Dimanche 20 Janvier 2013
1ère rencontre : « S’abandonner comme un enfant », jeu de lancement de l’année 2e rencontre : « Se mettre à la suite de Jésus »
3eme rencontre : « Se convertir pour accueillir Dieu » 4eme rencontre : « Accueillir Dieu en Jésus-Christ »
5eme rencontre : "Parler à Jésus"
REFERENCES LITURGIQUES Jean 2,1-11 : Noces de Cana.
AXES ET VISEES THEOLOGIQUES
Une catéchèse de l’Eucharistie, annoncée par le pain et le vin donnés en abondance, la vie rendue, la fête du repas de noces, repas d’Alliance.
Un appel à nous laisser transformer par le Seigneur. C’est l’une des finalités de l’Eucharistie : « en apportant le pain et le vin, nous présentons à Dieu ce que nous sommes pour devenir ce qu’il est ».
Ceci nous permettra d’exprimer notre prière :
« Envoie, Seigneur, ton Esprit pour que le pain et le vin de nos vies humaines deviennent le Corps et le Sang du Christ, l’offrande de sa propre vie. »
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
CE QUE NOUS ATTENDONS DES ENFANTS On fera en sorte :
- A – Qu'ils "accueillent la Parole de Dieu" "car notre oreille et la leur ont besoin d'être façonnées par ce qu'elles écoutent." Et pour cela les enfants mémoriseront ce récit et seront capables de le raconter
Ils se familiariseront donc avec le vocabulaire Biblique : TROISIEME JOUR, NOCE, MERE, VIN, HEURE, EAU, SIGNE, GLOIRE,
Dans ce récit ils découvriront des changements opérés à la demande de Dieu, des changements annonciateurs de vie.
CE2-CM : apprendre la phrase « Heureux les invités au repas du Seigneur. » et « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain et ce vin, fruits de la terre, de la vigne et du travail des hommes. Nous te le présentons, ils deviendront le pain et le vin du Royaume éternel. »
- B – Qu'ils fassent jouer, vibrer la Symphonie des Ecritures car "d'un bout à l'autre de la Bible, les textes se répondent et s'éclairent mutuellement".
entre ce récit et le sacrement de l'Eucharistie, "pour apprendre à célébrer la présence du Christ dans les Sacrements"
Thème d’Année : « Se laisser guider par Jésus sur le chemin de ma vie »
pour le Sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité. »
- C – Qu'ils habitent ce récit et pour cela :
ils en approfondiront la compréhension grâce aux activités et au questionnement-réflexion.
Ils passeront progressivement (personnellement et à leur rythme) du sens littéral (sens premier d'un terme ou d'une expression) aux sens spirituels.
- D – Qu'ils entrent en dialogue, avec le Christ, avec les autres. Et pour cela :
chacun d'entre eux cherchera le sens que peut avoir pour lui et aujourd'hui cette Parole entendue.
"Nous écoutons Dieu qui parle mais nous ne sommes pas spectateurs. Invitation nous est faite de répondre ".
Ils actualiseront la Parole de Dieu dans leur vie et l'exprimeront dans et par la prière.
Animateurs :
Sens symboliques
Le miracle de Cana est présenté comme le premier miracle de Jésus, c'est dire toute son importance symbolique et sa portée spirituelle. Les auteurs de cet évangile, que la tradition chrétienne attribue à Jean, présentent Jésus comme tout puissant.
Jésus montre par ce premier miracle la générosité de Dieu, mais aussi il transforme la réjouissance humaine en noces divines. Il amène déjà par cet acte le don de son corps pour sauver les humains . Ce miracle se veut symbole d'alliance entre Dieu et les humains. Il fait allusion ainsi la célèbre arche dont parle l'Ancien Testament.
Marie Noëlle Thabut
Il faut nous habituer à la manière d'écrire de Jean l'évangéliste ! C'est entre les lignes que les choses importantes sont dites ! Pour lui, ce premier « signe » (comme il dit) de Jésus à Cana est très important : il évoque à lui tout seul le grand mystère du projet de Dieu sur l’humanité, mystère de Création, mystère d’Alliance, mystère de Noces. Ce que nous appelons le Prologue, chez Jean, c’est-à-dire le tout début de son premier chapitre, était une grande méditation sur ce mystère ; le texte qui nous rapporte le miracle de Cana est exactement la même méditation, mais sur le mode du récit, cette fois. Comme si ces deux textes, au début de l’évangile, devaient nous introduire à la compréhension de tout ce qui va suivre. Je vous propose donc de lire le récit des noces de Cana à la lumière du Prologue.
Qu’y a-t-il eu entre les deux ? Des événements qui composent ce que l’on appelle la « semaine inaugurale » de la vie publique de Jésus. Elle commence auprès de Jean-Baptiste au bord du Jourdain où des Pharisiens sont venus l’interroger sur sa mission ; et déjà Jean-Baptiste
annonçait la venue de Jésus ; le lendemain, Jean-Baptiste a la joie de voir Jésus lui-même venir vers lui et il reconnaît en lui « le Fils de Dieu, celui qui baptise dans l’Esprit Saint ». Le
lendemain encore, (et c’est Jean qui donne la précision comme s’il disait « il y eut un soir, il y eut un matin »), nouvelle rencontre au bord de l’eau : cette fois, ce sont deux disciples de Jean-
Baptiste qui se détachent de son groupe pour suivre Jésus et celui-ci les invite à passer la soirée auprès de lui. Le jour suivant, Jésus part en Galilée accompagné déjà de quelques disciples. Et c’est en Galilée, trois jours plus tard, qu’a lieu le miracle de Cana : Jean commence son récit des noces de Cana en disant « le troisième jour, il y eut un mariage à Cana en Galilée » ; on est, bien sûr, tentés de faire le compte de tous ces jours depuis le début : cela donne « le septième jour » ; l’évocation d’une semaine, d’un « septième jour », dans un évangile, ce n’est
évidemment pas anodin. Le « septième jour » renvoie toujours à l’achèvement de la Création.
