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Ceci dans le respect de la vérité

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Texte intégral

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is jOt*4

*9*b

(2)

Le billet

I a maladie de la vache folle, que l'Office vétérinaire fédéral Rappelle en langage scientifique «encéphalopatie spongiforme bovine - ESB», a remué les esprits de tous les consommateurs d'Europe. Même le citoyen suisse est devenu un peu fou. Du jour au lendemain il a renoncé à manger du bœuf. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est le cas de le dire, puisque cette folie venue de Grande-Bretagne a nettement favorisé la vente de porc et de cheval.

Qui est devenu un peu fou:

le bœuf ou le citoyen?

Il est vrai que depuis une décennie le prestige de la viande a énormément baissé. Cela est dû pour une part à l'éloignement du producteur face au consommateur, lequel a créé un senti¬

ment d'insécurité que la crise de la vache folle a poussé à son paroxysme.

Question de confiance et de conscien¬

ce, le maître boucher a encore un atout, carie consommateur le considè¬

re comme un artisan, un spécialiste, une référence. Le citoyen que je suis et que vous êtes achète du bœuf à condition que le «boucher de métier»

lui certifie l'origine et le mode d'éleva¬

ge. Ceci dans le respect de la vérité. Il ne fait aucun doute, non plus, que le professionnel de cette branche alimen¬

taire qui a la ferme intention de créer une ambiance favorable à la consom¬

mation doit être capable d'identifier sa viande de l'abattoir à l'étal.

Si le citoyen suisse est devenu fou ces derniers mois par la vache folle - alors que la reine Elisabeth n'a pas hésité à servir du bœuf au dîner de gala en l'honneur de Jacques Chirac - la mora¬

le se doit de revendiquer sa place dans un monde qui a tendance à l'oublier.

La campagne «Avec de la viande fer¬

mière» a d'ailleurs pour objectif de res¬

taurer le dialogue et la confiance entre les partenaires que sont les produc¬

teurs, les bouchers et les consomma¬

teurs. Ce n'est pas encore une «appel¬

lation d'origine contrôlée» (AOC), mais déjà plus qu'un simple label. La décla¬

ration de provenance de la viande est une garantie non seulement pour le consommateur, mais aussi pour la pro¬

tection des animaux destinés à l'ali¬

mentation des êtres humains. Il y aurait donc lieu de veiller à ce que le bétail soit élevé, logé et nourri convenable¬

ment et non parqué dans des usines à viande. Il devra être abattu sans fa¬

tigue excessive et sans stress. Le slogan dit que la protection de tout animal va du producteur au consommateur, en passant par le transporteur et le bou¬

cher, donc de l'étable à la table.

Depuis l'affaire de la vache folle qui va coûter des milliards de francs à la Grande-Bretagne et à l'Europe, il faut espérer que les offices vétérinaires de chaque pays accordent une attention encore plus prononcée au problème de l'hygiène et de la santé des bovins comme à la qualité de la viande.

Depuis quelques mois, les petits bou¬

chers de quartier font preuve d'imagi¬

nation pour clamer, convaincre, expli¬

quer, justifier, attirer le client. D'abord pour survivre, car la vente de bœuf a baissé de près de 80% dans notre pays.

Une catastrophe. Et pour ne pas endu¬

rer trop longtemps cette psychose née du scandale venu de Grande- Bretagne, certains bouchers ont fait parvenir à la presse un communiqué in¬

titulé: «Vache folle: l'intox», dans lequel ils rappellent le manque de preuves quant au danger pour l'homme d'at¬

traper la maladie de Creutzfeldt- Jakob. D'autres ont empoigné le télé¬

phone pour rassurer leur clientèle. La méthode s'avère semble-t-il efficace, puisque bon nombre de personnes s'offrent à nouveau une morce de bœuf.

Force est cependant de constater que la gestion de cette crise a été lamen¬

table par le fait que le pays incriminé par cette affaire de vache folle a dé¬

pensé des milliards de francs à un abat¬

tage sans discernement. N'aurait-il pas été plus logique d'affecter cet argent à la recherche de la maladie et à ce qu'il convient de faire pour enrayer le mal et éviter un nouveau désastre ani¬

mal? Souhaitons simplement que le pays responsable de cette calamité sache tirer les conséquences d'une telle expérience et que celle-ci aura pour effet de remettre l'égise au milieu du continent européen.

Gérard Bourquenoud FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

(3)

Sommaire 28 juin 1996 - N° 12

Des atouts à mettre en valeur C'est par un juste équi¬

libre des intérêts des mi¬

lieux de l'économie, de l'agriculture, de la pro¬

tection de la nature, de l'accueil et de la volon¬

té de la population de la Gruyère que l'écono¬

mie touristique se déve¬

loppera en toute har¬

monie dans cette région très chaleureuse où il ne manque que le dialo¬

gue.

Loisirs estivaux En été, à la chaleur d'un soleil bienfaisant, cha¬

que ville et village s'im¬

bibent de choses mer¬

veilleuses. Et l'envie de s'aérer nous conduit à pied ou à vélo dans la campagne fribourgeoi- se, dans les piscines pendant la journée, sur les terrasses en soirée.

Chacun bourlingue à son gré dans ce beau Pays de Fribourg.

Retrouvailles entre habitants La petite commune des Ecasseys dispose main¬

tenant d'une salle com¬

munale de 45 couverts pour ses 43 habitants.

Ceux-ci ont aujourd'hui tout loisir de se rencon¬

trer pour un apéritif ou un repas. Une salle qui est également à disposi¬

tion des sociétés, grou¬

pes ou familles qui sont à la recherche d'un local avec cuisine.

37

• ' ?'4' ,<• '*/;

Ombre et lumière

L'Eglise et le pastorat 4 Portrait

Un couple de Châtonnaye 5 Détente estivale

En bateau sur les Trois Lacs Pêche et sentier agro-sylvicole de rintyamon 9 Les sports ,.

FC Broc 13 L'invitée du Frill

Dominique Moritz,

directrice de l'ATG 14 Croque-notes

La fanfare d'Orsonnens en fête 18 Le patê d'intche-no _, Tin-tè 21 Horoscope

Etes-vous né sous le signe

du Cancer? 22 H uitième district

De Genève au Locle 24 Beauté du corps

Le maquillage 29 Loisirs d'été

Terrasses et piscines 31 Regards sur...

Nouvelle salle aux Ecasseys 37 Hommage à...

Ceux qui nous ont quittés 40 Contes et légendes

Le Diable à l'âme 43

NOTRE COUVERTURE Au Pays de Gruyère

Une terre d'accueil qui a su conserver l'authenticité de son patrimoine, de sa nature intacte et de ses traditions, où les chalets de bois et tavillons laissent s'échapper les complaintes du comte Michel de Gruyère qui s'est ruiné pour les yeux de la Belle Luce!

PHOTO VUE DE LA GRUYÈRE ET DE SON LAC:

G. FLEURY-ATG

Ü7

FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Ombre et lumière

Plus de dynamisme

et d'engagement, s'il vous plaît!

| uels sont les souhaits dominants exprimés à l'égard de l'Eglise? Elle doit faire preuve de plus'de dynamisme et de mouvement et se montrer moins conservatrice et moins coupée du monde.

28% des catholiques interro¬

gés et 19% des réformés prô¬

nent une telle évolution. On souhaite également voir plus de pasteurs et de religieux té¬

moigner de la volonté de dé¬

battre avec les membres de l'Eglise ou chercher à entrer en contact avec les jeunes. La question du célibat des prêtres intéresse surtout les femmes, certaines défendent l'idée que

logue. Par ailleurs, les fidèles réclament la participation des femmes à égalité avec les hommes. Quant aux théories sur la contraception, elles sont, en partie, qualifiées de dépas¬

sées.

Seuls 7% des catholiques et 12% des réformés souhaitent que rien ne change dans leur Eglise. Malgré tout: indépen¬

damment de tous les scepti-

Sermon de Jacques Le Moual, curé de Praroman-Le Mouret.

l'abolition de cette règle abou¬

tirait à une Eglise plus axée sur la pratique, plus humaine et plus généreuse. De même, la hiérarchie dans l'Eglise ca¬

tholique est parfois perçue comme une entrave au dia-

cismes, mécontentements et nombreuses attentes déçues, presque aucun participant à cette enquête menée auprès d'un large public n'a remis fondamentalement en question l'existence de l'Eglise. Au

Monseigneur Henri Salina, président de la Conférence des évêques suisses, interviewé par une journaliste à Fribourg.

core, plusieurs personnes in¬

terrogées ne seraient pas éton¬

nées d'assister à un (nouvel) élan de l'Eglise.

