Haïti en Marche, édition du 27 Avril au 03 Mai 2016 • Vol XXX • N° 15
Sénat : Déposition
de l’ex-PM Jean Max Bellerive
Déposition devant le Sénat de la République Commission Ethique et Anti-Corruption Honorables Sénateurs,
Il y a à peu près cinq années, suite à des déclarations véhiculées sur des ondes de stations de radio, j’ai fait savoir au Sénateur Steven Benoit, déjà membre de la Commission
Ethique et Anti-Corruption du Sénat, que j’étais prêt à venir fournir toutes les explications utiles sur la gestion des résolutions des fonds Petrocaribe signées alors que j’étais Premier Ministre. En particulier, je tenais à donner des explications sur la signature de contrats avec des compagnies « dites dominicaines ».
Dans la même semaine, je me suis donc présenté devant cette Commission (DEPOSITION / p. 3)
(AUDITIONS/ p. 5) (PISTACHES / p. 6)
(CEP / p. 7)
(IMPLOSION/ p. 4)
(VOIR/ p. 6)
Les auditions du sénateur Youri Latortue
L’Histoire est-elle un
perpétuel recommencement ?
GEOPOLITIQUE
Haïti réfugiée dans son passé Aujourd’hui comme hier
MEYER, 22 Avril – Les sénateurs membres de la commission Ethique et lutte contre la corruption ne sont pas tous si jeunes pour ne pas se rappeler le Procès des timbres sous Baby Doc, en été 1975, une affaire d’émission de faux timbres poste à l’effigie de John James Audubon, le grand naturaliste et peintre, auteur du fameux ouvrage
‘Les oiseaux d’Amérique’
(publié en 1827), et qui aurait pris naissance dans la colonie de Saint Domingue.
Or l‘émission de timbres fut détournée par une édition frauduleuse parallèle mise sur le marché par une coalition comprenant des membres
Rencontre Présidence-exécutif et CEP
sur le dossier tellement épineux de la commission de vérification
Le Président et Mme Privert en partance pour l’ONU, à New York, pour la signature de l’Accord sur le changement climatique JACMEL, 21
Avril – L’axe La Havane - Washington ou comment la politique mondiale est en train de basculer sous nos yeux.
L a s e m a i n e dernière, les frères Castro ont terminé le congrès du Parti communiste cubain dans un déluge de promesses que Cuba ne cédera jamais aux manœuvres et fausses promesses des Etats- Unis, on croit entendre les
‘Venceremos’ des années d’après la Révolution de 1959, mais cela peu après la visite ‘historique’ du président Barack Obama d a n s l a r é p u b l i q u e socialiste …
Tandis que le Port-au-Prince, le 24 avril 2016 – (AHP)- Des membres du
conseil électoral provisoire ont été reçus jeudi (21 avril) au Sénat de la République pour une rencontre d’échanges avec des sénateurs autour du processus électoral.
Berlanger fait CEP des déclarations mal comprises sur
le moment
Haïti ou
une implosion annoncée
ELECTIONS Le Président Privert affirme que les élections pourraient avoir
lieu fin du mois d’octobre
COOPERATION Non aux pistaches
‘yankees’ ! Oui mais …
(HAITI DANS LE MONDE / p. 7) PORT-AU-PRINCE, 21 Avril – Certain que les gros
producteurs agricoles américains, largement subventionnés par l’Etat fédéral, ont profité de nos lacunes, insuffisances ou de nos erreurs pour déverser leurs tonnes de produits sur le marché haïtien réduisant ce dernier à néant à cause de l’impossibilité de soutenir la concurrence des prix et des coûts de revient.
PORT-AU-PRINCE, 19 Avril – Cette semaine nous déplorons encore une fois les dégâts des inondations sur nos maigres infrastructures. La quasi disparition d’une autoroute du Sud à peine construite au coût de plusieurs centaines de millions de dollars. Nous rappellerons dans deux ans la même compagnie de construction (dominicaine !) pour recommencer toujours la même opération.
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Haïti en Marche
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EN PLUS... / EN BREF...
Joseph Saint-Fleur
« Le racisme n’existe pas »
Originaire de Gros-Morne, Joseph P. Saint Fleur, professeur retraité de philosophie de l’Académie de Lille (nord de la France), a été promu à la dignité de Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques (1) après 30 ans dans l’enseignement en France. Dans la seconde partie de l’interview qu’il a accordée à
prose sans le savoir, j’étais noir sans m’en rendre compte : il a fallu que je mette les pieds en Flandre pour savoir que j’étais noir », ironise-t-il. « En Haïti on me désignait par mon nom ; tout d’un coup j’étais devenu le Noir, ou quelque chose d’avoisinant. ». Pourtant, il évoque cette période comme « le bon vieux temps ».
(EN BREF / P. 14) (RACISME / p. 13)
CEP : Le calendrier électoral sera connu fin mai
Le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP) Léopold Berlanger affirme que le calendrier électoral pour les prochaines élections ne sera prêt qu’en mai car, avance-t-il, le nouveau CEP entend organiser de ‘’bonnes élections’’, tout en rappelant que la Commission de vérification dispose d’un délai de 30 jours pour remettre son rapport, à partir du moment où ses membres seront confirmés par un arrêté.
HPN - « Si on veut organiser de bonnes élections, il faut mettre en place les conditions pour y arriver » déclare Leopold Berlanger argumentant qu’il y a
beaucoup de travail à réaliser avant, vu que la machine électorale confronte beaucoup de problèmes qui nécessite de nombreuses corrections.
Mr Berlanger a fait cette déclaration, le lundi 18 avril, lors de la rencontre entre les membres du CEP et la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, Sandra Honoré.
Nouveau DG pour BMPAD
Le mercredi 20 avril 2016, le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) a accueilli un nouveau Directeur général, en la personne de M. Patrick NORAME et un nouveau Directeur Général Adjoint, le docteur Serge Philippe PIERRE, nommés par arrêté présidentiel le lundi 18 avril 2016.
Cette cérémonie a été présidée par le Ministre de l’Economie et des Finances (MEF), M. Yves Bastien.
Elections : des organisations populaires dénoncent les « déclarations arrogantes » des diplomates étrangers
Plusieurs organisations syndicales, estudiantines et populaires, ont dénoncé ce qu’elles appellent des «déclarations arrogantes de certains diplomates et autres acteurs étrangers» qui s’immiscent dans les affaires internes d’Haïti en s’érigeant en donneurs de leçons vis à vis des autorités haïtiennes et les acteurs du secteur démocratique.
Les protestataires ont pointé du doigt le Secrétaire d’État américain John Kerry et trois autres sénateurs américains qui s’inscrivent en faux contre toute démarche visant la mise en place de la commission devant vérifier les élections du 9 août et du 25 octobre 2015.
Avec de telles attitudes, ces acteurs étrangers foulent aux pieds la dignité haïtienne, selon Josué Mérilien, Coordonnateur National de l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH).
«C’est toute la population d’Haïti qui a rejeté les résultats des dernières élections frauduleuses et c’est elle qui exige la création de la commission de vérification.», a déclaré Josué Mérilien.
« C’est la volonté de la population qui va primer et non celle des étrangers », a prévenu le syndicaliste.
Les organisations telles UNNOH, Molegaf, Lakou, Cercle Gramci, MODEP invitent les différents secteurs de la vie nationale à se mobiliser en vue de faire échec au projet de la communauté internationale qui veut, disent-elles, imposer à Haïti des dirigeants qui vont défendre des intérêts étrangers au détriment de ceux de la population haïtienne qui croupit dans la misère.
Les organisations appellent les autres acteurs politiques à se prononcer publiquement contre ce qu’ils appellent cette attitude arrogante de la communauté internationale, comme l’a fait le leader de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles.
D’un autre côté, le coordonnateur national de l’UNNOH invite le président Jocelerme Privert à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’organiser les prochaines élections avec les fonds propres du pays afin d’éviter que des étrangers ne viennent, par la suite de s’ingérer, dans les affaires internes du pays.
Santé-Grève HUEH : le Ministère recherche une solution
La commission d’appui au MSPP pour la gestion de la crise à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti appelle les médecins résidents à lever la grève observée depuis environ un mois. Selon cette structure qui a été créée la semaine dernière, les revendications des protestataires ont été satisfaites à 95%. Quant à l’augmentation des salaires des professionnels de la santé, ceci n’est pas possible pour le moment, ont fait savoir les membres de la commission.
