CHAPITRE IV
APPAREILS POUR L’INSÉMINATION ARTIFICIELLE
DES REINES D’ABEILLES
V. VESELY H. RUTT’NER
Vyskumny Ustav Vcelarsl?v v Dole, p. Libcice n. Vlt., Tcheeoslovaquie.
Bundesanstalt für Bienenkunde, 4ussenstelle A. 3293 Lunz-am-See, Autriche
Le succès de l’insémination artificielle
dépend
dans unelarge
mesure de la sim-plicité
et de la sûreté de fonctionnement del’appareil
d’insémination.Tous les
manipulateurs
usuelscomportent
les élémentsprincipaux
suivants(fig. ia) :
1r. Un socle
auquel
sontfixés,
bien que restant mobiles :2
. Un
dispositif
d’immobilisation et d’anesthésie de lareine,
3
. Deux crochets d’ouverture de la chambre de
l’aiguillon,
4
. Une
seringue
à membrane àpointe
amovible enplastique
ou en verre pourl’injection
du sperme.5. Un
microscope (binoculaire) grossissant
de 6 à 20fois.6. Une
lampe
à basvoltage
donnant un faisceau lumineux dont lapuissance
est
réglable.
!. Du gaz
carbonique (C0 2 )
dans une bouteille à hautepression,
telqu’on
l’utilisedans l’industrie alimentaire.
8. Un détendeur pour abaisser la
pression
du gaz à Iou 2kg/cm 2 .
On y monterautilement 2 robinets à gaz. Le
premier
sera raccordé par untuyau
de caout-chouc à un flacon laveur contenant de l’eau - pour contrôler le volume de gaz débité -
puis
àl’appareil d’insémination ;
le second sert à la deuxième anes- thésie de la reine.g. La
plupart
desappareils
nécessitentl’emploi
d’une sondevaginale
que l’on tient à la main.Les
manipulateurs
lesplus fréquemment employés
et diverses modifications seront décritsci-après.
Ils diffèrentprincipalement
par ledispositif
de fixation et par le moded’emploi
des élémentsdésignés
ci-dessus sous les numéros i à q. ou par la mise en oeuvre d’autres matériaux.A. - APPAREIL DE MACKÈNSZ;N-ROB!RTS
L’emploi
de cet inst! ument est décrit auchapitre
V. Il est leplus simple
et leplus répandu
desappareils
d’insémination. Toutes les commandes sontsimplement glissées
dans dessupports
mobiles de manière à rester faciles à mouvoir tout en étant convenablement fixées. L e mouvement des deuxporte-crochets
et de laseringue
estlaissé au
doigté
del’opérateur.
C’est
pourquoi
cetappareil
est sanségal lorsque l’opérateur
a la main sûre oubénéficie
déjà
d’un certai i entraînement(fig. r 3 ).
I
. Fixation de la reine
Le socle
(A)
consiste en uneplaque
de fer( 7 6
X 280mm) épaisse
de 6 à 10mm, fixée à des semelles haute; . de 30mmménageant l’espace
nécessaire aupied
du micro-scope. Deux colonnes
por:e-outils
verticales en fer rond de g,5 mm de diamètre sont vissées dans cetteplaque
à une distance de 114mm d’axe en axe et à 8 mm du bord antérieur de laplaque.
1,! colonneporte-outil
degauche (B)
a une hauteur de7 6
mmau-dessus de la
plaque
etporte
le bloc(K)
du crochet ventral(J.).
La colonneporte-
outil de droite
(C)
a un!’ hauteur de go à g5 mm et sert à la fixation du crochet dorsal(M)
et de laseringue (N).
Une
réglette
de boisD)
mesurant i3 X 19 X 152 mm estpercée
de deux trousde g,5 mm
Qf ,
de manière à coulisser sur les deux colonnesporte-outils
et en est renduesolidaire par 2vis de fixat ion.
(Une
varianteremplace
laréglette
de bois par un bloc d’aluminium de z3 X 22 x6 4
mm vissé sur lesocle).
Une rainure
horizontale, longue
de 50 mm etlarge
de 5 mm, est creusée dans laréglette,
un peu à droite (Le son centre. Cette rainurepermet
defixer,
à l’aide d’unelongue
vis et d’un écrou àailettes,
le bloc de bois E(fig.
13etta)
mobile sur 2plans, qui reçoit
lelogement
de la reine. Celogement
de forme tubulaire F(fig.
