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Rapport sommaire c1L., r2nquête nationale de 1991

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Texte intégral

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Service canadien de la faune

Canadian Wildlife Service

L'importance de la farn-‘, pour tes Canadiens :

Rapport sommaire

c1L., r2nquête nationale de 1991

Établi par

Fern L. Filion Service canadien de la faune

Elaine DuWors Service canadien de la faune

Peter Boxall

Service canadien des forêts, région du Nord-Ouest Pierre Bouchard

Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec

Roger Reid

Ministère de l'Environnement, des Terres et des Parcs de la Colombie-Britannique

Paul A. Gray

Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario Alistair Bath

Université Memorial de Terre-Neuve André Jacquemot Service canadien de la faune

Gregg Legare Service canadien de la faune Groupe de travail fédéral-provincial

sur l'importance de la faune pour les Canadiens

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Publié en vertu de l'autorisation du Ministre de l'Environnement Service canadien de la faune

0 Ministère des Approvisionnements et Services Canada, 1993 N° de catalogue : CW66-103/1993F

ISBN 0-662-98694-6

Conception : Wendesigns, Ottawa

Le Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada s'occupe de questions de compétence fédérale touchant la faune.

Ses responsabilités comprennent la protection et la gestion des oiseaux migrateurs et des habitats fauniques ayant une importance nationale. Les espèces menacées de disparition, la réglementation du commerce international des espèces menacées de disparition et la recherche relative aux questions fauniques d'importance nationale relèvent également du Service canadien de la faune.

De nombreux travaux de recherche et de gestion de la faune sont menés en collaboration avec les provinces, les territoires, le Service canadien des parcs et d'autres organismes fédéraux.

Pour de plus amples renseignements sur le Service canadien de la faune ou ses publications, veuillez écrire à :

Publications

Service canadien de la faune Ottawa (Ontario)

K1A 0H3

Tél. : (819) 997-1095

Données de catalogage avant publication (Canada) Vedette principale au titre :

L'importance de la faune pour les Canadiens : Rapport sommaire de l'enquête nationale de 1991

Publ. aussi en anglais sous le titre : The importance of wildlife to Canadians.

ISBN 0-662-98694-6 N° de cat. CW66-103/1993F

1. Faune — Protection — Canada — Opinion publique.

2, Nature — Conservation — Canada — Opinion publique.

3. Réserves de la vie sauvage — Canada — Opinion publique.

4. Opinion publique — Canada.

I. Filion, Fern L. II. Service canadien de la faune.

QL84.2414614 1993 333.95'0971 C93-099709-3

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De nouveau, une grande enquête fédérale-provinciale sur l'importance de la faune pour les Canadiens confirme la popularité de la pêche récréative et des activités reliées à la faune au Canada.

Les Canadiens consacrent énormément de temps à ces activités, ce qui indique que la faune occupe une place importante dans la vie de la plupart d'entre eux. L'économie canadienne bénéficie grande- ment des dépenses élevées associées à ces activités. La population s'intéresse toujours vivement à la protection et à la conservation d'espèces fauniques abondantes et diversifiées. L'enquête, par- rainée par des organismes fédéraux et provinciaux de conservation, a été réalisée par Statistique Canada auprès de 103 398 Canadiens âgés de 15 ans et plus. Ses résultats constituent une des plus impor- tantes sources d'information sur les avantages socio-économiques des ressources biologiques du Canada. Ils fournissent des aperçus stratégiques sur les avantages socio-économiques des ressources biologiques, aperçus qui peuvent servir à combler une vaste gamme de besoins en matière de politiques et de programmes touchant la faune et les habitats aux échelons provincial, fédéral et international.

Les activités reliées à la faune

En 1991, 18,9 millions de Canadiens (soit 90,2 % de la popu- lation) ont participé à une ou plusieurs activités reliées à la faune, y consacrant un total de 1,3 milliard de jours et 5,6 milliards de dollars. Plus spécifiquement :

• La plupart des Canadiens (84,7 %) ont participé à une forme ou une autre d'activité d'intérieur reliée à la faune, comme le visionnement de films ou d'émissions de télévision traitant de la faune, la lecture de livres et de magazines portant sur la faune, la visite de jardins zoologiques, de fermes d'élevage de gibier, d'aquariums ou de musées d'histoire naturelle, ou encore l'achat d'objets d'art et d'artisanat ou d'affiches ayant la faune pour thème.

• Plus de deux tiers (69,5 %) des Canadiens ont participé à des activités reliées à la faune près du domicile ou du chalet, comme l'observation, la photographie, le nourrissage ou l'étude d'ani- maux sauvages. Au cours de l'année, ces personnes ont con- sacré, en moyenne, 74 jours chacune à ce type d'activités et, en tout, 445,6 millions de dollars.

. Plus du tiers (35,9 %) des Canadiens ont eu des contacts fortuits avec la faune lors de voyages ou d'excursions dont la faune n'était pas le but premier (voyages d'affaires ou d'agrément, p. ex.). En moyenne, chacune de ces personnes a eu des contacts avec des animaux sauvages pendant 19 jours lors de ces déplace- ments. La somme de 113,9 millions de dollars a été dépensée en supplément pour observer, photographier, nourrir ou étudier la faune dans ces occasions.

Près d'un Canadien sur cinq (18,7 %) a entrepris au moins un voyage ou une excursion spécialement pour observer, photo- graphier, nourrir ou étudier la faune. En tout, ces personnes ont consacré 84,3 millions de jours à de tels déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement, soit 22 jours en moyenne par partici- pant, et ont dépensé 2,4 milliards de dollars en frais de voyage et en équipement.

Près d'un Canadien sur dix (9,0 %) a adhéré ou fait des dons à des organismes voués à la faune. En outre, 20,9 % des Canadiens qui n'avaient ni adhéré ni versé de dons à de tels organismes se sont montrés intéressés à faire l'un ou l'autre dans le futur.

Quelque 151,2 millions de dollars ont été versés à ces organismes sous forme de dons ou de frais d'adhésion durant l'année.

• Près d'un Canadien sur quatorze (7,4 %) a chassé des oiseaux aquatiques, d'autres oiseaux, des petits mammifères ou des gros mammifères, et 8,2 % des personnes qui n'ont pas pratiqué la chasse en 1991 se sont montrées intéressées à le faire dans le futur. Les Canadiens ont consacré à la chasse 24,3 millions de jours, soit une moyenne de 16 jours par chasseur. Ils ont alors dépensé 1,2 milliard de dollars pour la nourriture, l'héberge- ment, le transport, l'achat de matériel et d'autres articles. En 1991, 1,3 % des Canadiens ont piégé des petits mammifères pour se procurer de la nourriture ou des peaux pour leur propre usage, pour en tirer des revenus ou pour protéger leur propriété.

• Quelque 1,2 milliard de dollars ont été dépensés par 5,5 % des Canadiens pour l'entretien, l'amélioration ou l'achat de zones naturelles en vue de fournir nourriture ou abri aux animaux sauvages.

• Selon la majorité des Canadiens (86,2 %), il est important de veiller au maintien de populations fauniques abondantes. En outre, les Canadiens ont exprimé un appui similaire pour ce qui est des oiseaux aquatiques, des autres oiseaux, des petits mammifères et des gros mammifères. Un peu plus de 60 % des Canadiens accepteraient une augmentation des prix, des taxes ou des impôts si cela s'avérait nécessaire pour assurer la conservation de milieux humides, de forêts et d'autres habitats essentiels à la faune.

