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http://fr.ap-hm.fr/culture 2013

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2013

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Hôpital créatif

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Hôpital radieux

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al Euro-Méditerranéen

c

Sommaire

Édito 07

Hôpital créatif 10

Hôpital radieux 16

Hôpital Euro-Méditerranéen 34

Projets 41

Remerciements 47

Partenaires 61

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Cultiver

de nouvelles attentions…

« …on a largement ignoré

l’importance des droits culturels pour le respect de la dignité

humaine, le développement des personnes et des communautés.

On a considéré la culture

comme un dernier palier, moins important que les besoins,

jugés fondamentaux.

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Étonnante cécité quand on

sait qu’il faut des savoirs pour cultiver la terre, pour habiter son environnement de façon équilibrée, pour soigner et se soigner, nourrir et se nourrir, pour exercer un métier utile à la société et épanouissant pour soi-même et les siens, pour

décider pour soi et participer à la vie collective et, enfin, pour

transmettre les valeurs les mieux adaptées à ses enfants »

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Que d’initiatives dans le domaine culturel à l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille ces dernières années ! Des interventions légères qui font bruisser les services de mille sons musicaux aux itinérances plus longues créant des complicités profondes entre patients, soignants et artistes. Des fulgurances de la mémoire qui se livrent en chansons et en récits au chevet des malades aux larges gestes qui s’impriment dans le paysage ou sur les façades et instaurent un dialogue entre monumentalité des sites et fragilité de ceux qui y sont soignés. Des regards neufs sur les pratiques hospitalières et les ressentis des patients en forme de point d’interrogation. Mais aussi des échappées, des fenêtres sur d’autres mondes pour ceux qui sont contraints ou immobilisés. Enfin, des évocations, des conversations qui se nouent autour d’une conception partagée de la santé en Méditérranée. Que dire au terme de 5 années de ces démarches multiples qui se sont déployées sur chaque site et auprès de nombreux services cliniques de l’AP-HM ?

Les 25 actions déployées depuis 2009 au sein du programme Santé e(s)t culture(s) ont en commun de relever d’une seule et même tentative contextualisée de contribuer à l’histoire de l’humanisation de l’hôpital. Une tentative qui se dévoile sous un angle particulier, qui lui est spécifique, et qui ne prétend en aucun cas se substituer à toutes les nécessités requises pour le bon exercice du soin hospitalier. Cette poétique hospitalière vise à ce que chacun, quelle que soit sa difficulté, se sente toujours un être de sensibilité et de culture. Elle rend parfois possible pour les malades de sortir de leur condition d’hospitalisation.

Mais elle se déclare incompétente sur les autres plans de la gestion classique d’un établissement sanitaire. Le travail des artistes aux côtés et en lien avec les soignants et les patients donne voix aux

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— 8 —

Les 25 actions de Santé e(s)t culture(s) traduisent également une tentative de lutte contre la propension de l’institution à fonctionner dans une logique endogène. Les projets culturels sont par définition des prises d’air pour des logiques, des compétences et des acteurs extérieurs à l’organisation hospitalière. C’est le cas des deux réalisations les plus importantes de ce programme qui mobilisent l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille dans son rapport au territoire tant en termes d’usage que de symbole. La réhabilitation du parc de l’hôpital Salvator par le paysagiste Gilles Clément (le jardin d’hospitalité) s’est faite dans un souci d’usage de ces espaces par les jeunes patients, les professionnels et les marseillais tout en participant à une stratégie de soins. Elle témoigne de la prise en compte par l’hôpital que des solutions en termes de santé peuvent aussi se trouver auprès d’interlocuteurs œuvrant dans d’autres champs. L’installation d’une œuvre d’art sur la façade de l’hôpital Nord ne prétend pas assurer une valeur d’usage mais porte une charge symbolique qui met en correspondance le paysage urbain et le paysage mental. En hommage à ce qui est commun à ceux qui séjournent à l’hôpital Nord, la fragilité et l’appartenance à la Méditerranée, l’œuvre a été nommée par son auteur, l’artiste Didier Faustino, l’Ecume des jours. Elle témoigne de l’expression d’une confiance dans l’avenir et doit se déployer à l’image de la transformation des quartiers Nord et de la rénovation des services hospitaliers de l’hôpital.

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Les 25 actions de Santé e(s)t culture(s) ont été enfin une tentative constante d’animer des conversations et des controverses entre les cultures, entre les disciplines et entre les univers professionnels sur le devenir des politiques de santé et de l’hôpital. Les Conversations de Salerne se sont donc donné pour objet de reconsidérer les savoirs et les pratiques en matière de santé à l’aune des turbulences religieuses et des différentes cultures en abîme de la Méditerranée. Ces

« conversations » pluriculturelles et pluridisciplinaires ont apporté des éclairages nouveaux sur des champs de la santé souvent peu présents dans le corpus actuel des connaissances académiques. Elles se sont intéressé à la subjectivité des malades, à la puissance des symboles, au monde du sensible, aux ressources de la création, à la richesse de l’héritage, à la complémentarité des compétences et à leur importance dans toute dynamique de soins. En associant des professionnels de la santé ainsi que des chercheurs et des acteurs de la société civile de sept pays de la Méditerranée, elles ont permis de témoigner des initiatives que chacun développe pour faire une place à ces approches culturelles de la santé dans la vie des institutions.

Elles ont tenté de définir en quoi ces questions constituent un enjeu réel pour l’avènement d’un hôpital humain, démocratique et innovant en Méditerranée.

