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SCE ou SAE

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Régression linéaire

(2)

Plan

„

Objectifs de la régression linéaire

„

Lien avec la corrélation

„

Régression à 2 variables ; à « p » variables

„

Équations normales (sous forme matricielle);

„

Somme des carrés

„

Tests

„

Résidus

„

Amélioration d’un modèle

„

Exemples

(3)

Objectifs de la régression linéaire

-Décrire le lien linéaire existant entre des variables contrôlées (X) et une variable réponse (Y)

-Prédire la réponse Y en fonction de valeurs contrôlées X

-Par extension, aussi couvrir le cas où X est une v. aléatoire non

contrôlée

(4)

Lien avec la corrélation

Corrélation : mesure l’intensité du lien linéaire => Est-ce que les

points sont plus ou moins sur une droite dans un diagramme Y vs X ?

Régression : fournit l’équation de la droite s’ajustant le mieux (dans

un certain sens) aux points

(5)

-3 -2 -1 0 1 2 3 -3

-2 -1 0 1 2 3

r=0.5 A

-3 -2 -1 0 1 2 3

-3 -2 -1 0 1 2 3

r=-0.9 B

0 5 10 15 20

0 5 10 15 20

r=0.8

C

-3 -2 -1 0 1 2 3

10 11 12 13 14 15 16

r=0.0

D

r=0 r=0.8

r=0.5 r=-0.9

Absence de corrélation

Absence de lien X et Y Forte corrélation

Lien fort

(6)

Équations normales sous-forme matricielle

Le modèle : Y

i

= b*X

i

+ e

i

=> Y=Xb+e

Le modèle : Y

i

= b

0

+ b

1

*X

i

+ e

i

=> Y=Xb+e

Le modèle : Y

i

= b

0

+ b

1

*X

i,1

+ b

2

*X

i,2

+…+ b

p-1

*X

i,p-1

+ e

i

=> Y=Xb+e

=> Tous les modèles ont la même forme en écriture matricielle !

(7)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 + 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

= 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

e . . . e

e

b . b

b b

. X X .

1 X

. .

. . .

.

. .

. . .

.

. .

. . .

.

. X X .

1 X

. X X .

1 X

Y . . . Y

Y

n 2 1

p 2 1 0

np 2

n 1

n

2p 22

21

1p 12

11

n 2 1

Xb Y

Yˆ Y

e

Xb Yˆ

e Xb

Y

=

=

=>

=

+

=

(8)

On veut minimiser la somme des carrés des erreurs (SCE)

SCE = e’e = (Y-Xb)’(Y-Xb)

SCE = Y Y Y Xb b X Y b X Xb ' − ' − ' ' + ' '

δ δ

SCE = =

b 0 (X X)b - X Y ′ ′

b = (X X ) X Y ′ -1

(9)

Exemple (modèle avec constante)

On a 2 observations : (X

1,

Y

1

) = (1,1.5), (X

2,

Y

2

) = (2, 2)

 

 

= 

2 1

1 X 1

 

 

=  2

5 . Y 1

 

 

= 

5 3

3 X 2

'

X ( )

 

= −

2 3

3 X 5

'

X 1

 

 

= 

5 . 5

5 . Y 3

'

X ( )

 

= 

=

5 . 0 Y 1

' X X

' X

b

1

On retrouve l’équation de la droite passant par les 2 points

 

 

= 

 

 

= 

= 0

e 0 2 ;

5 . Xb 1

(10)

Exemple (modèle sans constante)

On a 2 observations : (X

1,

Y

1

) = (1,1.5), (X

2,

Y

2

) = (2, 2)

 

 

=  2 X 1

 

 

=  2

5 . Y 1

( X ' X )

1

= 1 / 5

5 X '

X =

( X ' X ) X ' Y 5 . 5 / 5 1 . 1

b =

1

= =

5 . 5 Y '

X =

La somme des résidus ne donne pas 0 car modèle sans constante

 

 

