Jean-Marie De Conto
IUT1 Grenoble – Mesures Physiques http://jmdeconto.pagesperso-orange.fr
Chaîne de mesure
Références:
1. Acquisition de données – du capteur à
l’ordinateur – Georges Asch et collaborateurs –
Dunod
La chaîne d’acquisition
Extraction de l’information: capteur - Physique
Conversion en signal utile: conditionneur- Electronique
Traitement analogique du signal: filtrage et amplification (d’instrumentation)
Sélection – Multiplexage
Numérisation, traitement et exploitation
Généralités
Grandeurs d’entrée et de sortie, sensibilité
Exemple: sonde PT100
𝑅 𝑇 = 𝑅 0 ∙ 1 + 𝛼𝑇
𝑉 𝑚 = 𝑅 0 ∙ 1+𝛼𝑇
𝑟+𝑅 0 ∙ 1+𝛼𝑇 ∙ 𝑉 𝑔
T est la grandeur d’entrée
V m est la grandeur de sortie
V m V g
V m pour V g =1 volt
r
R(T)
Sensibilité (sur cet exemple)
La sensibilité est la
dérivée de la grandeur de sortie par rapport à celle d’entrée
𝑉 𝑚 = 𝑅 0 ∙ 1+𝛼𝑇
𝑟+𝑅 0 ∙ 1+𝛼𝑇 ∙ 𝑉 𝑔
→ 𝑆 = 𝛼𝑅 0 𝑟 ∙ 𝑉 𝑔
𝑟 + 𝑅 0 ∙ 1 + 𝛼𝑇 2
Constante si le système est linéaire
𝑆 = 𝑑𝑉 𝑚
𝑑𝑇
Remarque
La sensibilité est faible: le capteur prélève toujours une
énergie infime (sinon il perturbe la mesure). La mesure doit
donc être effectuée avec soin. La mesure est sensible aux
parasites et le montage du capteur doit également être
effectué avec soin.
La chaîne de mesure linéaire
Quand la grandeur de sortie varie linéairement avec celle d’entrée.
De manière nominale (avec un gain nominal et un décalage de zéro nominal –offset-)
𝑦 𝑛 = 𝐺 𝑛 ∙ 𝑥 + 𝑦 0𝑛
Dans la réalité on n’est jamais dans les conditions nominales:
𝑦 = 𝐺 ∙ 𝑥 + 𝑦 0
Soit parce qu’une grandeur externe influe sur ces paramètres (ex:
température: on parle de grandeur d’influence)
Soit parce que ces paramètres varient avec ce que l’on mesure (exemple gain versus fréquence)
Soit parce que l’on n’a pas exactement les valeurs nominales
(fluctuations, instabilités) incertitudes
Variations: exemples 1/2
𝑦 𝑛 = 𝐺 𝑛 ∙ 𝑥 + 𝑦 0𝑛
Exemple de la température (grandeur d’influence)
𝐺 = 𝐺 𝑛 ∙ 1 + 𝛼∆𝑇 𝑦 0 = 𝑦 0 + 𝛽 ∆𝑇 Erreur commise:
∆𝑦 = 𝐺 ∙ 𝛼∆𝑇 ∙ 𝑥 + 𝛽∆𝑇 = 𝐺 ∙ 𝛼 ∙ 𝑥 + 𝛽 ∙ ∆𝑇
Variation (2/2) et Bilan des incertitudes
Exemple de la fréquence:
Passe-bas du premier ordre: 𝐺 𝑓 = 𝐺 0
1+ 𝑓2
𝑓𝑐 2
f c est la fréquence de coupure (à 3dB pour le premier ordre)
Incertitudes sur les caractéristiques de la chaîne:
𝑦 𝑛 = 𝐺 𝑛 ∙ 𝑥 + 𝑦 0𝑛
𝑢 𝑦 2 = 𝐺 𝑛 2 ∙ 𝑢 𝑥 2 +𝑥 2 ∙ 𝑢 𝐺 2 + 𝑢 𝑦0 2
Rapidité, bande passante
Exemple: mesure de température
T: température à mesurer
T cap : température du capteur
𝑚𝑐 ∙ 𝑑𝑇 𝑐𝑎𝑝 = 𝑑𝑄 = 𝐾 𝑇 − 𝑇 𝑐𝑎𝑝 ∙ 𝑑𝑡
𝑚𝑐 ∙ 𝑑𝑇 𝑐𝑎𝑝
𝑑𝑡 + 𝐾𝑇 𝑐𝑎𝑝 = 𝐾𝑇
Question1: temps de réponse à une variation brusque de T (rapidité)?
