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M´ecanique quantique: qubit, n-qubit et la boite `a photons du LKB

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(1)

M ´ecanique quantique:

qubit, n-qubit et la boite `a photons du LKB

Pierre Rouchon

Centre Automatique et Syst `emes Mines ParisTech [email protected]

Novembre 2018

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 1 / 37

(2)

Quelques r ´ef ´erences

Le cours de M ´ecanique Quantique de C. Cohen-Tannoudji B. Diu et F. Lalo ¨e. Hermann, Paris, Volumes I& II, 1977.

Cours en ligne de Serge Haroche au Coll `ege de France :

http://www.college-de-france.fr/site/en-serge-haroche/_course.htm

Exploring the quantum : atoms, cavities and photons. S. Haroche and J-M Raimond. Oxford University Press (2006).

Cours de Peskill au Caltech intitul ´e Quantum computation :

www.theory.caltech.edu/people/preskill/ph229/#lecture

Quantum Computation and Quantum Information. M.A. Nielsen and I.Chuang, Cambridge Univ.Press. (2000)

Le site web d’une entreprise :

http://www.idquantique.com

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(3)

Plan

1 La boite `a photons du LKB Trois r `egles fondamentales

Physique simplifi ´ee et mod `ele de Markov

Convergence de la chaˆıne de Markov (compl ´ement)

2 Etats quantiques, op ´erateurs, mesures et produit tensoriel Bra, Ket, ´etats purs et ´etats mixtes

Op ´erateurs et ´equation diff ´erentielle de Schr ¨odinger Mesures et r ´eduction du paquet d’ondes

Syst `emes composites et produit tensoriel

3 Le qubit

Qubit : syst `eme `a deux niveaux Mesure projective d’un qubit

Compl ´ements : manipulation d’un qubit et oscillations de Rabi Compl ´ements : matrice densit ´e d’un qubit et sph `ere de Bloch

4 n-qubit : prototype de syst `eme composite Produit tensoriel

Mesure sur un 2-qubit 5 Oscillateur harmonique

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(4)

Trois r `egles fondamentales

1

1 Schr ¨odinger: fonction d’onde|ψi ∈ H(entr ´eeu) d

dt |ψi=−i

~H|ψi, H=H0+uH1,

2 Origine de la dissipation : reduction du paquet d’ondes induit par la mesure de l’observableOde d ´ecomposition spectraleP

µλµPµ: r ´esultat de la mesureµavec proba..Pµ=hψ|Pµ|ψid ´ependant de

|ψijuste avant la mesure

action en retour de la mesure siµ=y (sortiey) :

|ψi 7→ |ψi+= Py|ψi phψ|Py|ψi

3 Produit tensoriel pour les syst `emes composites(S1,S2): Espace de HilbertH=H1⊗ H2

HamiltonienH=H1I2+Hint+I1H2

Observable locale surS2(uniquement) :O=I1O2.

1. S. Haroche and J.M. Raimond.Exploring the Quantum : Atoms, Cavities and Photons.Oxford Graduate Texts, 2006.

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(5)

La boite `a photons du Laboratoire Kastler-Brossel (LKB) de l’ENS Paris

C

B

D R

1

R

2

Les photons pi ´eg ´es entre les deux miroirs de la cavit ´eCsont mesur ´es avec des atomes (les petits anneaux couleur rose fonc ´e) sortant deB. Les atomes traversent l’un apr `es l’autre la cavit ´eC. Ils sont manipul ´es individuellement avant et apr `es leur passage dans la cavit ´e dansR1etR2. Ils sont mesur ´es par le d ´etecteurDsoit dans un ´etat de basse ´energie|gisoit dans un ´etat de forte ´energie|ei.

Serge Haroche a rec¸u le prix Nobel de Physique en 20122pour ses travaux sur la boite `a photon(s) ( ´electro-dynamique quantique en cavit ´e).

2. Prix partag ´e avec le physicien am ´ericain David Wineland du NIST.

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(6)

Physique simplifi ´ee : le syst `eme composite cavit ´e (S) et atome (M)

Syst `eme bipartite(S,M):

Sles photons pi ´eg ´e dansC: HS=

|ψi=P

n=0ψn|ni |(ψn)n=0∈l2(C) ,avec|ni ´etat de Fock avec exactementnphotons.

M l’atome : un syst `eme `a deux niveaux, un niveau bas|giet un niveau haut|ei;HM =C2avec comme base orthonorm ´ee(|gi,|ei).

