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CONTRIBUTION A LA MISE EN PLACE D’UN PIEGE A CARBONE A COTONOU :

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI DEPARTEMENT DE GENIE DE L’ENVIRONNEMENT

OPTION : AMENAGEMENT ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT RAPPORT DE FIN DE FORMATION

POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE THEME :

Réalisé et soutenu par : Joël Amen ACCLOMBESSI

Maitre de stage : M. Rémy AKPOVI

Spécialiste en Gestion de l’Environnement

Chef Service Environnement, Eau, Assainissement et Gestion des Catastrophes de la Direction des Services Techniques/Mairie de Cotonou

Soutenu le 02 avril 2019 devant le jury composé de : Président : Prof. Madjidou OUMOROU

Rapporteur : Dr. Ir. Gossou HOUINOU Examinateur : Ir. Basile KOUDJE

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ème

Promotion

Année académique : 2017-2018

CONTRIBUTION A LA MISE EN PLACE D’UN PIEGE A CARBONE A COTONOU : CAS DE L’AMENAGEMENT DU BASSIN AA DE GBEDEGBE

Superviseur : Dr. Ir. Gossou HOUINOU Enseignant-Chercheur EPAC /UAC Maitre-Assistant des Universités du CAMES

Chef du Département du Génie Civil

Co-superviseur:

Ir. Basile KOUDJE

Doctorant en Génie des matériaux et structure Enseignant EPAC /UAC

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Certification

Je certifie que la présente étude a été réalisée sous ma supervision par Joël Amen ACCLOMBESSI, étudiant en Génie de l’Environnement à l’Ecole Polytechnique d’Abomey- Calavi à l’issu de son stage de fin de formation en licence professionnelle.

LE SUPERVISEUR

Dr. Ir Gossou HOUINOU Enseignant-Chercheur EPAC /UAC Maitre-Assistant des Universités du CAMES

Chef du Département du Génie Civil

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Dédicace

Je dédie ce mémoire à mon père Albert ACCLOMBESSI et ma mère Hortense TOWANOU pour leur amour inconditionnel pour moi et leur soutien sans faille.

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Remerciements

Au terme de ce travail qu’il me soit permis d’adresser mes sincères et profonds remerciements à tous ceux qui de près ou de loin ,d’une manière ou d’une autre ont contribué à la réalisation de ce mémoire.

 Au Professeur Guy ALITONOU, actuel Directeur de l’EPAC ;

 Au Professeur Mohammed SOUMANNOU, ancien Directeur de l’EPAC ;

 Au Docteur Gossou Jean HOUINOU, enseignant-chercheur, chef du département du génie civil à l’EPAC, pour avoir supervisé cette étude ;

 Au professeur Daniel CHOUGOUROU, Chef du Département de Génie de l’Environnent pour ses orientations ;

 Au professeur Jacques Boco ADJAKPA, pour sa rigueur et les services rendus au département;

 A l’ingénieur Basile KOUDJE, enseignant à l’EPAC, pour ses orientations et accompagnement dans la réalisation de ce travail ;

 Tous les enseignants et techniciens du Département de Génie de l’Environnement pour avoir forgé nos connaissances pendant ces trois années de formation ;

 Monsieur Lambert AYITCHEOU, Directeur des Services Techniques de la mairie de Cotonou pour avoir autorisé mon stage au sein sa direction ;

 Monsieur Rémy AKPOVI Spécialiste en Gestion de l’Environnement et Chef Service Environnement, Eau, Assainissement et Gestion des Catastrophes de la Direction des Services Techniques/Mairie de Cotonou pour son encadrement et ses multiples conseils ;

 A tout le personnel de Direction des Services Techniques de la Mairie de Cotonou et plus précisément à Pascal LISSANOU, Grégoire AMOUSSOU, Dieudonné AGBANZE et Léandre AGBESSI pour le professionnalisme et l’humanité dont ils ont fait preuve ;

 Les membres du jury qui me font l’honneur de juger ce travail malgré leurs multiples occupations ;

 A mes frères et sœurs Carène, Mardochée et Régis pour leur soutien ;

 A mon oncle Marcellin ACCLOMBESSI pour son soutien ;

 A Joyce HOUNGBEDJI pour ses différents apports ;

 A Achille ASSAH et Geoffroy HOUNDAGBA pour leur profonde participation ;

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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 A tous les camarades de la 11ème Promotion de Génie de l’Environnement en particulier à Epiphane JOURDAN, Epiphane AYIDOTO, Nelly HOUNTONDJI, Gil-Christ YEBA, Frédéric SAHGUI, Jean-Christian ALOWANOU, Abiguel AFFOUDA, Francis DURAND pour leurs contributions ;

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

vi

SOMMAIRE

Dédicace ... iii

Remerciements ... iv

SOMMAIRE ... vi

Liste des abréviations ...vii

Liste des figures ...ix

Liste des tableaux ... x

Résumé ...xi

Abstract ... xii

Introduction ... 1

Chapitre 1 : Cadre théorique ... 3

Chapitre 2 : Cadre de l’étude et l’approche méthodologique ... 14

Chapitre 3 : Résultats et discussion ... 24

Conclusion ... 49

Références bibliographiques ... 50

Annexes ... 54

Table des matières ... 55

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Liste des abréviations

CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique COP : Conférence des Parties

CRE : Centre Régional de l'Environnement de Montréal CSC : Captage et Séquestration du Carbone

DAJuF : Direction des Affaires Juridiques et Financières

DEPP : Direction des Etudes, de la Prospective et de la Programmation DRH : Direction des Ressources Humaines

DSAP : Direction des Services à la Population

DSEF : Direction des Services Economiques et financiers DST : Directions des Services Techniques

GES : Gaz à Effet de Serre GPS: Global Positioning System IGN : Institut Géographique Nationale

INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique OCDE : Organisation de coopération et de développement économique OMS : Organisation Mondiale de la Santé

RGPH4 : Recensement Général de la Population et de l’habitat 2013

SEEAGC : Services de l’Eau, de l’Environnement, de l’Assainissement et de la Gestion des Catastrophes

SEEPS : Le Service de l’Electricité, de l’Eclairage Public et des Signalisations SeGaM : Service du Garage Municipal

SPUC : Service de la Propreté Urbaine et du Curage STV : Service des Transports et de la Voirie

SUAC : Service de l’Urbanisme, de l’Architecture et de la Construction

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI UTC : Urban Tree Canopy

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Liste des figures

Figure 1.Cycle du carbone avec les différents réservoirs de stockage ... 8

Figure 2.Organigramme général de la mairie de Cotonou ... 14

Figure 3.Organigramme du Secrétariat général de la mairie ... 15

Figure 4.Organigramme de la Direction des Services Techniques de la mairie ... 16

Figure 5.Carte administrative de Cotonou ... 18

Figure 6.Découpage administratif du quartier Gbèdégbé... 20

Figure 7.Plan de situation de la zone d’implantation du projet ... 25

Figure 8.Image satellitaire situant l’espace à aménager ... 25

Figure 9.Image satellitaire montrant la proximité de la zone concernée par rapport à l’aéroport ... 26

Figure 10.Présentation de la mise en plan des données du levé topographique avec Autocad ... 28

