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lelabyrinthe de la Révolution française

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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"W" JEAN-PAUL GOUREVITCH

lelabyrinthe de la Révolution

française

2, rue du Roule - 75001 Paris

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Voici un livre d'histoire pas comme les autres! Pas comme ceux que tu connais et dans lesquels tu dois apprendre des noms de personnages historiques et des dates que tu oublies rapidement.

Tu vas vivre, ici, des aventures passion- nantes qui se passent pendant la Révolu- tion française et dont tu es le héros. Ton exploit sera de gagner le concours du Bicentenaire et le magnifique vaisseau promis au vainqueur. Tu seras entraîné dans un tourbillon d'événements histori- ques dramatiques. Tu mettras tout en œuvre pour semer tes concurrents, pour sauver ton existence menacée tour à tour par les royalistes et les révolutionnaires.

Si tu es courageaux, si tu es doué en histoire, tu échapperas au bannissement, aux cachots et à l'affreuse guillotine ! Bonne chance citoyen ! Garde bien la tête sur les épaules...

Attention: les encadrés en italique constituent une «pioche» d'informations à laquelle tu peux recourir à tout momen t, indépendamment du parcours. L'histoire de la Révolution est ainsi balisée par la succession des encadrés qui se trouvent aux numéros: 58, 79, 19, 98, 24 et 217.

@ Editions Retz, Paris, 1988

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1 On a beau être en plein jour, tu ne distingues pas le ciel au travers des parapluies, des K-way, des bâches et des plastiques rabattus sur les têtes. C'est qu'ils sont bien 500000 à attendre comme toi l'ouverture officielle des cérémonies du Bi- centenaire de la Révolution française. Et que pour fêter dignement ces deux cents années écoulées depuis la prise de la Bastille, le ciel vous fait cadeau de toutes ses réserves de pluie. Flic, flac, floc. Splash, fllloofff.

«Tinpatoum, Tinpatoum, Tinpatoum» voilà les motards de la gendarmerie qui débou- chent de la grande avenue, s'arrêtent pile devant les portes du palais du Bicentenaire et se mettent immédiatement au garde à vous.

Derrière eux le cortège des voitures offi- cielles. Tandis qu'au-dessus des têtes com- mence la ronde des hélicoptères. Le président s'avance, suivi à peu de distance de ses gardes du corps. Tu ne l'imaginais pas si petit. Mais voici qu'il gravit les marches de l'escalier monumental. Tous les projecteurs s'allu- ment. La Marseillaise retentit, jouée par l'or- chestre de la garde républicaine et reprise par des centaines de milliers de poitrines. Le président salue la foule, fait un geste de la main et wwwrrraaaoufff ! Tu ne sais pas comment tu t'es retrouvé dans la gigantesque salle d'entrée du palais, porté plutôt que poussé par la foule, au milieu des cris et des appels: «Attention», «Poussez pas», «Maxi- milien donne-moi la main!», «Ah ça ira, ça ira...», «Ça va pas non!», «Oh le carrosse!»,

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« T'as vu la guillotine ! » « Tu veux l'essayer? »,

« Plaisante pas avec ça! », « Marie-Antoinette, attention à ta tête ! » Seul avantage, il ne pleut plus. Mais avec la sueur qui commence à ruisseler tu n'as rien gagné au change.

Tiens ! un petit coin tranquille. Il y a dans une salle annexe une vingtaine de tables avec des écrans type Minitel déjà presque tous occu- pés. Deux jolies hôtesses drapées de tricolore se précipitent vers toi.

— Par ici pour le concours! Je vais vous donneur votre numéro !

— Le concours! Quel concours?

— Mais le grand concours de la Révolution française, bien entendu! Vous n'avez pas lu les journaux?

Tu leur avoues qu'effectivement tu ne lis pas le journal tous les matins. Ça ne les décourage pas du tout.

— C'est très facile. Vous allez répondre aux questions, vivre des aventures, participer à un film, et peut être gagner le merveilleux vaisseau du Bicentenaire qui vous permettra d'aller où vous voulez quand vous voulez dans les airs, dans l'eau, sur la terre...

Tu objectes que tu n'es pas tout à fait spécia- liste de l'histoire de France. A vrai dire, même, si on regarde tes dernières notes...