• Les Canadiens appuient fortement les mesures visant à assurer la diversité des espèces fauniques : 83,3 % d'entre eux accordent une grande importance ou une importance moyenne à la protec- tion des espèces en déclin ou menacées. En outre, un peu plus de 50 % des Canadiens accepteraient une augmentation des prix de certains produits si cela s'avérait nécessaire pour assurer la protection de la faune contre les effets de la pollution atmosphé- rique, des pluies acides, des déversements d'hydrocarbures et des pesticides.

Les tendances des activités reliées à la faune depuis 1981

Le nombre des participants aux activités reliées à la faune et le temps de loisir consacré à ces activités se sont substantiellement accrus depuis les enquêtes similaires de 1981 et de 1987. Ces résultats témoignent de l'importance grandissante de ces activités dans les loisirs des Canadiens, de même que de la demande gran- dissante de ressources fauniques à des fins récréatives. Les sommes totales dépensées pour les activités reliées à la faune ont augmenté de 32,9 % de 1981 à 1991.

La comparaison des résultats de l'enquête de 1991 avec ceux des enquêtes précédentes montre que l'augmentation de la parti- cipation aux activités reliées à la faune suit l'accroissement de la population : le nombre de participants à l'ensemble de ces activités et la population du Canada se sont tous deux accrus d'environ 13 % durant la décennie. La participation à des déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement est demeurée assez stable de 1981 à 1991, tandis que la participation à la chasse a diminué. Bien que les sommes totales dépensées pour les activités reliées à la faune aient augmenté, cette augmentation a été inférieure à l'inflation.

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4

Les faits saillants concernant les activités reliées à la faune dans chacune des provinces

Les chapitres 5 à 14 présentent un résumé des résultats de l'enquête pour chacune des 10 provinces, qui ont parrainé ce projet fédéral-provincial. Ces résumés de deux pages sont axés sur la participation des résidents des provinces à des activités reliées à la faune, de même que sur le temps et les sommes consacrés à ces activités. Ils présentent également les principales tendances provinciales dégagées à partir des résultats des enquêtes similaires de 1981 et de 1987.

En 1991, c'est dans la partie la plus à l'ouest du pays que les déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement ont été le plus populaires, tandis que la chasse a été le plus pratiquée dans les provinces atlantiques. Le taux de participation à ces déplacements, qui était de 18,7 % de la population canadienne en 1991, montrait une tendance à la hausse d'est en ouest, les taux les plus élevés ayant été mesurés en Alberta et en Colombie-Britannique. Le taux de participation à la chasse était de 7,4 % à l'échelle nationale; il était le plus élevé dans plusieurs des provinces de l'est (Terre- Neuve, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) ainsi qu'au Québec, au Manitoba et en Saskatchewan. De 1981 à 1991, le taux d'accroissement de la participation aux diverses activités reliées à la faune a été égal ou supérieur à celui de la population dans les provinces atlantiques, en Ontario, au Manitoba et en Alberta.

La pêche récréative

L'enquête comportait également un volet sur la pêche récréa- tive au Canada. En 1991, 26,4 % des Canadiens ont pratiqué cette activité. Ils y ont consacré 79,4 millions de jours, soit une moyenne de 14 jours par participant, et ils ont dépensé quelque 2,8 milliards de dollars en frais de voyage, en équipement et autres articles.

L'inclusion de questions sur la participation à la pêche récréative, en plus de celles sur la chasse et le piégeage, a permis d'évaluer à six millions (28,7 % de la population) le nombre de Canadiens ayant pratiqué au moins une de ces trois importantes activités de prélèvement en 1991.

En tout, les Canadiens ont consacré à la pêche récréative et aux activités reliées à la faune l'imposante somme de 8,3 milliards de dollars, ce qui représente une contribution importante aux économies locales, provinciales et nationale. Les impacts écono- miques de ces dépenses seront examinés dans un rapport ultérieur.

Le tourisme lié à la pêche et à la faune au Canada et aux États-Unis

L'enquête de 1991, qui comportait des questions sur les voyages de pêche ou d'intérêt faunique aux Etats-Unis, révèle qu'environ 528 000 Canadiens ont consacré en tout 4,1 millions de jours et 160,6 millions de dollars à ces voyages. L'U.S. Fish and Wildlife Service a réalisé une enquête similaire dans laquelle on demandait aux Américains s'ils avaient effectué des voyages de pêche ou d'intérêt faunique au Canada. Les résultats révèlent que, en 1991, environ 1,8 million d'Américains ont consacré 10,2 mil- lions de jours et 842,0 millions de dollars à ces voyages.

Ainsi, il y a eu trois fois plus de touristes américains qui sont venus au Canada en 1991 qu'il n'y a eu de touristes canadiens qui sont allés aux États-Unis pour pratiquer la pêche récréative ou des activités reliées à la faune. Les touristes américains ont dépensé au Canada plus de cinq fois plus d'argent que les touristes canadiens aux États-Unis pour de tels voyages. Si l'on considère l'ensemble du secteur touristique, il y a beaucoup plus de Canadiens qui voyagent aux Etats-Unis qu'il n'y a d'Américains qui voyagent au Canada. Dans le cas particulier du tourisme lié à la pêche et à la faune, c'est l'inverse.

Si l'on additionne les sommes consacrées par les touristes américains et par les Canadiens à la pêche récréative et aux acti- vités reliées à la faune au Canada, on obtient l'imposante somme de 9,0 milliards de dollars. Les impacts importants de ces dépenses sur l'économie canadienne sous forme de revenus et d'emplois seront examinés dans un rapport ultérieur.

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Avant-propos

1. Introduction

A Les activités reliées à la faune

2. La participation des Canadiens à des activités reliées à la faune

3. Le temps consacré par les Canadiens aux activités reliées à la faune

4. Les dépenses associées aux activités reliées à la faune

5. Les activités reliées à la faune et les résidents de Terre-Neuve

6. Les activités reliées à la faune et les résidents de 1' île-du. Prince-Édouard

7. Les activités reliées à la faune et les résidents de la Nouvelle-Écosse

8. Les activités reliées à la faune et les résidents du Nouveau-Brunswick

9. Les activités reliées à la faune et les résidents du Québec

10. Les activités reliées à la faune et les résidents de l'Ontario

11. Les activités reliées à la faune et les résidents du Manitoba

12. Les activités reliées à la faune et les résidents de la Saskatchewan

13. Les activités reliées à la faune et les résidents de l'Alberta

14. Les activités reliées à la faune et les résidents de la Colombie-Britannique

C Les activités reliées à la pêche récréative et à la

faune et le tourisme Canada—États-Unis 46 18. Les déplacements touristiques d'intérêt faunique

entre le Canada et les États-Unis 46 19. L'importance des ressources fauniques et

halieutiques du Canada dans les loisirs des

Canadiens et des touristes américains au Canada 48 D Les attitudes des Canadiens à l'égard de la pêche

et de la faune 49

20. La participation active et potentielle à la pêche

et aux activités reliées à la faune 49 21. L'importance de la conservation et de la

protection de la faune 51

22. Le consentement à contribuer financièrement

à la conservation et à la protection de la faune 53 23. La responsabilité de la conservation et de la

protection de la faune 54

E Incidences et conclusions 55

30 24. Les incidences des résultats de l'enquête sur

les politiques et programmes de conservation 55

32 25. Conclusions 56

34 Annexe A : Définition de quelques termes 57

36 Organismes fédéraux et provinciaux ayant parrainé

l' enquête 59

38 40 42 Remerciements

8 12 12 18 21

26 28

B La pêche récréative 44

15. La participation des Canadiens à la pêche

récréative 44

16. Le temps consacré par les Canadiens à la pêche

récréative 45

17. Les dépenses des Canadiens associées à la pêche

récréative 45

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(7)

Ce projet est le fruit des efforts conjoints et de l'expertise d'organismes de conservation des gouvernements fédéral et provin- ciaux. Une telle entreprise, qui n'aurait pas été possible sans cette collaboration exceptionnelle, a permis de rassembler des renseigne- ments d'une grande utilité pour les organismes ayant parrainé l'enquête et pour les chercheurs et gestionnaires s'intéressant à la faune. Toutefois, en bout de ligne, ce sont la faune et les Canadiens qui tireront le plus d'avantages de cette étude.