13etfig. 15 )
et la reine elle-même sont
glissés
par lebas,
àgauche,
dans le trou de 9,5 mm de diamètre foré dans le bloc(E), puis placés prudemment
dans laposition
correcteà l’aide d’une vis de
réglage (M 4 ). (Il
est recommandé de monter devant cette vis deréglage
unegarniture
deprotection
encuir).
Le
logement
de la reine(fig.
13F, fig.
15A)
consiste en un tube deplexiglas.
Mesurant
6,6
mm de diamètre à l’une desextrémités,
l’ouverture se rétrécit en cônejusqu’à q.,8
mm de diamètre intérieur. A cetendroit,
laparoi
intérieure est pourvue de 3 rainureslongitudinales pratiquées
à la limequi permettront
le libre passage du gazcarbonique
lelong
de l’abdomen de la reine.Pour introduire la reine dans ce
logement
on se sert d’un tube de même diamètre(fig.
15B),
mais dont une extrémité est obturée de manière àn’y
laisserqu’une
étroite lumière.
L’extrémité du
tuyau
flexible d’arrivée de gaz est munie dubouchon,
tube deplexiglas plus petit (fig.
r3G etfig.
15C), qui s’adapte
exactement dans l’entrée dulogement
de la reine(A).
Afin que le gazpuisse s’échapper
parplusieurs issues,
l’extrémité tournée vers la tête de la reine est amincie etpercée
en croixperpendi-
culairement au creux
longitudinal.
Les blocs de fixation de la
seringue,
du crochet ventral et du crochetdorsal,
sontconstruits de la même
façon
etpermettent
de mouvoir les instruments de travail dans 3plans.
Ces blocs de bois(fig.
r3 K etfig. 1 6)
sontpercés
d’un trou de 9,5 mm de diamètrepermettant
leur fixation à la colonneporte-outil
verticale. Un trait de scie courtparallèlement
à ce creux etpénètre jusqu’à
celui-ci. Unmanipulant
unevis de serrage
(à
têtenoyée
et écrou moleté DIN4 66)
onpeut
effectuerplus
ou moins facilement unglissement
vertical ou une rotation horizontale autour de la colonneporte-outils.
Un instrument
(fig.
13L etfig. 17 )
est fixé par une vis de serrage(fig. i6 ;
dia-mètre 4,2
mm)
à chacun des 3 blocs de bois et peut tourner verticalement. Unpetit
ress >rt en
spirale ( 0 ,6
mm, 5spires)
est tendu entre l’écrou moleté(DIN 4 6 7 )
et lebloc de bois afin de procurer la tension correcte. Une vis de sûreté
pénétrant
par la face avant du bloc de boisbloque
la vis de serrage(fig. i6, 1 V I4)
etl’empêche
de tournerlibrement. Afin d’obtenir sûrement ce
résultat,
la vis de serrage(diamètre
,!,zmm)
est
aplatie
à la lime à l’er droit où elle est touchée par la vis de sûreté(M 4 ).
Les
porte-instrumerts (fig. 17 ) proprement
dits consistent en uneplaquette
detôle de o,q mm
repliée
en forme de boîte et soudée. Les dimensions sont de 13 X 17 X3 8
mm pour leporte-seringue
et de 10 X 13 X3 8
mm pour chacun desporte-crochets.
Achaque
extrémité de ces boîtes de tôle est forée une ouverture enforme de
goutte
danslaq
lelle laseringue (diamètre
8mm)
ou les tenons des crochets(diamètre 4 ,6 mm)
doive itpénétrer
aisément. Un morceau de ressort de montre estdéposé
dans lapartie
inférieure de la boîte et exerce unelégère pression
sur les ins-truments.
Attention : les fixations des 3 instruments -
seringue,
crochet ventral et cro-chet dorsal !- ainsi que celle du
logement
de la reine doivent êtreréglées
de manièreà fonctionner toutes dans le même
plan
vertical. Laseringue
et lelogement
de lareine forment un
angle é;al
à 60° parrapport
à la verticale.Le crochet ventral
(fig.
18 A etfig.
13J)
a la forme d’un tisonnier. Il sert à saisir et à écarter le dernier sternite de la reine.Le crochet dorsal
(fig.
13M etfig.
18B)
a la forme d’unepalette triangulaire.
Il doit
s’adapter
très exactement à l’anatomie de lagaine
del’aiguillon
de la reine afin que l’onpuisse
saisirl’aiguillon
et le soulever. La facilité d’introduction de lapointe
de laseringue
dans l’oviducte moyendépend
essentiellement de la forme dece crochet. Il faut se tenir
rigoureusement
aux dimensionsindiquées
à lafigure
18.La sonde
vaginale ( 1 ig.
