1
n 2015
https://archive.org/cletails/b21918788
LA
LÉONTIASIS OSSEA
(HYPKHOSTOSE DES OS DE LA TÊTE)
PAR
leD^ F. BAUMGARTEN
Ancien interne des Hôpitaux de Paris
PARIS
G. STEINHEIL, ÉDITEUR
2,
RUE
CASIMIR-DELAVIGNE, 21892
INIRODUCTIOIS.
Dans son mémoire
sur « laP6riostose
difi'usenon
sypliilitique (les os <le la face etdu crâne
»paru en
1879,M.
leProfesseur
Le Dent
uraconte
qu'il futamejié
à étudier cettecurieuse
affec-tion à
propos d'une malade de son
service à l'hôpital S'^Louis,
qui était atteinted'une déformation de
la face caractériséepar
la pi'ésence
de tumeurs
siégeant à la foissur
les troismaxil-
laires.
Un
faitanalogue
se produisiten 1887 dans
lemême
liopitalet
dans
le servicede M. Péan dont nous
étions l'interne.Une malade
entredans
le service atteinted'une déforma-
lion
hideuse de
la face.On
se renditcompte que
l'alfection était caractériséepar des tumeurs
siégeantsur
les troismaxil-
laires.
iNoIre
maître nous chargea de rechercher
les cassemblables
(|ui avaient
pu
êtreobservés
et c'est à cetteoccasion que nous fûmes amené
à étudier leshyperostoses
diffusesde
la tète etque nous fîmes connaissance avec
la « Leontiasisossea
».Nous
n'aurionsjamais songé sans doule
à faire sur ce sujet, notre thèseinaugurale,
si les récentstravaux parus
sur \Arro-
méf/aiie n'avaient
une
foisencore
attirénotre
alltention sur les hv|)erostoses généraliséesde
la tète.Nous avons
ainsi constatéqu'un
travaild'ensemble man-
(|uait
sur
la Lf>o?i/ias/'s- ossea qui offre tantde rapports avec
cette alfeclion
nouvelle
décriteavec
tantde clairvoyance par M.
le D' P.Marie.
Le
désir d'être utile àceux
qui étudient lescurieuses
défor-mations du
squelettenous
aengagé
àentreprendre
cettecourte
lievuemalgré
le défautde
touteobservation
personnelle.Mais avant de commencer,
ilnous
estagréable de rendre
d'nbord un
justehommage
ànos maîtres des hôpitaux de Paris
quinous
ont aidéde
leurs conseils elprodigué
leursenseigne-
ments.
M.
leProfesseur Grancher
futnotre premier
maître, etson souvenir nous sera particulièrement
clier.Nous
n'oultliei-oiisjamais
les services (jueM.
le D""Faisans nous rendus au cours de nos
éludes. Qu'il re(;oive ici l'iiom-mn^e de
notrerecoimnissance.
MM. Bourneville, (Juinquaud, Legroux, Marchand, Peyrot,
lurentnos
chefs d'Internat. C'est direque nous avons
été à
honne
école,nous
leui-avons
pris leplus que nous avons
j)u.
mais nous regrettons de
n'avoirpas
profitéencore davan- tage de
leurs le<;ons.Nous avons terminé notre
internatdans
le servicede M. Péan
et
nous tenons
à leremercier
toutparticulièrement.
Il
nous
adès
ledéhul encouragé dans
l'étudede
la chirur- gie, ilnous
l'a failaimer
etpar
laconfiance
qu'ilnous
a plus tardmanifestée,
ilnous permet
d'ahorder,mieux armé que beaucoup
d'autres, les écueilsde
In pratique.La meilleure façon de
le remerciei-, estencore, nous
lesavons, de propager
ses belles
méthodes dont
la variété et l'ingéniosité forcent l'ad-miration de
tousceux
quiveulent
les connaître.Il
peut
êtreassuré que nous
n'ymanquerons
pas.Que M.
leProfesseur Strausqui
ahien voulu accepter
laPrésidence de
notre thèse, veuillebien accepter nos
sincèresremercîments.
HISTORIQUE
Le premier auteur
(|uisesl occupé do
cesdéformations pa-
lliologiqucs
semble
cireTarin. Dans
lapréfacede son
traite (1)ii
s'exprime
ainsi : «Hérodote nous apprend que
lesEgyp-
tieus avaient le
crâne
dur,Gonsalve Ferrand Aviédo nous
rapporle dans son
histoiregénérale des Indes que
les créoles avaient le ci-àne si dur, qu'ilémoussait
letranchant des sabres
doMion Umv
portait descoups
sur la tête etmôme
qu'ils sy
brisaient
ordinairementen
pièces.Alexandre Cardamusta
nous
a appris lamême chose
des naturelsde
l'isleSaint-Tho-
mas
etdes
autres nations situéessous
l'Equateur.On
croit gé-néralement que
lachaleur de
cesrégions rend
les osdu crâne
plus épais. Voici
cependant une observation
qui paraîtopposée
à ce sentiment.