Comme le mot « commencement », d’ailleurs, que l’évangéliste emploie à la fin de son récit : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. » Dans le Prologue, Jean affirmait « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement tourné vers Dieu. Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.
» Nous voici dans le cadre des sept jours de la Création. L’épisode des noces de Cana, un septième jour, lui fait donc un lointain écho : car, en réalité, à Cana, Jésus ne se contente pas de multiplier le vin, il le crée ; comme au commencement de toutes choses, le Verbe était tourné vers Dieu pour créer le monde, une nouvelle étape s’inaugure à Cana : la création nouvelle a commencé.
Et il s’agit d’une noce ! On pourrait continuer le parallèle : au sixième jour, Dieu avait achevé son oeuvre par la création du couple humain à son image ; au septième jour de la nouvelle création, Jésus participe à un repas de noces. Manière de dire que le projet créateur de Dieu est en définitive un projet d’alliance, un projet de noce. (Nous comprenons mieux alors pourquoi nous avons lu en première lecture ce texte du troisième Isaïe dans lequel Dieu disait à son peuple : je t’aime d’amour et je t’épouse ; Is 62) Les Pères de l’Eglise ne se sont pas privés de voir dans le miracle de Cana la réalisation de la promesse de Dieu : la fête des noces de Dieu avec l’humanité débute là.
C’est pour cela que le mot « Heure » chez Jean est si important : il s’agit de l’Heure où le projet de Dieu a été définitivement accompli en Jésus-Christ. C’est bien à cela que Jésus pense quand il dit à Marie : « Femme, que me veux-tu ? Mon Heure n’est pas encore venue. » Visiblement ses préoccupations sont au-delà du problème matériel du manque de vin : il ne perd pas de vue sa mission qui est d’accomplir les noces de Dieu avec l’humanité.
Mais la première phrase (« Femme, que me veux-tu ? ») reste surprenante et on a beaucoup épilogué ; en réalité, dans le texte grec, c’est « qu’y a-t-il pour toi et pour moi ? » autrement dit : « tu ne peux pas comprendre ». Jésus affronte là, seul, la grande question de sa mission : pour accomplir cette mission, concrètement, que doit-il faire ? Doit-il créer du vin ? Et ainsi manifester qu’il est le Fils de Dieu ?
On a peut-être ici, dans l’évangile de Jean, un écho du récit des Tentations dans les Evangiles synoptiques ; ce qui expliquerait, d’ailleurs, la sécheresse apparente de la phrase de Jésus à sa mère ; au désert, dans l’épisode des Tentations, la question qui s’est posée à Jésus était « qu’est-ce, au juste, être Fils de Dieu ? » et le Tentateur lui avait susurré « si tu es vraiment le Fils de Dieu, maintenant que tu as faim, ordonne que ces pierres deviennent du pain ». On remarquera une chose : quand il est seul au désert, Jésus refuse de faire les miracles que lui suggère le Tentateur, car il en serait le seul bénéficiaire. A Cana, au contraire, Jésus multiplie le vin de la fête pour la joie des convives. Ce qui revient à dire que le Fils de Dieu ne fait de miracles que pour le bonheur des hommes.
Marie Noëlle Thabut
Chez les Pères de l’Eglise (Animateurs)
"C'est parce que la grâce spirituelle avait manqué chez les hommes que le vin manqua aussi : car la maison d'Israël est la vigne de Dieu... Puisqu'aux noces du Christ et de l'Eglise, les Juifs étaient lents à venir, il a fait savoir que c'est plutôt le peuple des Païens qui s'assemblerait et viendrait en foule... Par l'eau c'est le peuple qu'il faut entendre, et par le vin, le sang du Christ.
Quand on mêle l'eau au vin dans le calice, c'est le peuple qui ne fait plus qu'un avec le Christ, c'est la foule des croyants qui se joint et s'associe à Celui en qui elle croit. Cette jonction, cette association de l'eau et du vin s'accomplit dans le calice du Seigneur d'une façon indissoluble ; par conséquent rien ne pourra séparer du Christ l'Eglise, c'est-à-dire le peuple constitué en Eglise et persévérant avec constance et fidélité dans la Foi en Celui en qui il a cru ; elle lui restera toujours attachée et l'amour fera des deux
un tout indivisible" (Cyprien de Carthage)
« Jésus prend part aux noces de Cana et change l’eau en vin, signifiant, par ce premier miracle, ma propre transformation » (saint André de Crète )
« Abreuve-toi à la coupe de l’Ancien Testament et du Nouveau, car dans les cieux, c’est le Christ que tu bois. Bois le Christ, car il est la vigne, il est le rocher qui a fait jaillir l’eau, il est la source de la vie. Bois
le Christ... » (St Ambroise de Milan dans Missel 1998)
« Marie s’adressa à l’humanité de Jésus, et Jésus répond dans sa divinité »
(St Augustin)
« Les noces sont célébrées le troisième jour, c’est-à-dire aux derniers temps de ce monde...