Figure 11.Etendue de la zone à aménager ... 29

Figure 12.Ordures couvrant la zone à aménager ... 29

Figure 13.Vue d’ensemble en perspective du plan d’aménagement proposé ... 30

Figure 14.Vue présentant le collecteur de l'aménagement ... 31

Figure 15.Vue présentant les caniveaux ... 32

Figure 16.Vue présentant les voies pavées à l'intérieur de l'ouvrage ... 33

Figure 17.Vue grand format présentant la voirie... 34

Figure 18.Terminalia mantaly ... 37

Figure 19.Delonix regia ... 37

Figure 20.Vue globale présentant la végétation ... 38

Figure 21.Vue présentant la végétation de l'aménagement ... 39

Figure 22.Vue présentant l'espace de restauration ... 40

Figure 23.Vue présentant l'aire de jeu pour les enfants ... 41

Figure 24.Vue présentant l'espace restaurant et celui de l'aire de jeu des enfants ... 42

Figure 25.Vue présentant les toilettes ... 43

Figure 26.Vue présentant les bancs publics ... 44

Figure 27.Plan d’ensemble ... 45

Figure 28.Plan d’ensemble grand format ... 46

Figure 29. Image du logo du logiciel Sketchup 2016 ... 54

Figure 30. Image du logo du logiciel AUTOCAD ... 54

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Liste des tableaux

Tableau I.Programme des trois mois de stage au sein de la DST ... 15

Tableau II.Caractéristiques topographiques de la zone à aménager ... 27

Tableau III.Caractéristiques géographiques de la zone à aménager ... 27

Tableau IV.Caractéristiques Delonix regia (flamboyant) ... 35

Tableau V.Caractéristiques Terminalia mentaly ... 36

Tableau VI.Récapitulatif du coût du projet ... 47

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Résumé

Le réchauffement climatique que connait la planète terre depuis quelques décennies est principalement dû à la pollution de l’atmosphère par les gaz dits à effet de serre dont le plus important est le CO2.Pour limiter l’accroissement de ce gaz dans l’atmosphère, de nouvelles alternatives comme celle de séquestrer le carbone présent dans l’air par des méthodes naturelles sont envisageable. Cette étude traite de l’une de ces solutions naturelles pour réduire la pollution par le carbone. L’objectif de cette étude est de faire la proposition d’un aménagement paysager urbain de type piège à carbone du bassin AA de Gbèdégbé dans la ville de Cotonou, qui contribuera à réduire la pollution de l’air par le carbone. Pour ce faire des levés topographiques de l’emplacement choisi ont été réalisés dans le but d’en connaitre les caractéristiques topographiques et géographiques. Sur la base de critères bien définis on a procédé également à l’identification des composantes végétales appropriées à cet aménagement. Ces données topographiques et géographiques recueillies ont été mises en plan avec le logiciel Autocad et ont été par la suite exploité dans le logiciel Sketchup 2016 pour aboutir à un ensemble de documents graphiques tels que les plans en perspective des différents volets et composantes du projet d’aménagement paysager et le plan d’ensemble. A partir des critères nous avons identifié deux espèces végétales notamment le Delonix regia et le Terminalia mantaly pour permettre à l’aménagement proposé de constitué un véritable piège à carbone.

Mots-clés : Réchauffement climatique, pollution atmosphérique, aménagement paysager urbain, séquestration naturelle du carbone.

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Abstract

The global warming experienced by the planet earth since a few decades is mainly due to the pollution of the atmosphere by so-called greenhouse gases, the most important of which is CO2.To limit the increase of this gas in the atmosphere, new alternatives such as sequestering carbon in the air by natural methods are possible. This study discusses one of these natural solutions to reduce carbon pollution. The objective of this study is to propose urban landscaping of the Gbèdégbé AA Basin carbon trap in the city of Cotonou, which will contribute to reducing air pollution by carbon.

To do this topographic surveys of the chosen location were made in order to know the topographic and geographical characteristics. On the basis of well-defined criteria, the plant components appropriate to this development were also identified. These collected topographic and geographical data were drawn with the Autocad software and were subsequently used in the Sketchup 2016 software to produce a set of graphic documents such as the perspective plans of the various components and components of the project landscaping and the overall plan. From the criteria we have identified two plant species including Delonix regia and Terminalia mentaly to allow the proposed development to constitute a real carbon trap.

Keywords: Global warming, air pollution, urban landscaping, natural carbon sequestration.

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Introduction

La qualité de l’air s’est considérablement détériorée ces dernières décennies. Ceci fait suite à l’augmentation régulière de la pollution atmosphérique enregistrée de par le monde (le cumul des émissions atmosphériques anthropiques de CO2 entre 1750 et 2011 s’élève à 2 040 ± 310 GtCO2. Pour environ 40 %, ces émissions sont restées dans l’atmosphère), avec pour cause des rejets dans l’atmosphère d’éléments toxiques principalement d’origine anthropique. Ceci engendre des dégradations évidentes et importantes de l’environnement et des écosystèmes (Cachon, 2013).Elle est la cause majeure du réchauffement climatique que connaît la planète terre actuellement et qui a conduit à la mise en place d’instruments juridiques et de mécanisme de protection de l’atmosphère comme celui du protocole de Kyoto, du protocole de Montréal, etc. .

En 2008, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rapporté que 1,3 million de décès annuels de par le monde seraient imputables à la pollution atmosphérique, dont 82 000 en Afrique Subsaharienne (OMS, 2008). L’OMS a aussi enregistré entre 2004 et 2008 une augmentation de 16 % du nombre total de décès attribuables à la pollution de l’air. Parmi les différents types de pollution atmosphérique, la pollution particulaire tient une place importante (particulate matter : PM1). Elle est décrite dans la littérature comme étant un mélange complexe de métaux, de sels, de composés organiques issus de la combustion et de carbone élémentaire ainsi que de microorganismes (Baulig et al. 2009; Perrone et al. 2010). Ces polluants particulaires sont généralement subdivisés en deux grandes classes que sont les particules fines et les particules grossières. Ces particules fines sont capables d’adsorber à leur surface des composés organiques volatils (COVs), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs) et de favoriser la formation des espèces réactives de l’oxygène (ERO), conduisant ainsi à l’induction du stress oxydant dans les cellules, des réponses inflammatoires, des dommages à l’ADN et à la mort cellulaire (Dergham et al. 2012; Gualtieri et al. 2011; Okuda, 2013).

À Cotonou, la capitale économique du Bénin, une mauvaise qualité de l’air a été récemment reportée (Cachon et al. 2013). L’augmentation de la pollution atmosphérique enregistrée est due principalement à l’exode rural (populations rurales en quête de devenirs meilleurs dans les villes) (United Nations, 2010), au manque de transport en commun, à l’utilisation de véhicules vétustes (plus de 15 ans d’âge) (PNUE, 2013), de cyclomoteurs et à la vente d’essence illicite aux abords des voies (Avogbe et al., 2011; Ayi Fanou et al., 2006; Cachon et al., 2013). Actuellement, il est estimé que plus de 94 000 cyclomoteurs et 350 000 véhicules d’occasion sont en circulation à Cotonou (Kèlomé et al. 2006). Ce nombre important de motocycles et de voitures engendre la

1 Particulate matter = particules en suspension

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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congestion du trafic rendant la fluidité de la circulation difficile surtout aux heures de pointe. Ceci occasionne dans la ville, l’émission de nombreux polluants atmosphériques à travers les gaz d'échappement des automobiles et des motos. Des études récentes ont montré que l’air de Cotonou est contaminé par divers polluants comme les composés organiques volatils (COVs), les particules en suspension ainsi que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs) (Avogbe et al. 2011, 2005; Ayi Fanou et al. 2006). En 2007, une étude de la Banque Mondiale a montré qu’en plus des polluants précités, l’air de Cotonou contenait également du dioxyde d’azote (NO2), du dioxyde de soufre (SO2), du dioxyde de carbone (CO2) et de l’ozone (O3) en forte concentration (Banque Mondiale, 2007).

