N A L E S E D L ’IN IT ST T U
F O U R IE
ANNALES
DE
L’INSTITUT FOURIER
Tristan TORRELLI
Polynômes de Bernstein associés à une fonction sur une intersection complète à singularité isolée
Tome 52, no1 (2002), p. 221-244.
<http://aif.cedram.org/item?id=AIF_2002__52_1_221_0>
© Association des Annales de l’institut Fourier, 2002, tous droits réservés.
L’accès aux articles de la revue « Annales de l’institut Fourier » (http://aif.cedram.org/), implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://aif.cedram.org/legal/). Toute re- production en tout ou partie cet article sous quelque forme que ce soit pour tout usage autre que l’utilisation à fin strictement per- sonnelle du copiste est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
cedram
Article mis en ligne dans le cadre du
Centre de diffusion des revues académiques de mathématiques http://www.cedram.org/
POLYNÔMES DE BERNSTEIN ASSOCIÉS
À UNE FONCTION SUR UNE INTERSECTION
COMPLÈTE À SINGULARITÉ ISOLÉE
par Tristan TORRELLI
1. Introduction -
Énoncés.
Étant
donné un germe de fonctionanalytique f
E 0 ==(C ~x 1, ... ,
et un élément m E À4 d’un D-module holonome
(D désignant
l’anneaudes
opérateurs
différentiels à coefficients dans0),
M. Kashiwara a établil’existence
d’équations
fonctionnellesoù
b(s)
EC[s]
est unpolynôme
non nul et P ED[s]
= D 0C[s]
unopérateur
différentieldépendant polynomialement
de s([11]).
Onappelle polynôme
de Bernstein def
associé à m legénérateur
unitaire de l’idéaldes
polynômes b(s) qui
satisfont à cette identité. On le noteb( mfs , s).
Précisons que l’identité
(1)
a lieu dans = M 0ole
s]-module
libre étant muni de sa structure naturellede
D[s]-module
àgauche.
Lorsque
M est holonomerégulier,
cespolynômes
sont à la base de la constructionalgébrique
descycles
évanescents par le biais de la V- filtration deMalgrange-Kashiwara ([12], [15]).
Enparticulier,
les racinesdes
polynômes
m E.J1~(,
déterminent les valeurs propres deMots-clés : D-modules - Polynômes de Bernstein - Singularités semi-quasi-homogènes
- V-filtration.
Classification math. : 32C38 - 32S40 - 14B05.
la monodromie du faisceau pervers des
cycles proches
ducomplexe
dessolutions de .J~l.
Toutefois,
àl’exception
du casoriginel
= 0 et m =1,
la
question
du calcul de cespolynômes
a été peu étudiée - essentiellement par T.Oaku,
en utilisant destechniques
de bases de Grôbner dans desanneaux
d’opérateurs
différentiels([21]).
Dans cetarticle,
nousgénéralisons
pour des germes de modules holonomes
réguliers l’approche
suivie par B.Malgrange
lors de son étude dupolynôme
de Bernstein d’un germe de fonction àsingularité
isolée([14]).
Notreobjectif
est le calcul depolynômes
de Bernstein de sections de D-modules holonomes
réguliers
naturellement associés à unmorphisme analytique g
définissant une intersectioncomplète
à
singularité
isolée.Dans ce
qui suit,
.Jlitdésigne
un D-module àgauche
holonomerégulier,
sans
f-torsion,
et ne contenant aucun sous-module localisé parrapport
auxpuissances
def.
Donnons deux
propriétés
relatives aux élémentsm f s
Si m E M est non
nul,
soitr(m)
E N leplus grand
entier r telque m E Il est alors facile de vérifier que est divisible par
(s
+r(m)
+1).
Nous noterons EC[s],
lequotient
de ladivision euclidienne de
b(mfS, s)
par(s
+r(m)
+1).
D’autrepart,
il existe de "bonsopérateurs
en s" annulantm f S,
c’est-à-dire de la formes N + Pi~"~ + - ’
+PN E D[s] avec Pi
e D dedegré
auplus i ;
cela résulte de larégularité
de([6],
p. 351 ou[24],
le cas .M =0,
m =1,
étanttraité dans
[10]).
L’étude du
polynôme
se ramène donc à celle de l’action des sur le D-module holonome
Introduisons alors des conditions sur m E ./~l -
(i)
L’annulateur dans D de m, noté annv m, admet unsystème
degénérateurs (0 1, .... Ù)
constituéd’opérateurs
dedegré
auplus
un.(ii) L’idéal J
C 0engendré
par les éléments de O-torsion de m et lesf] = Di f -
est decolongueur
finie(i.e.
la dimension sur C de0/j
estfinie).
(iii)
L’annulateur dans D demfs
est contenu dansDJ.
Lorsque
ces conditions sontvérifiées,
enadaptant
une construction de B.Malgrange ([14]),
nous réalisons comme lepolynôme
minimal d’un
endomorphisme d’espace
vectoriel de dimension finie. Plusprécisément,
il y a unisomorphisme
deD[s]-modules
En
effet,
les identités :(s
+ =0i . mfs+1 permettent
de définir unmorphisme
D-linéairesurjectif
du module de droite dansN,
dontl’injectivité
résulte de la condition(i).