Question2: température du capteur quand T varie sinusoïdalement, selon la fréquence de T (aspect bande passante)?
NB: K=coefficient d’échange, c=capacité calorifique, m=masse capteur
Cas de la transition brusque de T=0 à T=T 1
𝑚𝑐 ∙ 𝑑𝑇 𝑐𝑎𝑝
𝑑𝑡 + 𝐾𝑇 𝑐𝑎𝑝 = 𝐾𝑇 1 A pour solution
𝑇 𝑐𝑎𝑝 = 𝐶 ∙ 𝑒 − 𝜏 𝑡 + 𝑇 1
𝜏 = 𝑚𝑐/𝐾 homogène à un temps Preuve: le vérifier ou voir le cours de maths de S1
Pour t=0 il fautT cap =0 (transition brusque) donc C=-T 1
𝑇 𝑐𝑎𝑝 = 𝑇 1 ∙ 1 − 𝑒 − 𝜏 𝑡
Evolution de la température
Température normalisée à T 1 =1
Echelle des temps en unités de la constante de temps
Temps requis pour que la
température soit stable à 𝜀 près:
1 − 𝑒 − 𝜏 𝑡 = 1 − 𝜀 → 𝑡 = −τ ∙ ln(ε)
Ex: 𝜀 = 0.05 → 𝑡 = 3𝜏
Cas où T varie sinusoïdalement
𝑚𝑐 ∙ 𝑑𝑇 𝑐𝑎𝑝
𝑑𝑡 + 𝐾𝑇 𝑐𝑎𝑝 = 𝐾 ∙ 𝑇 1 ∙ cos 𝜔𝑡
Equation du type
On travaille avec les grandeurs complexes
) ( ) ) (
( Bs t e t dt
t
A ds
)
(
t j
t j
Se s
Ee e
A B
E G
E A B
B E B
jA S E
E Se
B jA
c
c j
( ).
1 ) 1
(
2 2 2
2 2
Gain en continu: 𝐺 0 = 1/𝐵 Gain à 𝜔 = 𝜔 𝑐 : 𝐺 𝜔 𝑐 = 𝐺 0 / 2
Fréquence de coupure à 3dB: 𝑓 𝑐 = 𝐵
𝐺(𝜔) normalisé à B=1 et exprimé en fonction de 𝜔
𝜔 𝑐 = 𝑓
𝑓 𝑐
Gain: 3dB/octave
Gain constant à 5% près à partir du régime continu si
1
1 + 𝑓/𝑓 𝑐 2 = 0.95
→ 𝑓
𝑓 𝑐 = 0.32
→ 𝑓 𝑚𝑎𝑥 = 0.32 ∙ 𝑓 𝑐
𝑓 𝑐 = 𝐵
2𝜋𝐴 = 𝐾
2𝜋𝑚𝑐
Capteurs et conditionnement
Revue de quelques capteurs
Conditionnement (ponts, amplificateurs opérationnels)
Capteurs capacitifs
Capacité d’un condensateur plan
Cylindrique
Modification de la permittivité
Température
Hygrométrie
Niveau de liquide isolant
Modification de la géométrie
Pression (microphone)
Pression de fluide – membrane
Déformation de solide (jauge extensométrique)
2 1
0 0
/ 2 ln
r r C L
e C S
r r
Exemple de capteur de pression avec conversion par variation de capacité (Doc. VEGA).
Capteurs résistifs
Résistances métalliques
Ex: platine (-200 +1000 o C)
Thermistances
Agglomérés d’oxydes métalliques
Jauges d’extensométrie
Métalliques (K=2..4)
A semi-conducteurs (K=+- 50..+-200)
2 3
0 1 )
( T R AT BT CT
R
0 0
1 exp 1
)
( T R B T T
R
L K L R
R
•Sous ampoule de verre
•Protection
•Inertie thermique:
dizaines de secondes à plusieurs minute
•En couche mince
Du réseau simple à la haute technologie
Capteurs inductifs (inductance variable)
Détecteur de position Sytème simple mais non-linéaire
Détecteur de position constitué de deux capteurs travaillant en opposition
Système dit push-pull, qui
linéarise le système précédent
Mesure d’intensité en régime impulsionnel
n1.i1 = n2.i2 + n1.i10
La précision sur la mesure de i1 est d’autant meilleure que le courant magnétisant i10 est faible.