L’évangile précise aussi le lieu des noces : Cana de Galilée... Les invités ne se réunissent pas à Jérusalem, le repas a lieu en dehors de la Judée, dans le pays des païens... C’est l’évidence même que la synagogue des Juifs a rejeté l’époux descendu des cieux, et que l’Eglise, venue des nations païennes, l’a accueilli et avec grande joie...
Le vin manquait aux convives car la Loi n’a rien mené à sa perfection, les écrits de Moïse ne suffisaient pas à donner la joie parfaite.» (Cyrille d’Alexandrie dans Evangile de Jean expliqué par les Pères DDB p.54-55)
« Lors du festin des Juifs, le vin, c’est-à-dire la foi leur manquait... Quand le Seigneur au temps des noces, c’est-à-dire lorsque l’époux qui doit s’unir à l’Eglise dans l’allégresse pascale, a changé les eaux en vin, il préfigurait manifestement les foules des païens, qu’amènerait la grâce de son sang. Car les eaux représentent les peuples (Cf. Ap, 17-15)
(Eusèbe le Gaulois dans Thèmes et figures bibliques p.199)
« Ces jarres servaient aux purifications des Juifs : Notre-Seigneur y versa sa doctrine, pour manifester qu’il était venu selon la voie de la Loi et des prophètes, mais en vue de tout changer par son magistère,
comme l’eau devenue vin. » (St Ephrem Diatessaron 5,10)
« Le Christ est venu sur terre, non pour remplir les jarres d’eau d’un liquide capiteux, mais pour verser en leurs âmes la grâce de l’Esprit Saint...
Ce signe (de Cana) renferme tout le mystère de la Résurrection. L’eau sans valeur, incolore et froide, transformée en vin précieux, rouge, incandescent, signifie que la nature de l’homme, vile de sa condition, pâle en sa faiblesse, froide à la mort, doit être transformée pour atteindre la gloire de la Résurrection : l’éternité en constitue le prix, la grâce, les couleurs, l’esprit d’immortalité, le feu...
S’il est merveilleux de fournir aux invités un supplément de vin, il est bien plus merveilleux de restaurer aux hommes une vie qui était à son déclin. Si changer l’eau en vin est un exploit, il est autrement grand de changer les péchés en justice... J’ose affirmer que ces fameuses jarres fournissent ce breuvage capiteux, non seulement aux convives, mais à l’univers entier ; à ceci près que nous sommes encore mieux servis. De ces jarres, les convives ont tiré l’ivresse, nous, la justice, eux, une coupe de vin, nous le calice du salut. Ce qu’ils ont bu a passé, dirais-je, ce que nous avons absorbé demeure. »
« Le Seigneur changea l’humanité d’une eau ordinaire en une liqueur divine, à saveur d’éternité »
(Saint Maxime de Turin dans Migne : L’année liturgique p.64-66-70 )
« Aujourd’hui, c’est au banquet de l’Eglise que nous nous asseyons tous, car le vin est changé en sang du Christ et nous buvons tous avec une allégresse sainte glorifiant le grand époux. Car l’époux véritable, c’est le Fils de Marie. »
(Saint Romain le Mélode dans Lectionnaire de Bouchet p.91)
Chez les théologiens contemporains
La surabondance du bon vin
Alors que le miracle de Cana a été pleinement intégré dans le folklore populaire occidental, nous devons nous rendre compte que ce récit est particulièrement allusif et laisse beaucoup de questions en suspens. Ainsi, nous ne savons pas pourquoi la mère de Jésus est là. Quand elle intervient pour dire à son fils : « ils n’ont pas de vin », nous ignorons si elle présente une observation ou une requête.
Quand Jésus accomplit le miracle, il ne dit ni ne fait rien sur l’eau : il donne seulement deux ordres aux serviteurs, celui de remplir d’eau les cuves et de porter du liquide au maître du repas. C’est seulement en parlant de celui-ci que le texte nous révèle, au détour d’une phrase, que l’eau a été changée en vin.
Celui qui réagit à l’événement est encore le maître du repas, qui souligne la qualité du vin. Ce n’est cependant pas lui qui est acheminé à la foi, mais les disciples, dont le texte dit seulement qu’ils accompagnent Jésus à la noce…
Devant tous ces glissements, ce qu’il faut bien saisir, c’est que nous sommes là devant un récit typiquement johannique ; il n’a aucun parallèle réel ailleurs, il ne peut se comprendre que dans le périmètre de l’Evangile et de la théologie de Jean.
Dans ce cadre, Cana est le seul miracle où Marie est présente, le seul qui se situe à un mariage, et qui concerne le vin. Les deux questions qui nous intriguent sont bien entendu, le rôle de Marie et le symbolisme du vin. C’est l’habitude de Jean de ne jamais appeler Marie par son nom, mais d’évoquer sa maternité. Mais l’attitude de Jésus à l’égard de sa mère nous surprend : « Femme, que me veux-tu ? » Il utilisera le même vocatif pour la Samaritaine (4,21), la femme adultère (8,10) ou Marie de Magdala (20,15). Jésus ne veut pas enfermer Marie dans sa maternité physique, mais la faire accéder à un autre niveau de compréhension dans la perspective de « l’heure », c’est à dire dans la marche vers la passion et la résurrection. La mère ne doit pas cacher la femme qui doit devenir disciple pour recevoir un nouveau type de maternité dans la foi. C’est elle qui commence à orienter l’humanité vers son fils : « Faites tout ce qu’il vous dira ». A travers elle, c’est Israël qui s’ouvre à la révélation de Jésus.
