A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
J EAN C OUGNARD
Nouveaux exemples d’extension relatives sans base normale
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 6
esérie, tome 10, n
o3 (2001), p. 493-505
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_2001_6_10_3_493_0>
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Nouveaux exemples d’extension relatives
sans
base normale (*)
JEAN COUGNARD (1)
Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse Vol. X, n° 3, 2001
pp. 493-505
RÉSUMÉ. - En améliorant des résultats antérieurs de I. Brinkhuis et de l’auteur, on donne de nouveaux exemples d’extensions cycliques relatives modérément ramifiées dont l’anneau des entiers ne possède pas de base normale.
ABSTRACT. - Using earlier works of I. Brinkhuis and the author we give
new examples of relative cyclic tame extensions of number fields without normal intégral bases.
1. Introduction
Soit
N / k
une extensiongaloisienne
de corps denombres, H
son groupe deGalois, Ok
l’anneau des entiers dek, ON
celui de N. Si on supposeN/k
modérément ramifiée
(i.e.
les indices de ramification sontpremiers
aux ca-ractéristiques
des corps résiduelscorrespondants) ON
est unU~ [H]-module projectif.
Laquestion
se pose de savoir s’il est libre. Un casparticulier
estpointé
par A. Frôhlich :Soit
p, f
deux nombrespremiers impairs,
p - 1 mod.~,
N =~ ( ~~ )
lep-ème
corpscyclotomique, k
le sous-corps de~ ( ~p )
dedegré sur Q
et H =
Gal(Q((p)/k).
Il est montré dans[Bl], [C], [B2]
que7~~~p~
n’estpas
Ok [H]-libre.
Dans[C]
et[B2]
cettequestion
est étudiéelorsque ~
est
premier
à .~. On se propose de démontrer que lestechniques
utiliséespermettent
de mettre en évidence d’autres extensions relatives dont l’anneau~) > Reçu le 19 mars 2001, accepté le 15 octobre 2001
~ FRE 2271 C.N.R.S., U.F.R. Sciences Université de Caen, Campus II, Bd Mal. Juin,
B.P. 5681, 14032 Caen Cedex.
courriel : [email protected]
des entiers n’est pas libre
(s’agissant
d’extensionsabéliennes,
stablementlibre
équivaut
àlibre).
On conserve les données p et f
premiers impairs,
on pose p - 1 =avec
(.~, ni)
=1,
a> 1 ;
;k/Q
estcyclique
dedegré
n =pbno
=1)
ramifiée totalement en p
(donc no Ip - 1).
On considère K le sous-corps, dedegré .~
surQ,
dup-ème
corpscyclotomique ;
on construit N = Kk(K
et ksont linéairement
disjoints
surQ)
et on pose G =H =
Gal(K/Q). Enfin,
on faitl’hypothèse : (H) f
n’est pas ramifié dansk/Q.
On se propose de démontrer :
THÉORÈME
1. - Avec les notationsprécédentes
etl’hypothèse (H),
sifl4
est l’ordre maximal de et si est M-libre alors k est l’un descorps
~(~)
.THÉORÈME
2.2014 Avec les notationsprécédentes
etl’hypothèse (H); ON
n’est pas
Ok[H]-libre.
Dans le théorème
1, lorsque
k =Q( ~)
C. Greither(cf. [Gr])
montrequ’il
existe de nombreuxexemples
oùMON
est effectivement M-libre. Ses méthodes n’ont paspermis
de mettre en évidence descontre-exemples.
