont prêt à travail- ler seulement il faut de la visibilité, en d’autres termes, lancer des actions concrètes sur le terrain. «Si la machine est mis en marche, ca va créer de la confiance chez les investisseur et les projets commenceront à être réaliser.

On va voir, donc, une création impor- tante d’entreprises et d’emplois», conclut l’invité. Wahiba/k

l

e ministre de l’Energie et des Mines Mohamed Arkab a reçu, hier Alger, l’ambassadrice de Turquie en Algérie Mahinur Ozde- mir Goktas, avec laquelle il a exa- miné les moyens de renforcement de la coopération énergétique, a in- diqué un communiqué du minis-

tère. Lors de cette rencontre, tenue en présence du PDG du groupe So- natrach, les deux parties ont abordé les relations bilatérales dans le do- maine de l’énergie et des mines et les opportunités d’investissements issues des travaux de la 11ème ses- sion de la commission mixte inter-

gouvernementale algéro-turque, tenus à Alger les 9 et 10 novembre 2021. Les projets en cours avec So- natrach ont été passés en revue ainsi que l’état des relations com- merciales du GNL et du GPL et les opportunités d’investissement et de partenariats futurs dans l’amont.

Les parties ont, également, abordé les relations de coopération et de partenariat dans le secteur des mines en Algérie notamment en matière d’exploration et la transfor- mation des minerais, ajoute le com- muniqué.

Wahiba /k

A lgériE -t urQuiE

La coopération énergétique évoquée à Alger

l

a production de tomate d’arrière saison, de plein champ, a enregistré cette saison dans la wilaya d’El-Oued quelque trois (3) millions de quintaux, a-t-on appris hier auprès de la Direction des services agricoles (DSA). Cette production est en hausse de plus de 11% par rapport à celle de l’an dernier qui n’avait pas excédé les 2,7 millions de quintaux, et ce grâce à l’orientation de nom- breux agriculteurs vers ce type de cultures, a af- firmé le DSA d’El-Oued, Ahmed Achour. Elle a été

réalisée sur une superficie de 4.000 hectares, elle même en hausse de 12,5% par comparaison à la superficie consacrée la saison dernière à la tomate d’arrière saison de plein champ, un légume très demandé en hiver du fait de sa rareté, a-t-il pré- cisé. Ce genre cultural est développé dans six com- munes de la wilaya d’El-Oued (Hassi-Khelifa, Debila, El-Magrane, Trifaoui, Reguiba et Taleb- Larbi) réputées pour la fertilité de leur sol, a ajouté M.Achour. La wilaya d’El-Oued est pionnière à tra-

vers le pays en matière de production de tomate d’arrière-saison de plein champ, qui est récoltée durant la période s’étalant entre décembre et fé- vrier et commercialisée à travers le territoire na- tional, a-t-il encore fait savoir. La wilaya renferme une surface agricole exploitée de 105.500 hec- tares, qui enregistre annuellement une extension de 1 à 5%, selon les données de la Direction des services agricoles.

Wahiba/k

E l -o uED

Production de quelque 3 millions qx de tomate d’arrière-saison

l

e conflit entre la Russie et l’Ukraine a conforté les pays de l’Europe centrale, en particulier l’Allemagne, dans l’idée d’atté- nuer leur dépendance au gaz russe.

Les récentes manoeuvres du président russe, Vladimir Poutine, aux frontières de l’Ukraine, ont ravivé l’inquiétude des dirigeants euro- péens. De par sa position géographique, l’Algé- rie apparaît comme une alternative à cette dépendance russe. Un gazoduc entre l’Espagne et l’Allemagne pour réduire la dépendance de l’Europe centrale vis-à-vis du gaz russe dans les années à venir, selon le journal espagnol La Vanguardia. Une nouvelle liaison transpyré- néenne pour acheminer du gaz algérien et du gaz liquéfié vers le centre de l’Europe qui per- mettrait de stocker et de traiter les huit usines

de regazéification situées en Espagne et au Por- tugal.

Ce projet a pour but de transformer la pénin- sule ibérique en plate-forme de distribution ca- pable de corriger la forte dépendance de l’Allemagne et de l’Europe centrale au gaz russe et de récupérer le projet Midcat, le corridor ga- zier méditerranéen, dans un nouveau contexte historique.

Ressusciter le projet MitCat Le projet consiste à alimenter l’Europe à travers un gazoduc, baptisé MidCat, partant d’Espagne jusqu’à l’Allemagne pour reduire la dépen- dance de l’Europe centrale au gaz russe. La re- lance d’une nouvelle liaison transfrontalière avec la France pour amener le gaz au cœur de

l’Europe est actuellement sur la table de travail de l’Otan, comme l’ont confirmé des sources gouvernementales espagnoles à La Vanguar- dia. L’Allemagne est très intéressée par le pro- jet, selon les mêmes sources. La forte dépendance de l’Allemagne au gaz russe (50 % de la consommation de la locomotive écono- mique européenne), apparaît désormais comme l’une des principales faiblesses géos- tratégiques de l’Union européenne dans le tour de force colossal avec la Russie sur le statut de l’Ukraine. Le Midcat, la connexion projetée de- puis la Catalogne, apporterait au moins 7 mil- liards de mètres cubes supplémentaires, selon le même média.

D’un coût estimé à 400 millions d’euros, le Mid- cat a été enterré il y a trois ans sur décision de

la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) et de la Commission de régulation de l’énergie, explique le journal es- pagnol. Les régulateurs espagnol et français ont estimé que cette installation ne serait pas rentable dans un contexte de remplacement rapide du gaz par des énergies renouvelables.

Le Midcat peut revenir. L’usine de regazéifica- tion du port de Barcelone, qui est la plus grande d’Europe, serait directement connectée à ce gazoduc, a indiqué le même média. L’Alle- magne regarde désormais le projet avec inté- rêt, car elle a besoin d’alternatives d’approvisionnement et parce qu’elle s’est éga- lement engagée dans la production d’hydro- gène vert en Afrique du Nord.

Lydia/k

u krAiNE /r uSSiE

Le gaz algérien comme solution à la dépendance de l’Europe

A liMENt DE BétAil

Augmentation de la ration d’orge subventionnée pour le mois de février

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ouziANE

Près de 70%

des financements seront alloués

à l’agriculture cette année

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rès de 70% des finance- ments seront alloués à l’agri- culture cette annéeLe conseiller du ministre délégué au- près du premier ministère chargé des Micro-entreprises, Mohamed Cherif Bouziane, a confirmé l’allo- cation d’environ 70% des investis- sements au secteur agricole cette année.

Le responsable a ajouté qu’au vu de la forte demande des jeunes et des micro-entreprises pour les projets du secteur agricole, qui sera le premier bailleur de fonds des industries agro-alimentaires et manufacturières, le ministère dé- légué a conclu plusieurs accords avec divers secteurs tels que l’in- dustrie et l’agriculture pour per- mettre aux jeunes de bénéficier de terres agricoles équipées dans le cadre d’un programme national.

M. Bouziane a révélé la muse en place d’un plan de travail pour ré- soudre tous les problèmes ren- contrés par les jeunes propriétaires de petites entre- prises, qu’ils soient liés à l’élevage de bétail, de volaille, à l’agricul- ture, ou encore les problèmes liés aux banques finançant leurs pro- jets. M. Bouziane a indiqué que 90 000 micro-entreprises ont payé leurs obligations bancaires, ajoutant que le ministère délégué continue d’encourager les jeunes désireux d’étendre leurs projets et de leur accorder divers privi- lèges, révélant qu’un pourcen- tage important de jeunes ont bénéficié du système d’accompa- gnement pour créer des activités.