— Aucune importance. Vous avez autant de chances que les autres. Et si vous êtes coura- geux, intelligent, loyal... dit la première, et elle te décoche un sourire à faire fondre toutes les glaces du pôle Nord.

— Voilà votre numéro d'identification, dit la

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seconde. Vous êtes le concurrent 1790. Vous voyez, vous avez déjà un an d'avance sur la Révolution.

Et elle part d'un rire de gorge si éclatant que tous les concurrents qui planchaient sur leurs écrans s'arrêtent et se retournent vers toi. Tu soutiens bravement leurs regards. Ce n'est pas le moment de te laisser intimider.

Les hôtesses t'ont conduit jusqu'à un écran libre et t'expliquent la règle du concours.

— Tout d'abord vous passez les élimina- toires. Si vous réussissez, vous êtes qualifié pour les quarts de finale et vous êtes convo- qué devant le comité de sélection. Si vous réussissez vos missions vous allez en demi- finale et, qui sait, en finale. Mais tout vous sera expliqué au fur et à mesure. Pour l'ins- tant il s'agit des éliminatoires.

— Moi, dit sa collègue au beau sourire, je suis sûre que vous allez les gagner et quelque chose me dit que vous irez beaucoup plus loin et peut-être jusqu'à la victoire finale. En tout cas je vous le souhaite.

Tu la remercies très fort mais il y en a deux qui ne la remercient pas du tout, ce sont tes voisines immédiates qui se sont retournées au mot de «victoire finale» et te dévisagent d'un œil mauvais.

Ta voisine de droite a de longs cheveux blonds soyeux avec une frange sur le front. Elle porte un corsage blanc avec une croix en or et une longue jupe noire. Tu lis sur l'en-tête de son dossier qu'elle s'appelle Marie-Sophie.

Comme tu n'as pas baissé les yeux, elle

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tourne la tête en haussant les épaules. Tu ne t'es certainement pas fait une amie. Ta voi- sine de gauche est une brune frisottée avec un peigne qui tire sa coiffure en arrière et une rose rouge piquée dans les cheveux. Elle s'est habillée à la mode du Bicentenaire: chemi- sier imprimé avec col et emmanchures trico- lores, jean salopette avec fausse ceinture rouge à passants et liserés blancs sur les rabats des poches. Malheureusement ses jog- gers à œillets détonnent avec l'ensemble.

Comme elle s'est aperçue que tu les regar- dais, elle te tire la langue. Brrr! que c'est vilain. Tu retiens le nom qu'elle a tapé en tête d'écran: Eglantine. C'est pourtant un joli nom. Mais quel sale caractère! Encore une dont tu devras te méfier.

Pour l'instant c'est à toi de jouer. Tu allumes l'écran et inscris ton nom sous la rubrique qui lui est réservée ainsi que ton numéro. Et tu attends quelques secondes.

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L'écran clignote. Puis imprime l'en-tête suivante:

GRAND CONCOURS DE LA REVOLUTION FRANÇAISE

Epreuves éliminatoires Répondez aux questions posées;

suivez les indications données.

Attention : avant de commencer vous pouvez consulter le dispositif de se- cours. Il se trouve en 58.

Quand vous êtes prêt, tapez OK et allez en 3.

Tu tapes OK et tu vas en 3.

3

Pour commencer, ré- ponds à cette question :

Qui était roi de France en 1789?

Louis XIV? Va en 14;

Louis XV ? Va en 87 ; Louis XVI? Va en 38.

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Tu récapitules tes

instruments de bord.

Voici le calendrier où tu tiens le décompte des jours passés pour accomplir tes missions.

Voici la grille des talismans où tu cocheras dans les cases respectives les talismans que tu vas gagner. Tu t'es muni d'un papier et d'un crayon. Et tu te prépares à prendre tes cinq enveloppes.

Il y a foule autour de la table de départ.

Certains concurrents sont déjà partis. Tu as aperçu Eglantine sprintant dès la sortie du palais. Voilà pourquoi elle avait mis des jog- gers ! Au moment où tu tendais la main pour prendre ton enveloppe, tu es bousculé par un grand gaillard tout maigre qui s'en empare...

suivi immédiatement de Marie-Sophie qui se retourne vers toi d'un air triomphant en brandissant l'enveloppe qui t'était des- tinée.

