Rechercher
un emploi
en Suisse
un emploi
Brochure éditée en septembre 2019.
La Suisse est un pays étranger. Quelle révélation me direz-vous ! Pourtant cet élément est trop souvent oublié par les candidats à des postes en Suisse.
On ne prépare pas une recherche d’emploi en Suisse, comme on le ferait en France. Bien connaître la culture et le fonctionnement du marché du travail sont des atouts majeurs pour décrocher un emploi en Suisse et pour s’intégrer ensuite dans l’entreprise.
Vous trouverez également dans cette brochure de nombreux conseils et informations pratiques sur les techniques de recherche d’emploi, la rédaction d’un CV, l’entretien d’embauche, les salaires… Informations essentielles pour préparer efficacement votre recherche d’emploi.
Un marché de l’emploi diversifié et attractif p.04 Débuter sa recherche d’emploi
Les sites internet p.05
Les sociétés de placement. p.05
Le réseau p.06
La presse p.07
Les candidatures spontanées . p.07
Rédiger un CV et une lettre de motivation
Le Curriculum Vitae p.08
La lettre de motivation p.10
Le dossier complet p.10
L’entretien d’embauche
Un entretien à bien préparer p.11
Renseignez-vous sur les salaires p.12
Quelques conseils pour l’entretien p.13
Pour aller plus loin p.14
Le service emploi du GTE p.14
Sommaire :
Tessin
Grisons Uri
Lucerne Argovie Zurich
Thurgovie Appenzell St Gall Glaris Schwytz Zoug
ObwaldNidwald Schaffhouse
Brochure éditée en septembre 2019.
Comme dans tous les pays développés, le secteur d’activité dominant en Suisse est celui des services. Toutefois, il existe de fortes disparités régionales et la composition du tissu économique varie énormément d’un canton à l’autre.
Ainsi dans le bassin lémanique (cantons de Genève, Vaud, Valais), le secteur tertiaire rassemble près de 80 % des emplois. Les secteurs d’activité principaux sont la banque et les assurances, la santé, l’hôtellerie-restauration (d’affaires et de loisirs), la chimie, le bâtiment et les industries hautement qualifiées : haute horlogerie, mécatronique et biotechnologie.
Les cantons de Neuchâtel, Jura, Berne et Fribourg possèdent un secteur industriel très fort. De nombreuses entreprises d’horlogerie et de métallurgie y sont installées.
Il s’agit souvent de centres de production et l’effectif cadre y est faible.
La région de Bâle se caractérise aussi par un secteur industriel très fort. Les entreprises de chimie, pharmacie et biotechnologie sont très nombreuses. Bâle est également une grande place financière, avec de nombreux sièges de banques et d’assurances. Enfin, sa situation centrale en Europe lui a permis de devenir un des grands centres des transports et de la logistique en Suisse.
Le marché de l’emploi suisse se caractérise par un très fort taux de Petites et Moyennes Entreprises (PME). Ainsi, 99 % des entreprises implantées en Suisse ont moins de 250 salariés. 2/3 des emplois, existant dans le pays, se trouvent dans ces PME. Malgré cela, la Suisse accueille également de nombreuses compagnies internationales, comme Procter & Gamble, McDonald’s, Du Pont de Nemours...
La Suisse reste d’ailleurs très attractive pour les multinationales et nombre d’entre elles installent, chaque année, leurs sièges mondiaux ou européens en Suisse. De très nombreux organismes internationaux, tels que l’ONU, le CICR, l’OMC, l’OMPI, sont basés en Suisse.
Outre ce dynamisme et cet attrait, il faut également noter que les entreprises implantées en Suisse sont extrêmement compétitives ; depuis plusieurs années, la Suisse se place au 1er rang de la compétitivité mondiale des entreprises. Enfin, la dernière grande caractéristique du marché de l’emploi suisse est sans conteste son ouverture aux travailleurs étrangers. 25 % de la population active en Suisse est étrangère. Dans le canton de Genève, ce taux atteint le seuil de 40 %. Les opportunités d’emploi en Suisse sont donc réelles pour les étrangers.
La Suisse recherche essentiellement du personnel qualifié.