Ce troisième et dernier Carnet de Santé e(s)t culture(s) vous livre une synthèse de ce programme d’actions qui prend fin avec l’année 2013, Capitale européenne de la culture, sous la plume des attachés culturels qui l’ont mis en œuvre. Qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés ainsi que le pôle administratif de l’équipe. Ces cinq années ont permis d’explorer des formes inattendues d’attention portée aux usagers de l’hôpital qui trouveront certainement de nouveaux

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L’hôpital créatif,

contribuer à la dignité et à l’intégrité des

personnes hospitalisées.

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Pendant quatre ans, des services de soins ont accueilli des artistes de toutes disciplines, parfois quelques heures, parfois plusieurs mois et même plusieurs années. Conduire un projet culturel à l’hôpital ce n’est pas seulement organiser un concert, une exposition, une représentation théâtrale dans un lieu improbable ; comme s’il suffisait aux artistes de se déplacer et de s’accommoder d’une scène plus modeste, plus précaire, tout en donnant à voir les mêmes œuvres que dans les galeries où ils exposent, à entendre les mêmes morceaux que dans les salles où ils se produisent. Lorsqu’il se contente d’ouvrir ses portes à l’art et la culture, l’hôpital, au fond, n’est pas si créatif : bien sûr cela permet aux patients, et c’est déjà beaucoup, de se changer les idées, de se distraire un moment… mais ils restent dans une position passive. Tout comme ils reçoivent les soins qu’on leur prodigue, ils reçoivent (souvent plus volontiers, c’est certain) la culture qu’on leur apporte.

L’hôpital créatif c’est autre chose. C’est savoir tisser entre les êtres, les lieux et les choses des rapports nouveaux, des relations inédites. Révéler ce que les rôles, les statuts passent d’ordinaire sous silence. Prêter attention à ces paroles, à ces gestes que la routine rend négligeables ou que l’urgence relègue au second plan. Pour cela les patients ont leur mot à dire. Ils sont sollicités, impliqués, purement et simplement embarqués dans le projet artistique dont ils sont les premiers à inspirer le contenu et la forme. Au sein des actions de

« l’hôpital créatif », les artistes ne se mettent pas en avant mais ils prennent pour point de départ ce que les personnes rencontrées portent en elles ; les souvenirs, désirs, parcours singuliers, espoirs et regrets… tous ces trésors d’humanité qui échappent à l’investigation médicale... et que pourtant les soignants sont heureux, souvent profondément émus de découvrir.

En quatre ans nous avons mené bien des actions au cœur des

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Ainsi, bon nombre d’actions commencent par une phase de collectage, de recueil de récits, de chansons, de rêves appartenant aux patients, matériaux qui constituent la base du travail de création.

Certains artistes comme Ymane FAKHIR, immergée pendant plus de six mois dans le service de neurochirurgie fonctionnelle de l’hôpital de la Timone, ou encore Laurent ELBAZ et Patrick VOGEL, musiciens présents chaque semaine en médecine interne à l’hôpital de la Conception, commencent par se faire discrets : ils ne monopolisent pas l’attention ou la parole mais adoptent plutôt la posture humble et attentive de l’anthropologue abordant un terrain inconnu.

D’autres ayant moins de temps devant eux sont d’emblée dans le don, à l’image des étudiants du Centre de Formation de Musiciens Intervenants d’Aix-Marseille Université. Pour le projet Un air de famille, de 2010 à 2013, ils ont collecté des chansons auprès des patients et des équipes de soins. Ils commençaient toujours par leur interpréter, avec une générosité et une sincérité rares, une chanson de leur propre répertoire. Une chanson apprise dans leur enfance ou ayant pour eux une importance particulière. Mieux que toute explication, ce cadeau musical permettait aux patients de se sentir en confiance et, finalement, de chanter à leur tour. Les étudiants étaient toujours prêts à s’effacer au moment opportun ou à les encourager discrètement.

C’est également dans cet esprit que sont intervenus les réalisateurs Séverine MATHIEU et Emmanuel VIGIER, le metteur en scène Marco BALIANI, les comédiens du collectif Le Larynx, les solistes de l’Opéra de Marseille, les musiciens de l’Orchestre Français des Jeunes et tant d’autres. Prêts à s’adapter, à renoncer parfois à leurs intentions de départ pour suivre des directions différentes, totalement imprévues. C’est ce qu’a fait par exemple Ymane FAKHIR qui après quelques semaines d’immersion dans le service, accompagnant

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Pour autant, il manque encore une étape. En effet, c’est lorsque les soignants s’approprient à leur tour les projets, les réinventent, en utilisent certains aspects dans leur propre pratique que l’hôpital est véritablement créatif. Quelques mois après une semaine de collectage par des étudiants musiciens au sein de son service d’urologie- néphrologie, un infirmier entre en relation avec une patiente particulièrement angoissée et diminuée en lui fredonnant une chanson italienne. Cela lui permet d’effectuer les soins dans un climat beaucoup plus apaisé. Tandis que les affiches réalisées avec le concours des graphistes François HAVEGEER et Sacha LEOPOLD par les patients-détenus du Service Médico-Psychologique Régional des Baumettes sont exposées à l’Atelier du Large au J1, une psychiatre et deux ergothérapeutes se mettent en tête d’obtenir auprès du juge d’application des peines des permissions de sortie. Réglant toutes les démarches en un temps record, contournant les problèmes, faisant tomber les réticences ils parviennent à emmener trois détenus visiter l’exposition, qui n’en reviennent pas de participer ainsi à la Capitale européenne de la culture.

De fait, pour les patients mais aussi les familles, les proches qui découvrent le travail accompli, le séjour à l’hôpital n’est plus seulement synonyme de vulnérabilité : le processus créatif permet de contrecarrer ce sentiment d’impuissance que l’on éprouve devant la maladie, lorsque l’on doit s’en remettre entièrement à d’autres pour prendre en charge et prendre soin.

Yann Leblanc Attaché culturel

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L’hôpital radieux, favoriser la qualité

du cadre de vie des malades et des personnels.