La diminution du courant magnétisant est obtenue par:
une faible résistance de l’enroulement secondaire
un excellent couplage magnétique de l’enroulement secondaire (qualité du bobinage)
l’emploi d’un circuit magnétique à très forte perméabilité
Si secondaire ouvert n1.i1 = n1.i10.
flux très important, pertes considérables dans le circuit magnétique et destruction
tension importante et dangereuse aux bornes du secondaire
Mesures en continu: capteur
à effet HALL
Exemple: Mesure de forme d’impulsion dans
un accélérateur (Bergoz )
Effet Hall
Un champ magnétique appliqué sur un conducteur ou un semi-conducteur d’épaisseur « e » crée une différence de potentiel entre les bords du conducteur (q: charge élémentaire, n densité électronique en électrons/m3)
K 3 1
e B
I
V
hall qn 1
eExemples: gaussmètres
Gaussmètres, suite
De quelques centièmes de gauss à quelques teslas.
Sondes axiales ou radiales
Calibration avec chambre de zéro
Zone active: de 1 à quelques mm2
Linéarité au %
Pour des mesures de précision ou absolues: sondes NMR ou
RMN
Application: mesure de courant continu, non interceptive
Un circuit magnétique constitué de ferrite permet de canaliser le flux crée par le conducteur parcouru par le courant I .
Un générateur de courant constant fournit le courant Io.
Une tension Vh proportionnelle au courant Io et à l'induction produite par le courant I apparait .
Cette tension est amplifiée pour fournir un courant i dans les N spires du bobinage secondaire, de façon à produire un flux opposé à celui crée par I.
A l'équilibre: B = 0 et I = N * i
Les ponts de mesure: objectifs
Annuler la tension résiduelle
la tension mesurée n’est pas nulle pour m=0
La composante permanente est grande par rapport à ses variations
Résoudre le problème des capacités parasites: mesures différentielles
Fournir des moyens de compenser les grandeurs d’influence.
Compenser les dérives d’alimentation
Ash page 54
Cinq types de
conditionnement
Equilibrage du pont
Mesure d’une tension de déséquilibre
On néglige l’effet des impédances d’entrée des appareils de mesure
Une des impédances est le capteurs
Les autres servent à
équilibrer, à linéariser ou compenser les grandeurs d’influence
V
Vg Vd
Z2 Vmes
Z3 Z4
Z1
d g
mes d g
V V
V
Z Z
V Z V
Z Z
V Z V
4 3
3 2 1
1
3 2 4
1 4
3 3 2
1
1 0
0 Z Z Z Z
Z Z
Z Z
Z
V mes Z
Pont de Wheastone déséquilibré (courant ou tension).
Se généralise à des impédances quelconques
Principe du pont
De une à quatre résistances peuvent varier
a
m E
R R
R R
R R R
v R
) )(
( 1 2 3 4
4 1 3 2
m I a
R R
R R
R R R
v R
4 3
2 1
4 1 3
2
R R
R R R i
0 2
0
4 1 2
1
0
a m
E R R R
v R
4 1 4
1
am
I R R R
v
Divers types de ponts
Mesures capacitives
Pont de Sauty (capacité air)
Pont de Nernst
Divers types de ponts
Mesures inductives
Pont de Maxwell
Pont de Hay
Une impédance complexe c’est quoi?