Dans le second
paragraphe
onrappelle
brièvement ladescription
dugroupe des classes des
Ok [H]-modules
localement libres.Dans le
paragraphe
suivant on décrit l’invariant associé à Dans leparagraphe 4,
onregarde
ce que devient l’anneauO N lorsque
l’on étend les scalaires à l’ordre maximal deOk[H],
enexploitant
latechnique
utilisée dans[C] ;
ceci suffit à donner de nouvelles familles d’anneaux d’entiers localement libre mais non libres et nous ramène au cas où~~ : Q]
est unepuissance
de 2.Dans la
cinquième partie,
onreprend
alors les idées de[B2],
on en déduitque si
ON
étendu à l’ordre maximal estlibre, k
est l’un des deux corps de théorème 1. On termine par la démonstration du théorème 2.L’anneau des entiers
OK
estZ[H]-libre
avec une basequi peut
être choisieégale
à 0 = . On note P(resp. 7~’, P") l’unique
idéalpremier
au-dessus de p dans k(resp. ~~, N),
l’extensionN/k
est ramifiéeuniquement (et modérément) en P
on en déduitque 0 engendre
une baselocale de
ON
commeOk [H]-module
pour touteplace
deOk
différente de P.Localisé en
P, O N
est aussi libre surO~P ~H~
on note aP une base localeen cette
place.
On a besoin
d’adjoindre
les racines f-èmes de l’unité aux corpsdéjà
cités.L’hypothèse
de ramification faite en fimplique
ladisjonction
linéaire deQ((f)
et N surQ.
Pour tout corpsM,
on note = le corps obtenuen
adjoignant
à AI les racines f-èmes de l’unité. On fait donc intervenirQ~,
,K(f),
,~~,
,7V~.
.Puisque
p E= 1mod R,
lesidéaux, (p), P, P’, P"
sedécomposent
dans les corps obtenus enadjoignant
les racines f-èmes de l’unité. On= ~
...~3~-1,
et~i = ~3i
nI~ , ~3i = ~3i
n ,- n
~(.e>
.Comme .~ et p sont
premiers
entre eux les extensionsK ~~~ ~ / ~ ~~~ , / I~ ~~~
sont modérément ramifiées et les bases normales
globales (resp. locales)
deK/Q (resp. N/k)
le restentaprès adjonction
des racines de l’unité.2.
Groupe
des classesprojectives
On
rappelle,
dans cecadre,
ladescription
donnée par Frôhlich([F],
ap-pendice 1).
SoitRH
le groupe des caractères virtuels deH,
le corps contenant l’extension étudiée et les valeurs des caractères deH,
songroupe des
idèles,
Q = Le groupemultiplicatif N~~>*
deN~~>
s’envoie de manière
diagonale
dansJ(N~~> ).
Si S est l’ensemble desplaces
de
k,
leproduit 03A0q~S (Okq[H]*)
estisomorphe
au groupe Det(U(Ok[H]))
de
l’appendice
1 de[F],
ilpeut
être considéré comme un sous-groupe deJ(N~~~ ) )
On a alorsl’isomorphisme :
Le groupe des classes
projectives
de l’ordre maximal contenantO~ [H]
est :
où dans le dénominateur
U ( ) indique
le groupe des idèlesqui
sont des unités en touteplace
finie. Par évaluation des idèles enidéaux,
ce groupe estisomorphe
auproduit
des groupes des classesCI(k)
xC1(1~~~~ ).
Onsait, puisque
l’extensionN/k
est modérément ramifiée que la trace deON
estOk
donc unOk-module
libre. La classe(ON )
deON
se trouve ainsi dans lenoyau Je du
morphisme :
obtenu en
restreignant
lesapplications
au caractère trivial. Leshypothèses
de ramification en p et f font que les autres caractères forment une seule
orbite sous l’action de H. Le noyau de cet
homomorphisme
se calcule aumoyen du
diagramme
suivant :où le terme du milieu de la suite des noyaux vient de l’action de 03A9 sur
R H
etsur les groupes d’idèles. Le noyau recherché est celui de droite de la même
ligne,
il estisomorphe
à Legroupe Ç
est formé des fonctionsf g
oùf
est une fonctionéquivariante
deRH
dans et g une fonctionéquivariante définie,
pourchaque caractère,
par sescomposantes
locales :=
aq,hh)
avec EOkq ~H~*.
On demande que pour le caractère trivial xo on obtienne 1. Ceciimpose
quef(Xo)
est une unité dek,
onpeut
donc le supposerégal
à1, quitte
à modifier tous lesaq,hh.
