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CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA POLLUTION ORGANIQUE ET AZOTEE DES EAUX DU LAC TOHO DANS LE DEPARTEMENT DU MONO

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Academic year: 2022

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(1)

MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI

DEPARTEMENT D’AMENAGEMENT ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

RAPPORT DE FIN DE FORMATION

POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE (LP)

Présenté et soutenu par Evélyne KPLE

Encadreur : Superviseur :

Magloire GBAGUIDI Prof Henri H. SOCLO Doctorant à l’UREEQ Chimiste/Ecotoxicochimiste

Maître de conférences (EPAC/UAC)

1ère Promotion

Année académique 2007-2008

SUJET :

CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA POLLUTION ORGANIQUE ET AZOTEE DES

EAUX DU LAC TOHO DANS LE

DEPARTEMENT DU MONO

(2)

i

DEDICACE

Je dédie ce travail à mes parents :

Nestor KPLE

&

Micheline KPLE née TOGNI

En témoignage de ma profonde reconnaissance pour votre amour indéfectible et tous les nombreux sacrifices que vous ne cessez de consentir à mon égard afin de m’assurer un bel avenir dans vos rôles de parents.

Que cette œuvre vous apporte du réconfort et fasse naître en vous un optimisme plus poussé.

Aucun don, aucune affection ne pourra vous récompenser.

Que Dieu vous bénisse et vous accorde longue vie afin que vous puissiez jouir des fruits de vos innombrables efforts.

.

(3)

ii

REMERCIEMENTS

La rédaction de ce mémoire de fin de formation a été réalisée à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) au laboratoire de l’Unité de Recherche en Ecotoxicologie et Etude de Qualité (U.R.E.E.Q) qui est une section du Laboratoire et de Recherche en Chimie Appliquée (L.E.R.C.A).

Je remercie Dieu le père tout puissant, le Seigneur Jésus Christ et la Vierge Marie pour tous leurs bienfaits, leurs protections, leurs amours et leurs grâces qu’ils accordent dans toute ma vie. A eux Louange, Adoration et Gloire éternellement.

Ce travail n’a été possible que grâce à la contribution de plusieurs personnes que nous tenons à remercier.

Mes remerciements vont à l’endroit de :

Professeur Henri H. SOCLO, enseignant à l’EPAC, chimiste, écotoxicochimiste, Responsable de l’Unité de Recherche Et de Qualité (U .R.E.E.Q) : vous qui nous avez proposé ce sujet et accepté de diriger ce mémoire, malgré vos occupations, avec compétence et amour. Nous vous adressons une fois encore nos profondes gratitudes pour vos soutiens tant matériels que financiers.

Monsieur Magloire GBAGUIDI, doctorant, assistant de recherche du Professeur SOCLO à l’UREEQ pour son aide ,ses conseils et sa disponibilité durant toute la période des travaux :Nous vous en sommes très reconnaissante.

 Le conseil scientifique de l’Université d’Abomey-Calavi et l’Agence Béninoise pour l’Environnement pour tout leur aide, sincères remerciements.

Docteur Alphonse AGBAKA, chef du département Aménagement et Protection de l’Environnement (APE) : Pour sa simplicité, sa disponibilité et ses précieux conseils dans ledit département

(4)

iii

Professeur Dominique SOHOUNHLOUE, enseignant à l’EPAC ; Responsable du Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée (LERCA) : nous vous témoignons nos profondes gratitudes pour nous avoir accepté humblement dans votre laboratoire.

Tous les enseignants et Techniciens du département APE qui sont intervenus dans notre formation durant les trois (3) années, profonde reconnaissance.

Odilon CHANGOTANDE pour son accueil, sa disponibilité et ses conseils au cours des travaux d’analyse au laboratoire : sincères remerciements.

 Les Doctorants Allasane YOUSSAO, Roufai DJIBRIL, Michael SAIZONOU DOVONON Léonce à l’UREEQ pour toutes vos assistances et vos conseils au cours des analyses au laboratoire ; nous vous en sommes reconnaissante.

 A mes frères Cyr, Euloge, Thierry et Nicéphore KPLE et à ma sœur josette KPLE qui m’ont soutenue chacun à sa façon durant mon cursus scolaire et universitaire. Ce travail est le fruit de votre amour, de votre soutien et de votre générosité.

 A mon frère Régis KPLE, vous qui êtes toujours soucié de mon avenir par vos soutiens, votre amour, vos conseils, vos supports matériel, financier, spirituel et moral. Cette œuvre témoigne le fruit des innombrables sacrifices que vous avez consentis pour ma réussite. Puisse le seigneur vous le rend au centuple.

 A mon feu frère Idelphonse KPLE, toi qui es en train de guider le pas de tes frères et de tes sœurs, puisse la terre te soit légère.

 A mon ami Ambroise A. AHOUANDJINOU pour son amour, ses conseils, et son soutien. Que Dieu nous accorde sa grâce.

(5)

iv

 A la sœur Julienne pour toutes ses prières et ses conseils.

 A Monsieur René KPEDE, sa femme et leurs enfants pour tout leur amour et leur soutien.

 A tous mes camarades de la première promotion de la Licence professionnelle(LP) en particulier Rébecca GLELE, Odilon DOSSA et Roméo ADAMOU.

 Aux stagiaires de L’UREEQ : Yolande SOSSOUKPE, Octave SOGBOHOUE Robert DOGNON, Estelle GBAGUIDI, Nathanaèl ZONOU, Hermine DEGBO, Edgard AHOUANSE, Hermionne AHOUANDJINOU et Armelle AGAGBE pour leur soutien et conseils lors des analyses en laboratoire.

 A Monsieur Filde ADEOSSI pour son aide et son soutien.

 A tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’exécution de ce travail.

 A toutes mes tantes, oncles, et cousins pour leur soutien moral.

 A tous les doctorants du LERCA pour leur sympathie durant notre stage.

 A Mes amies Léticia C., Lydwine H. et Solange A., pour leur soutien.

 A Monsieur Ghislain AYENA, pour son aide et son soutien

 Aux membres du Jury, honorables juges pour l’honneur qu’ils nous font en acceptant d’apprécier la qualité de ce travail à travers leurs critiques nécessaires pour le parfaire.

 Au Président du Jury, pour le grand honneur qu’il nous fait en sacrifiant une partie de son temps pour apprécier et améliorer la qualité de ce document.