Enparticulier, N
est un D-modulede
type
finisupporté
parl’origine. À partir
de cetteidentification,
nousdécrivons
explicitement
son n-ème groupe decohomologie
de deRham,
Hn
-.lV / Ei(8/8xi)N,
comme un espace vectorielquotient
de dimension la
colongueur
de l’idéal,7.
Il vient alors :THÉORÈME
1.1. - Lepolynôme b(m f s, s)
est lepolynôme
minimalde l’action induite par s sur
Z’ / Z.
La réalisation des
objets précédents
se fait àpartir
d’unedécompo-
sition de basée sur la
division par l’idéal
J.
Ellegénéralise
lapartie
A de[4]
où est traité le cassingularité
isolée(l’idéal J
est alors l’idéaljacobien de f).
Considérons maintenant un germe de
morphisme analytique complexe
g =
(gl, ... , gp) : ((Cn, 0) -~ (CP, 0),
tel que( f, g)
définisse àl’origine
ungerme d’intersection
complète
de codimension p + 1(en particulier
pn) .
Attachons
à g
le groupe decohomologie
localealgébrique
de C7 àsupport
On notera b E
R,
la classe de1/ gl ...
gp.Lorsque
p =1,
pour tout entier~ E
N*, 8£ désignera
la classe de dans 7Z =Rappelons
que R est un D-module holonomerégulier
dont lecomplexe
des solutions
holomorphes
est le faisceau pervers(CX ([9], [11], [18]).
Aussiles racines des
polynômes
de Bernstein def
associée aux éléments de R sont reliées aux valeurs propres de la monodromie associée à(X, 0)
2013~(C,0) (pour
desexemples,
voir[25], [26]).
Dans le cas
particulier
où p =1,
nous nous intéresserons aussi auxD-modules holonomes
réguliers
E C.Lorsque A
est un entierrelatif, 0[1/ g]g’B
s’identifie bien sûr àDorénavant,
nous supposerons que lesmorphismes g
et(f, g)
définis-sent des germes d’intersections
complètes
àsingularité
isolée(ICSI)
àl’origine.
Rappelons qu’un polynôme
non nul h E(C ~x~
=(~ ~x 1, ... , xn] ]
estquasi-homogène
depoids
d EQ+
pour unsystème
depoids
0152 E(Q*+)n
si c’est une combinaison C-linéaire finie de monômes
xnn
avec(un
germe h E 0 est ditquasi-homogène
s’il existe unsystème
de coordonnées danslequel
c’est unpolynôme quasi-homogène).
Lorsque
p -1,
l’étude de la condition(i)
pourôé, 1
EN*, (ou
pourg~‘
E0[llg]gÀ)
nous a mené à une nouvelle caractérisation de laquasi- homogénéité
d’un germe de fonction àsingularité
isolée.THÉORÈME
1.2. - Soit g E0,
un germe de fonctionholomorphe
définissant une
singularité
isolée àl’origine.
Soit R EN*,
un entier naturelnon nul. Les conditions suivantes sont
équivalentes :
1. L’idéal
annv 8£
estengendré
par desopérateurs
dedegré
auplus
un.2. Le germe g est
quasi-llomogène,
et laplus petite
racine entière dupolynôme
de Bernsteinde g
estsupérieure
ouégale
à -1.3. Le germe g est
quasi-homogène,
et l’annulateur dans D de8£
estoù
0(s)
ED[s]
est un bonopérateur
en s dedegré
unqui
annuleg8.
En
particulier,
le germe àsingularité
isolée g estquasi-llomogène
siet seulement si il existe un entier .~ E l~* pour
lequel
l’idéal annD8£
estengendré
par desopérateurs
dedegré
auplus
un.Ce résultat nous
oblige
donc à supposer que lemorphisme g
estquasi- homogène,
c’est-à-dire dont lescomposantes gi
sont despolynômes quasi- homogènes
pour un mêmesystème
depoids;
cequi
estcontraignant.
Don-nons maintenant des
exemples
de situations danslesquelles
les conditions(i)-(iii)
sont vérifiées :PROPOSITION 1.3. - Les conditions
(i)-(iii)
sont satisfaites pourm
f
G O dans les cas suivants :(a) CIXI, X21
définissent des courbes réduites sanscomposante
commune, g est
quasi-homogène,
et m =gA
E E C étant tel que pour toute racine qE Q
dupolynôme
de Bernstein de g, la différenceÀ2013g
n’est pas un entier strictementpositif.