Le même responsable a indiqué que l’objectif est de créer 150 000 emplois, soulignant la néces- sité de la numérisation du sec- teur à 100% au cours de l’année 2021 pour permettre aux jeunes de s’inscrire via la plateforme nu-

mérique. Lydia/k

l

e ministère de l’Agriculture et du Développement rural a annoncé hier dans un communiqué l’aug- mentation de la ration d’orge subven- tionnée pour le mois de février en cours, afin de permettre aux éleveurs d’ovins, de camelins et d’équins de disposer de quantités plus impor- tantes en aliment du bétail. Ainsi, la

ration d’orge octroyée au cheptel ovin qui est de 300 grammes passe à 1 kg/jour/brebis, alors que la ration journalière du cheptel camelin pas- sera de 2 kg/jour/chamelle à 4 kg, et celle du cheptel équin qui est actuel- lement 2 kg passera à 4 kg/jour/tête.

La distribution des quantités supplé- mentaires d’orge se fera sur la base

d’une liste des éleveurs, établie par les commissions locales selon les procé- dures en vigueur, souligne la même source. Cette liste sera transmise aux coopératives des céréales et des lé- gumes secs chargées de distribuer l’aliment du bétail subventionné par l’Etat aux éleveurs concernés qui peu- vent aussi bénéficier d’aliment à base

d’orge dans le cadre du partenariat de la triangulaire (Onab-Alviar-éleveurs), ajoute le ministère. La triangulaire est une convention signée entre l’Algé- rienne des viandes rouges (Alviar), l’Office national de l’aliment de bétail (Onab) et la Fédération nationale des éleveurs, qui permet aux éleveurs d’écouler leur production via les com-

plexes d’abattage, de bénéficier d’un aliment subventionné et d’un accom- pagnement sanitaire de leur cheptel.Pour rappel, vu la hausse des cours d’orge sur le marché internatio- nal (4.000 DZD/q), l’Etat a augmenté récemment le prix administré de cette céréale à 2.000 DZD/q contre 1500

DZD/q. Wahiba/k

A

griculturESAhAriENNE

Des terres et aides à l’investissement dans le sud

Q

uelque 1600 hectares de terres agricoles sont mobilisés au Sud pour recevoir de potentiels investisseurs qui souhaiteraient s’y investir et pour lesquels des facilités seront accordées contre l’élaboration d’un cahier de charges rigoureux tenant compte de toutes les spécificités d’une agriculture saharienne. L’intégration de l’in- novation est nécessaire, explique Abderrahmane Chebli, chercheur à l’Institut national d’Agronomie au micro de Ha- nane Saissi de la chaine 3 de la Radio Algérienne, telles la mécanisation, l’utilisation d’intrants biologique, l’utilisation rationnée de l’eau pour l’irrigation optimisée, intelligence artificielle. Il faut que la logistique suive pour booster l’agri- culture saharienne, insiste de son coté Toufik Hakiel, président du cluster algérien des fruits et légumes à l’export. « Au bout de deux ans, toutefois, la terre est retiré à l’agriculteur qui n’a pas travaillé », fait-il savoir. Lydia/k

(3)

3

A C T U A L I T é Jeudi 10 février 2022

Le ministre libanais de la Culture salue l’attitude

«proactive» de l’Algérie face à la tentative d’infiltration de l’UA par l’entité sioniste

Le ministre libanais de la Culture, Mohamed Wissam Mortada, a salué l’»attitude proactive» de l’Algérie qui a contrecarré la tentative d’infiltration de l’UA par l’entité sioniste qui y cherchait un statut d’observateur,

soulignant qu’il «est tout à fait naturel pour le pays du million et demi de chahids d’œuvrer,sans relâche, à mettre la scène africaine à l’abri du plus dangereux type de colonisation de tous les temps».

« N

ous comptons sur

l’Algérie, sous sa direction clair- voyante et forte de son peuple généreux et dé- voué au service des causes arabes, pour redresser les choses sur les voies arabe et africaine, voire bien au-delà face à l’ennemi israélien», a indiqué le ministre li- banais dans une déclaration à la presse rapportée par l’Agence na- tionale libanaise d’information (NNA). »Rompue à l’art de la résis- tance et de la lutte contre la colo- nisation à laquelle elle a payé un lourd tribut, l’Algérie travaille sans relâche pour écarter de la scène africaine le type de colonisation le plus dangereux de tous les temps.

Une position qui revêt, de par son timing, une immense valeur natio- naliste, humaine et juridique, au regard de la bienveillance arabe et de la protection internationale dont est entouré cet ennemi colo- nisateur», soutient le même res- ponsable libanais.Selon le ministre libanais de la Culture,

«L’histoire retiendra à l’Algérie, à ses dirigeants et à son peuple, son

fort attachement à son histoire et celle de sa Nation. L’Algérie sera un pays pivot en la matière, au ni- veau de l’UA et des pays arabes, en dépit de la difficulté de la tâche en cette conjoncture complexe marquée par l’absence de pays

arabes et musulmans in- fluents».»Nul doute que le peuple palestinien, qui a tant souffert des affres de l’intimidation, du terro- risme et du blocus imposé par cet ennemi qui veut être blanchi par plusieurs pays arabes et musul-

mans, sera très réactif et recon- naissant à l’Algérie pour sa dé- marche courageuse, une position que nous percevoir chez les autres pays face à l’entité sioniste», a-t-il poursuivi.L’UA avait pris, di- manche dernier, une décision, adoptée à l’unanimité par le Som- met des Chefs d’Etat et de Gou- vernement de l’UA, relative à la suspension de la décision prise par le président de l’UA, Moussa Faki, le 22 juillet dernier, portant octroi de statut d’observateur au sein l’UA à l’entité sioniste.Il a été également convenu de créer un Comité de sept Chefs d’Etat afri- cains pour formuler une recom- mandation au sommet de l’UA qui demeure saisi de la question.

l

e président de la République, Abdel- madjid Tebboune a reçu, hier, les let- tres de créance de trois nouveaux ambassadeurs en Algérie, a indiqué un communiqué de la Présidence de la Répu- blique. «Il s’agit de l’ambassadeur de la Répu-

blique de Djibouti, Aïd Mesaad Yahia avec ré- sidence à Paris, de l’ambassadeur du Canada, Michael Ryan Kalan et de l’ambassadrice des Etats-Unis, Mme Elizabeth Moore Aubin», précise le communiqué. La cérémonie s’est déroulée, «en présence du ministre des Af-

faires étrangères et de la Cmmunauté natio- nale à l’étranger, Ramtane Lamamra et du di- recteur de Cabinet à la présidence de la République, Abdelaziz Khellaf», indique la même source.