Angrinus Jouas
adonné
la descriptiond'un crâne qu'on trouva dans
les terres d'Islande, cecrâne
étaitsi épais et si
dur qu'on ne put
ni le scier, ni l'ouvrirà grands coups de marteaux;
il dit aussi à cetteoccasion qu'Egille,
c'est-à-direScallagriu
us, cehéros
si vanté, avaitlecrâne
aussi dur.C'estlà ce(pii m'afait
parcourir
lesobservations de médecine pour m'assurer
s'il s'en trouvaitquelques unes
surdes crânes
épais.Je n'eu ai
trouvé qu'une de Henri Welcliius
surun crâne
sans
suture de l'épaisseurpresque du
petit doigt.Keyslerus
ra|)p()r(e aussi ((ue
dans
h' trésoranatomique de Dresde,
se voitun crâne humain Av
l'épaisseurd'un pouce.
Parmi
le p<'litimmbre
\\o ciioses (|ue jeme
suisprocurées,
il s'y est
trouvé un
coronal d'iuie singulièreépaisseur auquel
s'unit
une
portionde
l'osetbmoïde. Connue Welchius
etK
ey
si e rus ne sont
entrésdans aucun
détaildans
leurs obser-• (d) Tarin. Osléographie etc., Paris BriassoN1753. p. 26. I/observation
osf de .Tri\N
Charles Guillaume Moehsen
tirée des act. p/(?ys.meq.
t.VIT.
valions:
j ai cni l'aiic plaisir
aux Scavanls de
loiirconimuiii-
(|U('i' la (l('sc!-i|)lioii cl la ligure
de
celui-ci.Le pied de
Pai-isme
s(M \ il a (le
mesure. La surface
e.xternede
ces osde
la partie ex- leniede
lapopliyse uasale jusqu'à
larencoutre de
lasulure
co-rouale avec
la sagittalea
7pouces
\\2de longueur. Les apo- physes
iuigulairesexternes sont
éloig-uées l'unede
l'autrede quatre pouces
etdemi. Les apophyses angulaires
internes, losont des externes
dun pouce
et (pielques lignes.La portion
orhitaire anu pouce
dix lignes àcompter de
la partiemoyenne
de
larcade
orhitair*^ jus(ju'aufond de
l'orhite.Le rebord de
cet os uni av<;c lespariétaux
a huit à dix lignesd'épaisseur dans
(luehjuespoints etun pouce dans
d'autres.Les portions
orhitairessont
épaissesde
plusd'un demi-pouce. Les apophyses angulaires externes
quis'avancent jusqu'à
la cavité internede
cet ossont
épaissesde deux pouces
eton
voitdans
l'endroitoù
elle estarticulée
avec
l'osde
lapommette une
cavitéglénoïde quia en- viron
0 à 7 lignesd'équarrure.
L'extrémité de
cet os articuléeavec
les osdu nez
avait trois àquatre
lig-nes d'épaisseur, d'oiion
peutconchu-e que
les osdu nez avaient
lamême
épaisseur. >;[Malpighi (opéra posthuma)
est lepremier auteur
quinous
ail laissé
une
descriptioncomplète d'une
tètehyperostosée
;mais
il n'est pas,
comme on
l'a dit, lepremier auteur
qui se soitoccupé
<le cette afFectiou osseuse.
En 1799
Jad
elot publia
la descriptiondu crâne découvert à
Keims
; il sutmettre en
l'eliefTimportance des déformations
in-tra-craniennes au point de vue du fonctionnement du cerveau
el
des
nerfs crâniens. 11 ntlril)ue lamaladie
àun ramollissement des
os, assezanalogue
à l'ostéomalacie et (jui serait sui/ide
durcissement.
Otto, Bojanus publièrent chacun
la descriptiond'un crâne que
l'ontrouvera plus
bas.Huschke (Ueber Oaniosclerosis
totalis rachitica
lena 1838) dans un mémoire très-étendu étudie
les cas
d'hyperostose crânienne
et facialeconnus avant
lui. 11y
joint ladescription d'un crâne ayant appartenu
àune jeune
fillede
17ans
quipendant
sa vieprésenta un
horrible aspect.Les
altéraiions
osseuses
n'étaientpas uniformes,
certains pointsétaient—
7-
(riuu' diirt'U'' d'ivoire. (I;ms d'aiilrosendroits le lissu
osseux
élailnioiiis dense.