(b) f
estlisse,
g E 0 est un germequasi-homogène
àsingularité
isoléedont la restriction à
( f -1 (0), 0)
C(en, 0)
est aussi àsingularité isolée,
etm =
8£
E(resp.
m =g~
E0[llg]g’)
pour un entier .~ E N*tel que la
plus petite
racine entière dupolynôme
de Bernsteinde g
soitsupérieure
ouégale
à 2013~(resp.
pour uncomplexe A
vérifiant la condition donnée au cas(a)).
est
quasi-homogène,
lesapplications (f, 9)
et(91,..., 9i), 1 ~
i ~ p, définissent des germes d’intersectionscomplètes
àsingularité isolée;
l’entier -1 est laplus
pe- tite racine entière dupolynôme
de Bernstein de9î,
et sip > 2,
decelui de
(1/g1 ~ ~ ~ gi)g2+1
pour tout i -1, ... , p - 1,
où1/gl ~ ~ ~ gi
EDans
chaque
cas, le résultat repose sur la détermination des annu-lateurs dans D de m et de
m f s .
Précisons que les conditionsportant
sur les racines entières depolynôme(s)
de Bernstein - dans un cadrequasi- homogène
àsingularité
isolée - se vérifient àpartir
de formulesexplicites ([20], [25]).
Dans une dernière
partie,
nous nous intéressons au calcul effectif des)
dans la situation(c) -
les autres cas lui sontanalogues.
Soit alorsa =
(CL 1, ... , au)
E(~*+ ) n
unsystème
depoids
dequasi-homogénéité
dumorphisme
g. Associons à a la fonction depoids
p : O -définie par
p(0) =
et pour u = nonnul,
p(u)
= = + ... +u,y ~ 0};
dans ce dernier cas,le
polynôme ~~_,~-P~u) xnn quasi-homogène
depoids p(u)
est lapartie
initiale de u pour lesystème
a, notéin(u). Rappelons
enfin que l’idéal initial d’un idéal I c O non nul est l’idéalin(I)
CC[x] engendré
par les
parties
initiales de ses éléments.Lorsque
enplus
des conditions(c), l’application quasi-homogène (in( f ), g)
définit un germed’ICSI,
nousgénéralisons
au cas de la section8fs l’algorithme
de calcul dupolynôme
de Bernstein d’un germe semi-quasi-homogène développé
par J.Briançon,
M.Granger,
Ph. Maisonobe et M. Miniconi([4]).
Lepoint
dedépart
est que la filtration par lepoids
p induite sur Z et Z’ est
compatible
avec l’action de s ; lepolynôme
deBernstein
s’exprime
alors àpartir
des sauts de la filtration induite surZ’/Z :
où lad
EQ*+ désigne
la somme cxl + ... + c~net o
EQ*+
est lepoids
deg1 ~ ~ ~ gp
lorsque
a est choisi tel quef
soit depoids
un. Précisons que ces sauts sont des décalés par des entiers d’éléments de II CQ+,
l’ensembledes
poids
des vecteurs d’une basequasi-homogène
dein(J).
Nousutilisons notamment une
généralisation
au cassemi-quasi-homogène
de laformule de M. Greuel du nombre de Milnor pour un
morphisme quasi- homogène (Théorème 4.1). Signalons
enfin que dans le casparticulier
oùf
est
quasi-homogène,
l’identité(3)
redonne une formule obtenue dans[25].
En
application,
nousinterprétons
cette identité en termes de mono-dromie et de V-filtration de
Malgrange -
Kashiwara :PROPOSITION 1.4. - Soient g et
( f, g)
deuxmorphismes analy- tiques
vérifiant leshypothèses
et les conditions(c)
de laproposition
1.3. Soita E
(~*+)n
lesystème
depoids
dequasi-homogénéité
de 9 pourlequel f
estde
poids
un.Supposons
que(in( f ), g)
définisse une intersectioncomplète
àsingularité
isolée àl’origine.
Soit i :(ccn, 0)
~ xC, 0)
l’immersion par legraphe
def.
Avec les notations
précédentes,
pourtout
E (C nonentier, gr~ i+R
est non nul si et seulement
si o - lai - (3 appartient
à l’ensemble II + Z.En
particulier,
l’ensemble des valeurs propres de la monodromie associée à est{(
La détermination effective des espaces
Zq
se fait exactement commedans
[4].
Commeapplication,
nous avons obtenu dans[24]
des formulesexplicites
depolynômes
de Bernsteingénériques
de déformations semi-quasi-homogènes
en dimensiondeux, généralisant
ainsi des calculs de[4].
Les résultats de cet article sont extraits de ma thèse de doctorat
([24]).
Je remercie vivement J.
Briançon
et Ph. Maisonobe pour leurs conseils et remarques constructives.2. Une
construction
de B.Malgrange.
Dans cette
partie, f
E C7désignera
un germe de fonctionanalytique
non
nulle,
un D-module holonomerégulier
sansf -torsion
et m EM - un élément vérifiant les conditions
(i)-(iii).
L’objectif
est de démontrer le théorème 1.1.2.1. Préliminaires.
Notons E un sous
C-espace
vectoriel de 0isomorphe
àO/J
parprojection,
D le sous-anneau de D desopérateurs
différentiels à coefficientsconstants,
DE le sous-espace vectoriel de Dengendré
par les e EE,
et
D~
l’idéal àgauche
de Dengendré
par,7.