= −

 

 

= 

= 0 . 2

4 . e 0

2 ; . 2

1 . Xb 1

(11)

Modèle sans constante

0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

SCE et SAE en fonction de b

b

SCE ou SAE

SCE SAE

(12)

Partition en somme des carrés

(modèle avec constante)

Nom Sigle d.l. Remarques

S.c. totale SCT Y'Y Σyi2 n

S.c. totale corrigée pour la moyenne

SCTm (Y-Ym)'(Y-Ym) Σ(yi-ym)2 n-1

SCT=SCTm+SCM SCM ⊥ SCTm

S.c. de la régression SCR Yp'Yp Σypi2 p+1

SCR=SCRm+SCM SCM ⊥ SCRm

e'e SCT=SCR+SCE (Y-Yp)'(Y-Yp) SCTm=SCRm+SCE

SCE ⊥ SCR SCE ⊥ SCRm

Définition

S.c.de la moyenne SCM Ym'Ym nym2 1

S.c. de la régression sans la moyenne

SCRm (Yp-Ym)'(Yp-Ym) Σ(ypi-ym)2 p

S.c. erreur SCE Σei2 n-(p+1)

(13)

Autre forme pour les sommes de carrés

Y’(I-M)Y e’e

SCE

Y’(M-11’/n)Y (Y

p

-Y

m

)’(Y

p

-Y

m

)

SCR

m

Y’MY Y

p

’Y

p

SCR

Y’(I -11’/n)Y (Y-Y

m

)’(Y-Y

m

)

SCT

m

Y’(11’/n)Y Y

m

’Y

m

SCM

Y’IY Y’Y

SCT

Forme

« idempotente » Forme

classique Somme des

carrés

M=X(X’X)

-1

X’

(14)

Matrice idempotente : Matrice de projection

-Toutes les quantités (Y, Y

m

, Y

p

, e) sont donc des projections du vecteur Y

-Toutes les sommes des carrés sont les longueurs au carré de ces

projections

(15)

Géométrie des moindres carrés

(modèle avec constante)

Y

R

p+1

1

X

Y

p

e

Y

m

Les degrés de liberté associés aux sommes des carrés

correspondent à la dimension de l’espace de projection

R

n

(16)

Tests en régression

Toutes les sommes de carrés: forme Y’AY où A est symétrique et idempotente

Y=Xβ +

ε

avec

ε ~

N(0,σ2)

⇒Y

~

N(X β,σ2)

⇒Y/ σ

~

N(X β/ σ,1)

⇒(Y / σ

)

2

~

χ21,δ (Si Z~ N(0,1) alors Z2 ~ χ21)

⇒Y’ I Y / σ2

~

χ2n,δ (Somme de « n » χ21 ind est χ2n)

Par extension, Y’AY/ σ2

~

χ2rang(A),δ(A)

(17)

σ2

est inconnue => prendre le rapport de 2 sommes des carrés La distribution de (

χ2n1

/n1) / (

χ2n2

/n2) est une loi F

n1,n2

si:

- les variables sont indépendantes

(=> les vecteurs associés sont orthogonaux => AB=0, où A et B sont les matrices idempotentes associées aux projections)

- le paramètre de non-centralité

δ

= 0 pour chaque

χ2

C’est le cas pour SCE. Pour les autres SC, ce sera le cas sous l’hypothèse H0 du test

(18)

(Digression : quelques exemples de distributions )

0 1 2 3 4 5

χ12

-3 -2 -1 0 1 2 3

N(0,1)

0 5 10 15 20

χ52

0 1 2 3 4 5

F5,30=(χ52/5) / (χ302 /30)

(19)

Y R

n

R

p+1

1

X Y

p

e

Y

m

e

1, X, Y

m,

, Y

p

, (Y

p

- Y

m

)

e ~ N(0, (I-M)

σ2

) => SCE/

σ2

~

χ2n-(p+1)