En haute fréquence, il n’y a pas de résistance, de capacité ou d’inductance pure
Il y a toujours, notamment, une capacité parasite
On peut MODELISER une capacité ou une inductance
Figure ash page 83
Cas de deux résistances variables
Exemple: jauges extensométriques
Deux déformations égales et de signe opposé (push pull)
Elimination de la variation de la résistance des fils de liaison R l qui est commune –et disparaît dans la différence-
2 0
2
1 0
1
0 4
3
R R
R
R R
R
R R
R
4 1 2
1
0 2 0 1
1
2 a
m
E R
R R R
R
v R
4 1 2
) 1 (
0 2 1
1 2
a m
I R
R R R
R
v
Possibilité de compenser. Exemple:
0 2
2 a
m
E R v R
R R
R
Enfin: Système à quatre résistances variables
Exemple: capteur de pression constitué de 4 jauges extensométriques montées en pont sur un diaphragme
1 0
4
1 0
3
0 2
0 1
R R
R
R R
R
R R
R
R R
R
a m
a m
I R v
ou
R E v R
0
Push pull + compensation d’une grandeur d’influence
Linéarisation du pont
a m
a m
a
R E v R
E v
I R R
I R
R I E
0 0 0
0
2
) (
2
a m
a a droit
a ampli
a gauche
R E v R
R R E R
R E I
R R E R
R v I E
0
0 0
0
2
) 2 (
1
) (
Montage 3 fils
élimination de la résistance des fils de liaison
l l
R R
R
R R
2 1
4 1 2
1
0 2 0 1
1
2 a
m
E R
R R R
R
v R
0 4
a m
E R
v R
Montage 4 fils
Exemple: mesure d’une résistance en platine pour mesure de température
Mesure assez grossière
Inadapté pour de petites variations de température, donc de résistance
La solution: montage en pont (déséquilibré)
Montage 4 fils
Thermocouples: lois physiques
Effet Peltier: à la jonction de deux conducteurs A et B différents mais à même température apparaît une fem
Effet Thomson: entre deux points M et N à température différente au sein d’un même métal homogène apparaît une fem
𝑢 𝑇 = න
𝑇 𝑀 𝑇 𝑁
𝐶 𝑇 ∙ 𝑑𝑇
Thermocouple: effet Seebeck = Peltier+thomson
Obtention d’une tension qui dépend de la différence de température
Besoin de compenser la température
de soudure froide
Capteurs générant un courant: photodiode
Silicon Photodiode Silicon PIN Photodiode Silicon Photodiode Array With Preamp / Cooler Silicon APD - Avalanche APD Modules
X-ray Detector Two-color Detector
Silicon Photodiode: Featuring high sensitivity and low dark current, these photodiodes are specifically designed for precision photometry in a wide range of fields.
PIN Photodiodes: Deliver a wide bandwidth with a low bias, making them ideal for high-speed
Photodiode (HP)
d
d I I I S
I 0 0
I0: Courant inverse
Φ: puissance incidente
Montages de base
Augmenter Rm (base): réduit le bruit mais aussi la rapidité
C 2 compense C p1 (R 1 C p1 =R 2 C 2 ) – Montage rapide
Le courant d’entrée et la dérive thermique doivent rester faibles pour le second montage.
(rapide)
) (classique
r r m
I R R
v
R I R R
v
2 1
0
1 2
0 1
Montages photovoltaïques
A réponse linéaire
Mesure de Icc
Logarithmique
Mesure de Vco en circuit ouvert
(log)
V
(linéaire)
co
1 2 0
0
1 R v R
I
R
v m cc
Conditionneur du capteur source de courant
Convertisseur courant-tension à ampli-op.