Pour tout i EN,
posons enfinDonnons maintenant la
décomposition
de par l’idéalJ, première pierre
de la construction.’
PROPOSITION 2.1. - Il y a une
décomposition
Preuve. - Elle suit fidèlement celle de la
proposition
A.1.4 de[4].
Pour tout u e
C7,
il existe ununique v
E E et h E anno m,0, 1 # k x
w, tels que u = v+ h
+Àk[0k, f ]. Aussi, quand
i >0,
ilvient
En faisant une récurrence sur
i,
tout élément de sedécompose
ainsi dans L’unicité de la
décomposition
donnéeet des coefficients
dans chaque
repose sur la condition(iii)
(voir [4]).
0Remarque
2.2. - Posons ..., xn,tl
pour une indéter-minée t. Suivant B.
Malgrange ([14]),
onpeut
munir d’unestructure de module sur =
Ox,t(8/8x1,...,
enposant
avec
a(s)
Es],
m E.J~I,
l’action de t s’étendant aux séries.Rappelons
que lamultiplication
par s coïncide avec l’action de(-d/dt)t.
Comme la
proposition précédente
offre donc unedécomposition
deLe D-module étant sans
f -torsion,
cette structure permet d’identi- fierD.,,tmf ’
auDx,t-module
holonome 1engendré
parf ),
où z : -~«C’
x(C, 0)
est l’inclusion par legraphe
def
et8(t - f ) désigne
la classe de1/t - f
danscela se voit en constatant que les annulateurs dans de
m f s
et8(t - f )
coïncident.2.2. Les espaces Z et Z’.
Notons D’ l’idéal de D des
opérateurs
dont le terme constant est nul.On considère
l’application
linéairesurjective :
définie par
c(DJmf8)
- 0 et siQ
=Q’
+ e avecQ’
eD’E,
e eE,
alorsem~i
pour tout i e N. C’est uneapplication
dite deprise
determe constant à droite. Son noyau est
VJmf8
(DD’Emçi);
nousavons donc l’inclusion C ker c.
Posons
LEMME 2.3. -
Soit q : DEm~i
labijection
C-linéaire obtenue par
décalage
des coefficients. Il y a unedécomposition
Elle s’obtient à
partir
de l’identité ’.(qui
résulte de(2)).
PROPOSITION 2.4. - Les
C-espaces
vectoriels Z et Z’ 1 sont de dimensionfinie,
etZ’ / Z
a pour dimension lacolongueur
de l’idéalJ.
Preuve. - Si N est le
degré
d’un bonopérateur
en s annulantm f s
alors --
En
particulier,
Z’ est de dimension finie. L’assertion sur la dimension deZVZ
résulte alors du lemmeprécédent.
0Remarque
2.5. Il est facile d’établir que l’existence dansmis
d’un bon
opérateur
en s dedegré
unéquivaut
àl’appartenance de f à
l’idéal~.
On déduit alors de la preuveprécédente
et du lemme 2.3 que cela im-plique
la nullité de Z. Constatons que laréciproque
est vraie(puisque
e
Z).
On définit l’action de s sur
EBi;?O Emçi
enposant s -
U -c(sU).
Constatons que si U E
ker c,
alorsc(sU)
EZ ;
cela vient du fait ques est dans le noyau de c. Par
suite,
l’action de s sur laisse stable .~ etZ’,
et induit donc une action sur2.3. Le
polynôme
de Bernstein dem f s .
Rappelons
que si 7~ est un D-module àgauche,
onappelle complexe
de De Rham de
P,
et on noteDR(P),
lecomplexe
deC-espaces
vectoriels :où
ni
estl’espace
des i-formes différentielles à coefficients dansC~,
ladifférentielle étant définie de
façon
usuelle. On noteHVR(P)
lacohomologie
de
DR(P).
La preuve du théorème 1.1
reprend
les idées de celle du théorème 5.4 de[14],
suivant[4].
SoitN
leD[s]-module
introduit dans(2) :
D’après
le théorème de structure des D-modulessupportés
parl’origine ([14],
p.100-104),
est lepolynôme
minimal de l’action induite par s sur =N.
Il reste à identifierHVR(N)
àZ’IZ’
Posons S = Munissons-le d’une structure de D-module
en l’identifiant avec le
quotient
depar Soit 7r :
S,
laprojection canonique.
On note1f(V[s](f,
C C’ et é : S -Emçz, l’application
obtenue par passage auquotient
de c; enparticulier,
nousavons
c(,C) _ .~
etc(.C’)
= Z’.D’après
l’identité(2),
lesDémodules
etf-’IC
sontisomorphes.
Enconsidérant les suites exactes
longues
decohomologie
associées aux suitesexactes courtes de
complexes
10 -
DR(£’) ’---+ DR(S/£’) -
0 dont les D-modules intervenant à droite sontsupportés
parl’origine,
on établit alors unisomorphisme
entreet les
injections
DR(e).