En effet, le Ministère de la santé publique et de la population se dit préoccupé par les conséquences de la grève des médecins résidents observée depuis environ un mois à l’Hôpital général.
Selon le représentant de la Primature au sein de la commission d’appui au MSPP pour la gestion de la crise à l’HUEH, le Dr Laurent Beaugé, une commission d’une dizaine de membres a été mise sur pied la semaine dernière en vue de gérer la crise qui persiste au niveau des centres hospitalo-universitaires.
A l’issue d’une rencontre tenue le mercredi 20 avril entre la nouvelle structure et une délégation de médecins-résidents, les négociations ont porté sur la nécessité de lever le mot d’ordre de grève puisque les revendications des protestataires ont été satisfaites à 95%.
En ce qui concerne l’augmentation de salaire des professionnels de la santé, Dr Beaugé a précisé qu’il n’est pas possible pour le moment.
‘’Sans la levée de la grève, pas de prime compensatoire’’, prévient le pneumologue.
HPN
La célébration de la journée internationale de la Terre
nourricière dans une ambiance de solidarité à Souçailles!
Marcel Fortuné, président de l’Association pour le Développement d’Agro Industriel de Beaumont, a transporté 1500 plantules de café de Beaumont jusqu’à Nan panyòl pour manifester une solidarité de coeur avec les planteurs de Panyol.
L’institution Union School a envoyé 25 étudiants apporter leur solidarité avec plus de 300 écoliers de Souçailles dans ce grand Kombit de reboisement.
SELECTO CAFE HAÏTI s’est impliqué aux côtés de la Fondation Dr. Louis G.
Lamothe avec une solidarité de conviction pour sauver le café d’Haïti!
Ann kontinye mobilize pour sauver le café d’Haïti!
Petits enfants du Professeur Joseph P. Saint Fleur
Pour lui, l’intégration n’a été « ni facile ni difficile ». Il fallait tout simplement s’habituer et principalement s’adapter.
« Au tout début, j’étais plutôt un objet de curiosité. ». Il se remémore cette après- midi de septembre où, pour tuer le temps, il était parti faire un tour à pied à deux ou trois kilomètres du lycée. Soudain un cri d’enfant se mêle aux aboiements de chiens : « Maman, Maman viens voir ! ». Il n’y a perçu rien de méchant : « Les enfants n’avaient vu de Noirs qu’à la télévision et dans l’album d’Hergé ‘’Tintin au Congo’’ ». Encore une fois, il souligne le bon côté des choses. « La maman ainsi que les enfants étaient sans doute ravis. Et moi je me suis dépêché de regagner le lycée. »
Il raconte encore cette anecdote relevant les effets produits par la couleur de sa peau. En août 1977, non loin de Graz, en campagne autrichienne, il est rattrapé par de jolies paysannes. « Elles étaient curieuses de voir un Noir. J’ai tout de suite pensé à ’’L’enlèvement au sérail’’ de Mozart. Comme j’étais accompagné de ma future épouse, ma vertu n’a pas été mise à mal ! ». L’humour, encore !
En fin de compte, son optimisme l’aide à s’intégrer. Il s’est fait des amis.
Il est souvent invité par des familles, le week-end et les jours de fête. « Évidemment le climat, le froid, la nostalgie du pays natal étaient là pour vous saper le moral, mais au fond, tout allait bien, j’étais bien accueilli, et l’humour aidant, l’intégration s’est faite assez facilement ! ». On est loin des actuelles frustrations sur fond de fondamentalisme religieux.
« La philosophie est réservée aux Blancs »
Joseph Saint-Fleur est une personne apparemment peu encline à la
« Haïti en Marche », il accepte d’évoquer sous une forme anecdotique, le racisme qu’il a connu en France et des stratégies qu’il a mises en place pour le contourner.
Il y a ceux qui, à cause de la frustration qu’induit le racisme, échouent dans leur vie privée et professionnelle. Il existe ceux que ce racisme marginalise, ghettoïse, ou bien ceux qu’il radicalise et pousse parfois au terrorisme. On en connaît d’autres qui se suicident. Mais il y a aussi ceux qui font du racisme un initiateur de challenge, laissant cette pathologie à leur auteur. C’est le cas de Joseph Saint-Fleur qui a su convertir cette pulsion négative en défi, l’intégrant, l’assimilant et la déjouant par le contour de l’humour, les jeux de mots, le rire. « Je ris de tout, et surtout de moi-même.
Mais pas avec n’importe qui ! ». L’humour, comme réponse apportée pour contrarier ce gênant « obstacle ». « Ne pouvant modifier l’ordre des choses, j’ai modifié le regard que je porte sur le monde. J’ai fait de mon mieux pour convertir l’obstacle en condition de possibilité… Sans tous les obstacles sur le chemin de l’existence, je n’aurais pas réalisé ce qu’en dépit de tout j’ai réalisé.
Ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que rien. Tous ceux qui ont voulu me nuire m’ont malgré eux, rendu service. ». Comme cette première fois où, un 24 décembre 1973, son ami congolais et lui ont été rejetés sans ménagement ni motif d’une boîte de nuit par... un Noir. Au lieu de le mettre en peine, cette petite frustration lui a permis de passer ses longues nuits d’insomnie autrement : faute d’aller les passer dans les boîtes, il les a occupées de lecture et de musique.
On est en 1971. Dans une petite ville de la Flandre française, Saint-Fleur vient poursuivre ses études scolaires afin de passer l’épreuve du baccalauréat. Là, il se découvre noir. « À l’instar de Monsieur Jourdain qui, sa vie durant, faisait de la
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votre capital La Préservation de à court terme
votre capital La Préservation de à court terme
toute variation de la gourde L’ACTUALITE EN MARCHE
accompagné du Ministre des Finances d’alors, M. Ronald Baudin, et de collaborateurs de la Primature et du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe. L’audition a duré près de cinq heures pendant lesquelles j’ai remis à la commission sénatoriale deux boites de documents qui comprenaient copies de toutes les résolutions des conseils d’administration du Bureau de Monétisation, copies des résolutions des Conseils des Ministres approuvant ces résolutions, copies des contrats
Sénat : Déposition de l’ex- PM Jean Max Bellerive
d’urgence. Certains ont voulu ignorer cette situation, pour desraisons purement politiques, et ont commandité un rapport d’audit tendancieux. Toutefois, la bonne gestion des fonds a été confirmée en deux reprises par la Cour supérieure des comptes et du Contentieux Administratif, notamment lors de l’audit de ma gestion desdits contrats. Dois-je signaler que mes accusateurs d’alors n’ont jamais eu l’honnêteté ou la décence de solliciter l’avis de l’institution que la Constitution a créée à cet effet ?
(DEPOSITION / p. 5)
Le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP) Léopold Berlanger affirme que le calendrier électoral pour les prochaines élections ne sera prêt qu’en mai car, avance-t-il, le nouveau CEP entend organiser de ‘’bonnes élections’’, tout en rappelant que la Commission de vérification dispose d’un délai de 30 jours pour remettre son rapport, à partir du moment où ses membres seront confirmés par un arrêté.
HPN - « Si on veut organiser de bonnes élections, il faut mettre en place les conditions pour y arriver » déclare Leopold Berlanger argumentant qu’il y a beaucoup de travail à réaliser avant, vu que la machine électorale confronte beaucoup de problèmes qui nécessite de nombreuses corrections.
Mr Berlanger a fait cette déclaration, le lundi 18 avril, lors de la rencontre entre les membres du CEP et la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, Sandra Honoré.
« Mon souhait, en ce qui concerne ces élections, est que toutes les parties prenantes, le gouvernement, le Conseil Électoral Provisoire, les partis politiques et la société civile, travaillent pour le succès de ces élections. Ce sont ces élections qui donneront au pays un président élu. Ce sont ces élections qui feront en sorte que le pays puisse survivre à l’impasse actuelle. Et ce sont ces élections qui permettront de créer un cadre pour un développement socio-économique durable du pays.» précise de son côté Sandra Honoré.