Circuit idéalisé (de principe)
Objectif: Faire R élevée
Coût
Bruit
Encombrement
Montage en T - + v iR
R
i
Inconvénient: Offset et bruit de fond accrus en sortie
Ampli
Courant polarisation<<courant à mesurer
Anneau de garde
Amplification
Amplification en sortie de pont
L’amplificateur à utiliser:
amplificateur différentiel
Tension de mode commun
Tension différentielle
2 2
1
2 1
1 2
d mc
mc d
v v v
v v v
v v
v
Principe de l’amplificateur différentiel
Amplificateur: non parfaitement symétrique
Tension différentielle d’entrée
Tension de mode commun d’entrée
2
1 2
1 2
1 2
0
i i
mci
i i
di
i i
v v v
v v
v
v G v
G
v
Bilan
Tension de sortie
Gain différentiel
Gain de mode commun
Taux de réjection du mode commun (Common Mode Rejection Ratio) en dB
Ex: CMRR=10 5 ↔100 dB
G G
G G
G G
G G
G
G G G
v G G
G v v G
mc d r
mc d
mci di
2 1 2
0 2
Les impédances d’entrée de l’amplificateur
Entre bornes d’entrée: impédance d’entrée différentielle Z id
Entre borne et masse de l’amplificateur: impédance de mode commun Z mc
Grande résistance, capacité
faible: fréquence de coupure
BASSE
Sources de déséquilibre entre voies (exemple)
Déséquilibre série: l’impédance des câbles de liaison introduit une différence sur la tension différentielle aux bornes de l’ampli
2 , 1
1 1 2
2 2 2
Z Z
Z v Z
v Z
Z v Z
v Z
mc
mc mc i
mc mc i
mc mc
d mc
mc d
di v
Z v Z
Z v Z v Z
v
1 2
Taux de réjection associé
Le déséquilibre série entraîne une réduction du taux de réjection
équilibrer les voies
r mc eff
mc eff d
d mc
r mc d
d mci
r di d
Z Z
v v
G Z v
v Z G v
v G v
1 1
1 1
1
0
L’amplificateur différentiel le plus simple
𝑣 + = 𝑅 4
𝑅 3 + 𝑅 4 ∙ 𝑣 2 = 𝑣 − 𝑣 0 = 𝑣 1 − 𝑅 1 + 𝑅 2
𝑅 1 ∙ 𝑣 1 − 𝑅 4 ∙ 𝑣 2 𝑅 3 + 𝑅 4
= − 𝑅 2
𝑅 1 ∙ 𝑣 2 + 𝑅 1 + 𝑅 2
𝑅 3 + 𝑅 4 ∙ 𝑅 4
𝑅 1 ∙ 𝑣 1
𝑣 0 = 𝑣 𝑚𝑐 ∙ 1
𝑅 1 ∙ 𝑅 1 𝑅 4 − 𝑅 2 𝑅 3 𝑅 3 + 𝑅 4 +
𝑣 𝑑 ∙ 𝑅 1 + 𝑅 2
𝑅 1 ∙ 𝑅 2
𝑅 1 + 𝑅 2 + 𝑅 4 𝑅 3 + 𝑅 4
𝑣 1 = 𝑣 𝑚𝑐 + 1 2 ∙ 𝑣 𝑑 𝑣 2 = 𝑣 𝑚𝑐 − 1
2 ∙ 𝑣 𝑑
Réjection mode commun/impédances
Réjection de MC infinie si: 𝑅 1 𝑅 4 − 𝑅 2 𝑅 3 =0 Alors 𝐺 𝑚𝑐 = 0 et 𝐺 𝑑 = 𝑅 2
𝑅 1
Dans les faits, si l’on a en fait (pire cas) 𝑅′ 1 = 𝑅 1 ∙ 1 + 𝜀
𝑅′ 2 = 𝑅 2 ∙ 1 − 𝜀 𝑅′ 3 = 𝑅 1 ∙ 1 − 𝜀 𝑅′ 4 = 𝑅 2 ∙ 1 + 𝜀
𝐺 𝑚𝑐 = 4𝜀𝑅 2
𝑅 1 + 𝑅 2 = 4𝜀𝐺 𝑑 1 + 𝐺 𝑑
𝜏 = 1 + 𝐺 𝑑
4𝜀 =
1 + 𝑅 2 /𝑅 1 4𝜀
Ex: 𝜀 = 0.1%, 𝑅 𝑅 2 =100→ 𝜏 = 25000 = 88𝑑𝐵
Nota: impédances d’entrée peu élevées!
L’impédance des
sources intervient!
