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LE TRAVAIL DE GROUPE

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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LE TRAVAIL DE GROUPE

Qu'est-ce qu'un groupe ?

Un groupe existe si le nombre d'interactions dans le groupe est supérieur au nombre de personnes, soit au moins quatre personnes.

Comment constituer un groupe ?

Un groupe travaille mieux s’il y a une affinité au sujet à traiter.

Le partage du travail :

Ce partage doit être élaboré en réunion. Il doit être équitable et réparti à tour de rôle. Pendant la séance, à chacun sa tâche et de, séances en séances, à chacun un nouveau rôle: présidence, recherche, rédaction, synthèse… etc.

L'objectif est de se rapprocher des conditions de travail du monde professionnel.

Le rôle du président est d'animer le travail durant la séance :

- Il organise des points de rendez-vous pendant la séance. Il instaure des réunions-bilans avec un tour de table systématique. Il participe, ainsi, à l'auto-évaluation du groupe.

- Il impose une échéance pour chaque tâche, afin d'éviter les recherches qui s'éternisent.

- Il peut jouer le rôle d'arbitre quand le groupe n'arrive pas à se décider. Même une mauvaise décision vaut toujours mieux qu'une indécision qui s'éternise.

- Il peut être l'interlocuteur privilégié que ce soit avec le professeur ou lors d'une intervention orale devant la classe.

Le changement de présidence peut se faire dans le dernier quart d'heure, au moment où on prévoit le travail de la séance suivante.

Quelques travers à éviter :

Le manque de concertation, chacun travaillant de son côté.

Au contraire, l'incapacité à se partager le travail, tout le monde faisant la même chose.

L'anarchie, l'incapacité à se mettre d'accord.

Le despotisme, un seul décide pour tous.

L’attentisme, chacun attend les autres.

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LES ETAPES DE LA DEMARCHE DE RECHERCHE

Etape 1 La question de départ

Etape 2 L’exploration

Etape 3 La problématique

Etape 4 La construction du modèle d’analyse

Etape 5 L’observation

Etape 6 L’analyse des informations

Etape 7 Les conclusions

D’après le Manuel de recherche en sciences sociales, Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt, Dunod

Les lectures Les entretiens

exploratoires

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LA PROBLEMATIQUE

Une définition possible

La problématique n'est pas une question figée, arrêtée. C'est un questionnement en marche, une démarche visant à progresser dans la compréhension d'une réalité et à répondre à des questions que l'on se pose sur cette réalité.

Ces questions n'appellent ni de réponse immédiate, ni de réponse de type "oui" ou "non";

elles n'aboutissent ni à des définitions ou à un catalogue, ni à un exposé ou à une description.

En revanche, ces questions exigent une réponse en forme de démonstration qui confirme ou infirme les a priori que l'on pouvait avoir sur la réalité explorée.

Concevoir une problématique se fait en trois temps.

Qu’a-t-on déjà dit sur le sujet ?

On fait d’abord le point sur le problème tel qu’il est posé par la question de départ et tel qu’il apparaît à travers les lectures et les entretiens exploratoires. Cela consiste, d’une part, à repérer et à décrire les différentes approches du problème et, d’autre part, à détecter les liens et les oppositions qui existent entre elles.

Quel angle d’attaque va-t-on choisir ?

Dans un deuxième temps, il s’agit d’inscrire son travail dans un des cadres théoriques existants. Ce choix se fait en tenant compte des convergences apparaissant entre le cadre théorique, la question de départ et les informations retirées de la phase exploratoire.

C’est à la lumière de ce cadre théorique que la question de départ prend un sens particulier et précis. Lorsque celle-ci n’a pas été bien précisée antérieurement, le choix de ce cadre théorique permet de reformuler la question de départ et de la rendre plus précise.

Sur quel concept va-t-on s’appuyer ?

Dans un troisième temps, il s’agit d’expliciter sa problématique. Pratiquement, l’opération consiste à exposer la structure conceptuelle qui fonde les propositions qu’on élabore en réponse à la question de départ et qui prendront forme définitive dans la construction.

La problématique doit être explicitée, car elle fournit le canevas théorique sur lequel va s’édifier la construction. Autrement dit, elle doit être clairement présentée parce qu’elle constitue les fondations de la recherche. Elle précède et justifie l’analyse et les hypothèses qui seront soumises à l’épreuve des faits.

D’après le Manuel de recherche en sciences sociales, Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt, Dunod

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LA BIBLIOGRAPHIE

Date :………

Sujet : ………..