Un marché de l’emploi diversifié et attractif
Le travail à temps partiel est très développé en Suisse. Postes à 50 %, 60 %, 70 %, la palette est très large. N’hésitez donc pas à postuler si vous recherchez un poste à temps partiel.
TRAVAILLER À TEMPS PARTIEL ?
Les méthodes de recherche d’emploi diffèrent peu en France et en Suisse. Les sites Inter- net, les sociétés de placement et le réseau restent les méthodes les plus efficaces pour trouver des offres d’emploi.
Les sites Internet
Internet est aujourd’hui un outil incontournable pour rechercher un emploi en Suisse. Il existe de très nombreux sites dédiés à l’emploi. Certains sont généralistes, d’autres sont classés par secteurs d’activité. La plupart proposent une inscription gratuite en ligne.
Les sites clés en Suisse sont :
Zone géographique Principaux sites Internet
Suisse Romande www.jobup.ch
www.portail-emploi.ch www.topjobs.ch
Suisse Alémanique www.jobs.ch
www.jobclick.ch
Suisse Italienne www.tuttoclick.ch
N’oubliez pas non plus les sites spécialisés par secteur d’activité, par exemple www.jobwatch.ch, site dédié aux métiers de l’horlogerie et www.weblaw.ch, site consacré aux emplois juridiques. Enfin, souvent oubliés et pourtant très utiles, les sites des entreprises. De plus en plus d’entreprises ont une rubrique carrière sur leur site Internet.
En fonction de votre secteur d’activité, sélectionnez quelques sites d’entreprises et pratiquez une veille régulière. Pour connaître les entreprises implantées en Suisse et leurs sites Internet, vous pouvez utiliser des annuaires d’entreprises. Les plus utiles sont : www.kompass.ch, qui répertorie toutes les entreprises en Suisse, www.swissfirms.ch, qui recense les entreprises membres des Chambres de commerce et d’industrie et www.local.ch, l’annuaire téléphonique officiel de la Suisse.
Les sociétés de placement
Les sociétés de placement suisses sont l’équivalent des agences d’intérim et des cabinets de recrutement en France. Elles proposent des postes en “temporaire”, équivalents des CDD (contrats à durée déterminée) en France, et/ou en “fixe”, équivalents d’un CDI (contrats à durée indéterminée). Elles sont incontournables sur le marché de l’emploi suisse. Les sociétés de placement acceptent parfois de rencontrer les candidats en entretien individuel ou par téléphone. N’hésitez pas à prendre contact avec certaines d’entre elles. Elles pourront vous aider à mieux connaître les entreprises qui vous intéressent, savoir si votre profil est recherché sur le marché de l’emploi ou encore, vous connaissant, proposer plus facilement votre candidature auprès de leurs clients.
Le site www.avg-seco.admin.ch répertorie toutes les sociétés de placement conventionnées. Certaines sociétés possèdent également la certification SWISSSTAFFING (Union des Services Suisses de l’Emploi). Cette certification garantit le respect d’une éthique professionnelle et des conditions d’emploi et de salaire en Suisse. Pour consulter la liste des sociétés possédant ce label, visitez le site : www.swissstaffing.ch.
Débuter sa recherche d’emploi
Le réseau
La majorité des offres d’emploi en Suisse, comme en France, ne sont jamais publiées et sont pourvues par le biais du réseau. Se constituer un réseau est donc un élément important pour trouver un emploi en Suisse. Chacun d’entre nous possède un réseau naturel, constitué de sa famille, ses amis, ses anciens collègues de travail, des fournisseurs, des clients… Toutes ces personnes représentent une excellente source d’information pour connaître les entreprises qui recrutent et les postes à pourvoir.
Lorsque l’on recherche un emploi, il faut donc penser à en parler autour de soi.
Pour élargir son réseau et se créer de nouveaux contacts, il existe également des réseaux en ligne, qui vous permettent de partager des informations avec d’autres professionnels. De plus en plus de recruteurs utilisent les réseaux sociaux pour identifier des candidats potentiels. Ces réseaux sont également une excellente source d’information pour connaître l’actualité des entreprises et de l’économie.