Solution à deux A.O
Résout le problème des impédances d’entrée mais pas celui de la réjection de mode commun qui reste
𝑣 𝑎𝑜1 = 𝑣 1 + 𝑅 2
𝑅 1 ∙ 𝑣 1 = 𝑣 1 ∙ 1 + 𝑅 2 𝑅 1
𝑖 3 = 𝑣 2 − 𝑣 𝑎𝑜1 𝑅 3
𝑣 0 = 𝑣 2 + 𝑅 4 ∙ 𝑖 3
𝑣 𝑜 = 𝑅 1 𝑅 3 − 𝑅 2 𝑅 4
𝑅 1 𝑅 3 ∙ 𝑣 𝑚𝑐 + 1
2 ∙ 1 + 𝑅 4
𝑅 3 ∙ 2 + 𝑅 3
𝑅 1 ∙ 𝑣 𝑑
𝐺 𝑚𝑐 = 0 ⟺ 𝑅 1 𝑅 3 − 𝑅 2 𝑅 4 = 0
𝐺 𝑑 = 1 + 𝑅 1 𝑅 2
𝜏 = 1 + 𝑅 1 /𝑅 2
4𝜀
Ref: Asch et coll: acquisition de données (Dunod)
L’amplificateur d’instrumentation
Grande impédance d’entrée
Réglage de gain par une seule résistance variable
Symétrie
Valeurs typiques
90 dB de réjection de MC pour Gd=1
120 dB de réjection de MC pour Gd=1000 (pour f<60 Hz et
moins de 1k Ω de déséquilibre des lignes) – source: Asch.
Amplificateur d’instrumentation
L’amplificateur d’instrumentation
𝑣 01 = 𝑣 1 + 𝑅 1
𝑅 𝑔 ∙ 𝑣 1 − 𝑣 2 𝑣 02 = 𝑣 2 − 𝑅′ 1
𝑅 𝑔 ∙ 𝑣 1 − 𝑣 2
Gains du second étage 𝐺 𝑑2 = 𝑅 3
𝑅 2 et 𝐺 𝑚𝑐2 = 4𝜀𝑅 3
𝑅 3 +𝑅 2
𝑣 0 = 𝑅 3
𝑅 2 ∙ 1 + 𝑅 1 + 𝑅 ′ 1
𝑅 𝑔 ∙ 𝑣 𝑑 + 4𝜀𝑅 3
𝑅 3 + 𝑅 2 ∙ 𝑣 𝑚𝑐 𝒗 𝟎 = 𝟏 + 𝟐𝑹 𝟏
𝑹 𝒈 ∙ 𝒗 𝒅 + 4𝜀𝑅 3
𝑅 3 + 𝑅 2 ∙ 𝒗 𝒎𝒄 𝜏 = 1 + 2𝑅 1
∙ 1 + 𝑅 3
∙ 1 On choisit R1=R’1 et
R3=R2
Amplificateur d’isolement
Plusieurs versions mais principe similaire
Adapté quand la tension de mode commun est élevée (ex 70% Vcc)
Permet de travailler en
flottant. Résoud le problème de l’isolation galvanique
Couplage magnétique ou par optocoupleur
Taux de réjection de mode commun typique: 160 dB endessous de 50 Hz, puis
décroissance de 20 dB/décade
Filtrage
Filtre passe-bas (passif et actif)
𝑉 𝑜𝑢𝑡 = 1
𝑗𝐶𝜔 ∙ 1 𝑅 + 1
𝑗𝐶𝜔
= 1
1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 ∙ 𝑉 𝑖𝑛
𝐺 = 𝑉 𝑜𝑢𝑡
𝑉 𝑖𝑛 = 1
1 + 𝑅𝐶𝜔 2 → 𝑓 𝑐 = 1 2𝜋𝑅𝐶
****
𝑉 𝑜𝑢𝑡
𝑉 𝑖𝑛 = − 𝑅 2
𝑅 1 ∙ 1
1 + 𝑗𝑅 2 𝐶𝜔 𝐺 = 𝑉 𝑜𝑢𝑡
𝑉 𝑖𝑛 = 𝑅 2 𝑅 1
1
1 + 𝑅 2 𝐶𝜔 2
→ 𝑓 𝑐 = 1
2𝜋𝑅 2 𝐶
Filtre passe haut (idem)
𝑉 𝑜𝑢𝑡 = 𝑗𝑅𝐶𝜔
1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 ∙ 𝑉 𝑖𝑛
𝐺 = 𝑉 𝑜𝑢𝑡
𝑉 𝑖𝑛 = 𝑅𝐶𝜔
1 + 𝑅𝐶𝜔 2
𝜔→+∞ lim 𝐺 = 1 → 𝑓 𝑐 = 1 2𝜋𝑅𝐶
****
𝑉 𝑜𝑢𝑡 = − 𝑗𝑅 2 𝐶𝜔
1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 ∙ 𝑉 𝑖𝑛 𝐺 = 𝑅 2 𝐶𝜔
1 + 𝑅𝐶𝜔 2
lim 𝐺 = 𝑅 2 /𝑅 → 𝑓 𝑐 = 1
Filtre passe bande
66
𝐺 = 𝑅𝐶𝜔
1 − 𝜔 2 𝜔 0 2
2
+ 1
𝑄 ∙ 𝜔 𝜔 0
2
Maximum pour 𝜔 = 𝜔 0 : 𝐺 𝑚𝑎𝑥 = 1 Bande passante: 𝜔 0 ± 1
2𝑄 pour Q él evé
𝑉 𝑠 = 𝑗𝐶𝑅𝜔
1 − 𝐿𝐶𝜔 2 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 ∙ 𝑉 𝑒 = 𝑗𝐶𝑅𝜔 1 − 𝜔 2
𝜔 0 2 + 𝑗 ∙ 1
𝑄 ∙ 𝜔 𝜔 0
∙ 𝑉 𝑒
𝑉 𝑠 = − 𝑅𝐶𝜔
3𝑅𝐶𝜔 + 𝑗 𝑅𝐶𝜔 2 − 1 ∙ 𝑉 𝑒 𝑉 𝑠 = − 1
3 𝜔
𝜔 0 + 𝑗 𝜔 𝜔 0