L’Evangéliste prend bien soin de souligner, ici comme ailleurs (4,47 ; 11,3), que Jésus ne cède pas à la
sollicitation, il commence par donner l’impression de ne pas vouloir accéder à la demande. Or, ses interlocuteurs persistent. Alors, Jésus accomplit un geste encore plus spectaculaire que celui que l’on pouvait imaginer : il offre non seulement le vin qui manque, mais une qualité de vin supérieure. Chez les Juifs, le vin était considéré comme le sang de la vigne.
Bibliographie
Xavier LEON-DUFOUR, Lecture de l’évangile selon saint Jean, tome 1.
Rencontre –KT
.
- Raconter Jean 2,1-11 en le situant dans le contexte
- Conter de façon vivante, avec gestes, le Livre de la Bible à côté de vous pour signifier que vous n’inventez pas l’histoire.
- Coller la feuille et la relire ensemble.
- Laissez réagir les enfants sur le texte, susciter leurs questions (que vous notez), ce à quoi cela leur fait penser, leurs étonnements… Ne donnez maintenant que les réponses d’ordre géographique, historique, culturel.
Caté Primaires
Vérifier que les enfants connaissent le sens du mot « noce »
Questions
Susciter l’abord les questions chez les enfants. Ensuite, vous pouvez compléter par : - Quand ont lieu ces noces ?
- Qui était invité à ces noces ?
- Que dit Marie à Jésus, aux servants ?
- Où versent-ils l'eau ? A quoi servaient les jarres de purification ? - Combien y en avait-il ? En quelle matière étaient-elles faites ? - Que font les servants ? Que se passe-t-il ?
- Comment est le vin ? - Que dit le maître du repas ?
Activité 1 : Jeu de Cana
But de l’activité :
Faire prendre conscience aux enfants qu’à Cana Jésus n’a fait ni prestidigitation, ni ‘’magie’’, mais qu’il nous a donné un "signe" (cf. verset 11) très fort : l’eau (qui représente notre humanité) est appelée à se laisser transformer pour devenir le meilleur des vins, celui de la Nouvelle Alliance.
Nous sommes donc invités par ce texte à laisser transformer l’eau qui nous représente, à nous laisser transformer intérieurement par Jésus-Christ, comme le résume, de façon si dense, Saint André de Crète : « Jésus prend part aux noces de Cana et change l’eau en vin, signifiant,
par ce premier miracle, ma propre transformation ».
Cette ‘’transformation’’ se réalise pleinement à chaque Eucharistie où le pain et le vin que nous
apportons deviennent le Corps et le Sang du Seigneur (Cf. Axes et visées théologiques ainsi que la fiche pour les adultes). Notre vie nous fait devenir « corps du Christ » quand elle est offerte et consacrée avec le pain et le vin.
Cette activité aidera les enfants à prendre conscience du sens de nos offrandes, de notre Offrande à la messe.
Jeu de Cana
Matériel à préparer à l'avance
1. Un plan d’église en croix sur une feuille format A3. Y dessiner l'autel. Vous pouvez le
matérialiser par une boîte fermée recouverte d'un mouchoir blanc et 2 petites bougies. (voir plan ci-dessous).
2. Une petite corbeille à placer sur l’autel
3. Six pots de Yaourt en verre (ou autres) qui représentent les jarres.
4. Une douzaine minimum de papiers longs (à couper éventuellement dans du papier bloc de téléphone) sur lesquels vous inscrivez au recto (sur fond de vaguelettes d'eau, wwwwww, pour rappeler l'eau de Cana), une situation que Dieu a transformé (dans la Bible), un état qui nous aide à transformer dans notre vie (ci-dessous exemples tirés des récits étudiés et de la vie de l’enfant).
Les versos restent vierges. Placer ces petits papiers dans les jarres (2 ou 3 par jarre).
Matériel à préparer avec les enfants :
1. Enrubanner de cordelette ou entourer de papier crépon jaune pierre les 6 pots de Yaourt, pendant que les autres enfants décorent le plan A3, préparent l'autel, et dessinent les gens " invités " au repas.
2. Placer les 6 jarres sur le plan au début du dessin de la nef.
Règle du jeu
On joue à tour de rôle et par équipe de 2 pour accélérer la rotation.
" Puiser " dans une " jarre " un papier.
Le lire et inscrire au verso en quoi cet état peut être transformé par Jésus-Christ (laisser l’équipe chercher par elle-même).
Une fois rempli le verso, porter le papier de cet état transformé (cette eau transformée en bon vin) dans la petite corbeille placée sur l’autel.
Exemples :
Les enfants doivent trouver et écrire au verso ce qui est changé dans les textes, ou à changer dans leur vie.
Recto (rempli à l’avance) Verso (vierge, il sera rempli par l’enfant)
www De l’eau dans les jarres à Cana wwww Du vin à la table des époux
wwwww Il n’y a plus de vin à Cana wwwww vin meilleur et en abondance
wwwwww Bartimée est aveugle wwwwwww Bartimée voit
wwwwwww assis sur le chemin wwwwwww en route
wwwwwwww Aveuglé (Paul) wwwwwwww écailles tombent des yeux
wwwwwwww Nuit et ténèbres wwwwwwww lumière
wwwwwwwwww dispute wwwwwwwwww paix
wwwwwwww vengeance wwwwwwww pardon
wwwwwwwwww pleurs wwwwwwwwww rires
wwwwwwwwww haine wwwwwwwwww amour
wwwwwwwwww tristesse wwwwwwww joie
wwwwwwwww égoïsme wwwwwwwww Accueil des autres
wwwwwwwww dispute wwwwwwwww réconciliation
wwwwwwwww bagarre wwwwwwwww paix
wwwwwwww garder pour soi wwwwwww donner
- Activité 2 Jeu Mémory
Photocopier la feuille puis découper tous les rectangles.