On en déduit que la fonction
f
est caractérisée par sa valeur en un caractèrenon trivial de
H,
valeurappartenant Exploitons
maintenant la con- dition sur les éléments del’algèbre
de groupe. Onchoisit x
un caractèrenon trivial
(représentant
donc la seconde orbite deRH
pour l’action deS~) .
Pour lesplaces premières
à.~, O~ [H]
est localement un ordre maximal.La condition que l’on obtient dit
simplement
aq,h = 1 etn’implique
rien d’autre pour x
aq,hh)
que d’être une unité de Pour lesplaces
au-dessus de.~,
il n’en va pas de même. On a leproduit
fibre suivantoù
l’isomorphisme
est assuré parl’hypothèse (H) :
Le
morphisme
de laligne
du haut est l’évaluation en x, celui de la colonne degauche,
l’évaluation en xo, ceux de laligne
du bas et de la colonne de droite les passages auquotient.
Comme lemorphisme
de laligne
du bas estsurjectif
sur les éléments
inversibles,
la condition de Milnor~~~I~
est vérifiée et le sous-groupe de
Okq ~H~ *
des éléments dontl’image
par xo est 1 estisomorphe
augroupe
~~~~)
des unités deOkq ~~.~~
congrues à 1 mod(1- ~~).
Finale-ment, le
groupe Ç
estisomorphe
àk(f) U( Okq ~~.~~) (Okq ~~.~~).
Le groupe noyau recherché est donc
ce
qui
montre que : :THÉORÈME
3. - La classe deON
se trouve dans un sous-groupe deisomorphe
au groupe des classesgénéralisées
de de rayon(1 - ~,~).
Bien
entendu,
si on fait une extension des scalaires à l’ordre maximalÀ4 ,
la classe de est caractérisée par un élément de3. Construction de l’invariant
On se réfère à
[F],
leOk[H]-module ON
estreprésenté
parl’application
x G
RH -
. Lerappel du §
1 montre que cecipeut
être choisiégal
à 1 pour toutes lesplaces premières
à p. Tenantcompte du § 2,
onse restreint aux caractères non triviaux de H. Le M-module
MON
estlibre si et seulement si les idéaux
Ix (de
valuation nulle en dehors de p etengendrés
eni
par sontprincipaux ;
ces idéaux étantconjugués (l’application
estH-équivariante),
il suffit de le montrer pour un seul d’entreeux. On calcule la valuation
(
pour cela la valuation en~32’ (resp.
de a~, x >(resp. 0,
x> ) .
Ceci est facilité par leshypothèses
de ramification enp : 0
est une base normale entière de~i ~~~
et ap une base normale entière locale en
~3i
de ces extensionsétant des extensions de Kummer les valuations cherchées se déduisent du théorème 8 de
[F].
On fixei,
x le caractère deH,
on note p,~3’. ~"
lesidéaux
qui
interviennent.Rappelons
le calcul :Soit
A, (resp. A’) l’application
d’Artin de(resp. ~~~’~ )
dans(resp. /~t~~ ) ),
onpeut
restreindre cesapplications
à
U (resp. Up) ,
comme la ramification est modérée et totale en cesplaces
A et A’ restent
surjectives
et leur noyaux contiennentrespectivement !7~B
,U~ 1~ .
On compose ces restrictions avec le caractère x,puis
on réduit module p(comme
p - 1mod R,
la réduction estinjective
sur le groupe des racines R-èmes del’unité).
On a finalement construit deuxapplications.
Z.~, . ~ ~ :Comme
IFp
estcyclique,
cesmorphismes
sont des élévations à une certainepuissance.