Les atomes sortent deBdans l’ ´etat|giau rythme d’un atome par p ´eriodeτ. Entret =0+ett =τ:

`at=0+: un atome sort deBdans l’ ´etat|gi ∈ HM

`at=t1: l’atome est entreR1etC

`at=tc : l’atome est entreCetR2

`at=t2: l’atome est entreR2etD

`at=τl’atome est mesur ´e dansD;

At =τ+, l’atome quitteDjuste au moment o `u un autre atome pr ´epar ´e en|gi sort deB

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(7)

Physique simplifi ´ee : les ´evolutions unitaires de

t =

0

+

`a

t =τ

L’ ´etat|Ψit ∈ HS⊗ HM `a l’instantt ´evolue selon :

|Ψi0+ =|ψi0+⊗ |gio `u|ψi0+ ∈ HSest l’ ´etat des photons pi ´eg ´es dansC

`at=0+.

|Ψiτ

1 =U(τ1)|Ψi0+ = 1

2|ψi0+⊗ |gi+1

2|ψi0+⊗ |eicar dansR1la manipulation ne porte que sur l’atome avec le propagateur

U(τ1) =I⊗UR11

2(|gihg|+|eihg| − |gihe|+|eihe|).

|Ψiτ

c =U(τc)|Ψiτ

1 =1

2eıθ2N|ψi0+⊗ |gi+1

2e−ıθ2N|ψi0+⊗ |ei; intrication cavit ´e/atome: hamiltonienH= Ω(t)2 N⊗(|eihe| − |gihg|) (N=P

n|nihn|) produisant un propagateur de la forme U(τc) =e−ıθ2N⊗ |eihe|+eıθ2N⊗ |gihg|avecθ=Rτc

τ1 Ω(t)dt.

|Ψiτ

2 =ısin θ2N

|ψi0+⊗ |gi+cos θ2N

|ψi0+⊗ |eicar l’ ´evolution dans R2est la m ˆeme que celle dansR1:|Ψiτ

2=I⊗UR2|Ψiτ

c (UR2 =UR1).

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(8)

Physique simplifi ´ee : mesure en

τ

Il ne se passe rien entreR2etD, donc|Ψiτ =|Ψiτ

2. On part de

|Ψi0+ =|ψi0+⊗ |gi. Juste avant la mesure deσz =|eihe| − |gihg|enDon a

|Ψiτ = Mg|ψi0+

⊗ |gi+ Me|ψi0+

⊗ |ei

avecMg=ısin θ2N

etMe=cos θ2N

. Lar ´eduction du paquet d’ondesjuste apr `es la mesure ent =τ+donne :

|Ψiτ+ =

Mg|ψi0+

pg ⊗ |gi, avec la probabilit ´epg=D

ψ|MgMg|ψE

0+;

Me|ψi0+

pe ⊗ |ei, avec la probabilit ´epe=D

ψ|MeMe|ψE

0+. Ainsi|Ψiτ+ =|ψiτ+⊗ |µi(µ=go `ue) estde nouveau un ´etat s ´eparableavec

|ψiτ+ =

Mg|ψi0+

pg , avec la probabilit ´epg=D

ψ|MgMg|ψE

0+;

Me|ψi0+

pe , avec la probabilit ´epe=D

ψ|MeMe|ψE

0+.

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(9)

Chaˆıne de Markov et trajectoire quantique

On note avec un indicek l’ ´etat des photons ent =kτ+, pourk ∈N.

Pour les ´etats purs, on a la chaˆıne de Markov d’ ´etat le vecteur d’onde|ψi:

|ψik+1=

Mg|ψik

pg,k , avec la probabilit ´epg,k =D

ψ|MgMg|ψE

k;

Me|ψik

pe,k , avec la probabilit ´epe,k =D

ψ|MeMe|ψE

k.

Pour les ´etats arbitraires et a priori mixtes on a la chaˆıne de Markov d’ ´etat, la matrice densit ´eρ:

ρk+1=





MgρkMg

tr(MgρkMg), avec la probabilit ´epg,k =tr

MgρkMg

;

MeρkMe

tr(MeρkMe), avec la probabilit ´epe,k =tr

MeρkMe

; Partant d’une m ˆeme condition initialeρ0, chaque r ´ealisation donne une trajectoirek 7→ρk diff ´erente,une trajectoire quantique(en temps discret).

Nous allons voir que chacune de ses trajectoires converge vers un ´etat pur

|nihn|, un ´etat de Fock. Dessimulations de type Monte-Carlopermettent de s’en rendre compte (script MATLABQNDphoton.m).

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(10)

R ´esultats exp ´erimentaux

3

Valeur moyenne du nombre de photons le long d’une longue séquence de mesure:

observation d’une trajectoire stochastique

Une trajectoire correspondant au résultat initial n=5

Sauts quantiques vers le vide dus à l’amortissement du champ Des mesures répétées

confirment n=5

Projection de l’état cohérent sur n=5

nNombre moyen de photons A partir de la probabilité Pi(n) inférée après chaque atome, on déduit le nombre moyen de photons:

Première observation des trajectoires stochastiques du champ, en très bon accord avec les prédictions théoriques (simulations

de Monte- Carlo. Voir cours précédents).

n = nPi(n)

n

! (6"10)

Une autre trajectoire exp ´erimentale partant d’un ´etat coh ´erent `a3photons 3. Source : Serge Haroche, Coll `ege de France, notes de cours 2007/2008.