18C)
est destinée à ouvrir la valvulevaginale
afin depermettre
l’introduction <le lapointe
de laseringue
dans l’oviducte moyen. Lapointe, longue
de i mm, est tord ie en tire-bouchon à 20-25degrés
dans le sens desaiguilles
d’une montre, ceci par
rapport
â la mainde l’opérateur.
Cette
particularité
n est pas visible sur lafigure
18 C.Tous les instruments
représentés
à lafigure
18 sont exécutés à la main avec dafil de laiton
épais
de lIT.m(US
n°22 ).
On utilise successivementlime, meule, grès doux, pâte
àpolir
rouge ;puis
onplie. Après quoi
lestiges (diamètre q.,6
mm, lon-gueur env. 100
mm)
sont soudées à lalampe.
Celles-ci doiventglisser
d’un mouve-ment aisé par les deux trous du
porte-instrument (fig. 17 ).
2. La
seringue
La
seringue (fig.
13 N etfig. 10 )
consiste en un tube(B)
àfiletage
interne 1lT 6aux deux extrémités. Le
piston plongeur (E)
est vissé dans leplus long
desfiletages.
Sa
pointe appuie
surla :ige
mobile(D) qui pénètre
dans un manchon-raccord de réduction(A) transparent
enplexiglas.
Ce manchonprésente
à son extrémité laplus épaisse
unfiletage
intérieur de 8 mm, où la membrane de caoutchouc(C,
diamètre7 mm,
épaisseur
imm)
(5tdéposée,
le reste de cette chambre filetée étantrempli
d’eau ou, de
préférence,
d une solution à o,g p. 100de chlorure de sodium(v. chap. V).
On visse alors la
pointe
dplexiglas (F).
De cettefaçon
la membrane de caoutchouc est bien serrée tandis que lelogement
de lapointe
estrempli
deliquide
sans aucuneinclusion d’air. Si l’on visse maintenant le
piston plongeur (E) plus
avant, latige
mobile
(D)
heurte la membrane(C)
et pousse leliquide
à travers lapointe (F) jus- qu’à
ce que la membrane ait atteint une tension notable. Si l’on fait tourner lepiston plongeur
enarrière,
la membrane de caoutchouc suitélastiquement
le mouvementet attire avec soi la colonne de
liquide.
Leliquide agit
enpiston
de pompe, cequi permet d’aspirer
le sperme dans lapointe (F)
ou de l’enéjecter.
La
pointe
de 1BIAcKENslm(fig.
19F’1
estfabriquée
comme suit. Dans unetige
deplexiglas
de 8 mm de diamètre on perce au tour à l’une des extrémités un trouconique
de 60° d’ouverture. A
partir
du fond de l’entonnoir obtenu on perce avec une mèchespirale
de 0,75 mm un canallong
de 25 mm.Étant
donné que leplexiglas
conduitmal la chaleur la mèche doit être refroidie avec une émulsion d’huile dans l’eau à
2 p. 100ou avec de l’eau de savon. Ce n’est
qu’à
cette conditionqu’on
obtient unesurface interne bien lisse. La mèche doit être retirée
fréquemment
pour éliminer les copeaux. Pour percer lapartie
rétrécie du canal à l’extrémité effilée de lapointe
ilconvient d’utiliser un foret
spécial,
obtenu en limant unebaguette
d’acier de dureté convenable en forme depointe longue
ettriangulaire.
La dernièrepartie
de lapointe
est
percée
à la main en faisant tourner le foretspécial
entre le pouce et l’index.Après taraudage
de labase,
lapartie
terminale amincie est amenée à ses cotes définitives au tourpuis
à la lime. Avec une lime on raccourcit lapointe jusqu’à
obtenir un diamètre intérieur du canal de o,r5 mm, mesure faite sous le
microscope
au moyen d’un micromètre oculaire. Extérieurement le diamètre de la
pointe
estlimé à 0,25 mm. Le
polissage
final de l’extrémité se fait à la main avec un peu depâte
àpolir,
le reste de lapointe
étantpoli
au cuir.Très
fragiles,
lespointes
dont lacapacité
est de 10!.1
sont vissées dans descapsules
deprotection
enplexiglas.
B. - APPAREIL DE LAIDLAW
La
caractéristique principale
de cetappareil (fig.