W
roncduldans son élude
à lanaliuT
ra(dii(i(|ue deTaHec-
lion. (j'Ilr o[)inion a été vivenieni conihallue
par
N'irchow.(iaddi
( l])ei-oslosi Scroful. (^,er(d)r-\("rl('l)ral. .Modèiie ISliiia|»ul)lié
en
ISIiiun
inléi'essanlmémoire dans
le(|uel il décrit el figui'edeux crânes
doiU luu
cousiilue le plus i)eauspécimen de
léonliasis osseaconnu
el doul lesecond
sei'ail lecrâne
uH'ine décrit jadis par .Ma 1 p i i^ li i.Ces crânes
sont décritsavec
la j)lus extrènu^ nnimlie.I^ludianl les cas anléi'ienrs
avec
soin, l'autenr rechei'clie la na-tui-e de la
maladie
tpTil croil êtrede
nalfu-e scrofuleuse. FI C(nn- pare les lésionsosseuses du
ci'àne à celles de la « spina \'eu-losa. »
Dans sou
Tral(<' (/'Anafomlc
Pa(h()/.n(/if/ueVirchow
étudieles livperostoses
de
la l'ace etdu
crâne.Dans
lesquelques pages
(pi'ilconsacre
à cettemaladie,
l'au- teur j)lacesou
originedans
le périoste. 11 faitremarquer que
sm- le ciiine. l'Iiyperostose dilluse est })lusuniforme,
tandisque
sm- la face el
principalement
sur les maxillaires, elledonne
lieu à des g-ouflements considérables décritssouvent comme des
exosloses des maxillaires.«
Ces hideuses formes morbides
dit-il, sontpour
le squelette Tanalogut'de
ceque
la léontiasis estpour
les parties molles.Les
dessinsde
ces piècespathologiques vus
àune
certaine dis- lancefont l'effetd'une
léonliasismoulée en
plâtre.Aussi
j'hésite d'aulanimoins
à leui' appli([uer lenom
de léontiasisossm
(|ue d'après
moi,
ledévivloppement de
lamaladie répond
exacte-\min\ à ce cpie
nous appelons
éléphantiasisdans
les partiesmol-
les.... ordinaii-ement celte
hyperostose
estde
plus associée à latransformation
d(;s parties molles. »L'Erysipèle si
fréquent dans
l'éléphantiasis seretrouve
fré-quennneul dans
l'hypertrophie dilfuse—
<'t aloi'smême
cette
complication
n'est |)asobservée son
inlerventionne
doit ])as être rejetée.«Si
l'onconsidère
dilViicbow
(piedans
l'éléphantiasis or-dinaire
dos
oxlréinilés, lespliénomones
éi }sipélaloux échappent souvent
aussi à l'observation,on ajoutera d'aulant monis
d'im-portance
à labsence de
cesymptôme
<lansune
alleclion qui siègesi (irorondriiKMil (pic celle
dont
il esl ici (juestion :non pas que
je veuille aucuiicinciil
prétendre
(jue cliatiue liyperoslose ait lauièmc
oriuinc : iui coiilrairc, il (;st liorsde doute, comme
jeTruoucerai avec
plusde
précisionencore
plirs lard (juedes
Irau- uialisuies. la syphilis el le racliilisme domiciil aussi lieu àdes hyperosloses. Mais
la loruicdonl
il esl (pu-sliou u"ajamais
étéobservée daus
les casoù
l'uucde
cescauses
avait positivement, existé: sirécenuneul encore lluscbke a essayé de ramener riivperoslose
tolal(>du crâne
(craniosclérose)au
racliistnue, celle uianièrede
voirrepose sur une
iilée iudubilablenu'iilinexacte des phénomènes
rachiliques.Enfin, citantle cas
de Saucerotle, Yirchow monlre
«qu'un
état
analogue
à celuique présente
la « léonliasisossea
»dans
saplus
horribleforme peut
s'étendreau
squelette enliei-. »Dans
leurremanpiable monogra]»hie
sur lapathalogie des
maxillairesdu Diclionnaire Encyclopédique, MM. Guy ou
etMonod consacrent un
chapitreimportantàl'hyperirophie
dif-fuse. Ils
donnent deux observations nouvelles
cellede Wrany
elcelle
de Bickersteth.
Ils placent d'après lesobservations pu-
bliées ledébut de
rall'ecliondans
les maxillairessymétriquement malades.
Comme Yirchow,
ilsadmellent
le rôleprépondérant du
périoste
dans
l'évolutionde
lamaladie, mais reconnaissant que
la périostile
ne
suffitpas pour
expli(iuer cesimmenses désor-
dres, le tissuosseux
participe à cetteinllannnation chronique.
Enfin,
avec Stanley, Paget
ilssemblent reconnaitre
l'exis- tensed'hypertrophies
dilfuseshmilées au
uiaxillairesupérieur
justiciablesd'une intervention
chirurgicale.M.
leProfesseur Le Dentn
a fail paraîtreun
intéressantmé- moire sur
ce sujetdans
« laRevue mensuelle de Médecine
etde chirurgie 1870
)). Tl classe les faits publiésantérieurement en
3 catégories :r Les
osdu crâne
seulsont
pris.—
9—
2° L'aflVîCtion s'étend h la fois
au crâno
el la face.8°
La
face soûle est nuilade.Il publie luie
observalion
iiUéressauUi : rall'eclion avaitdébuté par
les maxillaires inférieurs, s'étaitétendue consécutivement
àla face et
commençai!
à envaiiii" larégion temporale quand
lamalade succomba.
Une
j)arcellede tumeur
révéladans
la siructurede
celui-ci desélémenis
fusiformesabondants
et ratï'ection futnommée
sar-come par M. M
alassez.