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(11)

”Preuve Lyapunov” de la convergence de la chaˆıne de Markov

AvecMg=sin(θN/2),Me=cos(θN/2)etθ/π irrationnel, on consid `ere ρk+1= MµkρkM

µk

tr(MµkρkMµk) avecµk =µ∈ {g,e}de proba.pµ,k =tr MµρkMµ . Siρ0=|nihn|, alorsρk ≡ |nihn|:chaque ´etat de Fock est un point stationnaire.

Comme

E

(hn|ρk+1|ni \ρk) =hn|ρk|ni, chaquehn|ρk|niest unemartingale4. Avec l’identit ´epx2+ (1−p)y2= (px+ (1−p)y)2+p(1−p)(x −y)2, on montre queV(ρ) =1−P

nhn|ρ|ni2est unesuper-martingale5positive :

E

(Vk+1)\ρk) =Vk)Q(ρk)o `uQ(ρ)0 est donn ´e par Q(ρ) =pg(1−pg) X

n

sin2(nθ/2)

pgcos1−p2(nθ/2)

g

2

hn|ρ|ni2

!

avecpg=P

nsin2(nθ/2)hn|ρ|ni.

Ainsi

E

(Q(ρk))converge vers 0 et doncQ(ρk)converge vers 0 pour presque toute trajectoireρk. OrQ(ρ) =0 ssi existen∈Ntel queρ=|nihn|carρest aussi une matrice densit ´e (ρ≥0,ρ =ρet tr(ρ) =1).

4. Son esp ´erance est constante.

5. Son esp ´erance d ´ecroˆıt.

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(12)

Bra, Ket, ´etats purs

|ψi

H Hilbert de dim. finie

d

> 0, de base hilbertienne

(|ni)1≤n≤d

. Notations de Dirac : Bra h•| : co-vecteurs ; Ket |•i : vecteurs ;

: transposition hermitienne ;

|ψi

=

d

X

n=1

ψ

n

|ni , |ψi

=

hψ|

=

d

X

n=1

ψ

n

hn| , ψ

n

C

.

Etat quantique pur

: |ψi de longueur 1

=

hψ|ψi

=P

n

n

|

2

. Le produit hermitien : hψ|φi

=P

n

ψ

n

φ

n

; hψ|φi

=

hψ|φi

=

hφ|ψi.

Projecteur orthogonalP

sur le sous espace vectoriel de base hilbertienne

(|ψ1

i , . . . , |ψ

p

i)

P =X

k

k

ihψ

k

| .

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(13)

Etats mixtes, op ´erateur densit ´e

ρ

Unm ´elange statistique d’ ´etats pursne peut pas ˆetre d ´ecrit avec des moyennes portant directement sur des vecteurs appartenant `a la sph `ere unit ´e deH(prendreH=C2,|ψki=cos(2kπ/3)|1i+sin(2kπ/3)|2i, k =0,1,2 de probabilit ´e 1/3)

ρ: moyenne sur les projecteurs orthogonaux associ ´es aux ´etats quantiques purs(ρ= 13(|ψ1ihψ1|+|ψ2ihψ2|+|ψ3ihψ3|)):

D=

ρ∈L(H,H)|ρ=ρ, ρ≥0, tr(ρ) =1 .

ρdiagonalisable en base orthonorm ´ee. Pour unspectre non d ´eg ´en ´er ´e: ρ=X

n

pnnihψn|, tr(ρ) =1=X

n

pn.

Pour un spectre d ´eg ´en ´er ´e:ρ=P

n0pn0Pn0 o `uPn0est le projecteur orthogonal sur l’espace propre associ ´e `a la valeur proprepn0.

tr ρ2

≤1. Si tr ρ2

=1 alorsρest de rang 1 :ρest donc un ´etat pur|φihφ|.

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(14)

Op ´erateurs hermitiens

Un op ´erateur hermitienH: auto-adjoint pour le produit scalaire hermitien H=H.

Dans une base orthonorm ´ee,(|ni)n=1,...,d, est associ ´e `a l’op ´erateurHla matrice hermitienne(Hn,n0)1≤n,n0≤d avecHn,n0 =hn|H|n0i ∈C:

H=X

n,n0

Hn,n0|nihn0|,H =Hsignifie que∀n,n0, Hn,n 0 =Hn0,n. Hest diagonalisable en base orthonorm ´ee :

H=V∆V

o `uV est une matrice unitaireVV=VV =Iet∆ =diag(h1, . . . ,hd)une matrice diagonale form ´ee avec les valeurs propresh1, . . . ,hd deH(hn∈R).

Pour toutes fonctionsR3x 7→f(x)∈R, on d ´efinit l’op ´erateur hermitienf(H) par la formule

f(H) =Vf(∆)V o `uf(∆) =diag(f(h1), . . . ,f(hd)). Lorsquef(x) =P

kfkxk est un polyn ˆome ou une fonction enti `ere comme cos(x),ex, on retrouve le calcul usuel

f(H) =P

kfkHk avec une somme absolument convergente.