Etude représentative L'étude portant sur «Les Suisses et leur Eglise» a été menée en Suisse allemande et en Suisse romande par l'insti¬

tut d'enquête d'opinion et d'études de marché Isopublic à demande du Reader's Digest et présente un taux de fiabilité de 95,54%, ce qui correspond à une marge d'erreur théorique de 3,1 %. Cette étude est repré¬

sentative, étant donné que les rapports effectifs et absolus de la composition et de la réparti¬

tion de la population en Suisse ont été respectés pour un échantillon de 1060 personnes interrogées.

PHOTOS G. BD contraire, la religion est quali¬

fiée de signe tangible de va¬

leur intérieure et, en tant que telle, constitue un contre poids nécessaire au matérialisme en¬

vahissant. Si la situation éco¬

nomique actuelle se durcit en- Sélection Reader's Digest FRIBOURG ILLUSTRE N° 12

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Portrait

Marianne et René: une union solide /ls se sont rencontrés sur les bancs d'école, ils habi¬

taient le même village, tout près l'un de l'autre, et iro¬

niquement ils portent le même nom de famille: Péclat.

Physiquement, rien ne les rapprochait. Marianne est toute petite, des cheveux noirs et un teint hâlé. René est grand, bien bâti, blond et la peau claire. Ils étaient faits l'un pour l'autre, enfant déjà ils s'aimaient tendrement. Après 8 ans de fréquentation, ils se sont mariés le 19 août 1989. Ils n 'ont pas quitté Châtonnaye, leur village glânois, et deux petites filles adorables sont nées: une blonde et une brune!

Un couple ordinaire comme il en existe des milliers, avec ses joies, ses peines et ses soucis quoti¬

diens. René est à son compte de¬

puis 1988. Peintre-plâtrier, c'est un travailleur infatigable, minu¬

tieux et créateur. «En étant indé¬

pendant, dit-il, il faut beaucoup lutter pour s'en sortir. Surtout avec la conjoncture difficile de ces dernières années. Le travail a certes diminué en quantité, mais pas en qualité. Le client est plus exigeant et ne paie pas toujours aussi vite qu'auparavant.»

Heureusement, René a une com¬

pagne très économe, qui se satis¬

fait de peu. «Nous avons un grand jardin, dit Marianne, donc beau¬

coup de légumes, un verger, qui généreusement nous procure de

bons fruits, c'est du travail, mais une économie.» Possédant un petit terrain, ils y élèvent quelques moutons. «Mes parents sont agri¬

culteurs, nous pouvons avoir le lait et de la viande de bœuf, cela nous aide beaucoup, ajoute Marianne Péclat.» Les vêtements se passent d'une famille à l'autre, mais le couple achète tout de même quelques habits de temps en temps pour leurs petites filles, coquetterie oblige. De modestes vacances chaque année, avec la location d'un bus camping, pour se rendre au bord de la mer, profi¬

ter du soleil et de l'eau. Le couple sort rarement, quelques balades en été sur leur grosse moto avec le club «Les loups de la route», dont ils font partie. Mais ils préfèrent

la vie en famille, les soirées pas¬

sées au coin du feu, près de la su¬

perbe cheminée de salon, une création et spécialité de René Péclat. Ils habitent l'ancienne ferme familiale, entièrement res¬

taurée par eux: 8 ans de patience et d'acharnement.

«Comme cela, plus tard, nos filles Tiffany et Natacha auront chacu¬

ne leur appartement», s'excla¬

ment les époux prévoyants.

Et la religion? «Il faut leur donner une certaine éducation. Il y a trop de laisser-aller à l'heure actuelle,

les enfants n'ont plus de repères, plus de limites, dit cette maman gravement, sans pour autant les obliger. Conseiller, c'est beau¬

coup mieux.»

Un couple, une famille heureuse, avec le sens des valeurs et des res¬

ponsabilités, qui a su trouver l'équilibre grâce à un respect mu¬

tuel et beaucoup d'amour. Une union réussie, solide, ce qui de¬

vient difficile et rarissime par les temps actuels.

Marinette Jaquier

G. BRODARD & FILS S.A.

BÂTIMENT - GENIE CIVIL 1634 LA ROCHE/FR

W

FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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^■iesorfs

LE NOUVEAU MUSEE SUISSE DES ARTS GRAPHIQUES

Gutenberg arrive enfin dans ses murs La ville de Fribourg affiche une mine réjouie depuis

que le Conseil de fondation du futur Musée suisse des arts graphiques et de la Communication Gutenberg a déci¬

dé, encore tout frais tout chaud, de concrétiser un projet de création datant de 1988. Les travaux commenceront en automne, car le feu vert vient d'être donné pour l'ouver¬

ture du chantier.

La maison de l'Ancienne Douane, à la place Notre- Dame, qui servira d'écrin à ce musée, est en vérité un lieu aussi prestigieux que prédesti¬

né: situé à l'entrée du Bourg, il a été construit au début du XVIe siècle contre les anciens remparts de la ville. Le bâti¬

ment nécessitera certes d'im¬

portants travaux de rénovation et d'aménagement pour ré¬

pondre aux exigences de sa future utilisation. Cependant,

la construction fondamentale, bien conservée, permettra de garder en grande partie à l'édi¬

fice sa disposition originelle.

Les monastères, vecteurs de notre culture

La vocation d'un tel musée consacré à l'imprimerie et aux arts graphiques ne pouvait mieux se concevoir que dans une «ville-pont» comme Fribourg. Située à la frontière des langues, donc au choc

Des œuvres de papier à Charmey La deuxième Triennale internatio¬

nale du papier se déroulera au Musée du Pays et Val de Charmey du 9 juin au 8 septembre 96. Les ar¬

tistes sont au nombre de trente-six à avoir passé sans encombre tous les barrages. Ils proviennent d'une vingtaine de pays avec des œuvres spécialement créées pour cette triennale et sélectionnées par un jury de professionnels qui s'est vu confier la responsabilité de «fabri¬

quer» cette exposition à l'aveugle sur la base de diapositives et sans connaître l'identité des auteurs.

Parmi les œuvres retenues pour cette exposition, celles de deux ar¬

tistes fribourgeois: François Favre et Flaviano Salzani.

G. Bd

Les bâtiments du futur Musée suisse des arts graphiques et de la com¬

munication Gutenberg, avant restauration.

des cultures, la cité des Zaehringen a toujours été un centre intellectuel internatio¬

nalement connu grâce aux moines de ses couvents. Le nouveau musée continuera cette vocation et montrera aussi les moyens les plus mo¬

dernes de diffusion.

Une fondation aux buts ambitieux

Les initiateurs de ce projet ambitieux ont été successive¬

ment Ferdinand Masset, alors conseiller d'Etat, directeur des Travaux publics, et Hugo Baeriswyl, actuel président du Conseil de fondation. Tous deux ont fait figure de pion¬

niers dans une aventure à laquelle peu accordaient

confiance au début: une expo¬

sition de vieux tacots, disaient les mauvaises langues. Les ac¬

tivités du nouveau musée de¬

vraient débuter en juin 1998.

L'ouverture du chantier redon¬

nera de l'élan aux sponsors potentiels et permettra, à n'en pas douter, de trouver les deux millions encore nécessaires au financement.

Ce musée, dont on parle de¬

puis huit ans, est enfin entré dans sa phase de réalisation.

Les espoirs mis en lui sont grands et les audacieux qui ont su dépasser l'opposition des esprits chagrins entendent bien le mener à son terme, rondement et au meilleur prix.

J.S.B.

FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Arts et culture

Le petit pèlerin du clair de lune de Christian Delval

Le peintre français Bazaine au Musée d'art et d'histoire de Fribourg

Jean est un petit garçon de la montagne.

Il habite là-haut à la Combe, où il règne sur un univers bien à lui.

A part la ferme de ses parents,

il ne reste que deux habitants dans ce coin perdu: le Barthé¬

lémy et le Ferdinand, deux vieux compères truculents et hauts en couleurs.

Ils cultivent avec l'enfant une

complicité merveilleuse, en l'initiant à des choses qui ne figurent pas toujours aux pro¬

grammes scolaires.

Un soir, la vie de ce pe¬

tit monde est troublée par l'arrivée inattendue d'une famille gitane qui cherche un coin pour passer la nuit.

A travers le rythme et la verve si carac¬

téristiques à l'auteur des «Seigneurs de la Combe perdue», on plonge dans un ré¬

cit plein d'émotion, mais aussi d'éclats de rire.

La confrontation entre les gens de la terre et ceux du voyage va être à l'origine d'une très belle histoire qui ap¬

portera à Jean, en¬

tre autres, la révélation des Saintes-Maries-de-la-Mer.

LE PETIT PÈLERIN DU CLAIR DE LUNE - Editions Mon Village - 1085 Vulliens.

Dès maintenant, et pendant tout l'été, la Suisse romande sera gâtée avec des expositions de peintres et sculpteurs français ex¬

ceptionnels: Manet à Martigny à la Fondation Pierre Gianadda, Maillol au Musée des beaux-arts de Lausanne, le peintre Bazaine à Fribourg, hôte du Musée d'art et d'histoire jusqu'au début de sep¬

tembre.