(6)

v

Table des matières

Dédicace………..………....i

Remerciements………..………....ii

Table des matières………...v

Résumé………...……...ix

Abstract……….……….x

LISTE DES TABLEAUX (Annexes) ………..……xi

LISTE DES FIGURES……….....xii

LISTE DES PHOTOS………...……...xiii

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS……….……...xiv

INTRODUCTION………...2

PREMIERE PARTIE………....4

1.1 Quelques définitions et concepts……….………5

1.1.1 Environnement………5

1.1.2 Milieu aquatique……….………5

1.1.3 Eaux de surface………...………5

1.1.4 Pollution………...………5

1.1.5 Pollution des eaux……….………6

1.1.6 Polluants……….……….6

1.1.7 Pollution organique et inorganique………..………..6

1.1.8 Pollution azoté……….………6

(7)

vi

1.2 Les sources de la pollution organique et azotée………7

1.2.1 Les sources de la pollution organique………..…………...………7

1.2.2 Sources de la pollution azotée………..……….7

1.3 Manifestations de la pollution organique et azotée……….…………8

1.3.1 Manifestations de la pollution organique………..………8

1.3.2 Manifestations de la pollution azotée………...………9

1.4 Conséquences de la pollution………9

DEUXIEME PARTIE………11

2.1 Les zones humides du Sud Bénin……….12

2.2 Historique du lac Toho………14

2.3 Situation géographique du lac Toho………...………14

2.4 Caractéristiques climatiques………17

2.5 Hydrologie………..……….19

2.6 Pédologie……….……….……….20

2.6.1 Les sols ferralitiques faiblement dessaturés………..………20

2.6.2 Les sols hydromorphes………20

2.7 Ressources floristiques et fauniques………...………21

2.7.1 La flore……….……….……….21

2.7.2 La faune……….………22

2.8 Activités socio-économiques………...…………23

2.8.1 La pêche………23

2.8.2 L’agriculture………...………24

(8)

vii

2.8.3 L’élevage………..………24

2.8.4 Le commerce………..………24

2.8.5 L’artisanat………..………..25

TROISIEME PARTIE………...………26

3.1 Matériel……….……….27

3.1.1 Sur le terrain………...………27

3.1.2 Au laboratoire………27

3.2 Recherche documentaire………27

3.3 Méthodologie d’enquête……….………28

3.4 Campagne d’échantillonnage et de mesure………...………28

3.4.1 Stations d’échantillonnage………28

3.4.2 Technique d’échantillonnage……….……….………29

3.5 Les paramètres indicateurs de pollution organique et azotée………30

3.5.1 Les paramètres physico-chimiques……….30

3.5.2 Les paramètres indicateurs de pollution organique et azotée………31

3.5.2.1 Les paramètres indicateurs de pollution azotée………..………32

3.5.2.2 Les paramètres indicateurs de pollution organique……….…………33

QUATRIEME PARTIE………34

4.1 Résultats d’analyse de terrain et de laboratoire………..…………35

4.1.1 Résultats de l’enquête sur le terrain………35

4.1.2 Identification des sources de pollution organique et azotée….………..…………36

4.1.3 Les paramètres physico-chimiques……….………38

4.1.3.1 La Température………38

(9)

viii

4.1.3.2 Le pH……….……….39

4.1.3.3 Oxygène dissous………..…………40

4.1.3.4 Conductivité……….………..…………41

4.1.3.5 Salinité………...………42

4.1.4 Les paramètres indicateurs de pollution azotée……….…….43

4.1.4.1 L’ammonium……….………43

4.1.4.2 Les nitrates………..………44

4.1.4.3 Les nitrites………...………45

4.1.5 Les paramètres indicateurs de pollution organique………..………47

4.1.5.1 DCO……….………47

4.1.5.2 MES……….48

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS……….………50

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………..………53

(10)

ix

Résumé

L’état de la pollution organique et azotée en quelques points du lac Toho est étudié à travers ce document.

Pour la détermination des valeurs des différentes paramètres indicateurs des pollutions azotées au cours de la présente étude, nous avons utilisé le

spectrophotomètre BR2500 à différentes longueurs d’ondes suivant les méthodes d’analyses de l’ammonium, de nitrate et de nitrite.

Les gammes de valeurs suivantes ont été obtenues :

 Ammonium : 0,06 à 0,15 mg/L

 Nitrates : 20,65 à 25,47 mg/L

 Nitrites : 0,13 à 0,20 mg/L

Les teneurs moyennes de chacun de ces paramètres sont respectivement : 0,09 ±0,02mg/L (Ammonium), 25,47±6,03mg/L (Nitrates) et 0,17 ±0,03mg/L (Nitrites).

Quant aux paramètres indicateurs de pollution organique, ils ont été déterminés:

 MES : par pesée différentielle à l’aide d’une balance électronique de sensibilité 103mg, la gamme de valeurs obtenues se situent entre 9,33 et 50,67mg/L .

 DCO : par spectrophotométrie après digestion dans un réacteur de DCO, les valeurs obtenues oscillent entre 124,70 et 222,54 mg/L .

Soit une teneur moyenne de 19,77±13,98 mg/L pour les MES et de 165,15±39,67mg/L pour la DCO.

Ces valeurs moyennes dans leur ensemble révèlent des niveaux significatifs de pollution aussi bien azotée qu’organique dans lac Toho.

Quant aux sources identifiées, elles sont entre autres : les rejets de déchets solides et liquides, les défécations humaines dans le lac.

(11)

x

Abstract

The state of organic pollution and nitrogen in a few points of Lake Toho is studied through this document.

In determining the values of different parameters of nitrogen pollution in the current study, we used the spectrophotometer BR2500 at different wavelengths using the methods of analysis of ammonium, nitrate and nitrite.

The ranges of values were obtained:

• Ammonium: 0.06 to 0.15 mg / L

• Nitrates: 20.65 to 25.47 mg / L

• Nitrite: 0.13 to 0.20 mg / L

The average grade of each of these parameters are:

0.09 ± 0.02 mg / L (Ammonium), 25.47 ± 6.03 mg / L (Nitrates) and 0.17 ± 0.03 mg / L (Nitrites).

As for the parameters of organic pollution, they were determined:

• MY: by weighing differential with an electronic scale sensitivity mg, the range of values obtained are between 9.33 and 50.67 mg / L.

• COD: spectrophotometric after digestion in a reactor COD, the values obtained range between 124.70 and 222.54 mg / L.

An average grade of 19.77 ± 13.98 mg / L for MES and 165.15 ± 39.67 mg / L for COD.

These average values as a whole showed significant levels of pollution both organic nitrogen in Lake Toho.

As for sources identified, they are: the release of solid and liquid waste, the human defecation in the lake.