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« Architecte et urbaniste, je mesure la valeur de mes

initiatives sur la base de l’unité de grandeur qui nous occupe : l’unité homme. Et je maintiens l’amplitude des vrais rapports dans l’espace, de ce binôme

fondamental : homme et nature »

La ville Radieuse, Le Corbusier, 1933

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S’intéresser à la qualité des espaces et du cadre de vie des hommes qui font l’hôpital (patients, visiteurs et personnels hospitaliers), tel a été l’objectif des projets de l’axe Hôpital Radieux qui ont traversé l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, faisant escale notamment à l’hôpital Nord.

La participation des usagers (patients et/ou personnels hospitaliers) a été au cœur de la méthodologie adoptée dans toutes ces actions selon des modalités variables : mise en situation concrète des usagers au travers d’ateliers ou de chantiers participatifs, élaboration de cahiers des charges, implication dans le choix de l’artiste et du projet artistique…

Les services de pédiatrie et de médecine interne de l’hôpital Nord se sont portés volontaires pour accueillir un travail d’analyse de leur environnement et de projection de pistes d’amélioration. Ainsi, les artistes du collectif pluridisciplinaire Cabanon Vertical ont animé pendant plusieurs semaines des ateliers de sensibilisation et d’expression auprès des patients et des personnels sur la qualité du cadre de vie des services. En outre, ils ont mené pendant trois années un travail similaire avec les étudiants de l’Institut de Formation des Manipulateurs en Electroradiologie Médicale pour améliorer les espaces d’accueil des services d’imagerie médicale. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur des carnets pédagogiques intitulés En observation conçus comme des supports d’analyse et d’expression des désirs à destination des publics des ateliers. A partir de dessins, photographies, mots, les participants ont pu décrire leur environnement avec ses qualités et ses défauts, déterminer les dysfonctionnements, faire des diagnostics et proposer des améliorations. Ces « observations » ont été rassemblées sous la forme de cahiers de tendances présentant des réponses créatives et concrètes d’aménagement dans les services.

A la croisée, des aménagements in situ dans les services de soins.

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Ces propositions ont été remises aux pôles médicaux concernés et ont fait l’objet d’une sélection. Chaque pôle a fait le choix d’un projet qu’il souhaitait voir se concrétiser et le service des affaires culturelles s’est chargé de rassembler les financements nécessaires. Les projets réalisés sont :

À la Croisée #1, un aménagement convivial, multifonctionnel et unique dans un service de soins à l’intersection de deux unités de médecine interne et médecine gériatrique.

À la Croisée #2, un aménagement facilitant le parcours des usagers dans les services de pédiatrie.

À la croisée #3, un aménagement des parcours et des espaces d’attente dans un service de radiologie.

La mise en œuvre effective de ces projets participatifs à l’échelle des unités de soins a permis d’apporter des réponses adaptées à des besoins spécifiques des usagers. La longue durée et la démarche active qui ont caractérisé ces initiatives en ont fait de surcroît des vecteurs de rencontres et d’échanges entre les personnes. Les retours des usagers sur ces aménagements laissent à penser que plus l’hôpital les intégrera dans ses projets, plus les réalisations seront justes. En témoignent la participation et l’implication active des cadres de santé des unités concernées qui ont permis la réussite de ces projets, de la présence des artistes dans les services jusqu’à la production finale des aménagements. Celles-ci sont des personnes ressources, de confiance, des partenaires incontournables de l’équipe des affaires culturelles et des intervenants, porteurs et témoins des valeurs hospitalières et du prendre soin que nous partageons tous.

A la croisée, des aménagements in situ dans les services de soins.

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Des commandes artistiques d’envergure sont venues accompa- gner les changements stratégiques mis en œuvre au sein de l’hôpital.

L’Ecume des jours, la commande confiée à l’artiste-architecte Didier Faustino avec le programme des Nouveaux commanditaires de la Fondation de France, s’inscrit dans la dynamique d’une requalification de l’hôpital Nord qui poursuit des objectifs d’amélioration tangibles

L’Ecume des jours, une commande artistique dans l’espace public.

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Cette œuvre dont la première séquence a été inaugurée en septembre 2013 va se déployer le long de la façade, jusqu’à devenir une vague, au rythme des travaux de réhabilitation dans les services de soins. L’Ecume des jours a donc vocation à devenir le signe visible de la transformation de l’hôpital Nord dans toutes ses dimensions au service du soin. La vague d’écume mettant alors en image le mouvement qui anime l’établissement. Une aventure initiée dès 2009 par des commanditaires, personnels hospitalier, qui ont rencontré l’artiste et lui ont fait confiance pour créer une œuvre forte et emblématique pour leur établissement. Didier Faustino leur a proposé L’Ecume des Jours, œuvre inspirée du roman de Boris Vian, en écho à la Méditerranée, qui évoque la trace d’écume déposée par la mer sur le sable. Pour l’artiste « il s’agit d’amener une forme poétique sur cette façade rigoureuse qui cache et protège des moments fragiles de la vie ».

Une rencontre entre des commanditaires, un artiste, un bâtiment emblématique des années 60 réalisé par René Egger, ayant permis la création et la réalisation d’une œuvre sensible, en devenir, à la mesure du paysage hospitalier et urbain de la cité phocéenne.

Au travers de ces réalisations qui apportent des réponses créatives à la volonté institutionnelle d’améliorer le cadre de vie hospitalier, des logiques différentes se sont rencontrées, parfois confrontées, et ont cheminé de concert pour concrétiser ensemble des projets contribuant au prendre soin des usagers de l’hôpital.