— Les derniers seront les premiers, lui cries- tu, furieux. Et tu prends l'enveloppe sui- vante. Tu traverses le hall sous les ovations de la foule qui acclame les partants. Ah! ils peuvent bien applaudir! Ce ne sont pas eux qui vont mouiller leurs chemises ni affronter les obstacles!

Un moment tu te demandes quelle folie t'a

pris de t'engager dans cette compétition. Mais

quoi ! la fortune sourit aux audacieux. Et de

l'audace tu en as. «De l'audace, encore de

l'audace, toujours de l'audace et la France est

sauvée!» C'est Danton, un des héros de la

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CALENDRIER DES JOURS UTILISÉS pour les quarts de finale pour les demi-finales

GRILLE DES TALISMANS passe-partout de Louis XVI ouvre les portes des prisons pierre de la Bastille, brevet prouve que tu es un bon ci-

de civisme toyen

diplôme de l'Assemblée prouve que tu es un défen- seur de la nation buste de la République prouve que tu es un vrai

républicain

bonnet phrygien prouve que tu es un ami de la Révolution partition originale de La

Marseillaise boulet de canon de la ba- taille de Valmy

Tu coches la case de droite si tu gagnes le talisman.

Tu la noircis si, après avoir gagné le talisman, tu te le fais confisquer.

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Révolution française qui disait cela. Tu vois bien que tu es fait pour ce concours.

Tu sors du palais et t'installes à l'écart.

Si tu décides d'ouvrir immédiatement la pre- mière enveloppe, va en 67.

Si tu préfères auparavant te rafraîchir la mémoire sur les débuts de la Révolution, va en 79.

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Tu te trouves au mi- lieu de la grande salle de ce qui te paraît être un château avec ses fenêtres à meneaux et son immense cheminée au fond, d'où pen- dent des lardoires et des lèchefrites. En face de toi, devant une table en bois massif, est assis un homme assez jeune. Il est habillé à l'ancienne mode avec un gilet raccourci brodé de dentelles, une perruque poudrée et un foulard blanc au cou. A côté de lui sont posés un chapeau à la jockey avec un plumet blanc et une longue cape noire qui te rappel- lent vaguement quelque chose. Des deux côtés de la table deux gardes du corps avec des pistolets et deux autres encore derrière toi.

— Ne craignez-rien, jeune homme. Malgré ce que colportent les républicains, nous n'avons pas l'habitude de maltraiter nos pri- sonniers. Au surplus je crois que vous avez un message pour moi.

— Vous êtes le marquis? interroges-tu en essayant de reprendre tes esprits.

L'homme se lève et avec un geste théâtral du bras :

— François Athanase de Charette, marquis

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de la Contrie, par la grâce de Dieu, seigneur du marais poitevin, breton de race et de sang et fidèle à Dieu et au roi. Mais je n'ai aucune haine contre personne et suis prêt à traiter avec la Convention si elle se montre loyale avec moi. Où est donc cette lettre que tu dois me remettre en mains propres?

Tu expliques qu'elle t'a été confisquée quand tu es tombé dans l'embuscade. Sur un signe de tête du marquis, un des gardes du corps sort de la pièce et revient avec la lettre. Elle n'est pas décachetée. Le marquis l'ouvre, hoche plusieurs fois la tête à la lecture en faisant « hum ! hum ! » puis t'observe avec son face-à-main.

— C'est étrange jeune homme, dit-il, il me semble que nous nous sommes déjà rencon- trés plusieurs fois. Peut-être après tout n'est- ce qu'une impression. Je vous demande deux minutes pour rédiger ma réponse. Vous la porterez à la Convention et mes hommes veilleront à ce qu'il ne vous soit fait aucun mal tant que vous serez sur notre territoire.

Après, à Dieu vat... si vous croyez en Dieu bien entendu !

Le marquis trempe sa plume dans l'encrier et commence à rédiger quand un paysan essouf- flé entre et lui murmure quelques mots à l'oreille:

— C'est bien Jacques-Marie, fait-il. Dis-lui d'entrer.

Tu te tournes dans la direction indiquée. Et la surprise te cloue au sol.

Va en 90.