Midj^ré les résultais
de
l'analysemicroscopique, M. Le De
n l u rejellc le diagnosticde tumeurs sarcomateuses
nndtiples elne
voitdans
laprésence
des cellulesfusiformes qu'un produit
pé- riosliqueen
voie d'ossification.Le premier lemps de
l'Iiypertropliie diffuse des maxillaires jusqu'alorsinobservée
est ainsimis en
lumière.La cause
de lamaladie
ainsi constituéepar
la proliférationanormnle
deséléments
actifsdu
périoste est attribuée pai" cet iuiteur à celte prédispositionpropre
à l'adolescence quiengen-
dreavec
Inntde
facilité lespolypes naso-pliaryngiens
cliez lesjeunes
g-ens.M. Le Dentu
rejette lenom
lii/perostosediffuse
poui- celuide Périostose
diffuse.Le
dernier travaild'ensemble
publié sur ce sujet appartient àM. Poisson
(d(>Nantes)
et aparu dans
laSemaine médicabï
IH'.in. Il contient l'observation
d'une malade
atteinted'anomalies
dentairesremarquables, dont
l'alfectiondébuta
à l'âgede
16ans
pai- le maxillaire
supérieur
droitpour
s'étendre à la partiesnpérieure
de la face etprobablement an
cràn(;.Ala
suite d'iuie résection partielle, la tumein-exann'née bistologiquement
setrouva
constituéede
tissuosseux, présentant
les lésionsde V
ostéiteraréfiante. »L'auteur
fait entrer cetteobservation dans
les liyperosloses dilfusesdont
ildonne
la définitionsuivante
: L'alfection est ca- ractériséepar une byperostose
le plussouvent
bilatérale et sy-métrique ayant son début
le plus ordinairedans
lesdeux maxil-
laires
supérieurs envabissant
leurs sinus, faisant sailliesous
lapeau
etdans
les cavités nasales,tendant
à sepropager aux
oslalalemeul
progressive. »Késervaul riulerveuliou
chirurgicalecompK'le pour
le casde
riivperoslose hieii liuuléeM. Poisson
s"eslcependaul
l)ientrouvé dans nu
casoù
lamaladie commençait à
cuvaliir lecrâne d une opération
pallialive destinéeàdiminuer
la difformitéde
la face.Pour
expli(juer laproduction
d(; lliyperoslose diifuse,fauteur
émet riiypolhèse d'im
troubletrophique
d'origine névropatliique.OBSERVATIONS
Nous avons
réuni toutes lesobservations que nous avons trouvées dans
la littérature publiéessous
lenoui de Leontiasis
ossea,Hyperostose
dillusede
la tète, Sclérosecrânienne
;Enor- mitas
crànii. Ilyperlropliie crànio-vertébrale rachitique, Périos- tosenon
sypliililic^ue des osde
la tète, (;uun mot
tous les faits(juiont été publiés
comme appartenant
à rallectionque Vircbow
a si
heureusement désignée sous
lenom de
Leontiasis ossea.On
verraque sous
ce titreon a rangé
des faitsbien
dispa- rates.Vircliow
a réuni quelqucis observations,quelques
desci'ip- ionsde crânes pour
la plupart très-anciens quiavantlui
étaient fortpeu connus,
il a crééainsiun
typenouveau de maladie. Le nom
pittoresque et expressif qu'il lui adonné
acontribué
beaucou]) à faire connaître l'alfection, à laquelleon
aessayé de
rattacher des faits (|ui n'ontqu'un
lienconnnun
: ladéforma-
tion
du
s(|uelettede
la tète.Nous
allons étudier tous ces faits etavant de
lesranger sous
larubrique d'une
affectionencore bien vaguement
déliuienous verrons
si l'onne peut
les faire entrerdans
lecadre
des atfectionsconnues.
J.
—
C7'dne de Malplghi.Dans
ses «Opéra Posthuma
» cet auteur nousdonne
la description d'un crâne qu'il avait déposé dans lemusée
du dur deModène.
Celle pièce intéressante avaitdisparu, lorsqueG ad
di ladécouvritdans
lemu-
sée de TT^niversité de cette ville où on l'avait oubliée.
«
Le
poids dela tèteestde 10 livrasbalonaises.La
mâchoire inférieure, la moitié droitede la supérieuremanquent.
Les sutures ont toutes dis- paru.Au
sinciput, nonloin de lasuture sagittale se voitune tumeur
-le la grosseur d'une cerise.Ça
et là se trouvent de petites éminences polies et blanchescomme du
marbre. Les os tempoj-au.K étaient particulièrement volumineux.
Les os de la basedu
crâne étaient épaissis, les osdu
nezau
lieu d'être saillants étaient déprimés, les cavités desyeux
talent trop petites pour contenir le globe oculaire avec les muscles ».
11.
— Crâne de
Sandiforl.S.\NDiFORT.
