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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO PROVINCE DU SUD KIVU ASBL RENAISSANCE AFRICAINE, RENAF/AETA SUD KIVU

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO PROVINCE DU SUD KIVU

ASBL RENAISSANCE AFRICAINE, RENAF/AETA SUD KIVU

Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées(

AETA

), Une Plate Forme de la Société Civile dotée de la Personnalité

Arrêté Ministériel N°125/CAB/MIN/J DH/2011 POINT FOCAL DU SUD KIVU

ANNEE DES DEFECTIONS AU KIVU, DEUXIEME ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE FLORIBERT

CHEBEYA BAHIZIRE : MONITORING DES

VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME AU Kivu du 2 Janvier au 30 juin 201 2.

INTRODUCTION

Les droits de l’homme étant un des piliers de la démocratie, Ils représentent la condition impérative pour le bon fonctionnement d’un système démocratique. Le développement et l’évolution des droits de l’homme ne sont possibles que si les hommes et les femmes qui vivent au sein d’une société,

élaborent eux-mêmes les lois qui vont les régir et contrôler les trois pouvoirs traditionnels à savoir : Le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire.

Par ailleurs, les droits de l’homme ne sont efficaces que lorsque le pouvoir d’Etat est lié à un droit autonome et indépendant, et que tous les hommes sont traités sur le même pied d’égalité. De même, il est essentiel, dans les démocraties, de bien établir la séparation des pouvoirs pour que la justice soit autonome et indépendante. Il en résulte une relation triangulaire entre la Démocratie, les Droits de l’homme et la séparation des pouvoirs, qui représentent ainsi des éléments interdépendants.

L’ASBL RENAF/AETA SUD KIVU à travers le présent le monitoring du premier Semestre 2012, donne une situation des violations des Droits de l’Homme au SUD KIVU, couvrant la période allant du 1er Janvier au 15 juin 2012.

SITUATION ACTUELLE AU KIVU( de Janvier en décembre 2012)

La situation des droits de l’homme en République Démocratique du Congo en général au Nord et Sud Kivu en particulier demeure préoccupante en dépit de l’organisation des élections générales et pluralistes de 2006.

Au lendemain de ce scrutin et à la veille des échéances électorales de 2011, il s’est observé plusieurs faits qui ont montré à suffisance que le chemin pour les droits de l’homme et pour la démocratie en

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République Démocratique du Congo reste très long et parsemé d’embûches de toute nature. Les acquis de quinze (15) ans de transition politique et de sept (7) années des conflits armés

internationalisés, méritent d’être consolidés pour que le pays ne puisse plus rentrer en arrière et se retrouver dans une situation de transition continuelle et/ou des guerres inopportunes.

L’Association Sans But Lucratif RENAISSANCE AFRICAINE, RENAF/AETA SUD KIVU, point focal de la plateforme AETA, à travers ses antennes territoriales dans les huit territoires du Sud Kivu essaie, dans la mesure du possible, d’apporter sa modeste contribution en vue de la

consolidation des acquis démocratiques consacrés dans la Constitution de la République Démocratique du Congo.

En effet, le contexte sécuritaire dans les Provinces du Kivu au premier semestre de l’an 2012 a été dominé par les défections après la tenue des élections présidentielle et législatives de novembre 2011.

Il sied de relever que les élections générales de 2006 et de 2011 n’ont pas résolu les problèmes de la légitimité de pouvoir en République Démocratique du Congo même pas cependant apporté des réponses aux problèmes liés à l’insécurité, à l’impunité, à la corruption, à la bonne gouvernance, au détournement des deniers publics, au pillage des ressources naturelles du pays, aux violations massives et persistantes des droits de l’homme et du droit international humanitaire, à

l’enrichissement illicite des gouvernants, ainsi qu’à la mauvaise répartition du revenu national par province, par territoire/commune et par Citoyen Congolais.

Malgré la mise en place des institutions issues des urnes et l’organisation au mois de janvier 2008 de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord et Sud-Kivu, l’Est de la RDC est toujours en proie à l’insécurité généralement entretenue par les bandes armées

constituées des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), Les rebelles Ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), les rebelles ougandais ADF-NALU et de plusieurs milices autochtones.

Ces bandes armées ont été à l’origine des viols massifs des femmes, des filles et des enfants, des pillages, des tueries, des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des prises d’otages et des déportations ainsi que des destructions des villages. Aussi la modicité des soldes des militaires, des policiers ainsi que des agents des services de sécurité contribue-t-elle aux actes de tracasserie, de rançonnement, d’extorsion et de certaines violations déplorées des droits humains.

Le contexte politique est aussi caractérisé par la persistance des détentions prolongées sans procès juste et équitable des détenus politiques et d’opinion, des menaces contre des syndicalistes, des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes, des opposants politiques, des leaders d’opinion et autres dans le cadre de l’exercice de leurs différentes activités. Le pouvoir judiciaire se trouve

continuellement assujetti par le pouvoir exécutif et les lobbies financiers. Cette situation demeure aggravée par les mauvaises conditions de travail ainsi que des salaires dérisoires alloués aux magistrats et auxiliaires de la justice.

Au plan socio-économique, la situation se caractérise par des pillages et exploitations sauvages des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo, la corruption, des détournements de deniers publics, la signature des contrats léonins par les tenants du pouvoir politique…, Tout cela se passe sur fond d’impunité. La situation socio-économique sombre également avec le délabrement très avancé des infrastructures sociales, économiques et culturelles ; l’inaccessibilité aux soins de santé, à l’éducation, à l’eau potable et à l’électricité, au logement décent, au moyen de transport en commun, le taux de chômage élevé, la modicité et parfois le non paiement prolongé des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, des soldes des militaires et policiers, etc.

Malgré la mise en place des institutions démocratiques au niveau National et provincial, la RDC connaît des faiblesses dans le respect des droits humains dans le chef de ses dirigeants.

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Mois de Janvier 2012

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Plusieurs villages du groupement Waloa Yungu dans le territoire de Walikale se sont vidés de leurs habitants à la suite des affrontements qui ont opposé les éléments de la Force de la défense congolaise (FDC), une nouvelle milice, et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Le 26 novembre 2011, les miliciens de la FDC ont chassé des FDLR et pris le contrôle de la localité de Kimua, chef lieu du groupement. Une série d’affrontements entre les deux mouvements s’en est suivi. Les FDLR ont attaqué, vendredi 30 décembre, les positions des FDC dans les villages de Buhimba, Ngenge et Kangati, dans le nord-est de Waloa Yungu, tuant quatre personnes.

Des sources de la société civile indiquent que les activités socio-économiques du groupement sont paralysées. Les marchés sont fermés. L’unique centre de santé que compte Kimua n’est plus approvisionné en médicaments. Les paysans ne vont plus au champ craignant la présence des FDLR dans la brousse. Les écoles primaires et secondaire Kimua sont fermées, les élèves et enseignants se sont déplacés. Les habitants restés dans le groupement vivent pour la plupart autour de la base de la compagnie mobile des casques bleus uruguayens de la Monusco à Kimua. Ils vivraient de la cueillette.

Le président du comité local de la société civile à Kimua, Shebaheni Nguo, demande au gouvernement de déployer des FARDC dans ce groupement pour sécuriser la population.

L’année 2011 a été « particulièrement difficile » sur le plan sécuritaire pour les habitants de Beni. C’est ce qu’indique la société civile de ce territoire dans un communiqué de presse rendu public lundi 2 janvier.