2 − 1
∙ 𝜔 𝜔 0 ∙ 𝑉 𝑒
𝜔 0 = 1
𝑅𝐶 → 𝑓 0 = 1
2𝜋𝑅𝐶
Gain de 1/3 à la fréquence centrale
Gain normalisé et bande passante du
circuit passe bande à AOP
Conversion Analogique numérique
Echantillonnage, théorème de Shannon
Echantillonneur bloqueur
Convertisseur analogique/num/erique
Convertisseur numérique/analogique
Combien de points pour échantillonner correctement?
Un échantillonnage de périodeTe donne une résolutionTe donc une fréquence maximale accessible de 1/Te?
En fait non.
Deux points par période ne suffisent pas non plus, mais c’est la limite.
Théorème de Shannon:
𝑓 𝑒 > 2𝑓 𝑚𝑎𝑥
Echantillonnage – rappels ?
Signal échantillonné: prise de valeurs du signal à période fixe
Produit du signal par un peigne de Dirac de période Te
La transformée de Fourier d’un peigne de Dirac est un peigne de Dirac et, par conséquent
Le spectre du signal échantillonné est obtenu en repliant le spectre du signal initial dans ±𝑓 𝑒 /2 et en le périodisant
Sans calculs? La résolution est fe/2. Ce qui est plus rapide est
“ralenti” par effet stroboscopique (battement=repliement).
Un pic de Dirac excite toutes les fréquences, donc le spectre total couvre toutes les fréquences, mais de manière périodique.
Finalement seul ±𝑓 𝑒 /2 (largeur fe) est utilisable
𝑆 𝑒 𝑡 = 𝑆 𝑡 ∙ 𝛱 𝑇 𝑒 𝑡 = 𝑆(𝑡) ∙
−∞
+∞
𝛿(𝑡 − 𝑘 ∙ 𝑇 𝑒 )
𝑆 𝑒 (𝑓) = 𝑆 (𝑓) ∗ 𝛱 (𝑓) 𝑇 𝑒 = 𝑆 (𝑓) ∗ 𝛿(𝑓 − 𝑘 ∙ 𝑓 𝑒 )
+∞
−∞
= 𝑓 𝑒 ∙ 𝑆 (𝑓 − 𝑘 ∙ 𝑓 𝑒 )
+∞
−∞
Dit autrement
Soit 𝑠 𝑡 = cos(2𝜋𝑓𝑡) échantillonné à f e
Signal échantillonné: 𝑠 𝑛 = cos(2𝜋𝑓 𝑛
𝑓 𝑒 )
Tout les signaux tels que 𝑓 = 𝑘𝑓 𝑒 ± 𝑓 0 ont le même signal échantillonné, ce qui correspond à une largeur totale f e par intervalle. La bande basse est donc ± 𝑓 𝑒
2
Conversion numérique-analogique
Si s n est le signal échantillonné, et respecte la condition de Shannon, alors on montre que le signal reconstitué est donné par:
𝑠 𝑡 = σ −∞ +∞ 𝑠 𝑛 (𝑛 ∙ 𝑇 𝑒 ) ∙ 𝑠𝑖𝑛𝑐(𝑡 − 𝑛 ∙ 𝑇 𝑒 ) Avec 𝑠𝑖𝑛𝑐 𝑡 = sin(𝑡)
𝑡 (fonction sinus cardinal)
Sinusoide de fréquence 0.4
Haut: Shannon*20
Bas: Shannon*1.5
Sinusoide de fréquence 0.4
Haut: shannon
Bas: Shannon*0.5
Restitution (1024 echantillons)
10 shannon
3 shannon
0.5 shannon
Conversion analogique-numérique
Conversion analogique numérique
Sa plage de tension analogique convertible (V tot )
Convertisseurs unipolaires (ex de 0 à 10 V)
Convertisseurs bipolaires (ex de -5V à +5V)
Temps de conversion (!)