Au Benin, les législations concernant la pollution de l'air peinent à surgir et même si elles existent, ne sont pas appliquées véritablement en vue d’une amélioration de la qualité de l’air et de la protection de l’environnement. Au regard de tout ceci, il urge de trouver d’autres alternatives durable avec une faisabilité plus avancée pour lutter contre la pollution atmosphérique.

Pour combattre ce phénomène et plus précisément de réduire la pollution par les particules fine dans la ville de Cotonou, l’une des options est la mise en place d’un piège à carbone qui peut se réaliser à travers l’aménagement paysager. Cette option parait une innovation car rare sont les aménagements paysagers qui ont été mis en place à cette fin. C’est pourquoi nous avons choisi travailler sur le thème « CONTRIBUTION A LA MISE EN PLACE D’UN PIEGE A CARBONE A COTONOU : CAS DE L’AMENAGEMENT DU BASSIN AA DE GBEDEGBE »

Notre travail s’articule autour de trois (03) grandes parties:

 La première partie présente le cadre théorique articulé autour de la problématique, des objectifs, les hypothèses et de la revue bibliographique ;

 La deuxième partie porte sur le cadre de l’étude et l’approche méthodologique;

 La troisième partie est consacrée à la présentation, et à l’interprétation des résultats, assorties de recommandations

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Chapitre 1 : Cadre théorique

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Chapitre 1 : Cadre théorique 1.1.Problématique

Cotonou, capitale économique du Bénin, avec une superficie d’environ 79 km2.Sa population était de 679012 habitants en 2013 (INSAE,2013). Les activités socio-économiques y sont concentrées. À Cotonou, la pollution de l’air peut s’observer à tous les points de la ville, notamment aux principaux carrefours et reste une préoccupation aussi bien socio-économique, politique que sanitaire. Cotonou est caractérisée par la présence d’un nombre impressionnant et croissant de taxis-motos et de véhicules d’occasion. Il est estimé en 2006 que plus de 94 000 cyclomoteurs et 350 000 véhicules d’occasion sont en circulation à Cotonou (Kèlomé et al.

2006). Ce nombre important de motocycles et de voitures engendre la congestion du trafic rendant la fluidité de la circulation difficile surtout aux heures de pointe. Cette congestion donne naissance à une atmosphère polluée par les moteurs des véhicules qui dégagent des fumées excessives dues aux imbrûlés imputables, la plupart du temps, aux défauts mécaniques. La pollution a atteint un tel niveau que l’on n’hésite plus à classer Cotonou comme l’une des villes les plus polluées de la sous-région. Les principaux polluants que l’on retrouve dans ces émissions sont notamment : des oxydes de carbone (CO, CO2), des oxydes d’azote (NO, NO2), des oxydes de soufre (SO2, SO3) des particules en suspension et fumées, de l’Ozone (O3), du plomb (Pb), des hydrocarbures, l’hydrogène sulfuré (HS) des mercaptans et des aldéhydes. À ces émissions s’ajoutent celles provenant des industries, des activités humaines comme la vente d’essence frelatée à tous les coins de rues qui toutes combinées provoquent sur la population et surtout sur les couches les plus vulnérables des maladies respiratoires, circulatoires, cutanées, etc...La remédiation à un tel phénomène, nécessite des solutions efficaces et efficientes et qui causeront le moins de préjudice à l’environnement. Alors

 Pour quelle alternative opter pour réduire la pollution sans causer du tort à l’environnement ?

 Comment mettre en place cette alternative en tenant compte des réalités actuelles ?

 Quelles seront les différentes composantes de cette alternative pour laquelle on va opter ?

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1.2.Objectifs de l’étude

L’objectif global poursuivi par ce travail est de faire la proposition d’un aménagement paysager urbain de type piège à carbone dans le bassin AA de Gbèdégbé, un quartier de la ville de Cotonou.

Plus spécifiquement il s’agit de :

 concevoir un plan d’aménagement paysager adapté aux caractéristiques du milieu;

 élaborer des documents graphiques nécessaires à la réalisation de l’aménagement ;

 opérer le choix des composantes naturelles qui permettront d’effectuer la séquestration naturelle du carbone.

1.3.Hypothèses de recherche

 La conception du plan d’aménagement adapté au milieu nécessite des études topographiques et géographiques ;

 Les documents graphiques techniques nécessaires à la réalisation de l’aménagement sont en prélude l’établissement d’un plan d’aménagement (plans d’ensemble et plans détails) qui prend en compte tous les aspects et la réalisation d’une maquette (plan 3D) ;

 La végétation est la composante appropriée de l’environnement pour cet aménagement qui servira de piège à carbone

1.4.Justification du choix du site

Pour la réalisation des objectifs de cette étude on a porté le choix sur un emplacement situé dans le quartier Gbèdégbé de la ville de Cotonou pour diverses raisons. Le choix a été porté sur cet espace à Gbèdégbé à cause de la difficulté de trouver un espace aussi grand pour abriter un tel ouvrage en raison des nombreux conflits domaniaux qui persistent à Cotonou. A cela s’ajoute le fait que cet espace soit à proximité du carrefour Toyota auquel on assiste des congestions du trafic aux heures de pointe. Enfin on a opté pour ce site parce que actuellement il sert de dépotoir d’ordures à la population environnante et implanté un aménagement paysager dans ce milieu permettrait de l’assainir.

1.5.Clarification conceptuelle

Cette rubrique s’intéresse, dans un premier temps, au caractère international que revêt le rôle de la séquestration de carbone dans la lutte contre les changements climatiques, plus explicitement dans la lutte contre la pollution atmosphérique après avoir défini ce qu’on entend

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par la pollution atmosphérique. À cet effet, l’on verra que la séquestration de carbone est une vectrice clef reconnue par les communautés internationales comme moyen de lutte contre les changements climatiques. Dans un deuxième temps, l'on verra, un peu plus en détail, en quoi consiste la séquestration de carbone et pourquoi il est intéressant de s’y intéresser en milieu urbain et finir sur une description plus attentivement de la forme naturelle de la séquestration de carbone ainsi que le cycle de celui-ci.

1.5.1. Pollution atmosphérique

Au Bénin, la loi-cadre sur l’environnement définit la pollution atmosphérique ou pollution de l’air par « l’émission dans la couche atmosphérique de gaz, de fumées ou de substances de nature à incommoder les êtres vivants, à compromettre la santé et la sécurité. »

La loi française sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996 est encore plus détaillée quand elle définit la pollution atmosphérique comme « ….L’introduction par l’homme, directement ou indirectement dans l’atmosphère et les espaces clos, de substance ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives .»

1.5.2. En quoi consiste la séquestration de carbone?

La littérature évoque la séquestration de carbone sous deux angles principaux. D'une part, la séquestration de carbone fait appel à des processus naturels biologiques qui permettent de transférer le flux de carbone depuis l'atmosphère à la biosphère par photosynthèse et dans l'océan par échange physico-chimique où le CO2 atmosphérique se dissout lentement dans l’hydrosphère. (CNRS, 2006). La figure 1 montre les différents flux ou échanges de carbone entre les différents réservoirs de carbone dans le cycle global du carbone.