Ajoutant plus loin ‘’Mon message aux autorités qui mettent en œuvre le présent accord est de trouver un moyen de parvenir à des positions de consensus et de démontrer leur engagement à agir dans l’intérêt du peuple haïtien et dans les meilleurs intérêts d’Haïti en tant que Nation’’.
Le but de cette rencontre était d’analyser la situation et d’y apporter des ajustements. Il était prévu que le CEP s’entretienne à nouveau avec le président Privert sur le processus électoral, ce mardi 19 avril.
SOMMAIRE
Le calendrier CEP électoral sera connu fin mai
Jean Max Bellerive (DEPOSITION... suite de la 1ère page)
J e r é a f f i r m e , aujourd’hui, que le recours aux fonds de Petrocaribe sous mon administration a été réalisé avec prudence, transparence et sens de responsabilité. Pour preuves, sous ma gestion : a) toutes les affectations de fonds ont été faites à partir de résolutions signées par les membres du conseil d’administration, b) toutes les résolutions du CA ont reçues l’aval du Conseil des Ministres, et ces résolutions ont été publiées au Moniteur, c) aucune utilisation des fonds de Petrocaribe n’a été effectuée pour des projets qui n’étaient pas l’objet des dites résolutions, d) tous les projets financés par le fonds petrocaribe ont été intégrés dans le budget
signés découlant de ces résolutions, extraits des pages du budget de la République où figuraient les montants à décaisser en fonction de ces résolutions. Au nom de la continuité de l’Etat et ayant grande confiance dans le Parlement, je suis persuadé que l’ensemble de ces documents sont encore disponibles dans vos archives pour être consultés à souhait par les honorables parlementaires.
Je me suis mis à la disposition des sénateurs qui m’avaient longuement questionné sur les procédures de passation de marchés publics utilisées par mon administration et ayant abouti à la signature de ces contrats. J’ai pu établir que toute ma gestion dans le cadre de ces contrats avait été réalisée strictement dans le cadre de la Loi. En particulier, il a été démontré que comme Chef de Gouvernement à l’époque, je n’avais pas usé pleinement des prérogatives que m’octroyait la Loi d’Urgence, votée par le Parlement au lendemain du séisme de 2010.
Je me suis en effet astreint à rester le plus possible dans le cadre de la Loi sur les Marchés Publics, qui ne m’était pourtant pas directement imposable dans le cadre de la loi
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UNE ANALYSE
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15Haïti ou une implosion annoncée
(IMPLOSION... suite de la 1ère page)
Bien entendu puisque la véritable origine du désastre, comme tous le constatent, ce n’est pas au niveau de la route elle-même mais, comme tous ont appris à le répéter, c’est en amont. C’est la montagne dénudée, où ne subsiste pas un brin d’herbe, sur laquelle les paquets d’eau et de terre (la bonne terre nourricière) glissent comme une avalanche pour s’abattre sur nos têtes.
Pourquoi il n’y aura, hélas force est de l’avouer, aucune solution.
passer ce moment décisif pour prendre une nouvelle voie, alors il se peut qu’il soit trop tard mais définitivement trop tard pour corriger quoi que soit. ‘Périr, dit-il’ pour paraphraser une célèbre romancière.
Alors, tout ce qui survient constitue un pas de plus vers l’abîme, aucun médicament, aucune manœuvre, aucun expédient, rien ne peut plus arrêter la course folle vers le néant. Des moyens qui marchent ailleurs peuvent se révéler vains chez nous. Parce qu’on a depuis trop longtemps dépassé le point de non retour.
Ou, pire encore, le choléra, qui, débarqué voilà seulement 6 ans, a déjà fait plus de 9.000 morts, et davantage en ce début 2016 qu’à la même période l’an dernier.
Plus que partout ailleurs et plus que jamais, les faits, comme les méfaits chez nous, ont la vie dure. Plus qu’ailleurs.
Depuis tout petit qu’on nous parle de la surpopulation et de la misère d’Haïti. Tout comme aussi, par les romans d’André Malraux (‘La Condition humaine’), que la Chine était misérable et le pays de l’opium. Mais la Chine est aujourd’hui le second pays le plus riche du monde. Tandis que les plus
Du moins avec des générations comme la nôtre, pensant comme nous et décidons (ou plutôt jamais sinon mal) comme nous.
Parce qu’il y a longtemps depuis que nous n’avons su trouver aucune solution pour le pays, pour nos enfants. Parce qu’il y a longtemps depuis que nous ne faisons plus même plus du surplace. Parce nous avons depuis longtemps amorcé une marche arrière dans tous les domaines, et de plus en plus dans tout domaine sans distinction.
Parce qu’il arrive un moment où l’on ne peut plus
‘patcher’ le vieux pneu, sauf à l’utiliser comme ‘pè lebrun’
(ce qui veut tout dire au niveau état d’esprit), or si on laisse
appelée à disparaître.
Cela nous rappelle l’analyse brillante faite voilà pas très longtemps par un de nos plus intelligents observateurs politiques sur un ouvrage d’un auteur anglo-saxon intitulé
‘Implosion’, comment ont disparu de bien plus grandes civilisations, à tout jamais, et dont il rapprocha sans hésiter notre … Haïti.
Comme certaines pyramides de l’ancien Mexique ou temples du Machu Pichu retrouvés en excellent état mais dont on ne saura jamais par qui ils avaient été construits.
Nous n’étions pas entièrement d’accord. Etant encore assez naïfs pour opposer aux lois de l’Univers, immanentes, celles du petit Marxisme sans peine.
Mais passons.
D’autant que pour citer un autre grand Marxiste, sinon Marx lui-même, ou bien Mao : la différence entre la théorie et la pratique, entre l’interprétation et les faits, est que les faits ont la vie dure.
Ainsi force est de nous demander : et si le Zika pouvait disparaître partout dans le continent, dans le monde.
Mais jamais chez nous.
Ou le chikungunya.
pauvres après Haïti, tels le Nicaragua ou la Bolivie, ont eux aussi décollé.
Mais nous, nous augmentons chaque année, inexorablement, nos taux de pauvreté, de maladies non incurables (comme le sont le cholera et la tuberculose, vaincus partout ailleurs) …
Et quand notre vocabulaire s’enrichit cela s’appelle insuffisance alimentaire, tuberculose résistante, y compris ‘le seul PMA’ (pays moins avancé). Vous rigolez : pays en voie de disparition. Ou au bord de disparaitre.
Oui, on dirait des signes prémonitoires d’une … implosion. Disons, déjà virtuelle.
En effet nous ne nous reconnaissons déjà nulle part.
Ni dans ces montagnes blafardes, aux dents de zombi, mais où dans notre enfance on partait à la chasse aux papillons de la Saint Jean, ni dans le bourbier puant sur les rives de Gressier où l’on se poursuivait, on jouait au ‘lago’ dans les immenses mangliers, ni à l’entrée de la Route de Jacmel par Léogâne où les marchands de sable ont l’autorisation d’assassiner la montagne pourtant destinée à servir de bienvenue à la propagande touristique …
Quels signes plus évidents encore d’une implosion, d’une disparition lentement mais encore plus sûrement que, pardonnez, nos enfants aux cheveux rougis par le béri-béri (signe de malnutrition) qui reviennent dans nos campagnes après avoir disparu depuis 30 ans ; que nos politiciens qui crachent leurs dents comme les vieillards cochinchymes chez Molière ; que les passants qui passent indifférents leur chemin pendant que retentit la Dessalinienne …
Que les couleurs de plus en plus délavées de notre bicolore au mat des édifices publics.
Tout cela pour vous dire : que Haïti soit considérée ouvertement comme un non-lieu par des tuteurs, plus qu’un fait politique, c’est un signe des temps. Un processus d’accumulation. Un avertissement bien plus grave. Et peut- être le dernier.
D’une nouvelle implosion ! Bien entendu historique.
Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Pont de Léogane sur lequel passent les poids lourds les plus puissants ( ???)
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Et si c’était le cas aujourd’hui.
E t s i le sort en était définitivement jeté.
Et si Haïti était
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15 Page 5
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DE L’ACTUALITE
du gouvernement haïtien.
S’ensuit un spectaculaire procès passé à l’Histoire sous la dénomination de Procès des timbres, sous un gouvernement de Duvalier fils qui avait besoin aussi de montrer au monde que en Haïti le règne judiciaire était revenu et que celui des Tontons macoutes n’était plus.