La société civile de ce territoire du Nord-Kivu a recensé une dizaine de cas d’assassinats durant toute l’année. Selon le communiqué, cette insécurité est causée par des rebelles ougandais des ADF/Nalu, des miliciens Maï-Maï, des militaires incontrôlés des Forces armées de la RDC et des civils illégalement armés

Le document fait état d’une trentaine de véhicules qui ont été la cible des coupeurs de route sur les axes Beni-Kasindi, Beni-Butembo ainsi que sur d’autres voies de desserte agricole au cours de la même année. La plupart des passagers de ces véhicules auraient perdu leurs biens. D’autres y auraient perdu leurs vies.

Selon des sources de la société civile, le dernier cas d’insécurité remonte au samedi 31 décembre.

Une camionnette en provenance d’Oicha, chef-lieu du territoire, pour Beni-ville est tombée dans une embuscade tendue par quatre hommes armés à Mbau. Ces bandits, habillés en tenue militaire, ont tiré sur le véhicule. Un passager atteint par balle à la tête est mort sur-le-champ. Trois autres, grièvement blessés, ont été transportés à l’hôpital général d’Oicha.

La société civile de Beni recommande au gouvernement «de payer décemment les militaires, policiers et les autres agents de sécurité pour qu’ils remplissent loyalement leur mission de maintien de la paix en 2012 ».

Les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont tué trente- neuf personnes entre lundi et mardi 3 janvier à Shabunda. Selon des associations des droits de l’homme qui ont livré cette information à Radio Okapi ce mercredi 4 janvier, ces tueries ont eu lieu dans les villages de Luyuyu, Ngolombe et Kishenya situés en groupement de Bamuguba Sud.

Ces associations des droits de l’homme rapportent qu’à Luyuyu les assaillants ont tué trente personnes parmi lesquelles une femme enceinte éventrée dont le bébé a été jeté. Huit autres personnes auraient été tuées à Ngolombe. Le chef du village de Kishenya a, lui, été décapité. Les assaillants auraient aussi pillé des vivres et des médicaments dans un dépôt de l’association « Action Solidarité ».

Ces informations sont confirmées par diverses sources sur place qui affirment que les FDLR ont promis de tirer « sur tout ce qui bouge » à leur passage dans l’ensemble du territoire de Shabunda.

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Les assaillants auraient aussi déclaré que ces tueries sont des représailles contre les populations civiles qu’ils accusent de collaborer avec les forces d’autodéfense locale dénommées « Raia Mutomboki ».

Des jeunes du territoire de Shabunda se sont organisés en groupe d’autodéfense pour combattre les FDLR.

De violentes échauffourées intervenues mercredi 4 janvier dans la soirée, entre la population et les policiers dans la localité de Murama, à 3 km de Birava, en territoire de Kabare ont fait une dizaine de blessés et provoqué un pillage au marché central de la dite cité. À l’origine de cette rixe, la colère de la population contre une femme accusée de sorcellerie que la police a protégée.

Selon le chef de poste d’encadrement administratif de Birava, les habitants de Murame soupçonnaient cette femme du village de Kamanunga, dans le groupement de Bushumba, d’avoir ensorcelé et rendu mystérieusement malade une adolescente de 14 ans. La population voulait s’emparer d’elle et de son mari pour les lyncher.

Informée, la police de Birava est arrivé à soustraire ce couple des mains de leurs bourreaux, et l’a enfermé au cachot, afin de le protéger.

Après le décès de l’adolescente qui était déjà malade, la population en colère a organisé une marche jusqu’à Birava centre où elle a déposé le corps de la jeune fille devant le bureau de la police. La foule a tenté ensuite d’extraire le couple du cachot de la police pour le lyncher. La police a tiré en l’air pour la disperser. De violentes échauffourées s’en sont suivies entre la population et les policiers.

Débordés, les policiers se sont enfuis, selon la même source. Bilan : une dizaine de blessés, dont certains dans un état critique. Parmi eux, le commandant de la police. Le corps de la jeune fille se trouve encore au bureau de la police, et les blessés ont été transportés à l’hôpital général de référence de Katana.

De violents combats ont opposé, jeudi 5 janvier dans la matinée, de la milice dénommée Guides aux rebelles hutus rwandais des FDLR, près de la localité de Ntoto dans le groupement Waloa Uroba, à environ de 100 km à l’est du chef-lieu du territoire de Walikale. Le bilan précis de ces affrontements n’est pas encore connu. Mais des sources administratives locales font état d’un afflux des déplacés.

Vers 5 heures locales, les rebelles des FDLR ont attaqué les combattants la milice d’autodéfense Guides », qui se fait appeler maintenant Forces de défense congolaise (FDC). Il s’en est suivi de violents affrontements, ont indiqué des sources administratives du secteur Wanyanga à Walikale.

Le Mwami de ce secteur affirme que deux combattants des FDC ont été blessés. De leur autre côté, les sources de la société civile de Walikale parlent de treize morts, FDLR et FDC confondus, sans fournir de détails.

Ces affrontements ont à nouveau jeté sur les routes de nombreux déplacés après les vagues enregistrées lors de précédents accrochages de décembre dernier. Les uns faisaient mouvement vers Walikale Centre. Les autres ont pris la direction de Masisi vers Kashebere et Nyamaboko, a affirmé la société civile de Walikale.

Les miliciens Maï-Maï opèrent régulièrement des raids contre les FDLR perçus, dans cette contrée, comme étant des occupants. Jusqu’à ce vendredi, on ne savait toujours pas, qui des FDC ou des FDLR contrôlent la localité de Ntoto.

Les échanges des tirs entre les Forces armées de la RDC et les miliciens Maï-Maï Guide ont fait 10 morts à Ufamandu 1er, à 42 Km au nord-est de la cité de Minova dans le Nord Kivu, selon des sources militaires locales vendredi 6 janvier 2012. Les mêmes sources signalent un déplacement massif des populations vers les villages et groupements voisins.

Parmi les morts, 6 sont des militaires FARDC et 4 des Maï-Maï, selon ces sources militaires corroborées par le secrétaire administratif du groupement Ufamandu 1er, dans le secteur de Masisi.

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Alors que les combats se sont arrêtés, la population continue à fuir massivement le village de Buniakangendo vers des villages du groupement voisin.

À Minova, dans le territoire de Kalehe, au Sud Kivu, 94 ménages sont déjà logés dans des familles d’accueil, selon le président du comité des déplacés du groupement Puzi Minova. Jusqu’à présent, ces déplacés restent sans assistance matérielle.

Des affrontements ont opposé, samedi 7 janvier, des miliciens Maï-Maï Raïa Mutomboki aux militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Vitshumbi, une enclave du parc national des Virunga au Nord-Kivu. La police fait état d’un milicien tué, un blessé et quatre autres capturés.

Selon un officier de police du commissariat de Visthumbi, tout serait parti d’un mouvement de protestation des pêcheurs contre la mesure de la force navale leur exigeant le port des gilets de sauvetage vendus à 25 USD. Le samedi dans la matinée, les protestataires ont barricadé les routes de la localité. Les policiers ont alors arrêté un menuisier, accusé d’être à la base de ce mouvement et d’être de connivence avec les Maï-Maï.

A 12 heures locales, les miliciens ont attaqué les militaires des FARDC basés à Vitshumbi et capturé un capitaine lui ravissant son arme et sa radio Motorola. Un échange des tirs entre les assaillants et d’autres militaires venus en renfort s’en est suivi. L’officier des FARDC a été relâché par la suite et ses effets militaires récupérés.

La police indique qu’après quelques heures de combat, les Maï-Maï se sont retranchés dans le parc national des Virunga.

Les quatre miliciens capturés ont été acheminés à Rwindi, avant d’être transférés à Kiwanja.