Il existe donc deux entiers1 r(x), r’ (x)
l tels que pouru E
IFp
on ait :La théorie du corps de classes nous donne la commutation du
diagramme
suivant : ,_ , "
où la flèche verticale de droite est l’identité et celle de
gauche
induite par la norme revient à l’élévation à lapuissance n
=[~ : : ~~
On en déduit unerelation entre
r(x)
etr’(x) :
:Mais uP = u dans
Fp,
il reste donc9r(x)
= modp-l,
cequi
donne
r’ ( x )
= où t est l’inverse de no mo d .~et [ ,~ désigne
le restedans la division euclidienne par .~. Le théorème 8 de
[F]
affirme que :THÉORÈME
4.2014 [F]
On a leségalités
:On en déduit v~~~
( 8,
x>)
=r’ (x)n
=puis
v~~~~é,x>
=r(x)
- = 0 mod .~ cequi
nous donne :On note sa les
automorphismes
de/N)
^_~/Q)
définis parsa(~.~) _ ~~
pour a E~l, ...,.~ - l~,
onpeut
énoncer :COROLLAIRE 1. La
décomposition
de l’idéalIx
en idéauxpremiers
est :
_ , , ,
Démonstration. Il suffit de remarquer que
Pour obtenir cette
valuation,
il suffit deremplacer r(x)
parar(x)
dansla formule
précédent
le théorème4,
onpeut donc, quitte
à.remplacer
lecaractère ~
par unconjugué,
supposer quer ( x )
= 1 et on obtient la formule de l’énoncé.Remarque.
L’idéalIx
estambige
dans/~~~> .
COROLLAIRE 2. L’idéal est
égal
àp 0~~~>
.Démonstration.
D’après
le théorèmeprécédent
on a :COROLLAIRE 3. - Si est M-libre
( et
afortiori
siON
estlibre)
l’idéal estprincipal.
Démonstration. Le second
paragraphe
montre en effet queIx
est alorsprincipal.
COROLLAIRE 4. - Si c est la
conjugaison complexe
dans l’idéalIxc(Ix )
estprincipal.
Démonstration. Si l~ est totalement
réel,
iln’y
a rien à démontrer caralors s_ 1 = c. Si k n’est pas totalement
réel,
laconjugaison complexe
dans/Q
est leproduit
de s-i et del’automorphisme
de/~~~~
d’ordre2,
or ce dernier a une action triviale sur D
Ce corollaire
permet
facilement de construire desexemples
d’extensions relatives modérément ramifiées sans base normale d’entiers.Exemple.
Soit K l’extensioncubique de Q
ramifiéeuniquement
en7,
k/Q
une extension dedegré 7,
ramifiée en 7 et29,
N =Kk
; leOk[H]-
module
ON
n’est pas libre. S’ill’était, POk(3)
seraitprincipal ;
enprenant
la norme surk, p2
seraitprincipal.
Comme P est ramifié dansk /Q,
l’ordrede sa classe divise
7,
d’où Pprincipal.
Montrons que ce n’est pas le cas. Soitk’ /Q la
sous-extension deQ(29)
dedegré 7,
la sous-extension de~~‘~9~
de
degré 7 ; k
est un sous-corps de k’k". Comme77 -
1 mod29,
ledegré
résiduel de 7 dans
Q(29)
estégal 7,
cet idéal est donc inerte dansk’ /Q,
il esttotalement ramifié dans
k" /Q,
on en déduit que l’idéalpremier
au-desus de 7 dansk /Q
est inerte dans l’extension non ramifiée son ordre dans le groupe des classes de k estmultiple
de 7.Faisons maintenant le lien avec les sommes de Gauss.
Puisque
les idéauxpi sont totalement ramifiés dans
/~~~> ,
l’idéalIk
est l’étendu del’idéal
J~
deQ(f)
défini par :Soit
Q(p)
lep-ème
corpscyclotomique,
onnote (resp. l’unique
idéalpremier
deQ(p) (resp. au-dessus
de p(resp. ~).
La réduction modulo p estinjective
sur le groupe des racines p - 1-ème de l’unité. Soit c~ lecaractère de Teichmuller de
(Z/pZ)*
= Onchoisit x
=c,v-~,
c’est un caractèreengendrant
Onrappelle
lesrésultats bien connus
([L],
ch.1, §2,
théorème2.2).
La. somme de GaussT(x)
appartient
à CQ(pf)
et admet dansQ(pf)
ladécomposition
suivante enproduit
d’idéauxpremiers (on prend
la formulation et les notations de[L],
:
On en
déduit, puisque n
et f sontpremiers
entre eux que :Le
quotient qui appartient.