D'autre part, le captage et la séquestration de carbone (CSC) peuvent aussi être réalisés par des techniques d'enfouissement artificiel relevant des méthodes d’ingénieries. La CSC vise principalement à capter à la source les émissions de carbone, puis à les injecter dans les profondeurs des réserves géologiques. Cette seconde forme de séquestration des émissions anthropiques ne sera pas abordée dans le cadre de cet essai étant donné que ce présent travail s'intéresse davantage au mode de séquestration dite naturelle faisant entre autres appel au processus de la photosynthèse pour séquestrer le carbone dans la biomasse. C'est de ce type de séquestration dont il sera question tout au long de ce rapport.

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1.5.3. Séquestration naturelle de carbone

La séquestration naturelle de carbone consiste à « absorber » ou à « emmagasiner » le carbone dans un puits ou un réservoir de carbone à long terme. Il existe quatre grands réservoirs de carbone, soit l'atmosphère, la biosphère, l'océan ou l'hydrosphère ainsi que le sous-sol ou la lithosphère. Dans l'atmosphère, le carbone est présent sous forme gazeuse dans la molécule du dioxyde de carbone (CO2). En regard à la biosphère, le carbone est stocké sous forme de matière organique notamment dans le bois. L'hydrosphère renferme le carbone inorganique sous forme de calcaire ainsi que sous forme de CO2 dissout (Bourque, 2010). La lithosphère renferme également du carbone sous forme de roches, de sédiments et de combustibles fossiles (ConsoGlobe, 2014). La circulation du carbone entre les différents réservoirs est assurée par le cycle du carbone.

1.5.4. Cycle du carbone

Le cycle naturel du carbone consiste à un équilibre dynamique entre les émissions et l'absorption de carbone entre les différents réservoirs de celui-ci (Centre national de la recherche scientifique [CNRS], 2006). Cependant, depuis la révolution industrielle, la teneur en CO2 de l'atmosphère a été grandement affectée. Cela s'explique par le fait que la moitié des émissions de GES, liées aux activités de l'Homme, s'est emmagasinée dans le réservoir atmosphérique depuis l'ère préindustrielle (ConsoGlobe, 2014). L’ironie étant que la réserve de carbone atmosphérique (~ 800 Gt) est de loin inférieure aux réserves de carbone contenu dans l’hydrosphère (~ 40 000 Gt), mais que le rythme auquel le carbone s’accumule dans l’atmosphère, depuis l’invention de la machine à vapeur est le plus élevé de tous les réservoirs!

En effet, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté d’environ 45 % depuis la moitié du XVIIIe siècle passant de 278 ppm à plus de 400 ppm aujourd’hui, laquelle est due par une accumulation de CO2 dans l’atmosphère provoquée par les émissions anthropiques. La moitié de cette augmentation s’est produite durant les cinquante dernières années (Climate Challenge, 2013).

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Figure 1.Cycle du carbone avec les différents réservoirs de stockage

Source : www.simplyscience.ch

1.5.5. Importance des végétaux dans la séquestration du carbone 1.5.5.1. Photosynthèse

Les plantes, les arbres et la végétation contribuent à absorber une partie du CO2

atmosphérique sous forme de carbone organique. Cela se produit lors du processus de la photosynthèse, laquelle implique la formule simplifiée générale suivante: CO2 + H2O + énergie solaire → CH2O + O2 (Bourque, 2010). Le processus de la photosynthèse convertit le carbone inorganique de l'atmosphère et l'emmagasine dans la biomasse. La formule CH2O n'est qu'une représentation simplifiée de la biomasse. Celle-ci contient en réalité des chaînes d'atomes beaucoup plus grandes (Bourque, 2010). Une partie du carbone stocké peut cependant être libéré à nouveau dans l'atmosphère lorsqu'un arbre meurt et se décompose par exemple.

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1.5.5.2. Quelques traités ou conventions internationaux incorporant la séquestration de carbone

Le sujet des changements climatiques a fait l’objet d’importantes discussions regroupant plusieurs instances gouvernementales autour d’une table. Les parties qui suivent aborderont quelques traités ou conventions internationaux, tels le Protocole de Kyoto et la COP21 lesquels soulignent l’importance que joue la séquestration de carbone dans la lutte contre les changements climatiques.

Protocole de Kyoto

La séquestration de carbone fait partie des solutions, relevant des initiatives de coopération internationale, pour lutter contre les changements climatiques. Déjà, le Protocole de Kyoto en 1997 considérait la séquestration de carbone comme une voie pour riposter contre le réchauffement planétaire (Beaudoin, s. d.). En effet, le Protocole de Kyoto prend en compte l'absorption des GES par les puits et les réservoirs, selon les engagements conclus par les différentes Parties dans le cadre de ce protocole en lien avec la réduction de gaz à effet de serre (Nations Unies, 2014). Dans le même ordre d'idées, le Protocole de Kyoto a recours à des calculs normalisés ou standardisés en matière d’estimations d'absorption de gaz à effet de serre dans le calcul du bilan de GES par une méthodologie précise élaborée par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Nations Unies, 2014).

Accord de Paris

Plus récemment, la vingt-et-unième session de la Conférence des Parties, en 2015, a une fois de plus exposé la séquestration de carbone comme une façon permettant de lutter contre le déséquilibre de l'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère. En effet, les Parties signataires de l'Accord de Paris reconnaissent l'importance de la conservation et du renforcement des puits et réservoirs de GES face à la problématique du réchauffement climatique (Nations Unies, 2015). En fait, dans le but d'atteindre les objectifs de limitation du réchauffement climatique convenus par les Parties, le texte de l'Accord de Paris affirme qu'il faut : « parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la deuxième moitié du siècle, sur la base de l’équité, et dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté

» (Nations Unies, 2015). Il apparait que la communauté internationale reconnaît explicitement dans les écrits des traités internationaux l'importance du rôle que joue l'absorption du carbone, c'est-à-dire la séquestration de carbone dans la lutte contre les changements climatiques. Dans la pratique, il est possible de constater que la séquestration de carbone dans les villes devient

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de plus en plus populaire, et ce, de manière directe ou indirecte. À titre d'exemple, les municipalités peuvent avoir recours à des mesures de verdissement comme l'utilisation de toits verts afin de lutter contre un problème d'îlots de chaleur. Ainsi, plusieurs initiatives vertes entreprises par les villes et les municipalités s'inscrivent dans une optique de séquestration de carbone, même si parfois cela ne constitue pas le but premier du projet.

Ce travail s'intéresse à la séquestration de carbone en milieu urbain par proposition d’un plan d’aménagement paysager qui après sa réalisation de piège à carbone. Une revue de la littérature a permis de constater que les initiatives de séquestration de carbone en milieu urbain peuvent se manifester sous diverses formes, lesquelles peuvent se résumer par des projets de verdissement essentiellement axés sur la plantation d’arbres, mais également en lien avec l’horticulture ornementale. Les travaux de séquestration de carbone en milieu urbain sont principalement axés sur la plantation d’arbres. En outre, les études visant à déterminer le taux de séquestration de carbone d’une ville urbaine n'ont porté essentiellement que sur l’apport de séquestration des arbres urbains.