Le couvent des prêtres catholiques de Kavumu dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu a été attaqué par un groupe d’hommes en arme non autrement identifiés, dans la nuit de samedi à ce dimanche 8 janvier. Un officier des FARDC a été tué. Il y a eu aussi des blessés graves et un pillage systématique des biens des prêtres.

Les prêtres ont été surpris par la présence brusque d’un groupe d’hommes armés à 21 heures dans le couvent. Les assaillants se sont pointés devant leurs victimes, lorsque ces dernières veillaient encore au salon. Ils se sont mis à tabasser copieusement les prêtres au point de blesser grièvement le doyen de cette paroisse, l’abbé Muzindusi, bien connu dans cette église pour son don de guérison par la prière.

Les militaires venus à la rescousse ont essuyé des coups de balles. Un lieutenant des FARDC a été touché et il est mort sur le champ.

La police annonce qu’une enquête est en cours. Mais le président de la société civile de Kabare Nord, Damien Bahizire, demande aux autorités compétentes de « mener des enquêtes sérieuses » pour dénicher les malfrats et les déférer devant la justice.

Damien Bahizire dénonce cette nième attaque contre le couvent des religieux dans le territoire de Kabare. «Les assassins d’un prêtre à la paroisse de Kabare et d’une soeur au couvent de Murhesa en 2009 sont jamais connus sans jugement », a-t-il déploré.

Quatre personnes ont été tuées et huit autres blessées, dimanche 8 janvier, dans deux attaques attribuées à des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) à Fizi et à Walungu.

Selon les autorités locales, un camion de marque Fuso, en provenance de Baraka vers Masisi avec vingt passagers à bord, est tombé dans une embuscade tendue au niveau de la localité de Lukinga, en pleine journée, par ces rebelles rwandais. Des sources proches de la société civile de Baraka indiquent que les assaillants ont mitraillé le véhicule tuant quatre personnes et blessant cinq autres.

Trois blessés sont internés à l’hôpital de Fizi et deux autres ont été acheminés à Lulimba. Les rebelles rwandais auraient aussi ravi l’arme et la tenue militaire d’un major des FARDC qui faisait partie des passagers.

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Dans la nuit de dimanche à lundi, les FDLR ont attaqué la localité de Lubimbe, sur l’axe Bukavu- Shabunda dans le territoire de Walungu. Des habitants de la localité font état de trois personnes gravement blessées. Les assaillants ont brûlé trois maisons dans le village, avant d’être repoussés par une milice d’autodéfense populaire, les Raia Mutomboki. Ils se sont finalement enfuis vers Chirambo, en chefferie de Nindja. Les blessés ont été évacués à Nzibira pour recevoir des soins.

Les responsables de la société civile de Walungu et de Fizi déplorent ce regain d’insécurité causé par les FDLR dans leurs territoires. Elles demandent aux autorités de sécuriser les populations civiles.

Quatre personnes dont un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et 3 civils ont été tuées dans une attaque armée dimanche 15 janvier dans le quartier Mabungo de Kiwanja en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Le responsable de la police de ce territoire qui livre l’information parle aussi de plusieurs personnes blessées et d’importante somme d’argent emportée.

Le responsable de la police de Rutshuru parle d’un groupe d’une dizaine d’hommes en tenue militaire mais non identifiés qui se sont attaqués aux changeurs de monnaie avant une grande fusillade avec d’autres militaires FARDC à proximité.

Le président de la société civile de Kiwanja, Hubert Mashukane, indique de son côté que l’incident s’est produit vers 15 heures (locales) lorsqu’un groupe de 5 hommes se sont approchés des cambistes pendant que 5 autres sont restés aux alentours. Il s’en est suivi un échange des tirs entre les bandits et les FARDC.

Hubert Mashukane affirme avoir vu 4 morts dont 3 cambistes et 1 militaire FARDC, information confirmée par la police qui ajoute que la panique règne encore même si les tirs ont cessé et que les assaillants ont pris fuite.

Les Forces armées de la RDC envisagent de rétablir l’ordre dans le site minier d’Omate, situé à plus ou moins 70 Km du chef-lieu du territoire de Walikale, au Nord-Kivu, où la situation reste confuse depuis les affrontements, vendredi 13 janvier, entre les FDLR et les Maï-Maï Cheka.

Dans le Secteur de Lulenge, territoire de FIZI, province du SUD KIVU, Le 03/01/2012, à Bikutchu, une fille de 15 ans est violée par un garçon de 16 ans, le dossier est en cours

Le 09/01/2012, à Kilembwe, une fille de 16 ans est violée par un garçon de 23 ans, le dossier est en cours à la PMC

Le 12/01/2012, une femme de 39 ans est violée par 2 éléments des FDLR lorsqu’elle se trouve aux champs.

Le 14/01/2012, une femme enceinte âgée de 23 ans est arrêtée arbitrairement par la PMC. Obligée à de lourds travaux en passant la nuit par terre, elle a accouché prématurément. Son état de santé ainsi que celui de son enfant sont critique.

Joint au téléphone, ce mercredi 18 janvier, par les membres de l’AETA/Nord Kivu , le porte- parole de l’opération Amani Léo, le colonel Sylvain Ekenge, a indiqué que des actions des forces loyalistes sont envisagées pour rétablir de l’ordre dans ce site minier: « Face à la situation actuelle, il y a des affrontements entre les FDLR et les Maï-Maï Cheka. Il y a des actions qui sont envisagées dans le secteur et on a pris toutes les dispositions pour que le secteur soit nettoyé des FDLR et des Maï- Maï Cheka. Et, on va ramener le calme dans le secteur d’Omate pour permettre aux opérateurs économiques d’Omate et Bisiye de vaquer librement à leurs occupations. »

Il a, par ailleurs, indiqué que les FARDC ne vont pas se substituer à la police des mines. « C’est à la police des mines de prendre les dispositions qui s’imposent pour s’installer dans le carré minier et faire le travail qui lui incombe, notre travail c’est de sécuriser la région », a affirmé le colonel Ekenge.

Selon la société civile locale, plusieurs maisons ont été incendiées lors de ces affrontements et les populations ont fui vers d’autres villages, tel que Mubi. La même source a affirmé qu’un autre combattant Maï-Maï blessé est arrivé mardi à l’hôpital de Walikale.

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Du 31 décembre 2011 au 4 janvier 2012, les rebelles hutu rwandais des FDLR avaient tué quarante- cinq personnes à Walikale, selon des ONG locales de défense des droits de l’homme.

L'armée congolaise a tué mercredi 17 janvier 2012 treize rebelles ougandais dans le nord- est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé jeudi les activistes des droits de l’homme de Walikale partenaires à l’asbl RENAF/AETA SUD KIVU basés à Walikale, citant des sources militaires.

Les hommes du 801ème régiment des Forces armées de la RDC (FARDC) ont tué ces treize rebelles, appartenant à la rébellion ougandaise des Forces démocratiques et alliés (ADF/Nalu), après avoir subi une attaque de leur position à Mukoko, une localité située à 6 Km au nord de Oïcha, le chef-lieu du territoire de Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu.

"Du côté des FARDC, il y a eu deux blessés, actuellement soignés à l'hôpital général de référence de Beni", a indiqué le porte-parole de l'opération "Ruwenzori" de traque de ces rebelles, le colonel Célestin Ngeleka. "L'armée régulière a récupéré notamment quinze armes individuelles AK47 et trois armes lourdes", a précisé le colonel Ngeleka, cité par Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

Plus de 100.000 personnes ont fui les violences dans la région orientale de la RDC depuis la présidentielle contestée du 28 novembre dernier, a indiqué vendredi le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Le regain de violence, impliquant des troupes du gouvernement, les forces des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et des groupes de défense locaux, dans la région orientale et instable de RDC a obligé plus de 100.000 civils à abandonner leur foyer depuis novembre dernier", a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse. "Nous sommes très inquiets des conséquences de cette violence", a-t-il ajouté, précisant que rien ne permettait d'affirmer que ces personnes avaient pu retourner chez elles.

