Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services
Bulletin des médecins suisses
Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung
Editorial 1799
La levée du secret médical met en danger la sécurité publique
Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) 1803
Charte «Collaboration entre les professionnels de la santé»
FMH: commentaire de la charte de l’ASSM 1806
Une charte de collaboration – sans collaboration?
Tribune 1826
Weitere Stabilisierung von Übergewicht und Adipositas
Rencontre avec Thomas Nierle 1830
«Une fois de plus, nous pallions les lacunes»
«Et encore…» par Anna Sax 1836
Menumat
48
26.11. 2014S O M M A I R E
FMH
Editorial
1799 La levée du secret médical met en danger la sécurité publique
Monique Gauthey
Promotion de la santé et prévention 1801 Promouvoir la santé tout au long
de notre vie: Parcours de vie et promotion de la santé Barbara Weil, Catherine Favre Kruit
Quel est l’impact des périodes de transition et des événe- ments critiques sur la santé? Quels sont les mécanismes de vulnérabilités et d’inégalités aux différents âges de la vie? La recherche sur les parcours de vie étudie ces ques- tions qui seront traitées en janvier lors de la Conférence nationale sur la promotion de la santé.
1802 Nouvelles du corps médical
Autres groupements et institutions
1803 Charte «Collaboration entre ASSM les professionnels de la santé»
Académie Suisse des Sciences Médicales
La présente charte vise à optimiser la prise en charge des patients, à garantir les soins au vu de la pénurie crois- sante de professionnels de la santé et à soutenir ces der- niers dans leur travail.
1806 Une charte de collaboration – FMH sans collaboration?
Jürg Schlup
La FMH prend position et critique le fait que cette charte ait été rédigée par un groupe dont la plupart des membres ne possède aucune légitimité démocratique au sein de leur profession, ce qui en réduit sensiblement la portée. La FMH approuve que le développement com-
Courrier / Communications
1808 Courrier au BMS
1810 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
1811 Berufshaftpflichtversicherung 1812 Zahlungseingang pünktlich 1813 Emplois et cabinets médicaux
Tribune
Point de vue
1823 Diagnostik wohin? –
Überlegungen aus der Kinderpsychiatrie Monika Fry
Il n’existe pas, pour les diagnostics psychiatriques, d’évi- dence comme en médecine somatique, car ni les tests psychologiques, ni les examens neurophysiologiques, radiologiques ou sanguins ne peuvent appréhender les maladies psychiques. De plus, la prudence est de mise car des diagnostics psychiatriques hâtifs peuvent avoir un impact négatif sur les enfants et les adolescents.
Public health
1826 Weitere Stabilisierung
von Übergewicht und Adipositas Kaspar Staub, Frank Rühli
L’objectif de la présente étude a consisté à analyser l’indice de masse corporel (IMC) sur la base des données de 2013 relatives aux conscrits suisses au plan national. Compte tenu de ces chiffres, il semblerait que la stabilisation de l’obésité se poursuive puisque les valeurs n’ont plus aug- menté depuis 3 ou 4 ans. Il en résulte néanmoins qu’un conscrit sur quatre est en surpoids ou souffre d’obésité.
1829 Spectrum
Horizons
Rencontre avec…
1830 «Une fois de plus, nous pallions les lacunes»
Daniel Lüthi
Daniel Lüthi a rencontré un homme qui fait la navette entre deux mondes. Le monde aseptisé des hôpitaux suisses d’une part, et celui du manque de soins et de la
S O M M A I R E
Horizons Vitrine 1833 Die Tapfere
Peter Süsstrunk Exposition 1834 Berggladiatoren
Erhard Taverna
Il devient rare de nos jours de pratiquer l’alpinisme sans chercher à battre un record. Désormais, il est donc possible, grâce aux médias, de gagner de l’argent en gra- vissant des sommets. L’exposition «Himalaya Report» au Musée Alpin de Berne illustre la conquête des sommets à l’ère médiatique.
Et encore…
1836 Menumat Anna Sax
Coq au vin accompagné de pommes de terre à la mexi- caine. Une voix affable vous souhaite un bon appétit.
Tout cela est fort agréable sauf que la voix provient d’un automate et le coq au vin aussi. Un bon appétit, vrai- ment? Quelques impressions finlandaises.
Mix & Remix
Délégués des sociétés de discipline médicale
Allergologie et immunologie clinique:
Pr A. Bircher
Anesthésiologie: Pr T. Erb Angiologie: Pr B. Amann-Vesti Cardiologie: Pr C. Seiler Chirurgie: Pr Dr L. Bühler Chirurgie cardiaque et vasculaire thoracique: Pr T. Carrel
Chirurgie de la main: PD Dr L. Nagy Chirurgie maxillo-faciale: Pr H.-F. Zeilhofer Chirurgie orthopédique:
PD Dr M. Zumstein
Chirurgie pédiatrique: Dr M. Bittel
Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique: PD Dr T. Fischer Dermatologie et vénéréologie:
PD S. Lautenschlager
Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas Gastro-entérologie: PD Dr C. Mottet Génétique médicale: Dr D. Niedrist Gériatrie: Dr M. Conzelmann Gynécologie et obstétrique:
Pr W. Holzgreve Hématologie: Dr M. Zoppi Infectiologie: Pr W. Zimmerli Médecine du travail: Dr C. Pletscher Médecine générale: Dr B. Kissling Médecine intensive: Dr C. Jenni
Médecine interne: Dr W. Bauer Médecine légale: Pr T. Krompecher Médecine nucléaire: Pr J. Müller Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist Médecine physique et réadaptation:
Dr M. Weber
Médecine tropicale et médecine de voyages:
PD Dr C. Hatz
Néonatologie: Pr H.-U. Bucher Neurochirurgie: Pr H. Landolt Neurologie: Pr H. Mattle Neuropédiatrie: Pr J. Lütschg Neuroradiologie: Pr W. Wichmann Oncologie: Pr B. Pestalozzi Ophtalmologie: Dr A. Franceschetti
Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale: Pr J.-P. Guyot Pathologie: Pr G. Cathomas Pédiatrie: Dr R. Tabin
Pharmacologie et toxicologie clinique:
Dr M. Kondo-Oestreicher Pneumologie: Pr T. Geiser
Prévention et santé publique: Dr C. Junker Psychiatrie et psychothérapie: Dr G. Ebner Psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents: Dr R. Hotz Radiologie: Pr B. Marincek
Radio-oncologie: PD Dr Damien Weber Rhumatologie: Pr M. Seitz
Rédaction
Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna
lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique
Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.
Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz, p.-d.
Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.
Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit
Me Hanspeter Kuhn (FMH) Managing Editor Annette Eichholtz M.A.
