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Les indépendances inachevées en Afrique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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APPEL À CONTRIBUTIONS COLLOQUE INTERNATIONAL

Titre : Les indépendances inachevées en Afrique Organisé par le CREDIS et S&D

Du 19 au 20 décembre 2019 à Yaoundé Argumentaire

L’histoire de l’humanité est traversée par des périodes de va-et-vient autour de la paix, de la sécurité, de l’insécurité. Collaboration, cohabitation, intégration, partage, et accaparement des « autres » ont été constatés. Dans la mise en relation des peuples, on assiste parfois à ce qui a été déclaré comme des dépossessions de biens, territoires, patrimoines, avoirs, pouvoirs et savoirs. La colonisation a été ainsi développée au point de se décliner sous plusieurs formes et dans des divers domaines.

Sur la base du postulat de « l’immaturité » ou de « l’infériorité » de certaines catégories, des puissances se sont érigées en tutrices pour « encadrer » ces populations déclarées « primitives », « non civilisées », « immatures », voire « inférieures ». Cette immaturité supposée aurait ainsi légitimé la présence des groupes sociaux dans les territoires. Les espaces des Autres ont été occupés au nom de la colonisation, déclinée par endroits sous le label de la mise sous tutelle. Suite à des revendications, les organisations regroupant des pays initiateurs de grandes alliances civilisationnelles en l’occurrence, la Société des Nations (SDN) et plus tard l’Organisation des Nations Unies (ONU), se sont trouvées contraintes de favoriser l’accession des peuples sous oppression étrangère à l’autonomie et à l’indépendance. Cette mise en liberté est reconnue de nos jours comme de la décolonisation. Au-delà des « indépendances du drapeau » enregistrées, les dépendances patentes et latentes se sont côtoyées dans le même temps. Pourtant, force est de constater que des formes diffuses et latentes qui frisent la recolonisation, sont fréquentes dans les relations internationales à l’orée 2020. Face aux différentes nations en quête d’autonomie véritable, indépendances partielles, « libertés conditionnelles », riment si bien avec la problématique de l’inachevée. Décolonisation interminable, indépendances inachevées ou encore démocraties imparfaites, sont ainsi évoquées autour des paralysies enregistrées dans de nombreux pays, notamment ceux de l’Afrique subsaharienne.

Sans doute, la trajectoire suivie par ces pays dont la plupart ont célébré les cinquantenaires de leur indépendance, mérite plus d’attention, précisément après la décision des pays de la CEDEAO d’explorer la création d’une monnaie commune.

Dans quelles mesures le 22 décembre 2018, date de signalement de la « sortie » de la Communauté des Économiques des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) du franc CFA est-elle une période de seuil ? Comment lire cette esquisse de fin des tutelles malgré les survivances des dépendances ? Revisiter la persistance de ce long cheminement protectoral constitue le premier objectif principal de ce colloque. Le second objectif est de traiter de l’achèvement des indépendances. Comment les pays africains sont-ils devenus « indépendants » ? Qu’est-ce qui explique les sueurs d’inachèvement ? Comment devenir indépendants dans un contexte de décolonisation inachevée ? Comment être indépendant, dans un monde interdépendant ? Comment sortir des tutelles et/ou des dépendances latentes ? Des regards analytiques historiques, sociologiques, économiques, philosophiques, anthropologiques, juridiques, permettront de scander ces complexités de la liberté des peuples à s’autodéterminer.