Les auditions du sénateur Youri Latortue
L’Histoire est-elle un perpétuel recommencement ?
(AUDITIONS... suite de la 1ère page)
(DEPOSITION... suite de la page 3)
Outre les interventions personnelles mais probablement sans laisser de traces du chef de l’Etat, en l’occurrence le président Joseph Michel Martelly et de ses
‘cronies’ (les plus proches).
Mais Laurent Lamothe nie, comme les autres, avoir jamais eu accès à l’utilisation des fonds Petrocaribe.
Point final.
du Sénat mais aussi dans ceux des régulateurs officiels, dont la Cour supérieure des comptes. Mais la commission sénatoriale n’a pas commenté.
Le spectacle doit continuer cette semaine avec les anciens ministres des finances.
Selon certains observateurs, les sénateurs proches de l’ancien gouvernement qui sont à la tête de cette commission
Aussi, vu l’importance du spectacle, vu la personnalité aussi bien des juges que des invités, et enfin les ambitions des uns comme des autres, ce n’est pas du Procès des Timbres qu’il convient de parler mais plutôt du Procès de la Consolidation (1903-1904, sous la présidence ‘vengeresse’ et réputée anti- intellectuelle du Général-président Nord Alexis).
Et dont l’Histoire nous apprend que au moins trois des condamnés finiront … présidents de la République.
L’Histoire est donc réellement un perpétuel recommencement.
Surtout chez nous !
Haïti en Marche, 22 Avril 2016 C’est le rôle de ces auditions. Trois petits tours et puis
s’en vont ! On n’en demande pas plus.
Un rapport détaillé qui doit encore se trouver dans les tiroirs du Sénat …
Le seul à faire face aura été l’ex-Premier ministre de Préval, Jean Max Bellerive qui non seulement a eu beau jeu de rappeler que son gouvernement avait laissé une bonne pactole dont les successeurs ne se sont pas privés de faire largement usage mais aussi qu’il en avait fourni un rapport détaillé qui doit non seulement se trouver encore aujourd’hui dans les tiroirs plus se montrer aussi généreux. Aux dernières nouvelles, le
gouvernement de Caracas se doit lui aussi de commencer un programme de rationnement d’électricité.
Premier ministre pas comme les autres …
Cependant de Jean Max Bellerive à Evans Paul, il y a eu Laurent Salvador Lamothe, un premier ministre pas comme les autres puisque exerçant aussi le rôle de Ministre de la planification et de la coopération, par conséquent avec une vue directe et plongeante sur les fonds Petrocaribe qui relèvent aussi, qu’on le veuille ou non, de la coopération externe.
Le vieux Général-Président Nord Alexis sous le règne duquel eut lieu le Procès de la Consolidation dont plusieurs des condamnés pour corruption deviendront plutôt président de la République à leur tour,
était-ce un procès pour tenter d’écarter de futurs adversaires ?’
Aujourd’hui le Sénat haïtien veut montrer qu’il est capable de remplir son rôle de contrôle des actes de l’Exécutif.
De A à Z. Et de X à Y.
Tous les Premiers ministres répondent à la convocation sans rechigner mais pour nier à la chaine avoir jamais été mêlés de près ni de loin à l‘utilisation des fonds Petrocaribe.
Petrocaribe : La fête est finie …
De Jean Max Bellerive sous la présidence Préval qui a signé pour des centaines de millions de dollars de contrats mais n’en a pas moins laissé plus d’1 milliard dans la caisse – mais plus sûrement parce que c’est l’époque où les cours du pétrole étaient les plus élevés et que le Venezuela nous laissait la plus grande part du gâteau de la vente de son pétrole en Haïti – à Evans Paul qui pendant les 15 mois passés à la Primature n’en a pas moins approuvé des ‘résolutions de contrats’ s’élevant à 500 millions de dollars mais laissera la caisse non seulement vidée mais avec désormais une dette de 2 milliards envers le Venezuela.
Mais aussi parce que la fête était terminée, le pétrole sur le marché international s’étant effondré de 100 dollars le baril à moins de 20 dollars, le Venezuela ne peut
réalisent là ce qu’on appelle une tentative de ‘noyer le poisson’, ou en créole ‘kase fèy, kouvri sa’, brasser le plus d’eau, faire le plus de vagues que possible pour camoufler l’essentiel. Pour faire disparaître les vraies responsabilités (?).
C’est dommage car on parle de la dernière chance qu’avait Haïti de se rebâtir, de se refaire une santé, extérieurement et intérieurement, avec ce cadeau unique de feu le président vénézuélien Hugo Chavez.
Une telle opportunité ne se représentera probablement jamais.
P r o c è s d e l a Consolidation ! …
P e r f o r m a n c e d o n c essentiellement politique s’il en est, dont le président de la commission Ethique et lutte contre la corruption, le sénateur Youri Latortue entend tirer le maximum pour son image personnelle et dont ses
‘honorables’ invités aussi n’en espèrent pas moins étant donné que nous sommes en pleine transition (et que dans transition il y a quand même transiter ou changer de main !), c’est-à-dire un grand moment de
‘redirectionnement’ de l’avenir politique le plus proche. ‘You ain’t seen nothing yet’, comme disait Reagan, vous n’avez encore rien vu.
de la République ou la loi rectificative, e) tous ces projets étaient donc connus du Parlement et parfois demandés par les parlementaires, f) les valeurs engagées pour le paiement des contrats étaient toujours immédiatement disponibles à partir des comptes courants du BMPAD, g) toutes les valeurs de la dette à court terme, correspondant au paiement au Venezuela de la partie perçue à partir de la vente de carburants toujours payée selon le calendrier agréé. Faut-il rappeler que la mise à contribution du financement Petrocaribe a été faite avec parcimonie et dans les circonstances exceptionnelles, comme une solution de dernier recours ? Faut-il rappeler également qu’à mon départ du gouvernement, le BMPAD disposait dans ses caisses d’un montant confortable pour faire face à tous ses compromis.
Je m’étonne que toute une série de projets ou de travaux exécutés ou non par les administrations qui m’ont succédé soient parfois attribués, à dessein, aux « contrats Préval/Bellerive ». Je me permets de rappeler à la Commission qu’elle dispose de la liste exhaustive des projets financés par les résolutions prises alors que j’étais à la Primature.
Cependant, je me vois impliqué à tort dans certains contrats qui découleraient d’autres montages, d’autres financements ou d’autres institutions que celles que j’ai eu à diriger, comme c’est
le cas par exemple du projet de logement à Morne à Cabris ou des chantiers du Ministère de l’Intérieur.
Je ne suis aujourd’hui ni ministre, ni premier ministre. La dynamique de la vie politique m’a amené à occuper actuellement une fonction se trouvant hors du contrôle parlementaire. J’ai malgré tout tenu à répondre à votre invitation, cette fois-ci comme simple citoyen, afin d’aider, si possible à débroussailler, traiter et clôre, une fois pour toutes, ce dossier, puisque je ne suis plus dépositaire de documents d’Etat qui n’ont déjà été mis à votre disposition. Car, il n’est point compréhensible que chaque 5 ans, en fonction de l’équipe qui siègera au Parlement et de ses motivations, l’on m’appelle pour les mêmes explications, déjà fournies, à l’institution parlementaire et à la Nation. La période des résolutions qui me concernent prenant effet après le séisme, je n’ai aucun doute que toute la documentation est disponible, au MPCE, au MEF, dans les ministères sectoriels chargés de certains projets, au BMPAD, au Sénat, à la Chambre des députés et à la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, et ce encore une fois, en plus des documents déjà remis lors de ma précédente audition au Parlement.
Honorables Sénateurs, je suis à votre disposition.
Jean Max Bellerive Port-au-Prince, le 21 avril 2016
Sénat : Déposition del’ex-
PM Jean Max Bellerive
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RELATIONS NORD-SUD
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15COOPERATION : Non
aux pistaches ‘yankees’ ! Oui mais …
(PISTACHES... suite de la 1ère page)
Et cela est arrivé si souvent, et toujours à notre détriment qu’on comprend la levée de boucliers qui accompagne cette promesse de don de 500 tonnes métriques de pistaches (cacahuètes) pour les écoliers haïtiens menacés par l’insécurité alimentaire après trois années successives de sécheresse provoquée par le phénomène climatique El Niño.