1.5.5.3. Quelques études sur la séquestration de carbone en milieu urbain dans le monde La ville de Leicester a été choisie par des chercheurs afin d'évaluer le stock de carbone au- dessus du sol en milieu urbain en raison de sa taille représentative d'une ville typique du Royaume-Uni. Cette ville, comptant environ 300 000 habitants, possède une flore renfermant plus de 200 000 tonnes de carbone sur une superficie d'environ 73 km2 selon cette étude. La densité de carbone au-dessus de la surface du sol représente un peu plus de trois kilogrammes par mètre carré. La grande majorité du stock de carbone séquestré, soit à 97 %, est associé aux arbres. Le reste étant associé aux herbacés et aux petits arbustes. Les chercheurs de l'étude suggèrent que la séquestration de carbone en milieu urbain a été, jusque-là, largement sous- estimée et que cette étude révèle l'importance de considérer et d'évaluer le stock de carbone ainsi que sa séquestration en milieu urbain (Davies, Edmondson, Heinemeyer, Leake et Gaston, 2011). D’autre part, les engagements de la Nouvelle-Zélande en rapport avec le protocole de Kyoto ont suscité un intérêt grandissant de ce pays à planter encore plus d'arbres pour réduire leurs émissions nettes de carbone. En Nouvelle-Zélande les forêts plantées sont au cœur de la comptabilité des GES et l'absorption de CO2 est calculée eu égard à la croissance des forêts plantées (Organisation de coopération et de développement économique [OCDE], 2007). Le rythme de la plantation forestière en Nouvelle-Zélande s'est fait au rythme de plus de 400 km² par an en moyenne depuis 1990. Parmi les forêts plantées environ 7 000 km² sont qualifiés de

« forêts de Kyoto » pour souligner l'influence du protocole de Kyoto dans la plantation d'arbres.

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Les pins de Montery, occupant 90 % de la forêt du pays, permettent d'absorber 26 tonnes de CO2 par hectare annuellement. Toutefois, la récolte forestière des forêts de Kyoto prévu à partir de 2019, une fois que les pins arrivent à maturité, est susceptible de modifier le rôle de puits net de carbone que jouent les forêts dans ce pays (OCDE, 2007). En Chine, la ville de Hangzhou a fait l'objet d'une étude urbaine visant à quantifier le stock de carbone et la séquestration de carbone en comparaison avec les émissions carboniques provenant de la consommation d'énergie fossile issue des activités industrielles de cette ville. Le bilan de l'étude est tel que la forêt urbaine de Hangzhou représente un réservoir de carbone de près de 12 TgC, soit l'équivalent d'environ 30 tonnes par hectare. En ce qui a trait à la séquestration de carbone, cette forêt urbaine séquestre 1,7 tonne de carbone par hectare par année pour un total de plus de 1,3 million de tonnes de carbone par année. Cela représente près de 20 % des émissions industrielles de la ville. L'étude souligne également que le taux de séquestration de carbone pourrait même être augmenté si l'on mettait en place des pratiques de gestion adaptée plus durable de la forêt urbaine (Zhao, Kong, Escobedo et Gao, 2010). Une autre étude similaire a été effectuée à Shenyang, une ville très industrialisée au nord de la Chine ayant peu de superficies forestières.

L’étude effectuée dans la ville de Shenyang a permis d’estimer que la séquestration de carbone urbaine par les arbres permet de compenser 0,26 % des émissions annuelles de carbone de Shenyang (Liu et Li, 2011). Dans la même optique, des études similaires ont également été faites aux États-Unis notamment à MiamiDade et à Gainesville. Les études relativement à la séquestration de carbone urbaine ont permis d’estimer que les forêts urbaines de Gainesville et de Miami-Dade permettent de compenser les émissions carboniques que partiellement, soit de 1,8 % et 3.4 % respectivement pour les deux villes. Qui plus est, les auteurs de l’étude soulèvent l’importance de préserver les forêts existantes dans un souci d’atténuation des changements climatiques (Escobedo, Varel, Zhao, Wagner, et Zipperer, 2010). Toujours aux États-Unis, une étude effectuée par Nowak et Crane (2002) a permis d’estimer le stock de carbone ainsi que la séquestration de carbone dans les milieux urbains aux États-Unis. Nowak et Crane (2002), en se sont basant sur les données de dix villes états-uniennes combinées avec les données disponibles du couvert forestier national urbain, ont pu estimer que les arbres urbains à l’intérieur du territoire des États-Unis stockent 700 millions de tonnes de carbone avec un taux de séquestration de près de 23 millions de tonnes de carbone par année. La densité de carbone moyenne des forêts urbaines à l’échelle nationale est d’environ 25 tonnes / hectare, ce qui équivaut à environ la moitié de la densité carbone d’un peuplement forestier (Nowak et Crane, 2002). Somme toute, le verdissement urbain, par le processus de la photosynthèse, apparaît

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comme étant l'approche préconisée pour favoriser la séquestration naturelle de carbone en milieu urbain.

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Chapitre 2 : Cadre de l’étude et l’approche méthodologique

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Chapitre 2 : Cadre de l’étude et l’approche méthodologique 2.1. Présentation de la structure d’accueil

La mairie de Cotonou est une administration publique locale. Divers changements politiques lui ont valu au fil du temps, les appellations de Commune (1956 à 1961 et 1964 à 1966), Administration Urbaine de Cotonou (1966 à 1967 et 1974), District Urbain de Cotonou (1974 et 1990) et Circonscription Urbaine de Cotonou (1990 à 2003). Elle est située à Wologuèdè

2.1.1. Missions et attributions

La mairie est dirigée par un Maire qui assure la direction de l’ensemble des structures dont il a la charge.

2.1.2. Organisation et fonctionnement

Figure 2.Organigramme général de la mairie de Cotonou MAIRE

ADJOINTS AU MAIRE

CHEFS D’ARRONDISSEMENT

DIRECTION DE CABINET SECRETARIAT GENERAL

INSPECTION GENERALE DES SERVICES MUNCIPAUX

STRUCTURES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS

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Figure 3.Organigramme du Secrétariat général de la mairie

C’est au sein de la Direction des Services Techniques que notre stage académique s’est déroulé, plus précisément dans le Services de l’Eau, de l’Environnement, de l’Assainissement et de la Gestion des Catastrophes (SEEAGC) mais précédé d’une période de rotation d’un (01) mois dans tous les services de la direction au cours des trois (03) mois de stage. Le tableau ci- après présente la programmation suivant laquelle le stage s’est déroulé.

Tableau I.Programme des trois mois de stage au sein de la DST

Période Services

 Lundi 06 aout au mercredi 08 2018

 Jeudi 09 aout au lundi 13 aout 2018

 Mardi 14 aout au jeudi 16 aout 2018

 Vendredi 17 aout au mardi 21 aout 2018

 Mercredi 22 aout au vendredi 24 aout 2018

SeGaM SEEPS SUAC STV SPUC

 Lundi 27 aout au lundi 29 octobre 2018 SEEAGC

2.1.3. La Direction des Services Techniques (DST)

La Direction des Services Techniques est régie par l’arrêté municipal 2017 N°003/MCOT/SG/DRH portant attributions, organisation et fonctionnement des services municipaux, elle est sise à Ganhi.