Les principaux réseaux sociaux utilisés en Suisse sont :
■ www.linkedin.com : le plus grand réseau international, le plus utilisé en Suisse romande par les recruteurs.
■ http://rezonance.ch : ce site, créateur de liens en Suisse romande donne accès à des conférences gratuites, suivies d’un cocktail. Ces conférences permettent de rencontrer des professionnels et d’échanger ses cartes de visite.
■ www.xing.com : réseau professionnel, surtout utilisé par les employeurs en Suisse alémanique.
■ www.facebook.com : de plus en plus d’entreprises possèdent leurs comptes Face- book. Il est donc important de consulter ce réseau pour suivre de près les entreprises présentes qui vous intéressent et leur développement.
Le Groupement transfrontalier européen aussi s’est lancé sur les réseaux sociaux.
Rejoignez-nous et notre réseau de frontaliers :
■ Sur Facebook : www.facebook.com/groupementtransfrontalier
■ Sur Twitter : https://twitter.com/FrontaliersCH
■ Sur LinkedIn : www.linkedin.com (Recherche dans « Groupes » : Groupement trans- frontalier européen). Le service emploi y relaye régulièrement des articles. Ce qui vous permet d’être toujours informés sur l’actualité économique de la Suisse et de son marché de l’emploi : entreprises qui recrutent, secteurs porteurs, conseils pour préparer une bonne candidature... Cette « revue de presse » est publiée ensuite sur notre site Internet frontalier.org/travail-suisse.htm.
Groupes de réseautage :
Les réseaux virtuels sont très utiles dans une recherche d’emploi, mais rien ne rem- place une rencontre physique et un échange de cartes de visite. Pour booster votre réseau, nous vous recommandons trois groupes de réseautage :
■ www.les-tgg.com : site des Talents du Grand Genevois (TGG). Chaque mois, les TGG organisent des réunions de réseautage dans les locaux du Groupement transfrontalier européen, à Annemasse (74).
■ www.backtoworkleman.com : association située à Divonne-Les-Bains (01), organise des événements destinés à développer son réseau, ainsi que des ateliers et conférences dans les locaux du Groupement transfrontalier européen, à Saint- Genis-Pouilly (01).
■ www.strategie-leman.com : site de Stratégie Léman, groupe de réseautage dans le Chablais (74).
La presse
Bien que le nombre d’offres d’emploi publiées sur la presse soit en nette diminution ces dernières années, une partie des annonces continuent d’être publiées sur les suppléments emploi des grands quotidiens nationaux.
Zone géographique Principaux quotidiens Jour de parution des offres Suisse Romande Tribune de Genève
Le Temps 24 Heures
Mercredi Vendredi Jeudi Suisse Alémanique TagesAnzeiger
NZZ Mardi
Samedi Suisse Italienne Corriere del Ticino Vendredi
Les candidatures spontanées
Appelées “offres spontanées” en Suisse, les candidatures spontanées peuvent être utiles pour trouver un emploi en Suisse. Toutefois, une candidature spontanée se prépare et un dossier différent et personnalisé doit être envoyé à chaque entreprise.
Pour préparer ses candidatures spontanées, il est utile de lire la presse économique.
Ainsi, les magazines suisses Bilan et PME Magazine donnent de nombreuses informations sur les entreprises et leur développement, de même que les rubriques économiques du journal Le Temps et de la Tribune de Genève.
Pour vous aider dans ce travail de veille régulière de l’actualité économique suisse, le service Emploi relaye régulièrement des articles sur LinkedIn. Une « revue de presse » que vous retrouvez également sur le site du Groupement transfrontalier : www.frontalier.org/travail-suisse.htm.
Enfin, pour cibler des entreprises, nous vous conseillons de consulter les sites d’annuaires d’entreprise, qui répertorient les sociétés, par canton et par secteur d’activité (voir paragraphe “les sites Internet” page 5).
Le CV
On retrouve dans un CV globalement les mêmes rubriques qu’en France :
■ La photo : doit être de qualité et vous montrer en attitude professionnelle.