Secrétariat de rédaction Elisa Jaun
Adresse de la rédaction
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Annonces Publicité Dr Karin Würz
Cheffe placement des annonces Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
«Offres et demandes d’emploi/
Immeubles/Divers»
Matteo Domeniconi, personne de contact Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
«Office de placement»
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Paraît le mercredi ISSN 1661-5948
ISSN 1424-4012 (édition électronique)
I M P R E S S U M
E d i t o r i a l
F M H
Si les médecins acceptaient de livrer les informations qui sont en leur possession, la popula- tion serait-elle mieux protégée contre certains individus ré- putés dangereux? C’est en tous cas la question qui revient avec insistance sur plusieurs fronts, en Suisse et en Europe, comme une réponse simple au pro- blème sécuritaire. En Suisse, elle se pose concernant les détenus dangereux ou les requérants déboutés. En Europe, c’est en Turquie que la question est brûlante, cette fois sur le front de la contestation politique: les médecins turcs sont mis sous pression pour avoir secouru et soigné des manifestants blessés au cours des manifestations du Parc Gezi de l’année dernière. Ils sont aujourd’hui menacés de lourdes sanctions par les tribunaux du pays, s’ils continuent de refuser de livrer des informations personnelles sur les personnes blessées du- rant les manifestations. Là aussi, les autorités parlent de sécu- rité publique [1]!
Pourtant, le secret médical s’est imposé au fil des siècles comme une mesure indispensable à cette même sécurité pu- blique, et c’est la raison pour laquelle il a été fermement im- posé aux professionnels concernés, qui peuvent être lourde- ment sanctionnés en cas de non-respect. L’article 321 du Code pénal suisse (CPS) prévoit toutefois des exceptions mais qui doivent être inscrites dans une loi fédérale ou cantonale.
Les erreurs qui ont abouti aux meurtres dramatiques de 3 jeunes femmes dans différents cantons par des récidivistes dangereux ne sont pas dues au secret médical, comme le décrit bien le rapport relatif au postulat 11.4072 Amherd de l’Office fédéral de la justice [2]. Les médecins ou thérapeutes en cas d’absolue nécessité peuvent déjà s’appuyer sur l’art. 17 du CPS pour avertir les autorités sans avoir l’accord de leur patient.
L’état de nécessité doit se comprendre comme «une situation dans laquelle un danger imminent ne peut être écarté autre- ment».Cela doit rester un motif exceptionnel de levée du secret médical, au même titre que le consentement du patient est un motif ordinaire de levée du secret.
Dans la pratique, même si le droit n’établit pas une obli- gation, les médecins pénitentiaires considèrent clairement qu’il est de leur devoir de communiquer. Ils sont bien
conscients de leur responsabilité sociale, et d’ailleurs les trai- tements pour lesquels ils s’engagent visent sur le long terme à une réduction de la dangerosité, afin de permettre une réin- sertion du détenu dans la société.
Malheureusement, le projet de révision de la loi valaisanne d’application du code pénal (LACP) introduit un «devoir de signalement» à l’article 28b, en semant plus de confusion et de doutes que d’éclaircissements par rapport au droit fédéral.
Or, il faut absolument éviter que les fronts se crispent inutile- ment. En général, une pesée d’intérêts soigneuse permet de dégager des solutions, qui garantissent l’équité des soins mais aussi la sécurité publique. Une bonne communication entre soignants et autorités est dans les faits possible, à condition de bien définir les rôles de chacun et d’en respecter les limites.
Le travail pluridisciplinaire en prison peut fonctionner de façon satisfaisante, en s’appuyant sur différents corps profes- sionnels de santé ou de sécurité, avec l’ajout d’experts indé- pendants chargés à la demande d’un juge d’évaluer l’évolu- tion d’un prisonnier, et en particulier sa possible dangerosité.
La communication entre médecins et autorité de renvoi répond à la même logique, même si la sécurité publique semble moins directement impactée, puisqu’il s’agit avant tout de protéger un requérant face à d’éventuels risques médi- caux liés à un renvoi sous contrainte. Là aussi, la confusion des rôles, les attentes démesurées face aux médecins, amènent à des blocages dommageables, alors qu’une meilleure prépa- ration du renvoi et une répartition des responsabilités de cha- cun rétablit le dialogue nécessaire.
Malgré leur apparente simplicité, les propositions d’as- souplissement du secret médical susmentionnées sont non seulement inaptes à atteindre les buts poursuivis, mais abou- tissent à affaiblir notre sécurité. Par conséquent, elles sont rejétées par le corps médical. Ce n’est qu’ensemble qu’on pourra trouver des solutions pour rassurer la population, face à des angoisses sécuritaires tout-à-fait légitimes.
Monique Gauthey, médecin spécialiste, responsable du département Médecins hospitaliers 1 www.wma.net/fr/40news/20archives/2014/2014_33/index.
html
2 www.ejpd.admin.ch/dam/data/bj/sicherheit/smv/
dokumentation/ber-po-amherd-f.pdf
La levée du secret médical met en danger la sécurité publique
Une pesée d’intérêts soigneuse permet de dégager des solutions, qui garantissent l’équité des soins mais aussi la sécurité publique.
Les erreurs qui ont abouti aux meurtres
dramatiques de 3 jeunes femmes par
des récidivistes dangereux ne sont pas
dues au secret médical.
1801
P r o m o t i o n d e l a s a n t é e t p r é ve n t i o n
F M H
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 48
Promouvoir la santé tout au long de notre vie:
Parcours de vie et promotion de la santé
La 16
econférence nationale sur la promotion de la santé aura lieu le 29 janvier 2015 à Lucerne. Des intervenants viendront présenter les résultats de leurs recherches sur les parcours de vie et leurs implications pour la prévention et la promotion de la santé.
Quel est l’impact des périodes de transitions et des événements critiques sur la santé?
Quels sont les mécanismes de vulnérabilités et d’inégalités aux différents âges de la vie?
Nous vivons dans un contexte marqué par le vieillis- sement de la population, l’augmentation des mala- dies chroniques et la hausse constante des coûts de la santé. Ces évolutions sont autant de défis posés à notre société en général et à notre système de santé en particulier.
Seule une approche multidisciplinaire et multi- sectorielle est à même de nous aider à trouver des solutions. L’approche des parcours de vie est l’une d’entre elles, au carrefour de la santé publique, de la psychologie, de la sociologie, de la démographie et de la biologie, sans oublier de l’histoire et de l’écono- mie. Cette approche a pour objectif de mieux com- prendre les liens étroits qu’entretiennent les indivi- dus avec leur environnement tout au long de leur existence et leur impact sur leur santé.
L’étude des trajectoires de santé repose sur quelques principes-clés: notre santé de demain est le fruit de nos expériences et du contexte social, économique et environnemental auquel nous sommes exposés aujourd’hui. La petite enfance, y compris la vie pré- natale et la santé de notre mère avant la grossesse, jouent un rôle essentiel pour notre santé future. Si chaque événement de la vie a une importance pour notre développement et un impact sur notre santé, leur effet est plus important durant certaines pé- riodes critiques ou de transition comme l’entrée à l’école, l’adolescence, l’entrée dans le monde du tra- vail, la parentalité ou la retraite. Les expériences de vie, qu’elles soient positives ou négatives, ont un ef- fet cumulatif. Tandis que l’interaction de facteurs né- gatifs démultiplie les problèmes de santé, les facteurs positifs d’une étape de vie peuvent diminuer les ef- fets de facteurs négatifs d’une étape précédente ou suivante. Tout au long de notre vie, nous sommes exposés à des facteurs de risques qui affectent notre santé et à des facteurs protecteurs qui nous per- mettent de l’améliorer. Ces facteurs de risques et pro-
tecteurs ne sont pas limités au comportement indivi- duel, mais incluent également le contexte familial, le voisinage, la communauté, l’environnement pro- fessionnel ou encore les politiques sociales.