Servez-vous des grilles ci-dessous pour noter les références des documents que vous avez exploités.

Usuels (dictionnaires, encyclopédies, y compris les CD-Rom)

Mot recherché Titre – Editeur – Année de publication n° vol Page

Manuels scolaires

Titre – Niveau Editeur Page

Ouvrages documentaires (y compris les CD-Rom)

Auteur(s) Titre Editeur Page

Sites Web

Auteur(s) Date de consultation Titre page d’accueil Adresse

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BIBLIOGRAPHIE : normes d’écriture

Lorsque vous effectuez un travail de recherche vous devez impérativement citer vos sources dans la bibliographie. Celle-ci permet aux personnes intéressées par votre travail de vérifier ou d'approfondir le thème. La bibliographie est établie selon les normes Z 44-005 et Z 44- 005-2.

La bibliographie est ordonnée dans l’ordre alphabétique des auteurs. S’il n’y a pas d’auteur, c’est le titre de l’ouvrage ou de l’article qui détermine sa place dans la liste. Si le nombre d'auteurs est supérieur à 3, ne citez que les 3 premiers suivis de "et al."

Voici quelques indications sur la manière de référencer les principaux types de documents auxquels vous serez confrontés. Faites attention à l'utilisation des signes de ponctuation et de l'italique.

 OUVRAGE NOM, prénom de l’auteur. Titre de l’ouvrage. Edition. Lieu d'édition : Editeur, Année de publication, Nombre de page. Collection.

Exemple :

FONTETTE, François (de). Le racisme. 5e ed. Paris : PUF, 1984, 127 p. Que sais-je ?

 ARTICLE DE PERIODIQUE NOM, prénom de l'auteur. Titre de l'article. Titre du périodique, date de publication, numéro, pagination.

Exemple :

MEYRAN, Régis. L'éthnomusicologie : du tam-tam à la techno. Sciences Humaines, novembre 2003, n° 143, p. 14-18.

 PAGE DE SITE WEB Auteur du document. Titre du document. [En ligne]. Edition. Lieu de publication : Editeur, année de publication. Disponible sur : <URL1> (date de consultation).

Exemple :

NADJI F., BOUDIA D. Guide de rédaction des références bibliographiques [en ligne].

Villeurbanne : Doc'INSA, 2001. Disponible sur : http://csidoc.insainsa-lyon.fr/docs/refbibli.html

(consulté le 15 octobre 2003).

 CEDEROM

1 * L'URL est l'adresse du site

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Auteur. Titre [Cédérom]. Lieu d'édition : Editeur, année de publication.

Exemple :

BEAUMARCHAIS Jean-Pierre (de), COUTY Daniel. Dictionnaire des œuvres littéraires de langue française [Cédérom]. Paris : Bordas, 1996.

 ENTRETIENS Si vous avez collecté des informations au cours d’entretiens, vous noterez le nom de la personne interviewée, sa fonction et éventuellement le nom de son employeur, et la date de l’entrevue.

Dans le corps de votre rapport vous indiquerez par exemple : [BENVENISTE] ou [DESCLES, 1990] suivi éventuellement du numéro de la page ou des pages concernées.

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LE DEBAT EN E.C.J.S.

L’objectif de l’Education Civique, Juridique et Sociale c’est de débattre. Cela paraît simple ! Et pourtant, le débat suppose des phases préparatoires importantes, des connaissances

fondées, des qualités de communication qui s’acquièrent et s’apprennent.

Vers une définition :

Un débat n’est pas un exposé suivi de réactions spontanées du public.

Le débat est une discussion entre des personnes qui partagent des connaissances

communes sur le sujet en question. Il fait état, autour d’un sujet précis, annoncé et travaillé, d’arguments qui s’opposent. Il est organisé et dirigé. Chaque membre est capable

d’exprimer et de justifier ses prises de position. Une prise de position bien documentée et conforme à la loi apporte une légitimité. Chacun également accepte de confronter sa pensée à celle des autres. Chacun se doit donc de respecter l’expression de l’autre, sans

complaisance ou indifférence insolente, pas plus qu’avec mépris ou violence. Même si les arguments s’opposent, il ne s’agit pas d’opposer les personnes.