Nombre de bits N
Résolution (ou quantum) q = 𝑉 𝑡𝑜𝑡
2 𝑁
Erreurs – incertitudes - bruit
Erreur maximale: 1 quantum
Incertitude-type: 2 3 1 LSB = 1 12 LSB
Bruit de quantification:toutes les valeurs sur une plage d’un quantum sont ramenées à une seule valeur, ce qui rajoute une erreur aléatoire d’écart type 𝑞 12
On montre que le rapport signal sur bruit est donné par 𝑆
𝐵 𝑞 𝑑𝐵 ≈ 6𝑁 + 1.76
Quelle est la vraie valeur du coefficient devant N ?
Exercice
Convertisseur 10 bits, unipolaire, plage 0-10V
Quantum/résolution
Tension d’entrée: 1.81 V
Combien affiche le CAN en hexadécimal? Et en binaire
Idem pour une tension d’entrée de 2.29 V
Convertisseur à rampe numérique
Convertisseur flash (parallèle)
Convertisseur parallèle étendu
Convertisseur par approximations successives
Convertisseur tension-fréquence
T 1 -T 2 varie (position 1)
T 2 est fixe (position 2)
Cas de signaux rapides
Qu’est ce qu’un câble 50 ohms?
Pourquoi une position basse impédance sur les appareils?
Le problème
Longueurs d’onde dans le vide
30 MHz: 10m
France-Inter: 3m
300 MHz: 1m
2.45 GHz (four microonde): ~10 cm
Conséquence
Si la longueur des connexions devient comparable ou inférieure à la longueur d’onde, les temps de propagations ne peuvent être négligés
Une variation de tension à un bout de câble ne se transmet pas instantanément à l’autre bout
Propagation de cette variation: onde incidente
Il se passe la même chose dans l’autre sens: onde réfléchie
Onde incidente+onde réfléchie = onde stationnaire
On ne sait plus ce que l’on mesure
Un conducteur n’est plus équipotentiel
La notion de tension perd du sens
Ondes progressives et stationnaires
OS = onde incidente + onde réfléchie
Modélisation: équation des télégraphistes
Ligne bifilaire (coax, paire torsadée…)
On suppose la ligne sans pertes
R=0
G=0 (résistance infinie entre fils)
dt C v dt
C v dx Gv
i
dt L i dt
L i dx Ri
v
escane
L et C: inductance et capacité
linéiques
En régime sinusoïdal (harmonique)
V est la somme d’une onde incidente et d’une onde réfléchie
La ligne présente des ventres et des noeuds de tension/courant t
j t j
e x I I
e x V V
dt C v dx
i
dt L i dx
v
) (
) (
V dx LC
V V
dx jC I
I dx jL
V
2 2
2
x r
x
i e K e
K V
LC j
LC
2
2
Comment ne pas avoir de réflexion
Ligne bifilaire (coax, paire torsadée…)
On suppose la ligne sans pertes (R=0)
G=0 (résistance infinie entre fils)
Dans ce cas, il n’y a pas de réflexion si et seulement si la ligne est de longueur infinie
Quelle est l’impédance d’une ligne infinie????
Impédance caractéristique
𝑍 𝑥 + 𝑑𝑥 = 𝑍
𝑗𝐶𝜔𝑑𝑥 ∙ 1
𝑍+
1𝑗𝐶𝜔𝑑𝑥