Jean Bazaine est loin d'être un in¬

connu chez nous. Lorrain devenu presque breton à force de vivre et peindre dans sa petite chaumière près de Concarneau, il est âgé au¬

jourd'hui de nonante et un ans.

Les années semblent cependant n'avoir aucune prise sur sa pro¬

duction artistique: six vitraux à l'église de Berlens, quatre dans le chœur du monastère d'Hauterive, il a apporté une contribution ma¬

jeure à l'art religieux dans notre canton.

Le peintre, hôte actuel de notre

Musée, est avant tout un coloriste qui vient à la forme par la sugges¬

tion générée par la couleur. Selon lui, ce n'est pas l'artiste qui choi¬

sit les teintes de sa palette, mais celles-ci qui s'imposent à son pinceau. Une manière combien modeste et sympathique de dé¬

vier les louanges que l'on pour¬

rait vouloir attribuer à son talent.

Si l'an dernier Bazaine avait déjà été à l'honneur au Musée du vi¬

trail de Romont avec ses vitraux de Berlens et d'Hauterive, c'est actuellement le peintre qui, à tra¬

vers ses techniques de travail très personnelles, nous fait communi¬

quer avec son art au Musée d'art et d'histoire de Fribourg.

L'exposition est ouverte au Musée d'art et d'histoire de Fribourg jusqu'au 1er septembre 1996. Tous les jours (sauf le lundi), de 10 à 17 h (jeudi aussi de 20 à 22 h).

Texte et photo: J.S.B.

Le manque de place nous oblige à renvoyer la parution

de plusieurs reportages dans la prochaine édition.

Nous nous excusons auprès de nos lecteurs.

FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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gaz naturel C'est l'avenir qui compte.

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Abonnement

d'un an à FRIBOURG ILLUSTRÉ au prix de Fr. 79.50, montant que je paierai à la réception du bulletin de versement.

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Loisirs sur l'eau

REGION DES TROIS LACS

Un bateau de rêve conçu pour le plaisir

I:

1 a été entièrement rénové .et aménagé avec élégance et originalité. En plus de cela, il est décoré à l'exté¬

rieur comme à l'intérieur par des motifs Bopla de l'artiste Marcello Fischer. Avec de nouveaux divertissements, il va raviver l'offre touristique de la région des Trois Lacs:

Bienne, Neuchâtel et Morat.

Il emporte à bord une nou¬

velle vaisselle de Langen¬

thal, dont la décoration gra¬

vite autour du thème de l'eau, destinée à servir 150 convives du restaurant du ba¬

teau BERNA qui peut ac¬

cueillir 600 personnes. Ce dernier offre un cadre d'une beauté exceptionnelle pour les événements et les céré¬

monies qui ponctuent l'année et fera également bonne figure à l'EXPO 2001.

L'hibernation commune aux autres bateaux lui sera épar¬

gnée, car des circuits d'hiver et des manifestations organi¬

sées par la SNLB sont prévus à son bord. L'idée est aussi venue de convertir un «Bar des Nixes» en nouveau point de rencontre biennois durant la saison hivernale au quai.

G. Bd

4

Le bateau BERNA fend les flots du lac de Bienne. PHOTOS ROLF NEESER

Au bar aéré du nouveau «Bateau de rêve», Lolita Morena déguste un café dans une tasse «BOPLA».

FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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INDEX DES SALLES - PAYS DE FRIBOURG Exclusivité

FRIBOURG ILLUSTRÉ

A = Assemblées et conférences B = Banquets de sociétés C = Congrès - Concerts - Théâtre E = Expositions N = Repas de noces S = Séminaires

I LIEU

| RAISON SOCIALE TÉL.

FAX JOUR DE

FERMETURE SALLE

NBRE PLACES CODE SPÉCIALITÉS MENU I

DU JOUR § GLÂNE

ROMONT

Restaurant de la Poularde T. 037/52 27 21

F. 037/52 14 72 - 10 à 150 places A-B-C-

N-S Spécialités

de saison Oui SIVIRIEZ

Auberge du Lion-d'Or T. 037/56 13 31

F. 037/56 16 62 Lundi 30 à 250 places A-B-C-

E-N-S Menu

gastronomique Oui VEVEYSE

LECRÊT

Hôtel de la Croix-Fédérale T. 029/8 51 42

F.- Lundi Jusqu'à 300 places A-B-

N-S Jambon de campagne Oui ST-MARTIN

Auberge de la Croix-Fédérale T. 021/907 71 94

F.- Mardi 80 à 100 places A-B-N Spécialités de saison Oui GRUYÈRE

CRÉSUZ

Hôtel du Vieux-Chalet T. 029/7 12 86

F.- Mardi,

sauf juillet-août Jusqu'à 250 places A-B-

C-N Tournedos Vieux-Chalet Oui ÉCHARLENS

Auberge de la Croix-Verte T. 029/5 15 15

F.- Dimanche soir

et lundi 120 places A-B-

N-S Cuisses de grenouilles,

fondue, chasse Oui GRUYÈRES

Hostellerie des Chevaliers T. 029/6 19 33

F. 029/6 25 52 Mardi

et mercredi Jusqu'à 100 places A-B-C-

N-S Cuisine du marché Oui GRUYÈRES

Hostellerie St-Georges T. 029/6 22 46

F. 029/6 33 13 Lundi 200 places A-B-C-

E-N-S Mets au fromage,

cuisine traditionnelle Non MORLON

Café Gruyérien T. 029/2 71 58

F. 029/2 16 84 Mardi 10 à 120 places

Accès chaise roulante A-B-

N-S Filet de sandre du lac Oui NEIRIVUE

Auberge du Lion-d'Or T. 029/8 11 05

F.- Mercredi 10 à 100 places A-B-

E-N Truites de Neirivue

et spécialités de saison Oui PONT-LA-VILLE

Rest, de l'Enfant-du-bon-Cœur T. 037/33 37 40

F.- Lundi 400 places A-B-N Filet de perche,

poulet au panier Oui SALES

Hôtel de la Couronne T. 029/8 81 12

F.- Lundi Jusqu'à 250 places A-B-

N-S Petit menu gastronomique Oui VAULRUZ

Restaurant de la Croix-Verte T. 029/2 74 33

F.- Lundi ap.-midi

et mardi 10 à 120 places A-B-N Fondue bressane Oui VUADENS

Chalet des Colombettes T. 029/2 12 93

F. 029/2 12 96 - 10 à 200 places A-B-C-

E-N-S Spécialités graériennes, cuisine sponta¬

née, buffet au fil des saisons dès 35 fr. Oui SINGINE

LAC-NOIR/SCHWARZSEE

Hôtel Primerose au Lac T. 037/32 16 32

F. 037/32 12 66 - 40,100,160 places A-B-C-

E-N-S Spécialités de saison Oui TAVEL

Hôtel Taverna T. 037/44 53 13

F. 037/44 53 15 - 10 à 200 places A-B-C- E-N-S

Spécialités fribourgeoises,

buffet au fil des saisons dès 35 fr. Oui BROYE

1 ESTAVA YER-LE-LAC

(Hôtel de la Fleur-de-Lys T. 037/63 42 63

F. 037/63 48 78 - 10 à 200 places A-C-E Hôtel, bar, grand écran,

ambiance exceptionnelle 1 Snack J SARINE

LE PAFUET

Café-Restaurant T. 037/33 33 22

F. 037/33 41 74 Lundi 20 à 450 places A-B- E-N

Filet de perche, jambon

JE + DI thé dansant Oui LOSSY

Café-Restaurant Le Sarrazin T. 037/45 12 44

F.- - 100 places A-B-

N-S

Fondue bourguignonne

à volonté Non

MARLY

Restaurant de la Gérine T. 037/46 15 38 F. 037/46 33 51

D1 + LU soir

sauf s./réserv. 80 à 130 places A-B-C- E-N-S

Cuisine française

à l'ancienne Oui FARVAGNY-LE-GRAND

Auberge-Pizzeria Lion-d'Or T. 037/31 11 30

F. 037/31 11 45 Mercredi 30 à 500 places A-B-

N-S Steak sur ardoise Oui

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Plaisirs estivaux

DU TORRENT DE LYS AU RESTAURANT Des truites

dans votre assiette Depuis quelques années, tou¬

jours plus de groupes et de fa¬

milles prennent plaisir à pê¬

cher les truites eux-mêmes dans l'étang de la pisciculture de Neirivue, laquelle est ex¬

ploitée depuis une quinzaine d'années par Albert Bossy.

Mais comme il n'y a aucune buvette ni place de pique- nique à cet endroit, alors que la plupart des gens souhaitent

temps est par hasard frisquet lors de la pêche de vos truites, vous aurez tout loisir de vous réchauffer dans l'un des esta¬

minets de l'Intyamon où l'ac¬

cueil est spontané pour qui veut bien y faire escale et vivre une agréable journée de détente dans une nature encore intacte.