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(15)

Equation diff ´erentielle de Schr ¨odinger et propagateur

U Equation diff ´erentielle de Schr ¨odinger (ı=√

−1∈C,~=1) associ ´e `a l’hamiltonienH=H :

d

dt |ψit =−ıH(t)|ψit avec la condition initiale |ψit=0∈ H.

Hind ´ependant du temps :

|ψit=X

n

ψn(0)e−ıhnt|ni o `u H=X

n

hn|nihn|. SiHd ´epend du temps : pas de solution explicite,[H(t1),H(t2)]6=0 en g ´en ´eral.

L’ ´evolution selon l’ ´equation de Schr ¨odinger pr ´eserve le produit hermitien d

dtU(t) =−ıH(t)U(t), U(0) =I

o `uIest la matrice identit ´e etU(t)∈ U(d)le groupe des matrices unitaires d×d. La solution de dtd |ψit=−ıH(t)|ψit de C.I.|ψit=0=|ψi0est alors

|ψit=U(t)|ψi0.

PourHest ind ´ependant du temps, on aU(t) =e−ıHt. Si tr(H(t)) =0 alors detU(t)≡1 car dtd detU=−ıtr(H(t))detU.

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(16)

Equation diff ´erentielle de Liouville pour

ρ

L’ ´equation de Schr ¨odinger dtd |ψit=−ıH(t)|ψit donne l’ ´evolution du syst `eme ferm ´e d’ ´etat pur initial|ψit=0=|φi. Pourρ(t) =|ψihψ|t on voit que

ρ(0) =|φihφ|, ρ(t) =U(t)ρ(0)U(t), d

dtρ(t) =−ı[H(t), ρ(t)]

o `u[H, ρ] =Hρ−ρHest lecommutateurdeHavecρ.

Si la condition initiale est un m ´elange statistiqueρ0=P

kpkkihφk|o `u P

kpk =1 et chaque|φkide longueur 1 avec d

dt |ψkit=−ıH(t)|ψkit, |ψkit=0=|φki alorsρ(t) =P

kpkkihψk|test la solution del’ ´equation diff ´erentielle matricielle ( ´equation de Liouville):

d

dtρ=−i[H(t), ρ(t)], ρ(0)∈ D.

ρ(t)reste une matrice densit ´e pour toutt>0 et son spectre reste constant.

En effet,ρ(t)etρ(0)sont deux op ´erateurs semblables :ρ(t)U(t) =U(t)ρ(0) avecU−1(t) =U(t).

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(17)

Mesures et r ´eduction du paquet d’ondes

A chaque mesure est attach ´ee un op ´erateur auto-adjointM (observable) de d ´ecomposition spectrale :M =Pd0

n0=1mn0Pn0. La mesure est instantan ´ee.

La mesure de|ψidonne alorsmn0 avec la probabilit ´ehψ|Pn0|ψi=tr(Pn0ρ) avecρ=|ψihψ|.R ´eduction du paquet d’ondes :simn0, alors, juste apr `es la mesure, l’ ´etat quantique n change en √Pn0|ψi

hψ|Pn0|ψi : En r ´esum ´e on a :

|ψi+= Pn0|ψi

phψ|Pn0|ψi, ρ+= Pn0ρPn0

tr(Pn0ρ) avec proba. pn0 =hψ|Pn0|ψi=tr(Pn0ρ).

o `u|ψi++correspondent `a l’ ´etat quantique juste apr `es la mesure.

La mesure r ´ep ´et ´ee un grand nombre de fois du m ˆeme ´etat quantique pur|ψi ou mixteρdonne comme moyenne

hMi=tr(Mρ) =

d0

X

n0=1

mn0tr(Pn0ρ) =

d0

X

n0=1

pn0(ρ)mn0

o `upn0(ρ) =tr(Pn0ρ)est la probabilit ´e d’obtenir la mesuremn0. Comme P

n0Pn0 =I, on a tr(ρ) =tr(ρP

n0Pn0) =P

n0tr(Pn0ρ) =P

n0pn0(ρ) =1.

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(18)

Syst `emes composites et produit tensoriel

Syst `eme bipartite(A,B): Hilbert deAseul not ´eAet duBseul not ´eB; Hilbert de(A,B)H=A ⊗ B, leproduit tensorieldeAetB.

Structure hilbertienne surHissue de celles surAetB: bases hilbertiennes (|nai)1≤na≤da surAet(|nbi)1≤nb≤db surBet(|nai ⊗ |nbi)surH. On note souvent|nai ⊗ |nbipar|na,nbiou par|nanbi:

H 3 |ψi= X

na,nb

ψna,nb|nai ⊗ |nbi=X

na,nb

ψna,nb|nanbi, ψna,nb ∈C.

Le produit hermitien de|ψiavec|φi=P

na,nbφna,nb|nanbi: hψ|φi=P

na,nbψna,n

bφna,nb. Ind ´ependant des bases orthonorm ´ees surAetB.