■ Données personnelles : nom, adresse, téléphone, e-mail…
■ Accroche : elle résume votre objectif professionnel, vos points forts, le poste pour lequel vous postulez…
■ Expérience professionnelle : à présenter de manière anti-chronologique (l’expérience la plus récente en premier, puis les autres expériences, en remontant dans le temps). Vous pouvez également utiliser un CV par compétences, si vous le souhaitez.
■ Formation : si vous avez déjà une expérience professionnelle, il est recommandé de débuter votre CV en présentant vos expériences, avant d’aborder le thème de la formation. Si vous êtes jeune diplômé sans expérience professionnelle, mentionnez en premier votre formation. Pensez à indiquer les stages que vous avez pu effectuer. Ceux-ci sont en effet appréciés par les entreprises.
Quelques particularismes suisses
Lorsque vous rédigez votre CV, mettez-vous à la place du recruteur, qui connaît bien la Suisse, son système de formation, son tissu économique… mais peut-être moins les entreprises situées en France ou dans d’autres pays, c’est-à-dire à l’étranger pour lui.
Aidez le recruteur à mieux comprendre votre parcours (en indiquant par exemple le secteur d’activité de votre ou vos employeur(s), le nombre de salariés…), ce que vous avez fait concrètement (en détaillant les missions et tâches réalisées). Vous lui faciliterez le travail… dans votre intérêt.
■ Vos coordonnées : indiquez-les en format international (ex : +33 6 98 52... et non 06 98 52…). Pour votre adresse, indiquez le pays à côté de votre commune de résidence.
Ex : 74100 Annemasse (France). Ceci est valable pour toutes les villes que vous indiquerez dans votre CV (lieux d’emploi, de formation…).
■ Les dates : essayez d’être le plus précis possible. Ainsi, n’indiquez pas “de 2001 à 2012”
lorsque vous présentez le dernier poste que vous avez occupé, mais “du 15/06/2001 au 31/01/2012”. Si vous ne pouvez pas être aussi précis, indiquez au moins le mois en plus de l’année.
■ Vos expériences professionnelles : pour chacune d’entre elles, détaillez le poste ainsi que les tâches effectuées. En plus du nom de l’entreprise, indiquez le secteur d’activité, le nombre de salariés, éventuellement le chiffre d’affaires ou d’autres informations pertinentes sur l’activité de l’entreprise. Gardez bien en mémoire que les employeurs suisses ne connaissent pas forcément l’entreprise dans laquelle vous avez travaillé auparavant. Ainsi, si vous avez travaillé chez Géant Casino, précisez qu’il s’agit d’une enseigne de la grande distribution.
Rédiger un CV et
une lettre de motivation
Au-delà de l’intitulé de poste, certains emplois peuvent avoir un contenu différent entre la Suisse et d’autres pays. C’est par exemple le cas pour un “employé de commerce”, qui correspond en Suisse à un poste administratif de bureau et non à un poste de ven- deur dans un magasin comme en France. Egalement, certains noms de poste peuvent être complètement différents. Un physiothérapeute correspond à un kinésithérapeute, une jardinière d’enfants signifie éducatrice de jeunes enfants dans une crèche…
ATTENTION AUX DIFFÉRENCES
■ Vos diplômes : pensez là encore que l’employeur ne connaît pas tous les diplômes existant en France ou dans d’autres pays. Essayez dans la mesure du possible de connaître l’équivalent de votre diplôme en Suisse et indiquez-le.
■ Le CAP et le BEP correspondent respectivement à un CFC (Certificat Fédéral de Capacités) ou à une AFP (Attestation Fédérale de Formation Professionnelle), en fonction des années d’étude, le baccalauréat à la maturité. Les diplômes universitaires sont désormais identiques dans toute l’Europe depuis que le système LMD (Licence, Master, Doctorat) a été mis en place. Lorsque vous ne connaissez pas l’équivalence de votre diplôme, décrivez le niveau de votre formation et détaillez les compétences que vous avez acquises. Par exemple, pour un BTS, vous pourrez indiquer qu’il s’agit d’un diplôme professionnel, post maturité, obtenu après 2 ans de formation à l’Université. Faites également attention aux acronymes, ils ne seront pas forcément compris par le recruteur. Au lieu de BTS, indiquez Brevet de Technicien Supérieur.
