• Aucun résultat trouvé

La lentille à foyer variable du Dr Cusco

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "La lentille à foyer variable du Dr Cusco"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237882

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237882

Submitted on 1 Jan 1881

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

La lentille à foyer variable du Dr Cusco

C.-M. Gariel

To cite this version:

C.-M. Gariel. La lentille à foyer variable du Dr Cusco. J. Phys. Theor. Appl., 1881, 10 (1), pp.76-79.

�10.1051/jphystap:018810010007601�. �jpa-00237882�

(2)

76

lors,

que la valeur constante de toutes ces

expressions représente précisément

celle du seul terme

M|M’ qui

leur soit commun, diffé-

rence de

potentiel

’L’raie des deux métaux en contact? Ce n’est

certainement pas là une démonstration

rigoureuse;

mais

je

crois

pourtant qu’on

doit

regarder

cette dernière

quantité

comme

donnée,

avec une

grande probabilité

, soit par les différences de

potentiel apparentes

fournies par les mesures

électroscopiques,

soit par la mesure de la force électromotrice d’un élément de

pile

à un

liquide

avant toute altération des métaux.

LA LENTILLE A FOYER VARIABLE DU Dr CUSCO;

PAR M. C.-M. GARIEL.

Depuis

que l’étude de la vision a été

entreprise

d’une manière

rationnelle,

on sait

qu’il

faut

placer

au

premier

rang,

parmi

les

propriétés qui distinguent

l’oeil des autres instruments

d’optique

propres à donner des

images réelles,

celle que l’on

désigne

sous le

nom

d’accommodation,

et

qui,

par des modifications dans les courbures de la lentille

cristallinienne,

amène des

changements

notables dans la

grandeur

de la distance focale et

permet,

entre certaines

limites,

de maintenir sur la rétine les

images

nettes d’ob-

jets

dont la distance à l’0153il vient à varier. On sait que cet

effet,

dont nous n’avons pas à rechercher ici les conditions

physiolo- gicjues,

est du à une déformation du cristallin

qui

amène une

légère augmentation

de courbure de la face

antérieure,

ainsi

qu’un dépla-

cement et une

augmentation

de courbure notable de la face

posté- rieure. Jusque présent,

on n’était pas arrivé à construire des len- tilles subissant des déformations

analogues

et donnant

naissance,

par

conséquent,

aux mêmes effets. M. le Dl

Cusco, chirurgien

de

l’Hôtel-Dieu, à Paris,

est parvenu, dès

1879 (1),

à obtenir une len-

tille à distance focale variable

qu’il

a,

depuis

cette

époque,

étudiée

et

perfectionnée.

La lentille du Dr Cusco utilise l’élasticité du verre et, en

parti-

(1) L’Académie de Médecine, mars 1879.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018810010007601

(3)

77

culier,

ce fait

qu’une

lame de verre

appuyée

à ses extrémités et

supportant

en tous ses

points

une

pression

uniforme

prend

une

courbure

régulière qui,

pour des flexions

limitées,

ne s’écarte pas

beaucoup

d’une courbure circulaire.

L’appareil

consiste essentiellement en un tambour

métallique,

de forme

cylindrique,

fermé à ses deux bases par deux lames de

verre choisies

parmi

les

plus régulières

et maintenues contre les

parois

latérales par une fermeture

étanche,

à l’aide de caoutchouc.

L’intérieur du tambour

peut

être isolé à l’aide d’une tubulure munie d’un

robinet;

sur cette tubulure on

place

un tube

qui

apportera

les variations de

pression

et

qui,

d’autre

part,

met

l’ap- pareil

en communication avec un manomètre à eau ou à mercure, suivant le

degré

d’exactitude que l’on veut atteindre dans les me- sures. La

pression

est

produite

par l’action d’une

poire

en caout-

chouc contenant aussi de l’eau et

qu’il

suffit de presser pour obtenir

une variation notable : on

peut

d’ailleurs combiner la

pression plus

ou moins forte obtenue directement ainsi avec celle

qui

résulte

des

déplacements

verticaux de la

poire,

et, par

suite,

on

peut expé-

rimenter dans des limites assez étendues.