Le HCR estime ainsi que quelque 35.000 personnes ont été déplacées au Nord-Kivu lors d'affrontements entre milices dans les territoires de Walikale et de Masisi, des violences durant lesquelles 22 personnes ont été tuées et un nombre inconnu de femmes ont été violées. Au Sud-Kivu, les attaques dans le territoire de Shabunda ont conduit 70.000 personnes à quitter leurs maisons.

La majorité des déplacés vivent dans des familles d'accueil, dans des campements de fortune bondés, ou dans des écoles occupées, selon le HCR qui a envoyé sur place une équipe d'experts pour évaluer leurs besoins. Certains des déplacés ont expliqué au HCR qu'ils étaient victimes de

"travail forcé, de harcèlement et qu'ils avaient subi des violences".

M. Edwards a expliqué que les experts onusiens ne pouvaient pas se rendre dans tous les endroits où se trouvaient les déplacés pour des raisons de sécurité

La coordination urbaine de la société civile de Beni, dans le Nord-Kivu, a accusé, mercredi 25 janvier, le parquet secondaire local d’entretenir l’impunité. Elle a cité notamment le cas d’un magistrat de cette juridiction qui, en début de semaine, a fait libérer, sans audition, un groupe de bandits venus de Bunia dans la Province Orientale.

Tout en saluant la bravoure de la police, qui a arrêté ces malfaiteurs, la société civile a expliqué que ce groupe de bandits avait cambriolé un magasin dans la cité de Bunia et emporté une centaine de portables ainsi que d’autres biens de valeur. Ces biens seraient présentement entre les mains du magistrat incriminé, selon la même source. Elle a demandé, par conséquent, au parquet de diligenter une enquête pour établir les responsabilités dans cette affaire et « d’appliquer la tolérance zéro », et au conseil supérieur de la magistrature de « décourager ce comportement susceptible de ternir l’image de la justice ».

Le procureur près le tribunal secondaire de Beni, Damien Kambale, a indiqué à la société civile que « nul n’est au-dessus de la loi ». Il a affirmé que le magistrat impliqué dans cette affaire a déjà été mis aux arrêts, et qu’il comparaîtrait bientôt devant la justice.

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Les militaires de la 8ème région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC) ont commencé samedi 28 janvier à percevoir leur solde pour le mois de janvier. Le général Mayala Nkiama, commandant de cette division militaire l’a annoncé le même jour à la presse locale à Goma, dans le Nord Kivu.

Il l’a fait savoir pour démentir des rumeurs de « détournement de solde des militaires » circulant au sein de la population. Le numéro un de la 8ème région militaire reconnaît toutefois des difficultés énormes pour acheminer à Walikale la solde des militaires basés dans ce territoire, suite au mauvais état de la route entre Masisi et Walikale.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, invite l’Etat congolais à rétablir son autorité dans le territoire de Walikale (Nord- Kivu). En visite de travail samedi 28 janvier à Ntoto, une localité de ce territoire, il estime que c’est le seul moyen de résoudre le problème majeur d’insécurité dans cette région, en proie à l’insécurité généralisée causée par les rebelles Rwandais des FDLR.

« Je crois qu’il est très important que l’Etat se structure dans cette région où l’Etat n’existe quasiment pas, en aidant les FARDC, la police nationale congolaise et la justice pour que les Kivu en général redeviennent des régions où l’Etat de droit règne », a déclaré Hervé Ladsous.

Près de 20 000 déplacés vivent démunis à Ntoto et dans d’autres localités des groupements Waloa- Uroba et Waloa-Yungu, fuyant l’insécurité.

Hervé LADSOUS pense que seul le retour de l’autorité de l’Etat congolais peut assurer la sécurité et le développement durable auxquels toute la population de Walikale a droit. « Les Nations unies suppléent aux défaillances du gouvernement mais il appartient au gouvernement d’assurer à ses citoyens la sécurité à laquelle ils peuvent aspirer pour une vie normale et de développement nécessaire », ajoute-t-il.

Le commandant du 808ème régiment des Forces armées de la RDC (FARDC), basé à Eringeti à Beni-ville, le colonel Albert Kahasha qui avait fait défection dans la nuit de mardi à mercredi 25 janvier est recherché par sa hiérarchie. Selon le porte-parole des opérations militaires au Nord-Kivu, le Colonel Sylvain Ekenge, l’officier « déserteur », toujours en errance dans la province du Nord-Kivu, aurait emporté avec lui une importante quantité d’armes et minutions et tenterait de rejoindre un groupe d’autres officiers insurgés au Sud-Kivu.

Condamnant cette défection, le porte-parole des opérations militaires au Nord-Kivu affirme ne pas en connaître exactement les raisons. « Je ne saurai pas vous dire ce qui lui a amené à faire défection. D’après les informations que nous avons réussies, c’est la manipulation des politiciens qui l’a amené à entrer dans la forêt», a déclaré le colonel Sylvain Ekenge, déplorant le comportement de certains officiers supérieurs des FARDC originaires du Nord et Sud-Kivu qui, selon lui, n’ont pas toujours compris que «l’armée est et restera apolitique ».

Le Colonel Sylvain Ekenge a demandé aux officiers congolais de rester en dehors de tous les problèmes politiques. Il a estimé, par ailleurs, qu’il n’est pas encore tard pour le colonel « fugitif » de se rende aux unités des FARDC les plus proches pour bénéficier « des circonstances atténuantes ». « S’il persiste à rester dans la brousse, il finira par être capturé et s’il fait usage des armes, on risque d’utiliser la force et sa vie sera en danger ainsi que celle de ceux qui sont avec lui », a-t-il menacé, précisant que la moitié de la trentaine d’hommes qui avaient suivi le colonel «fugitif» serait retournée à Eringeti.

Issu de l’ancien mouvement armé Mudundu 40, le colonel Albert Kahasha dirigeait le 808ème régiment FARDC basé à Eringeti depuis le mois de septembre.

Dans un communiqué de presse rendu public dimanche 29 janvier, la société civile de Beni a dénoncé l’insécurité persistante qu’elle impute aux rebelles ougandais des ADF-Nalu, aux Maï-Maï et à des hommes armés encore opérationnels dans ce territoire.

Le document évoque plusieurs cas de tueries, d’enlèvements et d’assassinats commis par des hommes armés citant notamment le cas des corps de deux militaires et un civil retrouvés le dimanche

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au bord de la rivière Bango, sur la route Mbau-Kainama. Ces trois hommes étaient portés disparus depuis une semaine. Le communiqué indique aussi que des hommes armés ont fait irruption dans la localité de Mabuku, dans la nuit de samedi à dimanche et ont pillé cinq boutiques, emportant une moto.

La société civile de Beni demande aux Forces armées de la RDC (FARDC) de déployer davantage de troupes dans la région afin de traquer les ADF-Nalu et les Mai-Mai, réfractaires au désarmement. Elle recommande aussi au gouvernement de doter les militaires en moyens de transport et en primes pour leur permettre de remplir leur mission.

Affirmant que les rebelles ougandais ADF-Nalu et les Maï-Maï de Kikurukuku restent hostiles au programme de désarmement, malgré les appels répétés des responsables FARDC, les responsables de cette société civile exhortent la population de Beni à collaborer avec les forces de sécurité pour arrêter ceux qui approvisionnent ces groupes armés en armes notamment. Les mêmes sources ont ajouté que les habitants des groupements de Malio et Mwenye, paient un lourd tribut de la présence des Maï-Maï qui percevraient illégalement la taxe mensuelle de 10 dollars dans chaque ferme ainsi que d’autres frais.