[Museu/n analomicum Leyde
1792)a figuré etdécritdans
son atlasun
crâne qui estun exemple remarquable
d'iiyperostosecom-
plcle. 11 dit (jue les parois
du
crâne sontaugmentées
d'épaisseur d'environun
doigt, qu'entre lesdeux
tables des os, par elles-mêmes as- sez minces, se trouveune
substance spongieuse très abondante.A
laface interne
du
crâne on voit des aspérités des rugosités noiiibreuses, principalement sur la face internedu
frontal.ni.
— Crmie
de Jadelot oit deReims.
Description de Jadelot cl de
M.
Gervais (de l'Institut)Et
1799, le D'- Jadelot publiaitune
brochureaccompagnée
dedeux
planches ayantpour
titre : « Descriptionanatomique
d'une tête extra- ordinaire suivie d'un essai sur l'origine des nerfs. «Dans
la premièrepartie de ce travail, l'auteur fait connaître
un
crânehumain
à parois très épaisses, dont les trous naturels sont presque oblitérés et que à cause de sonvolume
on a d'abordattribué àun
géant.Ce
crâne olïert àBernard
de Jussieu vers 1745ou
1780 parun médecin
deReims
avaitété trouvé près de cette villeà 15 pieds de profondeur
dans
le sol auvil-lage de Sacy.
Tous
lesmorceaux
decette tête pèsent 3913grammes,
c'est-à-dire plus de 0 fois autant qu'une tète ordinaire.Son volume
est plusdu
quadru- ple de celui d'une tète ordinaire d'adulte.L'augmentation
devolume
n'est pas régulière, car lamensuration
des divers diamètres de cette tête amontré que
« la face inférieure aun
septième, à
peu
près, demoins
en longueur qu'une tête ordinaireet elle a plus de largeur qu'entre les cavités arthrodiales des ostemporaux.
»«
En comparant
entre elles les dimensions qui viennent d'être pré-sentées, on voit qu'il
y
a des parties de cette tête énorme, quiau
lieud'être
augmentées
en proportiondu volume
général, sontmoindres que dans
l'état ordinaire: qu'en tout, le crâne est fort grossi,mais que
sa base qui est trèsaugmentée
en li.rgcur est considérablementdiminuée
en longueur. »Passant
àl'examen
des formes de cette tête,on remarque que
1 avan-—
13—
cernent
du
crâne estbeaucoup
plu« con«idémbledans
la partie voisine do sa base et surtout en arrière, qne vers sonsommet
et que la surlaceoccipihilcl'ormeau dessous
du
trou occiijital une saillie considérable qui est terminée parun
angle trèsmarqué
; tandis que,dans l'état ordinaire,elle se prolongeen s'élevant au dessus de ce trou.
Les arcades zygomatiques sont raccourcies, épaissies, repliées sur elles-mêmes et forment
un
angle saillanten bas; le frontest étroitdans
sa partie supérieure en proportion de la grosseur de la tète; les cavités orbitaires ont peu d'étendue, les trous de l'intérieur des cavités ocu- lairessont entièrement oblitérés, le nez présente
une
dépressionau
lieud'uueéminence, et àla place del'ouverture antérieure descavités nasales,
il ne se trouve qu'une dépression triangulaire peu profonde.
Au
maxil-laire supérieur, l'arc alvéolaire n'a guère plus d'étendue
que dans une
tète ordinaire d'adulte.
L'os maxillaire inférieur est grossi et déformé de la
même
manière que lesautres os. 11 est épaissi principalementàl'extérieur de l'arc alvéo- laire qui est fort étroit dans sa partie postérieure..fadelot
remarque
que si les trous carotidiens, par lesquels passentles artères carotides, les trous épineux qui transmettent dans le crâne
les artères si)lieno-èpineuses sont tout à fait effacés, les artères verté- brales étaientcertainementménagées, car leurtrajet répond précisément
aux
gouttières profondes qui forment iciun
angle dechaque
côtédu
trou occipital ; les trous jugulaires quoique reliés ici, ont
pu
suffire au retourdu
sang apporté par les seules artères vertébrales.« L'état de l'intérieur
du
crâne,annonçant que
le cerveau et le cerve- let étaient comprimés, il en estsûrement
résulté quelques-uns des ac- cidents qui tiennent à cette cause,comme
des convulsions et des pa- ralysies.La
diminution des cavités oculaires et l'oblitération de leurs différentes ouvertures attestent que la vue était antérieurement détruite.La
disparition des cavités nasales a nécessairement occasionné lu perte entière de l'odorat; l'oblitérationdu
conduit auditif extérieurdu
côté gauche prouveque
l'individu était sourd aumoins
de ce côté. »Besvriplion de
M.
P. (Jerouis (de l'Institut).(Résumé)
Les os de la boite crânienne unt acquis uneé])aisseur extraordinaire
et quelques-uns se sont soudés entr'eux.