LISTE DES TABLEAUX (Annexes)

(12)

xi

Tableau 1 : La température en degrés Celsius des différentes stations du lac Toho

Tableau 2 : Le pH de l’eau dans les différentes stations

Tableau 3 : L’oxygène dissous dans les différentes stations

Tableau 4 : Conductivité dans les différentes stations

Tableau 5 : Salinité des différentes stations

Tableau 6 : Les concentrations en ammonium dans les stations respectives

Tableau 7 : Variations de la teneur en Nitrates en fonction des différentes stations

Tableau 8 : Variations de la teneur en Nitrites en fonction des différentes stations

Tableau 9 : DCO de chaque station

Tableau 10 : MES des différentes stations

Tableau 11 : Moyennes mensuelles des hauteurs des pluies à la station de Lokossa

Tableau 12 : Moyennes annuelles des hauteurs de pluies à la station de Lokossa

(ASECNA 1997-2006)

Tableau 13 : Moyennes mensuelles des températures à la station de Bohicon

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Zones humides du Sud-Bénin ... 13

(13)

xii

Figure 2 : Occupation du sol de la zone d’étude ... 15

Figure 3 : Localisation des stations d’échantillonnage dans le lac Toho ... 16

Figure 4 : Moyennes mensuelles des hauteurs des pluies à Lokossa (ASECNA 1997- 2006) ... 17 Figure 5 : Moyennes mensuelles des températures à la station de Bohicon (ASECNA

1997-2006) ... 18 Figure 6 : Courbe ombrothermique de la station de Lokossa (ASECNA 1997-2006)19

Figure 7 : Evolution de la température dans les différentes stations ... 38

Figure 8 : Evolution du pH dans les différentes stations ... 39

Figure 9 : Evolution de la quantité d’oxygène dissous dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

Figure 10 : Evolution de la conductivité dans les différentes stations . Erreur ! Signet non défini.

Figure 11 : Evolution de la salinité dans les différentes stations .. Erreur ! Signet non défini.

Figure 12 : Evolution de la teneur en ammonium dans les différentes stationsErreur ! Signet non défini.

Figure 13 : Evolution de la teneur en nitrate dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

Figure 14 : Evolution de la teneur en nitrites dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

Figure 15 : Evolution du DCO dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

(14)

xiii

Figure 16 : Variation du MES en fonction des différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Visite de terrain et campagnes d’échantillonnage sur le terrain ... 28

Photo 2 : Vue de l’équipe au cours d’une campagne d’échantillonnage sur le lac ... 29

Photo 3 : Les travaux d’analyse au laboratoire ... 31

Photo 4 : Vaisselle au bord du lac ... 37

Photo 5 : Lessive au bord du lac ... 37

Photo 6 : Décharge ouverte à Logbo ... 37

Photo 7 : Décharge ouverte à Douimè ... 37

(15)

xiv

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

APE : Aménagement et Protection de l’environnement

ASECNA : Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar

DCO : Demande Chimique en Oxygène

FAO : Fond des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Elevage FSA : Faculté des Sciences Agronomiques

LERCA : Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée.

MEHU : Ministère de l’Environnement de l’Habitat et de l’Urbanisme MES : Matières En Suspension

MSP : Ministère de la Santé Publique OMS : Organisation Mondiale de la Santé UAC : Université d’Abomey-Calavi

UREEQ : Unité de Recherche en Ecotoxicologie et Etude de Qualité

(16)

MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI

DEPARTEMENT D’AMENAGEMENT ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

RAPPORT DE FIN DE FORMATION

POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE (LP)

Présenté et soutenu par Evélyne KPLE

Encadreur : Superviseur :

Magloire GBAGUIDI Prof Henri H. SOCLO Doctorant à l’UREEQ Chimiste/Ecotoxicochimiste

Maître de conférences (EPAC/UAC)

1ère Promotion

Année académique 2007-2008

SUJET :

CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA POLLUTION ORGANIQUE ET AZOTEE DES

EAUX DU LAC TOHO DANS LE

DEPARTEMENT DU MONO

(17)

i

DEDICACE

Je dédie ce travail à mes parents :

Nestor KPLE

&

Micheline KPLE née TOGNI

En témoignage de ma profonde reconnaissance pour votre amour indéfectible et tous les nombreux sacrifices que vous ne cessez de consentir à mon égard afin de m’assurer un bel avenir dans vos rôles de parents.

Que cette œuvre vous apporte du réconfort et fasse naître en vous un optimisme plus poussé.

Aucun don, aucune affection ne pourra vous récompenser.

Que Dieu vous bénisse et vous accorde longue vie afin que vous puissiez jouir des fruits de vos innombrables efforts.

.

(18)

ii

REMERCIEMENTS

La rédaction de ce mémoire de fin de formation a été réalisée à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) au laboratoire de l’Unité de Recherche en Ecotoxicologie et Etude de Qualité (U.R.E.E.Q) qui est une section du Laboratoire et de Recherche en Chimie Appliquée (L.E.R.C.A).

Je remercie Dieu le père tout puissant, le Seigneur Jésus Christ et la Vierge Marie pour tous leurs bienfaits, leurs protections, leurs amours et leurs grâces qu’ils accordent dans toute ma vie. A eux Louange, Adoration et Gloire éternellement.

Ce travail n’a été possible que grâce à la contribution de plusieurs personnes que nous tenons à remercier.

Mes remerciements vont à l’endroit de :

Professeur Henri H. SOCLO, enseignant à l’EPAC, chimiste, écotoxicochimiste, Responsable de l’Unité de Recherche Et de Qualité (U .R.E.E.Q) : vous qui nous avez proposé ce sujet et accepté de diriger ce mémoire, malgré vos occupations, avec compétence et amour. Nous vous adressons une fois encore nos profondes gratitudes pour vos soutiens tant matériels que financiers.

Monsieur Magloire GBAGUIDI, doctorant, assistant de recherche du Professeur SOCLO à l’UREEQ pour son aide ,ses conseils et sa disponibilité durant toute la période des travaux :Nous vous en sommes très reconnaissante.

 Le conseil scientifique de l’Université d’Abomey-Calavi et l’Agence Béninoise pour l’Environnement pour tout leur aide, sincères remerciements.

Docteur Alphonse AGBAKA, chef du département Aménagement et Protection de l’Environnement (APE) : Pour sa simplicité, sa disponibilité et ses précieux conseils dans ledit département

(19)

iii

Professeur Dominique SOHOUNHLOUE, enseignant à l’EPAC ; Responsable du Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée (LERCA) : nous vous témoignons nos profondes gratitudes pour nous avoir accepté humblement dans votre laboratoire.

Tous les enseignants et Techniciens du département APE qui sont intervenus dans notre formation durant les trois (3) années, profonde reconnaissance.

Odilon CHANGOTANDE pour son accueil, sa disponibilité et ses conseils au cours des travaux d’analyse au laboratoire : sincères remerciements.

 Les Doctorants Allasane YOUSSAO, Roufai DJIBRIL, Michael SAIZONOU DOVONON Léonce à l’UREEQ pour toutes vos assistances et vos conseils au cours des analyses au laboratoire ; nous vous en sommes reconnaissante.

 A mes frères Cyr, Euloge, Thierry et Nicéphore KPLE et à ma sœur josette KPLE qui m’ont soutenue chacun à sa façon durant mon cursus scolaire et universitaire. Ce travail est le fruit de votre amour, de votre soutien et de votre générosité.

 A mon frère Régis KPLE, vous qui êtes toujours soucié de mon avenir par vos soutiens, votre amour, vos conseils, vos supports matériel, financier, spirituel et moral. Cette œuvre témoigne le fruit des innombrables sacrifices que vous avez consentis pour ma réussite. Puisse le seigneur vous le rend au centuple.

 A mon feu frère Idelphonse KPLE, toi qui es en train de guider le pas de tes frères et de tes sœurs, puisse la terre te soit légère.