Texte et photo: G. Bd

Le plaisir de taquiner la truite.

savourer une truite sur place ou dans la région, une entente a été trouvée avec les huit res¬

taurateurs de l'Intyamon qui sont disposés à accueillir ces groupes et ces familles dans leurs établissements et de pré¬

parer gastronomiquement les truites et filets à la meunière ou aux amandes, avec pommes de terre nature et sa¬

lade, pour 12 francs par per¬

sonne et 8 francs par enfant.

Une idée géniale pour décou¬

vrir par la même occasion les curiosités de chaque village et de mieux connaître cette mer¬

veilleuse vallée qu'est la Haute-Gruyère, qui s'étend d'Enney à Lessoc. Et si le

Huit restaurants à choix

Auberge de l'Ange, Albeuve La Couronne, Lessoc

Hôtel de la Gare, Villars-sous-Mont Restaurant du Vanil-Noir,

Grandvillard Le Lion-d'Or, Neirivue

Auberge de Lys, Les Sciernes Auberge des Préalpes,

Les Sciernes La Couronne, Enney

En parcourant le sentier agro-sylvicole de l'Intyamon, vous aurez le plaisir de vous familiariser avec les cerfs de Lessoc.

SENTIER AGRO-SYLVICOLE DE L'INTYAMON Que de curiosités

à découvrir à pied

Créé il y a deux ans, ce sentier didactique fut la pre¬

mière réalisation concrète du Mouvement agricole de l'Intyamon (MAI). Ouvert depuis le 11 mai, il se par¬

court à pied sur une longueur de 12 km en moins de cinq heures. Une excursion qui vous fait découvrir divers types de cultures, prairies et pâturages, quelque 65 essences forestières et fruitières, les abeilles et les produits apicoles, de belles églises, le parc aux cerfs de Lessoc et le lac du même nom.

Brunch à la ferme du 1er août

Le MAI s'associe à cette action organisée sur le plan national par l'Union suisse des paysans.

Le brunch de cette année aura lieu à Grandvillard et sera com¬

posé des produits agricoles de la région. Les participants au¬

ront d'autre part la possibilité de partager un moment de vie à la ferme par le biais d'une visi¬

te commentée, d'une exposi¬

tion de photos qui présentera les activités agricoles, ainsi que la découverte de la Maison du

Banneret. Le MAI s'occupe aussi à travers deux groupes spécifiques de l'avenir des al¬

pages et du futur des produits laitiers labélisés. Toutes ces ac¬

tions vont dans le même sens, celle d'une solidarité entre gens de la terre, habitants de cette vallée et ceux d'autres contrées. Un équilibre social, écologique, économique est semble-t-il le meilleur garant d'un cadre de vie harmonieux pour tout un chacun.

Texte et photo: G. Bd

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FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Au quotidien

CONTENEURS ASPr POUR TEXTILES USAGES Bénéfice au profit des enfants et des handicapés de Suisse Que faire de tous ces vêtements en bon

état qui remplissent nos armoires? Les conteneurs de textiles de l'Association suisse des paralysés et du Village d'en¬

fants Pestalozzi placés dans différents en¬

droits du canton de Fribourg donnent la possibilité de se débarrasser facilement et

PHOTO LDD: URSULA MARKUS, ZURICH à tout moment des vêtements usagés et du

linge de maison. Les conteneurs sont d'une grande utilité: les bénéfices obtenus vont au profit des handicapés et des en¬

fants, car deux œuvres d'entraide suisses se sont groupées pour le ramassage, afin de financer leurs nombreuses activités.

Une éducation globale de la tête, du cœur et des mains, c'est ce que donne la Fondation Village d'enfants Pestalozzi à des enfants orphelins ou défavorisés du monde entier. Au village d'enfants Pestalozzi, à Trogen, quelque 100 enfants ou adolescents, de toutes origines, bénéfi¬

cient de l'aide que l'on continue d'appor¬

ter dans l'esprit de Johann Heinrich Pestalozzi. Il y a cinq orphelinats en Roumanie et, dans différents pays du tiers monde, des organisations locales ensei¬

gnent et encouragent 15 000 enfants et adolescents à s'entraider.

Mais cela n'est pas gratuit. C'est ici que

tout ce qui est devenu inutile pour vous s'avère précieux pour l'ASPr et le Village d'enfants Pestalozzi. Le bénéfice que l'ASPr et la Fondation Village d'enfants Pestalozzi dégageront de ces ramassages annuels de vêtements aideront à financer quelques-uns de leurs projets. Tout ce qui est utilisable ou portable est le bienvenu, particulièrement des articles en bon état et des chaussures assemblées par paires. Les chiffons ou ar¬

ticles à base de plastique ne sont d'aucune utilité.

Les conteneurs de ramassage de textiles de l'Association suisse des paralysés et de la Fondation Village d'enfants Pestalozzi rendent la chose possible: dès maintenant, vous pouvez vous débarras¬

ser utilement et 365 jours par an de vos vieux habits, chaussures, sacs et de votre linge de lit usagé.

Nouveaux conteneurs de textiles de l'ASPr dans le canton de Fribourg:

Le Bry, La Corbaz, Courtaman, Estavayer-le-Gibloux, Farvagny-le- Grand (près du Home du Gibloux), Grolley, Guschelmuth, Lentigny (à la nouvelle décheterie), Mannens-Grand- sivaz, Maules (près du local du feu), Misery, Montagny-Vully, Nant (Su- giez), Plaffeien, Porsel, Romont, Rue, Sâles (Gruyère), Salvenach, Seiry, Semsales, Villaraboud, Villeneuve, Vuisternens-en-Ogoz, Vuadens.

FRIBOURG ILLUSTRE N° 12

Pause Zoom sur la vie de couple

Les hommes sont-ils jaloux?

Les hommes ont beau se proclamer à l'aise dans leurs baskets et nier n'avoir jamais rien envié aux femmes, ils se trompent. Ils leur envient leur créativité, leur sensibilité, leurs intuitions, et pour certains leur pou¬

voir de donner la vie.

«La jalousie, connaît pas», voilà ce que peut répondre un homme. Mais, dans la réalité, les choses sont différentes. Les psycho¬

logues affirment que les hommes éprouvent ce sentiment de jalousie depuis peu, car les femmes ne sont plus uniquement des épouses mères».

Elles sont de moins en moins disponibles et disposées à n'être que des femmes au foyer.

Tout en devenant l'ego de l'homme, la femme compromet ainsi son pouvoir. La ja¬

lousie entre les deux sexes existe depuis la nuit des temps, mais elle ne s'exprimait que par le biais de la maternité.

Quel homme n'a pas éprouvé de la jalousie pour le sein de sa femme qui lui permet d'entretenir un rapport privilégié avec son enfant? Les hommes sont totalement exclus de cette relation.

Une affaire de concessions

Elle se lève la première pour lui préparer son petit déjeuner et lui répare le lave-vais¬

selle qui fuit. Toutes ces concessions se font très souvent au détriment de la grasse mati¬

née du dimanche matin. Les corvées quoti¬

diennes, on les fait facilement, parce qu'on est amoureux, mais un jour ça craque. En fait il faut trouver le juste équilibre et ce n'est pas facile. L'idéal c'est l'entraide, chacun doit sacrifier une partie de son propre confort de vie. Pour qu'un couple dure, il faut que les tâches soient partagées, et de façon équitable. Peu importe qui fait quoi, ce qui compte c'est le partage.

© Multi-Ad Services Europe café

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Les sports

Une buvette et des vestiaires pour le

90e anniversaire du Football-Club Broc

/l n 'est pas centenaire, mais il en approche à grands pas.

Qui ça? Le Football-Club Broc qui, avec la jeunesse que nous lui connaissons malgré son âge respectable, est en fête en ce mois de juin 96. Il organise en effet des festi¬

vités dans le dessein de marquer dignement son 90e anni¬

versaire et aura par la même opportunité l'immense joie d'inaugurer une buvette et de nouveaux vestiaires.