D’autrepart, l’application c
induit unisomorphisme
dedans via
lequel HVR(£)
etHVR(£’)
s’identifient à .~ et,~’
respectivement.
AinsiHVR(N)
est bienisomorphe
àZ’ / Z,
par unisomorphisme compatible
avec l’action de s. D’où l’assertion.Remarque
2.6. - Il résulte du théorèmeprécédent
et de laproposi-
tion 2.4 que l’idéal
J
estindépendant
du choix dusystème (01,
... ,3. Des
exemples associés
à unmorphisme analytique.
Le but de cette
partie
estd’explorer
les limitesimposées
par les conditions(i)-(iii)
essentiellementlorsque
est le module decohomologie
locale
algébrique
àsupport
une ICSI. Une fois donnée la preuvetechnique
du théorème
1.2,
nous contrôlons dans le détail que lesexemples
annoncés(Proposition 1.3)
vérifient les trois conditions.3.1. La condition
(i) explicitée
pour leshypersurfaces.
Donnons d’abord un résultat
préliminaire,
essentiellement dû à E. J.Bjôrk
et M. Kashiwara.PROPOSITION 3.1. - Soient h E 0 un germe de fonction holomor-
phe
non nul et noninversible,
i-n un élément d’un D-module holonomequi
ne soit pas de
h-torsion,
et .~ E l~‘ * un entier naturel non nul. Notonsb(s)
lepolynôme
de Bernstein de Thhs. Les conditions suivantes sontéquivalentes :
1. la
plus petite
racine entière deb(s)
estsupérieure
ouégale
à2013~;
2. le
morphisme
D-linéaire suivant est unisomorphisme
3. le D-module est
engendré
parihh-f;
4. le D-mod ule est
engendré ihh-f.
Supposons
deplus qu’il
existe un bonopérateur
en s dedegré
un,8( s)
ED[s], qui
annule mhs. Alors les conditions 1 à 4 sontéquivalentes
à5. l’annulateur dans D de
ihh-£
estengendré
parO(-.~)
et les éléments de annDmhs ;
et
impliquent
6. l’annulateur dans D de
ihh-£
E estengendré
parh~, E)(-Ê)
et les éléments de annDPreuve. -
L’équivalence
des troispremières
conditions résulte de[10], Proposition
6.2 et[1], Proposition 6.1.18,
6.3.15 &6.3.16; quant
àl’équivalence
3 o4,
elle se vérifie sanspeine. L’implication
2 ~ 5 vient dufait que
l’injectivité
de ev.~ estéquivalente
àl’égalité
entre annD etl’image
deannV[s] ffif’
par lemorphisme
D-linéaire de substitution de 2013~à s.
L’implication
5 # 6 étantclaire,
il reste à montrer que 5implique
1.Supposons
donc queb(s)
ait au moins une racine entière strictement inférieure à 2013~. Notons k e E -N,
laplus grande
telle racine entière.Soit R e
D[s],
unopérateur
réalisant lepolynôme
de Bernstein demhs,
que l’onpeut
supposerindépendant
de s -quitte
à le diviser par8(s + 1).
En itérant l’identité de Bernsteinb(s)mhs
= R - il vient :6(~).. -6(5 - ~ -
k - . Ainsil’opérateur R-~-~
annule
ihh -£.
Il s’écrit doncR-~-~ - PO(-.~) ~ Q
avecP, Q
e D etQ
E annD L’identitéprécédente
devient alorsoù la
multiplicité
de la racine -k dupolynôme c(s)
est celle deb(s).
En divisant par
(s - k)
cetteidentité,
on obtient donc uneéquation
fonctionnelle dont le
polynôme apparaissant
dans lepremier
membre n’est pas divisible parb(s) ;
cequi
contredit queb(s)
soit lepolynôme
deBernstein de fhh S. D’où l’assertion. 0
Remarque
3.2. - Mutatismutandis,
cetteproposition
est vraie pour R E C.Le résultat suivant est la clef de la caractérisation annoncée.
LEMME 3.3. - Soit h E
0,
un germe de fonctionholomorphe
nonnul et non inversible.
Supposons qu’il
existe un entier R E l~* tel que l’idéal annDh-~
soitengendré
par desopérateurs
dedegré
un.Supposons
deplus
que le terme constant dans l’écriture des
opérateurs
avec les coefficients à droite de tout élément de l’idéal annD h’ soit non inversible. Alors happartient
à l’idéal de ses dérivées. Deplus,
si0(s)
ED[s]
est un bonopérateur
en s dedegré
unqui
annuleh’,
alors annDh-~
est l’idéal + annD hS.Preuve. - Soient
01’...’ 0w
EV,
desopérateurs
dedegré
unqui engendrent
l’idéal annDh-~.
Posons0k
=0~
+ avec0~
e... , de
degré
un et Ok -0k .
1 E0;
enparticulier,
nousavons la relation
pour k
=1,... ,w.