 A mon ami Ambroise A. AHOUANDJINOU pour son amour, ses conseils, et son soutien. Que Dieu nous accorde sa grâce.

(20)

iv

 A la sœur Julienne pour toutes ses prières et ses conseils.

 A Monsieur René KPEDE, sa femme et leurs enfants pour tout leur amour et leur soutien.

 A tous mes camarades de la première promotion de la Licence professionnelle(LP) en particulier Rébecca GLELE, Odilon DOSSA et Roméo ADAMOU.

 Aux stagiaires de L’UREEQ : Yolande SOSSOUKPE, Octave SOGBOHOUE Robert DOGNON, Estelle GBAGUIDI, Nathanaèl ZONOU, Hermine DEGBO, Edgard AHOUANSE, Hermionne AHOUANDJINOU et Armelle AGAGBE pour leur soutien et conseils lors des analyses en laboratoire.

 A Monsieur Filde ADEOSSI pour son aide et son soutien.

 A tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’exécution de ce travail.

 A toutes mes tantes, oncles, et cousins pour leur soutien moral.

 A tous les doctorants du LERCA pour leur sympathie durant notre stage.

 A Mes amies Léticia C., Lydwine H. et Solange A., pour leur soutien.

 A Monsieur Ghislain AYENA, pour son aide et son soutien

 Aux membres du Jury, honorables juges pour l’honneur qu’ils nous font en acceptant d’apprécier la qualité de ce travail à travers leurs critiques nécessaires pour le parfaire.

 Au Président du Jury, pour le grand honneur qu’il nous fait en sacrifiant une partie de son temps pour apprécier et améliorer la qualité de ce document.

(21)

v

Table des matières

Dédicace………..………....i

Remerciements………..………....ii

Table des matières………...v

Résumé………...……...ix

Abstract……….……….x

LISTE DES TABLEAUX (Annexes) ………..……xi

LISTE DES FIGURES……….....xii

LISTE DES PHOTOS………...……...xiii

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS……….……...xiv

INTRODUCTION………...2

PREMIERE PARTIE………....4

1.1 Quelques définitions et concepts……….………5

1.1.1 Environnement………5

1.1.2 Milieu aquatique……….………5

1.1.3 Eaux de surface………...………5

1.1.4 Pollution………...………5

1.1.5 Pollution des eaux……….………6

1.1.6 Polluants……….……….6

1.1.7 Pollution organique et inorganique………..………..6

1.1.8 Pollution azoté……….………6

(22)

vi

1.2 Les sources de la pollution organique et azotée………7 1.2.1 Les sources de la pollution organique………..…………...………7 1.2.2 Sources de la pollution azotée………..……….7 1.3 Manifestations de la pollution organique et azotée……….…………8 1.3.1 Manifestations de la pollution organique………..………8 1.3.2 Manifestations de la pollution azotée………...………9 1.4 Conséquences de la pollution………9

DEUXIEME PARTIE………11

2.1 Les zones humides du Sud Bénin……….12 2.2 Historique du lac Toho………14 2.3 Situation géographique du lac Toho………...………14 2.4 Caractéristiques climatiques………17 2.5 Hydrologie………..……….19 2.6 Pédologie……….……….……….20 2.6.1 Les sols ferralitiques faiblement dessaturés………..………20 2.6.2 Les sols hydromorphes………20 2.7 Ressources floristiques et fauniques………...………21 2.7.1 La flore……….……….……….21 2.7.2 La faune……….………22 2.8 Activités socio-économiques………...…………23 2.8.1 La pêche………23 2.8.2 L’agriculture………...………24

(23)

vii

2.8.3 L’élevage………..………24 2.8.4 Le commerce………..………24 2.8.5 L’artisanat………..………..25 TROISIEME PARTIE………...………26 3.1 Matériel……….……….27 3.1.1 Sur le terrain………...………27 3.1.2 Au laboratoire………27 3.2 Recherche documentaire………27 3.3 Méthodologie d’enquête……….………28 3.4 Campagne d’échantillonnage et de mesure………...………28 3.4.1 Stations d’échantillonnage………28 3.4.2 Technique d’échantillonnage……….……….………29 3.5 Les paramètres indicateurs de pollution organique et azotée………30 3.5.1 Les paramètres physico-chimiques……….30 3.5.2 Les paramètres indicateurs de pollution organique et azotée………31 3.5.2.1 Les paramètres indicateurs de pollution azotée………..………32 3.5.2.2 Les paramètres indicateurs de pollution organique……….…………33

QUATRIEME PARTIE………34

4.1 Résultats d’analyse de terrain et de laboratoire………..…………35 4.1.1 Résultats de l’enquête sur le terrain………35 4.1.2 Identification des sources de pollution organique et azotée….………..…………36 4.1.3 Les paramètres physico-chimiques……….………38 4.1.3.1 La Température………38

(24)

viii

4.1.3.2 Le pH……….……….39 4.1.3.3 Oxygène dissous………..…………40 4.1.3.4 Conductivité……….………..…………41 4.1.3.5 Salinité………...………42 4.1.4 Les paramètres indicateurs de pollution azotée……….…….43 4.1.4.1 L’ammonium……….………43 4.1.4.2 Les nitrates………..………44 4.1.4.3 Les nitrites………...………45 4.1.5 Les paramètres indicateurs de pollution organique………..………47 4.1.5.1 DCO……….………47 4.1.5.2 MES……….48

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS……….………50

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………..………53

(25)

ix

Résumé

L’état de la pollution organique et azotée en quelques points du lac Toho est étudié à travers ce document.

Pour la détermination des valeurs des différentes paramètres indicateurs des pollutions azotées au cours de la présente étude, nous avons utilisé le

spectrophotomètre BR2500 à différentes longueurs d’ondes suivant les méthodes d’analyses de l’ammonium, de nitrate et de nitrite.

Les gammes de valeurs suivantes ont été obtenues :

 Ammonium : 0,06 à 0,15 mg/L

 Nitrates : 20,65 à 25,47 mg/L

 Nitrites : 0,13 à 0,20 mg/L

Les teneurs moyennes de chacun de ces paramètres sont respectivement : 0,09 ±0,02mg/L (Ammonium), 25,47±6,03mg/L (Nitrates) et 0,17 ±0,03mg/L (Nitrites).

Quant aux paramètres indicateurs de pollution organique, ils ont été déterminés:

 MES : par pesée différentielle à l’aide d’une balance électronique de sensibilité 103mg, la gamme de valeurs obtenues se situent entre 9,33 et 50,67mg/L .

 DCO : par spectrophotométrie après digestion dans un réacteur de DCO, les valeurs obtenues oscillent entre 124,70 et 222,54 mg/L .

Soit une teneur moyenne de 19,77±13,98 mg/L pour les MES et de 165,15±39,67mg/L pour la DCO.

Ces valeurs moyennes dans leur ensemble révèlent des niveaux significatifs de pollution aussi bien azotée qu’organique dans lac Toho.