Un groupe de huit militaires du 109ème régiment des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont attaqué un bistrot dans la nuit de lundi 30 à mardi 31 janvier à Bibombe dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu. Selon la police de Kamituga, cité minière située à une dizaine de kilomètres de Bibombe, ils ont emporté 4 500 dollars américains, 390 000 Francs congolais (423 dollars américains) et 25 tola d’or [une mesure utilisée par les trafiquants artisanaux d’or].

La même source affirme que ces militaires FARDC portaient des cagoules contrairement aux habitudes des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui opèrent à visage découvert. Selon elle, cette information vient mettre fin à la rumeur qui a circulé ce mardi dans la matinée à Bibombe attribuant cette attaque aux FDLR.

Des sources de la police de Kamituga indiquent que le commandant adjoint du 109ème régiment, le lieutenant-colonel Chiviri, a arrêté ces militaires qui seraient en détention dans une prison de la place.

Mois de Février 2012.

Selon des sources locales, plus de 3 500 personnes déplacées auraient atteint les localités de Chambombo et Ngomba dans la zone des Hauts Plateaux de Kalehe, depuis le début de ce mois.

Ces déplacées effectueraient de temps en temps des mouvements de retour dans leurs villages d'origine, notamment Kasiru, Nyalugusha, et Katele-Bushugulu, pour s'approvisionner. Ces

déplacements feraient suite à une série de cinq attaques des présumés Nyatuara et / ou des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) sur les villages en question. La situation sécuritaire demeurerait précaire dans la zone.

Les attaques FDLR datant de début janvier sur des localités dans le nord du Territoire de Shabunda ont provoqué des mouvements de population qui continuent à ce jour. Les communautés d'accueil sont saturées, notamment celles dans la région de Kalonge, dans le Territoire de Kalehe, où plus de 46 000 personnes déplacées, selon une agence humanitaire opérationnelle sur le terrain, sont arrivées dans les environs. Certains se dirigent vers l'axe Bunyakiri – Hombo. La situation socioéconomique des personnes déplacées devient de plus en plus précaire, l'accès difficile aux services de base à Kalonge serait parmi les motifs principaux qui justifient ce nouveau mouvement de population.

L’échange des tirs entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la garde rapprochée du député sortant Dieudonné Bakungu Mitondeke, ce jeudi 2 février, à Goma (Nord-Kivu), a fait quatre morts. Des sources sur place indiquent que deux militaires, un policier qui assurait la garde du député et un autre venu avec les militaires ont été tués. Plusieurs militaires FARDC auraient également été blessés.

Selon des témoins, les militaires FARDC auraient encerclé la résidence du député à 4 heures locales du matin pour y faire une perquisition. Une discussion s’en serait suivie entre les gardes et les militaires qui ont fini par échanger des tirs.

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Les FARDC accusent Dieudonné Bakungu de détenir illégalement des armes et d’entretenir une milice privée. L’accusation que le député sortant rejette. Candidat aux législatives de novembre 2011 pour le compte de l’Union pour la nation congolaise (UNC), il attend d’être fixé sur son sort. Les scrutins ont été annulés dans la circonscription de Masisi, faute de compilation de résultats de plus de quatre-vingts centres de vote.

Dans la semaine de fin janvier 2012, les Forces armées de la RDC (FARDC) mènent actuellement d’intenses opérations militaires notamment contre les éléments Maï-Maï Yakutumba qui continuent de renforcer leurs positions sur les rivages du Lac Tanganyika, au Sud-Kivu. Selon la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), 7 Maï-Maï ont été tués lors de ces opérations et la situation sécuritaire est demeurée tendue et imprévisible à cause des activités de ces combattants.

On signale, en outre, l’apparition dans le territoire de Kalehe d’un groupe armé composé d’éléments Maï-Maï Nyatura, Maï-Maï Kirikicho et des combattants rwandais des FDLR. Une vive tension continue d’être observée dans les régions situées au Nord des territoires de Shabunda et de Kalehe.

Sept personnes ont été tuées par des rebelles hutus rwandais dans un camp de déplacés de l'est de la RDC pour avoir refusé un travail forcé, a révélé vendredi 3 février le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). "Le HCR est alarmé par les récentes informations selon lesquelles des personnes déplacées internes ont été torturées et tuées par des éléments armés" dans des camps de la province instable du Nord-Kivu, où 31 sites accueillent près de 79.000 déplacés, indique-t-il dans un communiqué. "Le 13 décembre 2011, sept déplacés ont été battus à mort car ils avaient refusé un travail forcé imposé par les (rebelles des) Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)", précise le HCR, qui évoque aussi des cas de "tortures".

"Depuis le dernier trimestre 2011, des groupes armés entrent dans les camps" et "menacent" les déplacés en les accusant "de collaborer avec un groupe armé ou un autre", est-il ajouté. Les déplacés sont notamment forcés à transporter des armes ou des biens, à construire des maisons ou à travailler aux champs pour les rebelles ou miliciens.

Depuis novembre 2011, les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont connu un regain de violences impliquant les FDLR, des groupes armés locaux et des troupes du gouvernement chargées de les combattre. Ces violences ont fait au moins 77 morts et entraîné le déplacement de plus de 100.000 personnes. Plus de 1,1 million de personnes déplacées vivaient dans ces deux provinces fin septembre 2011, selon les chiffres de l'ONU.

Les acteurs humanitaires œuvrant au Nord-Kivu ont annoncé vendredi 3 février à Goma que plus de 500 000 personnes ont fui l’insécurité dans leurs villages respectifs. Ces humanitaires l’ont annoncé à l’occasion du lancement officiel du plan d’action humanitaire 2012 en RDC.

Les combats qui opposent, depuis l’année passée soit les FARDC aux milices étrangères et locales, soit ces milices entre elles dans certains territoires comme Masisi, Walikale et Beni au Nord-Kivu ont chassé plusieurs milliers d’habitants de leurs villages.

Les mêmes facteurs de crise risquent de se maintenir et ou même de s’intensifier en 2012, estiment les humanitaires. Pour le Bureau des nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), bien que la situation soit encore volatile en province, des interventions plus adéquates seront planifiées pour renforcer la protection des civils dans les zones affectées par la crise.

Plus de 718 millions de dollars seront nécessaires pour couvrir les besoins prévus dans ce plan d’action humanitaire 2012. Les besoins ayant trait notamment à la protection, la santé et l’éducation d’urgence. Un appel des fonds a été lancé depuis le 1er février par la communauté humanitaire en RDC. Les humanitaires demandent toutefois un soutien sécuritaire de la part du gouvernement congolais.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) du 85ème secteur ont délogé, après trois jours des combats [mercredi, jeudi et vendredi 3 février], les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) de la faction RUD de leur quartier général, dans

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la localité de Machuka, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest du territoire de Lubero (Nord-Kivu).

Cette information, non encore confirmée par des sources indépendantes, a été livrée par le porte- parole militaire de l’opération Ruwenzori chargée de traquer les rebelles ougandais des ADF-Nalu, le colonel Célestin Ngeleka.

Le bilan de ces affrontements fait état, selon lui, des deux morts du côté FDLR, de deux armes AK 47 récupérées, d’un rebelle hutu rwandais et d’une femme capturés. Toutefois, il n’a signalé aucune perte du côté de l’armée régulière.

La société civile de Lubero a plaidé pour le rétablissement de la sécurité dans ce territoire du Nord-Kivu pour permettre le retour des déplacés. Dans son rapport de janvier dernier, cette organisation a déploré l’insécurité dans plusieurs contrées du Sud-Ouest de Lubero (Muhanga, Bunyatenge et les périphéries de Kasuo).