En groupe, on regarde d'abord les cartes qui vont ensemble: prison/liberté, aveugle/voyant,
obscurité/lumière, tristesse/joie, solitude/communion, souffrance/apaisement, désespoir/espérance, exclusion/accueil, péchés/pardon.
On cherche dans nos vies des exemples de manque: par exemple, lorsque je souffre est-ce que je pense à me tourner vers Jésus pour lui demander sa paix? Lorsque je suis inconsolable, est-ce que je me tourne vers Jésus pour lui demander sa joie? ...
Ensuite, place au jeu!
On retourne toutes les cartes et on joue avec la règle du jeu de Mémory.
La règle du jeu de mémory:
Pour débuter la partie, déposer toutes les cartes mélangées face contre table de façon à ce que les images ne soient pas visibles.
Le premier joueur découvre 2 cartes : si elles sont identiques, il les remporte, sinon il les cache à nouveau.
C'est ensuite au joueur suivant de retourner 2 cartes et ainsi de suite... Le but étant de tenter de mémoriser l'emplacement des différentes cartes afin de retourner successivement les 2 cartes identiques formant la paire pour les remporter.
Quand le joueur remporte une paire, cela lui donne le droit de rejouer.
La partie est terminée quand toutes les paires ont été trouvées.
Le joueur qui a remporté le plus de cartes a gagné la partie.
Activité3
Réponses: Disciples, mariage, serviteur, maître, eau, cuves, Jésus, Marie, vin, manque, Cana
Activité 4 : Déjà vu quelque part ?
As-tu déjà vu cette scène quelque part ?
Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi
Activité 5 : Complète avec les phrases de l'évangile, puis colorie:
Activité 6 : De Cana à l’Eucharistie
Une image pour questionner
Des détails significatifs…
Au centre la table est mise pour le repas, avec sa belle nappe, le pain et la Lumière. Marie est là, invitée avec Jésus, à ce repas de Noces dont le récit ne nous dit pas qui sont les mariés.
Mais, comme dans l’évangile, il y manque le vin. Marie, s’en apercevant, se tourne vers Jésus pour le lui faire remarquer. Comprend-elle, alors, sa réponse ? En tous cas, elle se tourne vers les servants (le mot grec donnera le terme de diacres) pour leur dire " Tout ce qu’il vous dira, faites-le. "
Les servants obéissent à Jésus qui leur demande d’emplir jusqu’au bord six jarres de pierre qui servaient aux ablutions rituelles des Juifs. Nous les voyons s’activer autour de ces jarres qui contenaient l’eau que l’on utilisait pour se laver, selon ce que demandait la Loi juive, avant de se mettre à table. Et voilà que cette eau puisée dans ces jarres et portée au maître de repas (qui n’est pas représenté), est devenue un vin, bien meilleur que le précédent ! Mais même le maître du repas ne sait d’où il vient !
un sens à déchiffrer…
L’image nous aide à comprendre un certain nombre des questions que nous pose intentionnellement ce texte.
En ne représentant pas les mariés, elle laisse entendre que ce repas de noces, ce repas d’Alliance est beaucoup plus qu’une " noce villageoise " ! " Tout le temps que Notre Seigneur a passé en ce monde, il l’a comparé à des noces, et lui-même à l’époux ", dit saint Ephrem.
Ce qu’annoncent donc cet évangile et cette image, c’est ce que l’Eglise célèbre chaque dimanche : les noces du Christ et de l’humanité, représentée par Marie-Eglise. C’est pourquoi la table ressemble tant à un autel.
Jeu de mains
Les mains de chacun des personnages se répondent les unes aux autres. Tout part de la main droite de Jésus qui parle aux servants (les deux doigts tendus expriment la parole selon un code antique) : " Emplissez d’eau les jarres ". Avec Jésus, ce geste est aussi Bénédiction. Les servants, qui ressemblent à des enfants de chœur, obéissent ; l’un d’eux fait, de la main gauche, référence au Christ et aux Ecritures que Jésus tient. Il montre aussi, de sa main droite, les jarres et Marie. Quant à Marie, de la main gauche elle renvoie au Christ : " Faites tout ce qu’il vous dira " et sa main droite, à hauteur de la poitrine, exprime son adhésion à ce que dit son Fils et à ce qui se passe ici.
Les six jarres
La taille des six jarres traduit l’abondance d’un vin donné à profusion. Que ces jarres soient en pierre, fait mémoire de toutes ces pierres bibliques d’où jaillit la vie : pierre du rocher frappé par Moïse au désert, pierre des puits, pierre du tombeau, pierre angulaire, pierres sur lesquelles se fonde l’Eglise…
A six, les jarres traduisent une attente ; complétées à sept avec la jarre que tient le servant, elles évoquent la Création (le 7 renvoyant toujours dans la Bible aux sept jours de la Création), qui se fait grâce à l’Esprit-Saint qui domine le vitrail. Ce même Esprit est invoqué à chaque Eucharistie sur le pain et le vin pour qu’ils
deviennent Corps et Sang du Christ. Ses dons sont évoqués dans la lecture de saint Paul, faite ce même dimanche.
Un signe, qui annonce la Croix
C’est le premier signe de Jésus dans l’évangile de Jean ; il annonce le dernier qui sera celui de la Croix où Marie sera aussi présente. C’est là que coulera, du côté transpercé du Christ, le Sang de la Nouvelle Alliance. C’est pourquoi cette image a la forme d’une croix.