Des projets qui ont fait se croiser des architectes, plasticiens, scénographes, photographes, designers avec les femmes et les hommes qui font l’hôpital : patients, personnels médical et soignant, administratifs, ingénieurs, architectes, techniciens, ouvriers, étudiants…. Une aventure humaine extra-ordinaire au cœur de la cité hospitalière rendue possible grâce à la dynamique initiée dès 2008 par la Capitale européenne de la culture et un engagement fort, qui

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« Le premier jardin est celui de l’homme ayant choisi de faire cesser l’errance »

Une brève histoire du jardin, Gilles Clément, 2011

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Les projets d’aménagement paysager aux hôpitaux Sud ont permis de croiser plusieurs réalités présentes à l’hôpital et ont constitué un point de départ pour une dynamique collective.

Le jardin de l’hôpital Sainte-Marguerite intègre pleinement les nouvelles orientations stratégiques de l’établissement qui a vocation à accueillir désormais du moyen et long séjour. Intégrant potager, verger, parcelles d’agrément… il a été réalisé lors d’un chantier participatif qui a regroupé patients, personnels hospitaliers, techniques et soignants encadré par trois étudiants paysagistes*.

Cette action partenariale a favorisé la découverte et la prise en compte d’une compétence extérieure nouvelle pour l’hôpital, celle du paysagiste. Elle a également été l’occasion de tracer une ligne de transversalité dans la coopération interprofessionnelle (plusieurs directions, un Institut de Formation en Soins Infirmiers, les services techniques, un service de soins, une association). La création de ce jardin, dont le coût au mètre carré est 10 fois plus faible que le coût moyen, a permis de restaurer chez les participants et les bénéficiaires un sentiment de puissance au sens du « pouvoir faire » malgré les contraintes et les difficultés auxquelles doivent faire face tous les hôpitaux, en apportant la preuve concrète que l’on pouvait considérablement améliorer son environnement grâce à l’engagement collectif. Cette expérience sociale se poursuit avec l’animation d’un jardin potager pour les patients, les personnels et à terme les riverains.

Puisque le jardin sollicite nos cinq sens, acceptons un instant d’arrêter le temps et d’écouter, de toucher, d’entendre, de sentir et de goûter. Ce qui nous entoure est un ensemble vivant auquel il nous appartient d’être attentif. Aujourd’hui, le potager de Margue- rite retrouve chaque semaine ses patients (enfants et adultes) du service de psychiatrie et de pédopsychiatrie. Les plantations se multiplient, racontant à la fois gestes aléatoires, patience, persévé-

le Jardin d’hospitalité

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En face de l’hôpital Sainte-Marguerite, le Jardin d’hospitalité conçu par le paysagiste Gilles Clément s’inscrit quant à lui dans le cadre d’un projet de réhabilitation du parc de l’hôpital Salvator, dernier espace végétal d’importance de l’AP-HM. Qu’est ce que l’hospitalité au fond, si ce n’est créer des occasions de rencontres. Le Jardin d’hospitalité a intégré les conditions de ces échanges dès son commencement. Travailler à partir de l’existant, c’est accompagner la nature première du site vers un autre dessein. Non loin de l’idée d’une campagne à la ville, ce jardin ayant préservé une nature à peine contrainte est à présent doté d’un théâtre de verdure, d’une aire de jeux végétalisée, de deux potagers en forme de Mandala tibétain, et d’espaces en friche dédiés aux ateliers de construction de cabanes et

le Jardin d’hospitalité

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Ce Jardin d’hospitalité, comme son nom l’indique, a vocation à être l’écrin de verdure de manifestations artistiques, culturelles et pédagogiques sur l’environnement ouvertes aux usagers et aux habitants. Il a fait sa première ouverture publique à l’occasion des Rendez-vous au jardin 2013 organisés par le ministère de la Culture et plus de 400 personnes l’ont découvert à cette occasion. Dès l’été, il a offert ses prairies et ses frondaisons à une résidence du metteur en scène italien Marco Baliani qui a donné lieu à la création d’une pièce de théâtre sur le thème du Baiser de la grenouille avec la participation de nombreux patients et étudiants en théâtre. Et ce n’est qu’un début…

Tandis que certains espaces ont été pensés pour se développer sans assistance et favoriser le développement de la biodiversité, d’autres nécessitent aujourd’hui une action spécifique qui doit s’inscrire dans une démarche raisonnée et écologique. Une formation a donc été mise en place à destination des jardiniers afin de modifier les pratiques de gestion des jardins pour les inscrire dans les exigences du développement durable. Des journées de sensibilisation tant sur les usages de cet espace d’exception que sur ses qualités de biodiversité sont également prévues auprès des usagers.

Oniriques et ludiques, thérapeutiques et écologiques, les jardins de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille sont désormais des espaces de liberté qui se partagent et dont chacun est responsable. On l’aura compris le jardin n’est pas. Il se crée.

Emmanuelle Ancona-Ammar Attachée culturelle

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le Jardin d’hospitalité

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L’hôpital Euro-Méditerranéen, promouvoir une culture

de la santé ouverte sur la Méditérranée

« Nous ne nous humanisons pas seuls ; c’est l’humanité

des autres qui nous humanise »

Pierre Le Coz

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En septembre 2008, Marseille devient Capitale européenne de la culture avec une volonté prégnante d’axer de nombreux dispositifs artistiques et culturels en lien avec les pays de la Méditerranée.

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille s’empare de ce label et de ce thème pour initier son programme Santé e(s)t culture(s). Quoi de plus naturel en effet que de se tourner vers les rivages de la Mare Nostrum depuis l’ancienne Massalia grecque fondée en 600 av-JC.