Pour illustrer ces principes de façon concrète, nous avons invité des expertes et experts à venir partager les résultats de leurs recherches dans le domaine de la petite enfance, de l’adolescence, de la vie active et des personnes âgées [1]. Ces recherches fournissent des résultats intéressants qui montrent qu’une poli- tique de prévention et de promotion de la santé basée sur le parcours de vie nécessite l’action coor- donnée des acteurs de la prévention, du sanitaire, du médico-social et du social. Ainsi que la prise en compte des facteurs déterminants de la santé que sont l’hygiène, le mode de vie, l’éducation, le milieu professionnel et l’environnement.
Si le parcours d’une personne donnée est unique, à l’échelle d’une population il est possible de repérer et d’organiser des typologies de parcours a priori et d’anticiper les ressources nécessaires pour couvrir les besoins futurs. Une telle approche intégrée et multi- disciplinaire a pour objectif de rendre le système de santé plus efficace, en assurant qu’une population ait accès aux bonnes prestations et aux bons conseils fournis par les bons professionnels, dans les struc- tures adéquates, au moment opportun et au meilleur coût.
Barbara Weil a, Catherine Favre Kruit b a FMH, Division Promotion de
la santé et prévention b Promotion Santé Suisse
1 Pôle de Recherche nationale LIVES www.lives-nccr.ch, Transitions from Education to Employement (TREE):
https://tree.unibas.ch, Frühe Förderung ab Geburt Zeppelin 0−3 : www.
zeppelin-hfh.ch, z-proso:
www.z-proso.ethz.ch
Correspondance:
Barbara Weil
FMH / Division Promotion de la santé et prévention Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12
16e conférence nationale pour la
promotion de la santé: Promouvoir la santé tout au long de notre vie
Jeudi 29 janvier 2015, Foire-expo de Lucerne, organisée en collaboration et avec le soutien du canton de Lucerne.
Programme et inscription:
www.promotionsante.ch/conference
Personalien
Aargauischer Ärzteverband
Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärztever
band als ordentlich praktizierende Mitglieder haben sich angemeldet:
Christoph Broens, 5316 Felsenau, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Praxiseröff
nung in Baden per 1. Februar 2015
Thomas Hesse, 4059 Basel, Facharzt für Ortho
pädische Chirurgie und Traumatologie des Be
wegungsapparates, Praxiseröffnung in Praxis
gemeinschaft in Rheinfelden per 1. Januar 2015 Ziad Jurdi, D57548 Kirchen, Praktischer Arzt, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Schöft
land per 1. Januar 2015
Oliver Kempe, 5080 Laufenburg, Facharzt für All
gemeine Innere Medizin FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Sisseln seit 1. Okto
ber 2014
Dejan Maric, 5246 Scherz, Facharzt für Allge
meine Innere Medizin FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Brugg per 1. Januar 2015 Christoph Müllener, 8330 Pfäffikon, Facharzt für Medizinische Radiologie / Radiodiagnostik FMH, Praxiseröffnung im Röntgeninstitut Baden per 9. Oktober 2014
Klaus Schieweck, 6374 Buochs, Facharzt für Chir urgie / Facharzt für Orthopädische Chirur
gie und Traumatologie des Bewegungsappa
rates FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemein
schaft in Aarau per 1. September 2014
Als Chef und Leitende ÄrztInnen haben sich angemeldet:
Isabelle Amrhein Helg, 5070 Frick, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin FMH, Leitende Ärz
tin im Krankenheim Lindenfeld in Suhr per 1. Dezember 2014
Ziad Atassi, 8104 Weiningen, Facharzt für Gynä
kologie und Geburtshilfe, Leitender Arzt im Kan
tonsspital Baden seit 1. Mai 2014 Als Oberärztin hat sich angemeldet:
Martina Stoppelhaar, 4702 Oensingen, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin FMH, Oberärz
tin im Kantonsspital Aarau seit 1. Oktober 2014 Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärztever
bandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekanntmachung schriftlich und begründet der Geschäftsleitung Todesfälle / Décès / Decessi
Philippe Bréaud (1936), † 27. 8. 2014, Spécialiste en médecine interne générale, 1132 Lully VD
Hermann Heinzen (1922), † 30. 8. 2014, Facharzt für Ophthalmologie, 1095 Lutry Kurt Baasch (1941), † 26. 10. 2014,
Facharzt für Anästhesiologie, 8708 Männedorf Madeleine Devanthéry-Axelrod (1947), † 4. 11. 2014, Spécialiste en neurologie et Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 3960 Sierre
Praxiseröffnung /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
GE
Valentina Francesca Gillioz,
Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents, 42, route de Thonon, 1222 Vésenaz
VS
Janine Fumeaux Roh,
Spécialiste en dermatologie et vénéréologie, 4, rue du Scex, 1950 Sion
des Aargauischen Ärzteverbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist ent
scheidet die Geschäftsleitung über Gesuch und allfällige Einsprachen.
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:
Thomas Schläpfer, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie FMH, Bernstrasse 41, 3303 Je
genstorf
Einsprachen gegen dieses Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio ein
gereicht werden. Nach Ablauf der Frist ent
scheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.
Ärztegesellschaft Thurgau
Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau hat sich angemeldet:
Ralph Zettl, Im Wiesengrund 3, 8500 Frauenfeld, Facharzt für Orthopädische Chirurgie
Preise / Prix / Premi Casebeer Award 2014
Der Casebeer Award 2014 der ISRS (Internatio
nal Society of Refractive Surgery) wurde an der Jahresversammlung der Amerikanischen Aka
demie für Augenheilkunde (AAO) in Chicago im Oktober 2014 an den Prof. Dr. med. Farhad Hafezi, Medizinischer Direktor des ELZAInsti
tutes in Zürich, verliehen. Der Casebeer Award ehrt seit 2001 jährlich einen Augenarzt für her
ausragende Forschungsbeiträge zur Refraktiven Chirurgie. Ausgezeichnet wird Hafezi für seine Rolle als Wegbereiter der CrosslinkingTechno
logie in die Augenheilkunde.
F M H
Nouvelles du corps médical
Sujets d’actualité du forum
Venez débattre avec nous!
Dans la rubrique forum, nous présentons régulière- ment des sujets d’actua- lité politique, économique et scientifique ayant trait au système de santé.