En cela, le débat ne ressemble en rien à une discussion à bâtons rompus où l’on échange des avis, des impressions, sur une question sans l’avoir au préalable étudiée. Ainsi, le débat a-t-il une dimension éthique et politique. C’est une condition préalable au débat :

Dans un débat, chacun fait état d’une prise de position éclairée, c’est-à-dire informée et instruite par la réflexion. Chacun aura à cœur de chercher à convaincre son auditoire dans les limites de la légalité, garante des droits et des devoirs de tous. Le débat n’est donc possible que lorsqu’on se reconnaît mutuellement une base commune de valeurs fondées.

Mais, le débat est une prise de risques : il s’agit de prendre le risque de défendre une position mais aussi de se laisser convaincre par celles des autres. Il favorise ainsi la conquête d’une pensée personnelle insérée dans une société aux valeurs républicaines et démocratiques.

Les arguments avancés laissent chacun libre de son jugement et de ses choix. Cependant, ils nourrissent la réflexion de chacun. Le débat implique donc une façon de se comporter, une tenue, une écoute, un respect de ses interlocuteurs, une considération réciproque.

Le refus du débat est antidémocratique. Il révèle des comportements d’autoritarisme, fanatiques ou anarchiques. Cependant, tout ne se discute pas. Les fondements de la démocratie sont les Droits de l’Homme et ce socle ne se discute pas (exemple : on peut discuter pour déterminer les degrés de gravité des actes racistes, mais on ne peut pas discuter sur le racisme. Le racisme, par la loi, est condamnable et cela ne se discute pas.).

Les conditions de la mise en œuvre d’un débat : - des faits construits,

- des jugements reconnus, - des valeurs hiérarchisées,

- l’autorité et la référence de la loi - le respect des règles de la discussion…

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Un témoignage, un document, une définition, aident l’avancée du débat. Chaque point évoqué peut ainsi commencer par un « reportage » court qui permet d’avancer dans le déroulement du débat. C’est celui qui dirige le débat qui décide de ponctuer son déroulement de cette façon : reportage – distribution de la parole – synthèse du 1er aspect… puis, reportage – distribution de la parole – synthèse du 2ème aspect … etc. sachant bien qu’un débat n’est jamais clos tant il peut y avoir d’autres aspects à étudier.

Les personnes sont invitées à prendre la parole. Si d’autres veulent la prendre, ils doivent la demander. Elle sera ou non donner par celui qui dirige le débat, tout comme elle peut être interrompue, le responsable estimant que le propos est hors sujet ou non fondé. Sinon, le débat peut tourner à la cacophonie ou au pugilat.

Le débat peut concerner l’ensemble de l’assemblée. Dans ce cas, tous les membres sont capables, à partir d’arguments élaborés et fondés, d’exprimer des prises de position.

Le débat peut également se passer devant un public qui assiste à une discussion entre des experts. Un membre ou des membres du public peut (peuvent) intervenir dans ce débat à condition d’apporter au débat un éclairage significatif. Celui qui intervient doit avoir des connaissances reconnues sur le sujet dont il peut fournir les sources et les preuves et à partir desquelles il s’est construit un point de vue qu’il défend. La légitimité du point de vue sera reconnue de tous dans la mesure où ce point de vue sera bien documenté et fondé. On peut y adhérer, mais on peut également ne pas y souscrire parce qu’un autre point de vue tout aussi légitime est soutenu par quelqu’un d’autre. A partir de ces différents points de vue, chacun est amené à enrichir sa propre réflexion et la construction de sa pensée.

N.B. : L’évaluation du débat suppose une évaluation préalable de la phase préparatoire. Elle vérifie les capacités à s’informer, à choisir un point de vue et à construire une argumentation.

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L’EVALUATION DU DEBAT

CRITERES INDICATEURS

1. Le débat en tant que membre :

- accepter de présenter et d’argumenter son point de vue

- accepter la confrontation de points de vue différents

- demander la parole au moins une fois et/ou accepter de répondre à la sollicitation du responsable

- rester dans le sujet

- donner les références de ses affirmations - donner des exemples

- ne pas couper la parole

- reformuler le point de vue énoncé avant de présenter le sien

2. Le débat en tant que responsable : - présenter la problématique

- organiser le débat : ordre des reportages et des prises de paroles

- faire émerger des synthèses intermédiaires - rebondir sur d’autres pistes, d’autres

aspects du sujet (ouverture)

- inciter à des lectures (celles qui ont servi au débat et d’autres pour approfondir)…

- énoncer le sujet et la façon dont on a voulu traiter le problème

- pertinence des reportages - canaliser la parole de chacun

- éviter le hors sujet, reformuler

- relancer le débat

- accepter que le débat ne soit jamais clos

- donner au moins les références d’une lecture

« coup de cœur »

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