Un certain nombre de personnes ont permis de mener à bien l'Enquête sur l'importance de la faune pour les Canadiens en 1991 et la production de ce rapport. Nous aimerions remercier les personnes suivantes : Anne Haining, Marc Joncas, Fil McLeod, Mike Egan, Karen Johnston, et June Lavergne (Statistique Canada);

Bill Smith, Emily Hobby, Duncan McLeod, Jim Foley, Pat Logan, Susan Burns, Gilles Bertrand, et Agathe Ledoux (Environnement Canada); Bonnie McFarlane (Service canadien des forêts);

Keith Brickley (Pêches et Océans Canada); Sylvia Cabrera (U.S.

Fish and Wildlife Service); Marla Shcffer et Raymonde Lanthier.

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8

Introduction

Ces dernières années, la notion de diversité biologique a fait son chemin au Canada et dans plus de 150 autres pays. Le Canada a été le premier pays industrialisé à signer la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et à la ratifier en 1992.

La diversité biologique du Canada peut être définie comme étant l'ensemble des écosystèmes du pays, avec tous les organismes et le patrimoine génétique que ces écosystèmes renferment. La Con- vention vise notamment à promouvoir l'« utilisation durable » des écosystèmes et des ressources biologiques et préconise le « partage juste et équitable des avantages » liés à la diversité biologique.

Les objectifs de la Convention sur la diversité biologique sont reliés au fait que l'une des principales causes de l'appauvrissement planétaire des ressources biologiques est que les sociétés n'ont pas su reconnaître la valeur de l'environnement et de ses ressources.

Le présent rapport veut contribuer à corriger cette lacune en faisant mieux ressortir en quoi les ressources biologiques apportent d'importants avantages socio-économiques à la population.

La mesure des avantages socio-économiques des ressources biologiques représente un défi de taille. Il faut d'abord saisir l'étendue des fonctions biophysiques et socio-économiques de ces ressources, puis dégager les avantages socio-économiques qui en découlent. Par exemple, on sait que les ressources biologiques jouent un rôle important dans les processus naturels et qu'elles sont essentielles au maintien d'un environnement sain sur toute la planète. Certains Canadiens, dont des autochtones, dépendent largement de ces ressources pour se nourrir, se vêtir et gagner leur vie. En outre, de nombreux Canadiens consacrent une partie de leur temps de loisir à des activités reliées à des ressources biologiques comme la faune. Certaines de ces activités de loisir se déroulent en plein air et comportent un contact avec ces ressources biologiques dans leur milieu naturel, tandis que d'autres se pra- tiquent à l'intérieur, sans contact direct. Au-delà de ces fonctions relativement évidentes des ressources biologiques, il y a pluSieurs autres raisons moins apparentes pour lesquelles ces ressources sont précieuses : nous pouvons nous dire, par exemple, qu'elles pour- raient nous être utiles dans le futur, ou que les générations à venir de Canadiens pourront tirer parti de la diversité biologique.

En 1992, Statistique Canada a mené, au nom d'organismes fédéraux et provinciaux de conservation, l'Enquête sur l'impor- tance de la faune pour les Canadiens en 1991 afin de déterminer certains des avantages socio-économiques des ressources biologiques. Cette enquête portait sur la place qu'occupe la faune dans la vie des Canadiens et sur les avantages socio-économiques découlant des animaux sauvages. Dans une série de rapports fondés sur les résultats de l'enquête, on présentera les faits saillants touchant la nature et l'importance des interactions entre les popula- tions fauniques et les êtres humains. Ces documents présenteront également une évaluation des impacts positifs sur l'économie cana- dienne (revenus et emplois) des sommes consacrées aux activités reliées à la faune, contribueront à déterminer la valeur économique estimative de la faune et de la diversité biologique et montreront comment l'information sur les avantages socio-économiques liés à la faune peut être utilisée dans la conception de politiques et de programmes visant à assurer le maintien des avantages tirés des ressources biologiques et des écosystèmes.

Il existe des liens étroits entre le maintien, d'une part, des ressources biologiques et, d'autre part, des avantages socio- économiques de la faune pour les citoyens. Cette relation a une grande importance stratégique, car elle constitue un stimulant précieux sur le plan de la conservation. L'information sur les avantages socio-économiques de la faune est un outil puissant

permettant d'influencer les décideurs des échelons fédéral, provincial et local sur au moins trois plans. Ainsi, elle peut servir : 1) à démontrer que l'appauvrissement des ressources biologiques entraîne une perte d'avantages pour les gens et, par conséquent, dès coûts économiques et sociaux pour les collectivités; 2) à mettre au point des instruments économiques conçus pour financer les projets de conservation grâce au transfert de fonds entre ceux qui bénéfi- cient de la diversité biologique et ceux qui doivent assumer le coût de son maintien; et 3) à répondre au besoin de révision des comptes nationaux du Canada afin qu'ils reflètent les apports importants des stocks de ressources biologiques à l'économie durable du pays.

1.1 Historique

L'Enquête sur l'importance de la faune pour les Canadiens en 1991, menée de janvier à mai 1992 par Statistique Canada, a été parrainée par des organismes fédéraux et provinciaux de conser- vation, sous la direction d'un groupe de travail fédéral-provincial représentant ces organismes. Un des principaux objectifs de l'enquête était de recueillir des informations socio-économiques de base à la fois précises et fiables sur l'importance des ressources biologiques pour les Canadiens, particulièrement les oiseaux et autres animaux sauvages, de même que le poisson. Les questions visaient à obtenir des informations sur la nature et l'ampleur de la participation à la pêche récréative et aux activités reliées à la faune durant l'année civile 1991, sur le temps et les sommes consacrés à ces activités et sur l'appui du public en matière de conservation de la faune.

L'enquête de 1991 a été conçue pour mettre à jour et enrichir les données recueillies par Statistique Canada pour les années 1981 et 1987 en vertu d'ententes similaires. Ces trois bases de données exhaustives donnent des aperçus stratégiques sur les avantages socio-économiques des ressources biologiques, aperçus qui peuvent servir à combler une vaste gamme de besoins en matière de poli- tiques et de programmes de gestion aux échelons provincial, fédéral et international.

Ce rapport est le premier d'une série de documents qui traitent des résultats de l'enquête de 1991 et qui sont réunis sous un même grand titre : L'importance de la faune pour les Canadiens. Tout comme les rapports de 1981 et de 1987, il présente les faits saillants de l'enquête, mais il comporte également des résumés de deux pages pour chacune des 10 provinces, qui ont parrainé ce projet fédéral-provincial. Il a été rédigé conjointement par les membres du Groupe de travail fédéral-provincial sur l'importance de la faune pour les Canadiens.

On peut se procurer les publications sur les résultats de l'enquête de 1991, de même que de 1981 et de 1987, en s'adressant aux auteurs du présent rapport, au Service canadien de la faune ou aux organismes provinciaux responsables de la faune.