Selon les sources de la société civile, cette insécurité pousse les populations de ces contrées à affluer vers l’Est, notamment vers Masereka, Kipese et d’autres localités riveraines du Parc de Virunga, qu’elles jugent plus sûres.

La société civile de Lubero est également persuadée que le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire de Lubero permettra de résoudre le problème de surpeuplement et de l’envahissement du parc des Virunga. Selon elle, cette population met en danger le parc des Virunga en y pratiquant diverses activités comme l’agriculture, l’élevage, le braconnage, la coupe illégale du bois.

Elle note que cet envahissement du parc crée des conflits entre les populations et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Ces conflits entraînent parfois des pertes en vies humaines, comme le 25 aout 2009 à Muramba où huit cents maisons et autres matériels de pêche avaient été incendiés. À ce sujet, les responsables de l’Institut national pour la conservation de la nature (ICCN) avait plutôt parlé de maisons de fortune construites par les populations riveraines qui avaient envahi illégalement le parc national des Virunga.

L’armée régulière congolaise (FARDC) a repris lundi 6 février le contrôle des carrés miniers de Bisié et Omate, dans le territoire de Walikale, au Nord Kivu, à l’issue de combats avec les miliciens Maï-Maï de Cheka. Ces deux localités étaient occupées depuis près d’une année par divers groupes armés nationaux et étrangers. Deux combattants Maï-Maï ont été capturés lors de ces opérations qui entrent dans le cadre du nettoyage du secteur de Walikale par les FARDC.

Selon un responsable militaire dans la région, les combattants Maï-Maï de Cheka ont à peine résisté à l’assaut lancé par les militaires des FARDC. Ces derniers les poursuivaient encore mercredi 8 février au Nord-est et au Nord-Ouest de ces sites miniers, le long de la rivière Osso, selon la même source.

Le responsable militaire FARDC à Walikale assure toutefois que l’armée régulière va se retirer de ces carrés miniers une fois que la police des mines se sera positionnée dans ces deux localités.

À ce propos, l’administrateur du territoire de Walikale, Dieudonné Tshishiku, demande aux autorités de la police à Goma, de doter la police des mines de moyens conséquents pour assurer efficacement la sécurité des carrés miniers.

Le site minier de Bisié produit essentiellement de la cassitérite. Celui de Omate est une exploitation artisanale de l’or. Plusieurs autres sites miniers de Walikale sont actuellement occupés par des groupes armés, dont les rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Un nouveau groupe dénommé « Raïa Mutomboki Mboko » sévit depuis une semaine dans le territoire de Mboko (Sud-Kivu). Cette milice composée d’une centaine de personnes prétend défendre les populations civiles du territoire contre les attaques des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

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Le porte-parole militaire de la Monusco, Lieutenant-colonel Félix Prospère Basse, qui a dénoncé cette initiative au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies en RDC, mercredi 8 février, a déclaré que la mission onusienne allait prendre des mesures avec les Forces armées de la RDC (FARDC) pour combattre cette milice.

« La force de la Monusco avait pris en compte cette nouvelle donne qui est apparue sur l’échiquier sécuritaire du Sud-Kivu et donc l’avenir nous dira ce qu’il faut faire. Nous avons pris connaissance de leurs revendications et objectifs qu’ils comptent poursuivre. A partir de ce moment, les stratégies seront développées en parfait partenariat avec les FARDC pour, de manière claire, précise et robuste, prendre en compte cette nouvelle donne sécuritaire qui nous préoccupe », a déclaré le porte-parole militaire de la Monusco.

Des jeunes du territoire de Shabunda, dénommés Maï-Maï de Raïa Mutomboki, se sont aussi organisés en groupe d’autodéfense pour combattre les FDLR. Après des attaques à Shabunda qui ont fait une quarantaine de morts, entre le 31 décembre 2011 et le 4 janvier 2012, les FDLR avaient affirmé avoir agi en représailles contre les populations civiles qu’ils accusaient de collaborer avec les éléments de cette milice. Le commandant de l’opération Amani Leo avait fustigé le comportement des ces jeunes miliciens qui, selon lui, étaient à la base de ces attaques. Les accusant de semer la confusion à Shabunda, il avait affirmé la nécessité de les désarmer.

Les affrontements qui ont opposé, mardi 8 février, les Forces armées de la RDC et les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont fait de deux morts côté assaillants et quatre-vingt familles déplacées, dans le groupement de Ziralo à 80 km à l’Ouest de la cité de Minova dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu).

Les rebelles ont attaqué simultanément deux villages, affirment des sources militaires et des autorités locales. Des attaques qui ont suivies de la réplique des FARDC, provoquant ainsi le déplacement des populations vers les villages et groupements voisins de Ziralo. Les déplacés se regroupent dans des familles d’accueil, ont indiqué les autorités locales.

Pour sa part, le président du camp des déplacés de Mubindi, situé à quelques kilomètres au Sud de Minova déclare qu’aucune assistance n’est disponible pour les enfants de ces déplacées.

Pour rappel, environ 23 000 familles de déplacés, fuyant les combats entre la milice Maï-Maï et les FARDC, en mai 2010, dans la région de Masisi, Ufamandu et Ngungu, s’étaient installés dans la cité de Minova( au Sud Kivu) et ses environs. Ils étaient dépourvus de vivres et de médicaments.

Dans la matinée du 14 février 2012, le corps sans vie de Mademoiselle Divine NTACOBASIMA CINESHA, âgée de 24 ans, couturière au centre commercial de Walungu et choriste à la paroisse Bernadette de Walungu, habitant dans la localité MAKWALE , groupement de WALUNGU, a été retrouvé sous le pont de la rivière Kigene tout près de la plantation Gombo, deux jours après son enlèvement c’est à dire dimanche 12 Février 2012 vers 19 heures ,

Le résultat de l’autopsie effectué à l’Hôpital FSKI de Walungu, territoire de Walungu précise que la victime a été violée, des traces de piqures des seringues au niveau du cou, de la poitrine et du bras gauche, avant d’être tuée.

Selon les informations recueillies sur place, la victime aurait reçu un appel téléphonique de son amie, Mademoiselle Bulonza NTUMULO, âgée de 23 ans qui l’invitait à la rejoindre dans un endroit inconnu de ses parents. Elle aurait été mise en contact avec Monsieur Doudou MUSHAGALUSA BAGAYA CISHAFUKA. Ce dernier est habitant dans la localité de MAKWALE. Agé de 34 ans, marié et père de plusieurs enfants, il est « Karateka » et vétérinaire de son état. Il est séparé de sa première femme et de sa deuxième femme. Actuellement, il vit avec une troisième femme.

Les enfants bergers témoignent avoir vu la victime avec Monsieur Doudou sous le bois dans la plantation Gombo, endroit où mademoiselle Divine NTACOBASIMA a été portée disparue. Les présumés auteurs ont été appréhendés et mis aux arrêts à la PNC district Kivu Central.

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En date du 10/02/2012, dans le même territoire, localité Karhembu, groupement Tubimbi, un autre corps sans vie de Monsieur NAMEGABE CHIYEYE, âgé de 70 ans, marié et père de plusieurs enfants, de la localité Nyakakoba, groupement Burhale a été retrouvé dans un débit de boisson appelé Centre Ndusi appartenant à Monsieur MUHESHERWA.

Nos sources précisent que la victime venait de vendre sa vache. Et quand sa femme a remarqué que son mari trainait à revenir à la maison, elle est allée le chercher et c’est ainsi qu’elle l’a retrouvé, dans ce débit de boisson déjà mort entre les mains de deux jeunes garçons du propriétaire de la buvette. Il s’agit de messieurs MUSHAMUKA MUHESHERWA et MUBWIRANO SHABADEUX.