Intricationde|ψi ∈ A ⊗ Bssi il n’existe pas de|ψai ∈ Aet de|ψbi ∈ Btels que|ψi=|ψai ⊗ |ψbi. Pour un tel|ψi, il n’est pas possible de d ´efinir un ´etat partiel et pur ni pour le sous-syst `emeA, ni pour le sous-syst `emeB. On parle aussi d’ ´etat|ψinon s ´eparable entreAetB. C’est un peu comme une fonction scalaire de deux variablesf(xa,xb)qui n’est pas `a variables s ´eparables, i.e.

de la formef(xa,xb) =fa(xa)fb(xb). En g ´en ´eral, une fonction scalaire de deux variablesxaetxbn’est pas la multiplication d’une fonction scalaire dexaseul par une autre fonction scalaire dexbseul.

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(19)

Produit tensoriel d’op ´erateurs

Prenons maintenant un op ´erateurHasurAet un op ´erateurHbsurB. Alors HaetHbse prolongent surHavecHa⊗IbetIa⊗Hb(IaetIbsont les op ´erateurs identit ´e surAetB) :

(Ha⊗Ib)|ψi=X

na,nb

ψna,nbHa|nai ⊗ |nbi,

(Ia⊗Hb)|ψi= X

na,nb

ψna,nb|nai ⊗Hb|nbi.

Par abus de notations on note

Ha≡Ha⊗Ib, Hb≡Ia⊗Hb. On peut aussi former l’op ´erateurHa⊗Hbd ´efini par

(Ha⊗Hb)|ψi= X

na,nb

ψna,nbHa|nai ⊗Hb|nbi.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 19 / 37

(20)

Syst `eme `a deux niveaux et qubit

Bra

h•|

et Ket

|•i

: un vecteur

|ψi

C2

s’ ´ecrit |ψi

=a0

|0i

+a1

|1i avec

a0

,

a1

C

et

|0i

=

1

0

, |1i

=

0

1

.

|ψi amplitude complexe de probabilit ´e : |a

0

|

2+

|a

1

|

2=

1.

Conjugu ´ee hermitienne :

hψ|=|ψi=a0

h0|

+a1

h1|

Produit hermitien : |ψi

=a0

|0i

+a1

|1i, |φi

=b0

|0i

+b1

|1i, on a hψ|φi

=a0b0+a1b1

.

La d ´ecomposition de l’identit ´e

I

souvent not ´ee 1 : 1

=

|0i h0|

+

|1i h1|, plus g ´en ´eralement

1

=

1

i hψ

1

|

+

2

i hψ

2

| o `u

(|ψ1

i , |ψ

2

i) est une base ortho-norm ´ee de

C2

.

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(21)

Op ´erateur hermitien : toute matrice 2 × 2 hermitienne

G=G

s’ ´ecrit

G=g0|0i h0|+g1|1i h1|+g|1i h0|+g|0i h1|

avec

g0

,

g1

R

et

g

C

(int ´er ˆet de cette notation : calcul de

G

|ψi avec |ψi

=a0

|0i

+a1

|1i).

La mesure de l’observable associ ´ee `a

G

de l’ ´etat quantique

(qubit)|ψi=a0|0i+a1|1i

donne en moyenne la valeur :

hψ|G|ψi

=g0

|a

0

|

2+g1

|a

1

|

2+

2<(ga

0a1).

Matrices de Pauli

=

−1)

σx =|1i h0|+|0i h1|, σy =ı|0i h1| −ı|1i h0|, σz=− |0i h0|+|1i h1|

avec les relations de commutations :

σ

2x =

1, σ

x

σ

y =

ıσ

z

, ... permutation circulaire

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(22)

Mesure de

σz

Souvent on utilise les notations

(|0i

, |1i) `a la place de

(|gi

, |ei) et on parle de

qubit.

La mesure de

σz =− |0i h0|+|1i h1|

sur le qubit

|ψi

=

ψ

0

|0i

+

ψ

1

|1i donne

soit−1 avec la probabilit ´e|ψ0|2 soit+1 avec la probabilit ´e|ψ1|2.

R ´eduction du paquet d’onde

: si on mesure

−1 alors|ψidevient|0i; +1 alors|ψidevient|1i.

Illustration sur un ion pi ´eg ´e `a deux niveaux ´electroniques |gi et |ei via un ´etat suppl ´ementaire instable |f i, un laser r ´esonnant sur la transition |gi ↔ |f i et un photo-d ´etecteur captant les photons de fluorescence de cette transition.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 22 / 37

(23)

Autre mesure comme celle de

σx

Soit le qubit d’ ´etat :

|0i+|1i

√ 2

La mesure de

σz =− |0i h0|+|1i h1|

donne 1 ou −1 avec comme probabilit ´e 1/2 `a chaque fois. Ce qubit est dit

intriqu ´e

vis `a vis de la mesure

σz

.

La mesure de

σx =|0i h1|+|1i h0|

sur

|0i+|1i

2

donne toujours la valeur

+1.

La mesure de

σx =|0i h1|+|1i h0|

sur

−|0i+|1i

2

donne toujours la valeur

−1.

Avec |+i

= |0i+|1i

2

et |−i

= −|0i+|1i

2

σ

z =

|+i h−|

+

|−i h+| , σ

x =

|+i h+| − |−i h−| .