à a unedécomposition
enidéaux
premiers
dansQ(pf) égale
à :On en
déduit,
dans :4. Calculs dans le groupe des classes de
1~~~}
On
reprend
la démarche de[C].
utilisant le fait queIx
est un idéalambige
de
k(l) /Q(l)
annulé par 1 + c pour montrer que siMON
estM-libre, [k : Q]
est une
puissance
de 2.On veut évaluer le nombre de classes de
~: ~~~ représentées
par des idéauxambiges
et annulées par 1 + c. On noteCi
le groupe des classes deI~~~~
représentées
par des idéauxambiges
dans/~~~~
etCi
le sous-groupe deCi
annulé par 1 + c. On commence pardécomposer Ci
en sacomposante paire
et sacomposante impaire : Ci = E9
lacomposante
Ci,impair
s’obtientpar Z[-]
0zCi
et lesidempotents opèrent
surelle,
le sous-groupeest formé des classes
représentées
par des idéauxambiges,
d’ordreimpair
et annulées par 1 + c. On
peut
calculer l’ordre de ce groupe en utilisant lesarguments développés
par G. Gras[G].
Onrappelle
celles des suites exactes de C.Chevalley
conduisant à la formule des classesambiges
et dont nousavons besoin. On utilise les notations suivantes :
Pour
chaque
corpsL,
ondésigne
parIL (resp. PL )
le groupe des idéauxfractionnaires
(resp.
fractionnaires etprincipaux)
de L.Rappelons
que G est le groupe de Galois dek/ Q, isomorphe
à ; onnote j l’injection
des idéaux deQef) dans ~ ~~~ .
Le groupeCi peut
être défini parl’isomorphisme :
Les suites exactes suivantes
permettent
de décrire ce groupe et d’en donner l’ordre :où
U* ( I~ t~~ )
est le groupe des unités del~ t~~
de norme 1dans ~ ~~~ / G~ ~~>
et aun
générateur
de/ Q ~~~ )
.On
peut
récrire cequotient :
Le second facteur est le
quotient
de Herbrand de considéré commeG-module. Si on note le sous-corps réel maximal de
1~ ~~~ ,
son groupe desunités est un sous-G-module d’indice fini dans celui de et a donc même
quotient
de Herbrand.La localisation étant un foncteur
exact,
onpeut
tensoriser les suites etisomorphismes qui précèdent
parZ[~],
c’est à direprendre
lapartie
d’ordreimpair
de chacun des groupes,puis
lacomposante
suivantl’idempotent
. Comme
/Q)
estabélien,
cela revient à calculer lequotient
de Herbrand de
Z[~] ~
0U ( I~o~) ) 12 c qui
est trivial. Dans le mêmetemps
Z[~]
0 est le groupe des racines f-ème del’unité, qui
sont toutes des normes dans/~~~) puisque (n, .~)
= 1.Finalement, après
tensorisation parZ[~]
etapplication
del’opérateur
le noyau de la suite
(1)
s’annule et il suffit deregarder l’image
deIx
dans le
quotient
de(2). Étudions
deplus près
ce groupe. Il estengendré
par les classes des idéaux ramifiés Soit S l’ensemble des idéauxpremiers
de Z ramifiés dansk/Q. L’hypothèse (H)
faitque f
S. Pourq
E ,S’,
on pose =qi ... qg
etqiOk [03B6l]
- ... . Le groupe7~
~ ’ ’
.?~I,~(e))
estengendré
par les idéaux~J’
C’est donc en fait unproduit
de groupes
cycliques
indicés par les qi où ei est l’indice de ramificationde q
e S dansk/Q :
où
chaque
groupe entreparenthèses
est un L’ima-ge de
Ix
se trouve dans leproduit (Z/nZ) /~)~~ .
Compte-tenu
despropriétés
deIx
et des calculsprécédents
on varegarder
l-c
son
image
dans7~~2~ ~
On pose n =2dn’
avecn’impair,
alors :
Posons
~3 - avec ~3
d’ordre unepuissance
de 2 et~3
d’ordreimpair.
