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Evo-dévo des plantes: évolution de la fleur

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Academic year: 2022

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(1)

Evo-dévo des plantes:

évolution de la fleur

Catherine Damerval

(2)

Evo-dévo : origine des innovations évolutives

• Le développement chez les plantes est « continu »

• Les méthodes :

l’analyse comparative dans un contexte phylogénétique pour interpréter l’origine des caractères observés sur les espèces actuelles, définir l’homologie des caractères

la génétique moléculaire du développement sur les

« espèces modèles »

• Evo-devo-eco: ajouter la dimension populationnelle et l’action

de l’environnement pour comprendre les processus évolutifs

(3)

Mayr (1963): « newly acquired structure or property that permits the performance of a new function, which in turn, will open a new adaptive zone »

Muller & Wagner (1991): « a structure that is neither homologous to any structure in the ancestral species nor serially homologous to any other part of the same structure »

Arthur (2000): innovation~apomorphie

West-Eberhard (2003): importance de la différentiation « qualitatively distinct developmental variant »

Pigliucci (2008): « new traits or behaviours, or novel combinations of previously existing traits, arising during the evolution of a lineage, and that perform a new function within the ecology of that lineage»

Innovation évolutive

(4)

Bowman et al 2007

(5)

Plan du cours

• Organisation de la fleur et diversité

• Génétique du développement chez Arabidopsis et Antirrhinum: le modèle ABC d’identité des organes floraux

• Conservation et variation du modèle à l’échelle des angiospermes

• Evolution multiple des pétales

• Evolution de la symétrie

(6)

La fleur

Pédondule Calice

(=sépales)

Réceptacle Corolle

(=pétales) Androcée (=étamines)

Gynécée (=carpelles)

Fleur = structure déterminée, associant des organes reproducteurs mâles (microsporanges=étamines) et femelles (megasporanges=carpelles) sur un axe court, entourés d’organes stériles (sépales et/ou

pétales=périanthe).

Périanthe

(7)

Coen 2001

Plan d’organisation général conservé

SEPALES / PETALES / ETAMINES / PISTIL

(8)

Photos Sophie Nadot

(9)

Variations de l’architecture florale

• Position des organes (spiralée ou cyclique, position infère ou supère du gynécée)

• Nombre (variable ou fixé)

• Forme

• Taille

• Couleur

• Soudure (intra-verticille ou inter-verticilles)

• Présence / absence de récompense (nectar, lipides, résines)

• Présence / absence d’organes

• Symétrie florale

Lien avec le mode de pollinisation

(10)

The Plant Archetype (1837). Illustration de la

métamorphose demandée par Goethe à PJ Turpin

Un peu d’histoire...

J.W. Goethe (1787)

« Alles ist Blatt »

1790 : ‘Metamorphosis of Plants’.

Concept d’homologie sérielle des organes au sein d’un individu

Les organes de la fleur sont des feuilles modifiées (métamorphose) et groupées ensemble.

C. F. Wolff (1759) : ‘Theoria

Generationis’ redécouvert par Goethe

La feuille est l’élément constitutif fondamental . Observations d’organes floraux transformés dans des fleurs «anormales » (S P, E P)

Cette théorie n’a pu être validée expérimentalement qu’à la fin des années 90 !

(11)

Bases génétiques du développement floral : Le modèle ABC chez Arabidopsis thaliana et

Antirrhinum majus

(12)

MONOCOTYLEDONES EUDICOTYLEDONES

ASTERIDEES (119-110 My) ROSIDEES (123-115 My)

EUDICOTYLEDONES CENTRALES (126-121 My)

Arabidopsis Arabidopsis

Antirrhinum Antirrhinum

Phylogénie simplifiée des angiospermes

MAGNOLIIDEES

APGIII-2009

Magallon et al 2015

(13)

Les mutants floraux homéotiques chez Arabidopsis

(A) Wild-type

sépales + pétales + étamines + carpelles (B) agamous

sépales + pétales + pétales + (sépales+pétales..) (C) apetala2

carpelles + étamines + étamines + carpelles (D) apetala3

sépales + sépales + carpelles + carpelles (E) pistillata

sépales + sépales + carpelles + carpelles

Bowman et al 1989, Krizek & Fletcher 2005

= 4S+4P+6P+S/P/intermédiaires

= 4carpelles+4E+6E+1C

= 4S+4S+6C+1C

= 4S+4S+2-3C

= 4S+4P+6E+1C

C

(14)