Lorsque

l’on veut se servir de cet

instrument,

on le

remplit

entièrement d’eau ou d’un

liquide transparent,

que l’on introduit par une ouverture

spéciale

que l’on ferme ensuite

hermétiquement.

Si le

liquide

n’est alors soumis à aucune

pression,

les lames restent

planes

et

l’appareil

constitue une lnasse

réfringente

à faces

paral-

lèles ;

on est assuré que cette condition est

remplie lorsque,

dans

le manomètre à eau, le niveau du

liquide

est à la hauteur du centre

de la lentille. On

peut

alors vérifier facilement que le

système

ne

produit

aucune action

convergente

ou

divergente,

en s’assurant

que,

placé

devant une

lentille,

il ne modifie pas sa distance focale.

Si l’on exerce alors une

pression

sur le

liquide,

même

faible,

le verre, en vertu de son

élasticité,

cède

quelque

peu, et d’au tan t

plus

facilement que l’on considère des

points plus éloignés

de la

périphérie,

de telle sorte que les deux lames deviennent courbes.

Si ces lames ont la même élasticité dans tous les sens, les surfaces obtenues sont de

révolution,

et

si,

ce

qui

arrive en

général,

les

lames ont la même

épaisseur,

les deux courbures sont

égales :

on

a donc une lentille biconvexe

analogue,

comme

for me,

à celles

du’on emploie

le

plus

souvent. On

pourrait évidemment,

si cela

(4)

78

présentait quelque intérêt

avoir une lentille à courbures

inégales.

en mettant sur une des faces un verre

plus épais

que sur l’autre.

L’efl’et de la

pression

se manifeste nettement, par

exemple

de

la lnanière suivante.

Avant

obtenu une

image

réelle sur un écran

à l’aide d’une lentille convergente devant

laquelle

on

place l’appa-

reil de 1B1.

Cusco,

si l’on vient à exercer une

pression

à l’in-

térieur de

celui-ci, l’image

se trouble

immédiatement,

et, pour l’obtenir nette à nouveau, il faut

rapprocher l’écran,

ce

qui

prouve que le

système optique

est devenu

plus

convergent. On

peut d’ailleurs,

en

augmentant

encore la

pression,

diminuer la distance

focale;

il y a

cependant

une limite

qu’il

ne faut pas

dépasser,

car

les lames se briseraient : cette

limite, naturellement, dépend

de la

nature et de

l’épaisseur

du verre.

On

peut

obtenir des effets

opposés

avec cet

appareil.

Rame-

nons, en

effet,

la

pression

intérieure à être

nulle,

comme nous

l’avons dit tout à

l’heure, puis

diminuons-la encore en abaissant le niveau du

liquide

dans le réservoir au-dessous de sa

position prilnitive :

à la hauteur de la

lentille,

la

pression atmosphérique

extérieure sera

plus

considérable due la

pression intérieure,

et, par

suite,

les lames se courberont vers

l’intérieur,

constituant alors une lentille

divergente

biconcave.

L’appareil,

tel que nous venons de le

décrire, peut

être

employé

très

avantageusement

pour

expliquer expérimentalement

la théorie

de la vision en ce

qui

touche à

l’accommodation ;

il

permet

aussi facilement de montrer les variations

que subissent,

dans l’accom-

modation,

les

images

de

Sanson, images produites

par réflexion

sur les deux surfaces de la lentille. Mais il

peut

être utilisé d’une manière

plus précise

et servir à des mesures; à cet

effet,

il faut

qu’il

soit

gradué,

c’est-à-dire que l’on

puisse,

pour un état

quel-

conque, déterminer la distance focale ou mieux la

puissance

en

dioptries d’après

la

pression

lue sur le manomètre.

Pour atteindre ce

résultat,

1B1. Cusco

emploie

la méthode

géné-

rale utilisée dans les

photomètres :

chercher me

disposition

telle

que l’on obtienne une

image

réelle

égale

à

l’objet.