1.2 La méthode de l'enquête

Statistique Canada a administré l'enquête comme supplément à son Enquête sur la population active pour profiter du plan de sondage stratifié à plusieurs degrés sur lequel cette dernière est basée, du réseau national d'intervieweurs déjà en place et des normes élevées établies pour le respect de la confidentialité des données. L'échantillon est représentatif d'environ 98 % de tous les Canadiens de 15 ans et plus. Les résidents du Yukon, des

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Territoires du Nord-Ouest et des réserves indiennes ont été exclus, de même que les membres permanents des Forces canadiennes et les personnes vivant dans des institutions.

Tous les organismes qui ont parrainé l'enquête ont été con- sultés lors de la préparation et de la mise à l'essai du questionnaire.

Pour l'enquête de 1991, Statistique Canada a utilisé des questions- clés similaires à celles des enquêtes de 1981 et de 1987 afin que les résultats soient comparables. Certaines questions ont été révisées ou ajoutées pour enrichir l'enquête. C'est pourquoi les personnes qui voudraient comparer les résultats des trois enquêtes devraient se reporter aux questionnaires inclus dans les guides méthodologiques de ces enquêtes.

Le questionnaire a été posté à 103 398 personnes en février 1992 sous la supervision du Groupe des enquêtes spéciales de Statistique Canada et de ses 1 000 intervieweurs répartis dans tout le pays. Les destinataires devaient répondre aux questions sur leurs activités pour l'année 1991. Les intervieweurs de Statistique Canada ont téléphoné aux répondants pour les inciter à remplir le questionnaire et à le retourner par la poste. Pour s'assurer d'un bon taux de réponse, les intervieweurs ont soumis le questionnaire par téléphone à environ 5 % des personnes. En tout, 73 521 question- naires (71,1 %) ont été remplis. On a procédé à un contrôle pour s'assurer que les questionnaires renfermaient un nombre minimum de réponses et pour éliminer les questionnaires ayant été remplis deux fois par la même personne. Après cette vérification, le nom- bre de questionnaires utilisables était de 72 410 (70,0 %). Le tableau suivant donne les taux de réponse finals par province.

Province

Taille de l'échantillon

Nombre de questionnaires retournés

Taux de réponse (%)

Terre-Neuve 6 187 4 550 73,5

Île-du-Prince-Édouard 2 636 1 802 68,4

Nouvelle-Écosse 7 315 5 077 69,4

Nouveau-Brunswick 6 790 4 791 70,6

Québec 18 981 13 256 69,8

Ontario 28 984 19 898 68,7

Manitoba 6 955 4 883 70,2

iaskatchewan 7 523 5 569 74,0

Alberta 9 267 6 570 70,9

r2olombie-Britannique 8 760 6 014 68,7

rotai pour le Canada 103 398 72 410 70,0

Le traitement des données a comporté les opérations suivantes : saisie des données selon des procédures strictes de contrôle de la [ualité; b) pondération des résultats d'échantillonnage pour obtenir [es évaluations de la population et tenir compte de la non-réponse;

) révision informatisée détaillée pour vérifier la qualité et l'inté- ralité des données; et d) établissement de liens entre les données émographiques de Statistique Canada sur les répondants et les .ponses de ces derniers à l'Enquête sur l'importance de la faune our les Canadiens. Des estimations ont été imputées aux ques- ons individuelles laissées sans réponse de façon à mieux rendre Dmpte des paramètres quantitatifs, comme le nombre de jours et [s sommes consacrés aux activités reliées à la faune. Statistique 'anada s'est chargé de la mesure de la fiabilité statistique des don- ies pour s'assurer que tous les résultats de l'enquête atteignaient a niveau minimum de fiabilité.

Les organismes ayant parrainé l'enquête ont été invités à faire ninaître au Service canadien de la faune leurs besoins en infor- ation. Statistique Canada s'est fondé sur ces besoins pour la alisation des tableaux de données qui lui ont été demandés. Un tsemble de compendiums statistiques provinciaux et nationaux

présentant les résultats de l'enquête sous forme de tableaux détaillés ont été fournis, pour usage interne, aux organismes ayant parrainé l'enquête. Le Groupe de travail fédéral-provincial sur l'importance de la faune pour les Canadiens, dont la présidence est assumée par le Service canadien de la faune, a été chargé de la supervision des analyses et de la publication des résultats.

Une description détaillée de la méthode de l'enquête sera incluse dans le guide méthodologique qui sera préparé par Statistique Canada et le Service canadien de la faune'.

1.3 La fiabilité statistique des résultats de l'enquête

L'Enquête sur l'importance de la faune pour les Canadiens a été conçue dans le but d'obtenir, par l'échantillonnage d'une por- tion de la population du pays, des estimations fiables de la partici- pation des Canadiens à la pêche récréative et à des activités reliées à la faune, de même que de l'attitude de la population à l'égard de la faune. Les données présentées dans les tableaux et figures du présent rapport sont des estimations obtenues à partir de cet échan- tillon. De façon générale, pour que les estimations soient fiables, l'échantillon doit être composé d'un nombre suffisant de Canadiens présentant toutes les caractéristiques pertinentes. La fiabilité d'une estimation dépend également de la variabilité de la caractéristique mesurée par une question donnée chez les personnes composant l'échantillon. Si la variabilité est faible, la taille de l'échantillon peut être beaucoup plus petite que dans le cas d'une forte variabilité.

Dans le présent rapport, on a évalué la fiabilité statistique de toutes les estimations présentées dans les tableaux et figures en examinant la variabilité d'échantillonnage de chacune. Dans la plu- part des cas, cette variabilité est suffisamment faible pour que les estimations soient considérées comme fiables, selon les critères de Statistique Canada. La variabilité d'échantillonnage était parfois plus élevée pour certaines estimations, ou encore trop élevée pour que les données soient considérées comme fiables; enfin, dans quelques cas, les estimations pour certains sous-groupes, comme les groupes d'âge, ont été réunies pour qu'une estimation combinée puisse être utilisée. Ces différents cas sont signalés dans les tableaux et figures au moyen de symboles, dont voici la signification :

* La variabilité d'échantillonnage de cette estimation est légèrement supérieure à celle d'autres groupes, l'échantillon étant de petite taille.

+ La variabilité d'échantillonnage de cette estimation est légèrement supérieure à celle d'autres groupes à cause notamment de la petite taille de l'échantillon et du degré de variation dans la distribution de la caractéristique mesurée.

La variabilité d'échantillonnage de cette estimation est trop élevée pour que les données soient considérées comme fiables, la taille de l'échantillon étant très réduite.

—La variabilité d'échantillonnage de cette estimation est trop élevée pour que les données soient considérées comme fiables, à cause notamment de la petite taille de l'échantillon et du degré de varia- tion dans la distribution de la caractéristique mesurée.

La variabilité d'échantillonnage des estimations touchant un ou plusieurs de ces sous-groupes est trop élevée pour que les données soient considérées comme fiables; par conséquent, une estimation combinée est fournie pour l'ensemble de ces sous-groupes.

Statistique Canada et Service canadien de la faune. À paraître. L'importance de la faune pour les Canadiens : Guide méthodologique pour les usagers de l'enquête de 1991. Ottawa, Canada.

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10 Introduction

1.4 La structure et la portée du rapport

Dans ce rapport, le terme « activités reliées à la faune » a trait aux résultats de l'enquête portant sur les activités reliées aux oiseaux, mammifères et autres animaux sauvages comme les rep- tiles, les amphibiens et les invertébrés, tandis que le terme « pêche récréative » a trait aux activités reliées aux espèces halieutiques.