■ Les langues et connaissances informatiques : détaillez avec précision vos niveaux de connaissances linguistiques et informatiques. Pour l’informatique par exemple, spécifiez si vous êtes capable de créer des tableaux croisés/dynamiques sur Excel et de faire des présentations Powerpoint. N’exagérez jamais vos compétences, le contrôle de référence est quasiment systématique et il serait dommage de passer à côté d’une opportunité pour avoir été trop prétentieux. Pour les langues, sachez qu’en Suisse il existe 4 langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Les Suisses sont donc multilingues. Ne surévaluez pas votre niveau de langue. N’écrivez pas “courant” si votre niveau est élémentaire. Par contre, si vous maîtrisez plusieurs langues nationales et/ou l’anglais, mettez-le bien en valeur sur votre CV. Cet élément est un point très positif et peut constituer un plus pour votre candidature. La maîtrise de l’allemand est également un atout majeur. Afin d’autoévaluer votre niveau de compétences linguistiques, vous pouvez vous référer au tableau élaboré par le Conseil de l’Europe : www.europass.cedefop.europa.eu.
■ Les permis de conduire : si vous détenez un ou des permis de conduire, n’indiquez surtout pas “Permis B”. Le permis B en Suisse correspond à un permis de résidence, et non à un permis de conduire. Indiquez juste “permis de conduire”. Pour les autres types de permis, détaillez bien le type de véhicule que vous êtes habilité à conduire.
RECONNAISSANCE DES DIPLÔMES PROFESSIONNELS
Pour travailler en Suisse, il est parfois utile, voire obligatoire selon les professions, de faire reconnaître ses diplômes professionnels. Tout d’abord, il faut déterminer si la profession que vous voulez exercer est réglementée. Sont considérées comme réglementées, les professions dont l’exercice repose sur la détention obligatoire d’un diplôme, un certificat ou une attestation de compétence, telles qu’infirmiers, médecins, dentistes, vétérinaires, avocats, notaires, architectes, enseignants. Dans ce cas, vous devrez entamer une procédure de reconnaissance de diplômes.
Adressez-vous à l’Office fédéral de la formation et de la technologie (OFFT) qui vous renseignera sur les démarches à effectuer ainsi que sur l’autorité compétente en matière d’autorisation. Pour toute information complémentaire, visitez le site du SEFRI (Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation) : www.bbt.admin.ch
La lettre de motivation
Sauf demande expresse du recruteur, envoyez votre lettre dactylographiée.
Complémentaire du CV, la lettre ne doit pas répéter le contenu de ce dernier.
Rédigez une lettre de motivation différente pour chaque candidature, en l’adaptant au poste et à l’entreprise. La lettre est généralement constituée de 3 parties :
■ L’offre : pourquoi l’entreprise vous intéresse-t-elle ? Qu’est-ce qui a attiré votre attention dans l’annonce ? C’est l’occasion de prouver que vous avez fait des recherches sur l’entreprise, en la visitant si les locaux sont ouverts au public (ex : un magasin), en ayant consulté son site Internet ou en ayant lu des articles à son sujet.
■ Le candidat : ce que vous proposez à l’entreprise. Quelles sont les compétences que vous souhaitez mettre au service de l’entreprise ?
■ Conclusion : proposez à l’employeur de le rencontrer, afin de lui présenter plus en détails vos compétences et votre motivation pour le poste.
Le dossier complet
Il est parfois indiqué dans les annonces de joindre un dossier complet. Ce dossier comprend le CV, la lettre de motivation, ainsi que la copie du ou de vos diplôme(s) et de vos certificats de travail si vous en avez. En Suisse, un certificat de travail est délivré à tout salarié quittant son emploi. Il précise non seulement le titre du poste occupé et la durée du contrat, mais fournit en plus des appréciations sur le travail du salarié. Si vous n’avez jamais travaillé en Suisse, vous ne pourrez pas envoyer ce type de certificat. Vous pouvez par contre joindre vos certificats de travail français et, si vous en possédez, des lettres de recommandation de vos anciens employeurs. Vous les listerez sur une feuille séparée que vous joindrez au CV, en mentionnant les nom, prénom, titre, société, adresse et téléphone des anciens employeurs.