SoitPo(s)
ED[s],
un bonopérateur
en s, dedegré
N E
N*, qui
annule h’. En faisant une division euclidienne par(s + Ê),
ils’écrit :
Po (s) = (s +
+Po( -R),
oùQo (s)
est unopérateur
unitaireen s de
degré
N -1,
et annDh-~.
Il existe doncAl’...’ A,
E Dtels que
Po (-.~) _
Les identitésprécédentes
entraînent alorsAinsi
l’opérateur P1(s)
=Qo(s)
+(1/é) Akok
annule h8.Quitte
à itérer le
procédé,
nous pouvons donc supposer queQo (s)
= 1. Enparticulier,
il existe dans annD h8 unopérateur
de la forme1 ~-- ~~=1 Uk Ok
Son terme constant dans l’écriture avec coefficients à droite étant non
inversible,
il existe donc un indice k tel que ok est inversible.D’après (5),
h
appartient
bien à l’idéal de ses dérivées. En d’autrestermes,
il existe un bonopérateur
en s,e(s)
ED[s],
dedegré
un,qui
annule h 8.Remarquons
alors que les
opérateurs Ok + (1/l)
okE)(-Ê)
annulenth8;
le secondpoint
en résulte. 0
Preuve du théorème 1.2. - Constatons que le résultat est clair
lorsque g
estlisse, chaque
condition étant alors vérifiée. Nous supposerons donc quel’origine
est unpoint critique
de la fonction g. Enparticulier,
le terme constant dans l’écriture avec coefficients à droite de tout élément de l’idéal
annv g8
est non inversible(puisque
cet idéal estengendré
parles
opérateurs g~2 (a/ax~ ) - (~lâ~~ )gx2 - ([27],
Théorème
2.19, [14],
p.117)).
Par
ailleurs,
onpeut
vérifier que la condition 1équivaut
à ce que l’annulateur dans D de1/ gR
E soitengendré
par desopérateurs
de
degré
un.L’implication
1 ~ 2 résulte alors du lemmeprécédent,
de laproposition
3.1appliquée
à h = g, m = 1 e0,
et d’un théorème de K. Saito([23]). Quant
àl’implication
2 ~3,
elle a été obtenue à laproposition
3.1.3.2. Validation des
exemples (a), (b)
et(c).
Dans ce
paragraphe, 9 == (gl, ... , gp)
et( f, g) désignent
deux mor-phismes analytiques
définis sur unvoisinage
del’origine
deen,
nuls àl’origine
et définissant des germesd’ICSI,
notés(X, 0)
et(Z, 0).
Enparti- culier,
l’idéalengendré
par gl, ... , gP, et les mineurs maximaux dela ja-
cobienne de
( f, g),
est decolongueur
finie -égale
à la somme des nom-bres de Milnor à
l’origine
de X et Zd’après
la formule de Greuel-Lê([7], [13]).
Deplus,
lemorphisme g
estquasi-homogène
pour unsystème
depoids
a _(al, ... , an)
E(Q*+16’~ . Posons x
=¿~1
et notonso E
Q*+
lepoids
de gl ~ ~ ~ gp ENous prouvons ci-dessous que les trois cadres décrits dans l’introduc- tion satisfont bien aux conditions
(i)-(iii).
Dans la situation
(a),
la conditionportant
sur À est exactement la condition 1 de la variante de laproposition
3.1 pour.~ _ 2013À
(Remarque 3.2).
La condition(i)
enrésulte, l’opérateur 8(s)
étantpar
exemple s - (1/o)x.
L’annulateur dans Dde g~
est alorsengendré
par8(À)
et l’idéalJ
associé est donc(x( f ), gx2 fl -
Du fait de l’identité : = +
pour
== {1,2},
il contient l’idéal etdéfinit donc
l’origine
sous noshypothèses.
Parailleurs,
annvgÀfs
estengendré
parl’opérateur (9/~i/~ -~/~2/~)~-(~+l)(~i/~ -~2~1)
d’après [17], Proposition 3.2.2,
et satisfait bien à(iii).
Afin de traiter le cas
(c), rappelons
un résultat obtenu dans[25].
NOTATION 3.4. - Soit h -
(hl, ... , hT) : cr, 1 ~
r n,un
morphisme analytique.
Pour tout multi-indice x =(l~l, ... ,1~~.+1)
Eavec
1 ~ k1
... n, notonsOK
ED, l’opérateur
~i +1 (-1)Zmr~,i (~)a/ax~2 -
où dési-gne le r x r- mineur de la matrice
jacobienne
de h construit sur les colonnesk1, ... , ki, ... , kr+ 1.
PROPOSITION 3.5. -
Soient h
=(hl’...’ hr)
et(h, h)
deux mor-phismes analytiques
définis sur unvoisinage
del’origine
de en et définissant des germes d’intersectionscomplètes
àsingularité
isolée àl’origine.
Notons m la classe de
1/k1 ... hr.
