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Période 1 Un corps malade en spectacle?

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Academic year: 2022

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Période 1 – Un corps malade en spectacle ?

Séance 1 – Qui est Molière ? Quelques repères

1. Lecture de la fiche « Le théâtre aux XVIIe et XVIIIe siècles » (p. 264-265).

2. À partir de ces informations et de vos connaissances personnelles, complétez la biographie de Molière.

3. Salle informatique : fin de la recherche documentaire et relevé des copies.

Séance 2 à 6 – Visionnage et lecture de la pièce ; explication linéaire n°1 Séance 7 – Reprise de l’explication linéaire n°2

Séance 8 – Cours de grammaire : les propositions

Séance 9 – Oral : introduction de l’explication linéaire n°2 Séance 10 – Exercices de grammaire

a) Exercice 10 p. 41 : recopiez et identifiez les propositions subordonnées du texte.

b) Lecture de la définition de la PSII :

Transformation en PSII de phrases interrogatives : -Il demanda à Kate : « D’où viens-tu ? »

-Elle se demandait : « Le tram arrivera-t-il à l’heure demain ? »

→ Elle se demandait si le tram arriverait à l’heure le lendemain.

Séance 11 – Leçon de grammaire : les phrases verbales complexes ; écrit d’appropriation

I. Grammaire

II. Écriture : nouvelle dispute au sujet du mariage des jeunes femmes.

a) Relisez la dernière réplique de la scène III. 3, puis les prises de parole d’Angélique de la scène II, 6.

Podcast : 1h21’ et 57’.

b) À partir de ces informations, imaginez un échange de vingt lignes environ (ou 300 mots), mettant en scène un nouveau débat entre Argan et Béralde.

Séance 12 – Lecture de la fin de la pièce et choix de l’explication linéaire n°3 I. Lecture de la fin de la pièce (de III, 4 à III, 14).

II. Choix collectif de la dernière explication linéaire.

III. Pour le 27 septembre : expliquer le rôle de l’églogue, du nouveau prologue et des trois intermèdes du Malade imaginaire.

→ aidez-vous des notes de bas de page, ainsi que des pages 183-184, 186, 191, 194-200.

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Résultats des votes pour l’EL n°3 : III, 9 : 1

III, 10 : 7

III, 12 : 8, dont 5 pour « Je pensais, Madame […] Le défunt n’est pas mort. » III, 13 : 2

Séance 13 – Correction de l’écrit d’appropriation

ARGAN – Les propos du fils Diafoirus ont fait grande impression à ma fille, quoi qu’elle en ait dit tout à l’heure. Ouais, la conclusion de cette affaire est garante de mes vieux jours ! BÉRALDE – Cet enfant niais comme mari ! Pauvre Angélique, un hymen sans amour, ou bien une existence menée dans un couvent ! N’avez-vous donc point de coeur, mon frère ? ARGAN – Parbleu ! de quel droit vous mêlez-vous de ces affaires ? Mon gendre sera médecin, ou un docteur aura la main de ma fille, c’est arrêté.

BÉRALDE – Mais n’avez-vous donc aucun égard pour les intérêts de son coeur ? Le temps est nécessaire à l’inclination que pourra suivre son âme...

ARGAN – Je vous ai déjà exposé mes intentions, Béralde, et vous savez que mon état ne me laisse guère de choix. C’est une bonté de ma part dont Angélique devrait me savoir gré.

« L’aimer » ! me disait-elle en exigeant quelque délai. Billevesées de roman courtois ! Quant à moi, je n’ai pas assez de temps pour remettre à plus tard cette résolution.

BÉRALDE – Hélas, à quel désespoir condamnez-vous cette pauvre enfant ! Et qu’escomptez-vous des services de votre futur gendre ?

ARGAN – Une attention de tous les jours, d’avisés conseils… De la médecine, des remèdes salutaires… Tous biens dont l’étrangeté est pour vous sujet d’admiration. Misérable, vous philosophez, vous spéculez sur les choses de l’amour sans discerner ce qu’il faut à l’honnête homme ; mon frère, songez qu’il n’y a d’autre planche de salut terrestre qu’une bonne ordonnance.

BÉRALDE – Quels sont, dites-moi, les mérites de ce falot collégien ?

ARGAN – Oh, impertinent, je vous prierais de vous garder de telles injures, au sujet d’un parti prometteur, pourvu de surcroît de fort belles donations.

BÉRALDE – Oui ma foi, et fort capable de singer la rhétorique paternelle, et très habile à réciter nos fables d’écolier. À l’instant, vous parliez des biens qu’il apportera avec sa médecine, si bien que désormais je discerne vos visées : crédule et cupide, avide et naïf, voilà que vous esquissez de vous un généreux portrait !