Le groupe admet une base sur formée des
sz 1 (~P)’
Puisque Ix
est annulé par 1 + c, lapartie impaire
de l’ordre de la classe deIx
estégale
à 1 si lesexposants
desont divisible par n’ Si n’
7~ 1,
il y a auplus
une valeurde j
pourlaquelle
c’est vrai et donc si
~ 21 ~ 1, Ix
n’est pasprincipal.
S’iln’y
aqu’un
seulfacteur dans le
produit, .~
=3, ~ ==
1 l’invariant calculé n’est nul que si n’ = 1. Ceci ramène la démonstration du théorème 1 au cas où n est unepuissance
de 2.5. Cas où n est une
puissance
de 2On commence par démontrer le théorème 1. La réduction que l’on a ef- fectuée dans le
paragraphe précédent permet
desimplifier
la démonstration de[B2].
On suppose que n = 2a. On va utiliser
l’interprétation
de l’idéalIx
aumoyen des sommes de Gauss. On suppose
I~ principal
et on note ax un deses
générateurs.
On notejx
=(~) (~t)n
.Démonstration du Théorème 1. Si le M-module
MON
estlibre,
ilexiste une unité u E telle que
c~X
=jxu.
Onapplique
laconjugaison complexe
à cette identité et on divise terme à terme les deuxexpressions :
Comme n est
pair,
on en déduit quep~
est un carré dansI~ ~~~
.Puisque
est
abélienne,
onpeut
écrire u = où uo est une unité réelleet
une racine de
l’unité,
on adonc ~
=LEMME. - Les seules racines de l’unité dans sont les racines 2l- èmes de l’unité.
Démonstration. Soit q = 4 ou un nombre
premier, premier
à 2.~ tel que les racinesq-èmes
de l’unité soient dansI~~~~
Dans le corpsQ( (q, ~.~)/~(~~)
seul 2
(ou
lepremier q)
estramifié,
or p est totalement ramifiédans ~ ~~~ /~~~~ ,
donc s’il y a une racine
q-ème
de l’unité dansI~~~~,
c’est que q = p mais alors K devrait être inclus dans1~~~> ,
cequi
n’est pas le cas. DSi on
remplace
u par comme .~ estpremier
à n, on peut supposerE
== ~ = =bl.
Enconséquence,
p ou -p est un carrédans ~ ~~~ .
Les seuls sous-corps
quadratiques
de sontQ Q (
oron sait
que f
n’est pas ramifié dansk/Q
et p l’est.L’isomorphisme (3)
du§
4 associe à un idéalprincipal (a)
dek(f) ambige
dans
I~t~>/~~~>
la classe dans~*~ ~~a>> 1
de l’unité u définie parp(a)
= au(avec
p ungénérateur
de/~~~> ) ) .
Si =
l’image
deâ x
estv
et le raisonnementprécédent permet
de supposerque §
=~1 ;
comme la valeur -1 est obtenue avec l’idéalon
peut
écrire :avec r E
~0,1 ~, ,C3
E~~~~ ,
v E cequi donne,
en élevant à lapuissance
n :
Soit w~ la valuation dans
k(f)
associée à l’idéal~3
etprolongeant
la valuation vp associée à p, calculons la valuation des deux membres de(5) :
après
division par n, le membre de droite est entierimpair,
pour que celui degauche
le soitaussi,
il faut que r =1,
n = 2. DDémonstration du théorème 2. Pour montrer que
ON
n’est pasOk [H]-
libre on
peut
supposer que k est l’un des corps du théorème 1. Procédonscomme ci-dessus. La
propriété équivaut
à l’existence d’un ax dansqui
est une unité en dehors de p et une unité u E tels que :
On remarque que si ax = 1
mod* (1 - ~,~ )
vérifie la mêmepropriété
et
donc,
commeprécédemment,
onpeut supposer u u ~ ±1
et(4)
devient :avec E
= û
E ~ 1 on en déduit :Si on
applique l’automorphisme
non trivial deGal(~;~e~
à la congruencemod
( 1- (f)
celui de droite est invariant et celui degauche
esttransformé en son
opposé,
cela donne simultanément 1 mod( 1-
soit f =
2,
or f estimpair.
D- 505 -
Bibliographie
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p. 336-346.[F]
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