Ces derniers résultats sont présentés séparément de ceux sur les activités reliées à la faune étant donné que, dans bon nombre des provinces qui ont parrainé l'enquête, la pêche et la faune ne relèvent pas des mêmes instances. Dans le rapport, le terme «pêche récréa- tive et activités reliées à la faune » sert à désigner l'ensemble des activités ayant trait aux ressources biologiques sus-mentionnées.

La partie A du rapport présente les fait saillants des résultats de l'enquête pour un certain nombre d'activités reliées à la faune : activités d'intérieur, activités sans prélèvement près du domicile, déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement, contacts fortuits avec la faune et chasse et piégeage. Chacune de ces activités est traitée dans les chapitres qui suivent. La définition des termes-clés utilisés dans le rapport figure à l'annexe A. Les résultats relatifs à chaque type d'activités sont analysés pour l'ensemble du pays et par province; on donne dans chaque cas le taux de participation, le profil des participants et le temps et les sommes consacrés à chacune de ces activités. Les chapitres 2, 3 et 4 de la partie A ont principalement trait aux résultats nationaux, tandis que les chapitres 5 à 14 présentent les résultats par province. Les autres chapitres du rapport renferment des résultats tant nationaux que provinciaux.

La partie B présente les résultats relatifs à la pêche récréative, une activité de prélèvement. On y indique le nombre de Canadiens ayant pratiqué la pêche, le temps consacré à cette activité en 1991 et les dépenses de voyage et d'équipement (chapitres 15 à 17).

Le chapitre 18 de la partie C a trait aux voyages de pêche ou aux déplacements d'intérêt faunique que font les Canadiens aux États-Unis, la principale destination des touristes canadiens. On y présente également les résultats d'une enquête similaire à la présente, réalisée par l'US. Fish and Wildlife Service, sur les voyages de pêche et d'intérêt faunique faits par les Américains au Canada. La partie C se termine par une évaluation des déplace- ments touristiques des Américains et des Canadiens qui se rendent dans l'un ou l'autre pays pour pratiquer la pêche récréative ou des activités reliées à la faune et apporte un éclairage nouveau sur l'importance des ressources fauniques et halieutiques du Canada pour les Canadiens et les touristes américains (chapitre 19).

La partie D traite des attitudes des Canadiens à l'égard de la pêche et de la faune. Au chapitre 20, on examine ces attitudes en comparant le degré d'intérêt pour la participation à ces activités (participation potentielle) et le niveau de participation réelle (parti- cipation active) en 1991. Les chapitres 21, 22 et 23 présentent les résultats sur l'importance attachée au maintien de populations fau- niques abondantes et à la protection des espèces sauvages en déclin ou menacées, sur le consentement des Canadiens à contribuer financièrement au maintien de l'abondance et de la diversité de la faune et sur les perceptions concernant la responsabilité des acti- vités de conservation et de protection de la faune.

Enfin, la partie E présente, à partir des résultats de l'enquête de 1991, des perspectives socio-économiques applicables à des politiques et programmes de conservation; on y trouve aussi des indications sur les projets en cours et à venir (chapitres 24 et 25).

1.5 La présentation des données

Les tableaux et figures du présent rapport ont été préparés à partir des tableaux de données fournis par Statistique Canada. Ils renferment les données les plus significatives et celles-ci sont analysées dans le rapport. Toutefois, les tableaux et figures ne con- tiennent pas toutes les données utilisées dans la rédaction du texte.

Dans le rapport, on présente une estimation du nombre total de participants aux diverses activités, de même que des taux de partici- pation, c'est-à-dire la proportion de la population représentée par les participants. Les taux de participation, arrondis à la première décimale, ont été calculés à partir de l'estimation non arrondie du nombre de participants; dans le rapport, l'estimation elle-même a été arrondie au millier le plus près. Les estimations exprimées en millions ont été arrondies à la première décimale. On a procédé de la même façon pour les estimations ayant trait aux attitudes des Canadiens présentées dans la partie D. Pour les jours et les sommes consacrés aux activités reliées à la faune, on donne les estimations totales ainsi que la moyenne (total des jours ou des dépenses divisé par le nombre total de participants). Ces moyennes, arrondies à la première décimale dans le cas des jours et au nombre entier le plus près dans le cas des dépenses, ont été calculées à partir des estimations non arrondies. Dans le rapport, les estimations des jours et des dépenses sont arrondies au millier le plus près; les estimations exprimées en millions ou en milliards ont été arrondies à la première décimale.

Dans les cas où des comparaisons de plusieurs estimations sont présentées, les différences sont exprimées en pourcentage (p. ex., variation en pourcentage du nombre total de participants à des activités reliées à la faune de 1981 à 1991, ou proportion des sommes dépensées par les chasseurs pour l'achat d'équipement).

Ces pourcentages, arrondis à la première décimale, sont calculés à partir des estimations non arrondies.

Les résultats présentés dans ce rapport pourraient être révisés par suite des analyses statistiques en cours.

1.6 Le profil de la population canadienne

Le nombre de Canadiens âgés de 15 ans et plus a servi au calcul de la plupart des pourcentages présentés dans ce rapport.

Pour bien saisir l'importance des profils des participants à la pêche récréative et aux activités reliées à la faune, il importe de connaître la répartition de la population canadienne selon les principaux paramètres démographiques.

Le tableau 1,1 montre le profil de la population canadienne selon le sexe, l'âge, le lieu de résidence (milieu urbain ou rural), la formation scolaire et le revenu personnel en 1991. Parmi les quelque 20,9 millions de Canadiens de 15 ans et plus, les femmes (51,2 %) étaient légèrement plus nombreuses que les hommes (48,8 %). En outre, les Canadiens de moins de 45 ans constituaient 60,5 % de la population et ceux de 45 ans et plus, 39,5 %. La plupart des Canadiens (73,8 %) vivaient en milieu urbain en 1991 (voir l'annexe A pour la définition des termes « milieu urbain » et

« milieu rural »). La majorité des Canadiens (55,5 %) avaient fait des études primaires ou secondaires, tandis que 44,5 % avaient fait des études postsecondaires. Enfin, 55,8 % des Canadiens avaient un revenu personnel inférieur à 20 000 $ et 44,2 %, un revenu de 20 000 $ ou plus en 1991.

L'intérêt de ce profil est qu'il permet aux lecteurs de dis- tinguer les activités qui intéressent un groupe représentatif de l'ensemble de la population canadienne de celles qui intéressent un

(11)

groupe dont le profil diffère de celui de l'ensemble de la popula- tion, que ce soit par l'âge, le sexe, le lieu de résidence, la formation scolaire ou le revenu personnel. Les groupes dont le profil diffère substantiellement de celui de la population canadienne sont précisés dans le rapport. Par exemple, 89,9 % des personnes ayant pratiqué la chasse en 1991 étaient des hommes, mais ceux-ci ne représen- taient que 48,8 % de la population canadienne. On peut donc con- clure que, eu égard à la population canadienne dans son ensemble, les chasseurs se recrutaient en plus forte proportion chez les hommes que chez les femmes, ou que la chasse était plus populaire ou plus courante chez les hommes.