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 23 / 37

(24)

Logique quantique avec une chaîne d’ions

Des impulsions laser appliqués séquentiellement aux

ions de la chaîne réalisent des portes à un

bit et des portes à deux bits. La détection par

fluorescence (éventuellement précédée par une rotation du bit) extrait l’information du système.

Beaucoup de problèmes à résoudre pour réaliser un tel dispositif…..

6 6. Source : Serge Haroche, Coll `ege de France, 2006.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 24 / 37

(25)

Syst `emes `a deux niveaux (spin 1/2)

Electron autour d’un atome dans l’ ´etat fonda- mental |gi d’ ´energie

Eg

ou dans l’ ´etat excit ´e |ei d’ ´energie

Ee

. Plus g ´en ´eralement, son ´etat quan- tique |ψi ∈

C2

est une superposition lin ´eaire |ψi

=

ψ

g

|gi

e

|ei qui ´evolue selon Schr ¨odinger (ψ

g

et ψ

e

d ´ependent de

t).

Equation de Schr ¨odinger

pour le syst `eme isol ´e `a deux niveaux : ı

~

d

dt

|ψi

=H

|ψi

= Ee

|ei he|

+Eg

|gi hg|

|ψi

o `u

H

est l’op ´erateur Hamiltonien (auto-adjoint

H=H) correspondant

`a l’ ´energie.

L’ ´energie est d ´efinie `a une constante pr `es :HetH+$(t)Io `u$(t)∈Rest arbitraire correspondent au m ˆeme syst `eme physique. Si|ψiv ´erifie

ı~dtd |ψi=H|ψialors|χi=e−ıϑ(t)|ψiavec dtdϑ=$

~ v ´erifie aussi ı~dtd |χi= (H+$I)|χi. Ainsi pour toutϑ,|ψiete−ıϑ|ψirepr ´esentent le m ˆeme syst `eme physique : laphase globalede l’ ´etat quantique|ψin’a pas de sens physique etpeut ˆetre choisie arbitraire.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 25 / 37

(26)

Couplage `a un champ ´electromagn ´etique classique

Avec une origine des ´energies telle queEg (resp.Ee) devient−Ee−E2 g (resp.

Ee−Eg

2 ) et en posantΩ = Ee−Eg

~ la solution du syst `eme isol ´e ıdtd |ψi= H

~|ψi=2(|ei he| − |gi hg|)|ψiest

|ψitg0eıΩt2 |gi+ψe0e−ıΩt2 |ei.

Avec un champ ´electromagn ´etique variable classique d ´ecrit paru(t)∈R, l’ ´evolution coh ´erente (conservative)est toujours donn ´ee par Schr ¨odinger mais avec l’Hamiltoniencontr ˆol ´e

H(t)

~ =Ω

z+u(t) 2 σx =Ω

2(|ei he| − |gi hg|) +u(t)

2 (|ei hg|+|gi he|) L’ ´equation de Schr ¨odingerı~dtd |ψi=H|ψis’ ´ecrit :

ıd dt

ψe ψg

= Ω 2

1 0 0 −1

ψe ψg

+u(t) 2

0 1 1 0

ψe ψg

. Les matrices de Pauli v ´erifientσx2=1,σxσy =ıσz , . . . , avec

σx =|ei hg|+|gi he|, σy =−ı|ei hg|+ı|gi he|, σz =|ei he| − |gi hg|

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 26 / 37

(27)

Matrices de Pauli et quelques exponentielles

σ

2x =I,

σ

x

σ

y =

ıσ

z

, . . . , avec

σ

x =

|ei hg|

+

|gi he| , σ

y =

−ı |ei hg|

+

ı |gi he| , σ

z =

|ei he| − |gi hg|

Pour tout angle θ ∈

R

Comme

eıθσx =cosθ+ısinθσx

(idem pour σ

y

et σ

z

), la solution de ı

dtd

|ψi

= 2

σ

z

|ψi est

|ψi

t =e−ıΩt2 σz

|ψi

0=

cos

Ωt

2

− ı sin

Ωt

2

σ

z

|ψi

0

Pour α, β

=x

,

y

,

z

, α 6= β on a

σ

αeıθσβ =e−ıθσβ

σ

α

,

eıθσα−1

=

eıθσα

=e−ıθσα

. et aussi

eıθ2σα

σ

βeıθ2σα =e−ıθσα

σ

β =

σ

βeıθσα

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 27 / 37

(28)

Approximation du champ tournant et moyennisation Dans ı

dtd

|ψi

= 2σz +u2

σ

x

|ψi, on pose |ψi

=eıΩt2 σz

|φi (passage au

rep `ere d’interaction) pour ´eliminer ledrift

:

ı

d

dt

|φi

= u

2

eıΩt2 σz

σ

xeıΩt2 σz

|φi

= Hint

~

|φi

avec

Hint

~ = u2eıΩt

σ+=|eihg|

z }| {

σ

x +

ıσ

y

2

+u2e−ıΩt

σ=|gihe|

z }| {

σ

x

− ıσ

y

2

Contr ˆole r ´esonnant

u=ueıΩt+ue−ıΩt

avec

u

amplitude complexe lentement variable

d dtu

Ω|u|. L’approximation du champ tournant

consiste `a n ´egliger les termes oscillant `a la pulsation 2Ω de moyenne nulle (licite si |u|

Ω)

Hint

~ =

ue2ıΩt+u

2

σ

++

u+ue−2ıΩt

2

σ

u

σ

++

2 .

