TRANSCRIPTION 1
Edmond Sadaka :
En Arabie Saoudite, les femmes employées de supermarché n’ont pas cédé.
Kasongo Mwema Y'Ambayamba :
Une haute instance religieuse saoudienne a condamné celles qui exercent le travail de caissières. Une fatwa, alors que les autorités saoudiennes n’avaient pas empêché la chaîne de supermarchés d’embaucher des femmes. Clarence Rodriguez.
Clarence Rodriguez :
Cet avis religieux précise que les femmes n’ont pas le droit de travailler dans les mêmes lieux que les hommes. Ce qui suscite un tollé général parmi les journalistes et
intellectuels saoudiens, qui rappellent, je les cite, « Aucun texte dans le Coran n’a jamais interdit aux femmes de travailler ».
Doit-on également préciser qu’en Arabie, les femmes, qui n’ont pas le droit de conduire, passent plus de temps avec leur chauffeur qu’avec leur époux. Une anecdote qui peut prêter à sourire, mais qui met en relief un esprit, une politique de contradiction et cela au nom de la non-mixité.
Les seize caissières recrutées par les magasins saoudiens Panda en ont fait les frais, alors que les responsables avaient pris le soin d’installer un panneau qui indiquait
« caisse réservée aux femmes et aux familles ». Malgré toutes ces précautions, la chaîne de magasins s’est vue refuser l’autorisation du ministère du Travail.
Pour la énième fois, le Haut comité des oulémas a condamné la femme saoudienne qui désire ardemment travailler. Elles sont à l’heure actuelle 60 000 femmes diplômées des universités à la recherche d’un emploi.
Clarence Rodriguez, Riad, RFI.