Quant aux sources identifiées, elles sont entre autres : les rejets de déchets solides et liquides, les défécations humaines dans le lac.

(26)

x

Abstract

The state of organic pollution and nitrogen in a few points of Lake Toho is studied through this document.

In determining the values of different parameters of nitrogen pollution in the current study, we used the spectrophotometer BR2500 at different wavelengths using the methods of analysis of ammonium, nitrate and nitrite.

The ranges of values were obtained:

• Ammonium: 0.06 to 0.15 mg / L

• Nitrates: 20.65 to 25.47 mg / L

• Nitrite: 0.13 to 0.20 mg / L

The average grade of each of these parameters are:

0.09 ± 0.02 mg / L (Ammonium), 25.47 ± 6.03 mg / L (Nitrates) and 0.17 ± 0.03 mg / L (Nitrites).

As for the parameters of organic pollution, they were determined:

• MY: by weighing differential with an electronic scale sensitivity mg, the range of values obtained are between 9.33 and 50.67 mg / L.

• COD: spectrophotometric after digestion in a reactor COD, the values obtained range between 124.70 and 222.54 mg / L.

An average grade of 19.77 ± 13.98 mg / L for MES and 165.15 ± 39.67 mg / L for COD.

These average values as a whole showed significant levels of pollution both organic nitrogen in Lake Toho.

As for sources identified, they are: the release of solid and liquid waste, the human defecation in the lake.

LISTE DES TABLEAUX (Annexes)

(27)

xi

Tableau 1 : La température en degrés Celsius des différentes stations du lac Toho

Tableau 2 : Le pH de l’eau dans les différentes stations

Tableau 3 : L’oxygène dissous dans les différentes stations

Tableau 4 : Conductivité dans les différentes stations

Tableau 5 : Salinité des différentes stations

Tableau 6 : Les concentrations en ammonium dans les stations respectives

Tableau 7 : Variations de la teneur en Nitrates en fonction des différentes stations

Tableau 8 : Variations de la teneur en Nitrites en fonction des différentes stations

Tableau 9 : DCO de chaque station

Tableau 10 : MES des différentes stations

Tableau 11 : Moyennes mensuelles des hauteurs des pluies à la station de Lokossa

Tableau 12 : Moyennes annuelles des hauteurs de pluies à la station de Lokossa

(ASECNA 1997-2006)

Tableau 13 : Moyennes mensuelles des températures à la station de Bohicon

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Zones humides du Sud-Bénin ... 13

(28)

xii

Figure 2 : Occupation du sol de la zone d’étude ... 15

Figure 3 : Localisation des stations d’échantillonnage dans le lac Toho ... 16

Figure 4 : Moyennes mensuelles des hauteurs des pluies à Lokossa (ASECNA 1997- 2006) ... 17 Figure 5 : Moyennes mensuelles des températures à la station de Bohicon (ASECNA

1997-2006) ... 18 Figure 6 : Courbe ombrothermique de la station de Lokossa (ASECNA 1997-2006)19

Figure 7 : Evolution de la température dans les différentes stations ... 38

Figure 8 : Evolution du pH dans les différentes stations ... 39

Figure 9 : Evolution de la quantité d’oxygène dissous dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

Figure 10 : Evolution de la conductivité dans les différentes stations . Erreur ! Signet non défini.

Figure 11 : Evolution de la salinité dans les différentes stations .. Erreur ! Signet non défini.

Figure 12 : Evolution de la teneur en ammonium dans les différentes stationsErreur ! Signet non défini.

Figure 13 : Evolution de la teneur en nitrate dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

Figure 14 : Evolution de la teneur en nitrites dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

Figure 15 : Evolution du DCO dans les différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

(29)

xiii

Figure 16 : Variation du MES en fonction des différentes stations ... Erreur ! Signet non défini.

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Visite de terrain et campagnes d’échantillonnage sur le terrain ... 28

Photo 2 : Vue de l’équipe au cours d’une campagne d’échantillonnage sur le lac ... 29

Photo 3 : Les travaux d’analyse au laboratoire ... 31

Photo 4 : Vaisselle au bord du lac ... 37

Photo 5 : Lessive au bord du lac ... 37

Photo 6 : Décharge ouverte à Logbo ... 37

Photo 7 : Décharge ouverte à Douimè ... 37

(30)

xiv

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

APE : Aménagement et Protection de l’environnement

ASECNA : Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar

DCO : Demande Chimique en Oxygène

FAO : Fond des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Elevage FSA : Faculté des Sciences Agronomiques

LERCA : Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée.

MEHU : Ministère de l’Environnement de l’Habitat et de l’Urbanisme MES : Matières En Suspension

MSP : Ministère de la Santé Publique OMS : Organisation Mondiale de la Santé UAC : Université d’Abomey-Calavi

UREEQ : Unité de Recherche en Ecotoxicologie et Etude de Qualité

(31)

1

INTRODUCTION

(32)

2

INTRODUCTION

Bien que constamment recyclée, l’eau n’est pas une ressource toujours disponible. En effet, en plus de la variabilité de la disponibilité de l’eau suivant les saisons et les années, on assiste à une inégale répartition de l’eau à la surface du globe.

Les océans et les mers représentent à eux seuls les 97,4% de la masse d’eau constituant l’hydrosphère. Par ailleurs des 2,6% d’eau douce disponible dans l’hydrosphère, seule 0,01% est réellement accessible à l’homme (Ramade, 1993).

Les principales civilisations de notre planète se sont bâties le long des points d’eau avec lesquels elles ont toujours établi et entretenu des relations particulières.

Support nourricier indispensable à la vie et au développement, cette denrée que constitue l’eau a été tout le temps adulée, voire déifiée surtout en Afrique. Elle a été et demeure une source de conflits entre les peuples. Mais malheureusement les relations de l’homme avec l’eau n’ont pas été toujours au bon fixe.

L’eau naturelle est toujours presque contaminée par des agents pathogènes comme les bactéries, les virus, les protozoaires et les vers. Ainsi des maladies d’origine hydrique tels que le choléra et la fièvre typhoïde ont tué des millions d’hommes dans le passé et continuent de faire de nos jours de nombreuses victimes, en particulier dans les pays en voie de développement. A cette pollution naturelle de l’eau viennent s’ajouter une dégradation physico-chimique et bactériologique de sa qualité due aux activités anthropiques (activités domestiques, agricoles, industrielles etc.). Les zones humides du Bénin en particulier, le lac Toho qui se trouve à cheval sur les communes de Lokossa, d’Athiémé et de Houéyogbé ne sont pas épargnées de ces menaces d’origine anthropique. En effet, les populations riveraines du lac Toho ne cessent d’y rejeter quotidiennement les déchets de toute nature (matières fécales, eaux usées domestiques…) provenant de leurs diverses activités. Ces déchets accroissent le degré de pollution du lac qui plus tard peut conduire à son eutrophisation. Il s’avère donc indispensable d’étudier l’état de pollution du lac afin de contribuer à sa préservation.