Ce
qui n'a pas encore lieu chez les sujets d'<1ge correspondant. Ainsi lesdeux
pariétaux ne se dis- tinguent pas particulièrement des occipitaux, et ceux-ci sont déjà con- fondus enun
occipital unique ; demême
les pariétaux ne se séparent plus l'un de l'autre vers la ligne médiane,non
plusque
les frontaux.Cependant
la suturedu
temporal écailleux reste superficiellement dis-lllii'lit i«l l'un "illl t'in'li'ttit'iil II'" l'iiiilniii'' |i..iiMill.| III' I 'I'"
ilit't iiM |iiii|ih"' ilii tiiw iiiiil ' l'i "iiliiM' 'II"' imiiHl" 'Illll' '1' "
il|niri nviill , IiImii l|i| i>ll)> ikiImIm it||i>n|ii
|,.iM,i|t<i tlMmillx r. Il 0|i.|lMn|.i ni liwj iHlUMHUtiH .jll II i 11 tli-iiM'lVmi I nul iiulitlil mil .liuiliiii*' •! • Imii.Iimmiii «miiI pi..im|iii. nlillli i'-, .|iiI .ml
„„ |,((i lltMilli.| , I.' . .m |M.iii rniviiilit ^VMiilixiO'P*" 'I'" I"""
I'mmu ^VM"liinll'|"" '«"IIM nililliilri' •
i'"l'ill«'. «m'
lillll i<i.|||| .In |.."||m iIimII iluhi loi* ImiI'iIm MmIiI jilll - o|Ml|Mn|,, ni jilll" lil|t|iln
i IiiSm i|I|« .'..||^ .Ii« «un i'n||.««|M.lfliilll, I "illl .Im.iI ..^nilin M i't!ill"l il xiiilil mil* i'i'iIii.'IImii |.,|.|.'i.iIiIm Ml il mii .-I .l.' iiioiiii' |imiii Ii'« nrlillii«
,|.Mll li< ml lil.'IMIIitl l'I ht l"lllM .>|.ll I il |Uiu.||l||. ..Iillli''l.''«
Imm hnllu H|.||,|i|Mu II Mlil |m.. Inlll . ..Ili lin. .Il- «li' «"Il i">l" I"
onicliill .(inlllll ii'ii t''li'' i|ii»' iHlI'l il i'"liill. M"' «ttlt" ilKtll".
I,, iiIi'm'U IIWBIMIWI' ijlll If t'nll illlll.' nnl 1111" hbm111. 11n|| (li
' MH'lll
I,,, I iMiii iiii n ,1 Mi|,,|||.. .mlMiM|i'llill.|ll" M.il« l.x- iii ll.'H' li.llllintt ,.,|||| MlM'*inllMl|l>
I
<.|IM' ll'l'llini"4, llllll Ion .l|IM|l||V '^1'" |-l«''l MIMl.lon, |o MIIIIOI Ol jou |l|||t(llll'M|lll MO MMllI UMinlÔU Ollirolll \ M|l| 111IM.l't'i
|MlI '
Il ,,,, ,H,| lin IIKMIIO .jon ll.llln \ (I..0111IIIH• i I M.«l VOIIK .II' lo litiao lin ,.|'Ani< : 011 ili'liMi iiiiii' on ilo'liiim. IIm'.uiiI h polm' vU.llili'.'. i|ii.'Ii|iii'm
,,,, i„,i „„ no. , uii. iMio'ui lonin''». t'I I" Iniii iM'('l|iil'tl "nlii .lo 'nm
,.,^1,, n .10.Illll' ii 'lii' lli'it 'l"t> •""•'•^ ' I "I"" 'I""
ilnniMiiliilio, tiMiiil 'I l'I' l'I'" •IlilMi'"' 1'"^ "Hlv""' '
„nlorii |Mo,lorli'iir ol |i- .iiiln'-i muImmiI I uho li'iiimvoi'«i.l i l'ii|i.i|.li\ ..o
oiImIm inilll "''"<l «l'iiMll.l.'iiii'iii ''piil^'il l'I II l'HUI»' tilt W iiilior.Milo l't Ml
liiino |i(i«l.''i'|iiiii'o. on iiiilio II", poiliinilliiim ilo In l'iii" mIIiI. o .1.; I . lli ,„..|.| ni p.o.opiM.ii'iilt'M t.ii Miilillli''l'f it|t|li|lli' i'MmIo, IIIuIm Io i ni
,1,. niAiiiniiMiitio nu'', |,tm .ipuplis .... . liio.nloi:. l'oppoioii" 'I mi.