Donnez votre avis ou commentez les affirmations de vos confrères. Pour accéder au forum:
www.bullmed.ch/forum/
1803
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 48
Charte «Collaboration entre les professionnels de la santé»
Préambule
Depuis 1999, l’Académie Suisse des Sciences Médi- cales (ASSM) se préoccupe des buts et missions de la médecine dans le cadre de son projet «La médecine en Suisse demain». En 2007, un groupe de travail avait publié le rapport «Les futurs profils profession- nels des médecins et des infirmiers dans la pratique ambulatoire et clinique». L’une des recommanda- tions émises dans ce rapport concernait l’élaboration d’une «charte» pour la collaboration entre les profes- sionnels de la santé. Des entretiens avec des experts ont confirmé la pertinence d’une telle charte, dans le sens d’un soutien face aux défis actuels et futurs du système de santé.
La présente charte devrait permettre a) d’optimi- ser le traitement des patients, b) de garantir la prise en charge compte tenu du manque croissant de pro- fessionnels de la santé et c) de soutenir le travail des professionnels de la santé. Pour ce faire, la charte se réfère à des initiatives similaires à l’étranger.
La charte de l’ASSM s’adresse en priorité aux pro- fessionnels, aux associations et aux institutions du système de santé; elle entend refléter l’esprit de coopé- ration des professionnels de la santé et constitue la base du virage culturel souhaité. Elle entend égale- ment soutenir les nombreuses initiatives du système de santé qui exigent une coopération entre les profession- nels de la santé (par exemple les stratégies en matière de soins palliatifs, de démence et contre le cancer).
Une collaboration fructueuse et réussie entre pro- fessionnels de la santé exige également des condi- tions-cadres adéquates; dès lors, la politique, l’admi- nistration et les assurances sont, elles aussi, invitées à se référer à la charte.
La charte est un document dynamique; elle évo- luera dans le temps et peut être adaptée aux nou- velles données. Les destinataires sont invités à consi- dérer ce processus d’évolution et de transformation comme une chance et à y participer activement.
Principes
Les représentants des professions de la santé s’en- gagent pour une prise en charge optimale et de haute qualité, adaptée aux besoins et aux attentes de la population.
Les patients se situent au cœur de la prise en charge. Cela signifie que les prestations éducatives, consultatives, préventives, diagnostiques, thérapeu- tiques, soignantes, réhabilitatives et palliatives de tous les professionnels de la santé impliqués doivent
être coordonnées. La responsabilité est assumée selon les compétences professionnelles. L’informa- tion réciproque est garantie à tout moment; le travail est basé sur le respect mutuel et sur des standards reconnus et définis de concert.
L’objectif d’une telle prise en charge est d’assurer à toute la population un accès équitable à des presta- tions médicales de bonne qualité, satisfaisantes pour les patients et les collaborateurs et efficientes; elle s’inscrit ainsi dans le concept d’une «médecine du- rable» orientée vers des critères basés sur des preuves, l’éthique et l’économie.
Eléments clés et obligations
1. La collaboration interprofessionnelle inclut le patient comme partenaire
De plus en plus, les patientes et patients informés et leurs proches souhaitent exercer un rôle actif au sein du système de santé et participer aux décisions rela- tives à la thérapie et aux soins. En tant qu’«experts de soi-même», ils partagent dans une large mesure la responsabilité de la qualité des traitements et du résultat.
2. Les professions de la santé clarifient et défi
nissent leurs compétences et leurs responsabili
tés, pour les situations concrètes, dans un processus de concertation commun; en cas de chevauchement des compétences, les responsa
bilités doivent être explicitement définies.
Une partie de ce processus de clarification peut être définie dans des directives et des définitions géné- rales, acceptées à l’unanimité; pour être pertinente, l’autre partie est définie au sein de chaque institu- tion ou organisation (hôpital, service ambulatoire / policlinique, centre de santé, cabinet de groupe, réseau, soins à domicile, soins stationnaires à long terme, entre autres). La prise de responsabilités supplémentaires requiert un cadre clairement défini (par exemple en cas de compétence élargie pour le diag nostic, la prescription et la facturation pour les professions de la santé concernées).
3. Les différentes tâches dans les processus de prise en charge sont exécutées selon les besoins des patients et de leurs proches et selon les compétences professionnelles nécessaires.
La répartition des tâches ne répond pas à des critères hiérarchiques et/ou à des profils professionnels tradi- Académie Suisse des Sciences
Médicales (ASSM)
Un commentaire de la FMH se trouve à la page 1806.
Correspondance:
Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM)
Petersplatz 13 CH-4051 Bâle mail[at]samw.ch
A S S M
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
A S S M
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
tionnels. Selon la situation, les groupes profession- nels sont prêts à déléguer des tâches ou à endosser de nouvelles responsabilités. Cela signifie que les pro- fessionnels de la santé interviennent en fonction de leurs compétences et de leurs capacités spécifiques et assument la responsabilité de leurs actes.
4. Les associations professionnelles élaborent des directives interprofessionnelles communes en tenant compte des recommandations internatio
nales; au niveau institutionnel, les différents groupes professionnels complètent ces directives par des standards interprofessionnels communs.
Ces directives et standards institutionnels servent de garde-fous; pour gagner la confiance mutuelle, il est important de les respecter. Un écart par rapport aux directives et standards est possible, mais doit être justifié.
5. Des modules communs sont élaborés, tant pour la formation prégraduée que pour la formation postgraduée. Les institutions de forma
tion prégraduée et postgraduée des différentes professions de la santé s’organisent en réseau.
Dans l’optique d’une pratique interprofessionnelle, les principaux éléments interprofessionnels et co- opératifs sont intégrés dans les formations pré- et postgraduées des professions de la santé. En plus des enseignements spécifiques, des éléments de base communs (par exemple des connaissances concer- nant la santé et la maladie, ainsi que les principes de la coopération interprofessionnelle en plus de la communication, de l’éthique, de l’économie et de la politique de la santé) sont transmis aux étudiants dans le cadre de modules communs.
6. L’apprentissage à vie et la justification des compétences et aptitudes constituent une évidence pour toutes les associations profession
nelles concernées et sont encouragés par les employeurs et les associations professionnelles.
En médecine, le savoir et l’éventail des activités en début de carrière diffèrent de ceux en fin de carrière.
Une formation ciblée, tout au long de la vie profes- sionnelle, l’acquisition de nouvelles compétences et le souci constant de garantir des prestations de qualité dans son propre domaine d’activité: telles sont les conditions requises pour l’exercice des pro- fessions de la santé. Des offres adéquates de for- mation continue sont accessibles à tous les groupes professionnels concernés et – lorsque cela s’avère pertinent – sont organisées par des représentants des différents groupes professionnels.