L'idée de cette réalisation était venue de François Glasson lors de l'assemblée du 20 juin

1986. Malheureusement les fi¬

nances ne permettaient pas de concrétiser un tel projet qui, il

BROC EXPLOSE «*

28, 29 et 30 juin 1996 1 cantine «jeunes» et

1 cantine «populaire» avec plancher Vendredi 28

20 h: SUPER LOTO, 20 x 500.- (13000.-) 22 h: BEACH PARTY, entrée gratuite

dans la cantine «jeunes»

Samedi 29

20 h: Bal '60 avec EXPRESSO, gratuit dans la cantine «populaire»

22 h: BEACH PARTY, entrée Fr. 10 - avec CATCH FÉMININ À L'AMÉRICAINE dans la cantine «jeunes»

Samedi 29 dès 13 h et dimanche 30 juin dès 9 h:

TOURNOI INTER-USINES DE LA GRUYÈRE avec grandes animations pour les enfants

durant les journées (poneys, motos, autos et jungle gonflable) Restauration - fast foods - bars

Le FC Broc, saison 1995-96. Debout, de gauche à droite: Alberto Matos (entraîneur-joueur), Eric Masotti, Bertrand Ruffieux, Stéphane Sudan, Philippe Gendre, Laurent Comte, Grégoire Raboud, Philippe Sudan et Jacques Passalli (coach). Accroupis: Norbert Bapst, Patrick Nicolet, Jean-Pierre Tornare, Arie Tolenaar, Stéphane Jaccottet, Eric Bielmann et Yves Revelly. photo v. murith y a une décennie, se montait à

135 000 francs. La proposition refait surface en 1991 et une commission extra-sportive a pour mission d'étudier la construction d'une nouvelle buvette. Une année plus tard, les plans sont présentés à l'as¬

semblée et l'inauguration est fixée en 1996, laissant 95 - l'année du nonantième - à dis¬

position de la fanfare brocoise pour la Fête cantonale des mu¬

siques. Les travaux débutent le 24 juin 94 et le financement porte sur un montant de 480 000 francs, avec un em¬

prunt de 280 000 francs. Par cette nouvelle réalisation, les dirigeants et joueurs brocois de 1995 sont les dignes suc¬

cesseurs des footballeurs- pionniers de 1905, des foot¬

balleurs-terrassiers de 1930, des footballeurs-bâtisseurs de 1957, de tous ces membres dé¬

voués et enthousiastes qui, avec une foi à soulever des montagnes, ont porté très haut le «bleu et blanc» du FC Broc.

N'oublions pas que jusqu'en 1912 Broc n'était pas encore relié à Bulle par une voie de chemin de fer et que pour aller jouer à Fribourg ou à Romont, les footballeurs du bourg cho¬

colatier devait, matin et soir, parcourir plusieurs kilomètres à pied, avant de «taper dans le ballon».

Il ne fait aucun doute que la population de Broc et de la Gruyère sera très nombreuse à venir partager la joie de ces footballeurs et s'offrir la ma¬

gnifique et passionnante pla¬

quette «FC Broc -1905-1995 - Deux mi-temps de 45 ans en bleu et blanc et Broc au XXe

siècle», signée Michel Jordan, ancien professeur.

G. Bd

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L'invitée du Frill

EN GRUYÈRE COMME AU PAYS DE FRIBOURG

le tourisme est l'affaire de tous

Considérant que le tourisme est un créneau important de l'économie de notre canton et que sa promotion mérite une attention toute particulière, la rédaction du FRILL a rencontré récemment Dominique Moritz, directrice de l'Association touristique de la Gruyère, qui, avec sa gentillesse coutumière et son sourire, nous a accueillis les bras ouverts dans son bureau du chef-lieu gruérien. En l'espace d'une heure, nous avons eu toute liberté de prendre la température de cette organisation qui a du pain sur la planche, tant sur le plan des activités et initiatives que sur celui des projets et de l'avenir du touris¬

me en Gruyère.

Originaire du canton du Jura, où elle a été durant six ans directrice de l'Office jurassien du tourisme, Dominique Moritz est une femme qui vibre jour et nuit pour sa profession qui lui va comme un gant. Il y a quelques années, elle était nommée directrice du marketing à l'Union fribourgeoise du tourisme, fonction qu'elle a assumée pendant trois ans et demi.

Depuis le mois d'octobre 94, elle est la dynamique directrice de l'Association touristique de la Gruyère (ATG), que préside Pierre Cottier. Elle est secondée dans sa tâche par

Laurence Cotting, occupée à plein temps, Mélanie Richoz, apprentie, Christine Genoud, Dominique Moritz, directrice de stagiaire de l'Ecole suisse du tourisme, et Karin Lanzrein, qui travaille comme comptable l'ATG. photo g. bd à temps partiel.

INTERVIEW Vue du chef-lieu gruérien un jour de marché. photo l. hilber, terre de fribourg, éditions fragnière FRILL - Quelles sont vos

responsabilités en qualité de directrice de l'Asso¬

ciation touristique de la Gruyère?

Dominique Moritz - Mon rôle primordial est d'assurer la promotion du tourisme de cette belle région qui se nomme la Gruyère. Pour ce faire, je dispose d'un bureau à Bulle, où je suis secondée par un personnel très sympa et compétent. Autre tâche tout aussi importante, le mar¬

keting, y compris la coordi¬

nation des activités touris¬

tiques. Mon travail est d'aller à la rencontre des gens, des hôteliers, des responsables d'offices régionaux et socié¬

tés de développement, ainsi que de toutes les personnes concernées par cette branche de l'économie.

Contrairement à ce que cer¬

tains pourraient penser, un produit touristique ne se vend FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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L'invitée du Frill

EN GRUYERE COMME AU PAYS DE FRIBOURG le tourisme est l'affaire de tous pas dans mon bureau, mais

dans les salons grand public en Suisse et à l'étranger, par l'intermédiaire d'agences de voyages.

- Quelle est votre activité principale dans le chef-lieu gruérien ou à l'intérieur de ce district?

- C'est d'accueillir des agences de voyages et leur faire découvrir les mille et une curiosités de la Gruyère, y compris les hôtels et les restaurants. Pour une promo¬

tion efficace en Suisse et à l'étranger, j'accueille égale¬

ment des journalistes de tous horizons, avec lesquels je parcours cette merveilleuse région, voire même le can¬

ton, afin qu'ils puissent ap¬

précier la beauté du Pays de Fribourg. Certains nous ont dit qu'ils étaient ravis de l'ac¬

cueil et de l'hospitalité des Le tourisme pédestre en montagne.

gens de chez nous, messages accompagnés parfois d'une critique: c'est trop cher!

- La population gruérienne est-elle consciente de l'im¬

portance du tourisme pour sa région?

- Pour être en mesure de réus¬

sir une promotion touristique sur la Gruyère, il faut d'abord que les habitants de cette ré¬

gion soient convaincus que le tourisme peut leur apporter quelque chose. Si tel n'est pas le cas, c'est à l'ATG qu'incombe la mission de sensibiliser la population et de lui faire comprendre qu'elle bénéficie directement ou indirectement du touris¬

me. D'autre part, sourire, ac¬

cueillir et faire plaisir ne concernent pas uniquement l'hôtelier ou le restaurateur, mais tout le monde, le poli¬

cier dans la rue, la dame qui PHOTO FLEURY-ATG

Les quatre heures de l'armailli: du pain, du vin et du fromage.

PHOTO JSB-G. BD

travaille au guichet d'une banque, la vendeuse d'une bijouterie ou celle d'un kiosque qui vend du choco¬

lat. Il faut que chacun prenne conscience que le tourisme est l'affaire de tous; pour preuve, l'ATG est financée par les quarante communes de la Gruyère. Il est évident que le petit village de Maules, parmi tant d'autres, devrait normalement figurer dans le prospectus de promo¬

tion touristique. Ce coin de terre a son charme, mais n'a pas l'attrait touristique de Bulle, Charmey, Moléson, Gruyères et j'en passe. Il a par contre la possibilité de bénéficier indirectement des retombées touristiques d'une région.

- Le chef-lieu gruérien n'est-il pas un endroit pri¬

vilégié des touristes?

- Il est plus que cela, c'est un carrefour d'excursions pour

qui prend une chambre d'hôtel à Bulle, Gruyères ou Charmey. En l'espace d'une journée, le touriste a la possi¬

bilité de visiter la vieille ville de Fribourg, le Musée du vi¬

trail à Romont, de découvrir la cité historique de Morat, d'aller jusqu'au Musée olym¬

pique de Lausanne. L'ATG dispose d'ailleurs d'une liste de toutes les curiosités à voir et des excursions qui sont proposées dans le canton et même à 50 km à la ronde.

- Entretenez-vous de bon¬

nes relations avec les socié¬

tés de développement et les offices régionaux de touris¬

me?

- Les contacts sont très enri¬

chissants entre l'Association touristique Glâne-Veveyse et l'ATG, comme avec tous les offices régionaux de notre canton. Il serait cependant préférable de n'avoir qu'une seule association pour le Sud FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Vinvitee du Frill

EN GRUYÈRE COMME AU PAYS DE FRIBOURG le tourisme est l'affaire de tous du canton, car à l'heure ac¬

tuelle l'Etat disperse les moyens financiers aux quatre coins du Pays de Fribourg et ceux-ci n'apportent pas le ré¬

sultat attendu. Tout mettre en commun permettrait d'ac¬

quérir une force supplémen¬

taire qui serait salutaire à la promotion comme au marke¬

ting.

- Est-il exact qu'aujour¬

d'hui vous avez du sang gruérien dans les veines?