(33)

3

C’est dans ce cadre que s’inscrit notre sujet de fin de formation intitulé :

«Contribution à l’étude de la pollution organique et azotée des eaux du lac Toho dans le département du Mono».

Cette étude vise à connaître l’état de la pollution organique et azotée des eaux du lac Toho

De façon spécifique, il s’agira de mesurer : - les paramètres physico-chimiques du lac Toho ; - les paramètres de pollution azotée du lac Toho ;

- les paramètres de pollution organique du lac Toho, de comparer les données avec les normes de qualité des eaux de surface destinées à la vie aquacole et de proposer des approches de solutions en vue de la préservation de la vie aquatique et de l’attrait touristique du lac Toho.

Le présent rapport qui donne un aperçu préliminaire de pollution du lac comprend quatre parties :

 la première partie traite des généralités sur la pollution organique et azotée dans les milieux aquatiques en particulier dans les eaux de surface ;

 la seconde est consacrée à la présentation du milieu d’étude ;

 la troisième aborde l’enquête effectuée sur le terrain et les méthodologies analytiques adoptées pour les mesures des indicateurs de qualité chimique (paramètres physico-chimiques) de l’écosystème étudié

 la quatrième partie présente les niveaux de pollution organique et azotée des eaux du lac Toho, une interprétation des données a permis d’identifier des sources de pollution. Enfin vient une conclusion suivie de recommandations.

(34)

4

PREMIERE PARTIE

GENERALITES SUR LA POLLUTION

ORGANIQUE ET AZOTEE DES EAUX

(35)

5

1.1 Quelques définitions et concepts

1.1.1 Environnement

Selon la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin (1999), l’environnement est « L’ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que des facteurs économiques, sociaux et culturels qui influent sur les êtres vivants et que ceux-ci peuvent modifier ». Il comprend : l’environnement aquatique (eau), atmosphérique (air), terrestre (terre), biosphérique (êtres vivants) et anthropologique (technologie) ; ces différentes sphères étant interconnectées, une action sur l’une se répercute sur l’autre.

1.1.2 Milieu aquatique

C’est un endroit humide gorgé d’eau douce ou saumâtre, d’étendue variable et comprenant un ensemble d’organismes vivants (plantes, animaux…) d’espèces différentes qui s’influencent mutuellement et dépendent des caractéristiques physico- chimiques de cet écosystème (LEMINEUR, 2003) cité par SAGBOHAN, 2003.

1.1.3 Eaux de surface

Une eau de surface est une étendue d’eau qui est en contact avec le milieu extérieur (air, êtres vivants…) (TAWEMA, 2005) .

1.1.4 Pollution

Selon la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin (1999), la pollution est toute contamination ou modification directe ou indirecte de l’environnement provoquée par tout acte susceptible :

 d’affecter défavorablement une utilisation du milieu profitable à l’homme ;

 de provoquer une situation préjudiciable à la santé de l’homme, de la flore et de la faune, ou à la sécurité des biens collectifs et individuels.

(36)

6

1.1.5 Pollution des eaux

Pour (BELAUD 1987), un cours d’eau est considéré comme pollué lorsque la composition ou l’état de ses eaux est directement ou indirectement modifié du fait de l’activité de l’homme dans une mesure telle que ces eaux se prêtent moins facilement à toutes les utilisations auxquelles elles pourraient servir à leur état naturel ou à certaines d’entre elles.

1.1.6 Polluants

Dans la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin, le polluant est défini comme étant « tout rejet solide, liquide ou gazeux, tout déchet, odeur, chaleur, son, vibration, rayonnement ou combinaison de ceux-ci susceptibles de provoquer une pollution ».

1.1.7 Pollution organique et inorganique

La pollution organique est la pollution due à la trop forte présence de matières organiques biodégradables ou non dans l’eau. Quant à la pollution inorganique elle se produit lorsque la matière organique se décompose du fait de l’action bactérienne pour donner des substances inorganiques.

1.1.8 Pollution azotée

La pollution azotée peut être définie comme une pollution organique due à l’enrichissement excessif des eaux en sels nutritifs tels que les composés azotés provenant de diverses sources, affectant la qualité de l’eau et pouvant constituer une menace pour l’écosystème aquatique.

(37)

7

1.2

Les sources de la pollution organique et azotée

1.2.1 Les sources de la pollution organique

Sous l'effet des phénomènes d'érosion, l'eau de pluie charrie du sol, y compris de la matière organique dissoute et en particules, jusqu'aux cours d'eau, rivières et lacs.

La décomposition de cette matière organique se poursuit durant le transport et dans les sédiments, produisant là encore de la matière organique et inorganique soluble. La quantité de matière organique transportée, ses caractéristiques et sa composition varient selon les régions. Les canalisations d'évacuation des eaux usées constituent un mode de transport artificiel de la matière organique vers les eaux réceptrices naturelles. L'homme lui-même n'a pas la possibilité d'utiliser toute l'énergie emmagasinée dans les aliments et rejette souvent ses déchets dans l'eau sans traitement préalable.

L'urbanisation galopante n'est pas seule en cause. L'industrie et les opérations de mise en valeur agricoles et forestières contribuent pour une part considérable à la charge organique et ne sont pas sans risques pour les eaux intérieures et pour les pêches. Les eaux usées domestiques et les déchets industriels organiques, ainsi que les résidus agricoles et forestiers constituent donc les principales sources de pollution organique des eaux africaines. Alabaster (1983) a fait observer que le développement de l'agriculture qui se poursuit dans certains pays africains favorise l'expansion des industries de transformation des produits végétaux et animaux, dont les rejets extrêmement oxydables augmentent.

1.2.2 Sources de la pollution azotée

L’azote provient des eaux usées urbaines et des eaux urbaines industrielles. Les eaux usées urbaines sont essentiellement constituées par des eaux «domestiques»

provenant des activités humaines. Elles se répartissent en deux : Les eaux vannes et les eaux ménagères. Les eaux vannes sont issues des latrines et constituent 1/3 de la

(38)

8

charge organique totale des eaux usées domestiques. Elles sont chargées de divers germes fécaux et une teneur élevée d’azote organique et ammoniacale. Les eaux ménagères constituées par les eaux de cuisine, de toilette et de lavage. Elles sont essentiellement chargées en détergents, en graisses et en débris végétaux. Ces eaux sont moins concentrées en charges organiques que les eaux vannes. Elles représentent 2/3 de la charge organique. La principale source d’azote dans une eau résiduelle est l’urine dont les principaux constituants azotés sont : l’urée, l’acide urique etc.

(VILAGINES, 2000). Les eaux urbaines contiennent les eaux de ruissellement qui sont chargées en azote, surtout si ces dernières traversent des terres cultivées ayant aussi des engrais chimiques azotées.

Dans les eaux usées industrielles, l’azote se trouve en général sous forme d’azote organique et ammoniacal à l’exception des industries chimiques. Les quantités de produits azotés rejetés dans les eaux varient d’une industrie à l’autre. En agriculture, on assiste souvent à une augmentation régulière et assez générale de la teneur en nitrate des eaux superficielles (VILAGINES, 2000). Ces forts taux de nitrates sont dus à une utilisation abusive des engrais chimiques riches en azote et en phosphore que font charrier les eaux de ruissellement vers les cours d’eau.