Si le dossier complet n’est pas demandé dans l’annonce, n’hésitez pas à indiquer dans votre lettre de motivation que vous le tenez à disposition du recruteur. Ceci lui prouvera que vous connaissez les règles de recrutement en Suisse.
Si vous envoyez votre dossier de candidature par email, rédigez un court texte dans le corps de votre email, pour préciser au recruteur que vous lui faites parvenir votre candi- dature. Vous mettrez alors en pièces jointes votre CV et votre lettre de motivation. Atten- tion, vous ne devez pas répéter le contenu de votre lettre de motivation dans l’email.
L’ENVOI PAR EMAIL
Dans ce cas, joignez uniquement CV et lettre de motivation.
Indiquez alors clairement “dossier complet disponible sur demande”.
ET SI JE POSTULE
PAR INTERNET OU PAR MAIL ?
Pensez à accorder une attention toute parti- culière à la forme, très importante en Suisse.
Choisissez du papier de bonne qualité, pré- sentez vos documents de manière aérée, agréable à lire. Evitez les fautes d’ortho- graphe ou de grammaire.
LE FOND… ET LA FORME
LE FOND… ET LA FORME
Un entretien à bien préparer…
Vous envisagez de travailler dans un pays étranger, il est donc essentiel de bien préparer votre entretien d’embauche.
Connaissance du pays et de son organisation
Avant votre entretien, renseignez-vous sur la géographie, le système politique, l’économie… de la Suisse. Nombre de futurs travailleurs frontaliers ne connaissent pas le nom de la capitale, le nombre de cantons ou encore ne savent pas que la présidence du pays change chaque année. Les recruteurs posent parfois quelques questions de ce type au cours de l’entretien. Ils cherchent à savoir si vous vous êtes documenté sur leur pays, si vous êtes prêt à vous adapter à la culture et aux particularismes suisses, si vous avez réalisé que vous alliez travailler à l’étranger. Inutile de connaître dans les moindres détails l’histoire, la géographie, le système politique…
Mais nous vous conseillons de lire la presse suisse régulièrement et de visiter quelques sites d’information sur la Suisse. Vous serez ainsi plus à l’aise lors de l’entretien.
Une culture de travail différente
Nous ne le dirons jamais assez, lorsque l’on travaille en Suisse, on travaille à l’étranger ! Il faut donc s’adapter à une culture de travail différente. Mieux vaut y être préparé dès l’entretien d’embauche.
Premièrement, le droit du travail suisse diffère beaucoup du droit français. Il est très peu protecteur pour le salarié. En voici quelques éléments :
■ La durée hebdomadaire de travail est comprise entre 45h et 50h. Grâce aux conventions collectives de travail (CCT), la moyenne se situe autour de 42h.
■ Les vacances sont de 4 semaines en général, parfois 5 ou 6 selon les CCT.
■ Licencier un collaborateur est aisé en Suisse, même pour un poste fixe (équivalent d’un CDI).
■ A l’inverse, embaucher un collaborateur peut se faire très rapidement et facilement.
Si vous annoncez être “ disponible de suite ”, soyez effectivement prêt à prendre le poste dans un délai très court.
■ La retraite se prend à 64 ans pour les femmes et 65 pour les hommes.
Les règles de management dans les entreprises suisses différent également :
■ La hiérarchie : la notion de hiérarchie est importante dans les entreprises suisses.
On respecte beaucoup ses supérieurs.
■ Les désaccords : lorsque l’on est en désaccord avec un collègue ou avec son supérieur, on ne l’exprime jamais publiquement. La Suisse est le pays du consensus.
Lorsqu’il y a désaccord, les personnes se réunissent autour d’une table et cherchent une solution. Il est très mal vu de critiquer publiquement ses collègues, sa hiérarchie, ses conditions de travail,.
■ La ponctualité : ceci est un élément primordial. L’entreprise attendra de vous une grande ponctualité, particulièrement le jour de l’entretien. Arriver en retard à votre entretien d’embauche, même de quelques minutes, pourrait se révéler dommageable pour votre candidature.