SECRETARIAT GENERAL

SECRETARIAT GENERAL ADJOINT

DRH DSEF DEPP DSAP DAJuF DST

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2.1.3.1. Missions et attributions

Elle exécute sous la supervision et le contrôle du Secrétaire Général, les missions ci-après :

 Suivre et coordonner les activités des services qui en dépendent

 Contrôler l’application des règles relatives à l’urbanisme et à l’habitat

 Contribuer à la délivrance des permis de construire et surveiller l’application des normes autorisées

 Assurer l’assainissement et la propreté urbaine

 Aménager, réfectionner et entretenir les bâtiments, édifices publics et les cimetières

 Assurer le suivi de l’eau, de l’électricité et de l’éclairage public

 Gérer la circulation urbaine et les transports

 Assurer la gestion des risques et des catastrophes, l’aménagement et l’entretien des espaces verts et du cadre de vie

 Contribuer à la rédaction des termes de référence des marchés et contrat de son secteur en liaison avec les structures spécialisées dans les marchés publics

2.1.3.2. Organisation et fonctionnement

La Direction des Services Techniques de la mairie de Cotonou est dirigée par le Directeur des Services Techniques assisté d’un Adjoint qui le remplace ou le supplée en cas d’absence ou d’empêchement. Elle comprend six (06) services qui ont des missions bien définies.

Figure 4.Organigramme de la Direction des Services Techniques de la mairie

Le stage à la Direction des Services Techniques, comme précisé plus haut s’est déroulé plus précisément dans le Services de l’Eau, de l’Environnement, de l’Assainissement et de la Gestion des Catastrophes (SEEAGC).

DIRECTEUR ADJOINT DES SERVICES TECHNIQUES

SPUC SUAC STV SEEPS SEEAGC SeGaM

DIRECTEUR DES SERVICES TECHNIQUES (DST)

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Services de l’Eau, de l’Environnement, de l’Assainissement et de la Gestion des Catastrophes (SEEAGC)

Ce service est chargé de plus activités dans la ville de Cotonou, notamment :

 La mise en œuvre du plan sectoriel de lutte contre toutes formes de pollutions ;

 La délimitation des zones interdites à l’urbanisation dans les périmètres réputés ; dangereux en collaboration avec le Service de l’Urbanisme, de l’Architecture et de la Construction ;

 L’organisation des campagnes de plantation des arbres d’alignement ;

 L’élaboration et de la mise en œuvre de la politique municipale de protection de l’environnement ;

 Le contrôle de conformité des eaux résiduaires, usées et des vannes ;

 La lutte contre les inondations et autres sinistres ;

 L’organisation matérielle des fêtes et manifestations officielles de la ville ;

 De l’embellissement des places publiques ;

 D’assurer le suivi des activités liées à la gestion des déchets liquides ;

 D’élaborer la politique municipale de gestion de l’eau ;

 De suivre les activités liées à l’eau ;

 De mettre en place une politique cohérente de réalisation et d’entretien des réseaux d’eau ;

 L’organisation des opérations de déguerpissement ;

 Le ratissage des bêtes en divagation, des mendiants, des handicapés mentaux ;

 Le contrôle des activités des structures privées intervenant dans la collecte et le traitement des déchets liquides ;

 L’évacuation des eaux usées ;

 L’organisation des journées de salubrité en collaboration avec le Service de la Propreté Urbaine et du Curage (SPUC), les services d’hygiène et de police sanitaire.

2.2. Présentation du milieu d’étude 2.2.1. Situation géographique

La Commune de Cotonou est située sur le cordon littoral qui s’étend entre le lac Nokoué et l’Océan Atlantique, constitué de sables alluviaux d’environ cinq mètres de hauteur maximale.

Elle représente la seule commune du Département du Littoral et est limitée au nord par la commune de Sô-Ava et le lac Nokoué, au Sud par l’Océan Atlantique, à l’Est par la commune

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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de Sèmè-Kpodji et à l’Ouest par celle d’Abomey-Calavi. Elle couvre une superficie de 79 km2, dont 70% sont situés à l’Ouest du chenal. Les quartiers de l’Est sont reliés à la partie Ouest par trois ponts. A l’Ouest de Cotonou, se trouvent le Port Autonome et l’Aéroport International qui font de la ville, la plus importante porte d’entrée et de sortie du Bénin, tandis que l’Est dispose d’une vaste zone industrielle.

Figure 5.Carte administrative de Cotonou

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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2.2.2. Climat

Le climat est de type sub-équatorial avec une alternance de deux saisons pluvieuses (Avril à Juillet et Septembre à Novembre) et de deux saisons sèches (Décembre à Mars et Août).

Pendant la grande saison des pluies, la ville menacée par de graves inondations, offrant ainsi aux cotonois le spectacle d’un gros village lacustre (niveau bas fortement influencé par les variations du niveau des plans d’eau ; niveau maximal des crues : 1,5 m (IGN). La pluviométrie varie entre 900 et 1200 mm, alors que la température moyenne est de 27 °C environ. Le vent le plus remarquable dans la commune est l’harmattan qui se manifeste généralement courant Novembre à Décembre.

2.2.3. Relief

Le relief de la commune est peu accidenté avec des marécages. Il a deux caractéristiques principales : des dépressions longitudinales parallèles à la côte et des bas-fonds érodés par l’écoulement des eaux pluviales qui communiquent avec le lac. Le site est coupé en deux par le chenal appelé « Lagune de Cotonou », communication directe entre le lac et la mer, creusée par les Français depuis 1894. Les épis du port ont contribué à l’érosion de toute la côte Est de la ville. Cette érosion s’opère à une vitesse moyenne de 16,8 mètres par an dans la critique 2.2.4. Sols

La commune de Cotonou qui se situe dans la plaine côtière, possède des sols sableux qui sont généralement pauvres en matière organique avec une faible capacité d’échange et un faible pouvoir de rétention en eau, ce qui a pour corollaire les inondations répétées observées dans la ville de Cotonou pendant la saison pluvieuse.

2.2.5. Géologie

La nappe phréatique se trouve à proximité de la surface du sol dont la perméabilité élevée accélère l’infiltration des eaux l’infiltration des eaux pluviales et usées ce qui pourrait générer des risques de pollution.

2.2.6. Réseau hydrographique

Cotonou dispose d’un réseau hydrographique alimenté par trois principaux plans d’eau : l’Océan Atlantique, la Lagune et le Lac Nokoué, pourvoyeurs de ressources halieutiques non négligeables.

2.2.7. Végétation

On peut distinguer un certain nombre de formations végétales bien tranchées :

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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 en bordure de la côte, les sables du cordon littoral sont couverts de plantations de cocotiers;

 une zone à végétation rare et clairsemée formée essentiellement d’halophytes sur le cordon littoral.

2.2.8. Situation géographique de la zone réceptrice du projet : le quartier de ville GBEDEGBE

Un quartier du 13ème Arrondissement de la commune, Gbèdégbé est situé à la croisée de la latitude Nord 6,356 et du méridien 2,38 longitude. Il est limité au Sud par le quartier de ville AIIBATIN 2, au Nord par AHOGBOHOUE, à l’Ouest par HOUENOUSOU et l’Est par celui de MISSITE.