Tableau 1.1

Profil des 20,9 millions de Canadiens âgés de 15 ans et plus en 1991

Profil de la population canadienne (':c.) Sexe

Homme Femme

48,8 51,2 Groupe d'âge

15-19 ans 8,6

20-24 ans 9,2

25-34 ans 22,2

35-44 ans 20,5

45-54 ans 14,3

55-64 ans 11,2

65 ans et plus 14,0

Lieu de résidence

Milieu urbain 73,8

Milieu rural 26,2

Formation scolaire

0-8 ans 12,4

Études secondaires partielles 22,1

Diplôme d'études secondaires 21,0

Études postsecondaires partielles 9,2

Certificat ou diplôme d'études postsecondaires 23,0

Diplôme universitaire 12,3

tevenu personnel

Aucun revenu 10,9

Moins de 5 000 $ 12,4

5 000-9 999 $ 12,7

10 000-19 999 $ 19,8

20 000-29 999 $ 17,1

30 000-39 999 $ 11,4

40 000-49 999 $ 7,1

50 000 $ et plus 8,6

(12)

Nombre total de participants Millions

Activité reliée Proportion de la population à la faune Pourcentage

Activités d'intérieur

Activités sans prélèvement près du domicile

Déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement Contacts fortuits avec la faune lors de déplacements

d'un autre type

Chasse

35,9 %

7,4 % 7,5

ce,=,,,belA

1,5

12

PARTIE A

Les activités reliées à la faune

La faune joue un rôle important dans la vie quotidienne de la majorité des Canadiens. L'enquête révèle que la plupart des Canadiens ont participé à des activités reliées à la faune en 1991, consacrant en tout 1,3 milliard de jours et 5,6 milliards de dollars à ces activités. Par rapport aux enquêtes semblables menées en 1981 et en 1987, les participants ont été plus nombreux et ont réservé une plus grande partie de leur temps de loisir aux activités reliées à la faune. Leurs dépenses ont aussi augmenté à ce chapitre, mais pas aussi rapidement que l'inflation. Cette partie du rapport présente les niveaux de participation, les profils des participants, de même que le temps et les sommes consacrés aux activités reliées à la faune. Les déplacements effectués par les participants pour s'adonner à des activités reliées à la faune sont indiqués selon l'endroit où ils ont eu lieu, c'est-à-dire dans la province de résidence, ailleurs au Canada ou aux États-Unis. Les termes-clés sont défmis à l'annexe A.

La participation des Canadiens à des activités reliées à la faune

Ce chapitre donne une vue d'ensemble de la participation de Canadiens (84,7 %) de s'adonner à des activités d'intérieur des Canadiens à un certain nombre d'activités reliées à la faune reliées à la faune.

incluses dans l'enquête. Ces activités supposent parfois un contact En 1991, 18,9 millions de Canadiens de 15 ans et plus direct avec la faune; par exemple, 3,9 millions de Canadiens (90,2 % de la population) ont participé à au moins une des activités (18,7 % de la population) ont fait expressément un voyage ou une reliées à la faune incluses dans l'enquête. La majorité des Canadiens excursion pour observer, photographier, étudier ou nourrir des ani- (70,4 %) a pratiqué plus d'une activité (p. ex., presque tous les maux sauvages; 7,5 millions (35,9 %) ont eu des contacts fortuits Canadiens qui se sont livrés à la chasse — 1,4 million de chasseurs avec la faune lors de voyages ou d'excursions d'un autre type; sur 1,5 — ont aussi participé à des activités sans prélèvement 14,5 millions (69,5 %) ont observé la faune près de leur domicile reliées à la faune). Un Canadien sur cinq (19,8 %) a participé à une ou de leur chalet; et 1,5 million (7,4 %) ont pratiqué la chasse seule activité et moins de un sur dix seulement (9,8 %) n'a participé (figure 2.1). Des activités comme la lecture ou le visionnement à aucune activité.

d'émissions de télévision sur la faune ont permis à 17,7 millions Figure 2.1

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant participé à des activités reliées à la faune en 1991

(13)

Ce chapitre examine les niveaux et les taux de participation des Canadiens à des activités reliées à la faune en 1991. Il dresse également le profil des participants afin de mettre en relief les caractéristiques distinctives de ces derniers. Les résultats de l'enquête pour chacune des 10 provinces sont fournis sous forme comparative dans chaque section et sont examinés plus en détail aux chapitres 5 à 14.

2.1 Les activités d'intérieur reliées à la faune

En 1991, 17,7 millions de Canadiens (84,7 % de la population) ont participé à une forme ou une autre d'activité d'intérieur reliée à la faune (figure 2.2). Le visionnement de films ou d'émissions de télévision traitant de la faune a été l'activité d'intérieur la plus populaire : elle a attiré 16,3 millions de Canadiens (77,9 % de la population). Viennent ensuite la lecture d'imprimés sur la faune, avec 11,3 millions de Canadiens (54,2 %), puis la visite de jardins zoologiques, de fermes d'élevage de gibier, d'aquariums ou de musées d'histoire naturelle, avec 8,4 millions de Canadiens (40,1 %). En outre, 4,2 millions de Canadiens (20,2 %) ont signalé l'achat d'objets d'art et d'artisanat ou d'affiches ayant la faune pour thème, et 1,9 million de Canadiens (9,0 %) ont adhéré ou fait des dons à des organismes voués à la faune. Enfin, 1,2 million de Canadiens (5,5 %) ont indiqué qu'ils avaient entretenu, amélioré ou acheté des zones naturelles destinées à fournir nourriture ou abri aux animaux sauvages.

Le profil des personnes qui se sont adonnées à des activités d'intérieur reliées à la faune est très semblable à celui de l'ensem- ble de la population canadienne, tel qu'il est décrit à la section 1,6

Figure 2.2

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant participé à des activités d'intérieur reliées à la faune en 1991

Participation aux

diverses activités 17.7 millions

d'intérieur s4.7 ',

Visionnement de films ou

d'émissions de télévision 16.3 millions

traitant de la faune 77,9

Lecture d'imprimés 11,3 millions

sur la faune 54,2 q.

Visite d'un zoo, d'une ferme d'élevage de gibier, d'un aquarium ou d'un musée l'histoire naturelle Achat d'objets d'art m d'artisanat et d'affiches tyant la faune pour thème Adhésion ou don

un organisme Toué à la faune intretien, amélioration

achat de zones naturelles l'intention de la faune

ci-dessus, exception faite de celui des Canadiens qui ont adhéré ou fait des dons à des organismes voués à la faune ou qui ont entretenu des zones naturelles pour la faune. L'adhésion à des organismes voués à la faune semble plus populaire chez les groupes suivants : les hommes, les personnes de 35 à 54 ans, les résidents des milieux ruraux, les Canadiens ayant terminé des études secondaires et les personnes dont le revenu était de 20 000 $ ou plus. L'entretien, l'amélioration ou l'achat de zones naturelles à l'intention de la faune sont des activités qui ont attiré davantage les hommes, les personnes de 35 à 64 ans, les résidents des milieux ruraux, les Canadiens ayant terminé des études postsecondaires et les per- sonnes dont le revenu était de 30 000 $ ou plus en 1991.

La participation aux activités d'intérieur reliées à la faune était plus élevée que la moyenne nationale (84,7 %) chez les Canadiens vivant à l'ouest du Québec; elle se situait près ou en-deçà de la moyenne nationale dans l'est du pays (voir les chapitres 5 à 14).

La proportion des personnes qui adhèrent ou font des dons à des organismes voués à la faune était notablement plus élevée que la moyenne nationale (9,0 %) dans les provinces à l'ouest du Québec. La Colombie-Britannique et la Saskatchewan présentaient le taux le plus élevé de participation, soit 11,7 % dans chaque province. A l'est de l'Ontario, les taux de participation étaient tous inférieurs à la moyenne nationale : la plage allait de 7,5 % au Québec à 3,1 % à Terre-Neuve.