7. Les modèles de travail sont conçus de telle façon qu’ils encouragent et soutiennent une prise en charge intégrée.
Les organisations de la santé qui fonctionnent comme centres regroupent et coordonnent tous les groupes professionnels impliqués dans un processus de prise en charge et offrent ainsi de bonnes condi- tions pour une collaboration compétente; elles servent également de plaque tournante pour la prise en charge médicale régionale. Il est possible de faire appel à d’autres partenaires de la région par l’inter- médiaire d’un réseau. Afin de garantir un échange d’informations continu, il est indispensable d’avoir recours aux technologies de l’information et de la communication (eHealth). Des infrastructures adap- tées favorisent les rencontres informelles entre les différents groupes professionnels et une communi- cation transparente.
Indications concernant l’élaboration de cette charte
Le groupe de travail qui a élaboré cette charte est constitué des personnalités suivantes:
Dr Werner Bauer, Président SIWF, Küsnacht ZH (Président); Dr Hermann Amstad, Secrétaire général de l’ASSM, Bâle;
Marie-Anne Becker, Hôpital Neuchâtelois, Neuchâtel; Dr Manuela Eicher, Haute Ecole de Santé HES-SO, Fribourg;
Prof. Viola Heinzelmann, Universitäts-Frauenspital, Bâle; Dr Isabelle Meier, mediX Gruppenpraxis, Zurich; Maja Mylaeus-Renggli, Spitex Verband Schweiz, Berne; Dr Hans Neuenschwander, IOSI/EOC, Bellinzona; Prof. Cornelia Oertle, Fachhochschule Gesundheit, Berne; Dr Pierre-Yves Rodondi, Spécialiste en Médecine interne générale, Pully;
Martine Ruggli, pharmaSuisse, Liebefeld; Prof. Astrid Schämann, ZHAW, Winterthour; Dr Beat Sottas, Careum, Zurich; Prof. Peter M. Suter, vice-président ASSM Presinge.
Le groupe de travail s’est réuni à plusieurs reprises, à partir du mois d’avril 2013, pour réfléchir à cette thématique.
Après une étude de la littérature et des discussions approfondies, il a rédigé un premier projet de cette charte; début octobre, ce projet a été commenté dans le cadre d’auditions d’experts choisis (Dr François Héritier, Président SSMG, Courfaivre; Roland Paillex, Président physioswiss, Lausanne; Pierre Théraulax, Président ASI-SBK, Berne; lic. oec. Rita Ziegler, Directrice de l’hôpital universitaire Zurich; Dr Alan Niederer, journaliste scientifique, Zurich; lic. rer. pol.
Michael Jordi, Secrétaire central CDS, Berne). Une version remaniée a ensuite été soumise à une large consultation publique. Si la majorité des prises de position ont salué l’élaboration d’une charte, un certain scepticisme était néanmoins perceptible au sein du corps médical et, par ailleurs, de nombreuses institutions auraient souhaité être davantage impliquées dans l’élaboration de cette charte. Egalement les propositions de mise en œuvre ont fait l’ob- jet de critiques. Le groupe de travail a alors organisé un colloque à Berne, en août 2014, pour recueillir les attentes des différents protagonistes. Suite à cet échange, une version finale a été rédigée par le Comité de direction de l’ASSM puis discutée lors de sa séance du 3 novembre 2014 et définitivement approuvée.
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A S S M
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8. Les structures dirigeantes sont organisées selon les objectifs.
Les structures dirigeantes des institutions de la santé sont définies en fonction d’aspects objectifs sans te- nir compte des questions de statut; elles peuvent ainsi soutenir efficacement le travail interprofession- nel. Les personnes qui assument des fonctions diri- geantes au sein d’une équipe interdisciplinaire doivent justifier de la compétence correspondante.
9. L’assurance qualité et l’évaluation de l’utilité pour le patient et la société font partie des valeurs professionnelles de tous les groupes professionnels.
L’institution et la mise en œuvre de la collaboration entre toutes les professions médicales doivent être accompagnées d’une recherche adéquate sur les ser- vices de santé.
Mise en œuvre
– Les associations professionnelles, les institu- tions de la santé (par exemple hôpitaux, ré- seaux, soins à domicile, soins stationnaires de longue durée) et les instituts de formation du domaine de la santé engagent avec leurs or- ganes une discussion approfondie concernant la présente charte et sa signification pour leur propre organisation.
– Les associations professionnelles lancent des pro- jets pilotes pour la définition des compétences et des responsabilités dans des situations concrètes, l’élaboration de directives interprofessionnelles et l’organisation de sessions de formations com- munes.
– Les associations professionnelles s’engagent de concert pour les adaptations des lois, des ordon- nances et des tarifs, considérées comme néces- saires.
– La charte sert d’outil d’enseignement et de base de discussion dans les formations prégraduée, postgraduée et continue, ainsi que d’incitation pour le développement commun de programmes d’études.
– La charte constitue la base du contact institu- tionnalisé des associations et instituts de forma- tion.
– L’ASSM assure le suivi de l’évolution de la charte:
elle répertorie l’ensemble des initiatives et pro- jets – dans le sens d’un monitoring – et organise au plus tard deux ans après la publication de la charte une rencontre entre les différents protago- nistes dans le but a) d’échanger les expériences, b), le cas échéant, d’adapter la charte et c) de décerner un prix aux projets de coopération par- ticulièrement réussis.
Références
– American College of Physicians (ACP). The Advanced Medical Home: A Patient-Centered, Physician-Guided Model of Health Care; 2006.
– World Health Professions Alliance (WHPA). Joint Health Professions Statement on Task Shifting; 2008.
– World Health Organisation (WHO). Task shifting:
rational redistribution of tasks among health workforce teams; 2008.
– American College of Physicians (ACP). Nurse Practitioners in Primary Care; 2009.
– Frenk J et al. Health Professionals for a new century:
transforming education to strengthen health systems in an interdependent world. Lancet. Report; 2010.
– WHO. Framework for action on interprofessional education and collaborative practice. Geneva; 2010.
– Robert-Bosch-Stiftung: Memorandum «Kooperation der Gesundheitsberufe»; 2011.
– Schweizerische Akademie der Medizinischen Wissenschaften (SAMW). Die zukünftigen Berufsbil- der von Ärztinnen und Pflegenden – Bericht und Kommentar; 2011.
– Arbeitsgruppe BAG/GDK: Neue Versorgungsmodelle für die medizinische Grundversorgung; 2012.
– Witte F. Mehr kooperieren statt delegieren. Schweiz.
Ärzteztg. 2012; 93(22):809–11.
– American Medical Association. The structure and func- tioning of interprofessional health care teams. Joint report of the Council of Medical Education and the Council Medical Service. Chicago; 2012.
– Ono T, Lafortune G, Schoenstein M. Health Workforce Planning in OECD Countries: a Review of 26 Projection Models from 18 Countries. OECD Health Working Paper No. 62; 2013.
– Plattform «Zukunft Ärztliche Bildung». Bericht
«Interprofessionalität»; 2013.
– Donelan K et al. Perspectives of Physicians and Nurse Pratitioners on Primary Care Practice. NEJM.
2013;368:1898–1906.
– Iglehart J. Expanding the Role of Advanced Nurse Practitioners – Risk and Rewards. NEJM.