jiniM inlioiinlo
Il „ ^ „ phiM ilo 1 I iiHii I v"l Il" I H"^ '«l''"'""""'"
onli
nom
ol l.tliilioi.'iil- plm
ilol.i .Io r.ip.ipli v..o .'i'l«lii M"'".,|„l ..onihlo l'.iliiliili'i' 1^ rii«»|iiii»i. oi'lliliV
|,M ,,i,in<l iMi.,l MO viill oin'iii'i' ilil i'iM.''M""i"l>" " ''"
,|n 11 Mil.' ponil'inl 11 Mil 11 phiMilo rniilio r'>lo . ijtiMtil mi
ImM
l„,|ll M.n.l, il H |ii."..|ni' I niiiploli'mi'iil iII'>|h.iii l.""l .IooIiIh'- p"«
l,',,l.,ni , 'Io loin iiMT' Miil.l iiii" ( "I" .llMiiMMlinn, Io., m"hII1i''I'" I'i
|„\,„|oM -.0 ..uni opiil..M|...4. ol l'iiiuii' ^"11 plH - 'pinio lollilo Inii'o .lo«
Ir.ni» . i.ii.h llMim
An
l'inilnilK'. I.". Iri>ii'=»mnin
li'ltn't» «mil pl'"- o......1110.1,|,,,, ,1 |,.,l.lliol.' .'1 .11 i.i'^iH" l"i"|"' I''"" "tnml.i. .1 . lo.ns.'ll' - p...11' til"
I'IIiNniiiiiiIiiiiiI'I*" " '"' i"liillM'M ,111 ,.|..|ii.' 1101 M'IIH. l.'«<inilioM iitl
l„„|,„,,l |'„|i.,|i|ii.. .1.'., Ii'..ii.w, \ii.,.'iil.ilioM ..n .1 r.'l.il lii.|i..il'.ill 'l"« l'Iii' ,„,ni.''ii."i.li'lii .'li.MiliillMii "1 'l"til I" pln"l"l"i'l" tM" l I"." iniiliiM l.ioilo 0
.4,i|..|i .jiio o.'liil il.'.. ill'4|M'"lll"ii" r'Miilom.'iil |i.illi"l"|ti.|iii"' l'Mi r.^iiiilii.'"
,|,....|iii.||.'.. 11.111'» tiviiii« .>iiiiiini'iii'.'' l't'llo .1.'... iipll.in
-
15-
I.cs fosses iijli-a-ci'àuieniu's rrpoiulaiilaux divei'ses })ai'ties
du
cerveau.sout eni'oi'c assez disLiuctenienL accusées, iuuis ]eiir relief de séi^aratiou se siiuU'inoiissi's par l'espèce de boursoufllcmeiit et d'épaississeiuent <ju'a subi le Lissu ossimix: les impressions vasculairessont resLées netlenienL visibles. Ce (pii indi([U(; iiu l'aleiitisseuient du cours
du
sangdans
les siiiiis veineuxdu
cerveau; des sailliesde faible élévation mais produites par la mal iiiie ([uise montrent sur plusiiMirs points, ont (h'i presser éga- lement sn- la substance cérébrale, ce qui a eu lieu d'une façon })lusmarquée
encore pour la i»artie de la \oiite ciànienue recouvrant lesliémispliéres.l'llle est encroûtée de dépôts tuberculiloi'ines dans sa })artje supérieure, où elle se continue avec le sinus longitudinal supérieur, bordé lui-même(le clia(iue côté par de grosses saillies osseuses.
Une
section transversaledu
crânemontre
(|ue celui-ci présentait une structure bien dilVérente de celle (jui est crtractéi'isti(ju(3 de l'étatuormal.11 est épaissi dans tous ses))oints et sur les côtés des parois internes et
externes sont distantes de 0,085 et plus... Ses parois si é])aisses ont conservé en partie leur structure diploïque, jnais cette apparence cesse à
mesure
((ue pour uumême
])oint on se rap})roche de la paroi externe où la structure devient plus compacte.La
structure générale de ce crâne alfecte une aiqtarence qui rappelle grossièrement celledu
carton durci ou de la substance dont est fermé le nid de certaines guêpes dites car- tomiières.Pour me
rendrecompte
des caractères bistologiques (qu'elle présente, j'ai fait exécuter plusieurs préparations de la substance de ce crâne...On
n'y voit pas distinctement etdans
leur disposition ordinaire les canalicules de Havers, oudu
moins, il n'y a plus de corpuscules osseux étoilésavec leurs caractères ordinaires, c'est-à-dire d'ostéoplastes rangés régulièrement en cercles superposés pour entourerdans
leur lon- gueur les cylindres dont ces canalicules sont formés dans l'état normal.Le
tissu lui-même estcomme
feutré, redevient dur i)luscompacte
à la l)éri[)liérie: il est diploïque, au contj-aire, dansune
grande partie de son épaisseur, là ou ses mailles sont plus lâches ; puis il redevient con- sistant "à la partie interne.Vu
au microscope, il sem])lecomposé
de iilaments endurcis et entre- lacés au milieu desquels sont disséminées des cellules sans radicules ourayons
«comme
en ont les ostéoplastes ordinaires ».IV.
— Crâne
de Otto.Le
crâne dé. iùt par Otto (1,1 futtrouvé dansun
cimetière de la Silésieil)
^
eue .s(.'///'/teIMar/,
Iiilu/oi ans dr,,. A/taf. nin/siol. utui Pathot.Berlin.
-
16—
su„é,-imu-e et il n'v avait pas .1» traces .ie sulnres.
