Université Grenoble Alpes • Licence2, mat307 • Année 2017/2018
Examen du 12 janvier 2018, de 8h à 10h.
Calculatrices et résumé de cours manuscrit format A4 recto-verso autorisé. Autres documents et portables interdits.
Ce sujet comporte deux pages. Le barême est indicatif.
1 Aire (6 points)
Soit C l’arc de courbe paramétrée :
x(t) = 1 − cos(t ), y(t) = sin(t) − t, t ∈ [0,2π]
On veut déterminer l’aire A de la zone Z délimitée par l’axe Oy et C.
1. Calculer x
0et y
0, donner le double tableau de variations de x et y.
On peut observer une symétrie par rapport à la droite y = π correspondant à x(2π − t ) = 1 − cos(2π − t) = 1 − cos(t) = x(t) et y(2π − t) = −2π − y(t) permettant de restreindre à [0, π ], sur cet intervalle x
0= sin(t) ≥ 0 et y
0= cos(t) −1 ≤ 0
tabvar([1-cos(t),sin(t)-t],t,0,2*pi)
t 0 π 2 · π
x = (1 − cos (t)) 0 ↑ 2 ↓ 0
x
0= (sin (t)) 0 + 0 − 0 y = (sin (t) −t ) 0 ↓ −π ↓ −2 · π y
0= (cos(t) − 1) 0 − −2 − 0
x
0y
00− y
0x
000 concav −2 concav 0
2. Vérifier que 0 est un point singulier et déterminer la tangente en ce point. Y-a- t-il d’autres points singuliers sur C ?
On a bien x
0(0) = y
0(0) = 0. La tangente en ce point a pour vecteur directeur (x
00(0), y
00(0)) = (1, 0). y
0s’annule uniquement en 0 et 2π, donc il y a un deuxième point singulier en 2π , symétrique due celui en 0.
3. Tracer C et hachurer Z.
plotparam([1-cos(t),sin(t)-t],t,0,2*pi)
y x
0 0.5 1 1.5 2
−6
−5
−4
−3
−2
−1 0
4. En utilisant le théorème de Green-Riemann (ou de Stokes), exprimer l’aire A =
ZZ
Z
dx dy
à l’aide d’une intégrale curviligne sur C, puis calculer A.
Le bord de Z, parcouru dans le sens inverse du sens trigonométrique est composé de C et du segment [−2π i, 0], en appliquant Green-Riemann à la forme ω = xdy on a donc
A =
Z
∂Z
x dy
= −
ZC
x dy
=
Z 2π0
(1 − cos(t))
2dt
=
Z 2π0
1 − 2cos(t) + 1 +cos(2t)
2 dt
= 3π
2 Équation différentielle (7 points)
Soit a > 0 et ω > 0. On considère l’équation différentielle d’inconnue la fonction y(t) : ay
0+ y = cos(ω t)
1. Quel est le type de cette équation ? Équation différentielle linéaire à coefficients constants.
2. Donner la solution générale de l’équation ay
0+ y = 0.
y(t ) = Ce
−t/a3. Déterminer une solution particulière périodique y
pde l’équation ay
0+ y = e
iωt, l’écrire sous la forme y
p= Ae
i(ωt−φ)avec A > 0.
On pose y
p= Ke
iωt, on a alors :
(iaω K +K)e
iωt= e
iωt⇒ K = 1
1 + iaω = 1
√
1 +a
2ω
2e
iφavec φ l’argument de 1 + iaω et donc A = √
1 +a
2ω
2. On observe que φ ∈]0, π/2[
et est proche de 0 si a est petit (faible inertie) et proche de π/2 si a est grand.
4. Soit y
ple conjugué de y
p, déterminer sans faire de calcul ay
p0+y
pComme a est réel, on obtient le conjugué de ay
0p+ y
pdonc e
−iωt. En déduire une solution périodique de ay
0+ y = cos(ωt).
On applique le principe de superposition, une solution correspondant à cos(ωt) =
1
2