2013;368:935–41.
– APPG. All the Talents. How new roles and better teamwork can releasepotential and improve health services. London: All-Party Parliamentary Group;
2013.
– Careum. Neuausrichtung der Ausbildung für Gesundheitsberufe. Zürich; 2013.
– Sottas B et al. Umrisse einer neuen Gesundheitsbil- dungspolitik. Zürich: Careum Verlag; 2013.
– European Interprofessional Practice and Education Network (EIPEN): Charter für Interprofessional Practice and Education; 2014.
– Robert Bosch Stiftung. Gesundheitsberufe neu denken.
Stuttgart; 2014.
– Walkenhorst U, Mahler C, et al. Interprofessionelle Ausbildung in den Gesundheitsberufen. Positions- papier der Gesellschaft für medizinische Ausbildung (GMA). Erlangen; 2014.
Commentaire de la charte «Collaboration entre les professionnels de la santé»
de l’ASSM
Une charte de collaboration – sans collaboration?
Collaboration entre professionnels de la santé
La collaboration interprofessionnelle va sans aucun doute gagner en importance dans le domaine de santé. En effet, une bonne prise en charge médicale demandera à l’avenir davantage de coordination, car les connaissances en médecine ne cessent de croître, impliquant toujours plus de spécialisation. Cet élar- gissement des compétences ouvrira la porte à de nouvelles professions de la santé tandis que les pro- fessions existantes évolueront. L’augmentation des temps partiels ou le travail dans des centres de soins imposera par ailleurs des exigences plus élevées en termes de collaboration.
La charte «Collaboration entre les professionnels de la santé» de l’ASSM aborde donc un sujet essentiel et d’une importance majeure pour la qualité des soins et la motivation au travail des médecins et profession- nels de la santé. La collaboration interprofession- nelle au quotidien a donné lieu à des expériences très positives. La recherche révèle, elle aussi, que la Suisse obtient au plan international de très bons ré- sultats dans la collaboration entre le corps médical et les soignants [1].
Evolution de la collaboration interprofession
nelle: exigences et réalité
Améliorer et développer ce qui est bien est judicieux.
L’élaboration d’une charte entendant «refléter l’esprit de coopération des professionnels de la santé» au- rait reçu le soutien total de la FMH si elle avait été initiée par des représentants légitimes des groupes professionnels auxquels elle s’adresse. Mais le fait que cette charte ait été rédigée par un groupe, dont la plupart des membres ne possède aucune légitimité démocratique au sein de leur profession, en réduit sensiblement la portée. La représentation très hété- rogène des professions de la santé au sein de ce groupe de travail – certaines mêmes y étant complè-
tement absentes, comme les chiropraticiens, les sages-femmes ou les assistantes médicales – affaiblit fortement le droit à une «collaboration interprofes- sionnelle» telle que réclamée dans la charte.
Au-delà de l’élaboration de la charte, les possibi- lités de modification accordées ultérieurement n’ont pas non plus permis une véritable implication de re- présentants légitimes des groupes professionnels: la première version a été commentée par des «experts choisis». Une large consultation a précédé la deu- xième version mais le fait qu’«un certain scepticisme était néanmoins perceptible au sein du corps médical» et que de «nombreuses institutions» souhaitaient «être davantage impliquées dans l’élaboration de cette charte»
n’a pas incité l’ASSM à modifier son texte.
Evolution de la collaboration interprofes
sionnelle: légitimité et transparence comme conditions essentielles
Le processus d’élaboration de la charte montre qu’il aurait été plus judicieux de fixer tout d’abord les règles du jeu pour développer en commun la «colla- boration entre les professionnels de la santé». Un tel code devrait par exemple intégrer les groupes d’inté- rêts, montrer la transparence des processus de sélec- tion et tenir compte de la critique. Il conviendrait également de soulever la question du poids à accor- der aux experts par rapport aux représentants légi- times des groupes professionnels.
La FMH approuve que le développement com- mun de directives interprofessionnelles revienne aux associations et organisations professionnelles.
En revanche, elle rejette que la charte édicte à l’avance les contenus souhaités ou souhaitables.
Collaboration entre professionnels de la santé: qu’en estil du contact avec le patient?
Même les patients, qui pourtant forment le groupe d’intérêts le plus important et de loin le plus nom- breux, n’ont pas été impliqués dans l’élaboration de la charte – contrairement aux «éléments clés et obliga- tions» qu’elle décrit. Ni le groupe de travail, ni le conseil d’experts, ni la liste des personnes conviées à la consultation ni celle des participants au Sympo- sium sur la charte ne comptent un représentant des patients.
Bien que la charte doive «optimiser le traitement du patient», ce dernier n’a été à aucun moment pris en compte dans le processus d’élaboration du docu- Jürg Schlup
Président de la FMH
Correspondance:
FMHDr Jürg Schlup Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12
A aucun moment, les représentants légitimes des groupes professionnels n’ont été impliqués dans la phase d’élaboration de la charte ni dans les possibilités de modification accordées ultérieurement.
F M H
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F M H
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ment et de ses contenus. Reste à savoir dans quelle mesure le patient aurait à l’avenir un interlocuteur responsable de son traitement si les points centraux de la charte – comme la répartition des tâches et des responsabilités entre les groupes professionnels «se- lon la situation» – étaient mis en œuvre. On peut éga- lement se demander qui serait tenu responsable vis- à-vis du patient en cas de dommage, au vu de la sou- plesse des réglementations et du chevauchement des domaines de responsabilité. Le médecin perd son rôle de responsable thérapeutique, chargé de coor- donner le traitement pour le bien du patient, sans qu’un nouvel interlocuteur ne soit désigné.
Une nouvelle répartition des responsabilités au détriment de tous les participants?
Les points évoqués précédemment sur la responsabi- lité, qui devrait être «assumée selon les compétences professionnelles», constituent le problème central de la charte. Cette notion de «responsabilité», n’étant pas assez différenciée, ni juridiquement explicite,
laisse la place à différentes interprétations. L’orienta- tion générale est cependant clairement perceptible, il s’agit d’une «prise de responsabilités supplémen- taires» par certaines professions de la santé, concréti- sant ainsi un élargissement des «compétences pour le diagnostic, la prescription et la facturation». La volonté de suivre «des critères hiérarchiques et/ou des profils pro- fessionnels traditionnels» est rejetée au bénéfice d’une conception de gestion en fonction de la situation.
Les directives élaborées pour «les situations concrètes, dans un processus de concertation commun» doivent en partie s’appliquer à l’organisation des soins en géné- ral et à chaque institution en particulier.
La charte fait l’impasse sur le fait que les méde- cins sont aujourd’hui déjà «prêts à déléguer des tâches selon la situation», ce qu’ils font déjà dans le cadre du modèle bien connu de la délégation. Ce modèle, basé sur la compétence médicale, présente l’avan- tage de pouvoir attribuer, de manière explicite et à tout moment, la responsabilité de tout ce qui doit être fait ou pas. Compte tenu de la spécialisation croissante et de la multiplication des professions de santé, ce modèle présente également l’avantage de centraliser tous les éléments du traitement et de ga- rantir les compétences requises – ce qui accroît la qualité du traitement et évite les doublons.