20 à22 )
est que les mouve- ments des instruments sont commandés par desglissières
à crémaillère à lafaçon
d’un
micromanipulateur
ou de laplatine
d’unmicroscope (dont
les élémentspeuvent
être utilisés pour la construction en variante de cet
appareil d’insémination).
Laseringue
et -pouvant pivoter
sur une articulation à bille - lelogement
de la reineavec les crochets sont
placés
sur unpied
distinct. Unavantage
est que l’onpeut
écarter latéralement la reineplacée
dans sonlogement,
parexemple pendant l’aspi-
ration du sperme. Le
logement
de la reine diffère aussi sensiblement : la reinepréala-
blement anesthésiée est immobilisée par le thorax entre deux
plaquettes métalliques capitonnées
de caoutchouc mousse et continue àbaigner
dans un courant deCO 2 .
Lelogement
de la reine estplacé
sous unangle
de r5degrés
parrapport
à laverticale,
la
seringue
sous unangle
de 30degrés
parrapport
à la verticale.Les
figures
20à 22 montrent clairement les détails del’appareil
de I,mDr,Aw. Laconfection de cet
appareil
est relativementcoûteuse,
mais le débutant se familiariseplus
vite avec sonemploi.
Laseringue
est la même que celle del’appareil
de MACKEN-S E N -RoBERTS.
C. -- MODIFICATIONS DE
L ’ APPAREIL
DE MACKENSEN-ROBERTS
1
. Seringue
d’insémination de VESEI<YLa
pointe
d’insémination est confectionnée enplexiglas (bloc
deméthacrylate
de
méthyle).
Latechnique d’alésage
et demeulage
depièces
desplus petites
dimen-sions
appliquée
icipermet
defaçonner
à volonté l’extrémité antérieure de lapointe.
C’est
pourquoi
onconfectionne,
outre lespointes coniques
selon MACKENSEX, despointes
dont l’embouchure est meulée en forme presquecylindrique
sur unelongueur
de 1,5 mm
(fig. z 3 ).
Cette extrémitécylindrique
de lapointe
facilitel’insémination,
même de très
petites
reines d’autres races. Onpeut,
en outre, introduire lapointe
dans l’oviducte moyen sans devoir recourir à la sonde
vaginale.
Cettepointe
esttoutefois
plus
coûteuse etplus fragile
que celle décrite en A.La
pointe
deseringue
pour insémination de VESELY est confectionnée au moyen de résine deméthylmétacrylate liquide, qui
se solidie d’elle-même.(Cette
résineporte en
République tchécoslovaque
le nom commercial «Dentakryl »).
Onprocède
comme suit :
La résine
liquide
est versée dans un moulecylindrique
enpapier.
Unepointe d’acier,
dont la forme et lesdimensions
sont exactement celles de l’âme de laseringue,
est
plongée
au centre du moule. La solidification de la résine s’effectue dans unechambre de
compression
et sous unepression de 4 atmosphères.
Cettepression
estexercée par du
CO 2
fourni par une bouteille àpression
munie d’un détendeur. La chambre est maintenue i lapression indiquée ;
on obtient ainsi unepolymérisation
et un refroidissement
réguliers.
Lapointe
est extraite à l’aide d’un mécanisme à vis aussitôt que la résine s’est solidifiée. Cette méthode de confectionsupprime
doncl’alésage
de l’âme.La forme extérieure de la
pointe
de laseringue
est obtenue sur un tour depréci-
sion. L’extrémité est filetée.
Enfin,
la surface de l’extrémitécylindrique
de lapointe
est meulée et
polie
au di imètreprescrit
avec unepâte
abrasive et à l’aide desdoigts.
La
seringue
fonctio me selon lesystème M A C KENSEN -R OBERTS ;
elle est cepen- dant mue par des mou! ement devis,
comme dansl’appareil
de I,aiDi,nw. Elle sedistingue
toutefois dutype
LAIDLAWpar le faitqu’elle peut
être inclinéegrâce
à undispositif
à vis(fig. z4)
La construction et 1 ! fonctionnement
peuvent
se décrire comme suit : le bloc(D)
est
glissé
et serré comn e d’habitude sur la colonneporte-outil
de droite du socle.Un
porte-douille triangiùaire (B)
entourant la douille oùglisse
laseringue (A)
estfixé au bloc à l’aide d’un ! vis
(G l G 2 )
maintenue modérément serrée par desplaquettes
<le
friction encastrées. U ie denturecorrespondant
à unepetite
roue dentée( 12 dents,
module
0 , 5 )
est fraisée 1 !téralement dans laseringue ;
lapetite
roue dentée tourne,invisible,
dans leporte-douille (B)
et son axe est mis en mouvement par la molette de commande(C).