La proportion des personnes qui entretiennent, améliorent ou achètent des zones naturelles à l'intention de la faune était légère- ment supérieure à la moyenne nationale (5,5 %) pour les résidents de l'Ontario, de la Colombie-Britannique, de l'île-du-Prince- Édouard et de l'Alberta. Les taux de participation des résidents de Terre-Neuve et du Québec, soit 2,6 % et 3,4 %, respectivement, étaient quelque peu inférieurs à la moyenne nationale, tandis que ceux des résidents des autres provinces étaient proches de la moyenne nationale.

2.2 Les activités sans prélèvement près du domicile

Les activités sans prélèvement près du domicile ou du chalet incluent l'observation, la photographie, l'étude ou le nourrissage des animaux sauvages, de même que l'entretien de plantes, d'arbustes ou de cabanes d'oiseaux en vue de fournir nourriture ou abri aux animaux sauvages. En 1991, 14,5 millions de Canadiens (69,5 % de la population) ont participé à au moins une de ces activités.

Comme il ressort de la figure 2.3, l'observation de la faune a été la plus populaire parmi les activités se déroulant près du domi- cile : elle a été signalée par environ 11,9 millions de Canadiens (56,8 % de la population) en 1991. Par ailleurs, 7,1 millions de personnes (34,1 %) ont entretenu des plantes, des arbustes ou des cabanes d'oiseaux à l'intention de la faune, tandis que 6,7 millions (31,8 %) ont nourri des animaux sauvages avec des restes de table et que 6,6 millions (31,5 %) ont acheté des aliments spéciaux à cette même fin. L'étude de la faune (4,8 millions ou 23,0 %) et la photographie des animaux sauvages (4,1 millions ou 19,6 %) ont également été signalées.

Le profil des participants aux activités sans prélèvement près du domicile ne diffère pas beaucoup de celui de l'ensemble de la population canadienne décrit à la section 1.6.

Le taux de participation aux activités près du domicile était plus élevé que la moyenne nationale (69,5 %) pour l'île-du-Prince- Édouard, la Nouvelle-Écosse, l'Alberta et la Colombie-Britannique.

Celui des autres provinces était proche de la moyenne nationale, à

8,4 millions 411.1

4,2 millions 20,2 %

1,9 million 9,0 %

1,2 million 5,5 %

(14)

Participation aux diverses activités sans prélèvement près du domicile Observation de la faune Entretien de plantes, d'arbustes ou de cabanes d'oiseaux à l'intention de la faune

Nourrissage des animaux sauvages avec des restes de table Achat d'aliments spéciaux pour nourrir la faune

Étude de la faune

Photographie de la faune 4,1 millions 19,6 % 14 Les activités reliées à la faune

l'exception du Québec et de Terre-Neuve, où il y était légèrement inférieur (voir les chapitres 5 à 14).

2.3 Les déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement

Les Canadiens se trouvent souvent en présence d'animaux sauvages pendant qu'ils sont loin de leur domicile. Toutefois, de tels contacts avec la faune peuvent prendre des formes très diffé- rentes et, pour les distinguer, ils ont été définis selon deux types.

Le premier, qui est aussi le plus fréquent, survient lors d'un voyage d'affaires ou d'agrément ou encore d'une excursion dont le but pre- mier n'est pas la faune. Ce type de contact est réellement différent de celui se produisant à l'occasion d'un voyage ou d'une excursion entrepris expressément pour observer, photographier, étudier ou nourrir des animaux sauvages. Cette deuxième forme de contact a donc été classée comme faisant partie des déplacements d'intérêt faunique et est décrite dans la présente section, tandis que la pre- mière, qui est analysée à la section 2.4, consiste en des contacts fortuits avec la faune lors de déplacements d'un autre type.

Des déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement ont été entrepris par environ 3,9 millions de personnes (18,7 % de la population canadienne) en 1991. Le profil des participants à ces déplacements ressemble à celui de la population canadienne pour ce qui est de la proportion d'hommes et de femmes et de résidents des milieux urbains et ruraux. Toutefois, il s'en écarte sous plusieurs autres rapports. Le tableau 2.1 montre que la participa- tion à des déplacements d'intérêt faunique avait tendance à être plus populaire chez les Canadiens de moins de 45 ans, particulière-

Figure 2.3

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant participé à des activités sans prélèvement près du domicile en 1991

ment ceux du groupe des 25 à 44 ans, de même que chez les per- sonnes ayant entrepris des études postsecondaires et celles dont le revenu était de $20 000 ou plus en 1991.

Les taux de participation des résidents de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique étaient légèrement supérieurs à la moyenne nationale (18,7 %), la Colombie-Britannique arrivant au premier rang avec un taux de 23,5 %. Pour ce qui est des autres provinces, les taux de participa- tion étaient légèrement inférieurs à la moyenne nationale (voir les chapitres 5 à 14).

Les 3,9 millions de participants à des déplacements d'intérêt faunique ont entrepris ceux-ci au Canada pour la plupart (96,3 %) et un certain nombre (8,8 %), aux États-Unis. Le pourcentage total est supérieur à 100, étant donné que beaucoup de participants ont effectué de tels déplacements tant au Canada qu'aux États-Unis.

Ce sont surtout les résidents du Québec et de l'Ontario (un sur dix) qui ont traversé la frontière canado-américaine dans leurs déplace- ments d'intérêt faunique.

Les 3,8 millions de personnes ayant entrepris des déplace- ments d'intérêt faunique au Canada ont participé à un certain nombre d'activités reliées à la faune. L'observation des animaux sauvages, l'activité la plus populaire, a été signalée par 3,3 millions de Canadiens (15,6 % de la population) (figure 2.4). Quant aux autres activités, 1,4 million de Canadiens (6,8.%) ont photographié Tableau 2.1

Profil des Canadiens ayant participé à des déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement en 1991

Profil des participants

à des déplacements Profil de la d'intérêt faunique population sans prélèvement canadienne

(%) (%)

Sexe

Homme 52,2 48,8

Femme 47,8 51,2

Groupe d'âge

15-19 ans 8,8 8,6

20-24 ans 10,2 9,2

25-34 ans 27,3 22,2

35-44 ans 23,0 20,5

45-54 ans 12,8 14,3

55-64 ans 8,6 11,2

65 ans et plus 9,4 14,0

Lieu de résidence

Milieu urbain 73,2 73,8

Milieu rural 26,8 26,2

Formation scolaire

0-8 ans 9,2 12,4

Études secondaires partielles 20,0 22,1

Diplôme d'études secondaires 19,9 21,0

Études postsecondaires partielles 11,3 9,2

Certificat ou diplôme

d'études postsecondaire 25,3 23,0

Diplôme universitaire 14,4 12,3

Revenu personnel

Aucun revenu 9,3 10,9

Moins de 5 000 $ 11,9 12,4

5 000-9 999 $ 11,3 12,7

10 000-19 999 $ 19,0 19,8

20 000-29 999 $ 18,6 17,1

30 000-39 999 $ 12,7 11,4

40 000-49 999 $ 7,7 7,1

50 000 $ et plus 9,5 8,6

(15)

7,5 millions 35.9 % :12,d>%

2,4 millions 11,3 %

2,3 millions 11,2 %

6,9 millions 33,2 %

2,2. minions 1,9 million

104 % 9,0%i

1,8 nsillion 8,5%

1,3 million 6,4 %

Canadiens ayant eu des contacts fortuits avec la faune

Observation de la faune

Photographie de la faune

Nourrissage de la faune

Étude de la faune Autres oiseaux

Oiseaux aquatiques

Petits mammifères

3ros mammifères

autres espèces sauvages

2,6 millions 12,3%

la faune et 1,3 million (6,1 %) l'ont étudiée, tandis que 1,1 million (5,3 %) ont nourri des animaux sauvages.