Le
front '-^^''"^^"^^
Uon
verticale, ses ,>rotul>érances sont assez saillantes, esprotul eiances™,
àl^s sont vil.nninenses et inégales, tan.lis „ue-
es. lisse à Vexception .le l'apophyse bas.laire.
sont petites, leurs parois sont épaissies ^'^'"^
^''^l^'f' '^.^^,
fentes et leurs orilires trés-.liuùuués, le canal
^^'^'J^ '^^''^^
rebord orbitaire épaissi et
mousse
: les osàn
nezY''Zlil^^o^JZl
verture nvriforn». plus ,,etite à rebonis mousses, les cornets «^"^
lem's-épaissis, 'durs'et pareils. Les maxillaires
-l--»-
au.n.entés de
volume
surtoutau
niveau de»apophyses montantes
etalvéolaires.
Le
trou sous orbitaire est entouré d'un rebord «P» ' palais il V a des saillies osseuses ; les alvéolesf^^f"»'"'-"^^^^^
droite ; les dents de sagesse ne sont pas sort.es. Les fosses "
^ très-diminuées.
La
fosse phrygoide est plane, lescavifs
articulauesdu
1T:::t::Z::Z^:^^
avec derar^-inons art^des
empreintes cérébralestrès marquées.
La lame
crrblée deminée
par les parties voisinestrèshypertrophiées. Les'"1;^ ^P'^ 7'';^sont épaissies, les
apophyses
cHnol.ies conlonduesf
;^»^.
ae la
Lue ,u,-cme IrH
profonae.- Tous
lescanaux
et ouflces a.teriels et
nerveux
sont rétrécis de moitié surtout le trou eaioti.lien et ledéchh.é.-Ce
dernier est si rétréci, qu'on ne1-' -'n-;*-
comnrent
il pouvait livrer passage à laveme
jugulaire t aLe
crâne est blanc jaunfdre, très dur, épais, et la^^'^^ '^'^^^
l'aspect luisant de l'ivoire.
Le
diploé est remplace parun
tissu pe.ce detrès petits orilices vasciilaires.
V.
Crûne
deBojanus.
BoTANUs
iFroriep-sNotizen m.s dcm
Gebiele derX,avr
u,id Hcil-XX
M
xv:Im.)
dé-uitun
crâne qui l'uttrouvédans un
caveauliunae x\. co.
• '
f,..,„„ni, nui s'en servirent pour jouer près de
Munster
pardes soldats fiançais quisensé,
i •aux
quilles. Décrit d'abord par Furster àBonn
.a, ,1 se t o, vait, il lutenvoyé
àDarmstadt où
il l'ut décrit par 1 anatouuste Bojanus.Sorpoids
sans le maxillaire inférieur pèse 4000grammes. La moit
le.auche'
du
maxillaire370grammes.
(Si la tète était complète, son poids^?;^ï^:;^u =t>us
la région de labase frontaleest de ^«nlO-limM ^
au milieu delarégion temporale 27
mi"in.èt-.
^e labranche montante du
maxillaire intérieur 6,3 millimètres.—
17—
Le
diploéet la plupart des suturesmanquent.
Le
trou occipital est réduit de moitié.Le
canal nasal, le trou optiqueet la fente spliénoïdale et les conduits auditifs interne et externe
y
sontrétrécis, ainsi que tous les aiitres orifices et dépressions et surtout les cavités orbitaires.
Le
canal carotidion est lar^e,nmis
les trous décJiirés l)ostérieui'ssont réduits à l'étatde fentes,par contreles trous mastoïdiens sonttrès larges c'est parla que se faisait le retourdu
sangveineux.De
l'examen des alvéoles dentaires Bojanus conclutque
ce crâne de- vait appartenir àun
adulte de 20 ans.Ce
cràiu' csl rcinariiiialjlcpar
riiuporlaiicedes
lésions os- seuses (lui y soul portéesau maximum.
L'épaisseur
des os alleiutuu
dej>révraimeuL
extraordinaire : plus de (icentimètres au
maxillaire inférieur.Le
trou occipilal étant réduitde
moitié, il seml)leque
lamoelle
allongée adû
êtrecomprimée.
La
vue, Touïe, le goût, l'odorat, avaient été détruits, et il de- vait exister des troubles considérablesde
la circulation céré- l)rale etde
lacompression du cerveau.
VI.
— Crâne
de Vivlick.Vrolick
décritun
crâne conservé depuis longtemps dans sa famille. Ilpèse 13U5 gr. mais il est très incomplet.
Manquent
: la mâchoire infé- rieure, une partie des osdu
nez,les os zygoniatiques, et les apophyses zygomati<|uesdu
temporal.Le
crâne est plus éjniisdu
côté gauche, la surface est rugueuse, avec beaucoup de dépressions vasculaires ; le tissu est dur, blanc jaunâtre.Toutes les sutures
manquent
sauf la suturesquameuse
et une })artiede la caronaire.
L'os frontal est très épaissi à son centre où il
mesure
20mm.
latérale-ment
15mm.
Les autres os sont à peu prés aussi épais.On
ne trouve des traces de di})loé que dans le frontal et l'occipital.Li's apophyses mastoïdes sont très petites; la ligne demi-circulaire et laprotubérance occipitale sont peu développées: bipartie cond>ii('iine de l'occipital est déprimée en dedans et en haut de sorte (lu'il s'est
formé en arrière