Justification : application du th ´eor `eme de moyennisation.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 28 / 37

(29)

Syst `eme moyen et oscillations de Rabi

ı

d

dt

|φi

= (u

σ

++)

2 |φi

= (u

|ei hg|

+u

|gi he|)

2 |φi

On suppose

u=

ω

reıθ

avec ω

r

> 0 et θ r ´eel. Alors

u

σ

++

2

=

ω

r

2 cos θσ

x+

sin θσ

y

et le syst `eme oscille entre |ei et |gi avec la

pulsation de Rabi ω2r

. Comme

(cos

θσ

x +

sin θσ

y)2=I

et donc

eıω2r t(cosθσx+sinθσy)=

cos ω

rt

2

− ı sin ω

rt

2

cos θσ

x+

sin θσ

y

, la solution de

dtd

|φi

= −ıω2r

cos θσ

x +

sin θσ

y

|φi est

|φi

t =

cos ω

rt

2

|gi − ı sin ω

rt

2

e−ıθ

|ei , quand |φi

0=

|gi ,

|φi

t =

cos ω

rt

2

|ei − ı sin ω

rt

2

eıθ

|gi , quand |φi

0=

|ei ,

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 29 / 37

(30)

Pulses

π/2 etπ, planification de trajectoires

On part toujours de l’ ´etat fondamental |φi

0=

|gi et on allume le laser avec une amplitude

u=

ı

ω2r

complexe uniquement sur

[0,T]

(pulse de longueur

T

). Comme

|φi

T =

cos ω

rT

2

|gi

+

sin ω

rT

2

|ei ,

on voit que

si ω

rT =

π (pulse π) alors |φi

T =

|ei et donc on bascule sur l’ ´etat excit ´e : absorption stimul ´ee d’un photon et passage `a l’ ´etat excit ´e.

Si on mesure l’ ´energie dans cet ´etat on trouve toujours

Ee

. si ω

rT =

π/2 (pulse π/2) alors |φi

T = (|gi+

|ei)/ √

2 et le

syst `eme est dans une

superposition coh ´erente

de |gi et |ei. Si on mesure l’ ´energie dans cet ´etat, on trouve

Eg

une fois sur deux.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 30 / 37

(31)

Matrice densit ´e et sph `ere de Bloch

On part de |ψi

=

ψ

g

|gi

+

ψ

e

|ei qui v ´erifie ı

~dtd

|ψi

=H

|ψi. On consid `ere le projecteur orthogonal ρ

=

|ψi hψ|, dit

op ´erateur densit ´e.

Alors ρ est un op ´erateur auto-adjoint ≥ 0, v ´erifie tr

(ρ) =

1, ρ

2=

ρ et ob ´eit `a l’ ´equation :

d

dt

ρ

=

− ı

~[H, ρ].

Pour un syst `eme `a deux niveaux, on a l’ ´ecriture suivante ρ

= I+x

σ

x+y

σ

y +zσz

2

avec

(x

,

y

,

z)

R3

repr ´esentant le vecteur

M

~ qui ´evolue sur la

sph `ere de Bloch

(longueur 1 car tr ρ

2

=x2+y2+z2=

1) :

d

dt

M

~

= (u

+ Ω

~

k)

×

M,

~ une autre ´ecriture de

dtd

ρ

=

−ı

2

σ

z+u2

σ

x

, ρ

. Alors

u

est la

vitesse de rotation instantan ´ee

autour de l’axe des

x

et

celle autour de l’axe des

z

.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 31 / 37

(32)

Repr ´esentation sur la sph `ere de Bloch d’un syst `eme `a deux niveaux

Si |ψi v ´erifiei~dtd |ψi = H|ψi, alors le projec- teurρ=|ψi hψ|v ´erifie :

d dtρ=−i

~[H, ρ].

Pour|ψi=ψg|gi+ψe|ei:

|ψi hψ|=|ψg|2|gi hg|+ψgψe|gi he|

gψe|ei hg|+|ψe|2|ei he|. On pose x = 2<(ψgψe), y = 2=(ψgψe),z =

e|2− |ψg|2et on obtient

ρ= I+xσx +yσy+zσz

2 .