Avec les enfants
Recherche :
Avant de leur donner le dessin, Raconter ou lire le récit des Noces de Cana.
Leur demander d’être très attentifs aux détails parce qu’ils auront à les chercher sur une image.
Donner le dessin en faisant chercher similitudes et manques par rapport au texte.
Retrouver le dialogue de Jésus et de Marie.
Chercher tous les rapprochements qu’ils peuvent faire avec la messe, avec un mariage.
Chercher ce que signifient toutes les mains. D’où part ce jeu de mains ? Pour aboutir où ?
Questions :
Pourquoi l’Esprit-Saint est-il représenté ?
Pourquoi ce vitrail a-t-il une forme de croix ?
Caté collégiens
La catéchèse pourra se dérouler sur trois ateliers :
Atelier 1 : Cana en BD
Atelier 2 : Visuel
Atelier 3 : Scène Biblique
Atelier 1 : Atelier Cana en BD (pj)
Questions pour introduire :
Très brièvement, l'animateur invite les jeunes à dire ce qu'ils ont entendu ou repéré sans faire un discours ni une interprétation du sens à ce moment-là...
Dans le récit des Noces de Cana, quels sont les lieux, les personnes, les déplacements, les symboles mis en oeuvre ?
L’animateur relit le texte de Jean.
Les 4 tableaux du récit sont présentés dans l’ordre et chacun est invité à observer la BD.
Puis les personnages (un invité, le marié, le maître du repas, un serviteur, un disciple, Marie… on évitera Jésus) sont répartis en fonction du nombre des participants.
Pendant que l’animateur lit à nouveau le texte de Jean, chacun est invité à imaginer ce que peut ressentir son personnage : il lui donne une expression sur le visage, imagine ses paroles et les écrit dans une bulle, met de la couleur…
Echange :
L'animateur invite les jeunes à s'exprimer librement entre eux :
Que nous dit le récit d’évangile ? En quoi est-il signe pour nous ?
Questions finales personnelles .
Une petite feuille pourrait être distribuée . En outre ce feuillet peut servir de support pour écrire et favoriser l’échange avec les autres.
o Qu’est-ce qui me touche dans ce texte ? Qu’est-ce qui m’étonne ? o Dans ce que j’ai découvert de Dieu, qu’est-ce qui me rend heureux ? o Qu’est-ce qui éclaire ma vie ? Qu'est-ce qui me relève ?
o Est-ce que je me trouve conforté dans ma vie de foi ?
- Activité 2 : Atelier Visuel (icône en pj)
Atelier VISUEL à partir d’une oeuvre d’art et lecture de l’icône Question pour introduire (si c’est le premier atelier)
Très brièvement, l'animateur invite les jeunes à dire ce qu'ils ont entendu ou repéré sans faire un discours ni une interprétation du sens à ce moment-là... Dans le récit des Noces de Cana, quels sont les lieux, les personnes, les déplacements, les symboles mis en oeuvre ?
Laisser les jeunes commencer par où ils veulent et les inviter à prendre le temps de mettre en mots ce qu’ils perçoivent.
Nous voyons là une représentation du récit de Jean. L’auteur, l’artiste nous propose son interprétation. Regardons ! Que voyons-nous ?
Il ne s’agit pas de dire si on aime ou pas, il s’agit de décrire objectivement ce que l’on voit. En quoi cette représentation me parle ? Que me dit-elle du visage de Dieu ? Quel écho fait-elle au récit entendu tout à l’heure ?
Et comment chacun de nous représenterait la scène si nous voulions le faire ? - Qu’est-ce qui me touche? Qu’est-ce qui m’étonne ?
- Dans ce que j’ai découvert de Dieu, qu’est-ce qui me rend heureux ?
- Qu’est-ce qui éclaire ma vie ? Qu'est-ce qui me relève ? Est-ce que je me trouve conforté dans ma vie.
L'icône- Sainte image des Noces de Cana
Le récit des Noces de Cana figure dans l'évangile de Jean (Jean 2, 1-10).
Trois jours après la promesse faite à Nathanaël (Jn 1,50: Tu verras mieux encore"...) et sept jours après la scène de Béthanie (le témoignage de Jean :1, 28), l'évangile de Jean s'ouvre par une semaine complète, comptée presque jour après jour, et aboutissant à la manifestation de la gloire de Jésus aux noces de Cana, dans son premier miracle, son premier signe.
La liturgie fête les trois manifestations de Dieu, trois dimanches consécutifs: l'adoration des mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana .
A la demande inattendue de Marie, Jésus nous montre que Dieu agit parmi les hommes, quels qu'ils soient et même à leur insu: il anime sans cesse leur vie, jusque dans les petits détails de leur vie quotidienne. A cela s'ajoute l'intervention efficace de la vierge Marie. ( liturgie du silence p 80)
1 - Le périmètre sacré
Cette ligne rouge (du sang qui est signe de vie) , délimite un espace. Cette ligne est rouge- sang car le sang est signe de vie (lev 17). Le sang du Christ nous a sauvé et redonné vie.
A l'intérieur de cet espace réservé ou sacré vont se manifester par signes , une certaine réalité divine.
2 - Les 2 signes de l'espace sacré.
- Le fond de l'espace sacré est de 2 couleurs: or (jaune 44) et ocre terre (n° 88)
. Cet or est symbole de la lumière incréée, divine, invisible. C'est parce que le Christ est
ressuscité que l'Evangile a été proclamé au monde. Il est donc évident qu'une manifestation de
Dieu ne peut-être vue selon un regard tout humain (charnel ou idéaliste), mais seulement au travers de la lumière éblouissante de la résurrection.