Les deux jeunes gens ont pris fuite. Leur père ainsi que le chef de localité Karhembu, Monsieur RUKUNGA sont arrêtés pour des raisons d’enquête.

Signalons également qu’une femme d’une cinquantaine d’années a été retrouvée morte à Kalundu en territoire d’Uvira dans la nuit du lundi 11 février 2012.

La même source renseigne que 2 autres femmes seraient retrouvées sans vie dans le même territoire, deux semaines avant.

En date du 14 février 2012, un corps sans vie de Monsieur BASHIMBA MUDERWA, âgé de 49 ans, marié et père de 8 enfants, serait retrouvé à moitié nu à Burhalaga, dans le Quartier Kajangu, dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu.

Selon nos sources concordantes, la victime prenait un verre avec ses amis dans un débit de boisson de la place et cela jusqu’aux heures tardives et le lendemain on a retrouvé son cops sans vie.

Hormis plusieurs cas d’assassinats et meurtres déclarés par ci par la dans la ville de Bukavu et ses environs, la population sud-kivutienne est aussi victime des pillages de ses biens.

C’est ainsi qu’en date du 12/02/ 2012, aux environs de 0 heures dans la localité de Kashusha, groupement de Miti, territoire de Kabare, des hommes en uniformes militaires soupçonnés habitants le camp militaire de Nyamunyunyi, ont pillé la buvette de Monsieur Moise KARHEBWA où il vendait la boisson alcoolique. Ceux-ci ont emporté tous les biens notamment (bières, appareils de musique, une somme d’argent).

Les manifestations qui entourent toutes les situations relatées ci haut devraient interpeller les autorités et la société civile quant aux résultats surtout en termes de prévention. L’on pourrait conclure, dans une certaine mesure, que les autorités ont des oreilles bouchées et les acteurs de la société civile à cours de stratégies d’actions.

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont lancé le 14 février des opérations contre les éléments des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). Réalisées avec l’appui de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC

(MONUSCO), ces opérations ont pour objectif de libérer les territoires de Kabare, Kalehe, Mwenga et Shabunda de la présence des FDLR, conserver les zones récupérées des FLDR, protéger la

population civile et créer des conditions favorables à la stabilisation et la restauration de l’autorité de l’Etat. Consciente des conséquences humanitaires des opérations militaires précédentes sur la protection des civils, la communauté humanitaire du Sud-Kivu a mis au point un plan de contingence pour relever les potentiels besoins humanitaires et la capacité d’intervention des organisations humanitaires à apporter assistance aux populations pouvant être affectées.

Une opération conjointe Forces armées de la RDC/Monusco, baptisée « Amani Kamilifu » (Paix parfaite, en français) et menée pour traquer les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), a débuté depuis mercredi 15 février dans les territoires de Shabunda, Mwenga, Kalehe et Kabare au Sud Kivu. Cette opération a pour objectif d’obliger les rebelles rwandais à consentir à un rapatriement dans leur pays d’origine.

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Selon des sources proches des FARDC, « Amani Kamilifu » constitue une réponse à diverses attaques récentes de ces combattants contre les populations locales qui se déplacent en masse au Sud-Kivu, fuyant l’insécurité.

L’opération a commencé par des missions de surveillance et de reconnaissance aérienne des zones où opèrent les FDLR pour collecter des informations avant que les FARDC se déploient dans le territoire de Shabunda. Mais avant son lancement, des militaires FARDC ont été sensibilisés sur le traitement à accorder aux enfants et aux éléments FDLR qui vont se rendre. Des messages ont été lancés notamment dans les médias locaux pour demander aux FDLR de participer au processus de rapatriement volontaire.

Des composantes civiles de la Monusco ainsi que les sections des droits de l’Homme, de la protection de l’enfant et des affaires civiles vont aussi participer à l’opération « Amani Kamilifu ». Ces composantes travaillent ensemble pendant ces opérations pour prendre en compte toutes les conséquences qui découleraient des affrontements et alerter les humanitaires pour une assistance éventuelle.

Selon l’accord passé avec les FARDC et la Monusco, la mission onusienne va apporter son soutien aux militaires congolais qui vont, eux, mener des actions sur terrain.

Les autorités de la cité de Mubi dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu) se plaignent de l’insécurité grandissante dans les villages environnants. Elles ont accusé, ce dimanche 19 février, les Maï-Maï Cheka d’y pratiquer des prises d’otage depuis plusieurs semaines.

Pour ces autorités, ces combattants tentent de se réorganiser après l’attaque du site minier d’Omate, au début du mois de février, par des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC).

Les paysans ne se rendent plus au champ, occasionnant une montée des prix des produits vivriers sur le marché.

Les habitants de certains villages à l’est du groupement de Binza, sur l’axe Kiwanja- Nyamilima dans le Rutshuru, ont fui leurs villages. Ils craignent les attaques des groupes armés présents dans la zone en l’absence de positions militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) dans leurs villages. Pourtant, un calme relatif règne la semaine du 18 fevrier 2012 dans cette région du Nord-Kivu.

Dans certaines localités de Kiwanja ou Nyamilima, à environ 50 km du chef-lieu de Rutshuru, la population vaque à ses occupations quotidiennes. Avec la présence des positions des FARDC le long de la route ainsi que les patrouilles de routine des casques bleus, le marché est opérationnel. Mais dans les villages de Kihito, Niakagaha, Kasave, Kabuga et autres, situés plus au fond dans ce groupement, il n’y a ni militaires FARDC ni policiers. Les habitants se sont réfugiés à Kisharu, plus à l’Est, et en Ouganda voisin. Ce mouvement de déplacement s’est accentué après la mort du chef de localité de Kabuga, tué par les FDLR il y a plus de trois semaines.

Certains habitants reviennent au village pendant la journée et retournent dans la brousse le soir, y passer la nuit à la belle étoile. Les notables de ces villages demandent l’implication des autorités politico-militaires pour sécuriser ce coin du territoire. Pour eux, la présence des FARDC dans ce secteur est un préalable pour que la situation redevienne stable.

Des présumés éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont attaqué, dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 février, les villages de Mupoke, dans le territoire de Kabare, et Kibanda Mangobo, dans celui de Walungu, au Sud-Kivu. Selon les sociétés civiles de ces deux territoires, quatre personnes ont été brûlées et 3 autres grièvement blessées. Les mêmes sources ajoutent qu’il s’agit des représailles contre les populations civiles de la part des FDLR qui fuient les combats contre les FARDC dans l’opération «Amani Kamilifu » [Paix parfaite], amorcées dans la région de Ninja à Iregabarhonyi.

La société civile de Walungu indique que des assaillants, identifiés comme des FDLR, ont investi le village de Kibanda Mangobo non loin de Lubimbe sur l’axe Bukavu- Nzibira – Shabunda, dans la nuit

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de samedi 25 à dimanche 26 février. Ils ont brûlé des cases faisant quatre personnes calcinées. Les autres habitants réveillés par des cris des victimes ont fui dans la brousse.

Dans la chefferie de Nindja à Kabare, la société civile parle d’une autre attaque perpétrée par des éléments des FDLR sur le village de Mupokee dans le groupement d’Iregasbarhonyi. Des sources concordantes à Nindja renseignent que les assaillants ont également incendié des maisons à Kabare.

Elles livrent un bilan de trois blessés graves. Ces mêmes sources disent ne pas être en mesure de dresser un bilan sur d’autres attaques similaires, faute d’accessibilité dans certaines zones.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont récupéré dix armes AK- 47 et arrêté des militaires avec leurs effets, lundi 27 février, lors de l’opération de bouclage dans la cité d’Uvira (Sud-Kivu).