1.3 Manifestations de la pollution organique et azotée

L’étape ultime d’une pollution organique et azotée est l’eutrophisation qui est une fertilisation excessive des eaux due à un apport excessif de composés azotés et phosphorés.

1.3.1 Manifestations de la pollution organique

Les eaux d'égouts et autres effluents riches en matière organique décomposable sont à l'origine d'une pollution organique primaire. La pollution organique secondaire est définie comme l'excédent de matière organique, c'est-à-dire la quantité totale de matière organique non décomposée introduite dans la masse d'eau avec les polluants primaires et de matériaux résultant d'une bioproductivité considérablement accrue de

(39)

9

l'écosystème pollué lui-même (Štirn , 1973). Comme l'indiquent Dejoux et al. (1981), les résidus organiques se minéralisent dans les masses d'eau réceptrices et les éléments nutritifs qui résultent de cette minéralisation stimulent la production végétale, ce qui provoque l'eutrophisation. Dans ce type de situation, la biomasse augmente considérablement et dépasse les possibilités d'assimilation des organismes herbivores.

Cette pollution organique secondaire est beaucoup plus importante que la charge organique primaire. La production excessive de matière organique entraîne une accumulation de “boues”, et le processus de minéralisation consomme tout l'oxygène dissous présent dans la colonne d'eau, ce qui provoque des hécatombes de poissons.

C'est pour cela que l'on dit que les polluants organiques sont des déchets demandeurs d'oxygène. Les températures relativement élevées qui règnent dans les pays tropicaux accélèrent ce processus.

1.3.2 Manifestations de la pollution azotée

Lorsque le cours d’eau reçoit des eaux usées domestiques, de rejets industriels et des matériaux qu’apporte l’érosion du bassin versant, les concentrations en phosphates et en nitrites augmentent ; favorisant ainsi la prolifération excessive des algues microscopiques et des plantes aquatiques à la surface de l’eau. Ce qui donne une couleur verte à l’eau. Ces algues dégagent de l’oxygène à la surface de l’eau mais ont une courte période de vie. Une fois mortes et posées sur le fond, ces algues ont encore besoin de beaucoup d’oxygène pour leur décomposition. Celle-ci est soustraite massivement de l’eau (ATINKPAHOUN & HOUNDENOUN, 2003).

1.4 Conséquences de la pollution

Les conséquences de la pollution des écosystèmes aquatiques peuvent être notées à divers niveaux : conséquences écologiques, esthétiques voire agricoles et industrielles.

Les conséquences écologiques peuvent se traduire par une régression de la

(40)

10

biocénose aquatique ; ce qui pourrait engendrer une baisse de la production halieutique.

Du point de vue touristique, on observe des effets dommageables sur les plans d’eau qui constituent d’importants sites touristiques. Ces derniers deviennent inesthétiques et perdent par conséquent tout attrait touristique. Mais les conséquences les plus préoccupantes sont celles d’ordre sanitaires.

Les conséquences sanitaires sont celles qui ont trait à la santé d’une population humaine. Les taux relativement élevés des nitrates dans l’eau de consommation peuvent avoir des conséquences graves voire fatales pour les enfants de moins de six mois (ANONYME, 1986). En effet, les nitrates sont réduits en nitrites qui, une fois absorbée, se combinent à l’hémoglobine pour former de la méthémoglobine, laquelle est incapable de fixer de l’oxygène et d’en assurer son transport des poumons vers les tissus ; ce qui provoque une coloration bleue de la peau entraînant la mort par asphyxie. C’est pour cela qu’il est fortement déconseillé d’utiliser les eaux riches en nitrates pour la préparation des biberons des nourrissons. Chez les adultes, les nitrites ne sont dangereux que s’ils se lient dans l’estomac à des acides aminés, formant des nitrosamines, qui sont de potentiels agents cancérigènes (Emmanuel Chanut & Dr Jean Louis, 2006).

Sur le plan agricole, les engrais chimiques utilisés pour les cultures sont charriés par les eaux de ruissellement vers le lac ; ce qui est à l’origine de la prolifération des algues dont la décomposition appauvrit l’eau en oxygène. Ce manque d’oxygène est à l’origine de la mort de plusieurs poissons.

Sur le plan industriel, on assiste à des rejets de produits et substances toxiques (comme les métaux lourds…) dans l’eau. Ces déchets sont pour la plupart des demandeurs d’oxygène qui absorbent donc tout l’oxygène de l’eau ; ce qui diminue la productivité du milieu.

(41)

le département du Mono

11

DEUXIEME PARTIE

PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE :

LE LAC TOHO

(42)

12

2.1

Les zones humides du Sud Bénin

Les zones humides du Sud-Bénin commencent à partir du 7ème parallèle Nord.

Elles s’étendent sur la totalité de la frange littorale du pays, entre 6°15’ et 6°22’ de la latitude Nord, depuis l’embouchure du Mono dans la lagune de Grand-Popo à proximité de la frontière togolaise à l’Ouest jusqu’à la frontière Nigériane à l’Est (AKAMBI et DEGBEVI, 2005). Elles regroupent les départements du Mono, du Couffo, de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé, du Plateau et une partie du Zou (Adjakpa et al, 1996)

Elles peuvent être regroupées en deux grands complexes :

 Le complexe des écosystèmes humides de l’Est constitué par :

 La plaine d’inondation de l’Ouémé

 Le Delta de l’Ouémé

 Le lac Nokoué

 Des zones marécageuses du Sud-Est

 Les lagunes anciennes

 Le complexe des écosystèmes de l’Ouest constitué par :

 La basse vallée du Couffo

 Le lac Ahémé

 Le chenal de l’Aho

 La plaine d’inondation du Mono

 La lagune côtière

Le milieu d’étude choisi dans le cas de la présente étude est situé dans le complexe Ouest. Il s’agit du lac Toho dont nous avons les principales caractéristiques dans les pages qui suivent.

(43)

13

Présenté et soutenu par Evélyne KPLE

Figure 1 : ZONES HUMIDES DU SUD-BENIN 13

(44)

14

2.2 Historique du lac Toho

Selon un vieil autochtone, l’espace occupé par le lac Toho aurait été originellement une terre ferme. Un homme originaire du village de Houin nommé Foly DAN proposa aux siens de leur offrir quelque chose qui puisse leur procurer à manger : un endroit où ils peuvent pêcher. Il leur demanda alors certaines choses en guise de contribution. Ceci lui servira à faire certaines cérémonies. Ces cérémonies eurent lieu dans cet espace. Une semaine après, l’eau commença à jaillir du sol. Ainsi s’installa une nappe d’eau à laquelle il donna le nom de « Toho » composé de « To » qui signifie en Adja de l’eau et de « Ho » qui signifie jaillir du sol. Ceci fait, DAN Foly retourna vers les populations et leur demanda de nouveau une contribution pour d’autres cérémonies afin de faire venir les poissons dans ces eaux. Après ces dernières, il mit les populations en garde de ne s’approcher du lac qu’après trois mois. Passés ces trois mois, il exigea des populations des filets sur lesquels il prononça des incantations ; ainsi commença la pêche dans le lac Toho à la grande satisfaction de tous.

