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6D HA @A FHCAAJ /KH@

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Théorème de prolongement

Gourdon, Analyse, page 24 Théorème :

Soient (E, d) et (F, δ) deux espaces métriques, et soit A une partie de E dense dans E .

On suppose de plus que (F, δ) est complet. Soit f : (A, d) (F, δ) une applica- tion uniformément continue. Montrer l'existence d'une unique fonction g : E F uniformément continue, telle que g

|A

= f .

'

&

$

% Lemme : Soient (E, d) et (F, δ) deux espaces métriques, et soit A une partie de E

dense dans E . Si f : (A, d) (F, δ) est continue et si

∀x E\A, lim

y→x

y∈A

f (y) existe

alors il existe une unique fonction f : E F , continue, telle que g

|A

= f .

Dénissons g : E F de la manière suivante :

∀x A, g(x) = f (x) et ∀x E\A, g(x) = lim

y→x

y∈A

f (y)

Montrons que g est continue sur E. Soit x E et (x

n

)

n∈N

une suite de points de E tendant vers x.

Pour tout n N

, on a lim

y→xn

y∈A

f (y) = g(x

n

). On en déduit facilement que

∀n 1, ∃y

n

A / d(x

n

, y

n

) 1

n et δ(g(x

n

), f (y

n

)) < 1 n La relation :

d(x, y

n

) d(x, x

n

) + d(x

n

, y

n

) 1

n + d(x, x

n

) montre alors que lim

n∞

y

n

= x, et donc lim

n∞

f (y

n

) = g(x). Maintenant, les inégalités δ(g(x

n

), g(x)) δ(g(x

n

), f (y

n

)) + δ(f (y

n

), g(x)) 1

n + δ(f (y

n

), g(x)) montrent que lim

n∞

g(x

n

) = g(x). Ceci étant vrai pour toute suite (x

n

) de E tendant vers x, on en conclut que g est continue en x , et ceci pour tout x E .

Unicité : Soient g et h : E F deux applications continues telles que g

|A

= h

|A

.

Par hypothèse, g(x) = h(x) pour tout x A.

Soit x E\A . Comme g est continue et que A est dense dans E , il existe une suite (x

n

) de points de A tendant vers x . On a

g(x) = lim

n∞

g(x

n

) = lim

n∞

f (x

n

), de même, h(x) = lim

n∞

f (x

n

) ce qui sut pour conclure que g(x) = h(x) .

Preuve du théorème :

L'idée est de se ramener au lemme précédent puis de prouver que la fonction g obtenue est bien uniformément continue.

Soit x

0

E\A. Montrons que lim

y→x0 y∈A

f (y) existe. Soit ε > 0. Comme f est uniformément continue sur A,

∃α > 0, ∀(x, y) A

2

, f (x, y) < α = δ(f (x), f (y)) < ε En particulier, si x, y A vérient d(x, x

0

) < α

2 et d(y, x

0

) < α

2 , on a d(x, y) < α donc δ(f (x), f (y)) <

ε. Comme (F, δ) est complet, d'après le critère de Cauchy pour les fonctions, on en déduit que lim

y→x0 y∈A

f (y) existe.

1

(2)

D'après le résultat du lemme, la fonction g dénie sur E par :

∀x A, g(x) = f(x) et ∀x E\A, g(x) = lim

y→x

y∈A

f (y)

est continue sur E . Nous allons prouver qu'elle est uniformément continue sur E . Fixons ε > 0 . Par hypothèse, f est uniformément continue sur A , donc

∃α > 0, ∀(x, y) A

2

, d(x, y) < α = δ(f (x), f(y)) < ε

Donnons nous (x, y) E

2

avec d(x, y) < α. Comme A est dense dans E, il existe deux suites (x

n

) et (y

n

) de points de A tendant respectivement vers x et y. La distance étant conitnue, on a lim

n∞

d(x

n

, y

n

) = d(x, y) < α, ce qui montre l'existence de N N tel que d(x

n

, y

n

) < α pour tout n N.

Ainsi, pour tout n N , δ(f (x

n

), f (y

n

)) < ε et en faisant tendre n vers +∞, on obtient δ(g(x), g(y)) ε.

Ceci est vrai pour tout couple (x, y) E

2

tel que d(x, y) < α, la fonction g est donc uniformément continue sur E.

L'unicité découle de l'unicité dans le lemme, car une fonction uniformément continue est en particulier continue.

2

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