L’annulateur dans D de estengendré
par lesopérateurs
Montrons alors que
annTJ 8
est l’idéalengendré
par gl, ... , gp, x + o et lesopérateurs
Le cas p - 1 résultant du théorème1.2,
noussupposerons
p >
2.D’après l’implication
1 ~ 4 de laproposition
3.1appliquée
successivement à .~ =1,
m = 1 eC~, h -
gl,puis
si p >2,
à.~ =
1, m
=i/g, ... gi-1, h
= gi pour t= 2, ... , p-1,
la section1 /gl ~ ~ ~
gp_ 1engendre gp-1].
Le résultat est alorsune
conséquence
del’implication
1 # 6 de laproposition
3.1 et de laproposition
3.5.La condition
(i)
est doncsatisfaite,
etl’idéal :J
associé ausystème
de
générateurs
donné contient l’idéal J C C~engendré
par gl , ... , gp, et les mineurs maximaux dela jacobienne
de( f , g) ;
enparticulier, J
est decolongueur
finie.Enfin, (iii)
estvérifiée, puisque
annD8 fS
C DJd’après
la
proposition précédente.
- Traitons la situation
(b)
pour8R
E le cas m =g~
Elui étant
analogue.
La condition(i)
résulte du théorème1.2;
enprenant 8(s)
=s - ( 1 / o) x, l’idéal J
estengendré
parg~, x ( f )
et les mineursmaximaux de
la jacobienne
de( f, g).
Il contientdonc g (puisque f
estlisse et : =
g~,~ x(f ) ~ g~,~ .fx2 ) ~
~n).
En
particulier,
l’idéal,7
vérifie(ii). Enfin,
la condition(iii)
résulte de laproposition
3.5lorsque .~ =
1 et du fait suivant sinon.PROPOSITION 3.6. - Soit
f
EC7,
un germe de fonctionanalytique lisse,
nulle en 0.Soit g
E0,
un germe de fonction àsingularité
isolée àl’origine
dont la restriction à( f -1 (o), 0)
C(Cn @ 0)
est aussi àsingularité
isolée.
Alors,
pour tout entier.~ > 2,
l’annulateur dans D de8Rfs
est l’idéaloù K est un indice tel que
f~~
est inversible.Preuve. - Notons I C D l’idéal
proposé.
L’inclusion I C annD8£fs
étant
manifeste,
montrons saréciproque.
Sansperte
degénéralité,
noussupposerons que
f
= x 1.Remarquons
que, du fait des relations dans D suivantes :l’idéal I contient les
opérateurs
Soit alors P E annD non nul. Il s’écrit
+ R’ où r E
N, R, R’
E D ont leurdegré
strictement inférieur à r, etQ, Q’
e D sont nonnuls, indépendants
de01,Oxl,
et ontmême
symbole principal a( Q).
Par un calculélémentaire,
on constate queQ’
annule8£.
Montrons que
Q appartient
à l’idéalI,
en raisonnant par récurrencesur son
degré
Si d -0, Q’
=Q
est unmultiple
degÊ G I;
supposons donc
d ~
1. CommeQ’ annule 8£
etgerme
~(Q) (gx2 , ... , gxn )
est nécessairement unmultiple de g.
D’autrepart,
il résulte deshypothèses
que la suite(g, g~2 , ... , g~,~ )
estrégulière.
La suite
O /gO-régulière
annulant lepolynôme a( Q)
E(0/~(9)[~...~] homogène
dedegré d > 1, ~ ( Q ) appartient
donc àl’idéal
homogène (en ~)
de(~[~2? - . engendré
par~2~,. - ,
et lespolynômes
Ainsi il existe unopérateur Q
E Iindépendant
de8/8xi
tel queu(Q) -- a(Q).
Parhypothèse
derécurrence, Q appartient
bien à I.Une récurrence sur le
degré
en de P établit alorsl’appartenance
à l’idéal I de
l’opérateur P,
comme souhaité. 0Remarque
3.7.i)
Danschaque
cas, l’élément mengendre
le D-moduleii) Lorsque f
n’est paslisse,
les conditions(i)-(iii)
ne sont engénéral
pas satisfaites pour m -
2,
même si n -2,
comme le montrel’exemple
suivant :f = x 1
+x2 , g -
-3;
alors annDb3 -
V(x1(8/8x1)+3,8/8x2,XY), ~ _ (x1, x2)C~,
etannule mais
n’appartient
pas à l’idéalDJ.
4.
L’algorithme
de calcul.Nous conservons les notations introduites dans l’introduction. Dans cette
partie, g
et(f, g)
sont desmorphismes
vérifiant leshypothèses
etles conditions
(c)
de laproposition 1.3,
et tels quel’application (in(f), g)
définit une ICSI.
Nous étendons au cas de la section
8fs l’algorithme
décrit dans lapartie
C de[4].
Dans les deuxpremiers paragraphes,
nous mettons enplace
la version filtrée de la
partie 2,
avant d’en venir au calcul effectif.Nota Bene. - Dans tout ce
qui suit,
nous supposerons quef
est depoids
un; cela afin d’avoir desexpressions simplifiées -
notamment pourdans
lesquelles p( f ) n’apparaît plus.