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On ne peut pas dire que tu sois un fanatique de l'aventure. Tu n'as pas vu la prise de la Bastille ni la libéra- tion des prisonniers. Tu n'as pas non plus gagné de talisman. Tant pis pour toi! Mais cela ne t'empêche pas de continuer.

Barre un jour sur le calendrier et va en 41 où t'attend ta prochaine mission.

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Pour une fête c'est une vraie fiesta. Le peintre David a organisé la cérémonie comme un véritable tableau vivant. Des jeunes filles de blanc vêtues, si immobiles qu'on dirait des statues, imitent des bas-reliefs représentant la Vertu, la Jus- tice, la Fidélité. Une grande fresque symbo- lise le peuple français terrassant ses ennemis.

Au milieu trône une statue de l'athéisme à laquelle on va mettre le feu et qui dévoilera une trinité majestueuse: le peuple français entre la Liberté et l'Egalité. Plus de 500000 spectateurs se pressent autour du champ de Mars et applaudissent à tout rompre. Maxi- milien de Robespierre, tout auréolé de sa nouvelle dignité de président de la Conven- tion, préside la fête, majestueux dans ses habits rouges, un bouquet de fleurs et d'épis à la main, et envoie des saluts à la foule.

Pourtant une remarque t'a fait réfléchir, celle de cet ouvrier en blouse qui bougonne au milieu de la fête: « Le bougre, il ne lui suffisait pas d'être chef, il lui faut encore être Dieu. »

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Robespierre, parvenu au faîte de sa gloire, n'était-il pas au bord de l'abîme? L'avenir te le dira. Va en 72.

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Dès le petit matin, tu te trouves devant la Bastille. C'est vrai qu'elle est impressionnante, cette forteresse, avec ses huit tours rondes, ses fossés, son pont-levis et tous ses cachots qui s'entassent à l'intérieur des tours et qui, paraît-il, sont pleins de prisonniers. Pour l'instant la forte- resse est calme. Tu distingues dans les cours intérieures les pavillons du corps de garde et les soldats en faction devant les portes.

Ce calme est trompeur. La situation est en effet dramatique. Louis XVI a renvoyé Necker. On a pillé des boulangeries et des armureries. Le peuple a peur de la famine.

Les bourgeois ont peur de la banqueroute. La cour a peur du peuple. Il y a 20000 soldats étrangers à Versailles et 100000 vagabonds à Paris. Le 12, en réponse à un discours de Camille Desmoulins, les dragons allemands ont chargé aux Tuileries provoquant la pani- que. Le 13, le tocsin a sonné, une milice bourgeoise a été créée. La foule accuse les privilégiés de cacher des armes et du grain.

La journée sera chaude.

Au moment où tu te faisais ces réflexions, des clameurs se font entendre venant du fau- bourg Saint-Antoine. Une foule hétéroclite d'ouvriers en blouse, d'artisans portant des piques, de gardes françaises armées de fusils,

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de femmes en fichu, de gavroches gouail- leurs, débouche du faubourg. Ils vont visiblement donner l'assaut à la Bastille.

Tout à coup la foule s'entrouvre pour laisser passer des soldats qui traînent des canons.

Derrière, un grand gaillard hurle à plein poumons «A mort les affameurs du Peuple ! A mort les suceurs de sang! A mort les aristo- crates ! » Autour de lui des groupes repren- nent en écho les slogans, mais le bruit des pas et des roues qui martèlent la chaussée couvre leurs paroles.

Que décides-tu? De te joindre à la foule? Va en 53.

De rentrer tranquillement chez toi? Va en 6.

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Tu es installé sur le podium, devant le grand écran où, dans quel- ques secondes, vont défiler les questions de cette épreuve de vérité. Tu as mis ta montre à côté de toi. Tu te concentres au maximum comme tes concurrents. L'écran s'illumine.

Tu lis l'énoncé.

Attention ! Dans quelques instants vont apparaître devant vous des noms évoquant la Révolution. Mais les let- tres de ces noms ont été mélangées et rangées par ordre alphabétique. Il faudra donc retrouver les noms cachés sous ces séries de lettres en utilisant toutes les lettres proposées et uniquement celles-ci.