La ‘guerre du riz’ …
Cela n’empêchera pas 15 ans plus tard de tomber dans le même piège avec le riz de Miami.
L’une des raisons inconnues pour lesquelles Washington a lâché Baby Doc (Jean Claude Duvalier renversé le 7 février 1986) était la poussée pour ouvrir toujours plus grand le marché haïtien aux produits agricoles américains.
Dominicains (République dominicaine) jusqu’aux déportations massives actuellement en cours.
D’aucuns pensent que la ‘guerre du riz’ a même pu jouer un rôle dans le renversement puis le ‘rechoukage’ au pouvoir dans les années 1990 de Jean-Bertrand Aristide.
‘Chwal fi n anvayi jaden w’ …
Pistaches américaines
insistent pour maintenir l’interdiction d’entrée des produits dominicains par la frontière terrestre, ont investi hier dans leur excellente machine à production.
Bien sûr que le scandale est immense et peut avoir fini par menacer les intérêts même de ceux-là.
Alors si notre lutte a un sens, et que justifient plusieurs antécédents, mais a-t-elle un but ? Et si oui, quel est-il ?
L’intervention peut venir par des chemins détournés.
Un proverbe créole dit : ‘chwal fi n anvayi jaden w, w ap rele fèmen bayè.’
Haïti en Marche 21 Avril 2016 (autrement dit son compte en banque).
Or sous prétexte que le petit cochon noir haïtien avait une maladie qui pouvait se propager jusqu’à son homologue en Amérique du Nord, une campagne systématique fut conduite en Haïti, au prix de millions de dollars, pour éradiquer notre glorieux petit survivant et pour le remplacer par un gros cochon blanc, gros et gras, importé des fermes climatisées du Texas, mais ne consommant que de la nourriture importée, donc hors de portée du paysan haïtien.
La nouvelle espèce ne survivra pas longtemps ou sous toutes sortes d’ersatz peu convaincants. Principal perdant : le paysan.
Sous Duvalier, la production de riz, centralisée dans la Vallée de l’Artibonite, était un marché captif aux mains du régime, qui l’utilisait pour le contrôle de cette région du pays, le département de l’Artibonite ayant une réputation de faiseur de pouvoir.
Duvalier parti, le riz importé se déversa à un prix si compétitif que en peu d’années le riz haïtien, jusqu’ici si estimé, le fameux ‘Madan Gougous’, disparaissait devant le riz ‘Grenn long’ dit riz de Miami.
Aujourd’hui le riz consommé coûte multiples fois plus cher. Tandis que le paysan de l’Artibonite, malgré des tentatives sous la présidence Préval, a abandonné la Vallée pour aller errer sur les chantiers de construction chez nos voisins Le débat fait rage en ce moment et, la
nouveauté : jusque dans la presse américaine (‘Donation of surplus peanuts from US dismays Haiti farmers’ - Washington Post-AP, 15 Avril 2016).
Le ‘gros cochon blanc américain’ …
Les défenseurs du don répondent que celui-ci ne concerne que 1.4% de la production haïtienne de pistaches (plus répandue sous forme de beurre de cacahuètes, dont la qualité haïtienne est très goûtée en diaspora).
Secundo, que la pistache haïtienne a une forte incidence de ‘aflatoxine’, un ‘fongus carcinogène’ (parasite) etc.
Mais il est difficile de s’enlever de la tête qu’une histoire semblable nous avait été contée dans les années 1970 pour justifier la destruction du ‘petit cochon créole haïtien’, dont l’implantation remontait à la colonie de Saint Domingue et qui s’était parfaitement adapté aux conditions depuis toujours difficiles du milieu paysan haïtien au point de venir à être considéré comme sa ‘boite-secrets’
La résistance actuelle aux ‘pistaches yankees’ a donc des antécédents solides.
Mais cela n’empêche qu’on doive se demander qu’a-t-on fait d’autre pour protéger notre marché ?
Qu’a-t-on fait pour empêcher le café haïtien de traverser clandestinement la frontière avec la République dominicaine pour sa torréfaction et sa distribution dans le monde sous l’étiquette du pays voisin.
Quant au cacao haïtien, on n’en entend jamais parler jusqu’à ce qu’il apparaisse à la télévision internationale sous le titre de
‘meilleur cacao du monde, le cacao haïtien, préparé en République dominicaine’ etc.
Pareille aliénation n’est imaginable nulle part !
En même temps que les produits agricoles dominicains en sont venus à constituer presque 90% de notre diète quotidienne.
Tandis que nous arrivons avec peine à leur vendre pour 50 millions, nos voisins réalisent jusqu’à 1 milliard en exportations annuellement chez nous.
Cependant beaucoup de ceux qui
Biwo Kiltirèl Sosyete Koukouy nan Miyami ap anonse nou ofisyèlman 4èm mache liv Ayisyen- karayibeyen an ap fèt 28 ak 29 Me 2016. Nou derape anreta paske enstitisyon ki te patwone nou yo pa reponn ane sa-a.
Se senmenn pase-a Miami Book Fair International ki damou pou aktivite literè nou yo adopte nou epi anonse nou yo vle asosye ak nou.
Nou aksepte ak lafwa paske Koukouy yo jounen jodi-a pote plis atansyon sou pwodiksyon literè yo apre 50 ane ap brase sou koze lang ak kilti tradisyonèl fòlklorik yo.
Kidonk Book Fair la ap fèt. Nou gen yon komite ki mobilize. Li ka pa grandyoz tankou lòt ane yo; men l’ap fèt wè pa wè.
Nou envite Pè William Smart, Edwidge Danticat ak Dany Laferrière. N’ap tann soukous yo.
M’ap kenbe nou okouran.
Si gen nan nou ki gen ti tan tanpri envite kèk ekriven nou konnen pou vin patisipe ak nou. Dènye delè se 15 Me 2016.
An nou bay lebra pou yon 4èm selebrasyon Liv ayisyen nan Little Haiti.
TOUT
KOUKOUY - ATYABA!
Le président Privert a fait savoir que les élections pourraient avoir lieu le dernier dimanche du mois d’octobre. Le CEP avait promis un calendrier pour fin mai au plus tard.
Port-au-Prince, le 24 avril 2016 – (AHP) – Le président provisoire Jocelerme Privert a réaffirmé ce dimanche à son retour de voyage aux Etats-Unis, sa volonté de mettre sur pied la commission de vérification pour pouvoir rétablir la confiance dans le processus électoral en vue de sa poursuite.
J’ai annoncé mercredi avant mon départ que l’arrêté nommant les 5 membres de cette commission serait incessamment publié et j’y tiens, a dit M. Privert, rappelant que le Moniteur ne sort que deux fois par semaine, les lundis et les jeudis.
Le chef provisoire de l’Exécutif a souligné que les mêmes causes qui avaient provoqué le report du second tour de la présidentielle à plusieurs reprises demeurent. On ne saurait retourner aux urnes sans rétablir la confiance dans le processus, a-t-il dit.
Il a aussi souligné que s’il fallait avoir des élections ce dimanche 24 avril, le peuple devrait avoir été convoqué en ses comices un mois plus tôt et sur demande du conseil
électoral provisoire qui, rappelle-t-il, n’était pas encore installé le 24 mars.
Si le CEP n’avait pas été mis en place à cette époque, c’est entre autres à cause des retards enregistrés au niveau du parlement qui a mis des semaines à ratifier le gouvernement, a-t-il souligné .
Le chef de l’Etat a fait remarquer que le CEP a été nommé juste après la ratification du premier ministre Enex Jean-Charles qui, rappelle-t-il, jouit d’une légitimité parlementaire après sa ratification par la grande majorité des membres du corps législatifs, soit 20 sénateurs sur 21 et 78 députés sur 81.
Le président Privert a fait savoir que les élections pourraient avoir lieu le dernier dimanche du mois d’octobre.
Le CEP avait promis un calendrier pour fin mai au plus tard.