Y

p

~ N(X

β,

M

σ2

) => SCR/

σ2

~

χ2(p+1)

avec

δ

= Y’MY/

σ2

=

β’X’X β/ σ2

Sous H

0

:

β=0 => δ

= 0 =>

) 1 p ( n , 1

F

p

) ~ 1 p ( n

SCE 1

p SCR

+

+

+

Test peu utile

+

(20)

e

(Y

p

- Y

m

)

Sous H

0

:

β=0 (sauf β0) => E[

(Y

p

- Y

m

)]=0 =>

δ

= 0

) 1 p ( n ,

m

~ F

p

) 1 p ( n

SCE p

SCR − +

+

Permet de tester si la régression est significative

Si le modèle est sans constante

p n ,

F

p

p ~ n SCE p

SCR

(21)

Généralisation des tests :

modèle complet vs modèle réduit

Y

R

p+1

X

r

X

c-r

Y

p,c

e

Y

p,r

R

n

e

(Y

p,c

- Y

p,r

)

Sous H

0

:

Les paramètres

ajoutés pour passer du modèle réduit au modèle complet sont tous nuls

=> E[

(Y

p,c

- Y

p,r

)]=0 =>

δ

= 0

c n , r r c

c

~ F

c n SCE )

r c (

SCR

SCR − −

où c: nombre de paramètres dans le modèle complet (incluant la constante s’il y a lieu)

(22)

Exemples de tests

On a 10 observations d’une variable Y et de 3 variables X.

Modèle : Y =

β0 + β1X1 + β2X2 + β3X3 +

ε avec ε ~

N(0, σ2)

On trouve: b0 = -7.45, b1=2.06, b2=2.15, b3=-1.57 On obtient la table « anova » suivante:

3 58771

SCRm

6 1898

SCE

d.liberté

SC

Les variables X expliquent-elles Y?

H0 : β1= β2= β3 = 0

Fcalculé=(58771 / 3) / (1898 / 6) = 61.9

> Ftable= F3,6; 0.05 = 4.76

=> La régression est significative

(23)

Lorsque l’on effectue la régression seulement avec X

1

et X

2

, on obtient : SCE= 14249 (d.l.=7) et SCR

m

= 46420 (d.l.=2)

Vaut-il la peine d’inclure la variable X3 ? H0 : β3 = 0

Fcalculé=[(58771-46420) / (3-2)] / (1898 / 6) = 39.04

¾Ftable= F1,6; 0.05 = 5.99

=> Oui, X3 améliore significativement la régression.

Noter que c’est SCEc et non SCEr qui apparaît au

dénominateur

(24)

Peut-on considérer que β1= β2 ?

On définit les modèles réduit et complet suivants:

Modèle réduit :

Y =

β0 + β1 (X1 + X2) + β3X3 +

ε

Modèle complet :

Y =

β0 + β1 (X1 + X2) +(β2- β1)X2+ β3X3 +

ε

On obtient : SCEr = 1916.5 (d.l.=7), SCEc=1898 (d.l.=6) H0 : β2- β1 = 0

Fcalculé=[(1916.5-1898) / (7-6)] / (1898 / 6) = 0.06

< Ftable= F1,6; 0.05 = 5.99

⇒On ne peut rejeter l’hypothèse que β1= β2

(25)

On dispose d’un modèle théorique pour ce problème:

Y = 20 + 2X1 + 2.3X2 - 2X3 + ε

Nos données s’écartent-elles significativement de ce modèle ? Méthode: on calcule le Ythéorique= 20 + 2X1 + 2.3X2 - 2X3

On calcule Yobservé–Ythéorique= ε

Si nos données sont compatibles avec le modèle théorique, la régression de Yobservé–Ythéorique sur X1 X2 X3 et « cte » devrait être non-significative

On obtient : SCR = 2334.1 (d.l.=4), SCE=1898 (d.l.=6) H0 : β0= 20, β1= 2,β2= 2.3, β3 = -2

Fcalculé= (2334.1/4) / (1898 / 6) = 1.84

< Ftable= F4,6; 0.05 = 4.53

⇒Les données ne s’écartent pas significativement du modèle théorique

(26)

Parmi les 10 données 6 proviennent du laboratoire A et 4 du laboratoire B.

