Tes jolis p’tits dessous
Tes jolis p’tits dessous sont des logis précieux Où se cachent furtives à l’abri des jaloux De douillettes merveilles, en des étuis soyeux, Écrins charmants choisis pour les plus beaux bijoux.
Négligés de satin, gracieux déshabillés, Culottes tentatrices de brûlants péchés Nuisettes d’organza si finement brodées, Poésies de dentelles gardent tes secrets. Imprévisible amante, au gré de tes envies, Ornant tes courbes pâles de quelques couleurs,
De blanc nacré, de noir et d’écarlate aussi, Tu magnifie tes formes selon tes humeurs.
Arabesques lascives, volutes légères, Aux nuances de rêves qui vont frémissants, Sur de tendres reliefs en lignes éphémères, Sur un sein, une fesse, un petit mont troublant.
Échantillons de soie modestement taillés, Petits nids délicats joliment décorés, Un heureux sortilège vient accommoder Aussi peu de matière pour autant d’effets. Ton corps ainsi paré de ces charmes sorciers Soumet mon cœur docile et mon âme envoutée.
Devant tant de beauté, je proclame à tes pieds Que le plus bel hommage est bien de les ôter.
Et je découvre enfin ces joyaux émouvants Que tu gardais cachés, attendant patiemment, En me faisant languir pour m’offrir en présent,
Dans un feu d’artifice ce bouquet ardent.
Georges Ioannitis Tous droits réservés