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Contribution à l'étude de l'ionisation par choc

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00242645

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242645

Submitted on 1 Jan 1919

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Contribution à l’étude de l’ionisation par choc

Bianu

To cite this version:

Bianu. Contribution à l’étude de l’ionisation par choc. Radium (Paris), 1919, 11 (7), pp.195-197.

�10.1051/radium:01919001107019500�. �jpa-00242645�

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MÉMOIRES ORIGINAUX

Contribution à l’étude de l’ionisation par choc

Par BIANU

[Faculté des Sciences de Paris. laboratoire de Mme Curie].

En étudiant l’ionisation de la vapeur d’eau par les rayons 2L du polonium 1 et en traçant la courbe de saturation j’avais remarqué un désaccord entre les

résultats théoriques et les résultats expérimentaux.

Dans le présent travail je me suis proposé d’étudier

le phénomène de l’ionisation par choc entre deux

plateaux parallèles, dans l’air et dans le cas de la vapeur d’eau. Les résultats des diverses expériences

ont été comparés à la théorie de l’ionisation par choc

développée par M. Townsend2. Désignons par no le nombre d’ions (répartis uniformément) produits entre

les plateaux par une cause ionisante quelconque; par

n le nombre total d’ions (nu + les ions produits par

choc); par l l’écartement entre les deux plateaux et

par x le nombre d’ions produits par choc (et supposés identiques aux autres) par un ion négatif sur un par-

cours de 1 cm.

Le nombre d’ions contenus dans une couche d’épais-

seur dx, supposée à la distance x de l’électrode posi- tive, sera no l dx; clx étant très petit on peut admettre

que ces ions produisent d’autres par choc seulement

sur le trajet x, de sorte que le nombre d’ions reçus par le plateau positif’ sera3 : no l dx eax et le nombre

total d’ions sera donné par :

il

est donné par la courbe du courant en fonction de n0

la différence de potentiel entre les plateaux et de la

relation (1)n no= eal-1 al on déduit la valeur de oc en

fonction de la tension en volts par cni .

La relation (1) s’appli4ue donc dans le cas de deux

1. B. BIANU, I,P Radium. 9 1914) tw.

2. J. S. TOWNSEND. Tho theory of vomisation of Gases by

collisions.

5. En effet admettons que les ions négatifs prcvtpnnpnt

seulement de la surface d’un des plateaux comme dans le cas

d’un plateau trappe par la lumière ultra-violette et si une

section située à la distance x dl’ ce plateau est traversée par Il iuns, celle atuée à la distance .r+d.r sera traversée par n-dn

ou dn=nadx, d’après la définition même de x. Un en -le-luit par intégration que le nombre d’ions reçus par le plateau positif est égal a rtoext, 1’0 etant le nombre d ions ems par li plateau négatif et t la distance entre les deux*plateaux.

En remplaçant no par no l d.T et 1 (Jar .l flH ohtient : no l d r ex.

plateaux parallèles el lorsque l’ionisation est uniforme.

Cette relation s’applique aussi dans le cas d’une ioni- sation uniforn1e suivant les lignes de force du champ

et en général lorsque dans chaque plan parallèle aux plateaux le nombre d’ions est le même.

Pratiquement on peut réaliser ces conditions en

employant comme cause ionisante les rayons X ou

les rayons émis par les corps radioactifs.

Si l’on se sert des rayons z, par exemple, il faut

les canalispr dans la direction des lignes de forces et

dans ce cas il faut que le commencement de la courbe de Bragg se trouve entre les plateaux, ou les canaliser dans une direction parallèle aux plateaux. Dans les expériences que j’ai faites, j’ai employé cette dernière disposition.

L’appareil se compose donc de deux plateaux, l’un

A qui par intermédiaire de la tige H et la pièce E, est

mis en communication avec une des paires de cadrans

d’un électromètre et l’autre Ut chargé à divers poten-

tiels par la batterie V. La tige H est isolée du couvercle

Fig. 1,

D (lui est au sol, par la pièce en ambre C. Le tube T

protège E contre l’eau du bain (lui sert à chauffer

l’appareil. t’t par la pression qu’il exerce sur le cuir b fixe l’anlbre C et empêche l’eau d’entrer a ! intérieur.

Le plateau B est fixé sur D à l’aide des colonnes

l’B ambre non dessinées sur la fi et la ten-

sion y est amenée par un disposittf analogue au pre- cédent pas dessiné non plus.

Autour du plateau A on remarque l’anneau de garde G et on 1 sur le plateau B de l’utilisateur qui

canalise les rayons a émis par la laine polomifère P.