Wahiba /k

Le Président tebboune reçoit les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs en Algérie

l

e ministère de l’Industrie phar- maceutique a annoncé hier l’ouverture de rendez-vous sup- plémentaires du 13 au 28 février courant au profit des établissements pharmaceutiques de fabrication pour le dépôt de dossiers de mise en conformité d’agréments.Il est porté à la connaissance des établisse-

ments pharmaceutiques de fabrica- tion autorisés par les services du mi- nistère de la Santé n’ayant toujours pas déposé leurs dossiers de de- mande de mise en conformité d’agréments que des rendez-vous supplémentaires de dépôt de dos- siers leurs sont ouverts à partir du 13 février 2022 et s’étaleront jusqu’au

28 février 2022» , a précisé dans une note le ministère de l’Industrie phar- maceutique. Cette mise en confor- mité vient en application des dispositions du décret exécutif N 21 -82 du 11 Rajab 1442 correspondant au 23 février 2021 relatif aux établis- sements pharmaceutiques de fabri- cation et les conditions de leur

agrément et de l’arrêté du 11 Dhou El Kaada 1442 correspondant au 22 juin 2021 fixant les modalités de trai- tement du dossier ainsi que de la liste des modifications à caractère substantiel, a-t-on souligné dans la même note. A cet effet, les direc- teurs techniques des établissements pharmaceutiques de fabrication

sont tenus de prendre rendez-vous au plus tôt possible sur le lien www.miph.gov.dz/mipform/ . Le mi- nistère de l’Industrie pharmaceu- tique a précisé, dans sa note, qu’au-delà de la date du 28 février prochain aucun agrément autre que celui délivré par ses services compé- tents ne sera valable. Lydia/k

l

a Chambre pénale près la Cour de justice de Boumerdes a re- porté, hier , au 2 mars 2022 le procès en appel de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, de son fils et d’anciens walis ainsi que d’ex- cadres de la wilaya de Tipasa, pour- suivis pour plusieurs chefs d’accusation dont «détournement de fonciers agricoles» et «abus de fonc- tions».Le report du procès dans cette

affaire, rouverte après un pourvoi en cassation interjeté auprès de la Cour suprême, en raison de l’absence de l’accusé principal dans cette affaire, en l’occurrence Abdelghani Hamel.

Le procès en appel a été inscrit au rôle une première fois le 22 septem- bre dernier avant d’être reporté suc- cessivement au 27 octobre dernier, 24 novembre, 15 décembre et au 19 janvier pour être de nouveau reporté au 2 mars 2022. Le tribunal de pre-

mière instance de Boumerdes avait rendu le 4 juin 2020 son verdict dans cette affaire, en condamnant l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel et l’ancien wali de Tipasa Moussa Ghelai à douze ans (12 ans) de prison ferme.

Il a également confirmé la peine de 10 ans de prison ferme contre cha- cun des ex-walis de Tipasa, Kadi Ab- delkader et Layadi Mustapha, ainsi que la peine de trois (3) ans de prison ferme contre Chafik Hamel (fils de

l’ancien DGSN) et Salim Djai Djai, ex- chef de la sûreté de wilaya de Tipasa.

La même juridiction a condamné, dans la même affaire, à 4 ans de pri- son avec sursis l’ancien ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, et à 5 ans de prison ferme l’ancien direc- teur des domaines de Tipasa, Ali Bouamrane. Une peine de deux (2) ans de prison ferme a été prononcée contre l’ancien directeur de l’Indus- trie et des mines de Tipasa, Haddou

Abderrezak, et l’ancien Conservateur foncier de Koléa, Mohamed Boua- mama, outre une année ferme contre l’investisseur privé Zerad Ab- delhakim. L’ancien Directeur général des Domaines, Kheznadji Djamel a été acquitté.Les accusés dans cette affaire sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment «dé- tournement de foncier agricole»,

«abus de fonctions», «trafic d’in-

fluence». Wahiba /k

c our DE B ouMErDES

Le procès de Abdelghani Hamel reporté au 2 mars 2022

E tABliSSEMENtS PhArMAcEutiQuES

RDV supplémentaires pour le dépôt de dossiers d’agréments

l’

unité de production de la laiterie Soum- mam sise a Béjaïa dispose d’une capacité de production de 300.000 litres/jour, a déclaré, à la télévision publique, le directeur de production, Athmane Boukhata. Le même res- ponsable a indiqué que « la distribution se faire

au niveau de toutes les wilayas grâce à notre distributeur agréé » précisant que l’unité dis- pose de « 2.000 salariés directs ». Par ailleurs, le directeur général de la Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN-Nord), Smain Abdelmalek, a déclaré, lundi dernier, qu’une

quantité de 4.000 tonnes de poudre de lait a été acheminée vers l’Algérie au cours de ces derniers jours. M. Abdelmalek a précisé que 160 conteneurs de poudre de lait ont été dé- chargés ces derniers jours dans les différents ports algériens, à savoir Alger, Oran, Annaba et

Oran. En 2018, la laiterie Soummam, un des plus grand producteurs des produits laitiers sur le plan national, compte investir pas moins de 2 milliards de dinars dans des fermes d’élevage de vaches laitières dans plusieurs wilayas du pays, selon son Directeur général. Lydia/k

B éJAïA

La laiterie soummam dispose d’une capacité de production de 300.000 litres/jour

Boughali reçoit le coordonnateur résident des nations

unies en Algérie

l

e président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali a reçu, hier au siège de l’APN, l’ambas- sadeur et coordonnateur résident des Na- tions unies en Algérie, Alejandro Alvarez, indique un communiqué de la chambre basse du Parlement.Lors de cette audience, M. Boughali a évoqué «les fortes relations historiques liant l’Algérie à l’ONU», relevant que «l’Algérie était pionnière en matière de développement durable notamment en ce qui concerne la prise en charge de la femme en milieu rural et l’alphabétisa- tion», a précisé la même source.Après avoir passé en revue «les résultats des ré- formes politiques promises par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune», M. Boughali s’est félicité «des acquis du dernier programme de l’ONU, notamment en matière de promotion du développe- ment socioéconomique en Algérie».Souli- gnant la nécessité de «trouver de nouveaux mécanismes pour développer de nouvelles opportunités de coordination commune et de coopération permanente entre les deux parties», le président de l’APN a formé «le voeu de voir ce pro-

gramme remporter davantage

d’acquis».Dans ce cadre, M. Boughali s’est dit disposé à «renforcer ce partenariat dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), à promouvoir l’action par- lementaire et à relancer la diplomatie par- lementaire ainsi qu’à accompagner le programme de l’ONU de lutte contre la mi- gration clandestine, l’extrémisme et le ter- rorisme».Pour sa part, le coordonnateur résident des Nations unies en Algérie a évo- qué le développement de la coopération avec l’Algérie, exprimant «son engagement et sa disponibilité à mobiliser les diffé- rentes agences de l’ONU pour accompa- gner l’Algérie dans ses efforts pour soutenir le développement socioéconomique, at- teindre les ODD et hisser le niveau du par- tenariat notamment en ce qui concerne la promotion de l’action parlementaire», conclut le communiqué.

APN

séance plénière aujourd’hui consacrée aux questions orales

l’

Assemblée populaire nationale (APN) tiendra, aujourd’hui, une séance plénière consacrée aux questions orales destinées aux ministres de cinq secteurs, indique, hier, un communiqué de cette instance. Ces questions concernent les secteurs de l’Energie et des Mines, de l’Industrie, des Transports, des Res- sources en eau et de la Sécurité hydrique, ainsi que de la Santé, précise le communiqué.

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4

A C T U A L I T é Jeudi 10 février 2022

A

lgEr

Réouverture des espaces de loisirs et de divertissement

Les espaces de loisirs et de divertissement de la wilaya d’Alger fermés en raison de la propagation de la pandémie Covid-19, ont repris leurs activités mercredi, a rapporté l’agence officielle cirant

des responsables de ces établissements.

l

e directeur général de l’of- fice des parcs des sports et des loisirs d’Alger (OPLA), Mohamed Abdellaoui, a af- firmé que la Promenade des « Sa- blettes » et la forêt du 5 juillet (Ben Aknoun) avaient repris leurs activités mercredi matin après une fermeture de plus de 18 jours en raison de la hausse des cas de contamination à la Covid-19.

Le même responsable a expliqué que cette fermeture provisoire, décidée par les services de la wi- laya d’Alger, était une décision «

sage », d’autant qu’elle coïncidait avec la suspension des cours dans les établissements scolaires des trois cycles d’enseignement. En ce qui concerne la Promenade des « Sabelettes », qui connait une grande affluence des visiteurs, ac- cueillant parfois entre 20.000 et 30.000 par jour, et plus de 2.500 véhicules, des mesures préven- tives « strictes » ont été prises pour assurer la sécurité des ci- toyens en imposant le respect des gestes barrières notamment le port du masque et distanciation et

l’interdiction des rassemblements.