“J’exhorte le CEP à tenir compte, dans l’élaboration du calendrier électoral et du budget des prochaines élections, de la nécessité de respecter la date constitutionnelle d’octobre pour la tenue aussi des législatives partielles pour le renouvellement du tiers du sénat, a dit Jocelerme Privert qui se demande si le pays peut financièrement organiser deux élections au cours de la même année.
ELECTIONS
Le Président Privert affirme...
Port-au-Prince, le dimanche 24 avril 2016 : Les conditions météo du samedi 23 avril ont occasionné des orages et des averses allant de fortes à modérées au niveau des dix communes du département de l’Ouest. Une situation qui a provoqué notamment la mort de 4 personnes d’une même famille dont un adulte de 41 ans et 3 enfants de 8, 6 et 2 ans, à Carrefour feuille, suite à l’effondrement de leur maison au # 64 à Miron, Tunnel prolongé, lors d’un éboulement.
Par ailleurs, les inondations ont occasionné des dégâts matériels au niveau de Martissant, commune de Port-au-Prince, et Cité soleil, plus précisément à Sarthe, Ti Haïti, Soleil 6, soleil 26, Lintho 1, Projet Drouillard. Aussi, à Cabaret, le
débordement des Ravines sèches a causé quelques dégâts à Source Matelas, Sabourin, Kafou Damien, 1ère section la Redoute, alors que d’autres régions du département ont été aussi affectées à des niveaux moindres par ces pluies diluviennes qui se sont longuement abattues en divers endroits du pays.
Une première évaluation du ministère de l’Intérieur, via les structures de la Protection civile, le dimanche 24 avril, fait état de 112 familles affectées à Port-au-Prince, 2 500 à Cité soleil et 1800 à Cabaret et un total de 4 612 maisons envahit par les alluvions et autres déchets emportés par les eaux de ruissellement sur l’ensemble de ces trois communes.
Des brigadiers ont été déployés durant la nuit du samedi au dimanche pour des interventions ponctuelles et ont assisté les sapeurs-pompiers au niveau de certaines opérations à Carrefour-Feuille notamment, tandis qu’au niveau de Cabaret des pelles et des brouettes ont été distribuées aux familles de la localité de Sabourin pour faciliter le nettoyage des maisons.
Face à cette situation, les structures départementales, communales et locales de Protection civile sont appelé à continuer la sensibilisation dans les zones à risques, compte tenu notamment des conditions météo qui restent favorables à de nouvelles précipitations.
Des éboulements tuent 4 personnes
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15
GEOPOLITIQUE
Page 7même Obama provoque la semaine dernière le mécontentement de l’un des plus importants alliés des Etats-Unis pendant les dernières décennies, Ryad, le pétrole saoudien à l’époque indispensable.
Obama a suggéré que plutôt que de continuer leur affrontement à base ethnique, ethnico-musulmane (entre
Haïti réfugiée dans son passé Aujourd’hui comme hier
de Brésiliens au statut de classes moyennes.
Communistes mais à base de croissance économique …
Connaissez-vous les BRICS ? C’est la coalition des nouveaux pays dits émergents (ou nouveaux pays industrialisés) qui ont déclaré leur ambition de créer leurs propres institutions
sait) également Cuba. Quoiqu’en disent Fidel et Raoul Castro
… mais que Washington n’est pas tant pressé de voir partir du pouvoir parce que, dans le nouveau système, la stabilité compte plus que tout.
Haïti est réfugié dans son passé …
Et quid d’Haïti dans ce nouveau paradigme ? (HAITI DANS LE MONDE... suite de la 1ère page)
(1939-1945) que des candidats aux présidentielles remettent aussi ouvertement en question l’appui total à l’Etat d’Israël comme on entend le faire par Bernie Sanders chez les Démocrates et Donald Trump côté Républicain.
Autres manifestations de ce même changement de paradigme dans la politique mondiale, ce sont les tentatives de renversement des gouvernements de gauche au Venezuela et au Brésil.
La plus performante économie sud-américaine est en phase de ralentissement, comme d’ailleurs le reste du monde, mais ici la conséquence est une attaque en règle pour déplacer par tous les moyens le président en exercice, Mme Dilma Roussef, et surtout le parti au pouvoir, PT ou Parti des Travailleurs, qui a élevé au moins 20 millions des 194 millions
Fidel (assis) et Raúl Castro à la clôture du Congrès du Parti communiste cubain qui voit la vieille garde continuer de s’accrocher au pouvoir malgré le rapprochement avec les Etats-Unis
tard, en 1986, nous semblons toujours raisonner en termes … de Guerre froide, mais en sens contraire bien sûr !
En Haïti nous en sommes toujours aux cellules (et encore très petites, minuscules telles, excusez-moi, les G-6, G-4, G-1 etc) quand partout ailleurs, y compris chez nos voisins dominicains, on ne parle qu’en termes de groupes de réflexion, groupes de pression ou encore think tanks (boites à penser).
Alors quel est l’avenir d’Haïti ? Bien malin qui saurait dire.
Un proverbe haïtien dit : ‘ou ka fòse bourik travèse dlo, men ou paka fòse l bwè li.’
Haïti en Marche, 23 Avril 2016 à l’égal des FMI et Banque mondiale.
L’un d’eux, la Russie, n’a pas craqué que grâce à la forte personnalité d’un Vladimir Poutine.
Le Brésil semble avoir de la difficulté.
Par contre, la Chine est encore trop importante pour les Etats-Unis malgré ses ambitions affichées jusque dans notre région des Caraïbes où elle se positionne elle aussi pour tirer profit dans l’industrie portuaire avec la multiplication bientôt des capacités du canal de Panama.
Et voici donc soudain que les meilleurs alliés des Etats-Unis ne sont plus que des régimes restés officiellement communistes mais à économie à base de croissance économique.
Ce sont la Chine, le Vietnam etc et aujourd’hui (qui Sunnites saoudiens et Chiites iraniens),
l’Arabie saoudite devrait coopérer avec l’Iran contre l’ennemi commun : l’EI ou Daesh ou le terrorisme islamiste.
Après de longues années sous embargo pour le décourager de se doter de l’armement nucléaire, Téhéran a signé un accord avec les puissances occidentales et revient peu à peu dans le concert des Nations.
Un changement de paradigme
…
Or ni les rodomontades de Raoul Castro et de son ainé Fidel, mais survenant après coup, ni les fâcheries de Ryad ne font tellement l’actualité à Washington où l’opposition Républicaine aurait pu les utiliser pour démontrer les errements de la diplomatie américaine.Mais aux Etats-Unis il existe ce qu’on appelle : la politique bipartisane. Des domaines privilégiés, c’est-à-dire où les deux grands partis politiques s’entendent.
Qui plus est, c’est la première fois peut-être depuis la Seconde guerre mondiale
On ne saurait dire parce que nous ne nous situons ni d’un côté ni de l‘autre.
Ni une dictature socialiste jusqu’ici isolée comme Cuba – celui-ci d’ailleurs nous utilisait nous aussi jusqu’à ces dernières années comme une fenêtre sur l’extérieur, comme boîte à lettres (on nous dit que des Cubains dorment jusqu’à présent devant le consulat d’Haïti à La Havane dans l’espoir d’un visa de sortie) ; ni non plus un pays émergent mais au contraire nous voici le seul PMA (pays moins avancé) de l’Amérique, c’est-à-dire le dernier des derniers …
Explication : Haïti reste enfermé dans le passé. Dans son passé. Haïti ne raisonne qu’en termes passéistes.
Et cela apparemment de tout temps.
Dans les années 1960, cette absence de réflexion planification futuriste chez ses adversaires, a aidé un nouveau président élu - contesté, le futur Papa Doc, à tirer parti de la politique de la Guerre froide, divisant le Monde en deux blocs, l’ouest capitaliste et l’est communiste, pour installer sa présidence à vie.
Or Duvalier renversé trente ans plus
Les discussions ont notamment porté sur la commission de vérification et d’évaluation des élections de 2015 et la suite qui devrait être donnée aux recommandations de ladite commission.
Le président du conseil, Léopold Berlanger, a souligné qu’étant une institution indépendante, le CEP n’a pas à prendre d’injonction de la part de la commission d’évaluation, dont les recommandations ne peuvent pas lui être imposées.
Toutefois, il affirme que cela ne signifie pas que le conseil doive ignorer des recommandations pouvant être profitables au processus, réaffirmant sa volonté d’organiser de bonnes élections dans le pays.
