Revue Médicale Suisse
–
www.revmed.ch–
27 octobre 20102047
Les seins, toute notre histoire
-
nes à l’américaine, dénonce Michel,
très en colère. Elles ne devraient pas avoir cours chez nous.»
Victor Fingal Le Matin du 20 octobre 2010
Dignitas veut aider les proches des malades à se suicider
Une histoire tragique. La semaine der- nière, le quotidien Blick révélait qu’un homme de 64 ans avait étranglé son épouse de 73 ans atteinte de la ma- ladie d’Alzheimer. A bout, dépassé, il s’est allongé plusieurs jours à côté de son cadavre. Depuis sept ans, il s’occupait seul de sa compagne.
Cette tragédie relance le débat sur la détresse de l’entourage des malades atteints de l’Alzheimer.
Ludwig A. Minelli, le fondateur de l’or- ganisation d’aide au suicide Dignitas, s’est engouffré dans la brèche. Et de proposer dans la foulée l’autorisation aux partenaires âgés des personnes touchées par l’Alzheimer d’obtenir
?
Jean-Yves Nau [email protected]
une dose létale. Pour l’instant, la loi ne prévoit aucune exception pour les personnes en bonne santé.
Est-ce vraiment la seule solution que la société peut offrir à ces familles désemparées ? «C’est grotesque, réa- git Birgitta Martensson, directrice de l’association Alzheimer Suisse. L’aide au suicide doit être possible pour les malades d’Alzheimer tant qu’ils ont le sens du discernement. La question ne se pose pas pour les con joints.»
Le sénateur Félix Gutzwiller (PLR/
ZH) est lui aussi scandalisé : «Où de- vra-t-on s’arrêter ensuite ? Pour quoi les autres conjoints, comme ceux des dé- pressifs, ne pourraient pas obtenir le même droit ?» (…)
Fabian Muhieddine 24 Heures du 19 octobre 2010
54_55.indd 2 25.10.10 11:03