Le 5 décembre 2009, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille accueille pour la première fois l’ensemble des membres de son conseil scientifique et culturel sous la présidence du professeur Pierre Fuentes. Hospitaliers, chercheurs et universitaires de six villes méditerranéennes* sont cooptés dans l’objectif de déployer des actions culturelles et scientifiques communes. Dès le départ cette instance de partenaires s’est donnée comme objet d’explorer le rapport dynamique entre la culture, la médecine et la santé publique en tissant des liens entre les villes. La culture est ici à comprendre non seulement comme une voie d’accès aux « humanités », à l’art et à la création mais aussi comme étant une composante à part entière de la dimension sociale capable de générer et renforcer les liens humains.

En conséquence, l’axe hôpital Euro-Méditerranéen a décliné deux actions pilotes innovantes :

Les rencontres euro-méditerranéennes Conversations de Salerne ont été conçues comme des espaces de dialogue sur les enjeux croisés de la santé et de la culture en Méditerranée.

Le projet artistique Cartocacoethès a impliqué à une centaine d’enfants hospitalisés, des soignants et des artistes de la Méditerranée dans un projet créatif à grande échelle.

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Atelier animé par Jana Traboulsi à l’hôpital libanais Geitaoui et à l’Hôtel-Dieu de France-Universi Saint Joseph, Beyrouth

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Les sept rencontres programmées de 2010 à 2013 ont mobilisé près de 150 intervenants issus de tous horizons disciplinaires au service d’un dialogue fertile sur des thématiques ne touchant pas exclusivement au médical : l’éthique à l’hôpital, la spiritualité, l’alimentation, les échanges de savoirs et de pratiques, les politiques de santé publique en Méditerranée, la place de la création et de la culture à l’hôpital... Un ouvrage publié aux éditions La passe du vent rassemble de nombreuses contributions issues de ces rencontres et témoigne d’un état de la réflexion sur la culture de la santé en Méditerranée.

L’ensemble de ce travail devrait favoriser le développement des échanges et des collaborations entre les hôpitaux euro-méditerranéens.

En effet, au-delà des actions menées depuis 2009 à caractère culturel, de solides coopérations médicales et universitaires ont vu le jour. Que ce soit dans le domaine du soin, de l’enseignement ou de la recherche, le projet culturel a fait fonction de poisson pilote au service des grandes missions de l’hôpital public : des projets d’enseignement sont aujourd’hui à l’étude, notamment dans le domaine de l’éthique de la santé, un réseau de télémédecine a été proposé par l’ensemble des partenaires et l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille accueillera en 2014 « Hôpital Expo Méditerranée » qui sera l’occasion d’élargir encore les coopérations scientifiques et techniques.

Le terme « cartocacoethes » est une invitation au voyage. Il désigne une irrépressible propension à voir des cartes partout et dans tout : les formes et dessins accidentels de la nature (nuages, rochers…) deviennent les contours de pays ou de continents, les plis que forment les draps ou les vêtements représentent des fleuves, des routes, des montagnes… les petites tâches sur le mur sont un archipel perdu dans l’océan.

Les

Conversations de Salerne

Cartocacoethes

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taoui et à l’Hôtel-Dieu de France-Universi Saint Joseph, Beyrouth

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Atelier animé par Hania Zaazoua (Princesse Zazou) au CHU de Bab-El-Oued, Alger

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Le réseau de partenaires des Conversations de Salerne a été un véritable catalyseur pour mettre en place un travail de terrain au cœur même des services hospitaliers en impliquant cette fois-ci les usagers. De Beyrouth à Marseille en passant par Alexandrie, Alger et Tunis près d’une centaine d’enfants hospitalisés dans les services de pédiatrie ont participé à des ateliers de création animés par des artistes locaux*. Le projet Cartocacoethes a sollicité l’imaginaire des enfants en les invitant à projeter et inventer des cartographies sensibles et oniriques partout dans l’hôpital, sur les murs, les plafonds, sur leur lit, dans leur assiette… Au départ très académiques, les productions se sont étoffées, les supports diversifiés, les formes déformées et ce grâce à l’intervention des artistes et des médiateurs partenaires. L’ensemble de ce travail a donné lieu à des valorisations dans les hôpitaux impliqués ainsi qu’à une exposition à la galerie des quais au J1, l’un des lieux les plus emblématiques de Marseille- Provence, Capitale européenne de la culture.

Pour les soignants et le personnel, cette action culturelle participative a été l’occasion d’accompagner autrement les enfants dans un dispositif qui échappe un temps au seul contrat thérapeutique.

Cartocacoethès est ainsi devenu un outil au bénéfice du soin, un support à la prise en charge pour les infirmiers, les psychologues, les éducateurs, les médecins, les bénévoles… L’occasion aussi pour eux de porter un autre regard sur leur pratique et leur environnement et ce par la présence d’un tiers, l’artiste, qui agit comme un élément

« perturbateur » mais révélateur de la condition humaine.

Une synergie entre les différents hôpitaux partenaires est donc durablement active. Reposant sur des échanges humains de qualité, elle apporte une fondation à de nouveaux projets. Rappelant dans toutes circonstances l’attention particulière qu’il faut porter à la richesse culturelle de l’homme lorsque ce dernier est soumis à des

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de Bab-El-Oued, Alger

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Le baiser de la grenouille

Un atelier de l’EuroMéditerranée Marseille-Provence 2013 aux hôpitaux Sud. En juillet 2013, le metteur en scène Marco BALIANI (accompagné de Maria MAGLIETTA, dramaturge, et d’Elisa CUPPINI, chorégraphe) a monté avec des patients, des soignants et des étudiants en théâtre une création intitulée Le baiser de la grenouille.

« Des grenouilles à la recherche de baisers, des princesses à la recherche de grenouilles, des histoires de rencontre et d’abandon : métaphores, joyeuses ou désespérées, de notre

S’afficher

Un atelier graphique au Service Médico-Psychologique Régional de la prison des Baumettes, une action de participation citoyenne de Marseille-Provence 2013. Avec les graphistes Sacha LEOPOLD et François HAVEGEER, les patients-détenus ont réalisé des affiches qui ont été exposées à l’Atelier du large au J1.