L’entretien d’embauche
Renseignez-vous sur les salaires
Avant de vous rendre à un entretien d’embauche, vous devez impérativement connaître les niveaux de salaire correspondant à votre qualification et au poste pro- posé. Les salaires sont rarement indiqués dans les offres d’emploi. Les employeurs demandent souvent au candidat ses prétentions salariales durant l’entretien d’em- bauche. Si vous n’avez jamais travaillé en Suisse, n’indiquez pas comme référence votre dernier salaire français, car vous risqueriez alors de négocier un salaire à la baisse. Renseignez-vous sur les salaires pratiqués en Suisse pour un poste équivalent.
Les Conventions Collectives de Travail
Si vous travaillez dans un secteur réglementé par une Convention Collective de Travail (moins de 50 % des secteurs en Suisse), vous trouverez des grilles de salaires.
Ces CCT sont disponibles sur plusieurs sites :
■ Le site du Groupement transfrontalier européen : www.frontalier.org (rubrique service emploi).
■ Le site de l’OCIRT (Office cantonal de l’inspection et des relations du travail), à Genève : www.ge.ch/ocirt
■ Le site du SECO (Service d’état à l’économie) : www.seco.admin.ch (Thème : travail).
■ Le site du syndicat Unia : www.unia.ch.
Les calculateurs de salaire
Si votre secteur d’activité n’est pas réglementé, vous pouvez calculer des fourchettes de salaire, grâce à plusieurs sites Internet :
■ Office fédéral de la statistique : www.lohnrechner.bfs.admin.ch
■ Union syndicale suisse : www.salaire-uss.ch
■ Canton de Genève : www.ge.ch/ogmt/calculateur/welcome.asp
■ Canton de Vaud : http://cms.unige.ch/scris
■ Canton de Neuchâtel : www.ne.ch (rubrique emploi)
Notez aussi que dans de nombreuses entreprises, les salaires sont versés sur 13 mois.
On parle alors de 13ème salaire.
Combien gagnerez-vous vraiment ?
Entre le salaire brut en Francs suisses et ce que vous toucherez en Euros sur votre compte bancaire, il y aura bien sûr un écart. Vous devez déduire un certain nombre de charges pour connaître le montant de votre salaire net :
■ Charges sociales (14 % en moyenne)
■ Assurance maladie à la charge du salarié
■ Impôts (prélevés à la source si vous travaillez dans le canton de Genève ou si vous résidez 6 jours sur 7 en Suisse).
Enfin, le taux de change pourra faire varier d’un mois sur l’autre votre rémunération.
Les salaires suisses sont toujours exprimés en salaire mensuel brut et en Francs suisses.
Avant tout entretien d’embauche, vous devez donc être capable de faire la conversion entre CHF et € et connaître le taux de charges à déduire.
CONSEIL :
Quelques conseils pour l’entretien Le jour J de l’entretien est arrivé.
Pour démarrer cet entretien dans les meilleures conditions :
■ Ayez bien en tête votre parcours, “révisez” votre CV
■ Préparez quelques questions sur l’entreprise et sur le poste
■ Prenez une copie de votre dossier complet
■ Habillez-vous sobrement de préférence
■ Soyez à l’heure
■ Essayez de sourire pour le premier contact, en ayant une poignée de main ferme et dynamique.
Conseils spécifiques pour l’entretien :
■ Adoptez le vocabulaire suisse : en Suisse romande, les Suisses parlent français, ou plus exactement suisse romand, avec des mots et expressions particuliers. Par exemple, on dit septante (70) et non pas soixante-dix, ou encore nonante (90) et non pas quatre-vingt- dix. Dans le canton de Vaud, on dit même huitante (80) et non quatre-vingt. Si vous donnez votre n° de téléphone, essayez d’utiliser ce vocabulaire. Même si l’employeur suisse comprendra soixante-dix ou quatre vingt-dix, il appréciera que vous fassiez l’effort de vous adapter aux particularités de son pays. Parlez également d’emploi temporaire et non de “CDD” ou “d’intérim”. Dites postulation et non “candidature”, natel et non
“numéro de téléphone mobile”, j’ai donné mon congé et non “j’ai démissionné”…
■ Laissez d’abord parler le recruteur
■ Parlez de manière concise, sans noyer votre interlocuteur dans les détails de votre parcours
■ Répondez avec précision aux questions posées
■ Essayez d’instaurer un dialogue en posant des questions
■ N’abordez pas les questions matérielles comme le salaire lors du premier entretien, sauf si le recruteur vous demande vos prétentions salariales
■ Essayez d’être le plus naturel possible.