Le vecteur de BlochM~ =x~ı+y~+z~k est sur la sph `ere unit ´e deR3: i d

dt |ψi= ω2xσx+ω2yσy+ω2zσz

|ψi v d

dt

M~ = (ωx~ı+ωy~+ωz~k)×M~ Vecteur de BlochM~ associ ´e aux angles d’Euler(θ, φ):

|ψi=esin θ2

|gi+cos θ2

|ei.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 32 / 37

(33)

Syst `emes composites et

n

qubits

n

qubits :

produit tensoriel

nfois

z }| {

C2

C2

. . . ⊗

C2

isomorphe `a

C2n

. Tr `es diff ´erent du produit cart ´esien utilis ´e pour les syst `emes classiques et qui donnerait alors

C2n

:

La base d’un syst `eme de

2 qubits

:

|0i ⊗ |0i

=

|00i , |0i ⊗ |1i

=

|01i , |10i , |11i .

La base d’un syst `eme de

3 qubits

:

|000i , |001i , |010i , |011i , |100i , |101i , |110i , |111i .

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 33 / 37

(34)

Mesure du premier qubit

Mesure

σz =− |0i h0|+|1i h1|

du premier qubit d’une paire de qubits : l’op ´erateur de mesure

G=σz

Id

Sur la paire de qubits

|ψi

=a00

|00i

+a01

|01i

+a10

|10i

+a11

|11i

la mesure de σ

z

associ ´e au 1er qubit donne en moyenne

−(|a00|2+|a01|2)+(|a10|2+|a11|2)

i.e., donne soit

−1 avec une probabilit ´e|a00|2+|a01|2

, soit

+1 avec une probabilit ´e|a10|2+|a11|2

.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 34 / 37

(35)

On part de |ψi

=a00

|00i

+a01

|01i

+a10

|10i

+a11

|11i.

Si la mesure de

σz sur le 1er qubit

donne

−1, juste apr `es la

mesure, la paire de qubits est dans l’ ´etat

a00

|00i

+a01

|01i

p

|a

00

|

2+

|a

01

|

2 =

|0i ⊗

a00|0i+a01|1i p|a00|2+|a01|2

!

Si la mesure de

σz sur le 1er qubit

donne

+1, juste apr `es la

mesure, la paire de qubits est dans l’ ´etat

a10

|10i

+a11

|11i

p

|a

10

|

2+

|a

11

|

2 =

|1i ⊗

a10|0i+a11|1i p|a10|2+|a11|2

!

R ´eduction (collapse) du paquet d’onde

suite `a la mesure de σ

z

: interpr ´etation de Copenhague.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 35 / 37

(36)

Oscillateur harmonique et ´etats de Fock

Formulation hamiltonienne, oscillateur harmonique classique de pulsationω: d

dtx =ωp=∂H

∂p, d

dtp=−ωx =−∂H

∂x, H(x,p) = ω

2(p2+x2).

Principe de correspondanceet quantification :|ψit ≡(ψ(x,t))x∈Ravec R

R|ψ|2(x,t)dx=1 ;H=L2(R,C);H =ω(P2+X2) =−ω2 2

∂x2 +ω2x2o `u P =−i

2

∂x l’op ´erateur agissant sur|ψitetX = x

2. L’ ´equation de Schr ¨odinger

d

dt |ψi=−ıH|ψi est une EDPı∂ψ

∂t (x,t) =−ω 2

2ψ

∂x2(x,t)+ω

2x2ψ(x,t), x ∈R. Le spectre deHest non-d ´eg ´en ´er ´ehn=ω(n+12),n∈N: ´etat propre associ ´e

`annot ´e|ni, ´etat de Fock `anphoton(s). On noteN=P

nn|nihn|, l’op ´erateur nombre de photons :H=ω(N+12).

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 36 / 37

(37)

Op ´erateurs

a

et

a

, ´etats coh ´erents

|αi

Les ´etats de Fock|nisont construits `a partir des op ´erateursd’annihilationa decr ´eationa:

a=X +ıP =x+∂x

2 , a=X−ıP= x−∂x

2 , N=aa=X

n

n|nihn|

|0iest caract ´eris ´e para|0i=0 :ψ0(x) = π1/41 exp(−x2/2).

Les autres|nis’obtiennent viaa|ni=√

n+1|n+1i,a|ni=√

n|n−1i.

Pour chaque amplitude complexeα∈C, l’ ´etat coh ´erent d’amplitude|αiest :

|αi=e

|α|2 2

+∞

X

n=0 αn

n!|ni.

La proba.pnd’obtenirn∈Nen mesurantNsur|αisuit une loi de Poison pn=e−|α|2|α|2n/n!et l’ ´energie moyenne esthα|N|αi=|α|2.

Etats coh ´erents et ´etats classiques: la solution de dtd |ψi=−ıH|ψi,de condition initiale l’ ´etat coh ´erent d’amplitudeα0∈C,|ψit=0=|α0i, reste un

´etat coh ´erent d’amplitudeαt =e−ıωtα0:|ψit =e−ıωt/2ti. Comme

d

dtαt =−ıωαt, en posantαt =x +ip, avec(x,p)∈R2on retrouve les deux

´equations classiques dtdx =ωp, dtdp=−ωx.

P. Rouchon (Mines ParisTech) M ´ecanique quantique Novembre 2018 37 / 37

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