Y-a-t-il un « effet laboratoire » sur les données ?

Permettre un modèle différent pour chaque laboratoire et tester s’ils sont significativement différents (modèle complet vs modèle réduit)

Modèle réduit:

Y =

β0 + β1X1 + β2X2+ β3X3 +

ε

Modèle complet:

Y =

β0 + β1X1 + β2X2+ β3X3 + β5I + β6IX1 + β7IX2+ β8IX3 +

ε

où I est une variable indicatrice indiquant la provenance de la donnée (0 si A, 1 si B)

On obtient SCEr=1898 (d.l.=6) SCEc= 390.8 (d.l.=2) H0 : β5= 0, β6= 0, β7= 0, β8 = 0

Fcalculé= [(1898-390.8)/(6-2)] / (390.8 / 2) = 1.93 < Ftable= F4,2; 0.05 = 19.2 Les données n’indiquent pas « d’effet laboratoire »

(27)

Distributions et intervalles de confiance

Des équations normales découle:

Var(b)=

σ2

(X’X)

-1

Var(Y

p,i

)= Var(x

i

b)=

σ2

( x

i

(X’X)

-1

x

i

’) Var(Y

i

–Y

p,i

)=

σ2

(1+ x

i

(X’X)

-1

x

i

’)

Pour construire les intervalles de confiance

σ2 inconnue => prendre SCE / (d.l. de SCE)

=> loi normale -> Student avec d.l. de SCE

Note : la plupart des logiciels donnent l’écart-type de b (obtenu de σ2 (X’X)-1) et la statistique « t » correspondante. Cette approche est strictement équivalente au test d’ajout d’une seule variable. Si plus d’une variable montre un « t » non-significatif, on ne peut conclure que l’ajout simultané de ces variables est non-significatif. Seul le test d’ajout

(28)

Exemple d’intervalle de confiance

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

0 50 100 150 200 250 300 350 400

x y

Intervalles de confiance (95%)

Intervalle pour (Yi-Ypi) Intervalle pour Ypi

(29)

Coefficient de détermination

Proportion de la variation de Y expliquée par le modèle.

Modèle avec constante:

R

2

= SCR

m

/SCT

m

(0

R

2

1) Modèle sans constante :

R

2

= 1- SCE/SCT

m

(R

2

1;

peut être négatif

)

Note :

ƒ en ajoutant une variable R2 ne peut pas décroître

ƒ si le nombre de paramètres = n => R2 = 1 peu importe la valeur des

(30)

Examen des résidus

Étape très importante pour :

ƒ

juger de la validité d’un modèle

ƒ

identiifer des améliorations possibles

ƒ

détecter des données « particulières »

Si toutes les hypothèses sont vérifiées les résidus devraient avoir les caractéristiques suivantes:

ƒ distribution normale (globalement)

ƒ répartition symétrique autour de Yp,i

ƒ absence d’ autocorrélation entre les résidus lorsque triés selon X ou Yp,i ou toute autre variable d’intérêt (e.g. temps, provenance, etc.)

Note importante : Cov(e,Y) = σ2(I-M) et e’Y=SCE

(31)

0 e

Patron attendu

Xi , Yp, variables externes

0 e

Xi , Yp, variables externes

Patron en arche, inclure des monômes (e.g. x0.5, x2, etc)

(32)

Patron en éventail indique hétéroscédasticité des résidus du modèle

=> log(Y) ?? log(X) e

0

Xi , Yp, variables externes

e

Patron périodique

inclure une composante temps ? 0

Xi , Yp, variables externes

(33)

e

Patron avec différence de niveau

=> Inclure l’effet de la variable externe (variable indicatrice) 0

variables externes (e.g. laboratoire, échantillonneur, appareil, temps, etc.)

e

Patron attendu étant donné e’Y=SCE

Mauvais choix de graphe!