The war of the whorls Coen & Meyerowitz 1991

WT

Classe A

Classe B

Classe C

Mutants homéotiques

Antirrhinum Arabidopsis

ovulata ap2

deficiens (def), globosa (glo) ap3, pi

plena (ple) ag

(15)

Les 3 classes de mutants définissent 3 fonctions: le modèle ABC

Causier 2010

(16)

Valeur prédictive du modèle ABC les doubles mutants

A: ag ap3 B: ag pi C: ag ap2 D: ap2 pi E: ap2 ap3

Bowman et al. 1989

Bowman et al 1991

A: ap2 ap3 ag B: ap2 pi ag les triples mutants

(17)

L’expression ectopique des gènes B (C) ne suffit pas à transformer des feuilles en organes floraux

Krizek & Meyerowitz 1996

D: 35S::PI

E: 35S::PI p35S::AP3

Les fonctions B et C sont nécessaires mais pas suffisantes pour l’identité « florale »

Identification de protéines en interaction avec les ABC: la classe/fonction E

(18)

Expression ectopique de la fonction E avec des gènes ABC

Les gènes SEP sont nécessaires à la manifestation de l’identité florale

Pelaz et al 2001

Transformation de feuilles en « pétales »

(19)

Comment interagissent les protéines SEP et celles des fonctions ABC ?

Theissen & Saedler 2001

Les facteurs MADS sont capables de faire des homo/hétérodimères et sous cette forme, de se lier à une « boîte » CArG

Ces dimères ont la capacité d’interagir entre eux

Chaque organe serait défini par un quartet particulier, activant une cascade de cibles

spécifiques

Melzer et al 2009

Melzer & Theissen 2009

Quartet model Validation expé

(20)

Le modèle ABCE

Chanderbali et al 2010

(21)

Quels gènes derrière ces fonctions ? Tous codent pour des facteurs de transcription

Becker & Theissen 2003

Tous, sauf Apetala2 appartiennent à la famille des MADS-box

(22)

A

B C(D)

La duplication (AP3-PI)

précède la diversification des angiospermes

E

Les gènes de classe E (A ?) sont spécifiques des

Angiospermes

D’après Soltis et al 2006

Histoire évolutive simplifiée des gènes MIKCc: les gènes assurant les fonctions A, B, C, E appartiennent à des clades différents (A, B, C, E)

Seq. gymnosperme

(23)

Duplications à la base des core eudicots

(Kramer & Zimmer 2006)

B A

C E

(24)

Conservation et variation du modèle

à l’échelle des angiospermes

(25)

Homologie vs homoplasie

• Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1818)

“Deux structures sont homologues bien qu’ayant (éventuellement) un aspect différent, si elle conservent la même

organisation fondamentale (le même plan) et les mêmes connexions essentielles avec les organes avoisinants.”

Principe des connexions

“ Homologue: The same organ in different animals under every variety of form and function.

Analogue: A part or organ in one animal which has the same function as another part or organ in a different animal”

• Richard Owen (1843)

Homologie primaire (structurale, de position)

(26)

• Charles Darwin (1859, 1872)

“The natural system is founded on descent with modification; the characters which naturalists consider as showing true affinity between two or more species are those which have been inherited from a common parent”

Homologie secondaire (de filiation)

“Homology: That relation between parts which

results from their development from corresponding embryonic parts”

Descendance avec modification

Homoplasie = opposé de l’homologie

(27)

Plus de deux cycles de tépales Plus de deux cycles d’étamines Plusieurs carpelles non soudés Bisexuée ?

Périanthe différencié ?

Insertion spiralée ou cyclique ?

Les carpelles et étamines sont homologues à l’échelle des angiospermes Le cas du périanthe est complexe

Les différents organes floraux sont-ils homologues à l’échelle des angiospermes ?

Reconstruction de la fleur ancestrale (Endress & Doyle 2009)

(28)

Plus de deux cycles de tépales Plus de deux cycles d’étamines Plusieurs carpelles non soudés Bisexuée ?

Périanthe différencié ?

Insertion spiralée ou cyclique ?

Les carpelles et étamines sont homologues à l’échelle des angiospermes Le cas du périanthe est complexe

Les différents organes floraux sont-ils homologues à l’échelle des angiospermes ?

Reconstruction de la fleur ancestrale (Endress & Doyle 2009)

Qu’en est-il des mécanismes qui contrôlent l’identité de ces organes ?