Figure 6.Découpage administratif du quartier Gbèdégbé 2.3. Cadre méthodologique

2.3.1. Matériels d’étude

 Carte : Google Map (réalisation de la carte du milieu d’étude)

 GPS : détermination des coordonnées géographiques du milieu d’étude

 Outil de mensuration de Google Map

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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a. Levé topographique

 Théodolite pour effectuer le levé topographique

 Mires

 Niveau

 GPS (Global Positionning System)

 Carte

 Appareil photo

2.3.2. Méthodologie de recherche 2.3.2.1. Collecte de données

Détermination des caractéristiques sommaires topographiques et géographiques du site

 Mesurer la distance entre des points avec l’outil de mesure de Google Map

 Ouvrez Google Map sur votre ordinateur. Si vous utilisez Map en mode simplifié, une icône en forme d'éclair s'affiche en bas de l'écran. Dans ce cas, vous ne pourrez pas calculer la distance entre différents points.

 Cliquez avec le bouton droit de la souris sur le point de départ.

 Sélectionnez Mesurer une distance.

 Cliquez n'importe où sur la carte pour créer un chemin à mesurer. Pour ajouter un autre point, cliquez n'importe où sur la carte.

 Facultatif : Faites glisser un point ou un chemin pour le déplacer. Cliquez sur un point pour le supprimer.

 La distance totale en miles (mi) et kilomètres (km) s'affiche en bas de l'écran.

 Lorsque vous avez terminé, cliquez sur Fermer au bas de la fiche.

Étude et levé topographique avec mise en plan

Préparation de l’affaire au bureau

Avant de sortir sur le terrain, il faut consulter la mappe de repérage ou se trouve l’affaire et en prend un tirage de cette mappe pour le besoin, il est nécessaire de rassembler au préalable toute documentation concernant le repérage, les coordonnées des points de Rattachement, les titres riverains… etc.

Une fois les éléments de références sont rassemblés, on procède à une étude préliminaire pour connaître la procédure du levé la plus convenable, après on prend le matériel nécessaire pour se rendre sur le terrain.

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Phase de Terrain :

La reconnaissance du terrain de la propriété à lever, puis à la recherche du rattachement de l'affaire avec GPS et ceci en se basant sur les titres riverains.

Procédé à l'opération de levé dans laquelle on adopte le levé par cheminement, alignement et rayonnement.

Le levé doit comprendre les points de détails à représenter sur le plan et qui sont déjà mentionnés dans le croquis de bornage.

Phase de Calcul :

Le calcul dit tonométrique fait appel à toutes les mesurés d'angles et de distances, prise sur le terrain pour déterminer les coordonnées compensées des bornes et points levés.

A partir des coordonnées adoptées, on calcul la contenance analytique et on fait le report de ces coordonnées pour calculer la contenance graphique.

2.3.2.2. Traitement des données

 Mise en plan des données du levé topographiques avec le logiciel Autocad

 Elaboration du plan de situation du site à aménager à l’aide du logiciel de traitement d’image Inkscape 0.92

 Conception des différents plans architecturaux à l’aide du logiciel Sketchup 2016 : Conception Assisté par Ordinateur (CAO)

2.3.2.3. Critères d’identification des espèces végétales appropriées à l’aménagement 1. Activité photosynthétique de l’espèce végétale

2. Croissance 3. Type sol supporté 4. Climat

5. Précipitation annuelle 6. Hauteur maximale

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Chapitre 3 : Résultats et discussion

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Chapitre 3 : Résultats et discussion 3.1. Résultats

Ce chapitre illustre les documents graphiques élaborés avec le logiciel de conception de plan architectural assisté par ordinateur : les plans en perspective et plan d’ensemble de toutes les composantes ainsi que de celle qui permettra à l’aménagement paysager d’assurer sa fonction de séquestration de carbone en milieu urbain. Il présente explicitement les différentes fonctions et caractéristiques de l’ouvrage ainsi le coût estimatif de sa réalisation.

3.1.1. Présentation de la situation et des caractéristiques du site 3.1.1.1. Plan de situation

La zone d’implantation de l’ouvrage d’aménagement dont le plan sera proposé, appelée Bassin N5 autrefois et aujourd’hui Bassin AA prend son origines du dalot (limite Ouest) situé plus ou moins en face de la station de Gbèdégbé et sur la voie pavée dont la direction Sud- Ouest oriente vers le carrefour Adjaha et celle Nord-Est vers Houéyiho. Le site longe et couvre l’arrière du marché de Gbèdégbé, du siège de treizième arrondissement de la commune de Cotonou, l’église Saint Louis de Gbèdégbé et les habitations se situant au Sud de la voie pavé précédemment indiquée pour rejoindre la voie ferrées de Houéyiho qui constitue sa limite Est de l’emplacement (Voir figure 7 et 8).

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Figure 7.Plan de situation de la zone d’implantation du projet

Figure 8.Image satellitaire situant l’espace à aménager

Réalisé avec Inkscape 0.92 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

Réalisé avec Inkscape 0.92 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Figure 9.Image satellitaire montrant la proximité de la zone concernée par rapport à l’aéroport

Réalisé avec Inkscape 0.92 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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3.1.1.2. Caractéristiques sommaires topographiques et géographiques du site

Les caractéristiques topographiques et géographiques que présente le site sur lequel sera réalisé le projet d’aménagement paysager urbain de type piège à carbone sont consignées dans les tableaux suivants à partir des données cartographiques de Google Map.

Tableau II.Caractéristiques topographiques de la zone à aménager

Caractéristiques Valeurs

Périmètre 920 m

Superficie 14 955,62 m²

Forme géométrique Quadrilatère

Dimensions (longueurs et largeurs)  Largeur 1=40 m

 Longueur 1=425 m

 Largeur 2=59 m

 Longueur 2=396 m

Le tableau III ci-après présente selon les données géographiques de Google Map 2018, les coordonnées géographiques des différents sommets de l’espace à aménager pour une parfaite orientation dans l’espace.

Tableau III.Caractéristiques géographiques de la zone à aménager Sommets Coordonnées géographiques des sommets

1 6°21'52.9"N 2°23'18.9"E

2 6°21'54.0"N 2°23'20.4"E

3 6°21'54.6"N 2°23'06.6"E

4 6°21'53.5"N 2°23'06.0"E

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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La figure 10 ci-après présente la mise en plan des données du levé topographique réalisé avec le logiciel Autocad pour illustrer l’état des lieux.

Figure 10.Présentation de la mise en plan des données du levé topographique avec Autocad

Réalisé avec Autocad par : le Cabinet ARTI BTP

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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3.1.1.3. Description de l’état actuel du site

L’emplacement à aménager est traversé dans sa longueur par trois ouvrages assainissement (des caniveaux qu’il faudra réaménager) dont deux sont situés aux extrémités et l’autre au milieu couvert par de la broussaille qui elle couvre une grande proportion du site. Ces ouvrages sont implantés en zone marécageuse, fortement inondable à cause de sa transformation en dépotoir d’ordures qui empêchent la circulation des eaux (Voir figure 11 et 12).

Figure 11.Etendue de la zone à aménager

Figure 12.Ordures couvrant la zone à aménager

Photo J. A. ACCLOMBESSI

Photo J. A. ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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3.1.2. Présentation et description des différents documents graphiques du plan d’aménagement proposé

L’ouvrage dont le plan est proposé dans cette étude est un aménagement paysager urbain de type piège, qui sera implanté sur un espace d’une superficie de 15 000m² environ avec un périmètre de 920 m. Sa fonction principale est de séquestrer le carbone présent dans l’atmosphère environnant le quartier de ville Gbèdégbé. Il est constitué de plusieurs composantes qui lui permettront non seulement d’assurer cette fonction, de purification de l’air, mais aussi de représenter un lieu de détente pour la population environnante et les usagers .Pour une description claire ces composantes sont scindées en trois (03) volets.