- Les Jurassiens et les Gruériens ont les mêmes têtes dures. Ils sont fiers de leur pays, de leurs terres, de leurs traditions. De Jurassienne dans l'âme, je suis devenue Gruérienne de cœur, car j'aime beaucoup le fromage, la crème, le choco¬

lat, le folklore et les gens de cette région. Je suis d'ailleurs très heureuse d'habiter à Bulle et de vivre en Gruyère, où je me sens très à l'aise.

- Comment voyez-vous le tourisme en 96?

- Je pense que ce sera la pire des années. La récession éco¬

nomique que nous connais¬

sons y est pour quelque chose, mais ce n'est pas le seul facteur. A l'heure actuel¬

le, il y a de plus en plus de tourisme d'un jour, donc la plupart des gens rentrent chez eux chaque soir.

Prenons l'exemple de Gruyères, qui accueille chaque année des centaines de milliers de touristes qui ne font que passer l'espace d'une journée. L'an passé.

Charmey et Morat étaient les deux seules stations du can¬

ton à avoir enregistré une augmentation des nuitées.

- Pouvez-vous nous donner un exemple de la promotion qui se fait sur la Gruyère à l'étranger?

- Très volontiers. Récem¬

ment, grâce à un voyage or¬

ganisé par Suisse-Tourisme, je suis allée faire de la pro-

- Quels sont les activités et projets de l'ATG cette année et l'an prochain?

- Depuis quelques semaines je consacre beaucoup de temps à peaufiner les actions à venir: promotion touris¬

tique au restoroute de la Gruyère, présence de l'ATG à la Foire gastronomique de Strasbourg, où la Suisse se¬

ra l'invitée d'honneur, une action promotionnelle dans un centre commercial de Lausanne, la journée de l'ATG au prochain Comptoir de Fribourg, des contacts avec des agences de voyages

Le personnel de l'ATG à Bulle.

motion sur la Gruyère dans les villes françaises de Lille, Lyon, Marseille et Paris, ceci en l'espace d'une semaine et en train. N'allez pas croire qu'une telle action s'arrête en si bon chemin, dès mon re¬

tour à Bulle j'ai repris contact avec toutes les agences de voyages que j'ai eu le privilè¬

ge de rencontrer pour leur fournir un complément d'in¬

formation et leur proposer, lors d'un voyage en Suisse, de faire escale en Gruyère.

PHOTO G. BD d'Espagne. Autre lourde tâche, celle de préparer le budget 97 et le programme des activités de l'an prochain qui comprendra entre autres une grande campagne de sensibilisation du tourisme lors du Comptoir gruérien. Il me faudra d'autre part envi¬

sager l'engagement de nou¬

veaux collaborateurs, mettre au point une action avec Suisse-Tourisme à Montana en avril prochain, où nous aurons l'opportunité de ren¬

contrer près d'un millier d'agences de voyages, et fi¬

nalement redonner du venin à la promotion de la Gruyère en Suisse.

- Qu'en est-il des mentali¬

tés?

- Je suis heureuse de consta¬

ter qu'elles changent et qu'elles s'ouvrent davantage que par le passé. J'aimerais cependant voir s'améliorer encore la qualité du langage et de l'environnement, le sourire et l'accueil. Il est ab¬

solument nécessaire que les gens apprennent à sourire, bien que ce soit difficile par les temps qui courent. Pierre Cottier, président de l'ATG, n'est pas un professionnel du tourisme, mais il donne un remarquable exemple par son sens de l'accueil, sa gen¬

tillesse et sa chaleur humai¬

ne.

- Avez-vous des souhaits à exprimer?

- Que les Suisses, les Fribourgeois et les Gruériens retrouvent leur joie de vivre et l'envie de faire plaisir.

Qu'ils acceptent de partager les beautés de ce pays et qu'ils collaborent avec en¬

thousiasme à la promotion touristique de la Gruyère, du Pays de Fribourg et de la Suisse. Avec de tels atouts, l'ATG pourra regarder l'ave¬

nir avec sérénité, pour le bien de toute une région où les étrangers auront à nou¬

veau envie de venir pour y passer des vacances et sa¬

vourer du bon fromage avec du pain et du vin de chez nous.

Propos recueillis par Gérard Bourquenoud FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Histoires...

Pendant que son petit garçon joue avec son chien, une dame appelle au téléphone son mari au bureau:

- Chéri, ça y est, notre fils vient de prononcer son pre¬

mier mot.

- Maman?

- Non.

- Papa?

- Non.

- Quoi alors?

- Ouah!

***

Une jeune femme entre dans une librairie:

- Dites-moi pourquoi ces deux livres d'Agatha Christie, qui ont exactement le même nombre de pages, sont vendus l'un 40 francs et l'autre 80 francs?

- C'est que dans le premier il n'y a que trois cadavres, alors qu'il y en a six dans le second.

***

Une vieille dame fait ses courses avec ses bigoudis sur la tête. Un petit garçon lui de¬

mande:

- Vous captez quelle radio avec ces antennes?

♦ ♦♦

Dans une petite ville, Madame le sous-préfet mi¬

naude au téléphone:

- Quel dommage, docteur, que vous n'ayez pu venir dîner hier. Cela vous aurait fait du bien.

- Mais, chère Madame, votre dîner m'a fait beaucoup de bien. J'ai soigné cinq de vos invités pour d'atroces brû¬

lures à l'estomac!

... de rire FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Croque-notes

FANFARE PAROISSIALE D'ORSONNENS

Cinquante ans et cinq médailles d'or

Le quatrième week-end de mai a été très animé dans le village d'Orsonnens qui a vibré musicalement par les prestations du chœur mixte paroissial lors de la messe du dimanche 26 mai et celles de la fanfare «L'Espérance» qui fêtait son demi-siècle d'existence. Un jubilé qui est le fruit de la persévérance

des pionniers de l'époque qui ont fait preuve d'un courage exemplaire.

Michel Pittet, des délégations de nom¬

breuses fanfares de la Glâne et des habi¬

tants de la paroisse. Avec un soleil om¬

niprésent, la journée du dimanche fut particulièrement réussie. Et tant mieux pour les organisateurs lorsque l'on sait le travail qu'exige la préparation d'une telle manifestation. L'ambiance était, elle aussi, très chaleureuse dans la canti¬

ne où se sont déroulées les festivités ré¬

créatives. Ce week-end de retrouvailles entre musiciens et habitants d'une même paroisse aura certainement sensi¬

bilisé bon nombre de jeunes et leur a peut-être donné l'envie de poursuivre les activités des aînés pour que vive

«L'Espérance» d'Orsonnens!

Texte et photos: G. Bourquenoud

La fanfare d'Orsonnens au départ du cortège.

Au cours de l'office solennel célébré par l'abbé Arsène Jorand, révérend curé de la paroisse, la fanfare d'Orsonnens a eu l'insigne honneur de conférer à cinq membres fondateurs la médaille d'or pour cinquante ans d'activité. Les heu¬

reux bénéficiaires se nomment Canisius Chassot, Joseph Defferrard, Victor Defferrard, Roger Dousse, Georges Page, auxquels vont nos plus vives féli¬

citations. Cet ensemble instrumental a également le privilège de compter dans ses rangs un musicien qui, en 1988, a été décoré de la médaille de vermeil pour soixante ans de présence au pu¬

pitre. Nos compliments à Paul Menoud.

Cette fête fort bien organisée était hono¬

rée par la présence du conseiller d'Etat

Les drapeaux des fanfares de la Glâne et des sociétés sœurs.

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Croque-notes

En uniforme, les cinq musiciens qui ont été décorés de la médaille d'or.

Au centre, Paul Menoud, médaille de vermeil.

FANFARE PAROISSIALE D'ORSONNENS Cinquante ans

et cinq médailles d'or

ROMONT

Noces d'or

Les nouveaux médaillés... en voiture!

Pour Emile et Berthe Gremaud, née Wicht, le 22 avril 1946 est un jour à classer sous la rubrique «événements heureux», puisque

c'est à cette date qu'ils ont uni leurs destinées pour la vie.

Amour, fidélité, compréhension et respect l'un envers l'autre ont été et resteront les maîtres mots tout au long de leur existence.

Pour marquer ce demi-siècle de vie commune, les jubilaires ont réuni récemment, l'espace d'une journée, leurs familles. Ce fut une magnifique fête placée sous le signe de la bonne humeur et de la reconnaissance.

Nous leur présentons nos sincères félicitations et nos meilleurs vœux de santé et de bonheur, auxquels la rédaction de Fribourg Illustré s'associe, revue qu'ils prennent plaisir à feuilleter depuis de nombreuses années.

Un neveu

Festival rock du Gibloux L'endroit où il se déroule chaque année est vraiment un lieu

magique: un pâturage situé à 1000 m d'altitude, entouré de magnifiques sapins, donc un décor merveilleux au cœur de la forêt. Sa situation et son infrastructure permettent au public de vivre sur deux jours une aventure musicale remarquable et des échanges conviviaux. La scène, elle, est ouverte à tous les styles:

rock, bien sûr, mais aussi funk, jazz, punk, hard ou bien encore rap et tendances nouvelles. Présidé par Guy Dafflon, le comité d'organisation de cette onzième édition est soutenu par quelque 200 membres «Amis du Festival» qui, année après année, colla¬

borent bénévolement au bon déroulement de la manifestation. Un événement à ne pas manquer les 5 et 6 juillet dans le paysage du Gibloux.