4.1. Préliminaires.
Rappelons
quel’idéal J
estengendré
par gl, ... , gp,x( f ) et
lesoù X
E Ddésigne
lechamp
d’Euler associé à 0152.Sa
colongueur
intervient dans le résultatsuivant, qui
s’obtient enadaptant légèrement
la démonstration donnée dans[16]
de la formule de Greuel( ~8~ ) .
THÉORÈME
4.1([5]).
- Soit(hl, ... , hr)
uneapplication analy- tique
définies sur unvoisinage
del’origine
deC~
tellequ’il
existe unsystème
depoids
a e(~*+)n
pourlequel
la familledéfinisse une intersection
complète
àsingularité
isolée. Alors le nom-bre de Milnor à
l’origine
du germe d’intersectioncomplète
àsingularité
isolée défini par
(hl, ... , hr)
coincide avec celui de l’intersectioncomplète
définie par
(in(hl), ... , in(hr))
et estégal
à lacolongueur
de l’idéal(X(h1),
..., +J(h1,
...,hr),
où X E D estl’opérateur
d’Euler as-socié au
système
a, etJ(hi, .... hr)
C 0 l’idéalengendré
par les mineurs maximaux de lajacobienne
de(hl , ... , hr) .
Nous déduisons de ce résultat et de la formule de Greuel que l’idéal
engendré
par91,..., 9p, in(f)
et lesOK(in( f )),
mineurs maximaux dela jacobienne
de(91’...’ 9p, in(f)),
a mêmecolongueur
que l’idéalJ;
c’est donc l’idéal initial de
J.
Enconséquence, J
coïncide avec l’idéal(gi,
... , gp,x(f), 1Ag K(f)IKGK)O
où J’Cdésigne
l’ensemble des multi-indices- pour
lesquels 0,
c’est-à-dire tels queOK ( f )
est depoids
Énonçons
la version du théorème de divisionqui
sera utilisée dans la suite pourl’idéal J
avec lesystème
degénérateurs précédent.
THÉORÈME
4.2([2], [16]).
- Soit I C0,
un idéal decolongueur
finie. Soient
h1, ... , ho,
des éléments de l’idéal I dont lesparties
initialesengendrent in(I).
Soient el, ... , em, despolynômes quasi-homogènes qui
déterminent une base deC [x] /in (I).
Alors,
pour tout u eC7,
il existe e 0 et des nombrescomplexes ~1, ... , uniques
tels queavec
p(u)
pour1 ~
i x r et 0 oup(u)
pourNous donnons maintenant les notations
qui
étendent celles de lapartie
2.Pour tout
rationnel q
eQ,
notonsC~q
C~~x~,
leC-espace
vectoriel despolynômes quasi-homogènes
depoids
q, et(resp. O>q)
l’idéal de C~ des fonctions depoids supérieur (resp.
strictementsupérieur)
à q. Ces idéauxforment une filtration décroissante de
C~,
dont legradué
associé s’identifie à l’anneauC[x]
Pour
tout q
eQ,
soitEq
unsupplémentaire
dein(j) n Oq ;
notons
d(q)
E N sa dimension. Posons E C(~ ~x~ .
C’est unsupplémentaire
de dansC[x],
doncde J
dans C~. Pourtout q
EQ,
notons
E->q,
le sous-espace vectorielE9q’?;q Eq’
deE,
etDEq (resp. DE->q)
le sous-espace vectoriel de D
engendré
par les e EEq (resp. E,q).
Notons aussi II =
~q 01
C =maxfq
E E111,
et~ e
N,
leplus petit majorant
entier de o-.Posons enfin h =
f - (en particulier p(h)
>1).
Nous terminons ce
paragraphe
avec les lemmestechniques
à la basede
l’algorithme.
LEMME 4.3. - Pour tout u E 0 non nul et i
Cela résulte de l’identité
où x
e D estl’opérateur
etLEMME 4.4.
suivantes :
y a les inclusions dans
où
J~q = J
n Enparticulier,
pour tout entier NC’est la version filtrée de la
proposition
2.1adaptée
à notre situation.4.2. Filtrations et racines de
s).
Étendons
àEBi)O
fonction p enposant
Elle induit la filtration =
0153i~o
q EQ.
Les espacesZ,
Z’ et sont alors munis des filtrations induites. Enprenant
lesgradués associés,
nous avons lesinjections
Si U E
E8çi
est nonnul,
nousappellerons partie
initiale de U l’élément de
Ep(U)+i8çi
notéin(U)
et défini parPour un sous-espace vectoriel G C
®i,o E8çi
nonnul,
nous noteronsin(G)
le sous-espace de(~ (~~>o Eq+i8çi) engendré
par lesparties
initialesdes vecteurs de G.
Pour q
eQ,
posons alorsZq
=Zq’ - in(Z’)n(ffii?o Eq+i8çi).
Enparticulier,
tout rationnel q tel queZ(
ouZq
n’est pas nul est contenu dans l’ensemble~q
E~+ ~ 3i
EN, q
+ i EII~.
Par
ailleurs,
nous avons ladécomposition
pour tout