En fin d’entretien :
■ Remerciez votre interlocuteur pour l’échange
■ Demandez-lui quelles sont les prochaines étapes concernant le recrutement
■ Envoyez-lui éventuellement un e-mail de remerciement, en lui confirmant votre moti- vation pour le poste.
Vous êtes désormais fin prêt pour débuter votre recherche d’emploi en Suisse. Si vous souhaitez aller plus loin et approfondir certains aspects, nous vous invitons à contac- ter le service EMPLOI ; vous bénéficierez ainsi de nombreuses prestations.
Notre programme d’ateliers et conférences
Calqué sur le parcours du candidat, ce programme vise à renforcer vos connais- sances, en fonction de vos besoins et du niveau d’avancement de votre recherche.
Les sujets traités peuvent être regroupés sous 4 catégories thématiques :
■ Techniques de recherche d’emploi => CV, lettre de motivation, entretien d’embauche, LinkedIn, réseautage,
■ Connaissance de la Suisse => fonctionnement politique, droit du travail, dossier de candidature, les études en Suisse, création d’entreprise,
■ Développement personnel => projet professionnel, confiance en soi,
■ Statut du frontalier => fiscalité et protection sociale (assurance maladie et retraite).
Nos permanences téléphoniques
Au-delà des séances d’informations collectives, le service emploi vous propose un accompagnement individuel, afin de répondre au mieux à vos questions. Une per- manence téléphonique est ainsi dédiée à l’emploi en Suisse. Les appels sont souvent suivis d’un « entretien emploi ». Nos permanences téléphoniques ont lieu les lundis, mardis, jeudis, de 14h à 18h.
Les entretiens emploi
Les entretiens emploi vous permettent d’être reçus en rendez-vous individuels, de bénéficier d’une étude personnalisée de votre situation, de corriger vos documents de candidature et de vous accompagner dans la préparation d’entretien d’embauche. Un suivi peut être mis en place, sur demande, et s’étaler jusqu’à deux rendez-vous complémentaires.
Ces entretiens personnalisés d’une heure ont lieu à Annemasse, à Saint-Genis- Pouilly, à Thonon-les-Bains et à Valserhône. Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou si vous habitez trop loin de nos bureaux, nous proposons des rendez-vous par téléphone ou par Skype.
Nous tenons à remercier la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui soutient financièrement ce service depuis 2016.
Pour aller plus loin : le service EMPLOI du GTE
Les supports thématiques
Vous pouvez approfondir certains sujets liés l’emploi, en consultant nos documents thématiques : deux modèles de CV suisse, ainsi que la liste de sites Internet utiles à la recherche d’emploi.
Notre CVthèque
Vous pouvez déposer votre CV sur notre site internet www.frontalier.org/depot-cv.htm.
Cette CVthèque virtuelle est ainsi à disposition des entreprises suisses, membres de notre association.
L’annuaire des entreprises membres
Les entreprises membres qui le souhaitent publient une présentation de leur société sur notre site Internet. Ces présentations vous permettent de mieux connaître nos entreprises membres, les profils qu’elles recherchent, leur mode de recrutement ou le nom du DRH. Vous pouvez ainsi préparer au mieux vos candidatures spontanées.
Offres d’emploi
Consultez les offres d’emploi de nos entreprises, directement sur notre site Internet.
Une mise en relation active est réservée aux adhérents reçus en rendez-vous indivi- duel.
frontalier.org
Le GTE,
le mode d’emploi franco-suisse
pour booster ma carrière franco-suisse
Tout au long de votre parcours transfrontalier, le GTE vous guide dans toutes vos démarches :
EMPLOI I DROITS I FISCALITÉ I PROTECTION SOCIALE