G. Bd

Ragga, dub, hard- funk sont délicate¬

ment dosés par le quatuor The Fai¬

lures, qui ont mis essentiellement l'ac¬

cent sur des mélo¬

dies efficaces, le tout enregistré en Jamaïque. Du groo¬

ve au bluesy, leur dernier album «Sup¬

posed To Be» donne une idée de la lar¬

gesse de leur répertoire, même si certains accents Young Gods peuvent prêter à confusion. Ils sont surtout le signe que les Failures représentent bien plus qu'un pâle Red Hot soleurois.

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Humour j

Mate un peu notre nouvelle recrue!!!

7^? s"

Tu devrais peut-être essayer un autre sport!!!

Vous avez du feu???

Tatouages

Voilà pour la dernière touche!!!

Q. O t- 3 UJ C/3 *o

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JËÉ^Lepatê d'intche-no

Tin-tè

Lè dzin dè men 'âdzo, mimamin di pye dzouno, chan bin chin ke volon a dre hou dou mo «Tin-tè» k'on tchirâvè, infènin, dèvan dè fére avan- hyi le tsê, po ke chi k'irè déchu chè puéchè tinyi kan le tsavô bayivè on bon kou dè boripo l'inmoda.

Tantyè du la dêrire dyêra, lè payijan fajan lou travô avoui lè tsavô, kotyè j'on di pye grô l'avan pout-ithre on trakteu. Le matin a la bèka dou dzoua i modâvan chèyi avoui na fôcheuse apyèya d'on, bin dou tsavô. Dutrè poujè l'i pachâvan d'on matin è fayi to chin dèjandanyi a la fortse. On l'i vêyê chovin na djijanna dè dzin chu le prâ. Lè j'omo, lè fè- malè è lè j'infan, to chi mondo chè tinyê man. On prenyê lè dji-j'àrè chu le prâ, kan irè pâ dza le

dèdzounâ: dou pan, dou fre è dou chèré avoui dutrè taché dè kâfé è on'irè rè bon tantyè a midzoua. Du lè dji j'àrè, kan irè dèrojâ, fayi dè- tsirenâ ou bin veri le fin dou dzoua dèvan, po povê l'amochalâ drê du goutâ, kan irè pâ dza dèvan goutâ.

On'amochalâvè

a la roubatâye, thin ou chê, lè j'on dêri lè j'ôtro, chin bayivè di lordè balè tiré prèchtè a tsèrdji. Du goutâ on keminhyivè a ramacha Yô k'iran prou dzin, n'in d'avê di j'on k'amochalâvan, di j'ôtro ke tsèrdjivan, lè fè- malè è lè j'infan ke rathalâvan è chovin, dou j'omo a la grandze ke fajan tyè dè dètsèrdji a mèjera. Pè vê duvè j'àrè, on bèvechê na gota po dècharâ la gardyèta, a katr'àrè le kâfé avoui dou pan, dou fre, dou bakon è a ché j'àrè, rè on vêro avoui dou pan è dou chèré.

Di dzoua k'irè on ramachâvè tantyè ou né adon ke le fin vinyê to matso pè la rojâ. Kan le pou tin menachivè fayi intsirenâ le fin

k'irè j'ou chèyi le matin. Kan l'orâdzo arou- vâvè tru vuto, na partya dou fin chè, chobrâ- vè chu le prâ è ehe le pou tin dourâvè kotyè dzoua, irè tyè mé bon po dou chothê, pou¬

t-ithre mimamin dou fèmê.

Adon on keminhyivè a fènâ in-nan le mi dè jouin, kan le fin irè bin mà, po ke puéchè ch'inchèminchi, po fourni gayâ on mê pye tâ. Ouna chenanna, di kou duvè, chobrâ- van intremi di fin è di rèkouâ po chohyâ on bokon. L'è adon ke lè payijan alâvan fére on toua in montanye cho¬

vin por alâ vouitchi kemin chè portâvan lou bithè k'iran poyè pè lè hôtè.

Ou keminhè- min dou mi d'où fayi rè ch'inmodâ po lè rèkouâ. Rè on yâdzo atan dè travô ma ôtyè min pènâbyo. Portan a la grandze po dètsèrdji fayi abadâ to chi rèkouâ chu la tètse dè fin, tantyè i tyolè.

Po hou ke l'avan onkora totè lou bithè ou bâ, fayi onko gouêrnâ matin è né, aryâ, pu alâ kolâ. Di dzornâyè ke keminhyivan chovin a katr'àrè dou matin po fourni dè né vê lè ondz'àrè. Mè chovinyo adi ke lè pye piti payijan chèyivan to a la fô. Dèvan katr'àrè, adon k'irè a pêna dzoua, ch'inmodâvan a chèyi, katro ou thin dè là po fotre bâ on fyê mochi dè fin è pyakâvan pâ tantyè ke chi dè¬

rojâ. In l'anà dè hou vayin fènyà l'é èkri ha poèji ke vo trovâdè inke dèkouthè.

Rèchponchâbyo dè ha pâdze:

Albert Bovigny

Rte de Schiffenen 15, 1700 Fribourg

Lè chèyârè Le dèvêlené ou mi dè jouin Tantyè ou né on'ou trakouâ,

Pê la lodze tyin dètêrtin, Totè lèfô, fô intsapyâ.

Pu le matin fô ch'inmodâ Po fotre bâ on lordo fin.

A to momin i fô molâ Po l'i chèyi di bi j'andin.

In 'arouvin ou bè dou prâ, Bêvon na gota ou borni, N'a rin dè mi po dècharâ Tyè l'ivouèfrètse di vani.

Katro dè là, dè dutrè j'àrè, L'anfotu bâ on fyê mochi, Dè dèdzounâ l'è dza lè j'àrè,

Dè l'othôfô chè teripri.

Dou pan, dou fre è dou chèré, Di pre-dè-têrafrekachi,

Pu dutrè taché dè kâfé, Apri fudrè dèjandanyi.

Albert Bovigny FRIBOURG ILLUSTRÉ N° 12

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Horoscope

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BELIER 21 mars-20 avril Des changements vont intervenir et notamment dans votre vie privée.

Vous qui êtes plutôt sûr de vous, vous ne savez plus où vous en êtes.

Donnez-vous le temps d'examiner la situation. Ne prenez pas de décision sans réfléchir. Dites-vous bien que certaines fois il faut faire une pause...

TAUREAU 21 avril-21 mai Une grande énergie vous aidera à as¬

sumer une vie professionnelle bien remplie. Veillez néanmoins à ne pas vous laisser envahir par votre travail aux dépens de votre petite vie de fa¬

mille. Il faut savoir faire la part des choses. Côté santé, c'est la pleine forme.

GÉMEAUX 22 mai - 21 juin Sur le plan professionnel, suivez votre intuition et ne vous laissez pas influen¬

cer par l'ambiance morose qui vous entoure. Cela risquerait de nuire à votre évolution, et surtout persévérez dans votre voie. En amour, vous rêvez d'une relation plus stable et de fonder une famille.

CANCER 22 juin - 22 juillet C'est une bonne semaine pour faire avancer vos projets. Vous êtes prêt à tout pour y arriver et peu importe le prix à payer. L'amitié est au rendez- vous. Acceptez toutes les propositions de sortie, c'est bon pour le moral. Côté santé, relaxez-vous.

LION 23 juillet - 23 août Votre partenaire manque de souplesse.

Il ne comprend pas vos obligations professionnelles. Allez de l'avant, sans prêter attention à ce qu'il ou elle peut vous reprocher. Un conseil: évi¬

tez de rendre chaque mot au pied de la lettre. Côté finances, restez vigilant.

VIERGE 24 août - 23 septembre Place à l'évasion et à l'exotisme. Les voyages seront grandement favorisés.

Les occasions de vous sentir plus libre et plus épanoui ne manqueront pas.

C'est donc le moment de réfléchir à votre avenir et peut-être de donner une autre direction à votre vie.

BALANCE 24 septembre - 23 octobre Autour de vous c'est la tempête. Votre environnement privé est déstabilisé. Il y a un certain malaise que vous avez du mal à exprimer. Mais sachez garder le sourire, les choses vont s'améliorer d'ici peu. Côté santé, avec le printemps des risques d'allergie au pollen.

SCORPION 24 octobre - 22 novembre Avis à tous les célibataires, gardez les yeux bien ouverts, car un coup de foudre vous attend. De leur côté, les couples vivent des moments d'intense bonheur. Sur le plan financier, tout va très bien. Des placements faits il y a quelque temps vont enfin apporter leurs fruits.