« Certaines affiches sont dures, violentes même. Mais il s’agit avant tout d’une mise à nu, d’un dévoilement. C’est en tant qu’êtres libres pensants que les détenus se sont livrés, avec leurs singularités

Un air de famille

Une collecte de chansons auprès de patients et de membres du personnel par des étudiants du Centre de Formation de Musiciens Intervenants d’Aix-Marseille Université. Le projet a été mené de 2010 à 2013, impliquant deux services de soins de l’hôpital de la Conception (urologie- néphrologie et médecine interne). Chaque année, les chansons recueillies sont réarrangées par les étudiants puis transmises à la chorale de l’AP-HM qui les interprète.

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Les rêveurs

Pendant plus de deux ans, les réalisateurs Emmanuel VIGIER et Séverine MATHIEU ont accompagné patients et soignants dans des ateliers de création cinématographique sur la thématique des rêves.

Dans un premier temps invités à relater des rêves, inventés ou non, les participants ont ensuite écrit des scénarios dans le but de réaliser des courts- métrages. En 2013, ces créations sont présentées à l’Atelier du Large au J1. En parallèle, les comédiens du collectif Le Larynx ont animé au pôle Psychiatrie Centre un véritable laboratoire d’expérimentation théâtrale sur les rêves éveillés.

Room studio

Pendant près de 2 mois, Patrick VOGEL et Laurent ELBAZ, tous deux musiciens et arrangeurs, ont circulé de chambre en chambre au sein du service de médecine interne de l’hôpital de la Conception. Ils ont recueilli auprès des patients des souvenirs, témoignages, anecdotes ou récits dont ils se sont inspirés pour composer de courtes pièces sonores.

Le projet se poursuit en pédiatrie avec cette fois un travail sur l’environnement sonore du service composé par les enfants.

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Taking Care

Un Ateliers de l’EuroMéditerranée de Marseille-Provence 2013, en partenariat avec Nouvelles Donnes Productions à l’hôpital de la Timone.

Artiste photographe et plasticienne, Ymane FAKHIR a été accueillie pendant 8 mois dans le service de neurochirurgie fonctionnelle (pôle neurosciences) de l’Hôpital de la Timone. Son œuvre rend compte par des photographies et des vidéos courtes et épurées, des gestes techniques, des « rituels » de soins

Chorale de l’AP-HM

Composée de membres du personnel hospitalier, la chorale de l’AP-HM dirigée par Patrick LUPPI a chanté dans des contextes extrêmement variés, dans les services de soins, dans les halls d’accueil, sur les marches de la gare Saint-Charles, mais aussi à la Friche La Belle de Mai, au Théâtre du Merlan et à l’Opéra de Marseille ! Son répertoire est non moins diversifié : chansons populaires et traditionnelles collectées auprès de patients puis réarrangées par des étudiants du Centre de Formation

Actions culturelles

De 2010 à 2013, plus de 25 concerts ont été organisés à l’hôpital avec des structures culturelles du territoire ; ainsi qu’un projet intergénérationnel autour du slam, un atelier de création d’objets sonores, deux ateliers théâtre, une initiation au cinéma en pédiatrie, un atelier de spectateurs-programmateurs pour les membres du personnel…

Hôpital créatif

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A la Croisée #1, 2 et 3 sont des aménagements réalisés par Le Cabanon Vertical, collectif pluridisciplinaire qui conjugue les arts appliqués et les arts visuels.

Ces réalisations questionnent par la pratique artistique la qualité et la perception des espaces hospitaliers et mobilise la créativité des usagers de l’hôpital pour améliorer le cadre de vie.

A la croisée #1 est un aménagement convivial et unique réalisé par le Cabanon Vertical dans le service de médecine interne de l’hôpital Nord. Les patients et leurs familles ainsi que les personnels de l’AP-HM ont exprimé leurs attentes en termes d’accueil et de fonctionnalité. Les artistes s’en sont saisis pour proposer et réaliser un aménagement mobilier sur mesure.

A la croisée#2 est un aménagement réalisé par le Cabanon Vertical dans les services de chirurgie et de médecine infantiles de l’hôpital Nord. Les patients et leurs familles, les personnels de l’AP-HM et les artistes se sont mobilisés pour améliorer les parcours et offrir à chacun un lieu hospitalier et qui répond à leurs attentes.

A la croisée#3 est un aménagement réalisé dans le service de radiologie de l’hôpital Nord autour de l’amélioration de l’orientation et des espaces d’attente des usagers.

Ce projet s’est déroulé en plusieurs étapes pendant 3 ans dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut de Formation des Manipulateurs et Electroradiologie

Médicale initié en 2011.

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L’Ecume des jours

Inspirée du roman de Boris Vian et en écho à la Méditerranée, l’œuvre del’artiste Didier Faustino évoque la trace d’écume déposée par la mer sur le sable et amène une forme poétique sur la façade du pavillon historique de l’hôpital Nord.

Cette commande s’inscrit dans le programme Nouveaux commanditaires de la Fondation de France. En 2013, 40 modules en fonte d’aluminium ont été installés. L’œuvre a vocation à se déployer sur l’ensemble de la façade au rythme des rénovations que connaît

Le jardin

de Sainte-Marguerite

Il a été réalisé au sein d’un Atelier Pédagogique Régional mis en place par l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles - Marseille et la ville de Marseille. Ce jardin a été conçu et réalisé par trois étudiants paysagistes qui ont animé un chantier participatif rassemblant étudiants en soins infirmiers, patients, soignants et jardiniers. Le jardin de l’hôpital Sainte Marguerite a été inauguré en juin 2012.