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Dans le prolongement de la réflexion autour des anciennes "tutelles", cet événement met l'emphase sur les béquilles multiples. Africains, africanistes, panafricanistes, chercheurs, enseignants, intervenants du développement, acteurs de la société civile, agents du privé et du public, à travers des études localisées, pluri- localisées ou comparatives, sont invités à proposer des résumés d’un maximum de 250 mots (police times new roman, taille 12, interligne simple) comportant la problématique, le questionnement, l’approche méthodologique, la/les discipline-s, l’objectif, la/les solutions envisagée-s, l’ancrage théorique et/ou conceptuel ainsi que le plan. Chaque proposition devra mentionner attache-s institutionnelle-s, noms, prénoms, numéros de téléphones, numéro Whatsapp, adresse email. Sans être exhaustif, les axes ci-après sont à considérer :

- Des déclarations d’indépendances factices ;

- Des légendes, héros et acteurs de la décolonisation ; - De la décolonisation à la recolonisation ;

- De la permanence de la néo-colonisation ; - Des africains colonisateurs et colons ;

- Des dépendances problématiques actuelles/contemporaines ; - Des territoires non-autonomes et non-indépendants ;

- De (la responsabilité) de la SDN et de l’ONU dans les indépendances ; - Des africanismes pour l’avenir africain ;

- Des « fins » de tutelles et des dépendances ; - Des facteurs de révolution et d’évolution africaine.

Bibliographie indicative

- Mobutu Sese Seko, 1989, Dignité pour l’Afrique, Paris, Albin Michel.

- Césaire, Aimé, 1963, La tragédie du roi Christophe, Paris, Présence Africaine.

- Césaire Aimé, 1955, Discours sur le colonialisme, Paris, Présence Africaine.

- Césaire, Aimé, 1947, Cahier d’un retour au pays natal, Paris, Bordas.

- Chinoa Achebe, 1958, Thinks fall apart. Novel, London, William Heinemann.

- Dumont, René, 1962, L’Afrique noire est mal partie, Paris, Du Seuil.

- Ela, Jean-Marc, 1980, Le cri de l’homme africain, Paris, L’Harmattan.

- Hamidou Kane, Cheikh, 1961, L’aventure ambiguë, Paris, Julliard.

- Hountondji, Victor Marcellin, 1993, Le "Cahier" d'Aimé Césaire, événement littéraire

- Kabou, Axelle, 1991, Et si l’Afrique refusait le développement, Paris, L’Harmattan.

- Paton, Alan, Cry, the beloved country, New York, Scribners & Jonathan Cape - Paris, L’Harmattan.

Calendrier

30 janvier 2019 : Publication de l’annonce ;

30 mars 2019 : Délai de recevabilité des propositions ; 30 mai 2019 : Retour des réponses aux contributeurs ;

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30 juillet 2019 : Réception des communications complètes ; 30 octobre 2019 : Fin de l’évaluation des communications ; 19-20 décembre 2019 : Tenue du colloque international.

Comité Scientifique

Pr François AKA-BÉDIA, Économie sociale, Université d’Abidjan, Côte d’Ivoire.

Pr Sariette BATIBONAK, Anthropologie, Sociologie, Université Évangélique du Cameroun, Yaoundé, Cameroun.

Pr Jacques CHATUÉ, Philosophie, Épistémologie, Université de Dschang, Dschang, Cameroun.

Pr Chandel EBALÉ, Psychologie, Université de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun.

Pr Armand LEKA ESSOMBA, Sociologie politique, Université de Yaoundé I, Cameroun.

Pr Nadine MACHIKOU, Science politique, Université de Yaoundé II, Cameroun.

Pr Raymond EBALÉ, Histoire économique, Université de Yaoundé I, Cameroun.

Pr Honoré MIMCHE, Sociologie, Démographie, Université de Yaoundé II, Cameroun Pr Jean NZHIE ENGONO, Sociologie, Anthropologie, Université de Yaoundé I, Cameroun.

Pr. Gérard TCHOUASSI, Économie, Genre, Université de Yaoundé II, Cameroun.

Pr. Anastasie MASANGA MAPONDA, Sciences religieuses, Théologie, Université Kasa-Vubu, Boma, R. D. Congo.

Pr. Luc MEBENGA TAMBA, Anthropologie, Université de Yaoundé I, Cameroun.

Pr. Kalamba NSAPO, Sciences religieuses, Études interculturelles, Faculté d’études interculturelles de Bruxelles et Université Per Ankh de la Renaissance, Belgique.

Contacts

Téléphone : +237 699 91 50 27 [email protected] [email protected]

Références

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