Selon le commandant du 9e secteur opérationnel à Uvira, le colonel Bernard Biamungu, ces opérations de bouclage visent la sécurisation de la ville et ses environs en proie à l’insécurité. Ces armes seront remises à leurs unités respectives, mais le bouclage devrait se poursuivre. C’est ce qu’a décidé le commandant du 9ème secteur opérationnel à Uvira, précisant que sa mission est de traquer les bandits armés qui opèrent en complicité avec les civils.

Après le quartier Nyamyanda, le quartier Songo a été encerclé ce mardi 28 février par des éléments FARDC et ceux de la police nationale. Des sources locales affirment que personne ne pouvait franchir les limites où étaient postés les agents de l’ordre pendant trois heures.

Quelques écoles (le complexe scolaire Nuru et les Anges) n’ont pas fonctionné, lundi suite à cette opération.

Pour rappel, cette mesure de lutte contre l’insécurité est consécutive à une décision du Conseil territorial de sécurité tenu la semaine passée. Des acteurs locaux, étatiques et non-étatiques se sont réunis pour envisager d’autres actions de dialogue avec des groupes armés réfractaires encore actifs dans le plateau d’Uvira.

Le collectif des ONG des Droits de l’Homme du Sud-Kivu a dénombré, le 22 février, à travers toute la Province, plus de trois cents cas d’assassinats ces douze derniers mois. Dans un document de plaidoyer déposé au gouvernorat de la province, ces activistes des Droits de l’homme ont également dénoncé les cas de pillages systématiques dans plusieurs ménages des déplacés de la province. Ils attribuent cette dégradation de la situation à la reprise des activités des forces négatives étrangères et locales, et à certains militaires FARDC indisciplinés. Le directeur de Caritas/Sud-Kivu et porte-parole de ce collectif, Serge Bingane, a demandé au gouvernement provincial de lancer des enquêtes sérieuses et indépendantes pour que la vérité éclate sur les crimes qu’endure la population.

Il a demandé aussi d’appliquer la loi sans complaisance, de faire évacuer les militaires des carrés miniers au Sud Kivu. Il a également demandé au gouvernement national de recenser les effectifs exacts des FARDC pour résoudre le problème de paiement de solde des militaires; de sanctionner les officiers responsables du non paiement de cette solde qui a conduit à la tentative de mutinerie; de procéder au redéploiement de tous les militaires basés au Sud-Kivu vers d’autres provinces. Enfin Serge Bingane a estimé que le Conseil de sécurité des Nations Unies devait donner une autorisation claire aux casques bleues de la MONUSCO d’attaquer les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et autres groupes armés qui sèment la désolation au Sud-Kivu

Un mouvement de déplacement de la population est observé depuis le vendredi 24 février dans quelques localités de Beni ville au Nord-Kivu. Les habitants qui fuient leurs villages disent craindre d’éventuelles exactions des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployées dans la ville pour traquer les milices. Ces dernières constituées essentiellement des Maï-Maï Folk associées aux rebelles ougandais de l’ADF Nalu avaient attaqué les villages de Kalao et Paida, il y a un mois.

Le porte-parole des opérations Rwenzori, le colonel Célestin Ngeleka, confirme ce déplacement et appelle la population à regagner leurs localités. Selon lui, les FARDC ont intensifié des patrouilles dans cette zone pour sécuriser la population contre les groupes armés. « L’année 2012, plus question des forces négatives, des groupes armés, ni même des milices. Ces unités ont trois missions spéciales : sécuriser la population et ses biens, mettre fin au phénomène forces négatives, groupes armés et autres milices dans ces localités, restaurer l’autorité de l’Etat et rétablir la paix et la sécurité

», a déclaré le colonel Célestin Ngeleka.

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Le porte-parole des opérations Rwenzori demande à la population de se désolidariser de toutes les forces négatives.

La société civile de Beni salue ce déploiement des FARDC et demande aux commandants des FARDC de sensibiliser leurs hommes des troupes au strict respect des droits humains.

Les Forces armées de la RDC tentent depuis lundi 27 février de déloger les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dans la localité de Lubumba, située à plus de 200 km à l’Ouest de Sange (Sud-Kivu).

Selon des sources militaires locales, ces attaques se font simultanément sur plusieurs fronts. Ces rebelles FDLR volent et commettent des exactions, indiquent ces sources.

Un groupe de personnes en armes a emporté le matériel électoral de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)/Kibombo lundi 28 février dans le groupement Bambo, collectivité des Bahina au Maniema. Il s’agit de panneaux solaires, de batteries et de chaises en plastiques.

Le chef de groupement, Mwanza Ndeo, attribue cette attaque aux éléments Maï-Maï non encore démobilisés. Il indique que ces assaillants ont aussi pillé des biens de la population et incendié plusieurs maisons. Mwanza Ndeo affirme que le calme n’est pas encore totalement rétabli et demande l’intervention de la police pour mettre fin à ces exactions.

Dans un rapport publié mercredi 29 février, le conseil norvégien pour les réfugiés affirme que plusieurs familles réfugiées dans les camps des déplacés à Masisi-centre, à quelque 60 Km à l’ouest de Goma, ne peuvent plus retourner chez elles. Les terres qu’elles ont quittées font aujourd’hui l’objet des conflits fonciers. Le conseil norvégien invite le gouvernement à régler en priorité ces conflits.

Au Nord Kivu, au moins quatorze mille personnes vivent dans les camps des déplacés à Masisi- centre. Selon les déplacés vivant dans les camps de Lushebere, Kilimani, Kalinga et Bihito, l’insécurité n’est pas la seule raison qui les oblige à rester dans les camps. Ceux qui, par exemple, ont fui leurs villages depuis 2007, ont vu leurs propriétés occupées par d’autres. Ils n’ont plus d’endroit où aller.

Christophe Beau, chargé du plaidoyer au conseil norvégien pour les réfugiés, propose aux autorités de « davantage travailler pour mieux connaître les conflits fonciers qui font obstacle au retour des déplacés ». « Nous pensons qu’on peut faire des enquêtes plus précises auprès des déplacés pour bien identifier ces problèmes et puis, quand on les aura identifiés, mettre en place un plan d’action pour aider les déplacés à les résoudre », a-t-il plaidé.

Depuis début 2012, au moins deux cents nouveaux ménages ont fui l’activisme des groupes armés pour se réfugier dans ces camps. Après concertation avec les déplacés, le conseil norvégien pour les réfugiés suggèrent que les ménages déplacés soient intégrés dans les villages proches des camps.

Le chef du quartier Bweramfula, en territoire de Kitchanga, a été tué lundi 27 février à son domicile par des hommes armés. Ce énième assassinat a créé la psychose au sein de la population de ce territoire situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud-est de Goma. Un habitant du quartier a été grièvement blessé par balle lors de cette attaque.

Maonero Kafumba a été tué à son domicile dans la soirée, alors qu’il était assis devant sa maison, a témoigné son épouse. Une vingtaine de douilles, qui auraient été ramassées sur le lieu du meurtre, ont été exhibées peu avant l’enterrement de la victime mercredi 29 février.

Un voisin venu rendre visite au chef de quartier a été blessé à l’épaule, aux jambes et au cou. Il est actuellement soigné à l’hôpital protestant de Kitchanga. Selon le Dr Alexis Kasanzu, médecin dans cet hôpital, l’état du patient « évolue normalement ».

Les assaillants ont commis leur crime peu avant l’heure de la patrouille nocturne conjointe organisée quotidiennement par la police nationale, les Forces armées de la RDC (FARDC) et les casques bleus de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

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