0

Y

(34)

Influence d’une observation

Y La droite de régression est déterminée

par cette observation. Si on l’enlève, la droite tourne de presque 90o

X

Note: régression significative, résidus ok, l’observation influente montre un résidu très faible

Pour détecter ce problème, faire la régression en enlevant 1 donnée à tour de rôle et calculer de combien la droite de régression tourne

(35)

Influence d’une observation

(distance de Cook)

) Yˆ Yˆ -

( ) Yˆ Yˆ -

= ( 1)CME

+ (p

b) b -

X)(

X ( ) b b -

= (

D

i (i) (i) (i) (i)

′ ′

1)CME +

(p

D

i

>1 => forte influence de l’observation « i »

(36)

0 5 10 15 20 0

5 10 15

1 2

3 4

5 6 7 8

9

10 11

0 5 10 15 20

0 5 10 15

1 2

3

4 5 6 7 8 9 10 11

0 5 10 15 20

0 5 10 15

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

11

0 5 10 15 20

0 5 10 15

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

11

0 2 4 6 8 10 12

0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5

i

Di

0 2 4 6 8 10 12

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1

i

Di

0 2 4 6 8 10 12

0 0.5 1 1.5

i

Di

0 2 4 6 8 10 12

0 2 4 6 8 10x 108

i

Di

Toutes les

régressions ont

même b et même R2

(37)

Sélection de variables

Plusieurs variables plausibles pour expliquer Y

Toutes les inclure ? => modèle surajusté aux données, non-robuste, pauvres performances

⇒choisir les variables les plus performantes

Stratégies :

- Tous les sous-ensembles de variables : prohibitif si « p » grand (2p-1 sous- ensembles)

- Sélection avant : ajouter une variable à la fois tant que l’ajout est significatif (voir tests)

- Élimination arrière : éliminer une variable à la fois tant que la variable éliminée n’est pas significative

- « stepwise » (pas à pas) : alterner sélection avant et élimination arrière tant que

(38)

Ces stratégies ne sont que des aides !

-Modèle obtenu pas nécessairement le plus « naturel »

User de bon sens et de ses connaissances : ne pas hésiter à modifier l’ensemble de variables si physiquement plus plausible. Souvent le R2 à peine affecté !

(39)

Coefficients de régression normalisés

Coefficients « b » dépendent des unités

e X

b ...

X b b

Y =

0

+

1 1

+ +

p p

+

On peut réécrire

s e ) s X (X

b s ...

) s X (X

b Y - Y

p p p p

p 1

1 1 1

1

− + + − +

=

Ou encore

e X

b ...

X b Y -

Y =

1* 1*

+ +

*p *p

+

Les bi* sont les coefficients normalisés de la régression Permettent de mieux

i

* i i i

i

*

i

s

X X X

s b

b = = −

juger de l’importance

relative d’une variable dans la régression

(40)

Ex. (aspect numérique)

Données en coordonnées MTM prises sur la rive sud Moyenne des coordonnées (2.7e05, 5e06)

X= [MTM_est, MTM_nord 1]

Nombre de conditionnement de X’X= 1.6e23 ! => inv(X’X) matlab retourne matrice quasi-singulière

i i

* i

i

s

X X = X −

En prenant:

Nombre de conditionnement de X*’X*= 1.4 => inv(X*’X*) ne pose pas de problème

(41)

Multicollinéarité

Si une des variables X est parfaitement corrélée aux autres variables X => (X’X) est singulière et les coefficients « b » ne peuvent pas être calculés

Si une des variables X est presque parfaitement corrélée aux autres variables X

=> (X’X) est quasi-singulière et les coefficients « b » sont instables. On peut s’en rendre compte par Var(b) qui devient élevé

(diag(Var(b)/CME) est appelé « variance inflation factor », les valeurs supérieures à 10 indiquent un problème)

Avec les procédures de sélection avant et pas à pas => pas un problème car une variable X très corrélée aux autres ne peut jamais être incluse dans la régression.