(29)

La fonction A n’est pas conservée :

• Le mutant de classe A d’Antirrhinum (ovulata) est en réalité un mutant de sur-expression du gène de fonction C Plena

Aucun mutant récessif de classe A (perte de fonction) n’a été identifié

• Chez Arabidopsis, différents allèles d’ap2 ont des effets variables sur le verticille 4 (F, C)

deux homologues chez Antirrhinum, Lipless1 et 2

Keck et al. 2003 double mutant lip1 lip2

S et P modifiés

Pas d’extension de la fonction C

(30)

apetala1-1

Irish & Sussex 1990

S->’feuille’ axillant fleur secondaire, etc.

0 P; E, C

Huijser et al1992

remplacement des fleurs par des inflorescences fleurs anormales, mais présence de pétales

• Deuxième gène de ‘fonction A’ chez Arabidopsis, Apetala1 (Ap1):

squamosa

Chez Antirrhinum, Squamosa (Squa)

(31)

La fonction A et l’évolution de la régulation d’AP1 chez Arabidopsis

WGD à la base des Brassicaceae (40-50 Myrs):

 AP1 et CAL (CAULIFLOWER) chez Arabidopsis

AP1

CAL

Expression différenciée, sous-fonctionalisation

(32)

Comparaison des régions génomiques d’AP1 et CAL:

6 sites de liaison communs

Beaucoup plus de sites sur AP1 que sur CAL

Analyse fonctionnelle du promoteur (B-G, gène rapporteur GUS)

Boucle d’auto-régulation

(33)

Reconstruction de l’évolution des boîtes de liaison dans un cadre phylogénétique

+ 7, 0 perte + 2, -4

Ye et al. 2016

A. thaliana A. lyrata C. rubella T. parvula A. arabicum T. hassleryana C. papaya

(34)

Au sein des eudicots dérivés :

• La fonction A chez A. thaliana ne représente pas le cas général

• Les gènes de fonction A jouant un rôle dans l’identité Sépale ont aussi un rôle dans l’identité du méristème (floral vs inflorescence)

• Le rôle dans l’identité Pétale n’est pas général

• Le rôle « antagoniste-C » est assuré par des processus divers selon les espèces

(35)

Kim et al 2005 PI/GLO

AP3/DEF C: AG

B A

Chez les angiospermes basales: les patrons d’expression des gènes sont moins spécifiques que chez les core eudicots

État ancestral A

B/B C

(36)

Les fonctions B et C sont mieux « conservées » que la fonction A :

les gènes homologues d’AP3/PI sont exprimés dans les étamines et de manière variable dans le périanthe

les gènes homologues d’AG sont exprimés dans les carpelles/ovules et étamines Limite aux études faites en dehors des espèces modèles :

la plupart du temps, il s’agit de corrélations entre patrons d’expression et caractère pas/peu d’analyses fonctionnelles possibles (eg inactivation de gène, transformation)

Des homologues des classes B et C interviennent dans la différenciation des organes sexuels chez les gymnospermes

(37)

Theissen and Melzer 2007

modèle sliding border (shifting boundary)

van Tunen,1993 Bowman, 1997 Kramer et al. 2003

organes d’identité mal définie

modèle « fading borders » : état ancestral

(Buzgo et al. 2004)

Les variations du modèle ABC : une origine de la diversité florale

Agapanthe, Tulipe, Palmier à huile..

mais pas Lys ni Asparagus

(38)

Aller au-delà des gènes ABCE pour décrypter les réseaux de gènes impliquées dans l’identité des organes floraux

Chanderbali et al 2010

(39)

Les périanthes différenciés et l’origine des pétales

dans un périanthe différencié (bipartite=calice+corolle)

morphologie et fonction : « pétaloïde », présence de cellules coniques, attraction des pollinisateurs vs protection (sépales/calice) anatomie et développement : nb traces vasculaires, pause dans le développement

pièces stériles internes (corolle) entourant les étamines

Cooper et al 2013, Plant Ontology Consortium

Définition d’un « pétale »

non différencié (« tépale ») différencié

(sépales + pétales)

(40)

Le périanthe différencié a évolué

plusieurs fois indépendamment chez les angiospermes

=> les « pétales » ne sont pas

homologues dans les différents taxons Qu’en est-il de leur origine moléculaire ? Gènes candidats= fonction B

Au niveau évolutif, plusieurs origines indépendantes : les pétales sont des structures homoplasiques

Endress 2011

(41)

Rasmussen et al. 2009

Chez les Ranunculales

Cycle 1 Cycle 2

(42)

Les gènes de la fonction B chez les Ranunculales:

Trois clades de gènes AP3 Un clade de PI (duplication spécifiques d’espèces)

(43)

Expression spécifique dans les pétales (Rasmussen et al 2009)

L’inactivation d’AP3-3 chez l’ancolie transforme les pétales en sépales (Sharma et al. 2011)

L’inactivation d’AP3-3 chez la nigelle phénocopie un mutant spontané sans pétales (Gonçalves et al. 2013)

Dans plusieurs espèces ou les pétales sont « perdus », le gène AP3-3 est inactif (Zhang et al 2013)

Sous-fonctionalisation des paralogues AP3

Rasmussen et al. 2009

Le paralogue AP3-III joue un rôle dans l’identité « pétale »

chez les Ranunculaceae

AP3-I et –II plutôt dans les étamines et sépales

(44)

Ra: rachis Ge: glumes Le: lemma Pa: palea Lo: lodicules St: étamines

WT Mutant spw1-1

Transformation homéotique des lodicules en

lemma/palea, des étamines en

carpelles

Mutant de fonction B Riz : le gène Superwoman-1 (AP3-like)

Riz: Nagasawa et al 2003; Maïs: Ambrose et al. 2000

Épillet=fleur modifiée lodicule: cycle 2, non pétaloïde, gonflement à l’anthèse

Chez les Poaceae: les lodicules sont-ils homologues de pétales ?

(45)

Les lodicules des graminées dérivées sont-ils homologues de pétales ?

Grasses

lodicules

Whipple et al 2007 Yoshida 2012

Développement précoce homologue

(46)

AP3-like PI-like

Streptochaeta

Elegia

Joinvillea

AP3

AP3

AP3a AP3b

PI2

PI Whipple et al 2007 Zea

Silky1

Ambrose et al 2000

(47)

Pour conclure sur les pétales et les gènes B

• Les gènes B semblent jouer un rôle dans la définition d’un champ morphogénétique « cycle 2 »

• On peut parler d’évolution parallèle des pétales par activation de ce(tte) fonction/programme ancestral(e) (« homologie profonde » ou process homology)

• Le caractère pétaloïde ou non, la forme, peuvent être associés aux réseaux recrutés en aval des gènes B

(48)

Evolution de la symétrie florale

EUDICOTS

MONOCOTS

CORE EUDICOTS

A l’échelle des angiospermes:

état ancestral = radiale/actinomorphie état dérivé = bilatérale/zygomorphie

Nombreuses évolutions indépendantes de la zygomorphie

APG 2009

(49)

Apparition de la s. bilatérale (zygomorphie) au cours de l’évolution

premiers fossiles angiospermes

La zygomorphie est probablement apparue

~60 MY après l’émergence des angiospermes

Maastrichtian Campanian

Santonian Coniacian Turonian Cennomanian

Albian Aptian Barremian Hauterivian Valanginian Berriasian

Jurassic Millions years

72

93 99

112

130 140 120 89 84

65 Paleocene Eocene 56

34

Oligocene

Paleogene

Crétacé

fossiles de fleur zygomorphe

fossile de fleur d’eudicot cyclique

* * * *

*

(50)

La symétrie bilatérale: un caractère adaptatif

Interaction spécifique avec les pollinisateurs:

approche unidirectionnelle plateforme d’aterrissage limitation des mouvements placement spécifique du pollen

La zygomorphie apparaît comme un caractère propre à améliorer la fécondation croisée

Fleurs zygomorphes : pollinisation biotique très souvent des abeilles/bourdons (nectar, pollen)

Innovation évolutive, associée à richesse spécifique e.g., Orchidacées (~27 000 sp)

Fabacées (~19 000 sp) Asteracées (~24 000 sp)

(51)

Mécanismes génétiques/moléculaires du contrôle de la symétrie chez Antirrhinum majus

WT Pétales

Dorsal Latéral Ventral Latéral Dorsal

ventral dorsal

(52)

Mutants semi-péloriques

Dorsal Latéral Ventral Latéral Dorsal

cycloidea

dichotoma

X 6

x

= Mutant pélorique

cycloidea-dichotoma

(53)

L’interaction de quatre facteurs de transcription détermine le patron bilatéral

DIV DIV

DIV DIV

RAD

CYC+DICH

DIV

Luo et al 1996, 1999 Galego & Almeida 2002 Corley et al. 2005

Raimundo etal 2013

CYCLOIDEA,

DICHOTOMA = TCP

RADIALIS,

DIVARICATA = MYB

gène majeur = CYCLOIDEA

(54)