Unpetit
ressort enspirale
estplacé
entre la molette et leporte-
douille afin de procurer la frictionrequise.
La nouveauté de c<
dispositif
réside dans la mobilité de laseringue
autour del’axe
G 1 -G 2 ,
de sorte que la valvule peut, lors del’insémination,
être écartée au moyen de lapointe
de lasering ue.
Un bras du bloc
(D
est pourvu d’une fourchette(E)
où tourne une vis moletée libre(F).
La rotation dE cette vis actionne unepetite tringle logée
defaçon
mobiledans une fente du
port!-douille triangulaire (B).
Cedispositif permet
de modifierl’angle
d’inclinaison de laseringue.
Cetangle
a la même inclinaison sur l’axe que lelogement
de la reine et !,e trouve enposition
« 13. 10 h », soit 35degrés.
Toutes lessurfaces de
glissement
sont lubrifiées à la vaseline.Lors de
l’insémination,
lapointe,
introduite par l’ouverture duvagin jusqu’à
la valvule
vaginale,
estlégèrement
basculée vers la face ventrale de la reine. Elle franchit alors la valvulevaginale
sansqu’il
faille recourir à une sonde.Les
porte-crochets
consistent en blocs de matièresynthétique
assemblables parvissage.
Leurstiges
sont actionnées à la main.Cet
appareil
estéquipé
deplusieurs logements
de reine. Les ouvertures amincies de ceslogements
ont des diamètres allant de 4,2 à4 ,8
mm et sontprévues
pour l’in- sémination de reines de diverses tailles.2
.
Confection
despointes
de verre selon Verr LAEREDéjà
avant la mise aupoint
despointes
deplexiglas
on utilisait despointes
enverre. Celles-ci
peuvent
être confectionnées avec des diamètres sensiblement inférieurs et sont moins coûteuses. Ellesprésentent
en outre unesurface lisse,
de sortequ’elles
blesseront
plus
rarement lareine,
et sontplus
faciles ànettoyer
et à désinfecter.Elles sont, par contre,
plus fragiles
et surtoutplus
difficiles à fixer à laseringue
I,mnr,Aw( 1957 )
a mis aupoint
unadaptateur
pour lespointes
en verre, pou- vant être vissé sur le corps de laseringue.
V
AN LAERE résout le
problème
de la fixation desaiguilles d’injection
en verreen utilisant une résine
époxy.
Il se sert, en outre, de cette même résine pour recou-vrir,
afin de les rendrelisses,
les crochets confectionnés de fil delaiton,
decuivre,
deplatine
ou d’acier de i mm de diamètre et pour engarnir
lescapillaires minces,
de moins de 2 mm, afin de les rendreplus
solides.On utilise des
capillaires
de verre d’un diamètre intérieur de 0,75 mm. Le dia- mètre extérieurpeut
varier entre z,5 et 5 mm, mais un diamètre de 2,5 mm estpré-
férable. Le
capillaire
est élire à la chaleur d’une résistanceélectrique
ou à la flammed’un brûleur à gaz et brisé à l’endroit où le diamètre intérieur est de
o,i8
mm. Le diamètre extérieur de lapointe
est ensuite abraséjusqu’à
0,30 mm et les arêtes de l’embouchure sont fondue et arrondies à la chaleurélectrique
ou à la flamme d’unbrûleur à alcool.
Le
capillaire
ainsi tra:.té est encollé dans unepièce
de base semblable à lapartie
filetée des
aiguilles
enmétacrylate
décrites ci-dessus. Lefiletage
estadapté
à celuide la
seringue
de MACKENSEN. La face avantprésente
unalésage
de 5 mm de dia-mètre et
profond
de 6 mm oùl’aiguille
de verre est fixée par une coulée de résineépoxy.
Dans lapartie
restante de lapièce
debase,
le canal a, tout commel’aiguille
de verre, un diamètre de o 75mm.
Le
risque
de briser lapointe
de verre est sensiblement diminué si on la rend flexible. Pour cela on la coupe en deux vers la moitié et on relie les deux morceaux au moyen d’un fintuyau de
matièreplastique (d’après
SOMMEYERetVE LTHUIS ).
3. La seringue
de TRYASKOCette
seringue
sanspiston,
de construction trèssimple
se compose d’un tubecylindrique
à l’extrémitéduquel
on a soudé uneaiguille
ordinaire pourinjections hypodermiques (fig. 25 ).