S’il semble difficile de préciser la «définition des compétences et des responsabilités dans des situations
concrètes» compte tenu du nombre infini de situa- tions, les prises de décision ponctuelles avec une res- ponsabilité partielle manquent de clarté et fragmen- tent le traitement. Par ailleurs, la répartition de la responsabilité face au patient engendre une insécu- rité juridique pour les médecins et les professionnels de la santé concernés, principalement dans le do- maine ambulatoire. La responsabilité ne reviendrait plus systématiquement au médecin, mais à une autre personne selon la situation et l’institution de soins. Les traitements normaux mais aussi les cas de divergences entre les professionnels, les cas de dom- mages ou de litiges juridiques deviendraient compli- qués en renonçant à un seul interlocuteur explicite, chargé de déléguer les tâches.
La charte – un document dynamique?
Le processus d’élaboration de la charte, décrit pré- cédemment et dont les organisations de médecins ont pratiquement été exclues, enlève sa crédibilité au caractère dynamique annoncé de ce document. Pour
la FMH, la participation active à un «processus d’évo- lution et de transformation» ne consiste pas à pouvoir prendre de temps en temps position, et ensuite à de- voir attendre que certaines critiques donnent éven- tuellement lieu à de petites modifications.
A l’inverse du caractère évolutif ou dynamique qu’elle annonce, la charte fixe déjà une mise en œuvre très concrète de ses contenus. Plutôt que de préférer un développement de fond issu d’une révi- sion par des représentants légitimes, il a déjà été prévu que la charte soit un «outil d’enseignement» et serve de base «pour le contact institutionnalisé avec des associations»; et qu’un monitoring soit organisé en vue de procéder, «le cas échéant», à des adaptations au bout de deux ans. Enfin, dans sa mise en œuvre, la charte oublie que l’engagement commun des asso- ciations pour adapter les lois, les ordonnances et les tarifs implique une recherche préalable de consen- sus. Au vu du déroulement de la phase d’élaboration et des contenus controversés, la charte ne sera pas à la hauteur du rôle qu’elle s’est donné.
Référence
1 Heinen, M M et al. Nurses’ intention to leave their profession: A cross sectional observational study in 10 European countries. International Journal of Nursing Studies. 2013;50:174–84.
Le médecin perd son rôle de responsable thérapeutique, chargé de
coordonner le traitement pour le bien du patient, sans qu’un nouvel
interlocuteur ne soit désigné.
Briefe an die SÄZ
Nous sommes confiants que l’OFSP compren
dra ces arguments et par conséquent ne clas
sera pas les AE en tant que médicaments sus
ceptibles d’être remis sans prescription médi
cale par les pharmaciens lors de l’élaboration de l’ordonnance d’exécution.
Nous restons à votre entière disposition pour toute question ou tout renseignement complé
mentaire.
Dr méd. Günter Krämer, Président de la LScE PD Dr méd. Stephan Rüegg, Vice-président de la LScE 1 Rüegg S, Seeck M, Meyer K, Krämer G. Utilisa
tion d’antiépileptiques génériques dans le traite
ment de l’épilepsie. Bull Méd Suisses. 2011;
92(49):1909–11.
Glück allein reicht nicht
Zum Artikel «Anlaufstelle für geflüchtete Wissenschaftler» [1]
Ich bin dem Kollegen Danieli dankbar, dass er diese erstaunliche Geschichte aufgegriffen hat, die leider fast völlig unbekannt ist. Aber wie konnte Professor Schwartz so viele geflüchtete Wissenschaftler an türkische Universitäten vermitteln [2]? Wie bei vielen wichtigen Ereig
nissen, war ein sogenannter Zufall mit im Spiel.
Zur selben Zeit als Schwartz in Zürich die vielen geflüchteten jüdischen Ärzte und Wissen
schaftler in einer Kartei erfasste, beschloss Kamal Atatürk, eine Hochschulreform durch
zuführen, aufgrund eines Gutachtens des Gen
fer Professors für Pädagogik, Albert Malche.
Dieser riet Atatürk, alle schlecht ausgebildeten einheimischen Professoren zu entlassen und sie mit im Westen ausgebildeten Kräften zu er
setzen. Schwartz kannte dieses Gutachten, er nahm Verbindung mit Malche auf, und beide fuhren zusammen zu Atatürk nach Istanbul.
Schwartz war in der Lage, den grössten Teil der Flüchtlinge unterzubringen, und Istanbul be
kam eine moderne hochrangige Universität nach deutschem Vorbild. Für grosse Leistungen braucht es oft glückliche Umstände. Es braucht aber ebenso sehr einen Menschen wie Schwartz, der die Situation wahrnimmt und sie zu nützen versteht. Glück allein reicht nicht [3].
Dr med. Peter J. Hurwitz, Weil am Rhein (Deutschland) Modification de la loi sur les produits
thérapeutiques du 7. 11. 2012
Prise de position anticipée de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie (LScE) adressée à l’office fédéral de la santé publique OFSP
La Ligue Suisse contre l’Epilepsie (LScE) a pris connaissance de la deuxième étape de la mo
dification de la loi sur les produits thérapeu
tiques (communiqué de presse grand public du 7. 11. 2012).
En tant qu’association professionnelle médi
cale, la LScE s’engage en faveur d’un examen et d’un suivi médical optimal et sûr, ainsi que de l’information des personnes épileptiques en Suisse.
Le dernier paragraphe du communiqué in
dique que les pharmaciens doivent se voir ac
corder la possibilité de remettre, moyennant un conseil spécialisé, certains médicaments sou
mis à ordonnance même sans prescription mé
dicale.
A notre connaissance, l’OFSP n’a pas encore spécifié les produits thérapeutiques ou classes de produits thérapeutiques qui relèveront de cette nouvelle réglementation.
La LScE souhaite retenir par anticipation que les produits thérapeutiques de la classe des an
tiépileptiques (AE) ne devraient en aucun cas relever de ces nouvelles pratiques de remise. En raison de leurs propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques, de leurs interactions et de leurs effets secondaires, beaucoup d’AE font partie des médicaments les plus com
plexes à gérer et, en cas de crise, les plus dange
reux qui soient. Par ailleurs, il existe des cir
constances particulières, médicalement tout à fait justifiées, qui interdisent l’utilisation géné
rale ou la substitution par des génériques pour les AE, un sujet sur lequel la LScE a déjà pris position en détail il y a 3 ans [1].
1 Danieli E. Anlaufstelle für geflüchtete Wissen
schaftler. Schweiz Ärztezeitung.
2014;95(34):1245.
2 Gaedicke, Gerhard: Ein jüdischer Arzt aus Deutschland als Modernisierer der akademi
schen Medizin in der Türkei, in Heidel, CarisPetra (Hrsg.): Jüdische Medizin − Jüdisches in der Medizin − Medizin der Juden?