Exceptionnellement, le Jardin d’es- sais d’El Hamma avait été rouvert dimanche dernier, a indiqué son directeur général, Abdelkrim Bou- lahia, qui précise que cet espace a connu après la reprise de son acti- vité, une grande affluence soit plus de 1000 visiteurs par jour.

Selon le même responsable, cette mesure exceptionnelle s’explique par le fait que le jardin, en plus d’être un espace de loisirs et de di- vertissement, accueille des élèves et des enseignants pour des for-

mations en environnement et jar- dinage, ainsi que les clubs y acti- vant.

Pour rappel, les services de la wi- laya d’Alger avaient décidé le 20 janvier dernier la fermeture pré- ventive des espaces de divertisse- ment, de loisirs et de repos dans la wilaya, avec obligation du port du masque à l’extérieur, et dans tous les établissements et structures publics ainsi que dans tous les es- paces commerciaux et moyens de transport.

Wahiba/k

l

es multiples campagnes de vaccination contre la Covid-19 menées dans la wilaya de Constantine se sont soldées parla vac- cination de 353.036 citoyens, a indiqué hier la direction locale de la santé, dans un bilan sur l’évolution de la situation épidémiologique dans la wilaya. Les efforts se poursuivent «sans re- lâche» pour informer, expliquer et sensibiliser les citoyens quant à l’importance de se faire ad- ministrer une dose de vaccin pour se prémunir contre le coronavirus, ont précisé , les services de la direction de la santé, affirmant que leur objectif est de «vacciner le maximum de la po- pulation ciblée notamment les personnes âgées et vulnérables et œuvrer à protéger la société contre cette dangereuse pandémie».La même

source a relevé que la campagne nationale de lutte contre l’épidémie de la Covid-19, lancée récemment en coordination avec l’Observatoire national de la société civile est en mesure de contribuer à mieux sensibiliser les citoyens.

Les services de la santé ont mobilisé d’impor- tants moyens matériels et déployés des équipes mobiles pour mener les campagnes de vaccina- tion au profit des habitants des zones d’ombre, des régions les plus reculées et des zones ur- baines, associant à la mission, artistes et asso- ciations sportives de la ville de Constantine pour mieux véhiculer le message, a-t-on encore détaillé de même source. La direction de la santé affirme également que des quantités «im- portantes et suffisantes» de doses de vaccin

anti-Covid-19 sont disponibles à travers les in- frastructures sanitaires mobilisées pour la vac- cination.Selon le bilan relatif à l’évolution de la situation épidémiologique de la direction locale de la santé, 13.799 cas de Covid-19 confirmés ont été recensés à Constantine depuis la décla- ration de cette pandémie et 875 décès sont à déplorer. Actuellement, 129 lits sur les 236 ré- servés pour la prise en charge des cas de Covid- 19 au niveau du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Benbadis et les établissements hospita- liers de référence, dans les communes de Di- douche Mourad, El Khroub et l’hôpital El Bir au chef-lieu de wilaya, sont occupés par des cas de Covid-19 nécessitant hospitalisation.

Wahiba /k

c oNStANtiNE /c oviD -19

Plus de 350 000 citoyens de la population ciblée vaccinés

l

es besoins du marché de la wilaya de Tin- douf en lait pasteurisé subventionné sont couverts à près de 50% grâce à la produc- tion des deux laiteries opérationnelles dans la région, ont indiqué hier les responsables de la direction locale du commerce et de la promo- tion des exportations (DCPE). Bien que la distri- bution de ce produit de base ait connu dernièrement une certaine perturbation, les lai- teries œuvrent à atteindre l’autosuffisance en la matière, à travers un programme établi en coor- dination avec la direction du secteur pour assu-

rer un approvisionnement quotidien en sachets de lait pasteurisé, a indiqué le directeur par in- térim du secteur, Abdelhafid Boudouaya. Le même responsable a estimé que le soutien de l’Etat à ce produit alimentaire de première né- cessité et l’approvisionnement continu des deux unités de production en poudre de lait, en aug- mentant leur quota, a permis aux commerçants de tenir leurs engagements de respecter le prix réglementé fixé à 25 DA le sachet. Ceci, en plus des actions de lutte contre la spéculation pour assurer un approvisionnement régulier de la po-

pulation en lait qui faisait défaut auparavant dans cette wilaya frontalière. Pour M. Bou- douaya, les efforts fournis par les laiteries lo- cales ont donné lieu à une disponibilité du produit au niveau des points de vente (locaux commerciaux), à la satisfaction des consomma- teurs, en plus des actions de contrôle menées par les services du commerce. Par souci de sa- tisfaire la demande locale en lait pasteurisé, très sollicité en saison hivernale, le même responsa- ble a affirmé que les producteurs se sont enga- gés à assurer la disponibilité du produit, même

au niveau de la commune d’Oum-Laâssel (170 km Nord de Tindouf). Ces efforts sont égale- ment confortés par une quantité quotidienne de près de 1.000 litres de lait de chamelle, col- lectés et produits par une laiterie spécialisée, entrée en exploitation en 2017 à Tindouf. Cette production, contribuant largement à la couver- ture partielle des besoins de la population, fait l’objet d’un contrôle rigoureux, depuis la récep- tion du produit, les analyses bactériologiques, avant son conditionnement et mise sur le mar- ché, selon la même source. Wahiba/k

l

a Directeur du Tourisme et de l’Artisanat (DTA) de la wilaya de Djanet, Alamine Hamadi, a fait savoir, hier, que 8.551 touristes, na- tionaux et étrangers, ont visité le Tas- sili N’ajjer, (extrême Sud-est du pays), depuis l’ouverture en octobre dernier de la saison du tourisme saharien.

Dans une déclaration à l’agence APS, M. Alamine Hamadi a précisé que la région a enregistré l’afflux de 660 touristes étrangers, de différentes na- tionalités, et 7.891 touristes natio-

naux. Le DTA a expliqué que ces flux de touristes traduisent une reprise de l’activité dans la région, surtout après la levée des mesures conservatoires décidées par les pouvoirs publics pour freiner la propagation de la Covid-19, ainsi que la reprise progres- sive des activités des agences de tou- risme et du transport aérien. Le secteur a arrêté, en coordination avec différents partenaires, un programme diversifié pour assurer la réussite de la saison touristique saharienne qui

s’étale d’octobre à avril, et ce à tra- vers l’organisation d’activités cultu- relles, à l’instar de la manifestation « Aknane Akallil » (patrimoine de mon pays). Cette manifestation, à laquelle ont pris part plusieurs instances et as- sociations culturelles de différentes régions du pays, vise la valorisation et la sauvegarde du riche patrimoine matériel et immatériel national, avec la participation de plusieurs instances et associations culturelles de diffé- rentes wilayas du pays.

Selon M. Hamadi, des circuits touris- tiques ont aussi été prévus au profit des visiteurs et des amoureux du tou- risme d’aventure, visant à faire connaître divers sites archéologiques, touristiques et naturels de la région, mais aussi le patrimoine culturel ma- tériel et immatériel du Tassili N’ajjer, à travers les activités folkloriques et les jeux traditionnels à l’exemple des courses de méharis et du ski sur sable.