«Les recommandations de la commission de vérification seront analysées par les membres du conseil électoral qui décideront s’il y a lieu de constituer un BCEN (Bureau du contentieux électoral national) dont les conclusions feront l’objet d’un vote à la majorité des deux tiers de ses membres», a dit M. Berlanger, soulignant qu’il appartient au CEP d’apprécier les recommandations de la commission et faire ce que ce droit.
Il annonce du coup que le calendrier électoral sera
CEP : Berlanger fait des déclarations
mal comprises sur le moment
(CEP... suite de la 1ère page)
publié vers la fin du mois de mai. Parallèlement, des acteurs politiques continuent d e s e p o s i t i o n n e r s u r l’opportunité de la commission de vérification. Pour le candidat du MAS (Mouvement action socialiste) à la présidence, Erick Jean-Baptiste, la constitution de ladite commission est un acte de souveraineté nationale.
Il faut que le peuple sache ce qui s’est réellement passé lors des élections de 2015, a-t-il dit, soulignant que c’est après l’évaluation qu’on saura l’identité des deux candidats qui n’avaient pas fraudé et qui participeront au second tour de la présidentielle.
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DEBATS
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15Lorsqu’on est en situation de faiblesse, il faut savoir se montrer plus intelligent et plus perspicace. C’est ce que nous enseignent la sagesse et le simple bon sens.
Point n’est besoin d’être grand clerc pour se rendre à l’évidence et réaliser que la cacophonie a assez duré dans notre
« singulier petit pays » et qu’il est temps de mettre un terme aux palabres interminables qui n’ont fait que nous distraire des véritables problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.
La vérité est parfois dure à accepter, mais faire semblant de l’ignorer ne peut qu’aggraver la situation, la faisant passer de mauvaise à pire. Cela rappelle la légende de l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable et qui s’imagine que le soleil a disparu.
Tous les rapports provenant des institutions nationales et internationales dressent, année après année, des tableaux de plus en plus sombres de la problématique haïtienne et ce, depuis plusieurs décennies. Si la tendance se maintient comme elle en a l’air, nous risquons d’ici peu, d’atteindre le point de non retour, avec tout ce que cela peut comporter de souffrances, de misères et d’atrocités. Le tout, comble d’ironie, avec notre complicité.
La geste héroïque de mil huit cent quatre a fait de
nous les premiers à rompre les chaînes de l’esclavage et plus de deux cents ans après, nous aurons été les premiers, dans toute l’histoire de l’humanité à enclencher, ce qu’il conviendra probablement d’appeler un processus « auto-génocidaire ».
Nous ne sommes pas les seuls à noter et à répéter qu’aucun secteur, aucun parti, groupement ou regroupement politique ne saurait de son propre chef et à lui seul, résoudre en tout ou en partie, les problèmes combien complexes et multidimensionnels de notre chère république.
Force est de constater que depuis l’indépendance nationale, notre histoire a évolué en dent de scie, atteignant constamment les niveaux les plus bas.
Au lendemain du fameux procès de la consolidation, sous la présidence de Pierre Nord Alexis, on se souviendra que presque tous les condamnés ont abouti au palais national à titre de Chef Suprême de l’État. S’agissait-il d’une amnésie collective passagère ou d’un trait culturel en pleine gestation?
On peut en douter puisque depuis, l’impunité érigée en un système si bien rodé a fait de nous le champion toutes catégories de la corruption. Les scandales politiques et/ou financiers se succèdent à une telle cadence qu’ils s’inscrivent à toutes fins pratiques dans la rubrique des faits divers.
Quant aux écarts de langage et autres gaffes de la part des membres du gouvernement, ou de ceux de l’opposition plus tapageuse que menaçante, les colonnes des journaux à potins en sont bien remplies et les marionnettes de la scène politique s’en donnent à cœur joie, en discussions oiseuses traitant de tout sauf des véritables problèmes auxquels la nation fait face depuis trop longtemps déjà. A croire que, les choses ayant toujours été ce qu’elles sont, il vaut mieux ne pas les ressasser pour ne pas ennuyer l’auditoire.
A défaut de propositions sérieuses, soyons des vendeurs d’illusions semblent se dire ces leaders de pacotille, le peuple est tellement désespéré qu’il est prêt à s’accrocher à tout ce qui peut ressembler à une bouée de sauvetage.
Entre temps, le pays dégringole à une vitesse vertigineuse vers des profondeurs abyssales. Le bateau coule lentement mais sûrement et les rats ont déjà commencé à l’abandonner. Sans la moindre discrétion et faisant preuve d’une indécence outrancière, certains s’affichent « canado- haïtiens ». D’ici peu, ils feront disparaître et le trait d’union et le deuxième segment de ce nom composé. Le silence des uns et des autres semble leur donner raison et puisque l’opportunisme
« Pour une sortie de crise »
‘’Les Etats-Unis s’opposent ouvertement à la mise en place d’une commission de vérification électorale’’. C’est ce qu’a fait savoir l’ambassadeur américain Peter Mulrean en marge d’une visite de courtoisie au Parlement, ce mercredi.
peut faire durer encore plus le processus électoral ; de plus, nous craignons qu’elle soit instrumentalisée par un groupe politique’’, a expliqué l’Ambassadeur Mulrean, qui toutefois reconnait qu’Haïti est un pays souverain.
Comme les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Allemagne sont tout aussi préoccupées et préconisent le respect scrupuleux de l’accord du 5 février. Par contre, Vincent Degert et Klaus Peter Shick se sont gardés de se prononcer pour
Elections : la communauté
internationale contre la vérification
Le conseiller spécial américain pour Haïti, Kenneth Merten, et l’ex-PM Evans Paul Le diplomate entrevoit des risques dans la
création de cette structure, comme par exemple son instrumentalisation à des fins politiques.
Les ambassadeurs de l’Union européenne et de l’Allemagne avaient également fait le déplacement au parlement, ce 20 avril. Tous deux ont également fait part aux parlementaires de leur inquiétude concernant le retard qu’accuse l’implémentation de l’accord du 5 février.
En effet, par devant une délégation de parlementaires, Peter Mulrean s’est prononcé contre la mise en place de la commission de vérification électorale en passe d’être constituée.
Le diplomate américain entrevoit déjà au moins trois risques dans la démarche entreprise par l’exécutif.
‘’D’abord, la mise en place d’une éventuelle commission de vérification ne figure pas dans l’accord du 5 février que nous soutenons ; ensuite, cette commission
ou contre la mise en place de la commission de vérification électorale.
De son côté, le sénateur Youri Latortue, qui faisait partie de la délégation parlementaire qui s’est entretenue avec les diplomates étrangers, partage leur avis et leurs inquiétudes.
S’agissant de la question spécifique de vérifier les élections du 9 août et du 25 octobre 2015 sous les auspices d’une entité extérieure, l’élu de l’Artibonite répond que la solution ne se trouve nulle part ailleurs que dans la loi. Il cite l’article 239.1 du Décret électoral qui donne au CEP le pouvoir d’écarter de la course électorale, tous les fraudeurs.
Par contre, le sénateur Steven Benoit a déploré l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes du pays, tout en reconnaissant que la main qui donne est celle qui dirige. HPN
(DEBATS/ P. 12)
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15
BANQUE NATIONALE DE CREDIT
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WHAT’S UP LITTLE HAITI ? with Pascale E. Taddeo
Haïti en Marche • Vol XXX • N° 15Haiti signed the Agreement of Paris (COP21)
On Friday, provisional President Jocelerme Privert signed the Paris Agreement (COP21) on behalf of the Republic of Haiti. The President was back in the country on Sunday.
It should be noted that 175 countries signed this agreement. These countries represent 55 % of the world’s greenhouse gas emissions.
Haiti - Diaspora
Within the theme “Ann rekonstwi Ayiti ansanm- Se la pou la” the ministry of Haitians Living abroad (MHAVE) chose to commemorate the National Day of the Diaspora. For this occasion, an evening celebration brought together former officials of the ministry, members of the diaspora, representatives of the MAHVE and other government officials.
To respond to the complaints of the diaspora regarding the lack of information available, the MAHVE has put at their disposal an office within the customs bureau of Port-au-Prince, which will only address questions related to the diaspora. Also, from now on at the airport, there will be a Diaspora Lounge where administrative files and complaints can be addressed.