Séance 14 – Une « comédie mêlée de musique et de danses »

Les années 1650-1670 : deux décennies d’évolution du genre théâtral

Les pièces de Molière étaient des spectacles avant d’être des livres publiés, de telle sorte que Le Malade imaginaire ne fut publié dans sa version définitive qu’en 1682, car la troupe des comédiens de Molière craignit pendant neuf ans que la pièce n’échût dans le domaine public (et qu’elle fût ainsi exploitée par d’autres troupes) une fois imprimée.

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Molière a très tôt intégré dans ses comédies des parties chantées et dansées : son premier succès retentissant en la matière remonte à 1661 (Les Fâcheux). La comédie-ballet fut conçue dans l’idée de fusionner le ballet de cour et la comédie, genre composite chez Molière qui associe la tradition latine, la farce médiévale et les personnages stéréotypés (comme le lâche fanfaron Polichinelle, ou le Dottore, ignorant et prétentieux) de la commedia dell’arte.

Afin d’éviter de rompre l’illusion dramatique qui maintient l’attention du public à ce que vivent les personnages, ces parties chantées et dansées se trouvent le plus souvent dans un prologue, en fin d’acte ou de pièce. Cependant, dans la scène II, 5 du Malade imaginaire, Molière a l’idée de faire chanter les deux jeunes gens, qui se disent leur amour sans qu’Argan se doute de quoi que ce soit, s’assurant dans le même temps notre complicité.

Il faut préciser que le roi lui-même est un excellent danseur qui aime prendre part à des ballets. Dans les jardins du château de Versailles, par exemple, il organisa en 1664 la somptueuse fête des Plaisirs de l’île enchantée. À la cour, le spectacle est total : courses de chevaux, parades d’animaux exotiques, feux d’artifice, musique, danse, théâtre, tout concourt à charmer les courtisans du monarque absolu. Les ballets de cour s’inscrivent dans ces festivités, mais ne présentent pas de réelle intrigue : il s’agit en effet de différents tableaux rattachés à un thème commun.

Par conséquent, le théâtre s’adapta à ce goût pour le spectaculaire, d’autant plus qu’il devait composer depuis 1650 avec la concurrence d’un genre lyrique venu d’Italie : l’opéra. Dorénavant les auteurs comiques et tragiques s’associent avec les compositeurs (d’Assoucy, Lully, Charpentier) pour intégrer dans leur intrigue quelque pastorale chantée, voire quelque danse. Mais en 1673, Molière ne travaille plus depuis quelque temps avec celui qui mit en musique la plupart de ses comédies-ballets, Jean-Baptiste Lully. C’est avec Marc-Antoine Charpentier que le dramaturge conçoit ses ornements musicaux ; quant à la chorégraphie, elle est directement inspirée des thèmes des ballets de cour, tel que celui de l’imbécile Dottore officiellement nommé médecin.

Au théâtre du Palais-Royal

Pourquoi Le Malade imaginaire ne fut-il pas représenté devant le roi (à Versailles ou dans le palais du Louvre) ? Tout simplement parce qu’en 1672 Lully avait obtenu du roi l’exclusivité des droits (vers, paroles, musique, sujets) sur tout spectacle musical devant être présenté devant Louis XIV. Molière devait considérer sa pièce comme un spectacle musical, donc l’intégrer au répertoire de l’Académie royale de musique -dirigée par Lully !- mais comme il avait choisi de travailler avec le musicien Charpentier et le chorégraphe Beauchamps, il n’eut pas le droit de présenter la pièce lors des divertissements royaux. À défaut d’être intégré aux festivités de Versailles, le spectacle fut donc associé au carnaval parisien de 1673. Il fallut attendre le 18 juillet 1674 pour que la pièce fût triomphalement jouée devant Louis XIV, à Versailles.

Le premier prologue suivi de l’églogue

Pesant lourdement sur les finances de la troupe, ce morceau faisait appel à des personnages nombreux : huit chanteurs et un assez grand nombre de danseurs et de musiciens. Dédié comme il convient au roi Louis XIV, il fut joué du 10 février 1673 jusqu’en avril de la même année, date anniversaire de la limitation du nombre de voix et d’instruments réclamée et obtenue par le rival Lully. Le prologue se compose principalement d’une églogue, c’est-à-dire une conversation pastorale versifiée, dans laquelle évoluent les divinités de la nature, deux Zéphirs, des Faunes, Flore et Pan, ainsi que deux couples de bergers. Un public de bergers et bergères complète la scène.

Les thèmes qui se dégagent de cette églogue : l’attente d’un amour réciproque ; le retour de Louis XIV, victorieux des Hollandais en 1672 ; l’invitation des deux bergers à une joute poétique ; les hommes rivalisant pour célébrer le monarque et ainsi recueillir les suffrages de leurs belles ; les danses ponctuant chaque intervention des jeunes hommes ; Pan arbitrant la joute et concluant que tous doivent avoir le soin des

« plaisirs » du roi : la comédie peut commencer.