Avec son patrimoine séculaire au-

thentique, la wilaya de Djanet est une destination touristique privilégiée dotée d’un parc national culturel du Tassili qui s’étend sur 138.000 km2, considéré comme un véritable musée à ciel ouvert renfermant une diversité d’atouts fabuleux, dont des gravures et peintures rupestres, des dunes de sable, des reliefs montagneux, des Gueltas et plans d’eau, des espaces verdoyants, et une richesse avifaune et faunistique rare.

Wahiba/k

t ouriSME à D JANEt

Le tassili n’ajjer a attiré plus de 8500 touristes depuis octobre 2021

t iNDouf

La demande locale satisfaite à 50% en lait subventionné

l

a vulgarisation du Cahier des clauses administratives géné- rales (CCAG) applicables aux marchés publics dans le secteur des Travaux publics, censé apporter une nouvelle approche dans la gestion des projets, a été au centre d’une journée d’étude organisée hier à Alger par la Caisse nationale du Lo- gement (CNL).Le secrétaire général du ministère de l’Habitat, de l’Urba- nisme et de la Ville, Mohamed El Habib Zahana, s’est félicité, à l’ouver- ture des travaux de cette journée

d’étude, de la publication du décret exécutif n 21-219 du 29 mai 2021 portant approbation du CCGA, préci- sant que ce texte réglementaire est venu couronner un travail ardu en- gagé par le ministère pour lequel ont été mobilisées toutes les ressources compétentes du secteur.Il a affirmé que, dorénavant, grâce au CCAG,

«les marchés publics doivent être exécutés comme un acte de manage- ment avec soucis d’efficacité et d’obligation de résultats».Pour sa part, l’expert consultant Raouf

Chami, qui a animé cette rencontre, a expliqué que le CCAG est «un do- cument de référence qui permet une meilleure appropriation et manage- ment du projet pour mieux réaliser les projets et être plus près de la ges- tion des deniers publics et donner un sens à l’efficacité qu’on recherche», rappelant que ce texte règlementaire

«est venu libérer le secteur d’un ar- rêté interministériel qui date de 1964». Notant que ce document n’est pas exhaustif sur des spécifici- tés qui touchent à la gestion et aux

détails du projet lui même, M. Chami a insisté sur le fait que «c’est au mai- tre d’ouvrage, à l’architecte, au ges- tionnaire du projet et au manager d’avoir le génie et de prendre l’outil qu’il faut et de le mettre dans le contexte qu’il faut pour qu’il en as- sure l’efficacité voulue».Le challenge c’est de former les intervenants sur la base d’une nouvelle approche de formation, qui a été initiée ici au ni- veau de la CNL, a-t-il dit.De son coté, le directeur général de la CNL, Ahmed Belayat, a déclaré que cette

journée d’étude rentre dans le cadre de la formation des intervenants dans le secteur de l’Habitat aux dis- positions du nouveau CCAG, qui de- vrait être appliqué dans tous les marchés publics passés dans le sec- teur.Interrogé en marge de cette ren- contre sur la transformation de la Caisse nationale du Logement en établissement financier, M. Belayat a noté que cette décision dépendait des Hautes autorités du pays, rassu- rant que son institution était prête à concrétiser cette réforme.

t rAvAux PuBlicS

Le cahier des clauses administratives générales objet d’une rencontre à Alger

E

tABliSSEMENtS PhArMAcEutiQuES

ouverture de RDV supplémentaires pour

le dépôt de dossiers de mise en conformité

d’agréments

l

e ministère de l’Industrie pharmaceu- tique a annoncé hier l’ouverture de ren- dez-vous supplémentaires du 13 au 28 février courant au profit des établissements pharmaceutiques de fabrication pour le dépôt de dossiers de mise en conformité d’agré- ments.Il est porté à la connaissance des éta- blissements pharmaceutiques de fabrication autorisés par les services du ministère de la Santé n’ayant toujours pas déposé leurs dos- siers de demande de mise en conformité d’agréments que des rendez-vous supplémen- taires de dépôt de dossiers leurs sont ouverts à partir du 13 février 2022 et s’étaleront jusqu’au 28 février 2022» , a précisé dans une note le ministère de l’Industrie pharmaceu- tique.Cette mise en conformité vient en appli- cation des dispositionsdu décret exécutif N 21 -82 du 11 Rajab 1442 correspondant au 23 fé- vrier 2021 relatif aux établissements pharma- ceutiques de fabrication et les conditions de leur agrément et de l’arrêté du 11 Dhou El Kaada 1442 correspondant au 22 juin 2021 fixant les modalités de traitement du dossier ainsi que de la liste des modifications à carac- tère substantiel, a-t-on souligné dans la même note.A cet effet, les directeurs techniques des établissements pharmaceutiques de fabrica- tion sont tenus de prendre rendez-vous au plus tôt possible sur le lien www.miph.gov.dz/mipform/ .Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a précisé, dans sa note, qu’au-delà de la date du 28 février pro- chain aucun agrément autre que celui délivré par ses services compétents ne sera valable.

(5)

Jeudi 10 février 2022

La 5

D’ après les enquêtes qui de- vraient être publiées ulté- rieurement -selon des informations publiées mardi par des médias-, le régime du Makhzen a eu recours au logiciel israélien Pegasus pour «surveiller» les militants sahraouis, les organisations des droits de l’Homme internationales, et les personnalités inter- nationales soutenant la lutte du peuple sahraoui pour l’indépendance et l’autodé- termination.Le Makhzen a également es- pionné des opposants et des militants, en particulier des révolutionnaires dans la ré- gion du Rif (nord du Maroc). Et les services de renseignement du Makhzen ont utilisé l’application «Pegasus» pour surveiller les défenseurs des droits de l’Homme en Es- pagne, en Europe et dans le continent afri- cain, étant des partisans de la cause du Sahara occidental.Ces activités d’espion- nage menées par le régime du Makhzen sont restées inconnues de l’opinion pu-

blique internationale jusqu’en 2021, date à laquelle certaines organisations de dé-

fense des droits humains, dont Amnesty International (AI), les ont dénoncées, a-t-

on précisé de même source.Cette organi- sation - qui a décrit l’entité sioniste dans son dernier rapport comme «un système de discrimination raciale» - a déclaré que les opérations d’espionnage avaient inclus des journalistes, des défenseurs des droits de l’Homme et 14 chefs d’Etat dans le monde.Amnesty International a présenté une liste de 50.000 numéros de téléphone supposés appartenir à des personnes choi- sies par les clients de l’entreprise - déte- nue par l’entité sioniste - pour les surveiller, au moins au cours des sept der- nières années.Il convient de noter que le Maroc a été parmi les premiers pays à ob- tenir le programme «Pegasus» pour l’es- pionnage et la surveillance, car cette technologie militaire avancée est utilisée pour surveiller les téléphones, afficher les messages, photos et contacts, activer les microphone et caméra à distance, et télé- charger les données personnelles des per- sonnes ciblées.