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Vous aurez deux minutes pour cha- que question. Dès que l'épreuve sera finie, vous descendrez du podium et vous courrez porter votre feuille au centre de tri qui se trouve derrière le palais du Bicentenaire. Les résultats y sont affichés! Puis vous reviendrez sur le podium et nous saurons alors qui est le champion ou la championne de la Révolution et va remporter le superbe vaisseau du Bicentenaire. Je le répète, deux minutes par question.

Autant de lettres dans votre réponse qu'il y en a dans l'énoncé.

Question 1: quel est le révolution- naire qui se cache sous ces lettres:

AI JNSSUTT.

Question 2: quel est le général de la Révolution qui se cache sous ces let- tres : AEEKLLMNNR.

Question 3: quel est le mot, souvent employé au cours de la Révolution, qui se cache sous ces lettres: BEÉILRT.

Question 4: quel est le lieu du Paris de la Révolution qui se cache sous ces lettres : EEIILRSTU.

Question 5: quelle est la femme qui est devenue célèbre pendant la pé- riode révolutionnaire et qui se cache sous ces lettres : AACCDEHLOORRTTY.

Cinq questions. Dix minutes. Elles vont être écoulées. Porte tes résultats au centre de tri 210.

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1 0 Parfaitement ré- pondu. Le pain était en effet l'aliment princi- pal de la population française. Tu as brillam- ment passé l'épreuve des éliminatoires et te voilà qualifié pour les quarts de finale du concours.

Tu peux te présenter devant le jury qui va te donner la règle du jeu. Va en 85.

1 1

Le lendemain le

marquis est de meilleure humeur et te remet sa réponse pour la Convention. Il te donne une petite escorte qui t'accompagne jusqu'à l'entrée de la forêt de Mervent. De là, par petites étapes et sans grand obstacle tu re- gagnes Paris et portes la lettre à la Conven- tion. Celle-ci proclame que tu as bien mérité de la patrie et t'accorde quelques jours de repos jusqu'à ta prochaine mission.

Barre quatre jours sur le calendrier et va en

48.

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Ce moulin se trouve

à Valmy, en Champagne. C'est là que les généraux français Dumouriez et Kellermann ont tenu tête aux troupes prussiennes du duc du Brunswick qui menaçaient Paris. Grâce à cette victoire, non seulement la patrie et la liberté étaient préservées, mais le fait d'avoir battu l'armée prussienne réputée invincible exalta le courage de nos jeunes soldats et leur foi dans le triomphe de la Révolution.

Maintenant va en 94.

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LES JEUX DE ROLES PEDAGOGIQUES RETZ Tu connais déjà ce genre de livre dont tu es le héros Tu te préparais à assister tranquillement aux fêtes du bicentenaire de la Révolution française. Et voilà qu'en participant à un concours organisé à cette occasion, tu te trouves emporté dans le tourbillon de cette époque exaltante. Tu vas revivre comme pour un film l'histoire de la Révolution française et participer à ses journées les plus glorieuses: la réunion des Etats généraux, la prise de la Bastille, la fuite du Roi, l'attaque des Tuileries, la mort de Louis XVI, l'insurrection vendéenne, la chute de ! Robespierre... Sauras-tu passer les éliminatoires?

arriver en quarts de finale, en demi-finales, voire en finale et, qui sait, gagner le gros lot ? Mais tu n'es pas le seul à concourir. Tes adversaires vont te tendre des pièges, essayer de t'emprisonner ou de te faire guilloti- « ner. Il te faudra beaucoup d'intelligence et de courage pour rester maître de la situation. Tu n'en manques pas.

Alors bonne chance ! C'est aussi un livre utile

En effet, chaque épreuve que tu vas rencontrer com- porte des difficultés que tu peux résoudre en faisant appel à tes connaissances ou à ta perspicacité. Si tu ne trouves pas immédiatement la réponse, des informa- tions te guideront sur la bonne voie. A toi d'en faire bon usage. Et ainsi, au terme de cette aventure passion- J nante, la Révolution française n'aura plus de secrets J

pour toi.

Dans la même collection Le labyrinthe d'Errare Le labyrinthe de Lexicos Le labyrinthe de Grammex Le labyrinthe aux mille Calculs Le Moyen Age en péril Le labyrinthe d'Atlas Le labyrinthe des Records Le labyrinthe d'Anglomania ISBN 2-7256-1269-1

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