Cette journée sera consacrée à l’étude des comportements des sociétés anciennes face à leur passé. L’analyse des traces du passé – vestiges archéologiques, images et écrits –, alimentera la réflexion autour des axes de recherche suivants :
A partir du constat matériel de la pérennité ou de la disparition des espaces, des bâtiments, des images ou plus généralement des formules iconographiques, nous pourrons nous interroger sur les modes de transmissions du passé. Nous nous attacherons ainsi à mettre en évidence les changements et les continuités.
Au-delà de ces premières observations, nous étudierons comment les sociétés anciennes se sont appropriées les vestiges du passé ou, à l’inverse, comment elles les ont reniés. La récupération, telle celle des éléments en remplois ou des mythes dans les images, la restauration de bâtiments plus anciens ou encore le recyclage de matériaux ou d’objets sont en effet largement attestés et constituent autant de manifestations de la réutilisation des éléments du passé.
Nous nous interrogerons sur les processus mémoriels mis en œuvre dans ces sociétés. De l’idéalisation à l’oubli en passant par l’accommodation, il s’agira d’éclairer les manifestations de continuité, d’altération voire de renoncement dans les utilisations de certaines formules iconographiques ou compositions architecturales. Nous aborderons le sens même de la réception du passé, qui peut être aussi bien positive que négative, fortuite qu’intentionnelle. Ainsi, la récupération d’images ou de lieux symboliques a pu se faire au service de représentants du pouvoir. Nous réfléchirons également à la perception que les anciens pouvaient eux-mêmes avoir des vestiges, au sens qu’ils donnaient aux réutilisations et aux copies, appréciées comme simple référence à l’antique ou encore véritable modèle. Les raisons économiques, de restriction des coûts, pourront elles aussi être abordées pour expliquer ces usages.
En donnant la parole aux doctorants archéologues et historiens de l’art, cette journée sera l’occasion d’engager la réflexion sur les sens et les enjeux liés aux usages du passé dans les sociétés antiques. Cette rencontre permettra à tous, communicants et auditeurs, d’avoir un aperçu des recherches en cours, autour d’un thème fédérateur.
ANTIQUITE TARDIVE Centre Lenain de Tillemont Paris-Sorbonne UMR 8167
Journée des doctorants Monde romain et Antiquité tardive Centre Lenain de Tillemont – UMR 8167
Paris IV – Ecole doctorale VI
Le passé et son héritage :
modalités et enjeux dans les sociétés du monde romain et de l'Antiquité tardive
Jeudi 14 Janvier 2010
Salle INGRES – 2
eétage
Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) 2 rue Vivienne – 75002 PARIS
Comité d'organisation
Nicolas LAMARE, Zénaïde LECAT, Elsa ROCCA, Morgane UBERTI Avec le soutien de François BARATTE
Contact : [email protected]