. L'ocre terre est le signe de la terre sur laquelle se passe l'événement divin
- un tracé schématique d'une église entre les deux couleurs qui répond au symbolisme suivant:
le carré symbolise notre terre , le monde des hommes limité dans le temps et l'espace par les 4 cotés; le demi-cercle est le symbole du monde divin, infini.
Cercle et carré réunis sont signes de l'alliance de Dieu avec les hommes (shéma d'une église).
3 - La table
Au centre, une table est dressée, demi-cercle ouvert sur l'extérieur, avec en soubassement le rectangle que représente le pendant de la nappe : on retrouve le symbolisme de l'alliance entre le monde de Dieu et des hommes.
C'est un repas de noces: sur la table, une nappe blanche,( le blanc: symbole de la résurrection), préfigure les noces eschatologiques.
La mention du troisième jour annonce un événement qui va révèler la gloire de Dieu, comme la résurrection eut lieu le troisième jour après la mort de Jésus-Christ.
Des coupes de vin et du pain, rappel du psaume 22, 5 (" Pour moi, Seigneur, tu as dressé la table, et ma coupe me remplit de joie") préfigure le dernier repas de Jésus et le mystère eucharistique.
4 - Les tentures
Signe de la Présence de Dieu.
La couleur des tentures, rouge feu (signe de l'Esprit) bordée de bleu ( signe du Père) avec la présence de Jésus pourraient être signes du mystère trinitaire!!
5 - Le couple de mariés
Au centre, le couple revêtu de vêtements princiers blancs, symbole de la résurrection, vêtement de lumière des baptisés.
Les reflets bleus, sur leur vêtement blanc, rappellent qu' homme et femme, ils sont à l'image de Dieu mais incarnés dans le temps (reflets ocre terre).
Les mains gauches unies, les mains droites sur le coeur signifient l'intériorité du mystère de leur alliance qu'ils sont en train de célèbrer...
Leur union mystique est à la ressemblance de Dieu .
Leur alliance est signe de l'alliance de Dieu avec l'humanité.
La forme carré derrière le couple est le signe du temps, du monde d'aujourd'hui. Ce carré sur fond or préfigure le repas eschatologique dans le temps.
Le maître du banquet ou l'intendant leur apporte le vin nouveau . Le couple va communier à la coupe, source d'illumination....
On peut voir, à travers la personne de l'intendant, l'image du prêtre...
6 - Jésus
Jésus est sur le coté de la table, non pas au milieu comme quelqu'un qui préside. Jésus ne veut pas être reconnu comme un chef qui commande mais comme un serviteur. Jésus tient la même place sur l'icône du repas mystique.
Sa robe rouge-sang (n°50), nous dit son humanité:
Son manteau bleu(n°31), nous rappelle sa divinité.
On peut lire sur son nimbe le nom que Dieu révéla à Moïse: "Je Suis qui Je Suis".
" Nimbe" veut dire "nuée": c'est un signe à la fois opaque et lumineux qui manifeste la
généralement le moment de la manifestation de la gloire divine de Jésus: il s'agit le plus souvent de l'heure de la croix en tant qu'elle marque le passage dans la gloire ( 12, 23.27: 13, 1: 17, 1: 7, 30; 8, 20). Mais il peut-être question aussi, comme ici, du moment fixé par le Père pour la manifestation anticipée de sa gloire à travers des signes.
7 - Marie
A ses cotés Marie se penche vers Jésus pour lui dire: "Ils n'ont plus de vin".
Marie est revêtue du voile pourpre (n° 58) de sa gloire (qu'elle porte dès l'annonce de l'ange gabriel), car elle est la mère de Dieu.
L'appellation "Femme" qu'emploie Jésus pour s'adresser à sa mère sera repise en Jn 19, , 26, où sa signification s'éclaire comme un rappel de Gn 3, 15. 20: Marie est la nouvelle Eve, la mère des vivants.
Marie désigne Jésus de sa main gauche: "Faites tout ce qu'il vous dira" . Sa main droite, en geste d'accueil signifie son lâcher prise.
8 - Les 6 jarres d'eau, le serviteur, le convive
ces 6 jarres correspondent aux 6 dons messianiques perdus par le premier Adam et restaurés par le nouvel Adam. Les 6 dons qu'Adam avait perdus sont retrouvés aux temps
messianiques:
La robe grise du serviteur qui remplit les jarres, est un signe du doute de l'homme qui agit cependant par obéissance....
Jésus annonce, par le signe de Cana, les noces de l'agneau où les convives (ici le convive unique, habillé de vert, goûte le vin nouveau) seront les élus.
"Dans ce miracle triomphal, tu as préfiguré ta venue glorieuse"
9 - Le nom de l'icône
Toute icône Sainte image, s'achève par la marque du nom qui le concerne: "Les noces de Cana" ou" le signe de Cana". Recevoir un nom, c'est recevoir la vie (Gn2, 19).
Ainsi l'icône Saint image prend corps dans l'Eglise en recevant son identité.
Ces grands récipients qui contenaient une centaine de litres d'eau servaient aux juifs pour se laver les mains et les pieds, enlever la poussière du chemin, ce qui étaient le signe d'une purification extérieure.?