Le jardin d’hospitalité

La réhabilitation du parc de l’hôpital Salvator en jardin d’hospitalité, conçue par Gilles Clément et réalisé par Guillaume Morlans, a débuté en octobre 2012 et s’achèvera au printemps 2014. Il symbolise à la fois les valeurs hospitalières du prendre soin, respecte l’harmonie d’ensemble de l’héritage patrimonial, offre des espaces différenciés pour les usages des divers publics et enfin constitue un espace d’échanges et de partages.

Hôpital radieux

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Les Conversations de Salerne

Les sept éditions des rencontres euro-méditerranéennes Les Conversations de Salerne ont permis d’engager un dialogue pluridisciplinaire et d’explorer les dimensions culturelles du soin et de la santé en Méditerranée : les rituels de la naissance et de la mort, la spiritualité, l’alimentation, l’humanisation, la place de la création et de la culture à l’hôpital... Programmé de 2010 à 2013 à Marseille, Alger, Beyrouth, Gênes et Tunis, ce cycle de rencontres a donné lieu à une publication aux éditions La passe du vent qui rassemble la plupart des contributions scientifiques et qui permet aujourd’hui de transmettre un état de la réflexion sur la culture de la santé en Méditerranée.

Cartocacoéthès

« Irrésistible propension à voir des cartes partout et dans tout… » Une centaine d’enfants hospitalisés dans cinq centres hospitaliers méditerranéens – Tunis, Alger, Beyrouth, Alexandrie, Marseille – ont participé a des ateliers de création sur le thème de la cartographie imaginaire.

Pour initier ces ateliers, les services de soins ont accueilli un artiste illustrateur local.

Une exposition présente ces travaux à la Galerie des quais au J1 à parti du 11 octobre et jusqu’au 11 novembre 2013.

L’éditeur jeunesse, La Maison est en carton, édite un ouvrage des œuvres des artistes impliqués.

Patrimoine

Santé e(s)t culture(s)

accompagne l’institution dans la conservation et la valorisation de son patrimoine médical matériel et immatériel. Outre le chantier des collections achevé en décembre 2012, l’AP-HM participe aux journées européennes du Patrimoine et s’investit aux côtés de ses partenaires dans la mise en valeur et la diffusion de ses collections médicales et de son histoire.