Les gènes homologues de CYC : une histoire de duplications multiples

Citerne et al. 2013

Au moins une duplication chez les Monocots

Deux duplications chez les Core Eudicots

duplications chez différents ordres d’Eudicots basales

(55)

Hileman 2014

Association récurrente d’un patron

d’expression asymétrique d’homologues de CYC et de la symétrie bilatérale

Expression dorso-ventrale asymétrique de CYC2 chez les core Eudicots

Expression asymétrique d’homologues de CYC chez les Eudicots basales

Heliconia, Costus (Zingiberaceae)

Expression asymétrique d’homologues de CYC chez les Monocots

Oryza (Poaceae)

(56)

Les Magnoliids: la symétrie bilatérale (zygomorphie) chez les Aristolochiaceae

Horn et al. 2015 Saruma henryi, actinomorphe

Aristolochia arborea, zygomorphe

Expression homogène chez S. henryi Expression asymétrique (abaxiale), tardive chez A. arborea

Piperales

CYC1 CYC2

(57)

Les Eudicots basales : les Papaveraceae, Ranunculaceae et Proteaceae

Core Eudicots > 46 Monocots > 23

Proteales x16

Ranunculales x 3

Eudicots basales Sabiaceae x 1

(58)

ACTINOMORPHIE

ZYGOMORPHIE 1 éperon BISYMETRIE

2 éperons

Capnoides Lamprocapnos

Chez les Papaveraceae

Expression asymétrique, transversale, tardive

Damerval et al. 2007, 2013

Hybridation in situ, PapCYC2 Différents types de symétrie

et scenario évolutif:

Mise en place

tardive au cours du développement

(59)

AcCyL1a AcCyL1b AcCyL2a AcActin

1 2 3 DS LS VS St

Jabbour et al. 2014

Chez les Ranunculaceae

Le clade des espèces zygomorphes (Delphinieae) possède une duplication supplémentaire

Expression asymétrique, dorso-ventrale, tardive

(60)

G

Ve Ve

Do Do

Chez les Proteaceae

>15 transitions actinomorphie -> zygomorphie

Grevillea juniperina

ProtCYC1 ProtCYC2

Do Ve G

2 6

RelativeProtCYC expression

Expression asymétrique, dorso-ventrale, tardive

Citerne et al. 2015

Evolution récurrente de la zygomorphie

Gènes CYC:

duplication à la base des Proteaceae

=> deux paralogues

(61)

Les gènes CYC et la symétrie chez les Magnoliids et les eudicots basales:

 Duplications

 Expression asymétrique tardive relativement à la mise en place du phénotype (? Ranunculaceae) => pas de rôle initiateur

 L’asymétrie d’expression suit le plan de symétrie florale, transverse ou dorso-ventrale

Quel est le signal activateur, et agit-il directement sur les CYC ?

(62)

Réversions de la zygomorphie à l’actinomorphie

= transformations homéotiques

Dorsalisation (hétérotopie)

État ancestral

Ventralisation (expression transitoire)

Ventralisation (inactivation/perte)

CYC expression

s1 s2 s3

Gesneriaceae: Bournea Linaria

Plantago lanceolata

Malpighiaceae: Sphedamnocarpus) Cadia, Plantago major

sp. Malpighiaceae : Microsteria, Lasiocarpus et Psychopterys )

(63)

Les pétales et la symétrie bilatérale:

deux caractères homoplasiques à évolution parallèle au niveau moléculaire

Les pétales:

 Implication récurrente des gènes B, via une fonction ancestrale

« minimum » de définition d’un champ morphogénétique W2

 switch on/off, via l’activation de différents réseaux de gènes cibles en aval

La symétrie bilatérale:

 Implication récurrente des gènes TCP de type CYC : quelle est la fonction ancestrale de ces gènes ? Quel est leur rôle chez des espèces où

l’actinomorphie est ancestrale ?

 Le réseau en aval de CYC paraît conservé chez les Lamiales (autres Asterids ?)… différent chez les Rosids; inconnu chez les autres clades d’angiospermes

(64)

B+C Axe mâle

C B+C Axe bisexué Out of Male

L’expression des gènes de classe B agit comme « sélecteur » du sexe.

Axe femelle

C C

B+C Axe bisexué Out of Female

Expression ectopique de B Restriction

d’expression de B

Mécanismes proposés :

- modification des régulateurs trans de B

- modification des régions cis-régulatrices de B B C

éta carp

C B

microsporophylles

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