Cette réalité est renforcé par l'expression "Le troisième jour" qui dans la langue juive annonce un événement qui va révèler la gloire de Dieu.: la résurrection a lieu le troisième jour après sa mort. Cette réalité est aussi confirmée par l'expression: "mon heure n'est pas encore venue" . Le mot heure désignant généralement le moment de la manifestation de la gloire divine de Jésus: il s'agit le plus souvent de l'heure de la croix en tant qu'elle marque le passage dans la gloire ( 12, 23.27: 13, 1: 17, 1: 7, 30; 8, 20). Mais il peut-être question aussi, comme ici, du moment fixé par le Père pour la manifestation anticipée de sa gloire à travers des signes.
- Activité 3 : Scène biblique
Les noces de Cana (Jean 2 ; 1-12)
Sur la scène : une scène représentant un banquet de noces.
Sur le côté : le témoin et les conteurs.
Témoin 1 : 9 répliques Témoin 2 : 9 répliques Témoin 3 : 13 répliques Marie : 2 répliques Jésus : 3 répliques Le maître : 1 réplique
Témoin 3 : Tiens, c’est la fête ! On dirait un mariage. Ils ont l’air de bien s’amuser.
Témoin 2 : Oui, les jeunes époux sont heureux, ils viennent de se marier dans leur village de Cana. Ils ont invités leurs amis.
Témoin 1 : Regarde ! Il y a Jésus avec ses disciples, et la dame de l’autre côté, c’est sa mère Marie.
Témoin 3 : Marie aussi est invitée ?
Témoin 2 : Oui ! Elle suit toujours Jésus avec d’autres femmes.
Témoin 1 : Marie parle à Jésus ! Je me demande ce qu’elle peut bien lui dire ? Témoin 3 : Nous allons nous approcher pour entendre ses paroles, suivez-moi.
Marie (à Jésus) : Ils n’ont plus de vin !
Jésus : Femme, que veux-tu de moi ? Mon heure n’est pas encore venue.
Témoin 3 : Qu’elle réponse énigmatique ! Témoin 1 : Chut ! Écoutes, on verra après.
Marie (aux serviteurs) : Faites ce qu’il vous dira.
Jésus (aux serviteurs en désignant des jarres) : Remplissez-les d’eau ! Témoin 3 : Elles sont énormes ces jarres !
Témoin 1 : Elles contiennent chacune 100 litres d’eau, elles servent pour la purification des juifs.
Témoin 3 : Pour se laver ?
Témoin 1 : En quelque sorte, l'eau est nécessaire pour la pureté du corps et de l'esprit. Un esprit et un corps purs pour se présenter devant Dieu.
Témoin 2 : Je vois les serviteurs qui remplissent les jarres d’eau.
Les serviteurs miment cette action.
Jésus : Puisez maintenant et portez-en au maître du repas.
Témoin 3 : Ils vont servir de l’eau aux invités ! Et bien ils vont être contents ! Témoin 1 : Regarde au lieu de dire des bêtises.
Le maître du repas (s’adressant au marié) : D’habitude, on sert le bon vin en premier et
lorsque les gens ont bien bu on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant.
Témoin 3 : L’eau est devenue du vin, c’est incroyable ! Comment cela a-t-il pu se faire ? Témoin 2 : C’est le premier signe de Jésus. C’est à Cana en Galilée qu’il l’a accompli. Il
manifesta ainsi sa gloire et ses disciples crurent en lui.
Témoin 3 : Un signe, comme un miracle ?
Témoin 1 : Une chose étonnante si tu préfères. Jésus a toujours refusé de faire des prodiges pour étonner les gens, ces signes voulaient aider les gens à comprendre quelque chose d’invisible.
Témoin 2 : Le prophète Osée, longtemps avant Jésus, avait annoncé que Dieu aime son peuple comme un époux aime son épouse. Jésus en fournissant le vin des noces de Cana, manifeste qu’il est le Dieu-Epoux pour son peuple.
Témoin 3 : Je ne comprends pas !
Témoin 2 : Lors d’une noce, c’était à l’époux de fournir le vin. Jésus a donné du vin en abondance aux invités, et du vin très bon.
Témoin 3 : Oui, ils ont eu l’air de bien l’aimer !
Témoin 1 : C’est le signe que l’alliance de Dieu avec les hommes leur procurera abondance et joie.
Témoin 3 : Et quand il a dit que son heure n’est pas encore venue ?
Témoin 2 : Il évoque son dernier repas, celui qu’il prendra avec ses disciples avant de mourir.
Mais ce moment n’est pas encore venu pour lui, il a encore beaucoup de signes à accomplir.
Témoin 3 (regardant les invités quitter la noce) : Tiens la noce est finie !
Témoin 1 : Oui, Jésus, ses disciples et sa mère s’en vont aussi. Ils vont partir pour Capharnaüm. Comme je te le disais, Jésus a encore beaucoup de gens à rencontrer.
Témoin 2 : Et bien, suivons-les.
Ils sortent tous les trois.
Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana en Galilée et la mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
Or, on manqua de vin ; la Mère de Jésus lui dit : " Ils n’ont pas de vin. "
Jésus lui dit : " Femme, que me veux-tu ? Mon heure est-elle venue ? "
Sa mère dit aux servants : " Faites tout ce qu’il vous dira. "
Il y avait là six jarres de pierre destinées aux purifications des Juifs.
Elles contenaient chacune deux ou trois mesures.
Jésus dit aux servants : " Remplissez d’eau les jarres. "
Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Et il leur dit : " Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. "
Ils lui en portèrent.
Le maître du repas goûta l’eau devenue vin.
Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les servants le savaient, eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit :
" Tout le monde sert le bon vin en premier, et lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.
Mais toi tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. "
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.
C’était à Cana en Galilée.
Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
Après quoi, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils y restèrent quelques jours.
La Pâque des Juifs approchait et Jésus monta à Jérusalem.