D urement impactés par la situation sanitaire liée au Covid-19, les pro- fessionnels des cafés et restaurants au Maroc ont crié leur désarroi et tiré la sonnette d’alarme quant à leur situation précaire, mettant en cause l’inertie du gouvernement et l’absence d’un dialogue social à même de mettre un terme à la crise dans le secteur.Les fermetures suc- cessives, couvre-feux et mesures barrières imposées au sein des espaces fermés ont lourdement impacté la trésorerie des cafés et restaurants durant ces deux ans de pandémie du Covid-19, ont rapporté des médias locaux. Dans ce contexte économique difficile,

l’Association des patrons de cafés

et restaurants est montée au créneau pour dénoncer le silence poignant du gou- vernement, qui n’a toujours pas ouvert de dialogue social avec cette catégorie de professionnels malgré une première esca- lade observée en mars 2021 par l’Associa- tion, qui avait appelé à la tenue d’une grève d’avertissement nationale en fer- mant les cafés, ajoutent les mêmes sources.Le Coordinateur national de l’As- sociation des patrons de cafés et restau- rants du Maroc, Ahmed Bouferkane dénonce «la non-interaction des conseils élus et des autorités de tutelle avec les deux circulaires du ministre de l’In- térieur, liées à larévi-

sion des

d é c i -

sions fiscales selon chaque région afin de faire face aux effets de la pandémie et sur l’ensemble du territoire national tout au long de la période de l’état d’urgence sa- nitaire (...)».Pour redresser le secteur, Ahmed Bouferkane estime qu’il faut qu’il y ait une compatibilité des lois, surtout celle liée à la fiscalité. «Nous exigeons une justice fiscale dans le secteur qui subit une pression fiscale importante s’élevant à 17 taxes environ. En plus de l’absence d’une loi d’organisation pour le secteur», a-t-il indiqué.La coordination de l’Association des patrons de cafés et restaurants a, en outre, pointé du doigt les cotisations so- ciales en ces temps de crise sanitaire, re- levant que les cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) doi- vent être revues, «vu que le secteur n’est pas capable aujourd’hui de payer une telle cotisation».»Aujourd’hui, nous payons

difficilement les salaires de nos employés, factures d’eau, électricité et autres charges annexes en plus des impôts et de la CNSS. Mais nous ne pouvons plus payer ces cotisations que nous estimons au- jourd’hui, en temps de crise, énormes», déplore Ahmed Bouferkane.La situation qui prévaut dans les restaurants n’est guère plus reluisante au Maroc. Contacté par les médias locaux, un patron d’un res- taurant huppé à Casablanca a décrit une

«situation catastrophique».»Vu que l’on n’a pas travaillé pendant une longue pé- riode, en plus des mesures restrictives, il était plus judicieux de diminuer certains impôts. On a des chiffres d’affaires qui ont baissé d’au moins 40 ou 50%, et pourtant, les impôts continuent de tomber. Malgré les réclamations soulevées depuis 4 ans pour la révision des impôts, rien n’a changé», a-t-il déploré.

Maroc : les professionnels des cafés et restaurants critiquent l’inertie du gouvernement

Pegasus: même le simple citoyen marocain a été espionné par le Makhzen

Des rapports et enquêtes toujours en cours sur l’utilisation par le régime du Makhzen marocain du programme d’espionnage sioniste «Pegasus» ont révélé que personne n’a été épargné par cette opération qui a même ciblé le simple citoyen marocain,

ainsi que des opposants, militants, fonctionnaires, personnalités publiques et artistes.

La turquie affirme avoir «neutralisé» cinq membres des YPg dans le nord de la syrie

l es forces de sécurité turques ont «neutralisé» au moins cinq mem- bres des Unités de protection du peuple kurde de Syrie (YPG) dans le nord de la Syrie, a déclaré le ministère de la Défense.Les forces turques ont répondu à un «tir de harcèlement» ouvert par les YPG dans le nord de la Syrie contre un poste frontalier de l’armée turque dans le sud-est de la ville de Mardin, a tweeté le ministère.Au moins quatre éléments des YPG ont été «neutralisés» à la suite de ce tir de riposte, a-t-on ajouté.Lors d’un autre incident, un membre des YPG a été «neu- tralisé» après que le groupe a tenté d’attaquer la zone de l’opération Printemps de la paix menée par la Turquie dans le nord de la Syrie, a indiqué le ministère.Les forces turques et les membres des YPG échan- gent souvent des tirs à la frontière syrienne, mais la tension s’est accrue dans la région depuis la mort de trois soldats turcs le 8 janvier, lorsqu’une bombe posée par les YPG a explosé à la frontière turque avec la Syrie.La semaine dernière, la Turquie a mené des frappes aériennes visant le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak et les YPG dans le nord de la Syrie.Ankara considère les YPG comme la branche syrienne du PKK, en rébellion contre le gouvernement turc depuis plus de trois décennies.

Espagne:

arrestation d’un fugitif marocain recherché par interpol pour trafic

international de drogue

l a police espagnole a arrêté, dans la ville d’Almeria, un fugitif marocain recherché par In-

terpol pour purger une peine de dix ans de prison pour notamment trafic international

de drogue, ont rapporté des médias locaux. «Il y avait des indications qu’un fugitif marocain

se trouvait dans la province» d’Almeria, a précisé un communiqué du Bureau central national d’In-

terpol-Espagne, relayé par le journal espagnol, El Faro Melilla.»L’homme de 34 ans était recherché

après avoir été condamné à dix ans de prison pour association de malfaiteurs, possession, transport,

exportation et revente de stupéfiants, détention de véhicules avec de fausses plaques d’immatricu-

lation, corruption et complicité», ajoute la même source.Les agents de police espagnols «ont localisé

le fugitif quelques jours après l’entrée en vigueur du mandat d’arrêt international d’Interpol, le 31

janvier dernier, et procédé à son arrestation».Entre 2016 et 2017, la police de la ville marocaine de

Nador avait enquêté sur l’implication du mis en cause dans une affaire d’association de malfaiteurs,

de trafic international de drogue, de vol de véhicules et de falsification de plaques d’immatricula-

tion, de corruption et de complicité. Le rôle joué par le fugitif était de conduire des bateaux pneu-

matiques chargés de drogue vers l’Europe. Le mis en cause a été remis au tribunal d’instruction

d’Almeria, qui a ordonné son incarcération.Le mois dernier, la police espagnole avait arrêté

un groupe de huit personnes, dirigé par un homme d’origine marocaine, qui faisait partie

d’une organisation internationale de trafic de drogue basée en Espagne.Cette organisation

était spécialisée dans la préparation du «karkoubi», un stupéfiant obtenu en mélan-

geant des psychotropes avec du haschisch, de l’alcool ou de la colle.

(6)

Annaba

L’innovation et le management de start-up, thèmes de formations au centre de recherche en environnement

6

r é g I o n s Jeudi 10 février 2022

université de Mostaganem

ouverture de plus de 160 places pédagogiques en doctorat

L’université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem a ouvert 160 places pédagogiques dans le 3e cycle de doctorat (formation en post-graduation) au titre de l’année universitaire 2021-2022, a

annoncé le recteur de cet établissement de l’enseignement supérieur Yakoubi Belabbes.

D ans une déclaration à l’APS M. Yakoubi a indi- qué que l’université de Mostaganem a été ha- bilitée, cette année, pour garan- tir une formation doctorale dans 11 domaines et 19 filières à tra- vers 161 postes pédagogiques répartis sur 50 spécialités.Ces places pédagogiques sont répar- ties sur les spécialités scienti- fiques telles que les mathématiques, l’informatique, la physique (16 places), le génie des méthodes, l’électronique, le génie civil et les travaux publics (33 places), les sciences de l’ali- mentation et de la mer (18 places), a ajouté la même source.La spécialité de l’activité physique, éducative, sportive et l’entrainement sportif s’est vue décerner 27 places, l’arabe et le français (21), les sciences juri- diques et commerciales (12 cha- cune), les arts visuels (9 places(, et les sciences politiques (3 places).Concernant les prépara- tifs des concours pour accéder à ces postes, le même responsable a précisé que l’université a ins- tallé la commission principale, les sous-commissions et les com- missions de formation dans les filières concernées par ces exa- mens.Un calendrier a été établi pour la tenue des concours et la

répartition des candidats atten- dus dans diverses disciplines, dont le nombre dépasse les 15.000, s’effectue sur sept dates pour assurer la bonne applica- tion du protocole sanitaire pré- ventif et l’organisation

rigoureuse des différentes étapes du processus permettant l’inscription à la formation dans ce cycle, a ajouté M.