SAGITTAIRE 23 novembre - 21 décembre Cette semaine, sur le plan profession¬

nel, vous avez envie de mettre le pa¬

quet. Le seul problème c'est que vous ne savez pas comment vous y prendre.

Sachez utiliser vos relations pour y par¬

venir. Allez droit au but, et prenez des décisions fermes et irrévocables.

CAPRICORNE 22 décembre - 20 janvier Cette semaine est pleine d'euphorie et de bonnes surprises. Lesquelles? Eh bien en amour c'est plutôt tumultueux et plein d'imprévus... Et côté travail, vous n'aurez aucun problème pour im¬

poser vos idées. Bref, une semaine riche en événements.

VERSEAU 21 janvier -18 février Votre moral va connaître des hauts et des bas et cela va avoir des influences très négatives aussi bien sur le plan pro¬

fessionnel que sur votre couple. Ne vous inquiétez pas, tout rentrera dans l'ordre dans quelques jours. Sur le plan de la santé, ménagez vos efforts!

POISSONS 19 février - 20 mars Gare à ceux qui se mettent sur votre chemin, ils risquent d'y laisser leur che¬

mise. Vous n'êtes pas d'humeur à les supporter et encore moins à vous laisser faire. Le résultat de votre attitude vous jouera bien des tours. Votre entourage et vos amis se poseront bien des ques¬

tions sur vous...

FRIBOURG ILLUSTRE N° 12

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Horoscope

CANCER 22 juin - 22 juillet Votre caractère et vos dons

Aucun autre signe n'est aussi influencé par le sentiment que le Cancer.

Cela se traduit par une sensibilité et une dépendance des ambiances. Le responsable de cet état de choses est l'astre présidant à ce signe, la lune.

Elle symbolise le changement, la croissance, la décroissance, l'avant, l'après, comme un fil rouge, on retrouve toutes les traces de ce satellite terrestre dans votre vie professionnelle ou sentimentale, toujours agitée, pleine de changements et de nouveaux départs. Et pourtant, vous ne faites jamais naufrage, mais vous trouvez un nouveau point d'appui et repartez vers de nouveaux sommets.

Vos qualités dominantes sont la mémoire, votre capacité d'apprendre et l'intuition. Ces talents vous confèrent une véritable supériorité par rap¬

port à vos semblables. Vous êtes cependant la cause de vos propres souf¬

frances, car trop souvent vous vous souciez exagérément et vous voyez les choses sombrement. Vous combattez après coup cette tendance qui souvent vous blesse moralement. Les natifs du Cancer appartiennent à la catégorie des hommes qui ont du cœur et qui sont de véritables amis.

Votre profession et vos perspectives de succès

Une particularité du natif du Cancer ne doit pas être sous-estimée: son attirance profonde pour l'élément liquide. Les chiffres montrent claire¬

ment que les hommes de ce signe sont puissamment attirés par l'eau. Ils préfèrent une maison ou un appartement au bord d'une rivière, d'un ruis¬

seau ou d'un lac.

Ils ont une prédilection pour les vacances au bord de la mer. Ils ont volontiers affaire avec l'élément liquide et aiment cuisiner. Inutile de dire qu'on trouve quantité de natifs du Cancer dans la marine, jusqu'au grade de capitaine.

Amour, mariage et relations

Le romantisme domine leur vie, même s'ils en conviennent difficile¬

ment. Il s'ensuit souvent des déceptions quand ils essaient d'accorder les réalités de la vie quotidienne avec leur philosophie.

Chez l'homme, le premier amour joue un rôle important - souvent inconscient - mais qui dure au-delà de l'âge mûr. Comme il est paisible, simple, tranquille, il ne tarde pas à trouver une compagne pour la vie, qu'il aimera fidèlement. Il est entendu que son amour sera partagé entre sa compagne, sa maison ou son lopin de terre. Sa femme - comme lui du reste - s'occupe activement des enfants, qui seront tout pour eux.

Plus la femme native du Cancer reconnaîtra qu'en amour il faut quel¬

quefois faire des concessions, plus son bonheur sera stable. Bien que timide et même angoissée - presque pessimiste - elle croit pendant long¬

temps avoir trouvé pour elle seule l'homme idéal. Cependant, elle lutte avec le destin et selon le proverbe - on ne voit que ce qui apparaît - elle devient la plus fidèle et la plus maternelle des épouses, pour laquelle aucun sacrifice n'est trop grand.

Santé

Danger de maladie des organes digestifs, ainsi que légère tendance aux maladies nerveuses.

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Huitième district

Une rubrique «hors les murs» de Gérard Bourquenoud

FC AMICALE SPORTIVE FRIBOURGEOISE DE GENEVE

Promotion en 3e ligue pour ses trente ans

n dub, qui ßtera ses trente ans d'existence en 1997, a vécu récemment un événement qui a réjoui les di¬

rigeants et entraîneurs comme les joueurs. En effet, l'équipe fanion a gravi un échelon de plus par sa promotion en 3e ligue. Son président d'hon¬

neur, Alphonse Eltschinger, qui à l'heure actuelle vit en terre fribourgeoise, plus pré¬

cisément à Vuisternens-dt- Romont, a participé à la fête du 28 avril dernier et n'a pas manqué de relever les mérites de tous ceux qui, à Genève, défendent les couleurs de la terre d'origine avec un bel es¬

prit fair-play qui caractérise cette amicale sportive qui compte aujourd'hui 156 membres. Des sentiments de reconnaissance ont été expri¬

més à Gilbert Charrière et Christian Maendly, qui ont le

FC Amicale sportive fribourgeoise de Genève

Debout, de gauche à droite: Gilbert Charrière, entraîneur, Christian Maendly, entraîneur adjoint et coach, Eddy Pirola, André Romanens, chef technique, Philippe Cottier, Skender Haliti, Giuseppe D'Alleo, capitaine, Rogerio Ferreira, Denis Caddoux, Daniel Zumstein. Au pre¬

mier rang, de gauche à droite: Jo Frutschy, président, Michel Clavel, François Ogier, Daniel Immer, Stéfano Rossi, Michel Zumstein, Armand Rezzonico, Philippe Hausauer. Manquent sur la photo: Ricardo Martins, Olivier Caruso, Michel Fragas et Grégoire Surdez.

don de faire passer leur volon¬

té de vaincre, leur enthousias¬

me et leur bonne humeur lors des matches comme au cours des entraînements. Des félici¬

tations sont allées à André Romanens, chef technique, qui se réjouit de l'ambiance qui anime le club, lequel com¬

prend également une équipe en 5e ligue et qui a terminé la saison au troisième rang, alors que les «vétérans» ont raté l'ascension au deuxième degré pour peu de points. Ce sera peut-être pour l'année pro¬

chaine! Jo Frutschy a d'autre part saisi l'occasion pour com¬

plimenter tous les joueurs pour leur sportivité et de leur dire qu'avec le respect de l'adver¬

saire... et de l'arbitre ils peu¬

vent très bien conjuguer avec le succès.

G. Bd

Hommage à Georges Bugnon, Onex Au matin du 10 mai, Georges

Bugnon s'est éteint à l'Hôpital cantonal de Genève, après une semaine d'hospitalisation. De¬

puis deux ans il endurait les souffrances terribles d'une sour¬

noise maladie. Son courage et sa force de lutter n'ont pas pu vaincre ce mal. Il était dans sa 59e année. Né à Grolley, il était le fils d'Eugène Bugnon. Cadet d'une famille de cinq enfants, il passa son enfance à Montagny- la-Ville, où il y fit toute sa scola¬

rité. C'est à l'âge de 16 ans qu'il partit pour Berne, où il travailla

comme porteur de pain. Après son école de recrue à Bière, il arriva à Genève, où il tra¬

vailla comme fonctionnaire des douanes. En

1961 il fit une école de gendar¬

merie et y travailla pendant trente et un ans.

Ses bons et loyaux services le menèrent au grade d'adjudant.

Arriva l'âge de la retraite, dont il ne profita qu'une année et

demie; il ne put réaliser tous ses objectifs, terrassé qu'il fut par une ter¬

rible maladie.

En janvier 1962 il épousa Odile, née Progin, de Vaulruz, avec la¬

quelle il eut le bonheur d'élever deux fils qui lui don¬

nèrent quatre petits-en- fan ts.

Georgy, comme on l'appelait amicalement, était un homme in¬

tègre et travailleur. Il construisit

de ses mains un chalet à Crésuz, où il avait la joie de réunir toute sa famille et tous ses amis. Ils se souviennent de leur passage dans cette Gruyère où l'on passait des instants merveilleux de bonheur.

Il aimait aussi la musique et le chant populaire qu'il exerça avec plaisir dans le chœur de l'Echo des Colombettes. Il appréciait également le patois, qu'il prati¬

quait au sein de la société «Intrè- No».

Il fit le bonheur de toute sa famil¬

le. Merci de nous avoir tant ap¬

porté.

Références

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