2.3 Situation géographique du lac Toho

Le lac Toho est situé au Sud du département du Mono entre les parallèles 6°35’

et 6°40’ de latitude Nord et entre les méridiens 1°45’ et 1°50’ de longitude Est.Il fait partie du bassin du Mono. Ce dernier couvre une superficie de 374 km² et se trouve dans le complexe Ouest des zones humides du Sud Bénin (Site Ramsar 1017). D’une superficie de 9,6 km² à l’étiage et de 15 km² en période de crue, il a en moyenne 7 km de longueur ; 2,5 km de largeur méridionale et environ 500m de largeur septentrionale, Il a la forme d’un croissant orienté Sud-Nord (AHOUANSOU Montcho, 2003). Le lac Toho se trouve à cheval sur les communes d’Athiémé, de Lokossa et de Houéyogbé.

Sa profondeur moyenne est de 3,05 m.

(45)

15

Figure 2 : Occupation du sol de la zone d’étude

(46)

le département du Mono

16

2.4

Figure 3 : Localisation des stations d’échantillonnage dans le lac Toho

(47)

17

2.4

Caractéristiques climatiques

Le lac Toho présente un climat de type subéquatorial caractérisé par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches alternées de la façon suivante :

- Une grande saison pluvieuse de mi-Mars à mi-Juillet - Une petite saison sèche de mi-juillet à mi-Août

- Une petite saison pluvieuse de mi-Août à mi-Novembre.

- Une grande saison sèche de mi-Novembre à mi-Mars

Pluviométrie

La pluviométrie annuelle de la station de Lokossa varie entre 715,9 mm en 1998 et 1224,2 mm en 1999. La figure 4 montre les variations des moyennes mensuelles des hauteurs des pluies, à la station de Lokossa.

Figure 4: Moyennes mensuelles des hauteurs des pluies à Lokossa (ASECNA 1997- 2006)

La figure 4 montre les variations des différentes hauteurs moyennes de pluies de la station de Lokossa pour chaque mois de l’année. Ces variations indiquent les différentes saisons pluvieuses de l’année. Ainsi, les périodes humides s’étendent de mi Mars à mi Juillet et de mi Septembre à mi Octobre avec respectivement pour moyennes mensuelles maximales 274,38 mm en Juin et 119,29 mm en Octobre.

(48)

18

Température

L’évolution des moyennes des températures mensuelles est illustrée par le graphe ci-dessous (tableau 13 de l’annexe).

Figure 5 : Moyennes mensuelles des températures à la station de Bohicon (ASECNA 1997-2006)

Les valeurs maximales des températures mensuelles (Tmax) varient entre 29,18°C en Août et 36°C en Février. Pour les températures minimales (Tmin), les valeurs varient entre 22,18°C pour le mois d’Août et 24,95°C pour le mois de Mars.

Ainsi, et au regard des températures moyennes (Tmoy), Février (30,44°C) est le mois le plus chaud et Août (25,68°C) correspond au mois le moins chaud.

D’après les données de l’ASECNA, 1997-2006, l’évolution des moyennes thermiques et des hauteurs de pluies de chaque mois de l’année est montrée par la figure 5.

Les données relatives à la pluviométrie et à la température ont fait l’objet d’une synthèse à travers la courbe ombrothermique représentée par la figure 6.

(49)

19

Figure 6 : Courbe ombrothermique de la station de Lokossa (ASECNA 1997-2006) La courbe illustre les différentes saisons précitées. Il s’agit en l’occurrence des périodes sèches ou saisons sèches qui s’étendent de Novembre à Février puis le mois d’Août et les périodes humides ou saisons pluvieuses qui s’étendent de Mars à Juillet et de Septembre à Octobre.

2.5

Hydrologie

Le lac et ses tributaires constituent le seul réseau hydrographique du secteur. Les rivières qui se jettent dans le lac ont un régime lié étroitement aux pluies et à la nature des terrains qu’elles traversent.

Le Diko a un lit taillé dans les roches marno-argileuses de la dépression des Tchi. Ces roches étant imperméables, le cours d’eau perd peu d’eau par infiltration et achemine alors vers le lac un fort pourcentage de volume d’eau. L’écoulement du Diko qui débute en Mai est plus précoce que celle de la rivière Akpatohoun qui traverse au contraire des roches marno-sableuses (MEDEDA ,1998).

0 50 100 150 200 250 300

Janvier vrier

Mars Avril

Mai Juin

Juillet Août Semptem

bre Octobre

Novembre Décembre Mois

Hauteurs de pluies (mm)

0 25 50 75 100 125 150

Températures (°c)

Pluies Tmoy 2 Tmoy

(50)

20

2.6 Pédologie

D’après les études du CENAP, il existe un nombre limité de types de sol dans le bassin : les sols ferralitiques et les sols hydromorphes (MEDEDA ,1998).

2.6.1 Les sols ferralitiques faiblement dessaturés

En fonction du relief on distingue deux subdivisions :

Les sols bien drainés sur sédiment meuble argilo-sableux du continental terminal : Développés dans la terre de barre, ces sols couvrent la portion du plateau d’Agamé. Ils se distinguent par de bonnes caractéristiques physiques (profondeur, drainage, pénétrabilité). Aussi leur fertilité dépendra toujours étroitement de leur passé cultural qui conditionne l’ampleur des réserves minérales disponibles (d’origine organique principalement) ainsi que la répartition des précipitations qui peut compenser dans une large mesure, l’exiguïté de leur besoin en eau.

Les sols ferralitiques hydromorphes sur sédiment argileux du continental terminal: Ces sols se situent sur le plateau dans les dépressions fermées où le drainage externe est déficient. Ce sont des sols caractérisés surtout par la succession de deux types d’horizons : Un horizon A appauvri et un horizon B à pseudo-gley de profondeur. Le matériel originel de ces sols serait un peu plus argileux que celui des sols bien drainés mais les propriétés chimiques sont sensiblement les mêmes et se traduisent par une pauvreté du matériau original surtout potassiques (MEDEDA,1998)

2.6.2 Les sols hydromorphes

Ce sont des sols peu étendus qui se développent dans les milieux marécageux.

Ces sols se situent aux abords du lac sur la rive nord et dans la région de Logbo. Ils recouvrent également le fond des vallées Diko et Akpatohoun ces sols de marais contiennent dans leur horizon de surface, de la matière organique mal décomposée.

L’existence d’un tel horizon est due à la présence d’une eau permanente pouvant être plus ou moins saumâtre. Les difficultés d’assainissement rendent les sols presque inutilisables pour l’agriculture (MEDEDA, 1998).

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