Yakoubi.L’opération des candida- tures s’est achevée le 5 février avec le rejet de pas moins de 5%

des dossiers déposés par voie électronique.L’université pro- cède actuellement à un suivi pé- dagogique et administratif qui s’achèvera, en attendant l’étape des recours qui déterminera les listes définitives des candidats.

P lus de 330 postes d ‘emploi ont été créés en 2021 dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale d’appui et de dé- veloppement de l’entrepreneuriat (ANADE) dans la wilaya de Tissemsilt, a-t-on appris au- près de la direction locale de l’Emploi.La créa- tion de ces postes d’emploi a étérendue possible grâce au financement de l ‘ANADE de Tissemsilt de 118 micro-entreprises entrées en exploitation l’an dernier, touchant plusieurs domaines dont l’élevage animal en sus des pe-

tites entreprises spécialisées dans la construc- tion, l’artisanat et l’industrie de transforma- tion alimentaire.Le nombre de postes d’emploi créés dans le cadre du dispositif

«ANADE» a connu une hausse par rapport à l’année 2020, durant laquelle plus de 200 postes d’emploi ont été créés, selon la direc- tion de l ‘Emploi, soulignant que cette hausse est due à l’entrée de l ‘ensemble des projets d’investissement financés, l’année écoulée, en exploitation, contre seulement 80 projets en

2020.L’ANADE a contribué, l’année dernière, au financement de projets entrant dans le cadre de la nouvelle stratégie visant à encou- rager l’entrepreneuriat à l ‘effet d’accélérer le développement économique dans la région, dont des entreprises de travaux agricoles liés à la mécanisation.En outre, le dispositif

«ANADE» a financé , en 2021, la location de 30 locaux pour les métiers à caractère libéral et les activités liées à l’industrie, l’artisanat et les services.

tissemsilt

Création de plus de 330 postes d’emploi dans le cadre du dispositif «AnADE» en 2021

M’sila

La production de la laiterie de Boussaâda relancée

La production de la laiterie privée «biladi», spécialisée exclusivement dans la pro- duction du lait subven- tionné située dans la commune de Boussaâda (M’sila) vient d’être relan- cée après un arrêt de 13 mois suite à des problèmes de gestion, a-t-on appris, auprès des services de la wilaya.D’une capacité de production de 120.000 li- tres/jour, cette unité ne produit actuellement que 12.000 litres/jour, car la quantité de la poudre de lait n’est pas «suffisante», ont précisé les services de la wilaya, ajoutant que les autorités locales prendront attache «prochainement»

avec l’Office national inter- professionnel du lait et des produits laitiers «ONIL»

afin d’étudier les possibili- tés permettant d’augmen- ter la quantité de la poudre (matière première) desti- née à cette unité de pro- duction.La relance de la production de cette laiterie qui emploie plus de 100 travailleurs contribuera à augmenter la quantité pro- duite du lait pasteurisée subventionnée pour assu- rer l’approvisionnement des communes du sud de la wilaya de M’sila en ma- tière du lait, ont indiqué les services de la wilaya.Elle permettra également de créer de nouveaux emplois directs et indirects dans les activités de la commerciali- sation et le transport des produits laitiers, a-t-on en- core noté.La wilaya de M’sila dispose actuelle- ment de trois (3) laiteries, deux (2) sont localisées au chef-lieu de wilaya et la troisième à Boussaâda.Les trois unités offrent une quantité journalière du lait subventionne estimée à plus de 200.000 litres, a-t- on rappelé de même source.

l’ innovation, la création et la gestion d’entreprises socioéconomiques valo- risantes et de start-up consti- tuent le thème des stages de formation organisés au profit de chercheurs au Centre de re- cherche en environnement (CRE) d’Annaba, a-t-on appris de la directrice de cet établisse- ment.»Ces stages offrent une opportunité aux chercheurs de valoriser leurs compétences scientifiques, de consolider chez

eux l’esprit entrepreneurial et le sens du business leadership en les entrainant à valoriser les idées innovantes en projets de start-up qui apportent des solu- tions aux besoins du secteur économique», a indiqué à l’APS Bouslama Zihed.Un stage a eu lieu en début de la semaine en cours au CRE traitant de l’inno- vation autour des quatre axes, à savoir la conceptualisation des produits innovants susceptibles d’être valorisés, la transforma-

tion de ces concepts en projets de start-up, la présentation de ces projets sous une forme ren- table et le management d’un projet de start-up, a souligné la même source.Outre la forma- tion aux concepts généraux liés à l’innovation, les participants bénéficient, au cours de ce stage de deux semaines, de for- mations sur le marketing, le ma- nagement, la propriété intellectuelle et la communica- tion, a ajouté la même respon-

sable.L’encadrement de ce stage est assuré par l’Agence na- tionale de la valorisation des ré- sultats de la recherche et de développement technologique (ANVREDET), en coordination avec la Direction générale de la recherche scientifique et du dé- veloppement technologique (DGRSDT) et le CRE-Annaba.Ce stage sera suivi par l’organisa- tion d’un concours d’idées inno- vantes qui s’articule autour des jeux de simulation de création

et de gestion de start-up.Ce

concours qui se tiendra les 19 et

20 février courant au CRE-An-

naba est ouvert aux chercheurs

et étudiants en fin de formation

dans les universités et écoles

supérieures. Il traitera des axes

de la valorisation de la biodiver-

sité, l’économie verte, le chan-

gement climatique, la

valorisation des déchets, les

énergies renouvelables et l’in-

novation dans le domaine de

l’environnement.

(7)

Les gardes-frontières ukrainiens, en «première ligne»

en cas d’invasion russe 7

m o n d E Jeudi 10 février 2022

crise ukrainienne

France, Allemagne et Pologne unis pour éviter une guerre en Europe

«Eviter une guerre en Europe» : la France, l’Allemagne et la Pologne ont affiché leur objectif commun et leur unité après un marathon diplomatique d’Emmanuel Macron qui assure voir des «solutions concrètes» à la crise russo-occidentale liée à l’Ukraine.

l es trois pays sont «unis»

pour préserver la paix en Europe «par la diplomatie et par des messages clairs, ainsi que la volonté commune d’agir ensemble», a assuré le chancelier allemand Olaf Scholz qui recevait les présidents fran- çais et polonais, Emmanuel Ma- cron et Andrzej Duda.Ce dîner de travail à Berlin était la dernière étape de la tournée diploma- tique d’Emmanuel Macron qui a enchaîné un long face à face avec Vladimir Poutine lundi, puis avec Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, mardi, à la recherche d’une issue diplomatique dans un contexte de tensions d’un ni- veau rarement atteint depuis la fin de la Guerre froide.Andrzej Duda a dit croire possible «d’évi- ter la guerre», tandis que Emma- nuel Macron a plaidé en faveur

«d’un dialogue exigeant avec la Russie» car c’est «le seul chemin qui rendra possible la paix en Ukraine», lors de courtes décla- rations avant leur réunion.La pré- sence de dizaines de milliers de soldats russes à la frontière ukrainienne fait craindre aux Oc- cidentaux une invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a déjà annexé la Crimée en 2014 et sou- tient les séparatistes en guerre avec les forces ukrainiennes de- puis la même année, un conflit ayant fait plus de 13.000 morts et n’ayant jamais cessé malgré les accords de paix de Minsk.