On sait alors que

l’image

et

l’objet

sont situés de

part

et d’autre à la méme distance de la lentille et au double de la distance focale.

Seulement,

comme

la lentille variable m’a pas une

grande puissance

et que son

foyer

est

toujours

assez

loin,

on y

adjoint

une lentille connue et l’ol

(5)

79 cherche la

puissance

du

système complexe.

Comme on sait que la

puissance

en

dioptries

d’un

système

de deux lentilles au contact est la sonme

algébrique

des

puissances

des deux

lentilles,

on déduit

facilement la

puissance

de la lentille

variable,

et par suite sa dis-

tance

focale,

en fonction de la

pression.

On construit ainsi une

Table

numérique

ou un Tableau

graphique qui

servira dans toutes

les

expériences

de mesure,.

Nous ne pouions

indiquer

ici toutes les

applications

dont est

susceptible 1 appareil

du D’

Cusco,

et nous deions nous borner à

signaler

les

principales.

On

comprend,

par

exemple, qu’il permettra

très facilement de déterminer la

puissance

d’une lenti lle donnée

en détruisant, exactement l’effet

du’elle produit :

ce

procédé

sera

plus précis

et sans doute

plus rapide

que celui

qui

consiste à en1-

ployer

successivement des verres difl’érents et connus.

La lentille à

foyer variable, remplie

de

liquide

de

réfringence convenable,

pourra

également

être utilisée pour achromatiser une

lentille donnée et

remplir,

dans ce cas, le même rôle que fait le

prisme

à

angle

variable pour l’acliromauisme des

prismes.

Mais c’est surtout au

point

de vue de la

physiologie

de la vision que cet

appareil paraît appelé

à rendre des

services,

et c’est dans ce

but que les lentilles sont souv ent

accouplées

de nxanière

qLl’ll

v

en ait une devant

chaque

0153il. On

comprend,

sans que nous

puis-

sions insister

ici,

que,

grâce

à la variation immédiate de

puissance,

il soit

possible

de suivre l’accommodation dans toutes ses modifi-

cations ;

que, en

particulier,

il sera facile d’exécuter des recherches

sur la durée de ce

phénomène,

etc. Ce sont là des

questions spé-

ciales

qu’il

nous suffisait de

signaler rapidement.

Ajoutons,

pour

terminer,

que M. le Dr Cusco se propose

d’appli-

quer la même idée à la construction d’un miroir courbe dont on

pourra faire varier la courbure entre certaines limites dans un sens

ou dans l’autre : il suffira

d’argenter

la surface antérieure de l’ul1e des lames de verre.

SUR LA CORRECTION DU REFROIDISSEMENT EN

CALORIMÉTRIE;

PAR M. BERTHELOT.

J’ai

publié

dans ce Recueil

(t. 11,

p.

345; 1873)

un

exposé

his-

torique

des

principales

méthodes usitées

pour é, alucr

cette correc-

Références

Documents relatifs

Par conséquent, lorsque la source est étendue dans la direction y , la figure sur l’écran s’étend de même mais le système de franges n’est pas altéré.. Dans la limite où

On désire utiliser cette lentille pour former une image AʼBʼ réelle d'un objet AB réel ; cela correspond par exemple à la projection d'une diapositive sur un

[r]

Une lentille à bords minces transforme un faisceau de rayons parallèles à l'axe optique en un faisceau de rayons convergeant vers le point F' de l'axe appelé foyer

Les lentilles convergentes font converger les faisceaux de lumière parallèle (qui semble provenir d'un point situé à l'infini). Si la lumière arrive sous forme de faisceaux

Un objet AB de 3,0 cm de hauteur se situe 60 mm devant une lentille convergente de distance focale f ' =2,5 cm.. Donner la valeur algébrique de

La distance entre l’objet et le centre de la lentille dans ce cas particulier, est égale à la distance focale.. Elle est égale à (f’ est exprimée en mètre) Classer

Originaire d’Amérique tempérée et subtropicale (Nord et Sud), la Lentille d’eau minuscule aurait été récoltée pour la première fois en France en 1950 dans la région de