Puur les tubes T1, et manoeuvrant les pinces 7’:1

et t2 un petit mettre l’intérieur de

l’appareil soit avec la trompe à soit lue

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01919001107019500

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réservoir a eau R. I,es surfaces des plateau A et B

ont été rendues aus;1 parallèles que possible et la

distance entre eux était de 0.195 mm.

A l’aide de cet appareil ,j’ai fait des expériences

Fig. 2.

alternativement dans l’air et dans la vapeur d’eau

(saturante), et en appliquant la relation (1) aux courbes

obtenues j’ai déduit pour chaque pression p les valeurs

de a en fonction de X (la tension en volts par cm.)

Sur les Heures 2 et 5 on voit les courbes donnant-

a p

en fonction de X p et j’ai choisi les pressions telles que

ces courbes soient la conti- nuation des courbes données par M. To,vnsend. Les valeurs données par M. Townsend sont

indiquées par des points diffé-

rents et ils sc trouvent aux er- reurs d’expériellces près sur

les courbes données par mes

expériences.

La forme de la fonction

a p =f(X p) a été donnée aussi par M. Townsend et de la manière suivante : considé-

rons en général un gaz sous la pression p et soit Y la chute de potentiel le long du libre

parcours d’un ion nécessaire pour que celui-ci acquière une

vitesse suffisante pour pou-

voir ioniser. y étant le Iihrp parcour, on V

a y-

On suppose que toute l’énergie 3cfluisc par 1 Ïon

en mouvement est absorbée par le choc de sorte qu’il

commence son nouveau chemin avec une vitesse nulle.

A cau·e de la répartition au hasard des molécules, il y aura nn nombre ii dl’ libre parcours par centimètre

plus grands que y et le nombre des collisions pro- duites en parcourant les éléments cly des parcours jj + dy sera - dll = kndy, k étant une constante.

Par intégration on a : u = C e-ky où C=Np, et qui représente le nombre total de collisions sur un

parcours d. un centimètre dans un gaz sous la pres- sion p, et en même temps le nombre des parcours

plus grands que y = o. On y a mis en évidence N qui

est le nombre des collisions par centimètre et par

conséquent le maximum de « à la pression de 1 mm.

de mercure.

« dans un gaz a la pression p, étant par définition le nombre d’ions produits par centimètre sera donc

égal à n, et on peut écrire « = Np e-ky.

On trouve la valeur de k en remarquant que la

somme des libres parcours compris entre y et y + dy

est

-

ydn et que la somme de tous les parcours le

long d’un centimètre est égale à 1, donc :

- fydn = f:Npkye-kY = 1, ce qui donne lc = Np

et par conséquent : a p= N- Npy or y =V X d’où la

relatIon (2) a p = Ne -NpV X.

Les valeurs de 1 déduites de la relation (1) ont été comparées aux valeurs données par la relation (2) ;

l’accord est parfait pour des valeurs de- plus grandes

Fig. 3.

que 300 dans le cas de l’air et de la valeur d’eau.

Les tableaux 1 et Il iudiquent les résultats olltelllls et on remarque que le désaccord ÙliB ient de plus en plus gralld pour des petites valeurs de X p.

p

(tn pourrait expliquer ce désaccord en admettant l’hy pothèse de M. Townsend. (lui suppose (lue l,::rsque

la de l’ion e,,-t l’lus petite que la vitesse i)é(es-

(4)

197

Tableau I.

-

Air - N = 14.6 V

=

25.0.

Tableau II.

-

Vapeur d’eau N 129 V 224

Tableau III.

saire pour ioniser, les chocs n’absorbent qu’une petite

fraction de l’énergie, de sorte que la vitesse initiale

correspondante au libre parcours suivant est différente de zéro.

On remarque sur les tableaux 1 et 11 que dans le

cas de la vapeur d’eau les valeurs de - trouvées par

expérience s’écartent des valeurs données par la rela- tion (2) beaucoup plus que dans le cas de l’air. Le tableau III indique les rapports entre les valeurs

expérimentâtes et les valeurs calculées.

Si on port,. en abscisse le pontentiel en volts par

ecntilnètrc nécessaire pour que l’ionisation par choc

commence pratiquement, et en ordonnées les pres

-

sions correspondantes ou trouve pour l’air nu’ droite et pour la vapeur d’eau une courbe concave vers l’axe des pressions. La figure 4 nous indiqua (t’’’’ deux

courbes. D’âpre ce résultat il faut admettre qu’tin

facteur dépendant d’’ la pression intervient dans le

phénomene de l’ionisation par (in’c, (,)nl -f

obligé d’augmenter LI temperature pour

pressions dans Lt vapeur d’eau, il pourrait se

faire que ce soit UI iiii effet thermique, tlui diminue-

rait

de

vapeur d’eau.

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