«Solutions concrètes»

Devant la presse à Kiev, Emma- nuel Macron, dont le pays pré- side actuellement l’UE, a assuré avoir obtenu «un double engage-

ment» de l’Ukraine et de la Rus- sie à respecter ces accords, di- sant croire en «des solutions concrètes pratiques» pour abou- tir à une désescalade.»Il ne faut rien sous-estimer la tension que nous sommes en train de vivre (...) on ne peut pas régler cette crise en quelques heures de dis- cussions», a-t-il cependant averti.En attendant une éven- tuelle solution diplomatique, il a assuré avoir obtenu des pro- messes de Vladimir Poutine au cours de leur rencontre lundi soir : il «m’a dit qu’il ne serait pas à l’origine de l’escalade».Volody- myr Zelensky a de son côté an- noncé s’attendre à un prochain sommet avec les présidents russe et français et le chancelier allemand sur le processus de paix dans l’est de l’Ukraine, pré- cédé par une nouvelle réunion

entre conseillers ce jeudi à Ber- lin.»Tant qu’il y a des négocia- tions, tant que les uns et les autres sont prêts à s’asseoir à une table et parler, il y a un es- poir de ne pas aller vers une confrontation militaire», a souli- gné le chef de la diplomatie eu- ropéenne Josep Borrell devant la presse au terme d’une visite à Washington, estimant que la vi- site d’Emmanuel Macron à Mos- cou «représente un élément de détente»Le chef de l’Etat français est le premier dirigeant occiden- tal de premier plan à avoir ren- contré Vladimir Poutine depuis l’aggravation des tensions en dé- cembre. Olaf Scholz se rendra lui aussi à Kiev et à Moscou la se- maine prochaine.Après la ren- contre, l’homme fort de la Russie a estimé que «certaines des idées» de M. Macron pourraient

«jeter les bases d’avancées com- munes» et doit reparler avec lui après son déplacement en Ukraine.Une inconnue subsiste quant aux réelles intentions de M. Poutine qui n’a dit mot lundi des troupes russes présentes aux frontières de l’Ukraine.Il a en re- vanche une fois encore vilipendé le refus occidental de lui céder sur la fin de la politique d’élargis- sement de l’Otan et le retrait de ses moyens militaires d’Europe de l’Est. La Russie a présenté ces exigences comme étant les

conditions d’une

désescalade.Mais, selon la prési- dence française, Vladimir Pou- tine a accepté de se pencher sur des propositions de M. Macron.Il s’agit d’un engagement à ne pas prendre de nouvelles initiatives militaires des deux côtés, de l’amorce d’un dialogue notam-

ment sur le dispositif militaire russe, des négociations de paix sur le conflit en Ukraine et du début d’un dialogue stratégique.

Lignes rouges

Lundi, Kiev avait insisté sur trois

«lignes rouges» : aucun compro- mis sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine, pas de négociations di- rectes avec les séparatistes et pas d’ingérence dans sa politique étrangère.Sur le plan militaire, la Russie s’engagerait aussi à retirer ses unités militaires du Belarus, une fois des manoeuvres termi- nées en février.»Personne n’a ja- mais dit que les forces russes allaient rester sur le territoire bé- larusse», a déclaré le porte-pa- role du Kremlin Dmitri Peskov.Plus au sud en revanche, six navires de guerre russes quit- tent la Méditerranée pour se rendre, dans le cadre d’exercices maritimes annoncés le mois der- nier, en mer Noire, une zone de tensions car bordant à la fois l’Ukraine, la Russie, la péninsule annexée de Crimée et plusieurs pays de l’Otan.L’Ukraine elle- même prévoit de vastes ma- noeuvres militaires sur son territoire du 10 au 20 février, re- courant aux drones de combat achetés à la Turquie ainsi qu’à des missiles antichars livrés par Washington et Londres, parallè- lement aux exercices russo-béla- russes.Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont par ailleurs envoyé des ren- forts militaires en Europe orien- tale. Un premier détachement d’une centaine de militaires américains est arrivé en Rouma- nie.

E mmitouflé dans un épais treillis, fusil en bandou- lière, un garde-frontière ukrainien surplombe un vallon enneigé traversé par une clô- ture surmontée de barbelés : pour les Ukrainiens, la frontière avec la Russie est synonyme de

menace.»Nous sommes

constamment en alerte», dit à l’AFP Mykola Féryne, officier du service des gardes-frontières dans la région. «En cas d’agres- sion de la Russie, nous serons les premiers concernés.»Il y a encore huit ans, avant l’an- nexion de la Crimée et le début du conflit avec des séparatistes prorusses dans le bassin houiller du Donbass, la ligne était à peine démarquée, souvent vir- tuelle dans cette région du nord-est où les liens transfron- taliers, familiaux comme écono- miques, étaient très forts.Mais à mesure que les tensions

russo-ukrainiennes et russo-oc- cidentales s’aggravaient, la for- tification de la frontière est devenue une priorité pour Kiev.La crise culmine cet hiver, les Occidentaux accusant Mos- cou d’avoir massé plus de 100.000 soldats à proximité du territoire ukrainien en vue d’une possible invasion.A l’oeil nu, on ne détecte cependant aucune présence côté russe dans les champs recouverts d’une épaisse couche de neige.

Tranchée

L’officier Mykola Férine montre une tour construite en haut d’une colline, équipée d’un sys- tème de vidéosurveillance, ayant une portée de dix kilomè- tres.Dans le cadre d’un pro- gramme de fortification des frontières lancé en 2015, outre la construction de la clôture, une tranchée a été creusée. Et

un petit bunker muni d’un poêle surplombe la zone.Le poste- frontière voisin de Goptivka, au- trefois principal point de passage routier vers la Russie, affiche un calme plat avec de rares véhicules émergeant du territoire russe.A seulement 40 kilomètres de là, Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine avec un million et demi d’habitants, a appris en huit ans à vivre avec le risque du déclenchement d’une guerre.En avril 2014, des manifestants prorusses avaient brièvement occupé l’administra- tion régionale. Certains crai- gnaient de voir la cité industrielle en grande partie russophone, à plus de 400 kilo- mètres de Kiev, basculer du côté des séparatistes parrainés par Moscou et qui contrôlent une partie de l’est de l’Ukraine.Proche du front, Khar- kiv a vu alors affluer des dépla-

cés traumatisés d’avoir tout perdu sous les bombardements, rendant très concret ce conflit qui a fait plus de 13.000 morts.Face à la récente aggrava- tion des tensions, certains se préparent à combattre. Pendant le week-end, une vingtaine de civils ont participé à une forma- tion paramilitaire organisée par un ancien combattant pour ap- prendre à manier une kalachni- kov ou un fusil à pompe.

«Se préparer au pire»

«Il peut être utile à tout mo- ment de savoir utiliser une arme, surtout à Kharkiv», ob- serve Dmytro Bolchoutkine, un informaticien de 38 ans, après avoir visé à balles réelles une cible en courant d’une position à l’autre.»Il faut espérer le meil- leur, mais se préparer au pire.»Le président Volodymyr Zelensky a émis lui-même ré-

cemment l’hypothèse que Khar- kiv soit «occupée» par la Rus- sie.En huit ans de guerre, «la vie a changé mais la peur et la pa- nique initiale ont disparu», tem- père Galyna Kuts, une politologue et élue locale pré- sente à une marche rassem- blant samedi à Kharkiv plusieurs milliers de personnes au nom de la défense de leur patrie.»Nous comprenons que nous sommes en première ligne et les gens comme moi ne vont pas partir mais organiser la défense», ajoute-t-elle.Selon elle, nombre d’habitants se sont préparés à réagir en cas de coupure d’eau, d’électricité ou de réseau mo- bile. Elle-même dit avoir suivi des cours de premiers se- cours.»Kharkiv se trouve à la frontière», explique-t-elle.

«Kharkiv est aujourd’hui le bou-

clier de l’Ukraine et de toute

l’Europe civilisée.»

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