(42)

Régression quand X est une v.a.

0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6

0.8 0.85 0.9 0.95 1 1.05 1.1 1.15

Rapport des écarts-types : s err(x) / sx

Rapport des coefficients: b1*/b1

Effet de l'erreur sur X

Rég. ordinaire

Rég. soustraction de n fois Var(e) ACP axe majeur

b 1estimé/ b 1vrai b 1estimé/ b 1vrai

s(e)/s(x)

(43)

Moindres carrés pondérés

Parfois, certains Yi sont mesurés avec une plus grande précision que d’autres.

On peut en tenir compte en minimisant e’We au lieu de e’e

W est une matrice diagonale nxn (e.g. 1/

σ

i2

sur la diagonale) qui donne plus de poids aux données précises.

Ceci même aux équations suivantes:

b=(X'WX)

-1

X'WY

Var(b)=(X'WX)

-1σ2

Tout le reste demeure virtuellement inchangé

(44)

Moindres carrés généralisés

On peut généraliser l’idée précédente en utilisant :

W matrice nxn = Σ-1

avec

Σ

la matrice de variances-covariances des Y

i

Ceci mène aux mêmes équations que pour le cas pondéré

(45)

Erreur pure et manque d’ajustement

Lorsque l’on peut contrôler X => plusieurs observations pour un même X

⇒Permet de décomposer le vecteur « e » en 2 composantes orthogonales:

e = (Y-Yp) = (Y-Ym(x)) + (Ym(x)-Yp)

Erreur pure Manque d’ajustement

Ym(x) est un vecteur n x 1 avec, sur chaque ligne, la moyenne des Y pour le X correspondant

Peut tester manque d’ajustement vs erreur pure. Si significatif, modèle doit être amélioré, sinon, on procède comme d’habitude.

(46)

Transformations de Y

Il faut éviter autant que possible de transformer les Y

-La transformation inverse normalement introduit un biais (i.e. les « e » ne sont plus de moyenne 0

-La courbe de régression obtenue n’est pas optimale dans l’espace transformée (i.e. e’e pourrait être réduit avec le même modèle)

Σ

e = 6.9 !

(Moy(Y)=27)

1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 1.8 1.9 2 2.1

-2 0 2 4 6

log(X)

log(Y)

20 40 60 80 100

Y

R2=0.23 R2=0.36

(47)

Régression polynomiale

Un modèle du type :

Yi= b0 + b1X+ b2X2+ b3X3+….+ bpXp + e

Est une fonction linéaire des paramètres inconnus b0 , b1…bp

Cas particulier : estimation d’une dérive («Trend surface » p. 22)

Plusieurs méthodes basées sur des processus stationnaires (e.g. transformée de Fourier en traitement de signal, variogramme en géostatistique,…)

Idée: estimer la moyenne par un polynôme de faible degré et effectuer le traitement sur les résidus

Ex. en 2D: m(x,y) = b00 + b10 x + b01 y + b20 x2 + b11 xy + b02 y2 +…+ e

« e » devient la variable d’intérêt

(48)

Exemples d’application

Correction géométrique de photos (p. 23)

- photo A (ou carte) référence (repère u,v)

- photo B présentant distorsion (repère x,y) que l’on veut corriger i. Identifier « n » points de contrôle sur les 2 photos (points facilement

repérables (e.g. bâtiment, linéament, route, bloc particulier, etc.) et couvrant l’ensemble de la photo

ii. Effectuer deux régressions polynomiales (faible degré) : x en fonction de (u,v)

y en fonction de (u,v)

iii. Pour chaque position (u0,v0) de A, calculer x0* et y0* par régression.

Représenter à la position (u0,v0), la valeur lue sur la photo B à la position (x0*,y0*) => photo B corrigée

Références

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