A l’autre extrémité du tube est fixé untuyau
de caoutchoucqui
est relié à unepoire
en caoutchoucqui peut
facilement être enlevée.Un
capillaire
de verre ordinaire sert depointe.
Il est fixé au moyen d’une résine dure à l’extrémité écourtée del’aiguille. I,’aiguille
vient se fixer à frottement dursur l’extrémité
conique
dutube,
exactement comme dans uneseringue hypoder-
mique
ordinaire. Lapointe
estdonc,
enfait, identique
à uneaiguille
pourinjections
avec cette seule différence que le métal est
remplacé
par uncapillaire
de verre. Celui-ci est étiré dans la flamme d’un bec Bunsen avant la fixation sur
l’aiguille jusqu’aux
cotes suivantes : diamètre extérieur o,3o mm, diamètre intérieur o,2o mm. L’extré- mité est meulée et adoucie par passage dans la flamme pour
supprimer
touteaspé-
rité.
Le
remplissage
ducapillaire
avec le sperme est obtenu paraspiration
à la boucheau moyen du tube de
caoutchouc ;
pour introduire le sperme dans les oviductes de la reine on met enplace
lapoire
de caoutchouc et on exerce unelégère pression.
La
seringue
est fixée sur un statifanalogue
à celui utilisé par MACKENSEN(fig. 2 6).
Elle
peut
êtredéplacée
au moyen de vis dans troisplans perpendiculaires,
cequi permet
d’en introduire très exactement lapointe
dans l’ouverture duvagin.
Au cours des dernières
années, plusieurs
centaines d’inséminations ont étéopérées
par V.-V. TRYASKO avec cetappareillage ; plus
de go p. 100 d’entre elles ont été réussies. Cetype
deseringue
est, sans aucundoute,
leplus simple
à cons-truire soi-même.
4
.
Logement
de la reined’a!yès
F. RUTTNERDans les
systèmes
MACKENSENetVE S E I , Y ,
lelogement
de la reine avec lareine,
le bouchon et letuyau
à gazqui pend
à celui-ci sont introduitspar-dessous
dans lebloc de retenue. Une chambre à gaz
orientable,
enplexiglas,
a été mise aupoint
pour fixer la reineplus commodément, plus
vite et avecplus
deprécision (fig.
27et2 8).
Cette chambre est formée de deux
parties
rondes C et Dqui
s’emboîtent et d’une vis E. Leporte-tube (D)
estégalement
relié au socle(fig. 27 ).
Le bouchon
(B)
pourvu d’unpied
latéral est enfoncé au moyen de deux boutons àpression
dans lapartie C,
avec la reine et lelogement (A)
de lareine, lequel peut
toujours
tourner librement. L’arrivée du gaz est assurée du même coup. Les dimen-sions de la
fig.
27se déduisent de celles dulogement (A)
de la reine :longueur
g3mm, diamètre intérieur6,6
rrm, ouverture 4,5 mm.Ce
dispositif
offre 1avantage
d’éviter de toucher à l’arrivée de gazlorsqu’on remplace
la reine et que l’onpeut
à tout moment fairepivoter
la reine et sonloge-
ment autour de son axe
longitudinal,
sans avoir àdéplacer
une vis.VPoYKE
(communication verbale)
utilise une fixation fortsimple,
maisrigide,
pour le
logement
de la reine. Il adécoupé
le bloc dulogement (fig.
i3E, fig. 1 6)
d’unemanière
quelque
peuasymétrique
lelong
del’alésage
de 9,5 mm de diamètre afin depouvoir
introduire par l’avant le tube dulogement
de la reine(fig.
r3F, fig.
r5A)
avec le
tuyau
attenant. La vis de serrage est ensuite serrée. On aavantage
à confec- tionner le bloc en métal.*
* *
Un
spécialiste qui s’inspirera
desdescriptions qui précèdent n’éprouvera
cer-tainement aucune difficulté à confectionner un
appareil
d’inséminationplus
ou moinsmodifié.
A l’intention de ceux
qui
nedisposent
d’aucunepossibilité
deconfection,
nous citons ci-dessous les firmesqui s’occupent
de la fabrication commerciale de ces appa- reils :Système
Mncx!NSE:!-RoB!RTS : la firme Dadant andSons, Inc., Hamilton,
Illi- nois6 2341 ,
U.S.A.Système
I,mD!,nw : pas de fabrication actuellement.Système
VESELY : Institut de Rechercheapicole
àDol, poste
Libcice nad Vlta-vou,