Hôpital Euroméditerranéen

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Lylia Abbes

Soad Abderasoul

Roula Abi Habib Khoury Frédéric Accart Cédric Achard

Esraa Ahmed

Joelle Albaraccin

Professeur Alessandrini

Sabine Allard

Christine Allegrini

Krystel Alleman Pierre-Maurice Alliot

Adrianna Alosi

Magali Alphand

Erick Altmann Sylvie Amar

Monique Andre

Vassiliki Andreadou

Pechkova Annia

Ouardia Anseur Anaïs Aouat

Nicole Aouate

Amel Aouij

Philippe Aramini

Mouhiba Araouri

Christianne Arduino

Brigitte Armand

René Arnal

Jean-Yves Arnaud Eric Assentio

Véronique Assié

Christophe Asso

Josette Attia

Jocelyne Audan

Maryse Augier

Michel Autric

Jean-Marc Aveline

Gérard Avena Jean-Philippe Azulay

Yves Baille

Marco Baliani

Etienne Ballan

Florence Ballongue

Paul Balta

Mauro Barabino

Marie Françoise Baranes Rabah Barr

Agnès Barruol

Siham Barsaoui

Danielle Bastie

Flora Bat-Pitault Emma Battesti

Jacques Battin

Cécile Baudat

Nicolas Bauffe Sophie Beau

Olivier Bedu

Bernard Belaigues

Ivy Belicart

Marc Beltran

Yehezkel Ben Ari Faika Ben Mami

Emilie Benjamin Catherine Benmaor

Younes Bensaid

Hélène Bérard

Yvon Berland

Claudette Bernard

Luciano Bernini

Christiane Bertolozzi

Abdelkader Bettouche Christian Beveraggi

Jean-Pierre Bibolet

Isabelle Billet

Thomas Biotteau

Odile Blanc Jean-Louis Blanc Laurent Blanchard Marianne Blanchon

Corinne Blotin

Geneviève Bockel Gilles Boetsch

Philippe Boivin

Sophie Bolinches

Joelle Bonasso Jean-Luc Bonheme Denise Bonnefoy

Julien Bonthoux

Marine Borja Brigitte Bottero

Jean-Louis Bouchard France Bougon-Rodriguez

Gilles Bouillon Linda Boukhedim

Patrice Bourdon Guillaume Bourgain

Philippe Bourmaud

Fathia Boussougha

Philippe Bouteloup Mézière Delphine

Melacca Maï Bornati Marta

Mc Menemy Marian

Poncet Baptiste

Magnon Antoine

Bérangère Chauffeté Pascaline Walter

Alexandre Berger

Frederic Bousquet

Gino Cavalieri

Robert Riviera

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Lylia Abbes

Soad Abderasoul

Roula Abi Habib Khoury Frédéric Accart Cédric Achard

Esraa Ahmed

Joelle Albaraccin

Professeur Alessandrini

Sabine Allard

Christine Allegrini

Krystel Alleman Pierre-Maurice Alliot

Adrianna Alosi

Magali Alphand

Erick Altmann Sylvie Amar

Monique Andre

Vassiliki Andreadou

Pechkova Annia

Ouardia Anseur Anaïs Aouat

Nicole Aouate

Amel Aouij

Philippe Aramini

Mouhiba Araouri

Christianne Arduino

Brigitte Armand

René Arnal

Jean-Yves Arnaud Eric Assentio

Véronique Assié

Christophe Asso

Josette Attia

Jocelyne Audan

Maryse Augier

Michel Autric Jean-Philippe Azulay

Yves Baille

Marco Baliani

Flora Bat-Pitault Emma Battesti

Jacques Battin

Cécile Baudat

Nicolas Bauffe Sophie Beau

Olivier Bedu

Bernard Belaigues

Ivy Belicart

Marc Beltran

Yehezkel Ben Ari Faika Ben Mami

Emilie Benjamin Catherine Benmaor

Younes Bensaid

Hélène Bérard

Yvon Berland

Claudette Bernard

Luciano Bernini

Christiane Bertolozzi

Abdelkader Bettouche Christian Beveraggi

Jean-Pierre Bibolet

Isabelle Billet

Thomas Biotteau

Odile Blanc Jean-Louis Blanc Laurent Blanchard Marianne Blanchon

Corinne Blotin

Gilles Boetsch

Sophie Bolinches Denise Bonnefoy

Julien Bonthoux

Marine Borja Brigitte Bottero

Jean-Louis Bouchard France Bougon-Rodriguez

Linda Boukhedim

Mézière Delphine Bornati Marta

Magnon Antoine

Bérangère Chauffeté Pascaline Walter

Alexandre Berger

Frederic Bousquet

Gino Cavalieri

(50)

— 50 — Gérard Boyer

Alain Branchereau

Florent Bresson

Cédric Brignone

Manon Broch

Victor Brotons

Sylvie Brout

Anne Brunel

Marceline Brunet

Stéphanie Brustlé

Blandine Bruyere

André Buono Louis Burle

Alain Cabras Nathalie Cabrera

Marc Caiazzo Patricia Caietta

Jeanne Calderon

Yolaine Callier-Mortain

Pellae Calypso

Myriam Carache

Laure-Agnès Caradec

Laurence Cariven

Anne Carol

Pierre Casanova

Pascal Caserta Corinne Casse

Béatrice Cassin Josiane Cassin

Christine Castanet

Claire Casteiltort Paul Castel

Joseph Casulli Nicolas Cathala

Sébastien Cavalier

Anne Cecconello Christiane Centogambe Léonard Cesco-Resia Brigitte Chabrol Françoise Chacornac René Chamussy

Véronique Chardon Marine Charleroux

Catherine Charles

Chloé Charmettant

Philippe Charreton

Claudine Chasseuil Patrick Chaze

Nicole Chevalier

Sylvia Chiffoleau

Rémi Chiorboli

Bernadette Chirac

Céline Choquell

Jean-François Chougnet Maria Rita Cifarelli

Monique Clement

Gilles Clement

Catherine Cochet

Josiane Cohen Trigano

Bertrand Collette Stéphanie Combes

Danielle Comte

Colette Contrand

Marie-Helene Cordet Élisabeth Costa

Patrick Costantino

Guillaume Costanza Sandrine Cotton

Yves Cottret

Marie Line Coudeyre

Christian Coudouret

Francis Coulaud Hélène Courault

Antoine Courban Nathalie Courbet Ghislaine Coutelle Audrey Cozette

Dominique Culioli Elisa Cuppini

Professeur David Da Fonseca

Jean Dagron Roselyne Dalest

Hélène Dattler

Laurent Daycard

Jérémy De Crescenzo

Renaud De Laubier

Bertrand De Ligondès

Mireille De Marchi

Nathalie De Vaulx

Aurélien Debat

Georges Decavallas Denis Declerck

Alberte Decrevel Giacomo Deferrari

Fabienne Delestrade

Ornella Delia

Armand Della-Monica

Michel Derhi Christiane Dermardirossian

Roselyne Descloux Gaillot -Drevon Olivia

Leydet Pierre-Emmanuel

Gramont Fiona

Mikael Vasseur

Marion Peticard Charlène Goti

Julien Bonthoux

Dominique Culioli

(51)

Gérard Boyer

Alain Branchereau

Florent Bresson

Cédric Brignone

Manon Broch

Victor Brotons

Sylvie Brout

Anne Brunel

Marceline Brunet

Stéphanie Brustlé

Blandine Bruyere

André Buono Louis Burle

Alain Cabras Nathalie Cabrera

Marc Caiazzo Patricia Caietta

Jeanne Calderon

Yolaine Callier-Mortain

Pellae Calypso

Myriam Carache

Laure-Agnès Caradec

Laurence Cariven

Anne Carol

Pierre Casanova

Pascal Caserta Corinne Casse

Béatrice Cassin Josiane Cassin

Christine Castanet

Claire Casteiltort Paul Castel

Joseph Casulli Nicolas Cathala

Sébastien Cavalier

Anne Cecconello Christiane Centogambe Léonard Cesco-Resia Brigitte Chabrol Françoise Chacornac René Chamussy

Véronique Chardon Marine Charleroux

Rémi Chiorboli

Bernadette Chirac

Céline Choquell

Jean-François Chougnet Maria Rita Cifarelli

Monique Clement

Gilles Clement

Catherine Cochet

Josiane Cohen Trigano

Bertrand Collette Stéphanie Combes

Danielle Comte

Colette Contrand

Marie-Helene Cordet Élisabeth Costa

Patrick Costantino

Guillaume Costanza Sandrine Cotton

Yves Cottret

Marie Line Coudeyre

Christian Coudouret

Francis Coulaud Hélène Courault

Antoine Courban Nathalie Courbet Ghislaine Coutelle Audrey Cozette

Dominique Culioli Elisa Cuppini

Professeur David Da Fonseca

Jean Dagron Roselyne Dalest

Hélène Dattler

Laurent Daycard

Jérémy De Crescenzo

Renaud De Laubier

Mireille De Marchi

Nathalie De Vaulx

Aurélien Debat

Fabienne Delestrade Leydet Pierre-Emmanuel

Gramont Fiona

Mikael Vasseur

Julien Bonthoux

Dominique Culioli

Références

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