Ces participants ont signalé avoir observé des oiseaux aqua- tiques, d'autres oiseaux sauvages, des petits et des gros mammifères et d'autres espèces. Au cours de leurs déplacements, 2,4 millions de Canadiens (11,3 % de la population) ont observé des espèces comme les canards et les oies et bernaches (figure 2.5), tandis que 2,6 millions (12,6 %) ont vu d'autres oiseaux comme des merles, des tétras et des hiboux. Des petits mammifères comme les écureuils et les renards ont été observés par 2,3 millions de Canadiens (11,2 %). Les contacts avec les gros mammifères et autres animaux sauvages ont été moins nombreux : environ 1,9 mil- Figure 2.4

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant participé à des déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement au Canada en 1991

Figure 2.5

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant participé à des déplacements d'intérêt faunique sans prélèvement au Canada en 1991, par catégorie d'espèces sauvages

lion de Canadiens (9,0 %) ont observé de gros animaux comme les cerfs et les ours et 1,3 million (6,4 %) ont aperçu d'autres espèces sauvages comme les papillons et les grenouilles.

2.4 Les contacts fortuits avec la faune lors de déplacements d'un autre type

En 1991, quelque 7,5 millions de personnes (35,9 % de la population canadienne) ont eu des contacts fortuits avec des ani- maux sauvages à l'occasion de voyages d'affaires ou d'agrément ou encore d'excursions au Canada. Comme il est indiqué à la figure 2.6, les Canadiens qui se sont trouvés en présence d'animaux sauvages lors de tels déplacements se sont livrés à diverses activités reliées à la faune. Environ 6,9 millions de personnes (33,2 %) ont observé la faune et 2,6 millions (12,3 %) l'ont photographiée, 2,2 millions (10,4 %) ont nourri des animaux sauvages et 1,8 mil- lion (8,5 %) les ont étudiés.

À l'occasion de ces contacts fortuits, les Canadiens ont vu divers animaux sauvages (figure 2.7). Quelque 5,4 millions de personnes (25,9 % de la population) ont observé des oiseaux autres que les oiseaux aquatiques et 5,2 millions (24,8 %) ont été en présence de petits mammifères. En outre, 4,8 millions de Canadiens (23,1 %) ont vu des oiseaux aquatiques, 3,4 millions de Canadiens (16,1 %) ont été en présence de gros mammifères et 2,2 millions de Canadiens (10,6 %) ont eu des contacts avec d'autres espèces sauvages.

Le profil des Canadiens ayant signalé des contacts fortuits avec la faune est très semblable à celui des Canadiens ayant par- ticipé à des déplacements d'intérêt faunique (voir la section 2.3).

Le pourcentage des résidents de l'Alberta et de la Colombie- Britannique ayant eu des contacts fortuits avec des animaux sauvages est nettement plus élevé que la moyenne nationale, qui est de 35,9 %. Pour le Manitoba et la Saskatchewan, le pourcentage se rapproche de cette moyenne, tandis que pour les provinces à l'est du Manitoba, il y est inférieur (voir les chapitres 5 à 14).

Figure 2.6

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant eu des contacts fortuits avec la faune lors de déplacements d'un autre type au Canada en 1991

Participation à des déplace- ments d'intérêt faunique sans prélèvement au Canada

Observation de la faune

Photographie de la faune

Étude de la faune

Nourrissage de la faune

(16)

16 Les activités reliées à la faune

2.5 La chasse et le piégeage

Cette section analyse les taux de participation et le profil des Canadiens ayant pratiqué la chasse. Quatre types de gibier sont pris en compte : les oiseaux aquatiques, les autres oiseaux, les petits mammifères et les gros mammifères. Le piégeage des petits mammifères, qui est une autre forme d'activité de prélèvement reliée à la faune, est également analysé. Enfin, une troisième forme de prélèvement incluse dans l'enquête, la pêche récréative, est abordée dans la partie B.

Figure 2.7

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant eu des contacts fortuits avec la faune lors de déplacements d'un autre type au Canada en 1991, par catégorie d'espèces sauvages

Autres oiseaux

Petits mammifères

Oiseaux aquatiques

Gros mammifères

Autres espèces sauvages

Figure 2.8

Nombre et pourcentage de Canadiens ayant pratiqué la chasse au Canada en 1991, par catégorie d'espèces sauvages

Participation à la chasse

1,5 million 7,3%

Oiseaux aquatiques 394 000 1,9 %

Autres oiseaux 723 000

3,5 %

Petits mammifères 612 000

2,9 %

Gros mammifères 980 000

4,7%

D'après les résultats de l'enquête, 4,3 millions de personnes (20,3 % de la population canadienne) ont déjà chassé au cours de leur vie. En 1991, 1,5 million de personnes (7,4 % des Canadiens) ont chassé des animaux sauvages. Près d'un million d'entre elles (980 000 personnes ou 4,7 % de la population) se sont intéressées à de gros mammifères comme le cerf. Environ 394 000 personnes (1,9 % des Canadiens) ont chassé des oiseaux aquatiques comme les canards et les oies et bernaches. Les autres oiseaux, notamment le tétras, ont attiré 723 000 Canadiens (3,5 % de la population), tan- dis que 612 000 chasseurs (2,9 % des Canadiens) se sont intéressés à de petits mammifères comme l'écureuil (figure 2.8).

Le profil des chasseurs diffère de celui de la population cana- dienne. Ainsi, la chasse a été une activité plus courante chez les hommes que chez les femmes en 1991 (tableau 2.2). Elle a égale- ment été plus populaire chez les résidents des milieux ruraux et chez les Canadiens de moins de 45 ans, particulièrement ceux âgés de 15 à 19 ans et de 25 à 34 ans. La chasse compte plus d'adeptes chez les personnes ayant terminé au moins une partie de leurs études secondaires et chez celles détenant un certificat ou diplôme d'études postsecondaires. En 1991, le revenu des chasseurs était plus élevé que celui de l'ensemble de la population canadienne, et l'on comptait davantage de chasseurs dont le revenu était de 40 000 $ et plus.

Les taux de participation à la chasse étaient plus élevés que la moyenne nationale (7,4 %) dans plusieurs provinces de l'Est, les résidents de Terre-Neuve étant au premier rang, suivis de ceux du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Les taux étaient Tableau 2.2

Profil des chasseurs canadiens en 1991 Profil des chasseurs 07( I

Profil de la population canadienne ) Sexe

Homme 89,9 48,8

Femme 10,1 51,2

Groupe d'âge

15-19 ans 11,4 8,6

20-24 ans 10,8 9,2

25-34 ans 26,0 22,2

35-44 ans 23,6 20,5

45-54 ans 13,7 14,3

55-64 ans 8,4 11,2

65 ans et plus 6,1 14,0

Lieu de résidence

Milieu urbain 48,1 73,8

Milieu rural 5I,9 26,2

Formation scolaire

0-8 ans 12,6 12,4

Études secondaires partielles 27,3 22,1

Diplôme d'études secondaires 19,3 21,0

Études postsecondaires partielles 8,4 9,2

Certificat ou diplôme d'études

postsecondaires 26,3 23,0

Diplôme universitaire 6,1 12,3

Revenu personnel

Aucun revenu 6,5 10,9

Moins de 5 000 $ 9,9 12,4

5 000-9 999 $ 8,3 12,7

10 000-19 999 $ 17,1 19,8

20 000-29 999 $ 21,1 17,1

30 000-39 999 $ 14,5 11,4

40 000-49 999 $ 10,8 7,1

50 000 $ et plus 11,8 8,6

Références

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