Mrs. Jessie C. Petit Frere, current ministry of Haitians Living Abroad, did not hesitate to mention the situation Haiti is presently experiencing and the necessity for Haitians to unite for the sake of the country. “The contribution of the diaspora allows us to avoid irreparable tragedy,” said Petit Frere, who encourages the diaspora to invest in all the areas.
For his part, Minister of Tourism Guy Didier Philippe called on the members of the diaspora to be ambassadors of positive images of the country because, according to him, the country suffers from a negative image.
Mr. Smith Joseph, the mayor of North Miami, spoke on behalf of the diaspora, to request the integration of this sector into the internal affairs of the country.
“We of the Diaspora, we are the most authentic ambassadors of Haiti, we are not only senders of money, we are brains, visionaries, investors and tourists” said the mayor.
The customs office of Belladere was plundered
Vandals plundered the customs office of Belladère on Monday, April 18th, 2016, according to the on-line AlterPresse agency.
The criminals knocked over furniture, broke windows and welded the front door before leaving.
No police officer was able to prevent this break-in, according to a source.
In December, 2015, the customs office of the border city of Thomassique (18 km from Hinche) was burned by angry suspects, following the shooting death of two truck drivers.
In October, 2015, unidentified individuals also set fire to the customs office of Anse-à- Pitres (Southeast of Haiti), not far from the border point with Pedernales (Dominican Republic), following to the interception of a flour truck by Haitian customs.
Ten Caribbean Nations More Dangerous Than The U.S.
By NAN Staff Writer
News Americas, NEW YORK, NY, Fri. April 22, 2016: When it comes to murders worldwide, there is no denying that the Caribbean has been blighted by a rise in homicides in recent years. NAN compared murder rates from the United Nations Office on Drugs and Crime for every 100,000 people in top Caribbean nations to the U.S. and found that in several nations, a U.S. national’s chance of being murdered is higher than in the U.S.
Here are the top 10:
1: Belize
You are 11.9 times more likely to be murdered in Belize than in the U.S. Forty-five in every 100,000 people are murdered annually in Belize compared to about 4 in The United States according to the UN data.
2: Jamaica
You are 11.3 times more likely to be murdered if living in Jamaica than in the U.S.
Forty-three in every 100,000 people are murdered annually in Jamaica compared to about 4 in The United States.
3: St. Kitts/Nevis
You are 8.8 times more likely to be murdered in St. Kitts and Nevis. Thirty-three in every 100,000 people are murdered annually in St. Kitts and Nevis compared to about 4 in The United States.
4: Trinidad & Tobago
You are 7.9 times more likely to be murdered in the oil rich nation of T&T. some 30 people in every 100,000 people are murdered annually in Trinidad and Tobago compared to about 4 in The United States.
5: The Bahamas
You are 7.8 times more likely to be murdered in the Bahamas than in the U.S. Twenty- nine in every 100,000 people are murdered annually in Bahamas compared to about 4 in The United States.
6: Puerto Rico
You are 7 times more likely to be murdered in Puerto Rico. Twenty-six in every 100,000 people are murdered annually in Puerto Rico compared to about 4 in The United States.
7: St. Vincent & The Grenadines
You are 6.7 times more likely to be murdered in St. Vincent & The Grenadines than in the U.S. Twenty-five in every 100,000 people are murdered annually in St. Vincent and the Grenadines compared to about four in The United States.
8: The Dominican Republic
You are 5.8 times more likely to be murdered in the DR. 22 in every 100,000 people are murdered annually in Dominican Republic compared to about 4 in The United States.
9: St. Lucia
You are 5.7 times more likely to be murdered. Twenty-one in every 100,000 people are murdered annually in St. Lucia compared to about four in The United States.
10: Guyana
You are 5.1 times more likely to be murdered in Guyana than in the U.S. 19 in every 100,000 people are murdered annually in Guyana compared to about four in The United States.
Haiti is not included US Government Scales Up Response to Drought in Haiti
Nearly $22 Million in Emergency Relief
Port-au-Prince. April 15, 2016
The US Embassy announced more funding for the ongoing needs of Haitian households suffering from the effects of the El Nino-induced drought, bringing US contributions to $21.9 million USD over the last six months.
US Ambassador Peter Mulrean reiterated that: “The US stands steadfast with Haitian families to provide for their emergency food, nutrition, and water needs. We also continue to work to strengthen Haiti’s future capacity to prepare for and withstand shocks, including by boosting agricultural production and closing food gaps for those most vulnerable to weather, political and price shocks.”
The US Agency for International Development (USAID) began working to mitigate the risks of drought-induced hunger and malnutrition in October 2015. To date the U.S Government has provided $21.9 Million USD to address emergency needs for food, nutrition, and water in all the drought-affected departments of the country: North-East, Artibonite, Centre, West, and South-East. This includes
· $7.4 million to the World Food Program (WFP) for cash and food transfers to 100,000, and $1.2 million to UNICEF to treat 37,800 children who could be diagnosed with Severe Acute Malnutrition.
· Emergency food aid funding of $11.8 million to partners CARE, Accion Contre la Faim, and World Vision aims support at over 135,000 people, additional to the 102,000 already served by the USAID and Government Kore Lavi social safety net program, through which participants receive cash for assets, cash for work, and food vouchers to purchase locally sourced, nutritious food.
· For water, sanitation, and hygiene, $1.3 million is increasing clean water supply and sanitation in the South-East department, one of the hardest hit by drought, migration from the DR, and recent cholera outbreaks. This sum includes: $900,000 to Solidarités International,
$250,000 to UNICEF, and $160,000 to International Organization for Migration (IOM).
· Finally, the US contributed $200,000 to the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (UNOCHA) for drought, migration, and cholera response coordination across and among all organizations and the government.
Food Security Situation
Haiti is experiencing one of the worst droughts in 35 years, made worse by the El Niño event. According to the Famine Early Systems Network (FEWS NET), supported by USAID globally, severe dryness due to the 2015 El Niño resulted in national crop production that was less than 50 percent of the five-year average, while local food prices remain above average. From now through June-July 2016, communes in Sud-Est, Ouest, Nord-Ouest, upper Artibonite, Centre, Nord-Est Departments and on the Southern Peninsula will remain in Crisis (IPC level 3) food insecurity,(signifying that households may suffer high or above usual acute malnutrition or deplete their livelihood assets to meet minimum food needs).
Haiti imports approximately 50 percent of its food and, with half of population living on less than $1.25 per day and three quarters of the population living on less than $2 per day, it is extremely vulnerable to the cost of food and price spikes in the global food market. In addition, the current drought and election crisis have negatively impacted the Haitian economy;
the Haitian gourde has been steadily depreciating since June 2015.
Driven by crop losses and reduced farm labor opportunities, FEWS NET reports that many poor households are becoming increasingly reliant on non-agricultural income sources including petty-trade, labor migration, remittances and other more severe coping measures, such as charcoal production.
“GARR” denounces the poor treatment inflicted on haitian repatriates
The support group for repatriates and refugees (GARR) denounced the ill-treatment imposed on Haitian repatriates at the border of Belladère, in a release transmitted to AlterPresse.
A dozen Haitian nationals, who arrived at the border of Belladère on April 19th, 2016, were victims of ill-treatment.
Arrested in Santo Domingo in the morning of Monday, April 18th, 2016, these migrants were kept, for the most part, in a detention center for Elias Piña where they spent one night without eating anything, before being driven to Haiti the next day.
One of the repatriates reports to have spent several hours on the bus before arriving at Elias Piña without any food.
The repatriate “Johnny” said he was abused by the Dominican military officers at the time of his arrest.
“The Dominican soldiers tore up all the documents which I had in my possession. I wanted to protest [but] they threatened to hit me,” he exclaimed.
Johnny who worked in the farming sector in the Dominican Republic, was very upset about his wife and children whom he left on nearby territory, according to GARR.
Disappointed to have been returned to Haiti, Johnny intends to use all available means to find his family.
The migrants were repatriated without any due process and in violation of human rights. This is contrary to the draft agreement on the mechanisms of repatriation signed by the two nations on the island, denounced GARR.
Anthonal Mortimé