Les figures qui apparaitront dans les lignes qui suivent présente avec description à l’appui les différentes composantes de l’aménagement proposé.

Figure 13.Vue d’ensemble en perspective du plan d’aménagement proposé

Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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3.1.2.1. Les aménagements en perspective avec description à l’appui a. Volet assainissement

Pour permettre le drainage et l’évacuation des eaux pluviales, il est prévu dans cet aménagement des ouvrages d’assainissement afin qu’il soit utilisable à plein temps. Ces ouvrages sont notamment des caniveaux et un collecteur. Selon le plan dont la présentation va apparaitre dans les lignes qui suivent, l’aménagement proposé est traversé dans sa longueur et aux extrémités par des caniveaux pour permettre aux eaux qui arrivent des rues avoisinantes de circuler et de s’écouler sans contraintes. Le milieu de cette réalisation est traversé quant à lui par un collecteur d’eau d’une largeur de quatre mètres (4m) et d’une longueur d’environ quatre cent mètres (400m) pour éviter aux eaux entrant dans l’espace de stagner en raison du caractère marécageux de la zone. Les images suivantes illustrent clairement ces détails.

Figure 14.Vue présentant le collecteur de l'aménagement Collecteur au centre de l’ouvrage

Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Caniveau aux extrémités Caniveau aux extrémités

Figure 15.Vue présentant les caniveaux Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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b. Volet voirie

Dans le but de permettre la circulation des personnes dans l’aménagement paysager des voies seront donc aménagées pour les piétons. Ainsi l’ouvrage est traversé dans sa longueur par quatre voies pavées dont deux se situent aux extrémités de part et d’autre du collecteur et les deux autres sont entre les espaces qui seront aménagés pour recevoir les plantations d’arbre .A ces voies s’ajoutent deux ouvrages de franchissement qui permettront à l’usager de joindre les côtés se trouvant de part et d’autre du collecteur. L’ensemble de l’ouvrage est parcouru par près de deux kilomètres (02 km) de piste pavée pour les piétons. Les images ci-dessous révèlent l’aspect de ce volet.

Figure 16.Vue présentant les voies pavées à l'intérieur de l'ouvrage Voie pavée à l’intérieur de l’ouvrage

Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Voie pavée à l’intérieur de l’ouvrage

Figure 17.Vue grand format présentant la voirie Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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c. Volet paysager et détente

Le présent volet est celui qui permettra à l’ouvrage d’assurer la fonction principale pour laquelle il est initié ainsi que celle secondaire. Il est réservé dans l’aménagement des compartiments pour contenir un grand nombre d’espèces d’arbres dont celles choisie seront présentées dans le volet consacré à la présentation de la végétation. A ces compartiments s’ajoutent ceux consacrés à l’installation de l’aire de jeu des enfants et d’un centre de restauration ainsi que ceux des ouvrages divers pour la finition (toilettes, bancs publics et éclairage).

Végétation

Cette rubrique de l’étude est consacrée aux types de plantes qui seront choisies dans la réalisation de ce plan d’aménagement paysager urbain. En effet, pour permettre à l’ouvrage d’assurer sa fonction de séquestration de carbone nous avons porté le choix sur deux différentes espèces : Terminalia mantaly (Terminalia) et le Delonix regia (flamboyant). Ces espèces ont été choisies parce qu’elles possèdent plusieurs caractéristiques qui permettront la réalisation de la fonction principale de cet aménagement dans un délai relativement court. Les tableaux ci- après présents les caractéristiques de ces deux plantes.

Tableau IV. Caractéristiques Delonix regia (flamboyant)

Nom scientifique : Delonix regia

Nom vulgaire : flamboyant

Caractéristiques Présentations

Hauteur maximale arbre 5-10 m voire un peu plus (jusqu’à 18 m).

Direction croissance branches en parasol

Précipitation annuelle 700 à 1200 mm

Fourchette d’altitudes 0 - 2000 m

Fourchette de températures 14-26 °C (> 10°C)

Forme du houppier et silhouette ou port

talé à cime aplatie, en parasol (Etalement max : 9.00 m

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Aspect et type des feuilles semi-persistant vert clair, revers plus pâle, se replie durant la nuit.

Grandes feuilles plumeuses

composées, bipennées à

nombreuses paires de foliolules

Type de sols : drainé, riche, frais, mais il

supporte bien la sécheresse.

Le flamboyant accepte la plupart des sols, pas trop lourd, plutôt sec.

Type d’ensoleillement Fort ensoleillement ou lumière. Le plein soleil est exigé toute l'année.

Croissance moyenne à rapide. Jeune : jusqu’à

plus de 10 cm en 1 mois.

Climat Chaud et sec

Tableau V.Caractéristiques Terminalia mantaly

Nom scientifique : Terminalia mantaly

Caractéristiques Présentations

Hauteur maximale arbre 20 m

Direction croissance branches haut ↗

Précipitation annuelle (1300) 1500 - 1900 (2000) mm Fourchette d’altitudes 0 - 2000 m

Forme du houppier et silhouette ou port

Arbre caducifolié, de taille moyenne, de 10 m de haut et plus (jusqu’à 20 m), avec des branches horizontales en verticilles. Houppier en parasol.

L'arbre pousse vers le haut et forme des auvents distincts ou des couches de feuilles ressemblant à des

parapluies.

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Nom vulgaire : Terminalia Aspect et type des feuilles branches étagées à l’horizontale ou en cône inversé

Type de sols Sur tous types de sol, mais préfère les

sols humides et les bords des cours d’eau.

Type d’ensoleillement Plein soleil

Croissance rapide sur bons sols. L’espèce

produit rarement des semences dans les stations de haute altitude, les récoltes de semences étant alors effectuées dans les zones basses.

Climat Tropical. T. mentaly est

généralement sempervirents à des altitudes plus élevées, il est résistant à la sécheresse une fois établi (il résiste bien à la sècheresse). Source : www.worldagroforestry.org

Figure 18.Terminalia mantaly Figure 19.Delonix regia

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Les figures 20 et 21 suivantes présentes le rendu en perspective de l’aménagement paysager après positionnement de l’ensemble de la végétation qui le compose en tenant compte des deux espèces d’arbres choisies.

Figure 20.Vue globale présentant la végétation Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Figure 21.Vue présentant la végétation de l'aménagement Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Le plan proposé dispose rien que pour la végétation plus 8500 m2 de superficie sur 15000 m2.

Restaurant et aire de jeu des enfants

Dans l’objectif d’attribuer à l’ouvrage d’autres fonctions et rôles tels que permettre la détente, le plaisir et permettre aux usagers de s’y plaire beaucoup plus , il est prévu des espaces pour accueillir un restaurant et une aire de jeu pour les enfants. Le restaurant présente une superficie de 150 m2 avec une esplanade pour y installer les tables à manger et un bâtiment pour servir de centre gastronomique. L’aire de jeu occupe une superficie de près de 40 m2 et se compose de matériels de jeu. Les images suivantes illustrent clairement l’aspect de ces ouvrages ainsi que celui des bancs publics, éclairage public et des toilettes.

Figure 22.Vue présentant l'espace de restauration

Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

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Réalisé par Joël Amen ACCLOMBESSI

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Figure 23.Vue présentant l'aire de jeu pour les enfants Réalisé avec Sketchup 2016 par : Joël Amen ACCLOMBESSI

Références

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