Medizin und Judentum Bd. 10, S. 255−264.
Frankfurt a. M.: Mabuse; 2011.
3 «Glück allein reicht nicht» ist der Titel eines Buches von Kurt Stobwasser (Pro Business GmbH, Berlin 2012). Er beschreibt sein Leben während fünf Jahren russischer Kriegsgefangen
schaft. Er überlebte nur dank manch günstiger Gelegenheit, die er zu packen und zu nutzen verstand.
Das Swiss Medical Board als Gegner von Frühdiagnosen und -therapien [1–3]
Nachdem die Diskussion immer neu auf
flammt, muss ich wieder in die gleiche Kerbe schlagen. Der Streit der Experten nimmt gro
teske Formen an. Es geht um einige maligne Krankheiten, die bei früher Diagnose (dank Screening) ohne langfristige Folgen heilbar sind.
Dazu gehören das Zervixkarzinom der Gebär
mutter, das Mammakarzinom, das Prostatakar
zinom und der Dickdarmkrebs.
Die Kosten für die Behandlung dieser Erkran
kungen im Anfangsstadium liegen in der Regel weit unter den Aufwendungen, die heute bei Krebspatienten – oft sogar noch in späten Sta
dien – angewendet werden: Ausgedehnte Radi
kaloperationen, Hormon und Chemothera
pien über Jahre, wiederholte Bestrahlungen und heute immer aktueller die sündhaft teuren
«Immuntherapien». Dagegen führt die frühzei
tige Behandlung von Karzinomen oft kosten
günstig zu vollständiger Heilung.
Die Gegner der ScreeningUntersuchungen wer
ten Zahlen aus von allgemeinen Sterbestatisti
ken anstelle jener der Krebsregister, die Daten über geheilte Krebspatienten enthalten. Sie meinen – etwas banal ausgedrückt – an Krebs zu sterben sei kostengünstiger als Screening und frühzeitige Behandlung. Statistisch gesehen in
teressieren aber Heilungszahlen von Einzelper
sonen und nicht anonyme Sterbestatistiken.
Mit Recht wäre die psychologisch unge
schickte, oft auch fehlerhafte oder unvollstän
dige Aufklärung sowie eine kommerziell orien
tierte Anwendung der ScreeningProgramme durch etliche medizinische Leistungserbringer Lettres de lecteurs
Envoyez vos lettres de lecteur de manière simple et rapide. Sur notre site internet, vous trouverez un outil spécifique pour le faire.
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Courrier au BMS
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CO U R R I E R
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zu kritisieren. Leider wird dieser Umstand aber nicht beim Namen genannt. Sehr oberflächlich spricht man vom «Schaden» der Screening
Programme. Falsche und ungenügende Auf
klärung, Missbrauch von Resultaten zu ökono
mischen Zwecken entsprechen unethischem Verhalten.
Tatsächlich ist es Aufgabe der Ärzteschaft, die ScreeningMethoden durch wahre, offene und ehrliche Information sowie Vermeidung jeder Überbehandlung vom Image des Missbrauchs zu befreien. Screening ist freiwillig, bei Unklar
heiten und Zweifeln soll eine Zweitmeinung empfohlen werden.
Das SMB soll bitte seine Strategie den Tatsa
chen anpassen und sich für korrekt angewen
dete ScreeningProgramme einsetzen. Andern
falls sind die Gelder der FMH für diese Institu
tion für bessere Zwecke zu verwenden.
Dr. med. Othmar Dubler, Luzern 1 Cerny T, Passweg J, Noseda G. Swiss Medical
Board – cui bono? Schweiz Ärztezeitung.
2014;95(46):1726–8.
2 Jüni P, Erlanger T, Zwahlen M. Replik zum vorangegangenen Beitrag «Swiss Medical Board – cui bono?»Schweiz Ärztezeitung.
2014;95(46):1729–31.
3 Diskussion um MammographieScreening.
Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(12):501–7.
Spitze Feder
Zum Artikel «Unsinkbare Gummienten»
von Erhard Taverna [1]
In aller Regel schätze ich die Artikel von Erhard Taverna sehr. Wirklich! Nur manchmal, wenn sein aktuelles Thema Berührungspunkte hat mit «Spiritualität» und besonders dem, was er unter «Esoterik» versteht, da wird seine spitze Feder noch etwas spitzer, ohne dass ich als Leser ganz verstehe, was er mir damit sagen will. Natürlich, Auswüchse gibt es auf man
chem Gebiet und man darf diese auch benen
nen, selbst darüber lächeln, läuft allerdings dann auch Gefahr, das Kind mit dem Bade aus
zuschütten.
NahtodErlebnisse im Zusammenhang mit Re
animationen sind doch vorerst einmal einfach ein sehr spannendes Forschungsthema, und es freut mich, dass solche Themen inzwischen auch in renommierten Fachblättern angekom
men sind, wie z. B. die Studie des holländischen Kardiologen Pim van Lommel seinerzeit im
«Lancet» [2]. Dass dieses Thema nicht bloss
«trockene» Studienergebnisse, sondern in der
Folge eben auch «saftige» Theorien, Spekula
tionen und Glaubensbekenntnisse gebiert, wie dies denn nun alles zu deuten oder erklären sei, ist bei der Tragweite der implizierten elemen
taren Menschheitsfragen nicht weiter verwun
derlich. Die betreffenden Fragen – Woher kom
men wir? Wohin gehen wir? – stellt sich doch jeder und es sollte gerade auch uns Mediziner durchaus beschäftigen, welche Schlussfolge
rungen wir für uns persönlich auch immer dar
aus ziehen mögen. Diese müssen sich notge
drungen vom engeren medizinischnaturwis
senschaftlichen Kontext (um nicht zu sagen Korsett) befreien. Auch ein Mediziner und Forscher wie van Lommel schreibt danach eben ein mehr philosophisches Buch «End
loses Bewusstsein» [3] (das ich nur wärmstens empfehlen kann), was deswegen aus unseren Kreisen nicht ins Lächerliche gezogen zu wer
den braucht.
Dr. med. Alexander Erlach, Winterthur 1 Taverna E. Unsinkbare Gummienten. Schweiz
Ärztezeitung. 2014;95(46):1749.
2 Van Lommel P. et al. Neardeath experience in survivors of cardiac arrest: a prospective study in the Netherlands. The Lancet.
2001;358(9298):2039–45.
3 Van Lommel P. Endloses Bewusstsein. München:
Droemer Knaur Verlag; 2013.
Sujets actuels de forum
Joignez la discussion en ligne sur www.saez.ch
Adrian Schmid, responsable d’«eHealth Suisse», l’organe de coordination Confédération-cantons
La gestion des informations pertinentes est obsolète
L’avenir appartient au dossier électronique du patient
Dr dipl. pharm. Isabelle Arnet, Pharmaceutical Care Research Group, Université de Bâle