Autre prologue

De mise en scène plus modeste, ce prologue a été créé en 1674 par le Troupe de Molière qui contournait ainsi l’interdiction (obtenue par Lully, désormais maître du théâtre du Palais-Royal) pour une pièce de théâtre de présenter sur scène plus de deux chanteurs et six violons. Cet « autre prologue » se substitua donc à l’églogue initiale.

Dans une forêt, les plaintes amoureuses d’une bergère devant quelques divinités champêtres dont Pan.

Elle déplore sa timidité et l’incapacité des médecins à soigner les affections du cœur. Une pièce comique lui propose le spectacle divertissant d’un malade imaginaire.

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Premier intermède

Polichinelle, usurier de son état et amant de Toinette (voir I, 8), cherche à donner une sérénade à sa maîtresse. Accompagné d’un luth, il chante en italien d’amoureuses invitations ; une vieille lui répond en raillant les propos des hypocrites et des menteurs. Des harmonies de violons l’interrompent, puis ce sont des hommes chargés du guet qui menacent Polichinelle : celui-ci s’effraie de la violence exercée par les archers (un ballet qui frappent en cadence), et finit par leur donner l’argent qu’ils lui demandaient. On peut voir en Polichinelle la caricature de Lully, d’origine italienne.

Second intermède

Plus court que le premier, il est également intégré à l’intrigue, dans la mesure où il s’agit d’un spectacle annoncé par Béralde (II, 9) : il a fait venir une troupe d’Égyptiens « vêtus en Mores », dont les propos célèbrent la spontanéité et la légèreté des amours de jeunesse. Leurs chants précèdent là encore la danse du ballet, qui présente la particularité de faire intervenir des singes.

Troisième et dernier intermède

C’est celui qui s’intègre le mieux à l’intrigue, puisqu’il en constitue le dénouement. Il est même annoncé par Béralde en III, 4 et III, 14 : un homme, Argan, sera reçu médecin par une troupe de chanteurs et de danseurs, représentant par leurs déguisements les professions médicales. La cérémonie se prépare sous les yeux du public. Le président, dans un latin macaronique (approximatif, d’imitation burlesque), introduit le bachelier Argan à la docte assemblée,

après avoir rappelé les missions des médecins. Le bachelier répond aux questions de cinq docteurs et manifeste une évidente méconnaissance de la profession, ce qui n’empêche pas le président, après la prestation de serment, de conférer à l’étudiant « la vertu et puissance de médiciner, de purger, de saigner, de percer, de tailler, de couper et de tuer impunément par toute la terre ». Des chants et des danses célèbrent la réception officielle, dans un ballet principalement composé de chirurgiens et d’apothicaires.

Avec sa quarantaine de figurants, cette scène qu’Argan joue déguisé est le reflet du carnaval parisien, qui avait lieu dans la période de Mardi Gras.

Le ballet comme élément du méta-théâtre

À l’instar de la chanson de Cléante et Angélique, les deux derniers intermèdes sont des spectacles qui, sur un second plan, sont véritablement mis en scène par un personnage, Béralde. Ce procédé, qui joue avec l’attente du spectateur et sa capacité à vivre l’intrigue principale, à la considérer comme seule « vraie », n’est pas nouveau chez Molière, qui se mettait en scène -en tant que dramaturge de surcroît- dans L’Impromptu de Versailles (1663).

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Illustration : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6938116c.item#

Le Malade imaginaire (Ombres Chinoises n° 10) Imagerie d'Épinal n°1665 ; c. 1890

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Séance 15 – Homophonie de [e]

a) Quels mots se prononcent [ɛ] ?

ai : 1sg d’ « avoir » au présent de l’indicatif (il sert à former le passé composé) aient : 3pl d’ « avoir » au présent du subj.

ait : 3sg d’ « avoir » au présent du subj.

aie : 1sg d’ « avoir » au présent du subj. / 2sg d’ « avoir » au présent de l’impératif aies : 2sg d’ « avoir » au présent du subj.

Le nom « haie »

est : 3sg d’ « être » au présent de l’indicatif

es : 2sg d’ « être » au présent de l’indicatif (servent au PC, pour les verbes intransitifs : tu es venue).

b) Quels mots se prononcent [e] ?

et : conjonction de coord., remplaçable par « et puis »

eh : interjection présente dans « eh bien » ; exprime une émotion hé : interjection qui sert à appeler, attirer l’attention

c) Différence entre quoique et quoi que ?

On utilise « quoi que » quand « quoi » est remplaçable par « quelque chose… que » (antécédent de « que », pronom relatif). « Quoique » = « bien que ».

ex. :

Quoi que tu dises à Argan, il n’écoutera pas. Quoique…

Quoique Béralde soit convaincant, Argan n’écoutera pas.

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Séance 16 -Explication linéaire n°3 (travail en classe)

Séance 17 – Mémo Français   : leçons O22, 39, 46, 47   ; C27, 28

Consigne : lisez chacune des 6 leçons, puis tapez l’adresse pour faire l’exercice en ligne.

Conseil : appeler le professeur pour faire le test devant lui et éventuellement lui demander une

explication.

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